Le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso, et le Nigéria brûlent. Devrait-on s’en réjouir ? M. Frindéthié
février 10, 2012 Laisser un commentaire
Le président Gbagbo aimait à raconter cette parabole qui illustre l’insouciance avec laquelle les leaders des pays africains, plutôt que de dénoncer la déstabilisation programmée du continent par les états occidentaux, y ont, au contraire participé : C’est l’histoire de deux frères, qui comme cela arrive souvent à des frères, se querellent. Ce jour-là, l’un d’eux en eut assez et fit appel à Dieu pour qu’il arrache les deux yeux à son frère. Et le pétitionné de lui répondre :
‘J’arracherai les deux yeux à ton frère si tu acceptes que je t’arrache un œil’
‘Qu’il en soit ainsi’, répondit le frère.
Alors, Dieu enleva un œil au plaintif et les deux yeux à son frère. Il n’y a pas si longtemps le Mali, le Sénégal, le Burkina et le Nigéria s’alliaient à l’Occident dans son projet de massacre du peuple ivoirien et d’installation à la présidence ivoirienne d’une marionnette manipulable depuis l’Elysée. Aujourd’hui ces pays qui ont applaudi la déstabilisation de la Côte d’Ivoirem eux-mêmes au bord de l’implosion, indexent l’ingérence extérieure. L’Ivoirien devrait-il s’en réjouir ou s’en lamenter ? Ne demandons pas aux Ivoiriens d’être des Surhommes oubliant en un claquement des doigts la trahison passée de leurs voisins. Aussi ne soyons pas surpris que les Ivoiriens, humains, trop humains, joignent la réjouissance à la lamentation avant de se remettre à la tâche ardue du combat anti-impérialiste.