KKB aurait-il compris – enfin? M. Frindéthié
février 18, 2012 Laisser un commentaire
Depuis les dernières élections législatives qui se sont soldées par des fraudes massives par les candidats du RDR, élections boudées par la grande majorité des Ivoiriens et au cours desquelles les morts eux-mêmes se sont rendus aux urnes pour les candidats du RDR, des voix discordantes se font entendre au sein de la coalition RHDP. La plus rugissante de ces voix est celle de KKB (Kouadio Konan Bertin), président de la JPDCI, qui dénonce sans langue de bois la politique tribaliste d’Alassane Dramane Ouattara.
Pourquoi ce réveil tardif de KKB ? D’où vient à KKB cette hardiesse subite à s’en prendre au régime de Dramane, alors que bien avant les élections présidentielles de 2010, bien avant le contrat de dupes que son parti avait signé avec Dramane, le mentor du RDR avait démontré sa propension à la politique de l’émotion plutôt qu’à celle de la raison ainsi que son penchant pour la gouvernance tribale et revancharde plutôt qu’à celle du rapprochement et de la concertation ?
Ce pourrait-il que KKB ait compris – enfin ! – que dans sa quête hystérique de la revanche, Dramane Ouattara, ce prosélyte de la politique du « rattrapage ethnique », ce concepteur de la « Charte du Nord », ce promoteur du coup d’état de 1999 et de la rébellion de 2002, n’a pas oublié – ne peut pas oublier – qu’en 1993, le PDCI faisait échec à son ambition présidentielle par l’invention d’un néologisme, « l’Ivoirité », et qu’après avoir anéanti le FPI et décimé les populations qui supportent le président Gbagbo, Dramane Ouattara, ce vengeur hystérique, s’attellera à l’anéantissement du PDCI et à la décimation des populations fidèles au président Bédié ?
En effet, il semble que KKB ait compris. Mieux vaut tard que jamais, surtout lorsque le président Bédié, le jugement embrumé dans les caves de bons vins et les interminables galas – cheval de Troie – que Ouattara, employé à installer sa dictature, lui offre généreusement, regarde impassible le massacre et l’expropriation des peuples du sud par les francs-tireurs de la politique du « rattrapage ethnique ». Espérons seulement que les dinosaures du PDCI, qui pendant 10 ans se sont employés à saboter la politique de développement du président Gbagbo en s’alliant à la chose la plus politiquement et moralement asthénique que la Cote d’Ivoire ait jamais importée (cette chose venue de Sindou), sauront entendre le cri de cœur de KKB pour sauver, avec les Ivoiriens consciencieux, ce qui reste encore de notre chère Côte d’Ivoire.