Que ceux qui ont été réconciliés par Konan Banny lèvent la main, M. Frindéthié

bannyIncroyable ! C’est à croire que sous le charme des dozos de Dramane Ouattara l’ex-gouverneur de la BCEAO, Charles Konan Banny, a été scotché à cette chose, à ce CDVR, à ce cadavre créé de toutes pièces par Dramane pour se disculper devant l’opinion publique et exorciser les nombreux homicides qui jalonnent son parcours. Konan Banny n’a-t-il vraiment pas d’autre ambition que de baguenauder de régions en régions au nom de ce truc mort qui n’a jamais réconcilié personne et ne réconciliera jamais personne, tant l’esprit qui l’a fondé et le finance est empêtré dans la bouse du tribalisme et de la division ? Plutôt que de se contenter de cette nomination empoisonnée, n’est-il pas temps que Konan Banny aspire à une ambition moins polluée ? Car j’attends depuis sa génuflexion théâtrale au Palais de la culture que ceux qui ont été réconciliés par Konan Banny lèvent la main … et j’attends toujours.

Ange Kessi se serait-il enfin converti à la justice, M. Frindéthié

kessyLe 23 août dernier, le Tribunal militaire d’Abidjan condamnait à perpétuité le soldat FRCI Ladji Touré Pour l’assassinat à Sikensi du Commissaire de police Kouadio Amani Alain. C’était aussi l’occasion pour le sulfureux Ange Kessi, ce « Commissaire du Gouvernement » qui n’a jamais su conduire honnêtement aucune enquête jusqu’à son terme, de se lancer dans une cavalcade béate sous les pupilles dilatées d’une admiration toute pieuse des ouailles du RHDP; ceci pour d’abord racheter des accusations d’arbitraire qui lui viennent des observateurs de la scène politique ivoirienne le régime génocidaire qu’il sert très fidèlement, puis, pour se dédouaner lui-même en couvrant ses oripeaux de corrompu du kita de magistrat juste et impartial – car, pour qui connait Ange Kessi comme le connaissent la plupart des FDS, Kessi a une aversion prononcée pour l’impartialité, la légalité et la justice et une propension particulière à l’abus et la partialité. Ce qui conduirait tout logiquement à se demander d’où vient à ce « magistrat » servile et corrompu sa transmutation subite.

Devrait-on donc croire que la « conversion » inattendue de Kessi à la justice conduirait à un dénouement des nombreuses enquêtes restées sans suite ou des nombreux crimes des soldats FRCI demeurés sans interpellation ? Que nenni ! Ange Kessi est dans la préparation des esprits à la condamnation expéditive du colonel Gouanou et des officiers Jean-Noel Abéhi, ex-chef de l’escadron blindé du camp d’Agban, et Anselme Séka Séka, ex-aide de camp de Mme Simone Gbagbo. D’ailleurs, Kessi n’avait-il pas déjà prononcé la sentence de ces officiers lorsqu’il déclarait le 21 février dernier que « Les procédures sont en instruction et avancent normalement. Cest dans ce cadre que nous allons bientôt faire un appel à témoin. Déjà le ministre Joël N’Guessan a été entendu, parce quil a des gardes de corps qui ont été tués. Cest un procès très sérieux. Il implique plusieurs personnes avec des infractions très graves qui appellent la prison à vie. Les prévenus risquent la prison à vie. » ?

A bien y voir, Ange Kessi n’a pas du tout changé. Il est bien la honte que nous décrit le jeune Johnny Patcheko qui le connait très bien pour avoir servi sous ses ordres. Ladji Touré n’est que l’appéritif que nous sert Kessi avant la condamnation à perpétuité de Gouanou, Abéhi et Séka Séka, une condamnation concoctée d’avance dans les drogueries de la rue Lepic.

Insécurité / Microbes : L’imam Diaby Almamy « De grosses têtes de la rébellion sont derrière ces enfants »

microbesImam de la Mosquée Ifpg au Plateau et président de l’Ong Nouvelle Vision contre la pauvreté, Diaby Almamy, mène plusieurs actions dans le cadre de la réinsertion des ex-combattants. Nous l’avons rencontré le samedi 2 août 2014 au Plateau. A cette occasion, le guide réligieux qui est également un collaborateur de l’Onuci, s’est prononcé sur le phénomène des ‘’microbes’’, ces enfants qui agressent à main armée dans des communes d’Abidjan.

Il est de plus en plus question à Abidjan du phénomène des »Microbes ». Qui sont-ils exactement ?

Diaby Almamy : Il faut le dire. C’est une affaire qui concerne trois types d’enfants. Il y a celui des ex-combattants, celui des enfants qui ont servi d’indicateurs pendant la crise et ceux qui ont intégré ces groupes juste par suivisme. Mais, le fond du problème est purement politique. Le politique a utilisé ces enfants pendant les heures chaudes où il fallait trouver le moyen de faire partir le président Laurent Gbagbo. Et, une partie de ces enfants brûlaient les pneus, participaient aux opérations ville morte. Ils paralysaient tout le système dans les communes d’Adjamé, d’Abobo et d’Attécoubé. Aujourd’hui, ils ont vu que la situation s’est normalisée. Et, ceux qui les mettaient dans la rue sont aujourd’hui à l’aise pendant qu’eux souffrent. C’est l’une des parties du problème. Il y a aussi le cas des ex-combattants. Des enfants se sont battus avec eux pendant la crise. Ils avaient entre 18 et 25 ans. Et maintenant qu’on doit s’occuper d’eux, on leur dit qu’ils ne savent ni lire, ni écrire. Ils ont donc décidé de constituer un bloc à Attécoubé.

Quand ces enfants attaquent des personnes, que font-ils des biens volés ?

D.A : Ils ont des ex-combattants derrière eux, à qui, ils reversent tout cela, une sorte de commandement.

Qui sont ces personnes, ces ex-combattants ?

D.A : A Attécoubé, ce sont les éléments de la Marine. Il y avait deux groupes. Un qui acceptait de travailler pour eux quand un autre groupe refusait. Ce qui faisait que lorsque les deux groupes s’affrontaient, au lieu de les séparer, ils choisissaient de tirer sur ceux qui ne travaillent pas pour eux. Attécoubé était devenue infréquentable. Je suis allé voir la commissaire (de police) pour lui demander les raisons de cette situation. Elle m’a fait savoir que quand on arrête ces enfants, des hommes en armes, en treillis, viennent les libérer sous prétexte que ces enfants ont combattu avec eux. Je suis allé à la Marine pour discuter avec le commandant. Il m’a dit que ce ne sont pas eux les responsables. Mais, après nos investigations, nous avons compris que ce sont ses éléments qui le faisaient. Pour aller plus loin, je vous informe que le chef des microbes de Boribana dormait à la Marine.

Ce chef-microbe est-il un soldat ?

D.A : Non, c’est un civil. Et, il dormait à la Marine au vu et au su de tous. Quand les gens de la Cie (Compagnie ivoirienne d’électricité, Ndlr) sont venus à Boribana pour couper le courant parallèle, ces enfants ont coupé le bras d’un élément Frci du ‘’commandant Barbu’’. Cela n’a pas été sanctionné. On constate que ces enfants font ce qu’ils veulent et personne n’en parle. Nous avons organisé une grande cérémonie pour proposer des solutions à ce problème. Ces enfants nous disaient tout. Après les échanges avec les enfants, nous avons compris que le problème à Attécoubé vient de la Marine. Celui d’Abobo vient des anciens ‘’syndicats’’ qui ont leur enfants parmi ces microbes.

Concernant ces éléments des ‘’syndicats’’, à quel niveau sont-ils impliqués dans cette affaire ?

D.A : Il y a 4 enfants que nous sommes allés trouver à la Maca (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). On leur a demandé pourquoi ils se sont retrouvés en prison. C’étaient des enfants de 15 à 17 ans maximum. Ils nous ont expliqué qu’ils étaient dans les gares. Ils prenaient ce qu’ils devaient prendre pour le remettre aux chefs des syndicats. A un moment, ils se sont rendus compte que les chefs ne s’occupaient pas bien d’eux. Ilsmicrobes 2 ont donc décidé d’arrêter. Quand ils ont arrêté, on les a envoyés de Cocody à Abobo. Après, ils se sont retrouvés à la Maca. Ces enfants n’y sont pour rien. C’est pour vous dire qu’il y a de grosses têtes qui ont combattu au niveau de la rébellion qui sont derrière ces enfants.

Des officiers supérieurs ?

D.A : Oui. Des gens bien connus aujourd’hui, qui ont participé à la rébellion. Ce sont aujourd’hui des haut gradés. Cela nous choque vraiment de voir cela. Parce que cela n’aide pas le président (de la république) à sortir le pays du trou. Il fait tout ce qu’il peut. Mais, ces gens créent toujours un blocage. Ils allument le feu et viennent après jouer les pompiers. Il y a des enfants de ‘’syndicats’’ bien connus, qui sont des microbes. Donc, ils ne peuvent jamais contribuer à arrêter ce phénomène. Puisque, quand ces enfants prennent des portables, des bijoux de valeur, ils viennent les remettre à ces soi-disant chefs. Et quand après le partage ils ne sont pas contents, ils retournent encore sur le terrain. Mais, il y a un fait qu’il faut souligner. La plupart de ces enfants sont des ressortissants des pays voisins. Pour beaucoup, ils ne sont pas Ivoiriens. Il y a des Maliens, des Guinéens, des Burkinabés. Le chef d’Attécoubé par exemple est Burkinabé. Son second est Malien. Nous avions décidé de rentrer en contact avec les Ambassades de ces pays pour qu’ils puissent aussi faire la sensibilisation à leur niveau. Tous ceux-là sont soutenus par des chefs de guerre. Il ne faut surtout pas oublier ce côté.

Qu’est ce qui motive aujourd’hui ces officiers supérieurs qui vivent quand même dans de bonnes conditions à encadrer ces enfants ?

D.A : Les syndicats par exemple sont soutenus par certains chefs de guerre parce que dans chaque gare, ils ont leur ration. De ce fait, ils ne veulent pas mettre fin à ce qu’on appelle le phénomène des Gnambros (membre de syndicats de transporteurs : Ndlr). Et, c’est le phénomène des Gnambros qui alimente celui des »Microbes ». Puisque, la plupart de ces enfants sont les fils des syndicats. Il faut le dire. Aujourd’hui, je me retrouve souvent menacé par des syndicats, des Frci. J’ai été mandaté par l’Onuci (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire : Ndlr) pour suivre le processus des ex-combattants. J’ai aidé plus de 300 à Abobo à avoir un emploi. Je sais donc de quoi je parle.

Ne craignez-vous pas pour votre vie à l’allure où vont les choses ?

D.A :Pas du tout. Je suis guide religieux. Imam de la mosquée Ifpg au Plateau, qu’on appelle la mosquée Aemci. Je me dis que c’est une mission de Dieu. Ils peuvent me tuer s’ils le veulent. Mais, qu’ils sachent que tout ce qu’ils sèment, ils le récolteront un jour.

Pour revenir à la question de ces bandes, comment fonctionne une équipe de »microbes » ?

D.A : Il y a ce qu’ils appellent ‘’Opération ville propre’’. Ils peuvent se mettre à près de cent. Ils occupent une voie. Et ce jour-là, tous ceux qu’ils rencontrent sur cette voie, sont dépouillés de tout. Il y a deux semaines à Attécoubé, il y a un microbe qui a foncé sur moi. Arrivé à mon niveau. Il a crié ‘’Eh vieux père, c’est toi’’ et il est parti. Il avait sa machette et son pistolet en main.

En plus des armes blanches, ils ont donc des armes à feu…

D.A :Oui, ils ont des armes à feu. Vous savez, ces enfants n’ont plus peur de rien. J’étais à Agboville, il y a quelque temps. A 23 h, »le commandant Barbu » qui est à la Sodeci à Attécoubé, m’a appelé. Il m’a dit que ces enfants ont même cassé sa voiture à Boribana. J’ai dit au commandant que »ceux qui te créent des problèmes sont au sein de ton groupe ». Ce qui se passe actuellement risque de ternir fortement l’image du président Ouattara. C’est pour cela que nous avons décidé de dire la vérité aux Ivoiriens.

Quelle est cette vérité ?

D.A :La vérité est que pour finir avec les »Microbes », il faut régler le problème des ex-combattants. Il y en a qui ont combattu et qui n’ont pas été pris en compte pendant que des autorités allaient chercher leurs frères au village pour les (…) Lire La suite sur Linfodrome

From Tahrir Square to Ferguson, MO, M. Frindéthié

FergusonIn the last few years, American youths have watched their policy makers glorify violent dissent abroad, heroize defiant Molotov cocktails throwers in places like Tunisia, Libya, Egypt, Syria, and Ukraine. American youths have seen their policy makers waste not a second to sanctify violent civil disobedience movements around the world with the holy water of “democracy” and baptized those violent protests with such imaginative appellations as "Arab Spring" and "Eurasian Spring". American policy makers have blessed violent contestations overseas with incredible shortsightedness, that is, without the slightest apprehension that in a country not totally ridden of deep-seated social inequalities, American youths could be inspired by this “new and lemon-scented” method for demanding social change at home. Naively thinking of itself as “exceptional”, America disremembered that calcomania is the proper of humans and not just of some peoples, and that what is good for the goose may be so for the gander. Today, on the occasion of the nth shooting of an unarmed black youth by a police that is growing epidermally trigger-happy, Ferguson, MO is looking anxiously like Tahrir Square, leaving many bewildered Americans to wonder how this could happen here, in all places. As if here were never here in the first place.

Comprendre le supplice du PDCI, M. Frindéthié (publié le 30 avril 2013)

schizoidC’est vers les premiers schizoanalystes que nous dûmes nous tourner, dans notre désir de comprendre le supplice du PDCI, ce grand enfant de soixante ans, qui se fait entuber, se fait violer, se fait  fouetter par ce tout jeune führer du RDR, et qui toujours, tel un mouton de panurge, suit tout bonnement le RDR, et continuera à suivre niaisement jusqu’en 2015. Et ce qu’il nous fut donné de voir, ce fut le programme bien élaboré de l’esclave et de sa dominatrice, lorsqu’immobilisé sur l’autel de son supplice, le PDCI en redemandait encore et encore :

« Maîtresse, 1) tu peux me ligoter sur la table, solidement serré, dix à quinze minutes, le temps de préparer les instruments ;

2) Cent coups de fouet au moins, quelques minutes d’arrêt ;

3) tu commences la couture, tu couds le trou du gland, la peau autour de celui-ci au gland l’empêchant de décalotter, tu couds la bourse des couilles à la peau des cuisses. Tu couds les seins, mais un bouton à quatre trous solidement sur chaque téton. Tu peux les réunir avec un élastique à boutonnière. Tu passes à la deuxième phase :

4) tu as le choix soit de me retourner sur la table, sur le ventre ligoté, mais les jambes réunies, soit de m’attacher au poteau seul, les poignets réunis, les jambes aussi, tout le corps solidement attaché ;

5) tu me fouettes le dos les fesses les cuisses, cent coups de fouets au moins ;

6) tu me couds les fesses ensemble, toute la raie du cul. Solidement avec du fil double en arrêtant chaque point. Si je suis sur la table, tu m’attaches alors au poteau ;

7) tu me cravaches les fesses cinquante coups ;

8) si tu veux corser la torture et exécuter la menace de la dernière fois, tu enfonces dans les fesses les épingles à fond ;

9) tu peux alors m’attacher sur la chaise, tu me cravaches les seins trente coups et tu enfonces les épingles plus petites, si tu veux tu peux les faire rougir au réchaud avant, toutes ou quelques-unes. Le ligotage sur la chaise devrait être solide, et les poignets dans le dos pour faire ressortir la poitrine. Si je n’ai pas parlé des brûlures, c’est que je dois passer d’ici quelque temps une visite et que c’est long à guérir – et 2015 n’est pas bien loin »

Peur, sadisme inversé, ou tout simplement "lo péi avanche" ?

Croissance à 2 chiffres : broutage au sommet de l’Etat, M. Frindéthié

croissancePendant sa campagne présidentielle de 2010, Alassane Dramane Ouattara, le Warifatchê, accompagné des darboukas de ses griots, brandissant son « carnet d’adresses bien fourni », jaspinait haut et fort, dans l’allégresse de ses ouailles, qu’argent, il savait où trouver, et que des milliards il ferait pleuvoir sur la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, 3 ans après l’investiture musclée de Dramane par les forces armées occidentales, même les inconditionnels de Dramane se demandent s’ils n’ont pas été victimes d’un broutage d’Etat. Rien de ce que Dramane a promis (65.000 classes en 5 ans, 5 universités en 5 ans, 50.0000 projets financés en 5 ans, accès à l’eau potable, accès à l’électricité, une maison pour chaque famille à moins de 5.000.000 de francs CFA, résorption du chômage, emplois pour les jeunes, etc.) ne s’est réalisé.

Bien au contraire ; après avoir endetté, rendetté et surendetté la Côte d’Ivoire auprès de ses maîtres de Bretton Woods, après avoir par trois fois –2012, 2013, 2014 – hypothéqué les ressources de la Côte d’Ivoire à travers des « emprunts obligataires », après avoir privatisé et vendu aux amis de son épouse des sociétés d’Etat, Dramane Ouattara, le concierge du Fonds monétaire et de la Banque mondiale à Abidjan, peine toujours à trouver les fonds nécessaires pour commencer la réalisation de ses promesses hyperboliques.

Holà ! Il ne serait pas juste d’affirmer que Dramane n’a fait que promettre sans vraiment rien donner aux Ivoiriens. En réalité,imagesALIO72XP le Warifatchê a beaucoup donné aux Ivoiriens. Il leur a donné des licenciements massifs (1200 agents à la Sotra, 300 agents à la RTI, etc.). Il leur a donné l’augmentation du prix du carburant et du gaz butane. Il leur a donné les délestages intempestifs et les pénuries récurrentes d’eau. Il leur a donné une diète d’amaigrissement expertement aménagée dans un panier de la ménagère inaccessible pour le commun des Ivoiriens. Il leur a donné l’indiscipline civile et la précarité se bousculant dans cette énorme favela qu’est devenue la Côte d’Ivoire. Il leur a donné les microbes (ses enfants soldats du Commando invisible), les occupants du Mont Péko, et des syndicalistes du transport à la gâchette facile. Mais surtout, il leur a donné un fourmillement d’affairistes attentistes résolus à se goinfrer sans prendre le temps de respirer … jusqu’à ce que leur moment soit « venu », pour utiliser cette sentence de koffi au carré.

Dramane Ouattara, l’homme-au-carnet-d’adresses-fourni-qui-sait-comment-trouver-de-l’argent a beaucoup donné aux Ivoiriens. Et voilà que fatigué d’attendre que les Ivoiriens lui expriment une reconnaissance qui tarde à venir, Dramane Ouattara, le Warifatchê, décide de se récompenser en se servant directement dans la poche des Ivoiriens, en instaurant une ixième taxe, celle-là sur le logement, une taxe à laquelle seront soumis propriétaires et locataires. Ailleurs, une telle entreprise serait tout simplement nommée par ce qu’elle est ; à savoir un maraudage institué. Mais ici, il s’agit du Dramanistan, un Etat voyou où tout marche sur la tête.

Dans les clameurs des hâbleurs dramanistes qui vendent aux populations des chimères de croissance à deux chiffres alors que la Côte d’Ivoire s’indiscipline, s’ourémise et se ghettoïse sous le règne des dozos, des gnambros, et des « microbes », les Ivoiriens en sont à se demander ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter ce broutage au sommet de l’Etat.

Port-Bouët sous le règne des dinosauriens, Martial Frindéthié

 

Hortense Aka Anghui, Maire de Port-Bouet depuis 34 ans

Hortense Aka Anghui, Maire de Port-Bouet depuis 34 ans

Au moment où Hortense Aka Angui, la maire actuelle de Port-Bouët, par exemple, prenait en main la destinée de cette commune, c’est-à-dire, en 1980, son opposant aux dernières élections, le Dr Emmou Sylvestre, était à peine né. Après s’être fait réélire une pléthore de fois par une machine électorale au fonctionnement problématique, Aka Angui revient pour une ixième victoire assurée. Et je ne crois pas que ses victoires lui viennent des urnes ; à moins que les habitants de la commune de Port-Bouët ne soient de grands masochistes qui adorent s’auto-flageller.

En trente-quatre (34) ans « d’administration Angui », qu’a gagné la commune de Port-Bouët ? Quiconque cherche la réponse à cette question n’a qu’à jeter un coup d’œil sur la « Mairie de Port-Bouët », le centre névralgique de Madame, où se prennent toutes les « grandes décisions ». La mairie est un îlot de délabrement posé au milieu d’un océan de mille décompositions.

Au nord des bureaux de Madame la maire, ce sont les puanteurs d’un abattoir débordé d’immondices, de déjections, et d’anarchies de tous genres, que la brise de l’Océan, déjà chargée des effluves nauséeux du marché marécageux, peine à refouler vers les violentes exhalaisons marneuses de la lagune Ebrié. Au sud-ouest, ce qui était autrefois la belle plage de Petit-Bassam, est nue. Plus aucun cocotier. Et le petit lac de Petit-Bassam, naguère si grouillant de baigneurs, où j’avais bu la tasse, où j’avais fait l’école buissonnière, où Maman était venue plus d’une fois me chercher la chicotte à la main, n’est plus qu’une flaque d’eau verdâtre. La cellule de réflexion de Madame la maire n’a jamais su comment préserver ce joyau de la nature ! D’ailleurs, le tunnel qui autrefois alimentait le petit lac en eau de la lagune s’est bouché depuis fort longtemps; et, de l’autre côté de la route, la lagune elle-même, a été transformée en un gros dépotoir, un berceau d’infections, un centre de contaminations. On y déverse tout; on y jette tout. Les centaines de latrines construites le long de la lagune s’y vident directement, et les excréments vont alimenter les poissons qu’on pêche ensuite pour nourrir les familles et approvisionner les maquis locaux. Et le cimetière qui gagne du terrain, qui avance dangereusement vers la lagune; et nos morts qui s’infiltrent dans le sous-sol et qui viennent nous tuer pendant que nous les pleurons. A l’est des bureaux de Madame la maire, c’est la cacophonie des wrowros, c’est le sauve-qui-peut de Gonzagueville, c’est le désespoir de Jean-Foly, c’est la répétition de la misère et de la décadence générales d’une commune qui est pourtant la plus riche du territoire ivoirien avec sa zone industrielle et sa raffinerie de Vridi et son aéroport international. Et au sud, ce sud qui disparait, c’est le village Alladian que la mer grignote, grignote, grignote chaque jour un peu plus sans que la moindre solution ne puisse être envisagée.

Pour aimer la commune de Port-Bouët telle qu’elle est aujourd’hui, il faut ne pas l’avoir connue telle qu’elle était auparavant. La commune continue de dépérir. Mais Madame la maire n’en a cure, car elle, elle mange et dort loin de tout cela. Elle a tellement de mépris pour la commune qu’elle gouverne, qu’elle n’y a jamais élu domicile. Qu’a gagné Port-Bouët en 33 ans d’Aka Angui? Sinon que le reflux, sinon que le dépérissement, sinon que l’anémie ?

Et n’allez pas me dire que les habitants de Port-Bouët sont de grands masos qui ne demandent qu’à être enchaînés à leur propre vomi. Si Madame la maire est réélue tous les 5 ans, c’est moins pour sa compétence que pour la « bonne huile » qui graisse la machine électorale.

(vidéo) La traitrise finit toujours par trahir le traitre

the torture man you can grab anytime

BlackKaffir-man

a Hindu-man-from-Calcutta

a Harlem-man-who-doesn’t-vote

the famine-man,

the insult-man,

the torture man you can grab anytime,

beat up,

kill — no joke,   kill — without having to account to anyone,

without having to make excuses to anyone

Césaire

On ne change fondamentalement rien si on ne gouverne, Pourquoi et comment le FPI se doit de gouverner en 2015, M. Frindéthié (publié initialement le 23 août 2013)

pascal-affi-n-guessan-laurent-gbagbo2015 sera l’année qui libérera la Côte d’Ivoire ou la plongera dans une irréversible décomposition. Laisser la Côte d’Ivoire à Dramane Ouattara pour 5 années supplémentaires, équivaudrait à se laver les mains et abandonner le pays à une gouvernance qui à mi-chemin condense une insécurité en accroissement exponentiel, une barbarie indomptée, une détérioration  inédite du respect du droit de l’homme, un pillage sauvage des ressources naturelles, un saccage insolent des deniers publics, un enrichissement illicite grossier, un chômage et une cherté de la vie en augmentation absolue, une expropriation autorisée des terres des autochtones par des déferlantes étrangères,  une indiscipline primitive,  le crépuscule du penser et l’éloge de la décrépitude intellectuelle, une dévastation ahurissante des infrastructures sociales, la mort programmée de la démocratie, et l’érection graduelle mais sure  d’une islamisation effrontée de la vie politique.

De la bourbe de son bilan présidentiel  calamiteux, Alassane Dramane Ouattara, annonce, sans vergogne aucune, son intention de briguer un second mandat présidentiel en 2015. Et jusqu’à tout récemment, Dramane Ouattara était persuadé qu’en 2015 il accéderait à la magistrature suprême de la Cote d’Ivoire sans coup férir, comptant sur une opposition pourchassée et décapitée, sur une population harcelée et terrée, sur une « Assemblée nationale » lobotomisée, et sur un PDCI déserteur, à la direction narcissique, déliquescente et abandonnique. Laisser la Côte d’Ivoire entre les mains de Dramane Ouattara, de son RDR et du PDCI de Bédié, c’est l’abandonner à une agonie dont aucun bouche-à-bouche ne la ramènera. C’est pourquoi, le FPI qui aujourd’hui incarne la conscience collective des Ivoiriens amoureux de leur pays doit gouverner en 2015.

Or comment le FPI peut-il se présenter aux échéances de 2015 alors que le Président Gbagbo demeure emmuré dans les geôles de la Haye ? Se préparer pour la bataille électorale de 2015 à ce moment ne reviendrait-il pas à diluer la lutte pour la libération du Président Gbagbo, à légitimer son arrestation, et à disculper l’autocratie barbare de Dramane Ouattara en Côte d’Ivoire ?

Je dis, moi, qu’il faut faire de la politique comme l’on marche et mâche de la gomme en même temps. Et c’est pourquoi, au risque de causer une apoplexie à certains patriotes de la mère patrie, je dis qu’il faut la faire, cette politique, jusqu’au pénultième de la contradiction. Après tout, « la politique du futur », comme nous l’enseignait Nietzsche, n’est-elle pas l’art de la compossibilité ? Celui de dire « oui » à la vie en lui opposant ce perpétuel « non » ? De marier deux contraires possibles mais compatibles sur le terrain de la résolution des revendications sociales ? Le FPI n’a-t-il pas déjà compris et joué à ce jeu de la compossibilité en répondant « oui » la semaine dernière à l’invitation des chancelleries de ces pays-là même qui ont soutenu et installé le despote d’Abidjan ?

Afin de sauver la Côte d’Ivoire de l’anémie sociale et morale qui la ronge sous le régime des génocidaires, le FPI doit gouverner en 2015. Afin d’avoir la chance de gouverner en 2015, le FPI doit se mettre en position d’infléchir à un coefficient très élevé la politique ivoirienne. Le FPI, comme l’a fait le MPCI en 2002, doit, dans l’attente de 2015, et surtout en préparation de 2015, exiger le poste de Premier Ministre dans un gouvernement de « réconciliation nationale ».  Les signes de l’affaiblissement du régime des génocidaires sont évidents. Dramane Ouattara est sous la pression de ses maîtres, qui supportent difficilement ses écarts dictatoriaux et la conséquente réduction de leurs dividendes. Si Dramane n’a jamais été maître du jeu, aujourd’hui, tout porte à croire qu’il l’est encore moins. C’est pourquoi le FPI doit saisir l’occasion de l’affaiblissement d’un « chef d’Etat » qui n’existe que pour faire figure de proue, pour exiger la primature, assainir le gouvernement des cancres qui l’assiègent, introduire ses hommes et se donner les moyens financiers et la visibilité nécessaires pour 2015. Pour 2015 et pour arrêter la chute libre de la Côte d’Ivoire, toute en luttant pour la libération du Président Gbagbo, le FPI doit exiger que les pouvoirs du « chef de l’Etat » soient entièrement versés au Premier Ministre dans un gouvernement de « d’union nationale », un Premier Ministre qui soit du FPI. 2015 est au coin de la prochaine rue ; le temps est essentiel, et la Côte d’Ivoire continue de saigner ; et le FPI doit gouverner pour arrêter l’hémorragie.

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