Ce tribunal de plantation qu’on nomme Cour Pénale Internationale, Martial Frindéthié

Aujourd’hui, un grand panafricaniste, combattant pour la liberté de l’Afrique de l’oppression néocoloniale, le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire, a été mis en chaines et déporté à la Cour Pénale Internationale de la Haye, après huit mois de détention dans un camp de concentration à Korhogo, au nord de la Côte d’Ivoire. Personne, pas même les kidnappeurs blancs du président Gbagbo, ne sont convaincus des crimes dont il est accusé. La vérité est que le président Gbagbo est en train d’être châtié pour avoir osé regarder l’oppresseur blanc dans le blanc des yeux et lui dire que la seule façon pour l’Occident de réussir le vol et le viol systématiques du continent africain est de passer sur son corps. Alors, l’homme « supérieur » est arrivé, la tête pleine de sa moralité « supérieure », et, aidé de ces collaborateurs africains qui n’ont jamais pardonné à Dieu de les avoir faits à la couleur du diable, qui attendent toujours devant le portail du paradis blanc que leur soient ouverts les passages d’une jouissance blanche, il a enchainé le président Gbagbo et l’a emmené dans ce Tribunal de Plantation du XXIème que l’on nomme pompeusement Cour Pénale Internationale. Car, en vérité, quelle justice ce tribunal de plantation censé juger les criminels de guerre et autres génocidaires a-t-il vraiment rendue à l’Africain ? Sinon que de punir les victimes et récompenser le victimaire ? Ce tribunal de plantation a-t-il jamais interpelé Mitterrand pour avoir organisé, entrainé, armé et transporté les génocidaires du Ruanda ? Ce tribunal de plantation a-t-il jamais inquiété Chirac pour avoir orchestré et supporté le massacre de plusieurs dizaines de milliers de supporters de Lissouba au Congo ? Ce tribunal de plantation a-t-il jamais inculpé Chirac, puis Sarkozy après lui, dont les forces militaires en Côte d’Ivoire massacrèrent des milliers d’Ivoiriens en 2004, puis en 2011 ? Il faut se le dire franchement, aucun blanc, quelles que soient l’ampleur de ses fautes et la violence de ses crimes contre un Africain ne sera jamais jugé par ce tribunal de plantation appelé Cour Pénale Internationale. L’arrestation du président Gbagbo est la plus théâtrale qui soit survenue depuis l’arrestation et l’assassinat de Patrice Lumumba. Le but de cette arrestation est de tuer toute volonté d’outrage dans l’Africain, et de montrer par l’exemple qu’aucun empêcheur de tourner en rond des prédateurs des ressources géologiques de l’Afrique ne sera toléré. Si ce tribunal de plantation veut vraiment se prévaloir du titre de Cour de Justice, c’est dans le camp d’Alassane Dramane Ouattara, cette marionnette à la présidence ivoirienne, dont la longue rébellion a occasionné plus de 100.000 morts depuis 2002, qu’il lui faut vraiment chercher ses criminels de guerre et ses génocidaires. Pour que ce tribunal de plantation appelé Cour Pénale Internationale mérite un semblant de vraisemblance, c’est la police spéciale de Ouattara, qui chaque jour kidnappe, viole, vole, et assassine des Ivoiriens, qu’il devrait faire comparaitre devant ses juges. Ne nous leurrons pas, cependant. Aussi longtemps que Ouattara, le Boy de service, facilitera le transfert gratuit des richesses ivoiriennes vers la France, ses voyous peuvent avoir le sommeil paisible. L’arrestation illégale du président Gbagbo par les opérateurs du tribunal de plantation a des précédents historiques. Le général Toussaint Louverture d’Haïti est mort dans une prison blanche. Samory Touré est mort dans une prison blanche. Le roi Béhanzin du Dahomey est mort dans une prison blanche. Leurs crimes est d’avoir dit non au viol de l’Afrique par l’Occident véreux. Toutes les fois que les blancs ont arrêté et assassiné un combattant pour la liberté africaine, des noirs ont applaudi. Retenons toutefois qu’à chaque fois un nationaliste noir est assassiné et que des noirs applaudissent, chaque fois que le continent noir est violé et pillé de ses ressources et que des noirs applaudissent, c’est en réalité la thèse Gobineauienne et Levy-Brhulienne de l’infériorité du noir que ces noirs acclament.

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