Avec la politique du « rattrapage ethnique » des Ivoiriens se laissent emporter par le poison de la délation, M. Frindéthié

La politique de « rattrapage ethnique » prônée par Alassane Dramane Ouattara a fait des émules au sein de la population ivoirienne. De nombreux originaires de certaines régions dites « historiquement lésées » n’hésitent plus à envoyer des lettres pour la plupart anonymes mais souvent signées à la cellule secrète aux questions ethniques de Ouattara pour se plaindre de telle ou telle personne qui leur aurait ravi une opportunité dans la vie ou qui aurait occupé un poste qui devrait ethniquement leur revenir. Ce poison de la délation gagne d’autant plus de terrain que les demandes des délateurs sont très souvent satisfaites par le gouvernement. De ce fait, il s’est constitué en Côte d’Ivoire un vrai réseau de rapporteurs auprès de certains ministères ivoiriens, qui promettent, moyennant argent, de trouver des postes juteux à des postulants aux prérogatives ethniques, indiquent nos sources. « Toutes les structures étatiques sont concernées. Il suffit de dénoncer un fonctionnaire d’avoir participé à la campagne présidentielle du président Gbagbo ou de prouver qu’un fonctionnaire vient de l’une des « régions coupables » et établir ensuite que l’on a le minimum de formation pour le remplacer pour que ce fonctionnaire perde son poste au profit du dénonciateur ».

La campagne de délation encouragée au sommet de l’Etat crée un climat de malaise profond et de paranoïa en Côte d’Ivoire dans la mesure où une simple jalousie, une convoitise ou une envie de règlement de compte suffit à jeter des fonctionnaires dans le tourbillon de la persécution. Dans certaines structures (RTI, SOTRA, PAA, SIR, éducation, etc.), de nombreux fonctionnaires ont été licenciés alors même qu’on y embauchait d’autres aux mêmes postes. Ces licenciements et embauches se sont opérés, bien sûr, sur des fondements de rattrapage ethniques.

Il est temps que des Ivoiriens consciencieux, de quel bord politique et de quelles régions qu’ils soient s’opposent à la politique fasciste de Dramane Ouattara qui, tel un train sans frein mène la Côte d’Ivoire vers une catastrophe certaine. Car un jour, il faudra rendre compte.

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One Response to Avec la politique du « rattrapage ethnique » des Ivoiriens se laissent emporter par le poison de la délation, M. Frindéthié

  1. Mimi says:

    Cette delation contre les progbagbo a commence pendant la crise postelectorale. le massacre de duekoue par exemple etait possible parce que des djoulas indiquaient les maisons des non djoulas aux FRCI. Dans la region d’Abidjan les jeunes djoulas mettaient de la peinture sur les maisons de ceux que les FRCI devaient eliminer. Et ce sont meme des voisins qui le faisiaient. ce n’est pas nouveau

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