Crise malienne : pourquoi préférer la destruction précipitée au dialogue? M. Frindéthié

S’étant invité dans la crise malienne en tant que président de la CEDEAO, Alassane Dramane Ouattara a encore trouvé l’occasion de rouler des mécaniques dans une crise politique africaine plutôt que de choisir la voie du dialogue que les Président Houphouët et Gbagbo ont toujours prônée. En préfaçant sa visite à Bamako par l’insinuation que l’ECOMOG se préparait à toute éventualité militaire au Mali, qu’espérait vraiment Ouattara du peuple malien ? Qu’il applaudît son empressement à recourir à la solution martiale ?

 Non ! Il était normal que les Maliens, qu’ils fussent acquis à la junte militaire ou non, protestassent cette propension ouattariste pour la guerre, une propension dont ils ont vu les conséquences désastreuses en Côte d’Ivoire pendant dix longues années. Il était normal que les Malien sortissent nombreux dire un non collectif à l’orientation nihiliste de Dramane Ouattara. Et c’est ce qu’ils firent ce jeudi 29 mars à l’Aéroport International Senou Bamako, dans l’ordre, et sans qu’aucune piste d’atterrissage ne soit vraiment bloquée. L’avion qui transportait les messagers de la CEDEAO pouvait atterrir sans encombre. La manifestation de Bamako n’obstruait vraiment en rien le tarmac. Et le chef de la junte militaire, selon ses propres dires, s’était préparé à recevoir solennellement la délégation de la CEDEAO.

Or cette manifestation était tout le prétexte qu’il fallait à Ouattara, pour que ses lieutenants de la CEDEAO et lui s’en retournassent précipitamment pour élaborer, sous des prétextes erronés, le schéma d’un embargo odieux et monstrueux, du genre que leurs maîtres européens imposèrent à la Côte d’Ivoire en 2010-2011. Dans les jours qui suivront les enfants, les femmes, et les vieilles personnes du Mali se verront infliger des sanctions que jamais aucune nation européenne n’osera infliger à aucune autre nation européenne ; que jamais aucune nation arabe n’osera infliger à aucune autre nation arabe. Dans les jours qui suivront, le peuple malien se verra infliger des sanctions qui ailleurs provoqueraient un outrage au sein des organisations humanitaires : interruption de fourniture de carburant, d’électricité, de gaz, de produits vivriers, de médicaments, suspension de transactions bancaires, asphyxie du peuple malien.

 Et dire que même au temps fort de la guerre contre Kadhafi, les pays qui pilonnaient la Libye prenaient soin de s’assurer que le peuple libyen ne manquait d’aucune de ces nécessités élémentaires dont Ouattara veut priver le peuple malien. Bienvenus à la résolution de conflits version Ouattara. En Négritie, tout est permis.

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One Response to Crise malienne : pourquoi préférer la destruction précipitée au dialogue? M. Frindéthié

  1. MAX says:

    C’est au peuple malien de choisir,suporter ces militaires qui n’ont pas d’armes pour combatre les rebels mais curieusement en ont pour bombader la présidence et,souffrir avec eux ou les renier et entré dans le conset des nations.CHAQUE PEUPLE MERITE CES DIRIGENTS

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