Rendez-nous notre Président ; mais rendez-le nous propre et nettoyé du cloaque de mensonges et de dissimulations, M. Frindéthié

S’il est une chose qui caractérise le Président Gbagbo et que personne, pas même ses détracteurs, ne peut lui nier, c’est son woodyisme, son intrépidité, sa fortitude, ses nerfs d’acier, la grâce qu’il exhibe sous les pressions capables de faire fléchir le commun des mortels. Ceux qui étaient avec le Président Gbagbo ce jour où les bombes françaises et onusiennes pleuvaient sur son palais ont rapporté que ce grand homme leur avait dit: « partez ! Sauvez votre vie ! C’est moi qu’ils veulent, et j’irai jusqu’au bout ». Là où pour la moindre pétarade certains n’auraient pas hésité à faire le mur et à prendre la poudre d’escampette pour se retrouver dans les bras salvateurs de leurs maîtres et protecteurs blancs, Le président Gbagbo a toujours affiché sa détermination à aller jusqu’au bout des choses.

Cette détermination du Président Gbagbo à démêler l’écheveau afin que la vérité surgisse aux yeux du monde, il l’a affichée à la Haye lors de sa première comparution dans une phrase qui fait désormais monument en Côte d’Ivoire, et que même les génocidaires, lorsqu’ils veulent se donner un air d’honnêteté, n’hésitent plus à emprunter : « Nous irons jusqu’au bout de cette affaire ! ».

Or qu’est-ce que cela suppose d’aller « jusqu’au bout de cette affaire » qui est truffée de mensonges, de non-dits, de mystifications, de trafics d’influences, de tours de bras, d’assassinats, d’extorsions et de rackets internationaux ? Cela suppose que nous entendions le Président Gbagbo nous parler du haut de ce pilori d’où la facétie internationale a cru qu’elle le musèlerait à jamais.

Croyez-nous, il y a aujourd’hui des génocidaires, le premier d’entre eux surtout,  qui ont compris la grave erreur qu’ils ont faite d’enfermer le Président Gbagbo entre les murs blancs de l’Occident – comme le furent le Roi Béhanzin, Toussaint Louverture, et Nelson Mandela – et qui, sans le dire haut, souhaitent, plus ardemment que les patriotes que nous sommes, que le Président Gbagbo soit libéré avant qu’il n’ait eu le temps de dire sa vérité, afin que ce qui est vrai soit enterré pour toujours, et que le mensonge triomphe.

Et ces sauriens-là ont effectué plus de voyages en France et à la Haye que les patriotes eux-mêmes, à essayer de désamorcer la bombe à retardement qu’ils ont eux-mêmes placée sous le lit dans lequel ils dorment depuis le 11 avril 2011 d’un sommeil trouble. A force de compromissions tordues, de deals penchés, ils essaient de remettre l’eau versée dans la jarre ; mais toutes les fois qu’ils se dépatouillent à cette fin, c’est une dague qu’ils se plantent dans leurs dos nus exposés à leurs partenaires d’hier (Amnesty International, FIDH, Obama), qui, excédés du sang qui ne cesse de couler,  multiplient les condamnations.

Rendez-nous notre Président ; mais rendez-le nous propre et nettoyé du cloaque de mensonges et de dissimulations dans lequel vous le maintenez depuis avant le 10 avril 2011. Pas au prix d’arrangements sordides. Cela suppose qu’il parle. Cela suppose que nous allions jusqu’au bout de cette histoire et n’acceptions aucune compromission qui amnistierait les seigneurs de guerre et ceux qui les ont armés.

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