La cancraille, de la mystification à la réalité, M. Frindéthié

Hamed-BakayokoDramane Ouattara, le solutionneur consacré par la sainte communauté internationale et imposé aux Ivoiriens à coups de canon, peine toujours à imaginer des solutions adéquates aux problèmes des populations. Le « grand économiste » est en pleine crise de délestage cérébral. En fait, plutôt que d’être la solution, Dramane s’avère être une céphalée pour les Ivoiriens qui sont de plus en plus convaincus qu’à moins que le « problème Dramane » ne soit extirpé de leur vécu quotidien, il leur sera difficile, voire impossible, d’entrevoir la moindre lueur d’espoir.

La voie politique, économique, et sociale dans laquelle Dramane et sa clique de rattrapocrates ont engagé la Côte d’Ivoire finit dans un marécageux cul-de-sac. Avec Dramane, il n’y a jamais eu de solutions. Il n’y a eu que des problèmes. En effet, comme en 1990, Dramane se jette inintelligemment tête la première dans l’aventure économique dictée aux nations africaines par les usuriers de Bretton Woods, avec les conséquences désastreuses que cela comporte pour les citoyens ordinaires. Après s’être précipitamment surendettés à peine le statut de PPTE acquis, le temps est déjà venu pour les rattrapocrates de commencer à se préparer aux remboursements. Pour ce faire, comme en 1990, Dramane se lance dans une politique de paupérisation des Ivoiriens : licenciements en masses (Sotra, RTI, Fonction publique, et j’en passe), réduction des salaires, exclusions en masses d’étudiants, suppression d’institutions locales (conseils généraux, communes), etc.

Ayant exploité jusqu’à la pénultième la nébuleuse de mystifications linguistiques qui a animé sa moutonnerie désormais désenchantée – « Ado Pissanci ; Ado Warifatchê ; Ado Superéconomiste ; Ado-solution, Adomachin, etc. » – et se découvrant enfin impotent, inapte, dépassé par les événements devant une population désillusionnée qui crie son désarroi et s’inquiète de ce que rien ne germe, rien pousse, rien ne fleurit, sous la lugubre voûte adosapienne parce qu’aucun pollen de la solution dramanique ne semble circuler dans la poussière des nombreuses promesses, Dramane n’a eu d’autres mots de réconfort que d’inaugurer des théorèmes inédits :  « Si l’argent ne circule pas, si l’eau ne fait pas likouala likouala, c’est tout simplement parce qu’ils travaillent, car ce qui travaille est irrémédiablement immobile, gélé, figé ; ergo – et voilà qui explique ce dont nous nous doutions – si je suis toujours dans les airs et ne pose que rarement mon postérieur dans le trône que j’ai trucidé pour acquérir, c’est moins parce que je travaille que parce qu’il est plus sage de demeurer une cible mouvante ».

Mais la folie circulaire naguère délirante, naguère moutonnière, a compris le jeu de l’imposteur, qui le conspue ; de l’imposteur qui, désarçonné, exige à sa cancraille d’être plus imaginative pour le sortir de l’embarras. Et la vaillante cancraille de s’en donner à cœur joie ; et ce rattrapé-ci de déclarer, au moment où chute le prix du cacao pour le bonheur du beau-fils Loïc Folleroux d’Armajaro, où les hôpitaux se transforment en mouroirs et les étudiants prennent des cours à même la pelouse faute de chaises et de salles, au moment où les formulaires de demande de bourse se vendent clandestinement, cette cancraille-ci de déclarer qu’à Washington aussi, les délestages ont cours ; que d’ailleurs les prix du super et de la bouteille de butane B28, après une ascension fulgurante, subissent les lois de l’attraction terrestre – ô combien de ménagères et de chauffeurs de wrowro utilisent-ils, respectivement, la bouteille de gaz B28 et le super ? Et cette autre canaille d’affirmer à Blolequin, devant une population expropriée, endeuillée, et martyrisée, que son mal n’existe que dans son imaginaire ; dans la manipulation des déstabilisateurs de la Rattrapocratie.

Indeed, pour qui n’a de programme de gouvernement que la traque des opposants et l’enrichissement illicite de sa clique, détruire est facile, mais gouverner véritablement n’est pas aisé !

Publicités

One Response to La cancraille, de la mystification à la réalité, M. Frindéthié

  1. Emmanuel Néya says:

    Et oui,vous avez la haine tenace brêsou,! le pays est en chantier le gouvernement travaille,et le pont de mon village Jacqueville est en construction.Que demander de plus ,par rapport à dix ans de la réfondation ,faites le bilan des dix ans et des deux ans du président Ado.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :