Tout ce tapage pour deux (2) bus ? Ayez honte un jour deh ! M. Frindéthié

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Enfin ! La moutonnerie a trouvé l’occasion de sortir balafons et darboukas pour se trémousser au rythme de son incantation préférée « Ado pissanci amangni deh ! ». Pour récompenser les génocidaires de lui avoir cédé dans des conditions mafieuses le deuxième port à conteneurs d’Abidjan, Bolloré leur a offert deux bus – non, vous n’avez pas la berlue, vous l’avez bien lu ! –  deux bus électriques de 25 places chacun pour le transport des plus de 65000 étudiants que compte le campus universitaire d’Abidjan sur lequel les taxis sont désormais interdits. Et pour célébrer cette futilité, le génocidaire-en-chef conduisait lui-même une forte délégation gouvernementale et milicienne dans un fracas où tout vibrait d’anticipation et d’excitation. L’on n’avait pas dansé depuis trop longtemps. Et pour cause ! Les menteries des génocidaires quant à l’émergence sociale et économique du pays qu’ils ont occupé par les armes avaient fini par se révéler.

Contrairement aux discours pompeux des analphabètes qui font office de ministres dans cette République bananière, la Côte d’Ivoire des rattrapés a effectivement sombré dans l’insécurité, le non-droit, l’anarchie, et le marasme économique. Tour à tour, les maîtres du génocidaire-en-chef semblent le fuir comme l’on fuit la peste, au fur et à mesure que sa gouvernance calamiteuse est mise à nue. Hier c’était l’Indice Mo Ibrahim qui contredisait la fiction des génocidaires et plaçait la Côte d’Ivoire à la traine des pays africains, 46e sur 52 pays, très loin derrière le Bénin 13e, le Sénégal 16e, le Mali 20e,  le Ruanda 23e, le Niger 28e, la Mauritanie 32e, etc.

Car, en effet, dans ce monde des nouvelles technologies, tout se sait, du pied d’or de Didier Drogba à l’échec de Dramane Ouattara ; et il ne suffit pas que les griots de la Rattrapocratie chantent des panégyriques au génocidaire pour que, dans un enchantement merveilleux, cela prenne valeur de vérité. Mais une vérité indéniable, au moins, ce sont les 2 bus cachectiques de Bolloré qui viennent à la rescousse d’une dictature en désarroi. Et pour cela, il était nécessaire que les darboukas fussent sortis et que la rattrapés en mal de reconnaissance s’en donnassent à cœur joie dans une émulation d’égosillements. Mais quand même, tout ce tapage pour deux bus ? Ayez honte un jour deh !

 

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