Madjara Ouattara

Wattao-MandjaraMadjara Ouattara, connue sur les réseaux sociaux par le pseudonyme d’Oxy Chocolat d’Oxana, a rendu l’âme ce mardi 27 mai 2014, au CHU de Cocody des suites de ses brûlures. L’Ivoirienne, militante et cyberactiviste du RDR, désillusionnée par les fausses promesses de la dictature Ouattara, avait choisi de s’immoler devant le palais de la présidence, le jour anniversaire du coup d’Etat de Dramane, et alors même que se tenait un conseil des ministres en préparation de festivités de commémoration de la prise du pouvoir. Le geste de désespoir de Mandjara Ouattara lui a été fatal. Brûlée au 3e degré, la jeune femme n’a pu être sauvée.

En effet, ayant loué des voitures au RDR pour la campagne présidentielle d’Alassane Ouattara en 2010, Madjara Ouattara n’avait jusqu’en 2014 reçu de la dictature que des engagements de paiement non satisfaits, alors que s’accumulaient ses factures à elle, qu’elle était vidée de son appartement, et que sa mère gravement malade demeurait alitée sans le moindre soin.

Désenchantée par ce régime brutal qui lève plus de poussière qu’il ne pose de vrais actes de développement humain, et pour se désolidariser d’une dictature mythomane qui depuis le 11 avril 2011 ne cesse d’amenuiser le tissu social ivoirien,  Mandjara Ouattara avait choisi, à travers sa personne, de soumettre le régime dictatorial d’Abidjan à l’ordalie par le feu au moment où les autocrates projetaient des déclarations d’envergure pour masquer leur faillite morale et sociale.

Madjara Ouattara est décédée à la grande satisfaction de la dictature Ouattara qui ne verra pas ses excès débités sur la place publique par une militante qui en sait beaucoup. Les morts ne parlent pas … à moins qu’ils aient parlé avant de partir. Et Madjara avait parlé. Au dictateur d’Abidjan, Mandjara Ouattara avait laissé ce message écrit que les éternels fignoleurs du régime, « botoxeurs » patentés de l’image du dictateur d’Abidjan n’ont pu détruire :

 » Mon président, après tout le combat que nous avons mené pour vous installer, vous ne nous payez que par le mépris. Comme si votre accession à ce poste n’était que le fruit d’un simple hasard. Mon président, vous avez décidé de me tuer par la faim en refusant de payer ma dette. Je ne vous donnerai pas ce privilège car, au moment où vous lirez ces lignes, je ne serai plus de ce monde. Je vous devance dans l’au-delà tout en espérant que ma mort vous soulagera ou peut-être vous poussera à régler le problème de nombreuses personnes qui se trouvent dans ma situation. Mon président, Je vous devance en vous demandant de méditer sur ces mots du Coran na lilah Wahina ilé rajihoun »

Il ne reste plus à Dame Dominique, comme d’habitude, de tenter de brouiller les pistes en envoyant Dame Oulotto distribuer des enveloppes après coup.

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