Blaise Compaoré ne partira que si les Burkinabè s’approprient leur révolution, M. Frindéthié

Compaoré partira du pouvoir. C’est une logique évidente. Comme Bokassa, Compaoré est devenu pour la France un planton trop gênant. Il en a trop fait ; et il en sait trop. Si grâce à la France le bourreau de Ouaga a réussi se faire une image d’ange malgré les crimes de guerre qui pèsent sur lui depuis de longues années, c’est parce que la France avait encore besoin de lui. En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire de Gbagbo reste le dernier bastion de dignité qui ne s’est pas encore vraiment soumis à l’esclavage moderne de la France. Tous les autres chefs d’état ont déjà prêté sujétion au p’tit Blanc de Paris. Ils sont allés lui dire qu’ils demeurent ses vassaux obligés. Et pour soumettre cette enclave de résistance qu’est la Côte d’Ivoire de Gbagbo, Blaise, l’homme des besognes sales de Paris, est encore indispensable pour épauler Dramane. Après, l’on pourra le lâcher en lui ressortant le dossier de tous ses délits. Les signes annonciateurs de son départ sont bien là. Cette mutinerie subite de l’armée burkinabè en 2011 et les tout derniers soulèvements de foules portent bien des exhalaisons de la politique putride de la Françafrique. Blaise partira dès que la France l’aura jugé bien pourri. Pour le moment ses soldats sont présents en mercenaires sur le théâtre des opérations en Côte d’Ivoire, des opérations qui sont loin d’être achevées malgré l’air de kermesse qu’elles semblent revêtir pour les rebelles de Ouattara. Si Blaise tombe, Dramane Ouattara, le tout dernier concierge françafricain, tombe aussi. Blaise, le tueur à gage de Paris, devient de plus en plus incommodant. C’est vrai ! Mais il ne partira que lorsque la France le voudra ; car en définitive, cette révolution burkinabè n’est pas organique. C’est la France qui l’a actionnée pour recycler un concierge vieillissant. C’est donc la France qui décidera du départ de Blaise quand elle aura trouvé un valet adéquat pour protéger Dramane et ses intérêts en Côte d’Ivoire. C’est la France qui décidera du départ de Blaise. A moins que les Burkinabè, par des actions concrètes, fassent sentir à la France que cette révolution leur appartient et qu’eux seuls ont le droit de la gérer. Pour le moment, cependant, c’est d’autant moins le cas que cette « révolution » burkinabè est gérée depuis l’ambassade de France au Burkina, d’où un Blaise fraichement rasé et maquillé ose encore faire des déclarations de président en charge.

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