Les dictateurs baptisent, le peuple débaptise! M. Frindéthié

uniHôpital Blaise Compaoré, Pont Henri Konan Bédié, Université Dramane Ouattara, Hôpital Dominique Ouattara, et que sais-je encore !

Si vous prenez tous les dictateurs africains et les jetez dans un mixer, ils se ressemblent tous, ou à quelque chose près. Des Nègres abandonniques, intellectuellement inculqués de la toxine de l’infériorité, ce sont d’abord des persécutés mentaux éduqués à se désavouer, à renier leurs origines, à rechercher une jouissance étrangère considérée comme un état de grâce à atteindre au prix fort d’une totale aliénation, d’un total abandon de soi et d’une méprise de leurs peuples.

Pour faire bien, pour se rapprocher du centre concentrique de ceux qu’ils idolâtrent maladivement, leurs maîtres blancs, ils massacrent femmes et enfants et balafrent constitutions, et s’associent à tous les clubs ésotériques que fréquentent les objets de leurs désir. Habités d’une fébrilité qui n’a d’égale mesure que leur propension à la sédition, tout songe, toute imagination, toute insinuation, a pour eux valeur épiphanique. Leurs anxiétés, c’est sur les autres qu’ils les condensent et les transfèrent. Leur vision déformée du monde ne leur donne à voir que des ennemis et des conspirations autour d’eux. Et pour s’en protéger, ils suivent leurs pulsions et massacrent davantage. Et plus ils massacrent, plus ils se sentent vulnérables, s’entourent de neuf armées de défense, transforment leurs palais en terriers où aucune chambre ne sert deux fois de suite, ne dorment que d’un sommeil vaporeux, ou s’exilent dans un ailleurs où ils espèrent exister.

Ces Nègres abandonniques n’ont ni amis ni collaborateurs. Eux seuls décident et insistent que l’on leur obéisse. Leurs décisions impromptues et farfelues ont force de loi. Derrière la fausse vitrine de démocratie, ils s’achètent la loyauté politique en utilisant les ressources de l’Etat. Ceux qu’il ne peut pas acheter, ils les convainquent avec les muscles de l’Etat. Les ponts, les hôpitaux et les universités sont baptisés de leur nom jusqu’au jour imprévisible où ils dégringolent de leur perchoir, offrant au peuple dédaigné l’occasion de tout débaptiser.

Il parait qu’au Burkina, le peuple excédé débaptise l’Hôpital Blaise Compaoré pour le renommer Hôpital Arma Haba Diallo. Il paraît qu’en Côte d’Ivoire aussi, les névrosés abandonniques distribuent à tour de bras, dans la perspective de « l’élection présidentielle de 2015 », des certificats de nationalité.

Comme si peuple excédé n’avait jamais rien débaptisé, fût-ce pont ou certificat !

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