Burkina: Dramane Ouattara avait demandé le retour de Compaoré au palais de Kosyam

Kafando%20Michel%20ParleOuagadougou – Le président Kafando a émis mardi des réserves devant la classe politique sur le vote des Burkinabè de l’étranger au moment où l’ex président Compaoré est exilé en Côte d’Ivoire, pays regorgeant le plus grand nombre de Burkinabè.

« Il ya un problème qui nous perturbe un peu, le vote de nos ressortissants en Côte d’Ivoire qui risque d’être assez difficile. C’est la plus forte communauté et c’est aussi le pays où nous n’avons pas assez d’amis » a déclaré Michel Kafando mardi matin devant la classe politique nationale.

Il a exprimé ses craintes de voir que l’organisation des élections soit perturbée à cause de la participation des Burkinabè de Côte d’Ivoire.

Selon lui, certains pays comme la Côte d’Ivoire, « n’ont pas accepté tôt, la prise de conscience du peuple burkinabè », ils ont voulu « interpréter cela comme un coup d’état classique ».

Le président déchu Blaise Compaoré avait fortement contribué à la prise de pouvoir du président Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire en octobre 2010 au sortir d’une élection émaillée de violence et de contestation entre lui et le président sortant de l’époque Laurent Gbagbo.

Poussé à la démission par une insurrection populaire fin octobre, l’ex-président Blaise Compaoré avait rejoint la Côte d’Ivoire d’où est originaire son épouse, avec l’aide de la France.

« Nous avons travaillé à leur faire comprendre que cette situation est spécifique. C’est tout un peuple déterminé qui a dit non à un système dont il ne voulait plus et qui a accepté de braver les forces de l’ordre et toutes les difficultés pour se donner une nouvelle volonté de bâtir une nation à partir d’élections qui seront véritablement démocratiques » a-t-il déclaré.

Selon le président du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), Rock Marc Christian Kaboré, son parti est depuis opposé à la participation des Burkinabè de l’étranger pour l’élection de 2015 parce que les conditions pour une participation transparente ne sont pas réunies.

« Il était illusoire de penser qu’on pouvait organiser les élections transparentes et dans les conditions requises dans toutes les ambassades et les consuls du Burkina Faso. Nous avons pensé qu’il était sage dès maintenant de créer les conditions de cette élection pour 2020 » a-t-il déclaré notant sur le fait que le nombre de Burkinabè dans ce pays voisin n’était même pas connu.

« Nous allons attaquer la phase la plus difficile et la plus dangereuse qui consiste à aller vers les élections » a expliqué Michel Kafando.

Le Burkina Faso connait un régime de transition après la chute de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par une insurrection populaire le 31 octobre après 27 ans de règne.

WIS/ndt

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