Côte d’Ivoire: Amnesty demande l’arrêt de la brutalité contre l’opposition

Amnesty International se réveille en Côte d’Ivoire. Elle demande au gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara d’arrêter les arrestations arbitraires d’opposants.

le burkinabeDepuis plusieurs années, les arrestations d’opposants au régime d’Abidjan sont monnaie courante dans le pays. Ces derniers temps, celles-ci ont été amplifiées pour dissuader les manifestants exigeant des conditions transparentes pour les prochaines élections présidentielles du 25 octobre.

Pour l’organisation, la « Côte d’Ivoire doit mettre fin à la vague d’arrestations arbitraires d’opposants politiques et au recours à toute forme de mauvais traitements ». Selon Amnesty International, « une soixantaine de personnes dont plusieurs cadres de l’opposition ont été arrêtées depuis la mi-septembre, suite à la publication par le Conseil Constitutionnel de la liste des 10 candidats à l’élection présidentielle… »

« Au moins trente sont toujours en détention », selon le communiqué d’Amnesty. Le dernier opposant enfermé par le régime d’Aidjan est Samba David, membre de la Coalition nationale pour le changement (CNC). Il a pris six mois de prison pour avoir appelé à manifester contre l’acceptation de la candidature aux prochaines élections présidentielles d’Alassane Dramane Ouattara par le Conseil Constitutionnel

« Les récurrentes arrestations et détentions arbitraires d’opposants politiques créent un climat de peur qui compromet l’exercice de la liberté d’expression », fait remarquer l’organisation internationale, qui met l’accent sur les très mauvais traitements infligés par le pouvoir ivoirien à « Samba David », qui a été « arrêté le 13 septembre à son domicile (…). Sa maison a été saccagée et il a été frappé à coups de crosse, y compris au niveau des organes génitaux. Il a été détenu au secret pendant deux jours sans accès à un médecin », affirme Amnesty International.

Un autre opposant au régime d’Alassane Dramane, le pro-Gbagbo Assoa Adou est lui aussi emprisonné depuis plusieurs mois. Le chef de l’État ivoirien, en visite d’État dans l’Indénié-Djuablin, a choqué son auditoire en faisant mine d’ignorer que ce dernier était aux arrêts depuis plusieurs mois.

« Dans le cas d’Assoa Adou, je ne sais pas. Il est toujours au Ghana je crois ou bien il est là ?», s’était-il interrogé avant de rajouter : « Vous savez, c’est la preuve que je ne m’intéresse pas aux cas particuliers. Je pensais d’ailleurs qu’il était au Ghana, bon on me dit qu’il est ici. Il est en liberté ou il est en prison ?…»

Source: http://www.afrique-sur7.fr/6190/arrestations-arbitraires-en-cote-divoire-amnesty-international-hausse-le-ton/

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :