Attentats terroristes au Burkina : et si Compaoré, Chafi et Soro y étaient pour quelque chose ?

Chafi

Les criminels, c’est connu, s’enfoncent davantage au fur et à mesure qu’ils essaient d’effacer les traces de leurs crimes ou d’en faire disparaitre des témoins gênants.

Dans sa fuite précipitée vers son exile ivoirien, le dictateur burkinabè n’avait pas oublié à Ouaga que quelques malles de costumes et quelques coffres forts remplis. Compaoré y avait aussi laissé son sulfureux conseiller, le Mauritanien Moustapha Chafi, le gardien de tous ses dossiers sales ainsi que de ceux de Guillaume soro et de dramane wattra. Car en fait, Chafi n’était pas que le guide de Compaoré, il était aussi celui de soro et de dramane dont il a conseillé la rébellion de 2002. Aussi, au lendemain de la fuite de Compaoré, dramane n’avait-il pas hésité à affréter l’avion de la République de Côte d’Ivoire pour aller chercher Chaffi bloqué à Ouaga.

Le soldat Chafi sauvé, c’était aussi tous les dossiers de la méphistophélique connexion entre Compaoré, la rébellion de dramane/soro et les terroristes islamiques qui revenaient sous bonne scellée. Chafi, c’est aussi celui qui murmure à l’oreille des terroristes, et dont le nom est cité dans moult affaires crasseuses. Comme le rapportait déjà Jeune Afrique dans son édition du 26 novembre 2014, « [Moustapha Chafi] a touché du doigt, pour Compaoré et surtout pour Diendéré – son principal référent à Ouaga -, les rébellions touarègues au Niger et au Mali et a flirté avec les rebelles ivoiriens de Guillaume Soro. Au terme de missions épiques en plein désert, il a aussi négocié avec Mokhtar Belmokhtar et Abou Zeid la libération d’otages suisses, espagnols ou français, ce qui lui a valu d’être accusé par son meilleur ennemi, le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz (et soupçonné, un temps, par l’Algérie et par la France), d’être leur complice ».

Aussi, convient-il de se poser cette question : Et si, au moment où les nouvelles autorités du Burkina Faso affichent une hostilité toute légitime contre Compaoré, Diendéré, Bassolé, soro, et évidemment dramane, Chafi avait décidé, sur ordre de ses mandants, de retourner au laboratoire ? De brouiller les pistes ? De changer le discours médiatique, tout en infligeant à « l’impertinent » peuple burkinabè une punition qui lui ferait regretter « la sérénité » dont il jouissait sous la sévère étreinte paternelle de Blaise Compaoré ? Et si Chafi, c’est-à-dire, Compaoré et compagnie, n’était pas étranger à l’attaque terroriste contre le peuple burkinabè ?

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One Response to Attentats terroristes au Burkina : et si Compaoré, Chafi et Soro y étaient pour quelque chose ?

  1. coul says:

    tout vrais ces questions meritent reflexion

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