Portrait du Dictateur (publié le 23 octobre 2015), M. Frindéthié

Le  dictateur, qu’il soit du Nazisme ou de la Rattrapocratie,  a ce déséquilibre psychologique, qu’il est un névrosé abandonnique. Intellectuellement inculqué de la toxine de l’infériorité, il est d’abord un persécuté mental parce qu’éduqué à se désavouer, à renier ses origines, à rechercher une jouissance étrangère considérée comme un état de grâce à atteindre au prix fort d’une totale aliénation, d’un total abandon de soi.

 S’étant donc fui, ayant décampé de lui-même pour se couvrir des oripeaux de l’autre, ayant fait le grand écart par lequel il a effacé toute trace de son passé, et déchiré toute carte de son ascendance, le névrosé abandonnique, qui n’a plus de commencement dans un monde où tout est question de commencement, dans un monde où ceux-là même qui lui ont appris à s’abjurer célèbrent leurs originalités, se réjouissent de leurs spécificités culturelles, commémorent leurs nationalités acquises,  le névrosé abandonnique, haïssant ceux qui lui rappellent son esclavage mental, ne rêve en permanence que de devenir un persécuteur.

Aussi, le dictateur, ce névrosé abandonnique, qui, pour se hisser au pouvoir, a massacré femmes et enfants et balafré constitutions, est habité d’une fébrilité qui n’a d’égale mesure que sa propension à la sédition. Chez le névrosé abandonnique, tout songe, toute imagination, toute insinuation, a valeur épiphanique. Ses anxiétés, c’est sur les autres que le dictateur, le névrosé, l’abandonnique les condense et les transfère. Sa vision déformée du monde ne lui donne à voir que des ennemis et des conspirations autour de lui. Et pour s’en protéger, il suit ses pulsions et massacre davantage. Et plus il massacre, plus il se sent vulnérable, s’entoure de neuf armées de défense,  transforme son palais en terrier où aucune chambre ne sert deux fois de suite, ne dort que d’un sommeil vaporeux, ou s’exile dans un ailleurs où il espère exister.

Le dictateur, ce névrosé abandonnique n’a ni ami ni collaborateur. Lui seul décide et insiste que l’on lui obéisse. Ses décisions impromptues et farfelues ont force de loi. . Derrière la fausse vitrine de démocratie, le névrosé abandonnique s’achète la loyauté politique en utilisant les ressources de l’Etat. Ceux qu’il ne peut pas acheter, il les convainc avec les muscles de l’Etat.

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3 Responses to Portrait du Dictateur (publié le 23 octobre 2015), M. Frindéthié

  1. Nuria says:

    Je suis un journaliste spagnole. Je fais des recherches sur Côte d’Ivore. Je voudrais envoyer une série de questions au sujet de la crise politique en Côte-d’Ivoire. Vous pourrais moi donner un e-mail. Merci beaucoup.

  2. frindethie says:

    Nuria,
    I’d be glad to answer any question at opinionlibre47@yahoo.com

  3. jacques says:

    je suis a ta disposition

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