L’Avenir hitlérien de wattra : ou pourquoi nous n’avons pas peur de nous targuer de notre intelligence

wattra

Si un jour nous racontions wattra à nos petits-enfants, nous leur dirions ceci, qui est la réalité de tous ceux qui ont décrié la descente aux enfers de la Côte d’Ivoire :

Qu’un pays aux immenses potentialités était sur la voie de son développement matériel, social et humain, lorsqu’y apparut sous les oripeaux d’un agneau un homme aux impulsions hitlériennes. Dès le premier jour de sa prise de pouvoir, wattra découvrit ses desseins de führer, et le ton d’agneau victime qui lui valut la compassion des militants à la recherche de « causes justes » se transforma rapidement en une verve haineuse et baveuse. La doctrine de watra se résuma en ces mots du secrétaire général du RDR : « Tous ceux qui s’opposent à wattra se retrouvent au cimetière », pour dire qu’aucune opposition, d’où qu’elle vînt et de  quelle sorte qu’elle fût ne serait tolérée. Et les cachots s’emplirent de corps tuméfiés ; et les puits se remplirent d’anatomies putréfiées, et les rivières charrièrent des chairs démembrées ; et dans les rues s’empilèrent d’enfants décapités, sans qu’il ne fût permis de les pleurer.

De mains de maître, l’Himmler personnel de wattra au « ministère de l’intérieur » menait la politique d’épuration ethnique et religieuse. Ceux qui supportaient wattra par conviction se virent obligés de le supporter par peur. Les rattrapés s’habituèrent à applaudir même lorsqu’il n’y avait aucune raison d’applaudir. Et, comme les habitants aux abords des camps de de concentration de Dachau et d’Auschwitz, qui prétendaient ne voir ni la fumée des crématoires ni n’entendre les cris des suppliciés, ni ne sentir les effluves de mort, les rattrapés prétendirent ne rien voir ni ne rien entendre des cris et des pleurs qui émanaient des donjons de tortures de wattra à Abidjan, à Korhogo,  à Séguéla, à Man, à Bouaké, à Bouna. Et les yeux et les oreilles des rattrapés se fermèrent aux atrocités de Dramane menées contre des Ivoiriens avec qui hier seulement ils riaient et partageaient le pain.

Pour certains Ivoiriens, la survie demanda que l’on s’alignât, que l’on passât pour un rattrapé. La peur prit le dessus. Aucune lettre, aucun coup de fil, aucune conversation, aucun rassemblement n’était innocent. Tout était épié. Et il fallut que l’on passât pour autre chose, afin de ne pas passer de vie à trépas : Un boubou bien repassé, un coran sous le bras—il y en avait à foison qui se distribuait plus que le pain–l’on était sûr de vivre un autre jour. Pour sa renaissance ethno-religieuse, wattra éleva une jeunesse commise à sa cause dirigée par des hommes rompus à la haine ethnique et religieuse mais incultes de penser, et qui organisaient à coups de milliards de francs des « assises » qui en fait endoctrinaient et abrutissaient plus qu’elles n’offraient de perspectives d’avenir.

Or, si ce qui diffère l’homme de l’animal c’est d’avoir une mémoire, ce qui diffère l’idiot des autres hommes, c’est que l’idiot a une mémoire historique lilliputienne. Arriva donc le jour, où, comme Hitler, wattra ne fut plus. Et dans la débandade, les malles se rouvrir afin que tout au fond se dissimulassent les vestiges de son passage et de son idolâtrie.

Quand la poussière se sera tassée, nous autres, qui n’avons pas honte d’être intelligents, saurons dire à nos petits-enfants, que lorsque c’était la mode de détourner le regard aux atrocités hitlériennes de wattra pour mieux manger, nous eûmes l’intelligence de les dénoncer et de les combattre ; car un jour, il fera jour !

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