Pourquoi dramane ouattara a-t-il tant de mal à gouverner démocratiquement ? M. Frindéthié

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Pourquoi dramane quattara a-t-il tant de mal à gouverner démocratiquement la Côte d’Ivoire ? Pourquoi depuis avril 2011 Dramane avance-t-il de mensonges en mensonges, de violations de la Constitution en violations de la Constitution, et de répressions en répressions ?

Tout simplement parce que dramane est un chef terroriste, et qu’il gouverne selon les principes terroristes.

Imaginez un seul instant que Boko Haram arrive au pouvoir au Nigéria par les méthodes barbares que nous lui connaissons. Croyez-vous vraiment que Cette organisation terroriste puisse gouverner le Nigéria ? Qu’elle puisse offrir aux populations nigérianes qu’elle a passé des années à massacrer un minimum de bien-être ? Non ! dramane ouattara est le chef d’une organisation terroriste qui n’a aucune culture démocratique. De ce fait, il ne peut se défaire de ses réflexes naturels de terroriste et poser le moindre acte démocratique. C’est plus fort que lui : pour dramane, la propension à tricher, menacer, brutaliser, emprisonner, torturer et tuer l’emporte sur tout autre effort humain.

dramane n’est pas lui s’il ne terrorise. Voyez un peu comment ses ministres se crispent en sa présence. Voyez comment ils se font tout petits au point de vouloir se rendre invisibles en sa présence. Ce n’est pas du respect que les collaborateurs de dramane éprouvent pour lui. C’est de la peur ! Une anxiété qui leur tord les boyaux à la seule pensée qu’à tout moment un de ses loubards d’Abobo ou de la Riviéra—car depuis avril 2011, « loubard a gagné coupou »–pourrait leur demander des comptes, pourrait débarquer devant leurs domiciles pancartes à la main, déblatérer des menaces. Comme les ministres d’Idi Amin, Les collaborateurs de Dramane savent tous que les tueurs qui l’entourent peuvent à tout moment, sur un tic épileptique de dramane, débarquer chez eux et les enlever à leurs familles vers des destinations inconnues.

dramane est l’exemple même qu’un corps nomade peut être plus obtus qu’un corps sédentaire, et que le voyage n’est pas toujours formateur ; que l’on peut en revenir plus limité qu’auparavant. dramane est allé aux Etats-Unis, mais il en est revenu borné, obtus, violent, antidémocratique, et terroriste malgré ses beaux souliers et ses costumes bien repassés.

Prise en charge psychologique des danseurs de Papa Wamba. Et les autres ?

Pr Maratou Koné, ministre ivoirien de la Solidarité, de la cohésion sociale et de l'indemnisation des victimes

Pr Maratou Koné, ministre ivoirien de la Solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes

Le ministère ivoirien de la Solidarité, de la cohésion sociale et de l’indemnisation des victimes a entamé depuis hier à Abidjan, sous la houlette du Pr Mariatou Koné, une prise en charge psychologique des chanteurs et danseurs du musicien Congolais Papa Wemba, décédé dimanche matin sur la scène de la 9è édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA). Bien que cette initiative soit hautement louable, la discrimination avec laquelle elle s’applique en laisse un goût désagréable.

Qu’en est-il des étudiantes violées dans leurs chambres par les soldats de dramane pendant la toute dernière répression militaire au campus de Cocody ?

Qu’en-est-il des victimes de la purge d’Assuéfry ?

Qu’en est-il des victimes de touba, de Bouna, de Dabou et de Jacqueville ?

Qu’en est-il des victimes de la horde assassine de dramane à Nahibly et à Duékoué ?

Ces victimes, elles, n’ont-elles pas besoin de soutien psychologique ?

Quel est ce gouvernement de névrosés abandonniques au regard toujours tourné vers l’extérieur alors que l’interpellent des souffrances internes ?

Warifatchê, wari bémi? Terrorisme économique au dramanistan

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Que sont devenus les griots du « ado pissanci ! ado warifatchê ! ado solution ! » ? Que sont devenues les clameurs moutonnières des premières heures? Silence total ! Plus aucune darbouka, plus aucun grelot ne se fait entendre au dramanistan. La désillusion est absolue. Le warifatchê ne sait plus où trouver de l’argent. Pissanci n’a plus de solutions.

Si je n’étais convaincu de la stupide arrogance de nos démocrates pickpockets, je leur aurais conseillé d’aller voir Gbagbo à la Haye, pour lui demander comment il a su maintenir la Côte d’Ivoire debout, au travail et prospère, et ceci en pleine guerre, et avec seulement la moitié des ressources du pays. Je sais que Gbagbo, qui aime profondément la Côte d’Ivoire, leur aurait donné volontiers des cours de gestion pour trouver solution à la descente aux enfers de la Côte d’Ivoire.

Ainsi donc, toutes ces déclarations pompeuses n’étaient que mensonges ? Ainsi donc, le carnet d’adresses du warifatchê ne contenait-il que des noms de créanciers ?

Après s’être gorgés abondamment du fruit du travail des Ivoiriens, le mythomane et sa smalah de corrompus ont un réveil brutal : les caisses du dramanistan sont vides de chez vide. Et aussi vrai que le schibboleth des kleptocraties est de voler l’argent du peuple puis de passer la note de remboursement aux contribuables, les rattrapés ont pris sur eux de secouer les Ivoiriens la tête en bas jusqu’à ce que tombe de leurs poches leur tout dernier centime.

Plus question pour les kleptocrates de payer leurs dettes aux fournisseurs de l’Etat. L’excuse ? En plus d’être élevées, les factures datent de mathusalem. Les enseignants peuvent oublier leurs arriérés de primes. L’explication ? Ils n’ont pas d’armes, et au dramanistan, seuls les interlocuteurs armés sont écoutés. Les automobilistes devront renouveler leurs permis de conduire tous les 2 ans. Et pourquoi ? Il faut bien, par des mesures ubuesques, renflouer les caisses vidées par les kleptocrates du dramanistan. Les voyageurs descendant à l’aéroport Félix Houphouët Boigny se feront fouiller, palper et tripoter comme de vulgaires criminels ; car au dramanistan, comme le justifie si bien le porte-parole du gouvernement du dramanistan, le volubile Koné Bruno, personne, à part les kleptocrates de la République bananière, n’a besoin de plus d’un caleçon, de plus d’une paire de chaussures, de plus d’une robe, de plus d’un costume, ou de plus d’un jouet. Tout ce qui rentre en double au dramanistan doit être sévèrement taxé.

Waribana ! Après le vuvuzéla et les détournements en masse, voici venue l’heure du bilan : Les caisses sont vides, vidées par nos kleptocrates, et le peuple doit payer; payer par des licenciements, payer par des rackets, payer par des factures élevées, payer par des expropriations et reventes aux plus offrants de terrains. Et gare à quiconque osera dire qu’au dramanistan, « rien ne va plus » ; car au dramanistan, tout peut manquer, mais pas les dozos, les frères cissé et les camps de concentration.

Le bonimenteur avait dit au Ivoiriens qu’il savait où trouver de l’argent ; sésééééééé, c’est dans leurs poches qu’il pensait allait le chercher. La seule vérité que le mythomane ait jamais dite, c’est qu’il « rendra la Côte d’Ivoire ingouvernable ». Avec ses microbes, ses deals passés avec les terroristes et les dozos pour cultiver la peur et détourner les débats, avec ses répressions armées, avec sa paupérisation de la population, avec son démantèlement de l’éducation, avec sa culture de l’antiintellectualisme et des licenciements abusifs, le mythomane a bien rendu la Côte d’Ivoire ingouvernable.

Mais ce qui est encore pire dans cette affaire, c’est la surdité, le mutisme, et l’aveuglement permanents des « associations de consommateurs », qui, au temps où la parole était libérée, ruaient dans les brancards, descendaient dans la rue et ordonnaient des boycotts au gré de leurs humeurs.

Dramane Ouattara, ni ivoirien, ni ivoirophile, juste un névrosé abandonnique

ça se voit qu'il ne l'est pas

Au cours de la campagne présidentielle de 2010, le Président Gbagbo avait provoqué le courroux de la communauté internationale lorsqu’il remarquait ce que nous savions déjà, dès qu’il ouvrait la bouche, que dramane était le « candidat de l’étranger ».

Le Président Gbagbo avait bien raison de le dire. Aujourd’hui, ceux des Ivoiriens qui en 2010 doutaient de l’origine inorganique de dramane reconnaissent de plus en plus que l’homme qui a importé en Côte d’Ivoire la plus meurtrière des guerres, qui a piétiné la Constitution ivoirienne, qui a fait fermer les banques aux familles nécessiteuses, qui a fait du lobbying pour que soit imposé aux Ivoiriens un embargo sur les médicaments, qui a fait bombarder les symboles de la République ivoirienne par des forces étrangères, qui exproprie les Ivoiriens, met au chômage des milliers d’Ivoiriens, et va en croisade contre le système éducatif ivoirien, cet homme-là n’est ni ivoirien, ni ivoirophile, mais plutôt un grand complexé qui a décidé de punir le peuple ivoirien de lui avoir rappelé ses origines voltaïques.

Ceci expliquant cela, l’on comprend aisément que dramane, travaillant pour l’étranger, dégage des millions pour dédommager les hôteliers étrangers de Grand Bassam après l’attaque terroriste, alors que sont oubliés les opérateurs économiques locaux (tenancières de maquis, vendeuses d’alloco, vendeurs de souvenirs, etc.), tous aussi touchés par l’attaque de Grand Bassam que les Français et Libanais.

Ceci expliquant cela, l’on comprend aisément que l’apatride se soit précipité sur les lieux de l’attentat terroriste consoler des victimes étrangères, alors que longtemps après les tragédies d’Assuéfry, de Bouna, et de Jacqueville, notre grand complexé n’ait pas encore trouvé de mots adéquats pour compatir à la douleur des victimes.

Ceci expliquant cela, l’on comprend aisément que pendant que les universités ivoiriennes manquent de tout et que les cours se prennent à même le sol, dramane wattra s’en va au Bénin inaugurer un amphithéâtre offert par le contribuable ivoirien à l’Université d’Abomey-Calavi.

Ceci expliquant cela, l’on comprend aisément qu’alors que ses dozos occupent toujours certaines cités universitaires, dramane, ce névrosé abandonnique, les yeux éternellement rivés sur l’ailleurs, décide, par voie de violence et de viol, d’enlever des campus universitaires les étudiants ivoiriens, afin d’y loger des athlètes étrangers invités pour les jeux de la Francophonie.

dramane wattra n’est ni ivoirien ni ivoirophile, mais un complexé en mal de validation, qui, sétant fui, ayant décampé de lui-même pour se couvrir des oripeaux de l’autre, ayant fait le grand écart par lequel il a effacé toute trace de son passé, et déchiré toute carte de son ascendance, n’ayant plus de commencement dans un monde où tout est question de commencement, dans un monde où ceux-là même qui lui ont appris à s’abjurer célèbrent leurs originalités, se réjouissent de leurs spécificités culturelles, commémorent leurs nationalités acquises,  dramane, haïssant ceux qui lui rappellent son esclavage mental, ne rêve en permanence que de devenir un persécuteur, de balafrer la Côte d’Ivoire.

dramane n’est ni ivoirien ni ivoirophile ; mais un Nègre qui, assis sur un rocher au bord de l’Atlantique, les coudes sur les genoux, le menton dans les mains, les yeux rivés sur un hypothétique Occident qu’il imagine loin au-delà de l’horizon, s’exclame pitoyable : « y a-t-il quelqu’un là-bas qui m’aime ? » Et à ce supplice, répond une voix du « là-bas », qui lui fait la fausse promesse d’un salut universel. Là où l’amour était naguère interdit au Nègre abandonnique, là où les portes du « paradis blanc » étaient fermées à l’égo nègre, désormais, le Nègre abasourdi se voit promettre par l’Occident la possibilité d’une « jouissance blanche », à condition que l’égo nègre abandonne à l’Occident l’objet d’échange pour un peu d’amour opalin. Et voilà que, pour l’assurance d’une amitié lactescente, le Nègre, désormais névrosé abandonnique, s’abandonne dans sa course effrénée vers l’accumulation des signata de l’autre.

How US covered up Saudi role in 9/11, Paul Sperry (New York Post)

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In its report on the still-censored “28 pages” implicating the Saudi government in 9/11, “60 Minutes” last weekend said the Saudi role in the attacks has been “soft-pedaled” to protect America’s delicate alliance with the oil-rich kingdom.

That’s quite an understatement.

Actually, the kingdom’s involvement was deliberately covered up at the highest levels of our government. And the coverup goes beyond locking up 28 pages of the Saudi report in a vault in the US Capitol basement. Investigations were throttled. Co-conspirators were let off the hook.

Case agents I’ve interviewed at the Joint Terrorism Task Forces in Washington and San Diego, the forward operating base for some of the Saudi hijackers, as well as detectives at the Fairfax County (Va.) Police Department who also investigated several 9/11 leads, say virtually every road led back to the Saudi Embassy in Washington, as well as the Saudi Consulate in Los Angeles.

Yet time and time again, they were called off from pursuing leads. A common excuse was “diplomatic immunity.”

Those sources say the pages missing from the 9/11 congressional inquiry report — which comprise the entire final chapter dealing with “foreign support for the September 11 hijackers” — details “incontrovertible evidence” gathered from both CIA and FBI case files of official Saudi assistance for at least two of the Saudi hijackers who settled in San Diego.

Some information has leaked from the redacted section, including a flurry of pre-9/11 phone calls between one of the hijackers’ Saudi handlers in San Diego and the Saudi Embassy, and the transfer of some $130,000 from then-Saudi Ambassador Prince Bandar’s family checking account to yet another of the hijackers’ Saudi handlers in San Diego.

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Prince BandarPhoto: Reuters

An investigator who worked with the JTTF in Washington complained that instead of investigating Bandar, the US government protected him — literally. He said the State Department assigned a security detail to help guard Bandar not only at the embassy, but also at his McLean, Va., mansion.

The source added that the task force wanted to jail a number of embassy employees, “but the embassy complained to the US attorney” and their diplomatic visas were revoked as a compromise.

Former FBI agent John Guandolo, who worked 9/11 and related al Qaeda cases out of the bureau’s Washington field office, says Bandar should have been a key suspect in the 9/11 probe.

“The Saudi ambassador funded two of the 9/11 hijackers through a third party,” Guandolo said. “He should be treated as a terrorist suspect, as should other members of the Saudi elite class who the US government knows are currently funding the global jihad.”

But Bandar held sway over the FBI.

After he met on Sept. 13, 2001, with President Bush in the White House, where the two old family friends shared cigars on the Truman Balcony, the FBI evacuated dozens of Saudi officials from multiple cities, including at least one Osama bin Laden family member on the terror watch list. Instead of interrogating the Saudis, FBI agents acted as security escorts for them, even though it was known at the time that 15 of the 19 hijackers were Saudi citizens.

“The FBI was thwarted from interviewing the Saudis we wanted to interview by the White House,” said former FBI agent Mark Rossini, who was involved in the investigation of al Qaeda and the hijackers. The White House “let them off the hook.”

What’s more, Rossini said the bureau was told no subpoenas could be served to produce evidence tying departing Saudi suspects to 9/11. The FBI, in turn, iced local investigations that led back to the Saudis.

“The FBI covered their ears every time we mentioned the Saudis,” said former Fairfax County Police Lt. Roger Kelly. “It was too political to touch.”

Added Kelly, who headed the National Capital Regional Intelligence Center: “You could investigate the Saudis alone, but the Saudis were ‘hands-off.’ ”

Modal Trigger
Photo: AP

Even Anwar al-Awlaki, the hijackers’ spiritual adviser, escaped our grasp. In 2002, the Saudi-sponsored cleric was detained at JFK on passport fraud charges only to be released into the custody of a “Saudi representative.”

It wasn’t until 2011 that Awlaki was brought to justice — by way of a CIA drone strike.

Strangely, “The 9/11 Commission Report,” which followed the congressional inquiry, never cites the catch-and-release of Awlaki, and it mentions Bandar only in passing, his named buried in footnotes.

Two commission lawyers investigating the Saudi support network for the hijackers complained their boss, executive director Philip Zelikow, blocked them from issuing subpoenas and conducting interviews of Saudi suspects.

9/11 Commission member John Lehman was interested in the hijackers’ connections to Bandar, his wife and the Islamic affairs office at the embassy. But every time he tried to get information on that front, he was stonewalled by the White House.

“They were refusing to declassify anything having to do with Saudi Arabia,” Lehman was quoted as saying in the book, “The Commission.”

Did the US scuttle the investigation into foreign sponsorship of 9/11 to protect Bandar and other Saudi elite?

“Things that should have been done at the time were not done,” said Rep. Walter Jones, the North Carolina Republican who’s introduced a bill demanding Obama release the 28 pages. “I’m trying to give you an answer without being too explicit.”

A Saudi reformer with direct knowledge of embassy involvement is more forthcoming.

“We made an ally of a regime that helped sponsor the attacks,” said Ali al-Ahmed of the Washington-based Institute for Gulf Affairs. “I mean, let’s face it.”

Source: http://nypost.com/2016/04/17/how-us-covered-up-saudi-role-in-911/

Paul Sperry is a former Hoover Institution media fellow and author of “Infiltration: How Muslim Spies and Subversives Have Penetrated Washington.”

Rattrapage Ethnique: Le RDR annonce une banque pour les militants du RDR

Militants

Les alchimistes de la rue Lepic ont trouvé une méthode bien ingénieuse pour blanchir les milliards volés dans les casses des succursales de la BCEAO : créer une banque spéciale, avec des succursales installées un peu partout au dramanistan, qui ne prêterait qu’aux « vaillants » militants du RDR.

Apparemment, le sale butin est si gros que ni les nombreuses fondations créées à la va-vite, ni les hideux immeubles montés précipitamment et sans aucune conception architecturale sur des terrains arrachés de force à leurs propriétaires, ni les entreprises engendrées sur un coup de tête n’ont pu le blanchir. La tâche est d’autant plus ardue qu’avec l’affaire des Panana Papers s’annoncent inéluctablement d’autres scandales, qui cette fois-ci pourraient bien nous dire où ce cache l’argent volé à la BCEAO par nos rattrapés.

Mais voilà que les alchimistes de la rue Lepic, toujours à l’écoute des humeurs bellicistes leurs militants, nous offre la primeur de leurs réflexions socio-économiques : les ex-combattants du RDR, reconvertis en gnambros et en microbes, grognent chaque jour d’être délaissés par ceux qui les ont utilisés pour la déchirure de la Côte d’Ivoire. Pourquoi ne pas leur créer une « Banque du RDR » … qui par là-même poursuivrait l’entreprise de blanchiment du butin des casses et des expropriations ? A la rue Lepic, avec le magot des autres, on pense hein !

Ce que pense vraiment Venance Konan de dramane wattra: Morceaux choisis

Venance KonanVenance Konan, cet écrivaillon du ventre, a bien la plume bavarde ces derniers jours. Et si nous revisitions tel quel son gribouillage d’il y a quelques années ? Peut-être que cela nous aiderait un peu à pénétrer les effluves épais qui enfument sa cervelle pour découvrir l’essence de ce qu’il est vraiment.

IVOIRIENS ET LEUR IVOIRITE  (Vendredi 13 Février 1998 )

De nombreuses personnes, souvent très proches du PDCI disent que ce qui les gènes dans ce code électoral en discussion en ce moment est qu’il semble dirigé contre Monsieur Alassane Ouattara. Les gens du PDCI s’en défendent. Pour ma part, je pense que si ce code électoral était dirigé contre Monsieur Alassane Ouattara ce serait une très bonne chose.

Pourquoi ne dit-on pas que ce code électoral est dirigé contre Monsieur Gbagbo Laurent (qui lui a déjà déclaré qu’il sera candidat à a Présidence et affirme avoir le plus grand parti de Côte d’Ivoire) ou Monsieur WODIE, ou Monsieur Gueu Dro, ou moi ? Pourquoi seulement Alassane Ouattara alors qu’il n’a jamais dit qu’il briguera la présidence de la république de la Côte d’Ivoire, c’est parce que ceux qui le soutiennent et ceux qui le soutienne et ceux qui ne le soutiennent pas savent qu’il est celui qui a un problème de nationalité. Alassane Ouattara affirme être un ivoirien. C’est sans doute vrai. Mais il est un fait qu’à une certaine période de sa vie, il porta la nationalité du Burkina Faso actuel. Fut-il d’abord ivoirien, puis burkinabé avant de redevenir ivoiriens ? Est-ce parce que l’un de ses parents était burkinabè, si c’est le cas, nous constatons simplement qu’il eut des liens et des sentiments très forts avec ce pays pour s’en réclamer ressortissant. Pourquoi les ivoiriens doivent-ils prendre le risque de confier leur destin à un homme dont le patriotisme n’est pas exclusivement ivoirien ? Au nom de quel principe ?

A-t-il pris la nationalité burkinabé simplement parce que ça lui permettait d’entrer au FMI et à la BCEAO ?, si c’est le cas c’est un aventurier dont le patriotisme fluctue au gré de ses intérêts. Pourquoi les ivoiriens devraient-ils prendre le risque de confier leur destin à un homme dont le nationalisme varie selon l’air du temps ? Au nom de quel principe ?

Gbagbo Laurent et Djeny Kobina disent que cette loi est raciste, xénophobe etc que tous ceux qui ont la nationalité ivoirienne même s’ils ont été naturalisés hier doivent être candidats à la Présidence. Ignorons-nous que de nombreux ivoiriens vivant en France font tout aujourd’hui pour avoir la nationalité française afin d’échapper aux foudres de la police de Pasqua, ceux-là seront-ils fondés à briguer un jour la présidence française ? Ignorons-nous que de nombreux Guinéens, burkinabè, Maliens, Camerounais, Zaïrois, Nigérians font tout pour avoir la nationalité ivoirienne pour aller travailler dans des organismes internationaux, pour entrer en Europe (parce que s’ils disent leur vraie nationalité ils sont aussitôt suspects) ou pour venir vivre et travailler chez nous, combien de fois ivoir’soir n’a-t-il pas parlé des trafics de fausses pièces d’identité,

Est-ce d’être raciste et xénophobe que de prendre un minimum de précautions pour que notre pays ne tombe pas aux mains d’aventuriers, est-ce aller trop long que d’exiger que le père et la mère au moins soient ivoiriens pour être sûr que celui qui dirigera notre pays n’aura pas un coeur qui balance ailleurs, les ivoiriens savent-ils qu’ailleurs on exige que les parents eux-mêmes soient de père et mère nationaux pour briguer la présidence. On a aussi beaucoup commenté la disposition qui dit qu’il faut avoir résidé de façon continue en Côte d’Ivoire pendant les cinq années qui précèdent la date des élections, pour déduire qu’elle vise Alassane Ouattara. On a oublié de lire le paragraphe suivant qui dit que cette disposition ne s’applique pas aux ivoiriens choisis par l’Etat de Côte d’Ivoire pour servir dans des organisations internationales. Rappelons que lorsque Monsieur Alassane Ouattara allait au FMI, le gouvernement avait dit que c’était lui qui l’avait choisi. Et c’était ceux qui le supportent aujourd’hui, à savoir Gbagbo Laurent et Djeny Kobina, qui disaient que c’étaient faux, qu’il y était par ses propres mérites. Qui dit vrai aujourd’hui ? S’il y a été envoyé par la Côte d’Ivoire il est évident qu’il n’est pas visé par cette disposition. Donc où est le problème, s’il a décidé tout seul aller se mettre au service du FMI ? Pourquoi cela nous sera-t-il opposable aujourd’hui ?

Pourquoi le candidat doit-il avoir résidé au moins 5 ans dans le pays avant les élections, ceux qui ont suivi les dernières élections en Pologne ont la réponse. Vous vous en souvenez, un polonais qui avait vécu toute sa vie au canada a débarqué et s’est présenté à la candidature. Il a distribué des millions, promis la lune aux polonais et a mis Lech Walesa en ballotage après avoir battu le Premier Ministre Tadeuz Mazowiescki. Il s’en est fallu de peu qu’il ne devienne Président. Et l’on s’est rendu compte après qu’il n’était qu’un escroc. Il a disparu de la circulation après. La Côte d’Ivoire peut-elle se permettre de prendre un tel risque, Je pense que nous devons arrêter de voir Bédié, Alassane ou Gbagbo dans cette affaire de code électoral. Nous devons arrêter de voir nos ethnies, nos régions et nos religions dans cette affaire. Nous ne devons voir que la Côte d’Ivoire. La nôtre, celle de nos enfants, de nos petits-enfants, de nos arrière-petits-enfants. La Côte d’Ivoire éternelle. Si nous confions notre pays à des mains peu sûres et qu’il se brise, il n’y aura aucune ethnie ou religion qui sera épargnée. Et c’est aujourd’hui que nous devons poser les règles de cette Côte d’Ivoire que nous voulons solide. Et je crois que nous devons aujourd’hui remercier Alassane Ouattara de nous avoir permis d’ouvrir les yeux sur notre réalité, notre ivoirité. Pendant longtemps nous avons tous baigné dans un certain laxisme, nous avons tous fermé les yeux, et tout le monde a fait ce qu’il voulait dans notre pays. Aujourd’hui nous ouvrons les yeux et nous constatons que notre pays a au moins 40% d’étrangers, que notre économie ne nous appartient plus, que des assassins libériens font la loi dans l’Ouest de notre pays et que si nous n’y prenons garde nous confierons notre pays à quelqu’un qui n’est pas ivoirien ou pas suffisamment pour souffrir ou mourir avec lui. Et Messieurs Gbagbo et Kobina veulent que nous continuions dans cette voie dangereuse, au mon de quel principe ?

Nous sommes panafricanistes. Nous sommes fermement convaincus que l’intégration est notre voie de salut. Mais l’intégration suppose que nous marchions tous du même pas. Toutes nos boutiques sont tenues par des Mauritaniens. Allez essayer d’ouvrir une boutique en Mauritanie. Ou au Nigeria. Ou au Ghana. Essayer d’aller au Gabon sans visa. L’intégration suppose que tous les pays candidats à cette intégration se fixent des règles communes et des objectifs à atteindre et que tout le monde respecte ces règles. Mais on ne peut pas demander à l’un de perdre son identité au profit des autres.

Alors ce code électoral vise Alassane Ouattara, Oui, et alors, il n’est pas le seul. Mais il y a aussi des millions d’ivoiriens de souche, de père et de mère et arrière grands-parents ivoiriens, qui n’ont jamais renoncé à leur nationalité et qui ont consacré toute leur vie à bâtir ce pays. Pourquoi ne parle-t-on pas de ceux-là ?

On dit aussi qu’Alassane Ouattara fut Premier Ministre. Et que cela lui donne une légitimité pour briguer la présidence. D’abord il n’a pas été élu Premier Ministre. Et le débat actuel porte sur la présidence. Et, rappelons-le-encore, ceux qui le combattirent le plus violemment parce qu’il était Burkinabè. Mais tout ça c’était une autre époque. Celle où les ivoiriens toléraient beaucoup de choses. Il y en a une autre qui commence où les ivoiriens veulent conduire eux-mêmes leurs affaires.

Venance KONAN Fraternité Matin / Vendredi 13 Février 1998

QUE RECHERCHE LE RDR ? (Vendredi 20 Mars 1998)

A Odienné le RDR est chez lui. C’est « son territoire ». Ne dit-on pas que la mère de leur gourou vient de là-bas, dans un village qui est la frontière avec la Guinée, N’est-ce pas dans la région d’Odienné que le RDR a eu plus de voix ? Alors la région d’Odienné est son “territoire” Aussi lorsque la première dame de Côte d’Ivoire veut se rendre à Odienné, le RDR considère cela comme une violation de domicile, un casus belli ; Il ne peut l’accepter. Madame Henriette Konan BEDIE n’est-elle pas l’épouse de Monsieur Henri Konan BEDIE ? Leur ennemi, celui qui a ravi la place qui, selon eux, devait revenir à leur “Bravetchê” au nom d’on ne sait qu’elle constitution ou loi de quel pays ? Pour ce qui nous concerne en côte d’ivoire, tous les ivoiriens savent qu’en 1993, la constitution prévoyait qu’en cas de décès du Président de la République, le Président de l’Assemblée Nationale lui succèderait aussitôt.

Puisqu’ils ne peuvent empêcher Madame la Présidente de se rendre à Odienné qui est sur le territoire ivoirien, l’ineffable Mamadou Ben Soumahoro et ses comparses ont tenté, par des formules alambiquées de faire échouer cette visite. Las ! La population d’Odienné est sortie massivement pour accueillir la Dame au grand cœur. Parce que cette population savait que Madame BEDIE était venue pou la servir, comme elle le fait à travers tout le pays. Même l’envoyé spécial d’un journal proche du RDR a dû, à son corps défendant, reconnaître que la visite de Madame La Présidente avait été un succès populaire. On ne peut pas cacher la forêt avec la main. Mais le Député-maire d’Odienné, sans craindre le ridicule a tenu à dire qu’il était là. C’est comme il lui plaît. La population d’Odienné, celle que Madame BEDIE était partie rencontrer était bien présente et c’est là l’essentiel.

Mais tout ceci nous amène à nous interroger sur les objectifs de ce parti appelé RDR. On se souvient tous des propos invitant à la haine tribale tenus par Djeni Kobina lors de sa récente tournée à travers notre pays. Des propos que l’on ne saurait tenir dans un autre pays, au Ghana par exemple, sans se retrouver en prison. On se souvient aussi des propos de Mamadou Ben Soumahoro qui demandait carrément que les Baoulé soient confinés dans leur terroir d’origine. C’est à peine s’il n’a pas demandé que l’on leur interdise de se déplacer sur le territoire ivoirien. On se souvient encore de tous les efforts du RDR pour faire croire à une partie des ivoiriens qu’ils étaient des martyrs. Que veut le RDR à la Côte d’Ivoire ? Au fond, le tort de la Côte d’Ivoire est d’avoir confié de hautes responsabilités à un travailleur immigré du nom d’Alassane Ouattara. Parce que feu Houphouët Boigny, vers la fin de sa vie a nommé Premier Ministre un homme dont la nationalité voltaïque a parfaitement été établie, certaines personnes veulent aujourd’hui que cet homme devienne le Président de la côte d’ivoire. Parce qu’il n’y a pas d’ivoiriens dignes de diriger la Côte d’Ivoire ? Nous voulons bien comprendre que certaines personnes qui ont bénéficié de substantiels avantages au temps d’Alassane Ouattara le regrettent aujourd’hui. Mais les ivoiriens ne peuvent accepter que ces personnes là tente de les diviser et mettent en péril leur pays.

Les Ivoiriens qui n’ont pas la mémoire si courte se souviennent encore des moments difficiles qu’ils ont vécus sous l’ère Alassane Ouattara. Ceux qui le suivent aveuglement aujourd’hui doivent se demander objectivement ce que cet homme a apporté à ce pays et ce qu’il pourrait lui apporter si nous le lui confions de nouveau. Monsieur Ben Soumahoro qui l’insultait dans les journaux savait bien ce qu’il lui reprochait. Aujourd’hui qu’il a retourné son boubou pour devenir son sofa, il pourrait peut-être nous expliquer son programme ?

Depuis 1994, la Côte d’Ivoire a renoué avec la croissance. Les populations en attendent légitimement les retombées. Elles ont commencé à les toucher à travers les routes, les écoles que l’on construit partout dans le pays, les village que l’on électrifie chaque jour, la valorisation du prix des matières premières, les enfant que l’on vaccine contre la polio, etc. les populations attentent plus. C’est légitime.

Mais, comme nous le répète inlassablement le Président Henri Konan BEDIE, pour avoir ce plus il nous faut faire preuve de rigueur, de persévérance dans le travail et il nous faut surtout maintenir la cohésion nationale. C’est pour cela que nous ne pouvons accepter les actions des dirigeants du RDR qui ne rêvent que de voir ce pays déchiré, ensanglanté. Parce qu’ils croient que leur « Bravetchê » pourrait profiter de ce chaos.

Aujourd’hui la Banque Mondiale et le FMI viennent de nous accorder 1200 milliard de francs. Quant de telles institutions débloquent une telle somme en faveur d’un pays, cela signifie qu’elles font confiance à ses dirigeants et à leur bonne gouvernance. Nous ivoiriens devons nous montrer digne de cette confiance en continuant dans l’effort et en refusant que des étrangers sabotent les actions menées par nos dirigeant pour notre bien-être.

Y a-t-il un ivoirien qui parcourt le Ghana ou le Burkina en insultant leurs dirigeant et en suscitant la haine tribale ?

Revenons à la réalité. On les a trop longtemps menés en bateau. Et beaucoup d’entre eux ont gâché leur vie pour rien. La réalité est que le RDR ne mène nulle part. Un petit groupe de personnes entretiennent des frustrations artificielles chez des milliers d’ivoiriens pour se faire une place au soleil. C’est tout. Djéni avait espéré entrer au gouvernement grâce au RDR. Il est furieux que ce soit Adama Coulibaly qui ait été choisi. Les tribulations de Djeni Kobina Jackson lors des dernières élections législatives montrent bien qu’il n’a aucune assise dans ce pays et que de ce fait, le suivre, c’est foncer dans le vide. N’avait-il pas promis aller à Korhogo pour « dire la vérité » aux populations sur l’entrée d’Adama Coulibaly au gouvernement ? Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Parce qu’il a compris que la population de Korhogo préférait suivre un de ses fils, qui est enraciné dans sa culture plutôt qu’un aventurier qui a tout le mal du monde pour dire simplement le nom de son village. Pourquoi des ivoiriens qui aimaient leur pays et sont fiers d’être ivoiriens, suivraient-ils un autre aventurier qui ne peut indiquer le village de son père, qui change de nationalité au grès de ses intérêts et qui ne montre aucun intérêt pour les problèmes des ivoiriens ? Si ADO veut croire que l’on peut faire de la politique par procuration et si Djéni veut attendre qu’un messie vienne réaliser son destin, laissons-les à leurs illusions. Mais il est temps que les ivoiriens comprennent que eux, n’ont pas deux pays et que s’ils laissent quelqu’un d’autre venir détruire celui qu’ils ont en y semant la haine, en montant des populations contre d’autres, ils seront les seuls à s’en mordre les doigts.

Venance Konan Fraternité Matin/Vendredi 20 Mars 1998

« OU EST TON VILLAGE ? » (30 Avril 1999)

Il y a quelque chose de pathétique dans les constantes références de Djéni Kobina à Alassane Dramane Ouattara. Surtout après l’entrée de Monsieur Adama Coulibaly au gouvernement. A l’entendre, ce qui lui a le plus fait mal, ce n’est pas qu’il n’ait pas été informé mais qu’ADO ne l’ait pas été. ADO, le messie, pour l’arrivée duquel il faut nettoyer les écuries, rendre droits les chemins tortueux, aplanir les collines, boucher les trous. Djéni Kobina, leader politique, chef d’un parti représenté au Parlement ne fait donc de la politique que pour préparer la voie à un homme miraculeux qui viendra guérir tous les maux de la Côte d’Ivoire, avec bien entendu lui-même à sa droite et sans doute l’impayable Ben Soumahoro à sa gauche. Et ADO, en homme providentiel qu’il est, ne parle pas. Pourquoi se fatiguerait-il ? Djeni parle pour lui. ADO est le père spirituel du RDR, disent les militants de ce parti. Le dieu de ce parti. Et en bon dieu qu’il est, il ne saurait s’adresser directement aux hommes. A-t-il jamais tenu un meeting ? A-t-il jamais montré un quelconque intérêt à l’égard de ceux qui sont prêts à mourir pour lui ? A-t-il jamais montré un quelconque intérêt pour ce pays qu’i dit être le sien avent d’être parachuté Premier Ministre, et depuis qu’il ne l’est plus ? Quant il arrive dans ce pays qu’i prétend vouloir diriger serait probablement trop salissant pour le grand fonctionnaire international qu’il est.

Ou alors, la réalité est tout autre. Il ne se sent pas chez lui ici. En Côte d’Ivoire tous les hommes politiques ont un fief. Houphouët avait Yamoussoukro, Bédié à Daoukro, Fologo à Sinématiali, Adama Coulibaly à Korhogo, Gbagbo Laurent à Ouragahio, Zadi Zaourou à Soubré, etc. Aujourd’hui, chaque ivoirien, qu’il soit en côte d’Ivoire ou à l’étranger, est fier d’avoir son village, fût-il petit ou grand, d’y aller aussi souvent que possible, de participer à son développement. C’est l’une des caractéristiques de la Côte d’Ivoire et qui a assuré son développement par rapport aux autres pays d’Afrique. Le rêve de tout cadre ivoirien est d’avoir sa maison au village. Et l’homme politique qui n’a pas usé de ses moyens personnels ou de son influence pour développer son village ou sa région est critiquée. Quiconque veut se lancer dans la politique sans avoir une maison chez lui part avec un gros handicap.

Djeni Kobina est en train de découvrir cette réalité aujourd’hui, la réalité que pour faire de la politique, il faut avoir un fief. « Djeni, où est ton village ? » lui demandent aujourd’hui ceux qui hier étaient ses plus proches compagnons. Posons aussi la question à son mentor : « ADO, où est ton village ? Si tu en as, pourquoi tu n’y vas pas ? Pourquoi restes-tu toujours à Abidjan quand tu viens en Côte d’Ivoire ? ».

Il faut que les militants du RDR, s’ils aiment ce pays

Venance Konan Fraternité matin du 30 Avril 1999

POURQUOI S’AGITE T-ON? (Vendredi 05 Juin 1998)

Où et le débat ? Nos amis du RDR crient à tous vent que leur candidat se présentera coûte que coûte en 2000. Oui, et alors ? Le PDCI sait aussi que son candidat se présentera en 2000 ? Mais a-t-il besoin de crier sur tous les toits ? le RDR dit que ADO, son champion, sera candidat. Où est le problème ? Quel Ivoirien n’empêcher un autre ivoirien remplissant les conditions exigées par le code électoral de se présenter à présidentielle ? Il y avait un code électoral. Un nouveau est en chantier. Pourquoi s’exciter avant qu’on ne le connaisse ? Le RDR veut-il nous dire qu’il est prêt à présenter un candidat qui ne remplit pas toutes les conditions exigées par le code électoral ? Et bien qu’il le fasse donc ! Nous sommes dans un pays de droit. Les structures compétentes de l’Etat examineront les différentes candidatures et décideront de celle qui sont acceptables et de celles qui ne le sont pas au regard du droit ivoirien.

C’est tout. On ne voit aucun autre parti, à part le RDR qui ait un candidat dont la nationalité pose problème. ADO est-il ivoirien ou non ? On n’a pas à s’agiter parce qu’il existe tout de même dans ce pays des structures capables de nous dire si oui ou non. Franchement il n’y a pas de quoi s’exciter. Même le FPI pour une fois est calme. Parce que son candidat potentiel n’a aucun problème avec sa nationalité. Le porte-parole du FPI n’a pas besoin de se fendre de deux pages dans un journal pour prouver que son candidat potentiel est « ivoirien à 100% » Ni celui du PDCI, ni celui du PIT, ni celui de l’USD… c’est le RDR seul qui a un problème avec la nationalité de son candidat. La girouette Ben Soumahoro a voulu nous prouver que celui qui lui donne à manger en ce moment est « ivoirien à 100% ». Il nous explique que ADO était vice-gouverneur de la BCEAO avec un passeport voltaïque parce que Houphouët l’avait envoyé en mission, avec la complicité du Président voltaïque de l’époque qu’il ne nomme pas.

On suppose qu’ Houphouët qui était visionnaire avait aussi envoyé ADO en mission lorsque la Haute Volta de l’époque lui donnait une bourse pour aller étudier aux Etats-Unis. Ou bien la Haute Volta était si généreuse en 1962 qu’elle a préféré laisser un ivoirien bénéficier de la bourse que lui offraient les Etats-Unis. Ou bien la Haute Volta était. C’est toujours parce qu’il était en mission commandée qu’ADO a étudié et commencé à travailler aux Etats-Unis sous la nationalité voltaïque. Monsieur Ben Soumahoro qui sait tout peut-il nous certifier que celui qui le nourrit n’a pas été aux Etats-Unis sous la nationalité voltaïque ? Qu’il n’était pas vice gouverneur de la BCEAO sous la nationalité Burkinabé ? Qu’ADO se soit par la suite naturalisé ivoirien, où est le problème ? La loi le permet. Sa mère n’est-elle pas ivoirienne d’après ce qu’on nous dit ? Tout le monde sait pourquoi Ben Soumahoro qui hier insultait ADO est accroché aujourd’hui à ses basques. Le ventre a ses raisons que la raison ignore. Ben Soumahoro qui n’a certainement pas la mémoire courte doit se souvenir de tout ce qu’il nous a dit, à moi-même et à ma consœur Dominique Mobioh sur Alassane, au moment où il nous raccompagnait, sur le pas de sa porte, un jour où nous avions été l’interviewer pour notre rubrique « l’Actualité vue par… ». C’était avant la mort d’Houphouët. Quand nous voyons aujourd’hui sa duplicité, sa versatilité, son avidité, ses délires tribalistes et ses mensonges nous ne pouvons qu’être tristes nous autres jeunes journaliste qui l’avions tant admiré et qui avons embrassé ce métier en partie parce que nous voulions être comme lui.

Mais le ventre de Ben Soumahoro a ses raisons que la raison ignore. Le peuple qui n’a pas la mémoire courte se souvient tout de même de l’époque très récente où il faisait tapisserie chez le Président BEDIE parce qu’il attendait une nomination. Mais en tout état de cause, que Ben Soumahoro arrête de distraire le monde. Les représentants du peuple ivoirien décideront bientôt qui peut être candidat à l’élection présidentielle et qui ne le peut pas. Et chacun prendra alors ses responsabilités. Les gens du RDR menacent à mots à peine voilés de mettre le feu à ce pays. Normal. Bon nombre d’entre eux ne sont ici que par intérêt. On a vu les Sidya Touré, Directeur de Cabinet du Premier Ministre être Premier Ministre en Guinée. Son Ministre de la Justice était enseignant et avocat ici sous la nationalité ivoirienne. Les exemples sont multiples. La Côte d’Ivoire n’a-t-elle pas toujours été le pays qui donne plus aux autres qu’à ses propres fils ? Mais que ceux qui veulent sachent qu’ils trouveront en face d’eux ceux qui n’ont que ce pays, qui n’aiment que ce pays et dont le patriotisme ne fluctue pas en fonction des intérêts.

Venance KONAN Fraternité Matin duVendredi 05 Juin 1998

GAOUSSOU NOUS ECLAIRE ENFIN ! (12 juin 1998)

Nous avons tous lu avec intérêt l’interview de Monsieur Gaoussou Ouattara, le frère aîné de Monsieur Alassane Ouattara parue dans le « le jour » du 22 Mai. Et ses propos appellent de notre part un certain nombre d’observations. Monsieur Ouattara dit qu’il ne se sent pas concerné par la balkanisation coloniale qui a partagé le royaume de ses ancêtres entre plusieurs Etats, et qu’il et autant chef traditionnel en Côte d’Ivoire qu’au Burkina Faso. Le royaume de Kong n’est pas le seul à avoir subi cet avatar de l’histoire. C’est le cas partout en Afrique, et à l’Est comme à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, on trouve aussi des chefs traditionnels qui exercent de part et d’autre de la frontière. Niera-t-on pour autant l’existence de nos Etats actuels ?

Quoi que l’on puisse penser de la colonisation, de ses effets négatifs sur nos sociétés et leurs organisations originelles, elle nous a légué nos Etats actuels, dans les limites qu’elle nous a imposées. Et nous sommes en train de bâtir nos nations dans ces limites, en dépit des liens historiques, familiaux, tribaux ou tout autre qui lient des habitants de deux pays. C’est ainsi que le Lobi de Doropo appartient à la même nation que le Kroumen de Tabou, et n’a plus le même destin que le Lobi du Burkina ou du Ghana. Parce qu’ils vivent désormais dans des pays différents. C’est comme cela et l’on doit faire avec.

Pour l’instant, le principe que tous les pays membres de l’OUA ont adopté est celui de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Jusqu’à ce que, grâce à l’intégration que nous souhaitons tous, nous arrivions à réformer les grands ensembles d’antan, que par exemple, les pays de la CEDEAO forment un jour, un seul Etat.

Nous n’y sommes malheureusement pas encoure et aujourd’hui, malgré les liens familiaux, historiques, traditionnel, un Ouattara du Burkina Faso est Burkinabé et un Ouattara de Côte d’ivoire est Ivoirien. Monsieur Gaoussou Ouattara nous dit : « A Bobo-dioulasso il y aujourd’hui un quartier de Kombougou où il y a environ 40 à 50.000 individus qui sont en fait originaires de Kong et qui se considèrent comme tels. » Sont-ils ivoiriens pour autant ? Il y a bien en Côte d’Ivoire des millions de personnes dont l’origine se situe quelque part au Ghana ou à Djénné au Mali. Sont-ils pour autant Ghanéens ou Maliens ? Il y a bien des Baoulé en Côte d’ivoire et au Togo. Ont-ils encore le même destin national ?

La colonisation a posé les frontières sans tenir compte de nos réalités. Et de nombreuses familles se sont trouvées divisées. Les Ouattara ne sont pas les seuls. Beaucoup n’ont pas eu à choisir. Cela s’est imposé à eux avec son lot de déchirement, de drames familiaux. D’autres par contre ont eu le choix. Et c’est le cas du père de Messieurs Gaoussou Ouattara et Alassane Ouattara. Monsieur Gaoussou Ouattara nous dit de leur père : « Il avait le choix entre s’installer à Linguêkro (Côte d’Ivoire ou résider à Sindou au Burkina Faso. Il a préféré s’installer à Sindou, et en partant, il a emmené les plus jeunes d’entre nos frères, dont Alassane ». C’est clair. C’était en 1949. Deux ans auparavant, en 1947, les colonies de Haute-Volta et de Côte d’Ivoire qui formaient un même ensemble territorial s’étaient scindées en deux colonies bien distinctes. Le père Ouattara avait choisi en toute conscience entre deux territoires. Le petit Alassane n’a pas choisi. Mais nous sommes tous tributaires des choix que font nos parents à certains moments de notre existence.

En 1960, la Côte d’Ivoire et la Haute Volta sont devenus deux Etats indépendants. Alors, que l’on arrête de vouloir noyer le poisson dans beaucoup d’eau. A partir de 1960, le père Ouattara se trouvait-il en Haute Volta en tant que voltaïque ou en tant qu’émigré ivoirien ? Le petit Alassane se trouvait-il là bas en tant que petit voltaïque ou en tant que petit ivoirien ? Signalons que le code de la nationalité ivoirienne comme c’était le cas en France jusqu’aux nouvelles lois Pasqua. Puisque le grand frère Gaoussou veut éclairer notre lanterne, qu’il nous dise franchement si son père et son frère étaient en Haute-Volta en tant qu’ivoiriens ou tant que Voltaïques ? Le fait que lui soit ivoirien n’induit pas forcément que son frère soit aussi ivoirien. Surtout maintenant que l’on connaît l’histoire de la famille, tout s’éclaire.

On glose aussi beaucoup sur le fait qu’ADO ait été gouverneur de la BCEAO, un poste réservé à la Côte d’ Ivoire, puis premier Ministre de la Côte d’ Ivoire. Jusqu’à ce poste de gouverneur, il avait toujours étudié et travailler comme Voltaïque ou Burkinabé. Alors pourquoi occupe t-il le poste réservé aux ivoiriens. Son frère nous donne la réponse : c’était un geste de reconnaissance d’Houphouët envers leur père qui lui aurait rendu des services. Et cela ne saurait étonner de la part d’Houphouët.

Mais cela autorise t-il ADO à prétendre aujourd’hui être le Président des Ivoiriens ? En tout état de cause, que Monsieur ADO sache ceci : lorsqu’on veut diriger un peuple, on vit avec lui, on apprend à la connaître, à le comprendre, à l’aimer. On ne prend pas un peuple comme on va prendre une prostituée, simplement en payant. On ne prend pas par la force, comme on viole une femme. Un peuple, on l’aime, on le courtise. Autant que nous sachions, Monsieur ADO n’a commencé à vivre avec nous qu’à partir de 1990, quand Houphouët l’a nommé Premier Ministre. Trois ans après, n’étant plus à ce poste, il est parti chercher mieux ailleurs. Aujourd’hui il veut revenir pour être notre Président. En nous proposant quel programme ? Quel rêve ? Simplement parce qu’il a de l’argent et qu’il peut acheter certaines personnes ? N’est-ce pas se moquer un peu de ce pays où il n’est même pas capable d’indiquer son village ? Son frère nous dit que le village où leur père a choisi de vivre à partir de 1949 avec ADO, le village où leur père est mort et enterré, le village avec lequel ADO entretient des relations mystiques se trouve au Burkina Faso. Et il veut que les ivoiriens se reconnaissent en lui ! Soyons sérieux de temps en temps.

Mr Gaoussou Ouattara dit qu’il ne se sent pas concerné par la balkanisation de l’Afrique. Nous si. Et nous ne pouvons pas accepter que le village de notre président se trouve au Burkina Faso.

Venance KONAN Fraternité Matin du 12 Juin 1998

NOTRE BIEN A TOUS (03 Juillet 1998)

Le débat sur l’origine de Monsieur Alassane Ouattara est désormais clos, puisque son frère aîné nous a expliqué qu’en 1949, lorsque la Côte d’Ivoire et la haute volta sont devenues deux colonies bien distinctes, leur père a choisi de retourner chez lui à Sindou, dans l’actuel Burkina Faso pour ne plus revenir en Côte d’Ivoire. On ne voit pas pourquoi il serait retourné à Sindou pour y être chef si ce n’était pas chez lui.

Le choix du père Ouattara était clair. Jusqu’en 1947, la Côte d’Ivoire et la Haute-Volta formaient une seule colonie. Les fonctionnaires de l’époque étaient indistinctement affectés dans les localités de cette colonie. Nous connaissons beaucoup d’ivoiriens qui sont nés sur le territoire de l’actuel Burkina Faso parce que leur père y était fonctionnaire. Beaucoup de personnes sont descendues de la Haute-Volta pour travailler dans ce que l’on appelait la Basse côte. Lorsque le territoire a été scindé en deux colonies distinctes, et que l’indépendance n’apparaissait plus comme un simple rêve depuis le discours du Général De Gaulle de Brazzaville, chacun est retourné chez lui, pour aider à la construction du futur Etat. Certains d’entre eux ont activement participé à la lutte pour l’indépendance de la Côte d’Ivoire, à la lutte pour le développement de la Côte d’Ivoire. Ils sont tous connus. Et il ne viendra à l’idée de personne de leur nier leur qualité d’ivoiriens. L’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante est récente et il reste encore beaucoup de témoins de la lutte émancipatrice encore vivants.

Le père Ouattara a choisi dès 1949 de rentrer en Haute-Volta. Au moment de l’indépendance, il n’est pas revenu en Côte d’ivoire pour se réclamer ivoirien. D’où vient-il qu’aujourd’hui son fils qui a vécu avec lui en Haute-Volta prétende vouloir régner sur les ivoiriens,

De 1960 à 1980, la Côte d’ivoire a connu une période de croissance qui a attiré beaucoup de ressortissants de pays voisins ou lointains. Tous les acteurs de cette période faste aux divers échelons de notre administration ou sur l’échiquier politique sont tous connus. Et nulle part n’apparaît le nom d’un certain Alassane Dramane Ouattara.

De 1980 à 1990, ça a été ce que l’on appelait la « conjoncture ». Comme partout sur le continent. Les ivoiriens se sont battus pour sortir de cette crise. Ils ont fait des sacrifices. Et personne ne se souvient avoir vu un certain Alassane Dramane Ouattara à cette époque. En 1990, le vent d’Est crée une nouvelle crise. C’est à ce moment qu’apparaît Alassane Dramane Ouattara. Houphouët lui fait appel pour une mission ponctuelle. Parce que Houphouët reste toujours à la barre. Ne jugeons pas les trois années de Monsieur Alassane Ouattara. Mais les ivoiriens se souviennent que peu de temps avant le décès d’ Houphouët, tous les clignotants étaient au rouge et que la menace d’une réduction des salaires était réapparue.

Fin 93. Houphouët meurt. Monsieur Alassane Ouattara part monnayer ses talents ailleurs. L’histoire de la Côte d’Ivoire continue, avec ses débats, parfois houleux, avec ses problèmes comme par exemple ceux de l’école, du code foncier, de la reforme des Institutions, de la négociation de la dette, de l’insécurité etc. A aucun moment Monsieur Alassane Ouattara ne participe à ces débats. A aucun moment il ne participe à la vie de la Côte d’Ivoire. A aucun moment on ne voit de quelle façon il apporte une pierre si petite soit-elle à la construction de la Côte d’Ivoire. Se refugiant derrière le très commode « droit de réserve », il ne se donne même pas la peine de donner ne serait-ce qu’un conseil, lui que l’on dit si brillant, pour la bonne marche de ce pays qu’il dit être le sien. D’où vient-il donc qu’il prétende aujourd’hui vouloir diriger ce pays ? Trois années. Trois petites années qu’il a passées dans ce pays qu’il veut diriger. Peut-il objectivement dire qu’il connaît ce pays, ce peuple ? Peut-il dire objectivement qu’il aime ce peuple ?

Que des ivoiriens qui soutienne Monsieur Alassane Ouattara se ressaisissent et comprennent que leur pays n’est pas une entreprise sur laquelle on fait une OPA (Offre Publique d’Achat) comme cela se fait dans le monde des affaires, où l’on achète des entreprises où on n’a jamais mis les pieds. Que ces ivoiriens-là se ressaisissent et comprennent que malgré nos différends, malgré ce que l’on peut reprocher aux uns et aux autres, notre pays est notre bien à tous, nous ivoiriens.

Que Monsieur Alassane Ouattara vienne, deux ans avant les élections créé des associations caritatives, distribuer de l’argent, critiquer ce que les autres ont fait ou n’ont pas fait, ne doit pas nous faire perdre de vue d’essentiel : cet homme n’a jamais été avec nous.

Venance KONAN Fraternité Matin du 03 Juillet 1998

PRINCIPES REFONDATEURS (Vendredi 27 août 1999)

L’article 49 du Code électoral qui avait fait couler tant de salive, d’encre et de sang en 1995 ressurgit. Cette fois sous une autre forme. Il est désormais incorporé dans la Constitution. Que dit-il ? Il dit pour l’essentiel, que pour être candidat à la présidence la Côte d’Ivoire il faut être ivoirien de père et de mère. Le débat récent avait porté sur la nécessité ou non de ne retenir que la nationalité d’un seul parent, et lequel. Les députés ont décidé que ce soit les deux. Et déjà l’on entend les mêmes mots qu’en 1995 : exclusion, xénophobie, affrontement. Qui est exclu par cette disposition ? L’Ivoirien dont un parent n’est pas Ivoirien. Exclu de quoi ? Du seul poste de Président de la République.

Certains en font un cheval de bataille, comme si la destinée normale de tout Ivoirien était de finir un jour Président de la République, Combien de Président y a-t-il à chaque fois dans un pays de plusieurs dizaines, voire de centaines de millions d’habitants ? Combien d’entre nous, Ivoiriens d’aujourd’hui, peuvent prétendre raisonnablement accéder au poste de Président de la République dans deux ans, dix ans, vingt ans, cinquante ans ?

Si c’est pour une question de principe que certains veulent affronter d’autres, eh bien parlons-en ! Qu’y a-t-il d’anormal à ce qu’un Ivoirien ayant un parent non Ivoirien ne puisse pas être Président des Ivoiriens ? Quel Ivoirien ne peut-il pas comprendre que celui qui a un parent ivoirien et un non-ivoirien a nécessairement une autre nationalité ou peut se prévaloir d’une autre nationalité ? Comment peut-on ne pas comprendre qu’un responsable ne peut se confier à un homme ou une femme qui a une autre nationalité, une autre allégeance, un autre patriotisme, d’autres obligations, sentimentales ou d’autres envers un autre pays ? Savez-vous qu’aux Etats-Unis, le simple fait de naître, même accidentellement dans un autre pays vous disqualifie automatiquement pour être Président de la République ? Quel que soit l’enracinement de votre famille dans le pays ? La raison est que les Etats-Unis ne veulent pas être dirigés par quelqu’un qui peut se réclamer d’une autre nationalité. Parce qu’il y a des pays, comme la France par exemple qui applique ce qu’on appelle le droit du sol c’est-à-dire que le simple fait de naître en France, même accidentellement, vous confère automatiquement la nationalité française. Ainsi de nombreux jeunes ivoiriens qui sont nés en France mais qui ont toujours vécu en Côte d’Ivoire ont-ils eu la désagréable surprise d’être convoqués pour le service militaire.

Je crois qu’au delà des passions, qui naissent parfois de la mauvaise compréhension des choses et des calculs politiciens, il faut regarder notre pays, et le situer dans son environnement. Pourquoi cette disposition soulève-t-elle tant de passions chez nous alors qu’elle existe dans tous les pays qui nous entourent sans que cela fasse l’objet d’un débat ? Lorsque nous discutons avec nos amis de ces pays, leur étonnement vient justement de l’absence d’une telle disposition dans notre constitution. Cela leur semble tellement surréaliste que nous nous affrontions sur une telle disposition !

On entend certains dire, « par le passé il y a eu ceci, ou cela, ils ont fait ceci, ou cela » si par le passé certaines erreurs ont été commises, sommes-nous tenus ad vitam aeternam de perpétuer ces erreurs ? Dans l’histoire de tout pays, de toute nation, il est des moments où il faut s’arrêter pour voir le chemin parcouru, celui qui reste à parcourir et se dire : « avons-nous raison de continuer sur cette voie ? ». N’est-il pas plus judicieux de changer de voie ? Aujourd’hui la France est en plein débat pour savoir s’il faut maintenir ou supprimer le droit de sol, ce droit vieux de plusieurs siècles. Dans les années soixante dix la même France importait par cargos des Maliens, des Sénégalais, des arabes. Aujourd’hui cette même France les renvoie par cargos entier et les Africains résidant illégalement en France vivent dans la terreur. L’ancien candidat à la présidence, Edouard Balladur, ancien Premier Ministre vient de proposer un débat sur la préférence nationale. Aux Etats Unis on construit des murs à la frontière pour empêcher les Mexicains d’entrer.

Pourquoi nous ivoiriens, au nom d’on ne sait quel principe nous voulons fermer les yeux sur nos réalités ? Pourquoi nous ivoiriens de naissance, ou d’adoption, pouvons-nous nos affronter sur la question de savoir si celui qui doit nous diriger doit être totalement de chez nous ? Certains partent du principe que ce pays n’appartient à personne et que par conséquent il appartient à tout le monde. Nous disons, nous que ce pays appartient aux ivoiriens. Et qu’il doit fonctionner sur un minimum de principes. Si ce pays s’est beaucoup donné aux autres, aujourd’hui il dit qu’il ne veut plus être la prostituée qui s’offre au plus offrant.

Si c’est aujourd’hui que les principes refondateurs doivent être arrêtés nous disons qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Pour peu que nous respections nous-mêmes nos principes, et que nous appliquions les lois et les décisions que nous prenons.

Par Venance Konan Fraternité Matin duVendredi 27 août 1999

C’EST QUEL IVOIRIEN CA ? (04 Septembre 1998)

Monsieur Alassane Ouattara est donc candidat à l’élection présidentielle de l’an 2000. Parce qu’il est ivoirien et éligible. Contrairement à 1995 où il avait reconnu ne pas être éligible. Qu’est-ce qui s’est donc passé ? Pour ce que nous savons, rien n’a changé au niveau des conditions d’éligibilité.

C’est donc au niveau de Monsieur Ouattara que quelque chose a changé. Lors du congrès de son parti, il a affirmé haut et fort qu’il est ivoirien. Et Balla Keïta l’a confirmé. Il a déclare dans « le jour » que Monsieur Ouattara est bien ivoirien, originaire de Kong. D’ailleurs, au moment ou Monsieur Ouattara devait être nommé Premier Ministre, le Président Félix Houphouët-Boigny l’avait envoyé, lui Balla Kéïta, annoncer aux habitants de Kong que Monsieur Ouattara était originaire de chez eux. Un bien drôle d’ivoirien que cet Ouattara, que Balla Keïta est obligé d’aller présenter aux gens de son village pour qu’ils sachent qu’il est effectivement de chez eux.

Et seulement au moment où, il va être nommé Premier Ministre. Il n’avait donc jamais mis les pieds dans son village auparavant ? Monsieur James Cenach, le grand journaliste que nous connaissons, est devenu grand enquêteur ès Ouattara. Il a annoncé sur RFI le 04 Août dernier qu’Alassane Ouattara était bien ivoirien puisque Kong était le foyer des Ouattara. Et il a précisé que les limites des royaumes traditionnels ne coïncident pas forcément avec les frontières, héritées de la colonisation. Mais Monsieur James Cenach, oublie sans doute que ce dont il est question actuellement n’est pas l’élection du roi ou de l’empereur ou du chef traditionnel de Kong, mais du Président de la République de Côte d’Ivoire. Et la Côte d’Ivoire ne va pas au-delà de Ouangolodougou.

Nous avons tous accepté les frontières héritées de la colonisation. Et c’est à partir de ce découpage que depuis l’indépendance le Ouatttara de Kong partage la même nationalité que le Ehui d’Adiaké, le Kipré de Gagnoa, le Tra Bi de Bouaflé, le Konan de Bocanda, le Kambiré de Bouna, le Beugré de Sassandra, mais pas avec le Ouattara de Bobo Dioulasso. C’est comme çà. Et nous l’avons accepté. Monsieur Gaoussou Ouattara, qui est depuis à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire sait que les lois qu’il vote ne concernent pas les Ouattara du Burkina Faso ou du Mali, même s’il est par ailleurs le chef traditionnel de tous les Ouattara. Le Kouamé dont le foyer originel se trouve quelque part vers Kumassi ne va pas pour autant avoir des prétentions au Ghana, même s’il y retrouve des parents.

Alors, arrêtons de jouer avec les mots, les formules, l’histoire. Monsieur Gaoussou Ouattara a bien déclaré dans « le jour » qu’en 1948 au moment où la Côte d’Ivoire et la Haute volta se séparaient pour devenir deux colonies distinctes, leur père est rentré en haute Volta avec les plus jeunes de ses frères, dont Alassane Ouattara, pour être chef traditionnel à Sindou ; c’est Sindou le village du père d’Alassane Ouattara et non Kong, si Kong était chez lui ? Pourquoi ne reconnaîtrions-nous pas simplement qu’en 1990, Houphouët-Boigny voulant le nommer Premier Ministre, il fallait absolument lui trouver une attache en Côte d’Ivoire ? Pourquoi ce « digne fils » de Kong, qui a exercé les plus hautes fonctions dans les institutions internationales, qui a été Premier Ministre de la Côte d’ivoire, n’a commencé que maintenant à construire une maison dans « son village » ? C’est quel ivoirien ça ? Lors du congrès de son parti, Monsieur Alassane Ouattara a exhibé sa carte d’identité ivoirienne et celle de sa mère. Et l’on s’est aperçu que la sienne n’a été établie qu’en 1982, alors qu’il avait déjà 40 ans. Sous quelle identité avait-il donc vécu jusque là ?

Que l’on ne dise pas qu’il s’agit d’un renouvellement. Parce que lorsque l’on renouvelle sa carte d’identité, elle garde toujours le numéro de l’année où elle a été établie pour la première fois. Et le numéro de la carte d’identité de Monsieur Alassane Ouattara indique bien qu’elle a été établie pour la première fois en 1982.

L’on s’est aperçu également que sur sa carte d’identité sa mère s’appelle Nabintou Ouattara. Et pourquoi, celle qu’il a présentée et dont il a montré les papiers s’appelle Nabintou cissé, née à Dabou. D’autre part, sur sa demande de carte d’identité formulée en 1990, il est précisé que son père est à Kong et sa mère à Odienné. Et pourtant sur leurs cartes d’identité ils sont nés respectivement à Dimbokro et Dabou. Que signifie tout cela ? Aujourd’hui, ce qui est en question est l’avenir de la Côte d’ivoire. Et cet avenir, personne n’a le droit de jouer avec. Surtout pas pour une question d’orgueil ou d’ambition personnelle. Puisque Monsieur Alassane Ouattara veut diriger les ivoiriens, dans la transparence, il leur doit des éclaircissements sur un certain nombre points.

A-t-il jamais porté la nationalité voltaïque ou Burkinabé ? Il a déclaré qu’il a servi la Haute Volta. A quel titre ? En tant que Voltaïque ou en tant que coopérant ivoirien. Après l’indépendance de la Haute Volta en 1960, est-il resté dans ce pays en tant que Voltaïque ou en tant qu’émigré ivoirien ?

Est-il vrai que sa vraie mère, Nabintou Ouattara, venue de sa Haute Volta natale rejoindre son mari est morte et qu’il a été élevé par la seconde épouse de son père, Nabintou Cissé ? Etait-il ou non le Président des cadres Burkinabé travaillant à Dakar, pourquoi est-ce seulement en 1982 qu’il a établi sa première carte d’identité ivoirienne ? Et pourquoi toutes ces confusions sur le nom de sa mère, sur les lieux de naissance de ses parents ?

Si Monsieur Alassane Ouattara veut vraiment être le Président des ivoiriens, il leur doit des réponses claires à toutes ces questions, et surtout à celle-ci : pourquoi, alors qu’il avait refusé de se présenter en 1995 à cause du code électoral, il décide de le faire maintenant sans que ce code n’ait changé ?

Aujourd’hui nous entendons ici et là des menaces à peine voilées du genre « si ADO n’est pas candidat on va voir ». « Nettoyez vos fusils, aiguisez vos machettes ». Certains se disent prêts à mettre ce pays à feu et à sang si la candidature d’ADO n’est pas retenue. C’est entendu. Ceux qui mourront, mourront. Et ceux qui doivent perdre leurs biens les perdront. Mais ce qui est sûr, ils se font peur à eux mêmes.

Il ne faut jamais forcer le destin. Et nous pensons que Monsieur Alassane Ouattara a eu un destin formidable. Il a été gouverneur de la BCEAO, Premier Ministre de la Côte d’Ivoire sous Houphouët-Boigny dont il assurait parfois l’intérim (comme il se plait à le répéter) et Directeur Général adjoint du FMI. Pourquoi veut-il à tout prix la seule chose qu’il sait qu’il ne peut obtenir ?

Par Venance KonanFraternité Matin /04 Septembre 1998

HOSPITALITE ET STUPIDITE

A propos du conflit Agnis-bozos à ayamé, un confrère du « Libéral » le journal qui soutient ADO, écrit ces lignes dans l’édition du Jeudi 3 Septembre : « pour nombre d’observateurs avertis et des moins privilégiés des dégâts causés, le conflit qui a opposé Agnis et Bozos à Ayamé trouve sa source dans la mauvaise interprétation par les autochtones de la nouvelle loi sur l’immigration et le projet de loi portant code foncier rural. L’un et l’autre de ces textes de loi soutiennent qu’une « certaine préférence » soit accordée aux seuls nationaux tout en préconisant que les ressources des terres et des eaux sur le territoire appartiennent en premier lieu aux nationaux. Mais à bien y réfléchir on en vient à déduire que le conflit Agnis-Bozo est la résultante directe des lois stupides et impopulaires aux conséquences imprévisibles votées récemment par la majorité parlementaire PDCI »

Plus loin notre confrère poursuit : « Il apparaît que les autochtones Agni ont délibérément voulu adopter une position d’auto-défense face au monopole de fait que détenaient les pêcheurs maliens sur les activités de pêche dans la région »

La première question qui nous vient en tête est de savoir si un Ivoirien peut écrire cela. Un ivoirien peut-il trouver stupides des lois ivoiriennes qui accordent une « certaine préférence » aux ivoiriens en Côte d’Ivoire ? Un ivoirien peut-il trouver stupides des lois ivoiriennes qui préconisent que les ressources des terres et des eaux sur le territoire ivoirien appartiennent en premier lieu aux Ivoiriens ?

Assurément non. Car l’Ivoirien, quelle que soit sa tendance politique, quelle que soit sa stupidité, aime son pays et veut s’y sentir chez lui. Dans quel autre pays l’Ivoirien peut-il jouir d’une « certaine préférence » ? Dans quel autre pays, l’Ivoirien pourra t-il posséder les ressources des terres et des eaux ?

L’hymne national ivoirien parle de « pays de l’hospitalité ». Et le comportement des Ivoiriens depuis l’indépendance a démontré que ces lignes de notre hymne national n’étaient pas que des mots, mais un comportement. Quel est le pays en Afrique, ou même dans le monde où le tiers de la population est composé d’étrangers, ou des étrangers ont le monopole sur les plus importants secteurs de l’économie. Dans quel pays d’Afrique des Ivoiriens pourront prétendre avoir le monopole sur les activités de pêche d’une région, au point de prétendre interdire cette activité aux natifs de la région ?

La Côte d’Ivoire est pionnière dans l’intégration de la sous-région. Elle est le pays qui offre le plus aux autres, quand ailleurs tout lui est refusé. Nous avons eu l’occasion de visiter tous les pays de la sous-région. De nombreux autres Ivoiriens également. Aussi nous savons de quoi nous parlons lorsque nous disons : « Allez essayer d’ouvrir un magasin ou un maquis au Ghana ou en Mauritanie et vous verrez ! » La première recommandation que nos diplomates donnent aux Ivoiriens en voyage dans les pays voisins est de se faire petits et d’éviter d’avoir des histoires avec les nationaux. Parce qu’ils en ressortiraient perdants.

Que se passe t-il en Côte d’Ivoire ? On traite nos lois (par conséquent ceux qui les ont votées) de stupides parce qu’elles accordent une « certaine préférence » aux Ivoiriens en Côte d’Ivoire. Dire que l’on est ivoirien et que ce pays appartient aux Ivoiriens c’est être xénophobe. Pendant combien de temps les ivoiriens vont assister passivement à leur spoliation accompagnée d’injures ? Pendant combien de temps les ivoiriens vont supporter que l’on insulte leurs institutions, leur chef d’Etat, leurs représentants et eux-mêmes au nom de la liberté d’expression, de la tolérance et de l’hospitalité ?

La Côte d’Ivoire a offert ce qu’elle pouvait à ses frères venus chercher le bonheur et la sécurité. Mais comme le disait feu Félix-Houphouët-Boigny : « la plus belle fille ne peut offrir que ce qu’elle a ». Nous avons donné ce que nous avons aux frères. Mais nous ne pouvons pas leur donner notre pays. Désolés ! Que l’on nous traite de xénophobes. Mais nous ne pouvons jouir d’une certaine préférence dans notre pays. La France, pays des droits de l’homme, de la fraternité et de l’égalité expulse chaque jour des centaines d’étrangers. Le Premier Ministre a dit récemment qu’il ne peut pas régulariser tous les étrangers en situation irrégulière dans son pays. Par conséquent, il faudra les expulser. C’est ce que la Côte d’ivoire indépendante n’a jamais fait. Et c’est probablement ce que l’on lui reproche.

Le Président BEDIE avait dit dans son premier discours de Chef d’Etat qu’il était intolérable que le commerce ivoirien soit entièrement aux mains des étrangers. Il nous appartient désormais, à nous ivoiriens de faire en sorte qu’il nous revienne.

Dimanche 8 Mai 2011
La Dépêche D’Abidjan

Pourquoi nous luttons, M. Frindéthié

V_logoUn ami, par peur ou pudeur, nous a demandé un jour pourquoi nous luttons alors le fouet craque si près des extrémités nerveuses. En effet, pourquoi luttons-nous, quand il nous serait plus aisé de nous terrer dans notre agrément lointain et feindre de ne rien voir du drame ivoirien?

Depuis avril 2011, cela nous peine de dire, dans un pleurer-rire, que la Côte d’Ivoire est devenue un Dozoland, une république bananière, un Etat sauvage dirigé par une meute inculte, cupide et violente.

Mais la Côte d’Ivoire n’est pas condamnée à cette kermesse de la stérilité démocratique. Nul Etat n’est condamné à une descente sans fin aux enfers. Nul Etat n’est condamné à être à jamais la foire des longs couteaux.

Il faut que la Côte d’Ivoire rentre dans le cercle des nations civilisées. Il faut que la Côte d’Ivoire se retrouve. Et dans la perspective de remettre la Côte d’Ivoire sur les rails de la démocratie qu’elle avait amorcée avant la prise du pouvoir par la force de la meute à dramane et soro, nous n’avons cessé d’interpeller l’opinion publique, les vrais democrats du monde, et les intellectuels internationaux sur la grande injustice que vivent les Ivoiriens, chaque jour persécutés, incarcérés, torturés, expropriés, forcés à l’exile, et exécutés.

Progressivement, les organisations internationales qui hier ont participé à la mise en place du désordre ivoirien aspirent à se dédouaner, et, après avoir léché leurs exécutants, aujourd’hui les lâchent pour les ensuite lyncher demain. Peu nous importe que « chiens mangent chiens ». Peu nous importe que les complices d’hier s’entre-dévorent.

Ce qui est en jeu pour nous, c’est le succès de notre combat pour la libération totale de la Côte d’Ivoire. Et notre combat commence à porter ses fruits, lentement, mais surement.

Nous n’aurons de cesse que lorsque la Côte d’Ivoire sera totalement débarrassée de la gangrène qui depuis un 19 septembre 2002 s’est installée en son corps ; nous n’aurons de cesse que lorsque les noms d’assassins comme soro, Fofié, Morou, Chérif, Ben Laden, Wattao, etc., seront connus du monde entier, et que ces criminels seront traqués à travers le monde comme l’est aujourd’hui Kony, qui hier encore se croyait sorti des cuisses de Jupiter. Nous y travaillons assidument.

Nous n’aurons de cesse que le jour où dramane et sa cour seront traînés devant les tribunaux comme l’est aujourd’hui Hissen Habré, qui lui aussi se crut un jour invincible. Nous y travaillons aussi. Le monde se réveille de sa longue léthargie. Le monde apprend, grâce aux efforts combinés des nombreux Ivoiriens qui ont pris sur eux d’éduquer les hommes et femmes épris de justice, que les noms de dramane, soro, wattao, fofié, jah gao, ben laden, chérif ousmane, zakaria et compagnie ne riment qu’avec crimes contre l’humanité.

Pourquoi nous luttons ? Nous voulons pouvoir dire un jour à nos enfants et à nos petits-enfants que lorsque la mère patrie fut violée, en dépit du claquement du fouet à nos oreilles, comme d’autres milliers d’Ivoiriens et d’Africains, nous ne restâmes pas les bras croisés d’effroi ; mais que nous parlâmes fort et que nous agîmes.

(Vidéo) Nahibly, après le passage de la meute meurtrière de Dramane Ouattara (publié en octobre 2012), M. Frindéthié

NahiblyLe 20 juillet 2012, la milice ethnique d’Alassane Dramane Ouattara, escortée par les FRCI et les chasseurs (dozos) convertis à l’épuration ethnologique de Dramane Ouattara, a fait irruption dans le camp de Nahibly, où 5000 Wê chassés de leurs terres avaient cru trouver refuge sous la « protection » des casques bleus. Là, sous le regard impassible des soldats de l’ONU, les miliciens de Ouattara ont détruit 90% des infrastructures du camp, massacré 13 réfugiés et blessé des dizaines d’autres. Dans la vidéo ci-dessous, deux femmes qui ont miraculeusement échappé au massacre des miliciens de Ouattara essaient de retrouver, l’une sa mère, et l’autre ses enfants dans les décombres encore fumantes du camp dévasté.

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Après l’Ouest, la gangrène d’expropriation foncière gagne du terrain au Sud (publié le 14 avril 2013), M. Frindéthié

un dozo de l'armée tribale de Dramane menace un Guéré dans le village de Baheb près de Duékoué

un dozo de l’armée tribale de Dramane menace un Guéré dans le village de Baheb près de Duékoué

S’il y a un mal pernicieux qui gagne insidieusement du terrain depuis la prise du pouvoir sanglante de Dramane Ouattara, c’est l’expropriation des terres des Ivoiriens par la clique à Ouattara. Au lendemain du carnage perpétré par l’armée tribale de Dramane sur les populations ivoiriennes, ce sont des cars entiers de compatriotes de Blaise Compaoré, à qui Dramane a promis un butin en terres et en nationalité ivoirienne, qui ont déferlé sur l’Ouest ivoirien à la conquête des terres des Wê assassinés ou exilés de force. Cette gangrène, que de nombreux Ivoiriens refusent encore de percevoir pour ce qu’elle est, c’est-à-dire, la pièce maîtresse d’un programme d’expropriation systématique des Ivoiriens de leurs patrimoines fonciers, commence à s’étendre aussi au Sud de la Côte d’Ivoire.

Après de petits coups de dents sporadiques donnés à certaines propriétés terriennes ici et là, à Yopougon, à Cocody, à Bingerville, à Marcory, à Dabou, etc. et au vu de l’inaction générale coupable des Sudistes, qui ne dénoncent ni l’injustice subie par les milliers de Wê, ni  les intermittents maraudages terriens au Sud, parce que n’appréhendant pas encore le caractère endémique de la politique de dépossession de Dramane qui a commencé à l’Ouest, la clique à Dramane a poussé des ailes.

La systémique d’expropriation est désormais en marche au Sud aussi, et c’est dans la localité de Grand-Bassam, dans le village de Mafiblé, que s’est joué le 1er mars le tout dernier épisode de dépouillement méthodique des populations villageoises sudistes. A Mafiblé, comme le raconte une victime de la politique de dépossession de Dramane, les forces tribales du Boucher de Duékoué sont arrivées lourdement armées et déterminées à expulser des propriétaires terriens de leurs domaines : «Nous étions au village, lorsqu’on nous a informés qu’environ 300 éléments des FRCI et 50 loubards ont investi le site qui abrite nos plantations et nos biens. Ces derniers nous ont demandé de quitter le site, arguant qu’il est destiné à abriter le projet Abouabou dénommé ’’Djibo Kamon’’, suite à une décision ministérielle ». Cette décision ministérielle du 12 avril n’aurait pas paru insolite si ce même jour du 12 avril une décision antérieure de la Cour d’appel n’avait tranché en faveur des villageois de Mafiblé. Mais qu’est-ce qu’une décision de la Cour d’appel dans un pays où Amadé Ourmi et la clique à Dramane règnent en maître par la loi des kalachnikovs et s’approprient impunément les biens des populations civiles?

A Mafiblé, la détermination des populations à protéger leurs propriétés de la meute armée de Dramane a eu des conséquences désastreuses. Des civiles ont été tout bonnement trucidés par les FRCI (rebelles). D’évidence, les Ivoiriens ne devraient pas attendre que le mal arrive à leur porte pour se battre ; car à ce moment-là, il sera déjà trop tard. Les Ivoiriens gagneraient plutôt à comprendre que l’expropriation programmée de Dramane Ouattara ne vise pas que les Wê, mais qu’elle est censée s’étendre à tous ceux qui ne s’inscrivent pas dans sa politique ethnocentrique de rattrapage. Il est donc nécessaire que dans les hameaux, dans les villages, dans les villes, les Ivoiriens s’organisent pour des actions concertées contre la politique foncière anti ivoirienne de Dramane. Dans ce combat, il revient aux cadres, aux étudiants et à tous ceux qui ont une certaine compréhension des enjeux du monde moderne de sensibiliser les populations rurales afin qu’elles commencent dès aujourd’hui, au moins, le recensement effectif de leurs patrimoines fonciers familiaux et la reconnaissance légale par attestation écrite des autorités rurales de leurs droits sur ces patrimoines.

La clique à Dramane est en pleine campagne de dépossession de terres, et tout ce qui aura apparence de propriété terrienne non enregistrée risque de passer illégalement entre les mains des rattrapés véreux. Certes, il n’est pas évident qu’un document puisse arrêter la bourrasque d’illégalisme et d’expropriation qui souffle depuis l’avènement de la Rattrapocratie ; mais une attestation écrite de droit de propriété pourrait déjà constituer la semelle sur laquelle s’érigerait la digue de protection contre la vague de confiscation et de vols que Dramane a érigée en vertu en Rattrapocratie. Ivoiriens, recensez vos terres rurales et faites-vous-en  délivrer, à la rigueur, des attestations de propriétés signées de vos autorités coutumières. Mais surtout, n’hésitez pas à vous joindre aux protestations des victimes contre les abus de Dramane ; car sauce bonne pour l’oie est bonne pour le jars.

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