(Vidéo 1, Jour 7, 27 février 2013): Les généraux Brédou et Kassaraté, trafiquants d’armes au compte de Dramane; Anaki stratège de déstabilisation de l’ordre public

L’évangile selon Philippe Mangou (29 mars, 2015), M. Frindéthié

mangou(1)Dans une interview accordée à un journal gabonais, l’ex-CEMA Philippe Mangou se défend de ce que les Ivoiriens continuent de lui coller l’étiquette de traitre pour avoir fui le théâtre des combats lors de la « bataille d’Abidjan » : « Est-ce que c’est Laurent Gbagbo qui a payé mon école pour me faire rentrer à l’EFA … Est-ce que c’est Gbagbo qui a fait de moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire. Depuis l’époque de Bédié, moi je suis officier. Et puis je sers la Côte d’Ivoire, pas Laurent Gbagbo … Donc j’ai trahi aussi Bédié alors? Parce que Bédié a été président avant Gbagbo Laurent … Donc si Gbagbo Laurent n’est plus président, moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire, je dois arrêter mon travail pour le suivre … je suis désolé pour vous monsieur le journaliste. Voilà qui est claire! Quand on t’envoie, il faut savoir t’envoyer soi-même, disait-il …».

Le problème de Mangou, c’est qu’il n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Prenant pour prétexte la profession de pasteur de son père et sa soi-disant éducation familiale de pacifiste, Mangou, abandonnant les jeunes soldats sous son commandement sans aucune direction, s’était réfugié à l’Ambassade de l’Afrique du Sud au moment où les troupes rebelles sous escorte française et onusienne rentraient à Abidjan.

Ce que les Ivoiriens reprochent au CEMA déserteur, c’est moins de n’avoir pas défendu la personne du Président Gbagbo que d’avoir failli à la mission qui était la sienne en tant qu’officier de la République : Celle de défendre la Côte d’Ivoire. Or Mangou a pris la poudre d’escampette dès les premiers coups de feu, exposant des milliers de militaires sans commandement aux bombes françaises. Mangou ne savait-il pas que son père était pasteur, que son éducation familiale lui dictait une vie de pacifiste au moment où il entrait à l’école militaire ? Ne savait-il pas que le rôle premier du militaire est de défendre la nation, et que son outil de prédilection est le fusil ? Mangou aurait pu se faire pasteur, mais il a choisi plutôt d’être un officier déserteur pour le malheur des Ivoiriens. Mangou est un pilote de ligne qui saute en parachute avant de lancer délibérément son avion contre le flanc d’une montagne.

Oh honte ! Mangou devrait avoir honte. Mais il y a, comme le dirait ma mère, « des gens qui sont nés sans cils et ne connaissent pas la honte ». Mangou est de cette race-là. C’est un couard qui a cru venir à l’armée comme l’on va en kermesse—car il est vrai qu’au temps où cette majorette entrait à l’école militaire, l’armée ivoirienne n’était d’armée que de nom. C’était là où, assuré de d’un bon traitement, l’on allait prendre tranquillement du ventre. Le malheur de Mangou est d’avoir été promu au moment même où il fut nécessaire que l’officier ivoirien démontrât sa formation et défendît son pays. Et Mangou, le fils de pasteur, qui était entré à l’armée comme une jeune fille se joint à une équipe de majorettes, abandonna ses armes et son uniforme et, le premier de tous les Ivoiriens, s’enfuit chercher refuge dans une chancellerie étrangère.

Mangou n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Mangou est coupable d’avoir donné au peuple ivoirien la fausse assurance que leur Chef d’Etat-major des Armées était encore à leur côté pour défendre la nation agressée, alors que Mangou lui-même préparait sa sortie en catimini. Mangou est coupable de la mort de milliers d’Ivoiriens. Sous d’autres cieux, un déserteur de sa trempe serait passé en cour martiale. Mangou n’a ni servi Gbagbo, ni servi la Côte d’Ivoire. Mangou a trahi Gbagbo et Mangou a trahi la Côte d’Ivoire. L’histoire retiendra de Mangou qu’il fut un pleutre, un déserteur, un traitre pour son pays.

Qui a trahi une fois est bien susceptible de trahir une seconde fois. Même Dramane Wattra à qui la majorette Mangou a fait allégeance le sait, qui a préféré tenir ce traitre loin de lui, dans une retraite dorée au Gabon. Que Mangou se taise et bouffe ; car, en plus d’être un traitre, il a la mauvaise manie de parler la bouche pleine.

(Vidéo) Les forces de dramane Ouattara avouent leurs crimes de guerre à Abobo

Fatou Bensouda (ICC Prosecutor) served as minister under one of the most repressive dictators in Africa!!! Shouldn’t charity begin at home?

Fatou bensouda was minister of justice of dictator Yaya Jammeh of Gambia. Talk about credibility!

Fatou bensouda was minister of justice of dictator Yaya Jammeh of Gambia. Talk about credibility!

 

Y aurait-il un mandat d’arrêt contre Toupet?

Toupet

Les autorités judiciaires du Burkina Faso auraient-elles vraiment lancé un mandat d’arrêt contre le général Toupet ? Depuis quelques heures, il circule sur les réseaux sociaux un document présenté comme un mandat d’arrêt officiel lancé contre le général Soumaïla Bakayoko par les autorités burkinabè. Selon certaines indiscrétions, ce mandat serait un faux document véhiculé par les services de communication de soro guillaume pour jeter le discrédit sur les autorités burkinabé et miner les très sérieuses charges qui pèsent sur lui dans l’affaire des écoutes téléphoniques. En intimant aux chefs de la rébellion ivoirienne qu’ils ne sont pas mieux lotis que lui, soro, dont les confessions de crimes sont désormais bien établies et qui s’est convaincu que dramane le sacrifiera tôt ou tard, essaierait de se garantir la loyauté des chefs de guerre et peser d’un poids fort contre toute action d’une éventuelle extradition.

toupe

Côte d’Ivoire – la pourriture de l’adjovan commence toujours par la tête

Pas question de répondre à la justice burkinabè

Pas question de répondre à la justice burkinabè

S’il est vrai que le poisson pourrit toujours par la tête, alors ce que nous avons actuellement à la tête de notre Dozoland est un vrai adjovan ; un vrai djekewra. Le Dozoland est un vrai pourrissement; et sa pourriture, il faut le reconnaître, découle du pourrissement moral de ceux-là même qui prétendent le diriger. Mais que pouvait-on attendre d’une cohorte de faiseurs de coups d’état, de braqueurs de banques, de génocidaires ? Ne serait-il pas normal qu’elle persévérât dans sa propension au désordre, au meurtre, à la frappe antidémocratique ?

Ainsi, toute la racaille qui, avec l’aide du Burkina de Blaise, participa à mettre la Côte d’Ivoire à genoux a décidé de remettre en selle le boucher de Ouaga. Et du le jugement diminutif qui fait figure de président de l’assemblée nationale au volubile négrillon de la grande muette, tout en passant par les analphabètes commandants de zones, la cancraille se fit gaiement conseillère militaire en sciences de la déstabilisation, convaincue que ses thurayas made in Ferkessédougou étaient impénétrables. Les thurayas faillirent et les djekewras se mirent à puer de mille exhalaisons putrides.

Mais n’est-ce pas par la tête que commence la pourriture de l’adjovan ? N’est-ce pas par la tête que débute la putréfaction du djekewra ? S’attendrait-on donc à ce que la tête de la pestilentielle pègre mafieuse qui sévit en Côte d’Ivoire depuis avril 2011 livrât ou protégeât ses semblables ? Ne nous faisons pas d’illusions.

La démocratie, nous ne cessons de le dire, est comme la charité bien ordonnée ; elle commence par soi-même. Il est tout à fait absurde d’attendre d’une personne qui n’a de vertus que celles de la pègre mafieuse qu’elle infuse une morale considérée à son entourage. La Côte d’Ivoire et le Burkina-post Compaoré auront leur justice ; mais pas avant que les djekewras qui polluent la sous-région n’en soient débarrassés.

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About the Book
In recent years, the Euro-American powers have made multiple armed incursions into Africa. The election of President Obama, greeted by most Africans as providential for their centuries-old troubled relations with the West, instead inaugurated a destructive coalition against Africa. In places like Côte d’Ivoire, Egypt and Libya, the United Nations, the International Criminal Court, the World Bank and the International Monetary Fund have supported military intrusions, arbitrary imprisonments, deportations and political assassinations under the guise of bringing freedom and democracy to benighted Africa.

The destabilization of Africa, the division of the continent into lawless zones controlled by thuggish warlords, the displacement of millions of refugees and the systematic sacking of Africa’s resources are telling: In Africa, the West was not on a goodwill mission. This book examines the West’s policy of aggression in Africa over the last 50 years as a legacy of colonialism, with human and economic costs that are radicalizing African nationalists.

About the Author(s)
K. Martial Frindethie is a professor of Francophone studies at Appalachian State University in Boone, North Carolina. An award winning author, his research interests include literature and film and the intersection of literature and political-ideological imagination.

Other Book(s) by K. Martial Frindéthié Available from McFarland:

The Black Renaissance in Francophone African and Caribbean Literatures

Francophone African Cinema

Globalization and the Seduction of Africa’s Ruling Class

Ouagadougou : qui sont les véritables commanditaires ?

ouagaL’attentat terroriste qui a fait 29 morts et 30 blessés à Ouagadougou et dans le Nord du Burkina est la première attaque djihadiste d’envergure dans ce pays. Dans l’après-midi du 15 janvier les assaillants ont tiré sur une gendarmerie, puis dans la soirée, ils se sont lancés à l’assaut de deux cibles : le Splendid Hôtel et le café Cappuccino situés, eux, dans le centre de la capitale. Immédiatement, ces attentats ont été revendiqués  par al-Quaeda au Maghreb islamique (AQMI) en précisant que c’était sa « filiale » al-Mourabitoune qui était passée à l’action. Cette organisation est dirigée par le djihadiste Moktar Belmoktar. Le drame survient quinze jours après l’investiture du nouveau Président Roch Marc Christian Kaboré et quatre mois après la tentative de coup d’Etat manqué du général Gilbert Diendéré. Compte tenu de certains faits troublants en provenance de Côte d’Ivoire et des liens qu’entretenaient l’ancien Président Blaise Compaoré et quelques hommes de son clan avec certains chefs djihadistes, il parait légitime de s’interroger sur les véritables commanditaires de ces attentats meurtriers.

Trois pays interconnectés

Pour comprendre les derniers événements survenus à Ouagadougou, il est nécessaire de les remettre dans leur contexte, celui de l’Afrique de l’Ouest dans l’œil du cyclone. Le Mali, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont trois pays interdépendants, à la fois géographiquement, économiquement mais aussi politiquement.
Les attaques djihadistes ont été perpétrées trois jours seulement après la mise en place du nouveau gouvernement burkinabè. Quelques jours plus tôt, le 28 décembre, veille de l’investiture du Président Roch Marc Christian Kaboré, un commando d’une vingtaine de personnes a été arrêté à Ouagadougou car il projetait d’attaquer plusieurs casernes de la capitale afin de semer la panique dans la ville et d’en profiter pour faire libérer leurs camarades incarcérés après le coup d’Etat manqué du 16 septembre. Parmi les personnes emprisonnées qu’il fallait extraire des griffes de leurs geôliers, se trouvaient, bien évidemment, le général Gilbert Diendéré auteur du putsch raté, et Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères. Coup d’Etat, tentative de déstabilisation et de libération des prisonniers, autant de faits qui prouvent que le camp de l’ancien Président Compaoré rêve toujours de reprendre la main.

La Côte d’Ivoire base arrière du clan Compaoré

Lorsqu’il a été obligé de fuir le Burkina Faso après la révolution d’octobre 2014, Blaise Compaoré s’est exilé en Côte d’Ivoire avec quelques-uns de ses plus proches conseillers. Ce pays est donc devenu la base arrière de l’ancien président et de son clan. Quelques jours avant le coup d’Etat, Gilbert Diendéré était à Abidjan. Etrange retournement de l’histoire, puisque jusqu’en 2011, c’est le Burkina Faso qui servait de base arrière à Guillaume Soro, ancien chef rebelle et actuel Président de l’Assemblée Nationale et à ses amis des Forces Nouvelles.
Les liens qu’entretiennent Guillaume Soro, Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré sont anciens, ils datent de 2001. C’est à cette époque que le Burkina a formé, armé et aidé matériellement les rebelles. Guillaume Soro entretient des liens presque filiaux avec Blaise Compaoré.

L’implication du Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne dans le coup d’Etat au Burkina

Désormais, il ne fait plus aucun doute que Guillaume Soro, a joué un rôle notable lors du coup d’Etat du général Diendéré. Des écoutes téléphoniques entre le deuxième personnage de l’Etat de Côte d’Ivoire et Djibrill Bassolé ont été interceptées et ont révélé son implication. Au cours de cette conversation, d’une durée de 16 minutes, le Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne propose de l’argent pour aider financièrement les soldats qui combattent aux côtés de Gilbert Diendéré puis, il explique doctement sa stratégie pour déstabiliser l’armée burkinabé. « On frappe un commissariat ou une gendarmerie au Nord et puis on frappe là… »  Si Guillaume Soro nie la paternité de cet échange, sa véracité ne fait pourtant aucun doute. Il a d’ailleurs été versé au dossier judiciaire instruit par le tribunal militaire de Ouagadougou.

Faits troublants

A quel jeu joue Guillaume Soro dans la sous-région ? A la lumière des informations recueillies par l’IVERIS cette question s’avère cruciale. En effet, depuis quelques semaines, Guillaume Soro a recruté une petite centaine d’anciens soldats de l’armée malienne. Des recrutements de combattants ont également été effectués dans tout le Mali pour le compte du Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne.
Les nouvelles recrues sont arrivées en car et par petits groupes de cinq à six personnes jusqu’à la ville de Ségou devenue un carrefour des arrivées de combattants en provenance de plusieurs localités du Mali. Sous couvert de recrutement dans les mines d’or ivoiriennes, ces jeunes hommes étaient ensuite convoyés à Katiola. Cette commune n’a pas été choisie au hasard. D’une part, elle se situe à 50 km de Bouaké, fief du Président de l’Assemblée nationale. D’autre part, selon des sources ivoiriennes, elle abriterait un important arsenal militaire.
Les contacts de Guillaume Soro avec AQMI passent par l’ancien conseiller de Blaise Compaoré, Mustapha Chafi, un mauritanien d’origine qui réside en Côte d’Ivoire depuis la chute de son mentor. Cet homme de l’ombre est proche de Moktar Belmokthar avec qui il a négocié pendant des années la libération de nombreux otages occidentaux. L’autre proche du Président de l’Assemblée Nationale est Ben Maouloud, ce narcotrafiquant fut le bras droit de l’ancien président malien Amadou Toumani Touré, il vit également en Côte d’Ivoire depuis le coup d’Etat de 2012 qui a renversé le Président malien. Mustapha Chafi et Ben Maouloud sont tous deux des arabes proches de Moktar Belmokthar et de ses lieutenants notamment de Yoro ould Dah très actif à la frontière du Mali et du Niger. Lors de leur conversation téléphonique, Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, évoquent à plusieurs reprises le surnom de Mustapha Chafi.

La fuite en avant

Certes, il ne fait aucun doute qu’AQMI et la branche de Moktar Belmoktar al-Mourabitoune aient revendiqué les attentats du 15 janvier à Ouagadougou, d’autant qu’ils offrent une vitrine médiatique forte à leurs organisations et leur permet de gagner des points dans leur guerre de communication et d’influence avec l’organisation de l’Etat islamique. Néanmoins, la déstabilisation des nouvelles autorités du Burkina Faso poursuit le même objectif que celui de Blaise Compaoré. D’autant que la justice burkinabé vient de demander son extradition aux autorités ivoiriennes dans le cadre de l’assassinat de l’ancien Président Thomas Sankara.
Quant à Guillaume Soro, l’étau se resserre autour de lui. Depuis quelques mois le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, qui malgré ses nombreuses exactions avait réussi à passer entre les gouttes, encaisse les coups durs. Le jour de l’attentat de Ouagadougou, la justice burkinabè a lancé un mandat d’arrêt international contre lui, avec demande d’extradition dans le cadre de sa participation au coup d’Etat du 16 septembre. Il a également du fil à retordre avec la justice française. La juge Sabine Kheris a émis un mandat d’amener contre lui le 7 décembre dernier dans le cadre de l’instruction du dossier de Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo. Alors qu’il était à Paris en visite privée, il a réussi à fuir la France grâce à un ordre de mission signé par le Président Alassane Ouattara, le mandatant à postériori comme membre de la délégation de la COP 21.  Enfin, lui et les chefs de la rébellion ont au-dessus de la tête l’épée de Damoclès de la justice internationale. La Cour Pénale internationale (CPI) a toujours exprimé la volonté de ne pas juger un seul camp. A quelques jours de l’ouverture du procès de Laurent Gbagbo, qui se tiendra à partir du 28 janvier, la tension dans le camp des ex-chefs rebelles est à son comble. Quand la CPI émettra-t-elle des mandats d’amener ? Enfin, sur le plan de la politique intérieure, Guillaume Soro a perdu la bataille de la succession d’Alassane Ouattara, qui le soutient comme la corde soutien le pendu. Le Président de l’Assemblée Nationale se retrouve le dos au  mur. Dans ces conditions, il ne parait pas étonnant qu’il adopte la stratégie de la terre brûlée.

Enfin, les attentats de Ouagadougou posent d’autres questions cruciales sur l’action et l’efficacité des services de renseignement(I). Si en cette période de transition, la fragilité des services burkinabè peut se comprendre, les défaillances des services ivoiriens, maliens, français et américains- ces deux pays ayant des bases de leurs forces spéciales à Ouagadougou, l’opération Barkhane couvre également le Mali- est inexplicable. Dans une période où le Mali, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont dans la tourmente, comment ne pas scruter à la loupe tous les événements et regarder les réalités de ces pays pour comprendre ce qui s’y passe et être en situation de réagir ? En Afrique, le recrutement de combattants ne peut pas passer inaperçu. Les populations locales savent. Et elles parlent…

Leslie Varenne directrice de l’IVERIS

Sur le même sujet: https://frindethie.wordpress.com/2016/01/16/attentats-terroristes-au-burkina-et-si-compaore-chafi-et-soro-y-etaient-pour-quelque-chose/

Justice américaine contra ADM, Cargill et Nestlé Côte d’Ivoire : Comment dramane s’est fait prendre à son propre piège.

cacaoAu début des années 2000, à la veille de la rébellion de dramane et de soro, lorsque le désir de voir tomber le Président Gbagbo prit chez dramane une obsession maladive et que tout fut mis en œuvre pour souiller l’image de « la Côte d’Ivoire de Gbagbo » au plan international, un mystérieux article fut publié dans le New York Times, qui se révélera être une fiction bien concoctée.

En effet, un journaliste américain du nom de Michael Finkel, mandé par les « tombeurs de Gbagbo », inventa un « reportage » dans lequel un enfant fictif du nom de « Youssouf Malé » fut introduit à l’Amérique comme l’épitomé d’un commerce dégradable ayant cours sur les plantations ivoiriennes de café et de cacao : l’esclavage des enfants.

Quelques temps après, Michael Finkel fut démasqué par une ONG indépendante et finit par confesser que son reportage n’était en fait qu’un tissu de menteries. Michael Finkel fut chassé du New York Times et s’évanouit dans la disgrâce.

Pour la Côte d’Ivoire, cependant, la mal était fait.

Dans le contexte international, l’on parla de la Côte d’Ivoire comme le pays de l’esclavage des enfants, et du cacao ivoirien comme le « cacao de la honte ». dramane s’en frotta les mains. Son épouse et lui avaient investi d’énormes ressources pour attaquer « le cacao de Gbagbo » ; et ils avaient enfin atteint leur but. Gbagbo était devenu « infréquentable », et son cacao « immangeable ».

dramane s’était convaincu qu’une fois au pouvoir, il renverserait les tendances, réparerait ce qu’il avait gâté, et redonnerait au cacao ivoirien ses lettres de noblesse. Et comme tout ce que, mû par sa haine pour Gbagbo et pour tous ceux qui ne voulaient pas qu’il fût président parce qu’il était musulman et du Nord, dramane gâta, dramane ne put jamais refaire la réputation du cacao ivoirien.

dominique, son épouse, après avoir participé à véhiculer l’image d’une Côte d’Ivoire esclavagiste, s’époumona à remettre dans le seau l’eau versée, et finit par admettre son échec en décembre dernier, exhortant la communauté internationale à reconnaître qu’en Côte d’Ivoire, bien sûr il y a des cas isolés de trafic d’enfants, mais qu’en général, ces enfants que l’on nomme « esclaves » ne sont que des « écoliers » qui, après l’école, viennent observer leurs parents au travail, comme cela se fait dans toutes les sociétés humaines.

Ah ! Qu’il est facile de gâter, mais dur de réparer !

C’est en voulant salir ce qui n’était plus le cacao ivoirien, mais plutôt le « le cacao du Président Gbagbo » que dramane mit ADM, Cargill et Nestlé Côte d’Ivoire dans le pétrin. Pour les Américains, ces compagnies-là ont profité de l’esclavage des enfants en Côte d’Ivoire.

La mayonnaise dramane a pris, alors, allons jusqu’au bout. Et les contorsions de dramane pour faire accepter aux Américains une narrative contraire à celle qu’il s’évertua tant à leur vendre naguère n’y fit rien. Allons jusqu’au bout, semblent dire les Américains à dramane et à sa clique, et que les partisans de la thèse de l’esclavage des enfants dans les champs de cacao ivoiriens soient entendus à la barre.

Que dramane et soro ne mêlent pas les Ivoiriens à leurs actes de gangstérisme international

dramane soro

S’étant convaincus depuis 2002 que le mensonge, le maraudage, les attentats, les viols, les homicides d’opposants politiques, les chantages, les expropriations sont les méthodes les plus opérantes dans l’ascension sociale, dramane et son fils soro, dans leur émulation du plus brutal, du plus abject, et du plus infâme, ont laissé libre cours à leur dégénérescence morale, invitant des armées étrangères à balafrer le tissu socio-économique de la Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui par la faute de ces flibustiers des temps modernes, des dizaines de milliers d’Ivoiriens chassés de leurs terres et dépossédés se retrouvent disséminés dans des camps de réfugiés en terres étrangères. Aujourd’hui, par la faute de ces « Ivoiriens nouveaux », partisans de l’ethnocide et de la promotion de la cancraille, toute une classe moyenne paupérisée et les populations qui dépendaient d’elle se meurent lentement dans ces mouroirs baptisés hôpitaux où, du drap à la seringue, tout se vend à l’encan. Aujourd’hui, par la faute de ces mercenaires politiques, les acquis de la démocratie ont pris un recul d’un demi-siècle en Côte d’Ivoire et s’est installée dans le pays une indiscipline morale et matérielle indescriptible.

Comme il fallait s’y attendre, après avoir tété le lait du « succès-par-le crime », soro ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Pourquoi soro le ferait-il, lorsque ses homicides sur les gendarmes de bouaké et leurs familles exécutés dans leur sommeil, ou les civils de Bouaké asphyxiés dans des conteneurs hermétiques, ou les danseuses d’Adjanou froidement assassinées, ou l’exécution de Marcellin Yacé et de Désiré Tagro, ou la mutilation et l’incinération de Kassoum Bamba (Kass), ou les meurtres d’Adama Coulibaly, d’IB, et de Félix Anoblé, entre autres, ne lui valurent aucune poursuite ? Pourquoi soro arrêterait son ascension par le crime lorsque ses cambriolages des succursales de la BCEAO, plutôt que de l’envoyer en geôle, au contraire, firent de lui l’un des « hommes d’affaires » les plus adulés au Burkina et lui payèrent des louangeurs affamés chantant ses exploits les plus horripilants ?

Si soro, s’inspirant d’un de ses guides éclairés, l’ex-dictateur burkinabè Blaise Compaoré, décida d’exporter son talent d’assassin à l’étranger, notamment au Burkina Faso, pour rétablir sur son trône le boucher de Ouaga et régler par-là même quelques comptes personnels, et si mal lui en prit, et que les autorités burkinabè après avoir intercepté le complot de soro contre leur pays ont décidé de l’entendre, que soro et dramane assument leurs actes de grand banditisme sans y mêler la Côte d’Ivoire toute entière.

Le Burkina a décidé d’entendre soro, et soro, en tout couillu qu’il est, devrait obtempérer sans en faire une affaire nationale ; car le temps viendra pour soro de répondre à la nation ivoirienne pour ses crimes contre les Ivoiriens. Nous n’en sommes pas encore là, parce qu’il n’y a pour le moment pas de justice en Côte d’Ivoire. Et si soro a des doutes quant aux contentieux qu’il aura à vider avec le peuple ivoirien, qu’il se renseigne chez Hissen Habré. Le temps est l’autre nom de Dieu.

En attendant, un peu de sérieux tout de même ! dramane et soro n’invoqueront pas le panafricanisme ou la souveraineté ivoirienne, n’appelleront pas tous les Ivoiriens au secours toutes les fois où ils se retrouveront dans de beaux draps pour s’être comportés comme de vulgaires assassins coupeurs de route ! Que l’on ne demande pas aux Ivoiriens de faire la bataille de soro, de ce soro qui a fait tant d’orphelins et de veuves parmi les Ivoiriens ! soro gagnerait plutôt à vérifier la thèse de ses couilles d’acier pour aller répondre à l’injonction des autorités burkinabè. Les burkinabè eux au moins montrent à soro que la vie de leurs citoyen est sacrée, même si des autorités burkinabè ont aidé soro à massacrer ses propres frères ivoiriens.

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