2015: Le roi de la triche annonce 80% au premier tour

Dramane Ouattara ne sera pas aux prochaines élections, M. Frindéthié

Depuis bientôt deux semaines, les alchimistes de la rue Lepic ne cessent de faire publier dans les feuilles de chou du RDR que tricheDramane Ouattara remportera les élections présidentielles d’octobre 2015 à plus de 80% dès le premier tour. D’évidence, le boucher de Duékoué reçoit de très précieux conseils de son hôte, le boucher de Ouaga. Compaoré a dû conseiller à Dramane un de ces scores soviétiques dont il connaît si bien le secret, et qui au Burkina le faisaient toujours vainqueur des élections présidentielles à plus de 98%. Et depuis, les Bacongo, Bictogo, et Soro se sont fait griots de la forfaiture en préparation. Le rêve est permis ! Ce qui est certain, cependant, c’est que les prochaines élections présidentielles, quelle que soit leur date, se feront sans l’homme de Sindou. Dramane Ouattara n’y participera pas. Il aura déjà été évincé par la rue … comme son conseiller de Ouaga.

(Vidéo) Violence en Dozocratie: Amara (le Gros), le nouveau ministre de la sécurité de Dramane Ouattara, prend la parole

Des migrants chrétiens jetés par-dessus bord par des Musulmans

migrantsAu moins douze migrants africains sont morts après avoir été jetés à la mer par d’autres passagers, affirme la police italienne.

La police du port sicilien de Palerme dit avoir arrêté 15 migrants d’origines malienne, ivoirienne et sénégalaise soupçonnés d’avoir attaqué et jeté par-dessus bord d’autres passagers après une dispute à caractère religieux sur un bateau se dirigeant vers l’Italie. Accusés de multiples assassinats motivés par la haine religieuse, les 15 migrants musulmans ont été arrêtés à leur arrivée en Italie. Ces 15 personnes arrêtées sont toutes musulmanes alors que leurs douze victimes étaient des  Chrétiens du Ghana et du Nigéria.

Source: Al Jazeera et AFP

Migrants ‘thrown overboard’ as Mediterranean toll rises

migrants

A dozen African migrants have died after being thrown overboard by fellow passengers, Italian police say, as another 41 boat migrants were feared drowned in a separate incident.

Police in the Sicilian port of Palermo said they had arrested 15 migrants suspected of attacking other passengers after a religious row on a boat headed for Italy, which is struggling to cope with a huge spike in illegal migrants arriving on its shores.

The 15 men were accused of « multiple aggravated murder motivated by religious hatred, » police said in a statement.

The police said those arrested were Muslims while those thrown overboard were Christians.

The 12 victims were all Nigerians and Ghanaians while the 15 suspects came from Senegal, Mali and Ivory Coast.

Distraught survivors, who set off from Libya on Tuesday before being rescued by an Italian vessel on Wednesday, told a « dreadful » story of « forcefully resisting attempts to drown them, forming a veritable human chain in some cases, » police said.

41 missing

In another incident, 41 migrants were missing feared drowned after their dinghy sank en route to Italy, the International Organisation for Migration (IOM) said, days after 400 migrants are believed to have died in another shipwreck off the coast of Libya.

The four survivors of Thursday’s shipwreck, who came from Nigeria, Ghana and Niger, said their boat sank after setting sail from Libya with 45 people on board.

Their vessel was spotted by a plane, which alerted the Italian coastguard but by the time a navy ship arrived to help them only four passengers were found alive.

10,000 rescued in a week

The latest deaths bring the number of migrants killed while attempting to cross the Mediterranean this year up to 900, the IOM said, up from 96 between January and April last year.

The agency said some 10,000 people had been rescued off Italy since Friday alone, with recent good weather prompting a spike in the number of migrants attempting the risky crossing, many of them fleeing conflict and poverty in Africa and the Middle East.

The flood of people trying to reach Italy in recent days has been « extraordinary », IOM’s Giovanni Abbate said in the Sicilian port of Augusta, where more new arrivals were disembarking.

Al Jazeera’s Paul Brennan, reporting from Augusta, said volunteers were called in to assist doctors because of the enormous influx of people.

« What they have seen hauled from the water in recent weeks is harrowing, » our correspondent said.

A doctor told our correspondent: « We see people who have swallowed water and gasoline. It’s awful. »

Italy pleaded for more help on Thursday from other European Union countries to rescue the migrants and share the burden of accommodating them.

Source: Al Jazeera And AFP

Dramane Ouattara est-il l’assassin de Guy André Kieffer? Tout porte à le croire!

imagesL4OE0ZEXEn général, Guy-André Kieffer est présenté comme le journaliste d’investigation poil à gratter qui enquêtait sur les «affaires» réelles ou supposées dans lesquelles étaient mouillés les barons du régime Gbagbo.

Mais il est bon de se souvenir que, de tous ses fameux articles publiés sous pseudonyme dans la presse ivoirienne, celui qui a créé un vrai gros «buzz» international mettait en cause… Anthony Ward, le patron de la société Armajaro, notamment spécialisée dans le négoce de cacao, et dont le directeur Afrique est depuis quelques années Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara.C’était juste après le déclenchement de la rébellion ivoirienne, le 19 septembre 2002. Dans un article paru en dernière page de «Fraternité-Matin», signé «Laurent», Guy-André Kieffer dénonçait «Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation». Il met en relation l’achat de plus de 5% de l’offre mondiale de cacao par Armajaro et le lancement de la rébellion, qui permet une déstabilisation des approvisionnements, une hausse des cours et une grosse plus-value pour les spéculateurs encagoulés. A l’époque, l’évocation d’Armajaro par Kieffer divise les différents clans autour de Gbagbo, dans la mesure où lui-même a à coeur de faire payer ses déconvenues en affaires à certains d’entre eux. Notre Voie riposte à l’article.

La confusion s’empare de l’opinion ivoirienne qui oublie. La mort de Guy-André Kieffer enterre définitivement ce fameux dossier Armajaro. Jusqu’au mois d’août 2010, où il récidive dans une opération d’achat massif de cacao comme celle qui a précédé la «première guerre». Ministre du Budget sous le gouvernement Aké N’Gbo, Koné Katinan a confirmé, dans «Côte d’Ivoire : le coup d’Etat», la forte implication d’Armajaro dans le financement des assauts sur Abidjan par les forces pro-Ouattara.

« En ce qui concerne la suspension des exportations du cacao de janvier 2011, il est clair que sous le couvert des sanctions de l’Union Européenne, se cachait une vaste opération spéculative sur le cacao menée par Armajaro.

En effet, en juillet 2010, tout juste avant les élections de novembre, cette société a acheté un fort tonnage de cacao, au delà de ses achats habituels. Les services de la filière café cacao parlent de plus de 200 000 tonnes de produits achetés par ladite société. Ces énormes achats ont fait réagir les autorités chargées de gérer la filière
café cacao. La crise née des élections devait logiquement entraîner une augmentation des prix sur le marché international.

Cette embellie allait bénéficier à ladite société qui avait décidé d’écouler le cacao à prix d’or. Ainsi, la décision du 24 juillet, en provoquant une pénurie du produit sur le marché international, a donné l’occasion d’écouler à un prix ultra élevé le stock monumental constitué par la société Armajaro. Donc Loïc Folloroux, bénéficiant d’informations de première main de la part de ses parents (Dominique et Alassane Ouattara) sur les différentes actions de déstabilisation en cours dans le pays, a probablement informé ses partenaires et la société Armajaro a pu constituer des stocks à des fins spéculatives.

C’est exactement ce qu’elle avait fait en 2002, un an seulement après avoir obtenu son agrément en Côte d’Ivoire. Cette spéculation lui avait permis de financer la rébellion. Ce que je peux dire sur cette affaire, c’est que les achats et la constitution de stocks étaient des pratiques méconnues des sociétés d’exportation en Côte d’Ivoire jusqu’à l’avènement d’Armajaro. »

Au moment où l’affaire Kieffer se retourne spectaculairement contre le régime Ouattara, les informations qui précèdent permettent de comprendre que le journaliste et consultant franco canadien n’inquiétait pas que certains barons de la Refondation. Et qu’il avait été le premier à mettre en lumière une des plus grosses affaires de spéculation et de guerre économique de ces dernières années.

Phillipe Brou

Cote d’Ivoire: Ouattara’s Former Child Soldiers Evolve into Vicious Criminals, M. Frindéthié

gang des microbes

“My name is H.T. I am a shoeshine boy. I belong to the gang of the Crazy Microbes. We mainly operate around the bus station of Abobo. During the civil war, the rebels recruited many of us from the street and outfitted us with weapons so we can fight on their side. Those of us who were too young to carry arms served as informers. Today, we mug unsuspecting passers-by to feed ourselves. Sometimes, we work as dock-hands to purchase drugs. Many among us would like to return to their parents, but they no longer know where to find them. Others just refuse to go back home.”

In this stunning confession published last Wednesday in Le Mandat, a paper close to the party in power, a teenager from Cote d’Ivoire explains how he and many other kids like him have morphed from former child soldiers of Alassane Ouattara’s rebel army to violent criminals. “The gang of the Microbes” is just one of several violent gangs of former child soldiers in Abidjan; others being the “the Machete gang” and “The Vonvons.” In the last few months, their activities have increased in intensity and violence. These former child soldiers turned gangsters are responsible for scores of brutal robberies and sadistic killings in Abidjan. Today, as the chickens have come home to roost, the very people who once sowed the seed of violence into these children in order to better exploit them for political power are now unable to contain them.

L’Excuse est bien faible ! Martial Frindéthié (vendredi 20 septembre 2013)

Ehivet

Le scoop de ce vendredi 20 septembre 2013 est que le gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara a décidé, au sortir d’un conseil de ministres extraordinaire, de sursoir à la demande d’extradition par la Cour pénale internationale de Mme Ehivet Simone Gbagbo, Députée d’Abobo, 2e vice-président du Front Populaire Ivoirien (FPI), épouse du Président Laurent Gbagbo incarcéré à la Haye depuis le 29 novembre 2011 pour crimes allégués contre l’humanité. L’excuse qui veut justifier cette décision du gouvernement génocidaire d’Abidjan est que depuis la déportation du Président Gbagbo à la CPI, l’appareil judiciaire ivoirien, qui, du fait de la guerre postélectorale, se trouvait en désarroi, s’est reconstitué, et peut donc désormais juger Mme Gbagbo et les dizaines de milliers de prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles de la dictature ouattariste : « A l’époque du transfèrement du président Gbagbo, nous avions dû prendre une décision dans l’urgence. Notre justice était pratiquement en déshérence. Les tribunaux étaient détruits, les juges en cavale ou introuvables. Il n’y avait pas de justice. Même la sécurité de M. Gbagbo n’était pas assurée … Mais aujourd’hui, la justice est en marche. Rien ne justifie le transfèrement à La Haye de Madame Gbagbo », tentait d’expliquer Koné Bruno.

La justice n’est pas moins en « déshérence » qu’en novembre 2011

L’excuse est bien faible et ne peut, à la rigueur, que convaincre la moutonnerie dévote qui s’est habituée à déceler dans tous les embrouillements des génocidaires les signes d’une virtuosité. La justice n’était pas moins en « déshérence » alors que des hommes politiques de renom, tels le Premier Ministre Aké Ngbo, le Président du FPI Affi Nguessan, le premier vice-président du FPI Abou Drahamane Sangaré, et la deuxième vice-présidente du FPI Simone Gbagbo, croupissaient dans les geôles de Ouattara dans l’attente de procès promis mais jamais exécutés. En outre, comment le gouvernement Ouattara peut-il continuer de parler d’une justice équitable en Côte d’Ivoire lorsque tous les observateurs sérieux, dont Amnesty International, Human Rights Watch, s’accordent à dénoncer une « justice des vainqueurs » appliquée à travers le prisme partisan, religieux et ethnique, qui encourage l’expropriation, les tortures et les tueries et récompense l’impunité et la sénescence morale ? A ce jour, aucun des acteurs directement responsables des mutilations, des viols, et du carnage de milliers d’Ivoiriens de Bouaké à Nahibly, en passant par Duékoué et Anokoua Kouté, n’a été inquiété par le régime en place ; au contraire, Ouattara a ouvertement récompensé ses lieutenants de basses besognes en les nommant à des postes de hautes responsabilités ou en instrumentalisant leur élection par des processus biaisés et antidémocratiques. Ainsi,  Soro Guillaume, le concepteur des tueries de 2002 est-il fait Président de l’Assemblée nationale ; Tuo Fozié, Ben Laden et Massemba, chefs de guerre impitoyables, sont-ils nommés préfets de régions, etc.

D’évidence, la justice ivoirienne n’est pas mieux lotie maintenant qu’elle ne l’était le 29 novembre 2011, et elle n’est pas plus adaptée aujourd’hui à juger les prisonniers politiques ivoiriens qu’elle ne l’était au moment où Ouattara faisait mains et pieds pour que le Président Gbagbo fût déporté à la Haye. Pourquoi donc cet empressement à déporter le Président Gbagbo et ce manque soudain d’alacrité et d’enthousiasme de la part des génocidaires à voir la vraie Première dame de Côte d’Ivoire en route pour la Haye, surtout à un moment où les Ivoiriens excédés semblent dire à Ouattara, « vas-y, déporte Mme Gbagbo et tous ceux qui sont sous mandat d’arrêt de la CPI ! » ?

Dramane Ouattara a le mérite d’avoir commencé le démantèlement de la CPI

Alassane Dramane Ouattara a le don de la destruction ; l’affirmer est une évidence logique. A la minute où le Président Houphouët offrit à Ouattara un passeport diplomatique ivoirien pour le soustraire du courroux de son président, Thomas Sankara, de qui il avait refusé un poste de ministre de l’économie et des finances, préférant son poste plus juteux et plus sécurisé de représentant de la Haute Volta à la BCEAO, Ouattara s’était résolument attelé à la destruction, non seulement de la vie privée de son bienfaiteur, mais aussi du pays de celui-ci. Aujourd’hui violée,  décousue, endeuillée, exilée, colonisée, la Côte d’Ivoire a bien fait les frais des desseins séditieux de Dramane Ouattara. La Côte d’Ivoire, dont le miracle économique avait alimenté les colonnes de bulletins internationaux, et qui, en compagnie du Japon, s’était lancée à la conquête du monde—nous nous souvenons encore de notre sujet de géographie au baccalauréat, qui était de comparer le miracle ivoirien au miracle japonais—se retrouve aujourd’hui à la traine des pays africains (46e sur 52 pays) du fait des violentes secousses guerrières que ne cesse de lui infliger Ouattara depuis 1999. S’il y a, cependant, une chose dont Dramane Ouattara peut vraiment être fier dans son élan nuisible et dévastateur, c’est le démantèlement entamé de la Cour pénale internationale, cet épouvantail que brandissent les Occidentaux pour faire chanter les Africains inflexibles.

Croyant avoir trouvé le moyen rêvé de se débarrasser du Président Gbagbo afin d’asseoir paisiblement son règne illégitime, Dramane Ouattara s’est empressé de faire déporter le Président Gbagbo à la Haye, puis de verser au dossier de ses patrons de la CPI contenant les charges contre le Président Gbagbo des témoignages farfelus, des déclarations biscornues et des preuves fantaisistes concoctés par les alchimistes du RHDP, qui s’en étaient allés même jusqu’au Kenya récolter des vidéos d’horreur à attribuer au Président Gbagbo. Et lorsque les séances de confirmation/infirmation des charges de février 2013 furent enfin entamées, et que la poudre-aux-yeux de Dramane se fut enfin tassée, de « preuves irréfutables », l’on ne retint rien d’autre que la gêne, les démangeaisons, les bougeottes, et les subites quintes de toux de l’accusation tentant de faire diversion et d’étouffer le réquisitoire de la défense qui pourfendait les « preuves » mensongères de Dramane Ouattara et de ses maîtres.

Obama, Sarkozy, Ban-Ki Moon et Ocampo avait tout mis en œuvre pour que Dramane Ouattara raffermisse son règne illégitime. Trouver des preuves un tant soit peu crédibles était tout ce qu’il lui était demandé. Au lieu de cela, Ouattara avait fini par détruire totalement aux yeux du monde la crédibilité déjà vacillante de la CPI et avait commencé le processus de démantèlement de ce tribunal de plantation avec le retrait contagieux du Kenya. Dans ces circonstances, avec la honte à peine digérée du premier faux procès, celui du Président Gbagbo, il n’était plus question que la CPI et les maîtres de Dramane s’affublent d’une autre mascarade, d’un deuxième déshonneur, d’un autre faux procès, qui viendrait ternir outre mesure leur cape de justicier déjà bien souillée. Aussi, Dramane Ouattara, l’enfant choisi d’antan, le messie d’hier, l’ami de tous les saints et de tous les grands de l’extérieur devint-il soudain infréquentable et innommable, sinon que pour se faire sommer de libérer les milliers de prisonniers politiques dont grouillent ses cachots. Affi Nguessan, qui avec d’autres leaders du RDR, recouvrait la liberté après deux ans d’incarcération dans les goulags du Nord, savait de quoi il parlait lorsqu’il affirmait que sa libération ne lui venait pas du régime mais d’une autre instance, des efforts des Ivoiriens de Côte d’Ivoire et de la Diaspora dénonçant le travestissement des maîtres de Dramane. Et ce n’est pas une coïncidence si l’annonce du « refus » du pouvoir de ne pas transférer la Première Dame ivoirienne à la CPI s’accompagne de l’annonce de la libération de 3000 prisonniers. Ah, que les prisons de Dramane fourmillent de monde ! En deux ans, Dramane le vassal de la « Communauté internationale » a réussi la difficile prouesse de détruire la Côte d’Ivoire, la « réputation » de la CPI et la confiance que les souverains occidentaux placent en leurs concierges noirs.

Mme Gbagbo n’ira pas à la CPI. Qu’en est-il de Soro et des chefs de guerre ?

Au sein de la moutonnerie partisane, d’aucuns se délectent déjà de ce que l’injonction faite à Ouattara par ses maîtres de libérer les prisons ivoiriennes et de surseoir à la requête de transférer la Première Dame de Côte d’Ivoire à la CPI impliquerait que, par ricochet, les chefs de guerre visés par des chefs d’accusation du Tribunal international seraient automatiquement épargnés de toute poursuite internationale. Peut-être ont-ils raison de jubiler ; car si la CPI consent que la Côte d’Ivoire est apte à juger Mme Gbagbo, pourquoi ne consentirait-elle pas, pour rester dans sa logique, que la Côte d’Ivoire détient aussi les instruments judiciaires adéquats pour juger les chefs de guerre à Abidjan. Ce raisonnement aurait tenu si les crimes contre l’humanité allégués à Soro et à sa clique bénéficiaient de la même contingence que les allégations contre la Première Dame. Seulement voilà : le document contenant les charges contre le Président Gbagbo est vide. Les séances de confirmation des charges n’ont causé qu’embarras et gênes à la CPI. D’évidence, les charges contre Mme Gbagbo, que même les alchimistes du RDR reconnaissent moins marquées que celles brandies contre le Président Gbagbo, ne résisteraient pas au test de la réfutation. Le Président Gbagbo a embarrassé la CPI ; Mme Gbagbo signerait la fin de ce truc burlesque qu’est la CPI si un procès contre elle s’y tenait. C’est pourquoi Madame Gbagbo n’ira pas à la CPI. Il n’est pas question de ridiculiser outre mesure les souverains de Dramane Ouattara.

 Par contre, pour ce qui est de Soro et de ses chefs de guerre, le doute sur la véracité de l’évidence ne leur serait pas aussi favorable qu’il le fut au Président Gbagbo et l’aurait été à la Première Dame, fût-elle jugée sur les planches de ce théâtre de l’absurde. Les preuves de la sauvagerie assassine de la bande à Soro pullulent comme les grains de sable sur la plage. Les témoignages des victimes sont pléthoriques ; les attestations filmées et audio sont surabondantes ; et les aveux filmés des chefs de guerre, qui dans leur euphorie n’ont jamais pensé que les choses reviendraient à la normale, sont nombreux. En dépit de tout cela, le gouvernement des génocidaires n’a jamais éprouvé le besoin d’interpeller ses tueurs. Au contraire, Dramane Ouattara les a tout simplement récompensés par des promotions insolemment irrationnelles ; prouvant par-là même, que contrairement aux contorsions du régime génocidaire, qu’il n’y a pas de justice en Côte d’Ivoire aujourd’hui, et donc pas de mécanisme crédible qui jugerait ceux qui ont commis l’un des plus gros carnages dans l’histoire de l’Afrique. La CPI, cet épouvantail auquel plus personne ne croit, ce croquemitaine contre lequel se mobilisent déjà une trentaine de pays africains, a besoin de se rendre pertinent, de redorer son blason terni, de dire qu’il compte encore dans l’imaginaire mondial. Pour ce faire, la CPI a besoin d’un procès qu’elle peut remporter, un procès dont les preuves contre les accusés sont inébranlables. Pour montrer qu’elle est pertinente, quelles preuves plus irréfutables la CPI peut-elle encore présenter à ses détracteurs que celles d’un Soro, d’un Wattao, d’un Fofié Kouakou ou d’un Koné Zakaria ordonnant aux dozos de violer, voler et tuer au nom d’Alassane Ouattara ? Mme Gbagbo n’ira pas à la CPI ; l’on ne peut pas en dire autant de la bande à Soro. C’est leur CPI, qu’ils la rendent crédible, au prix de s’y rendre en sifflotant.

Insécurité / Microbes : L’imam Diaby Almamy « De grosses têtes de la rébellion sont derrière ces enfants »

microbesImam de la Mosquée Ifpg au Plateau et président de l’Ong Nouvelle Vision contre la pauvreté, Diaby Almamy, mène plusieurs actions dans le cadre de la réinsertion des ex-combattants. Nous l’avons rencontré le samedi 2 août 2014 au Plateau. A cette occasion, le guide réligieux qui est également un collaborateur de l’Onuci, s’est prononcé sur le phénomène des ‘’microbes’’, ces enfants qui agressent à main armée dans des communes d’Abidjan.

Il est de plus en plus question à Abidjan du phénomène des »Microbes ». Qui sont-ils exactement ?

Diaby Almamy : Il faut le dire. C’est une affaire qui concerne trois types d’enfants. Il y a celui des ex-combattants, celui des enfants qui ont servi d’indicateurs pendant la crise et ceux qui ont intégré ces groupes juste par suivisme. Mais, le fond du problème est purement politique. Le politique a utilisé ces enfants pendant les heures chaudes où il fallait trouver le moyen de faire partir le président Laurent Gbagbo. Et, une partie de ces enfants brûlaient les pneus, participaient aux opérations ville morte. Ils paralysaient tout le système dans les communes d’Adjamé, d’Abobo et d’Attécoubé. Aujourd’hui, ils ont vu que la situation s’est normalisée. Et, ceux qui les mettaient dans la rue sont aujourd’hui à l’aise pendant qu’eux souffrent. C’est l’une des parties du problème. Il y a aussi le cas des ex-combattants. Des enfants se sont battus avec eux pendant la crise. Ils avaient entre 18 et 25 ans. Et maintenant qu’on doit s’occuper d’eux, on leur dit qu’ils ne savent ni lire, ni écrire. Ils ont donc décidé de constituer un bloc à Attécoubé.

Quand ces enfants attaquent des personnes, que font-ils des biens volés ?

D.A : Ils ont des ex-combattants derrière eux, à qui, ils reversent tout cela, une sorte de commandement.

Qui sont ces personnes, ces ex-combattants ?

D.A : A Attécoubé, ce sont les éléments de la Marine. Il y avait deux groupes. Un qui acceptait de travailler pour eux quand un autre groupe refusait. Ce qui faisait que lorsque les deux groupes s’affrontaient, au lieu de les séparer, ils choisissaient de tirer sur ceux qui ne travaillent pas pour eux. Attécoubé était devenue infréquentable. Je suis allé voir la commissaire (de police) pour lui demander les raisons de cette situation. Elle m’a fait savoir que quand on arrête ces enfants, des hommes en armes, en treillis, viennent les libérer sous prétexte que ces enfants ont combattu avec eux. Je suis allé à la Marine pour discuter avec le commandant. Il m’a dit que ce ne sont pas eux les responsables. Mais, après nos investigations, nous avons compris que ce sont ses éléments qui le faisaient. Pour aller plus loin, je vous informe que le chef des microbes de Boribana dormait à la Marine.

Ce chef-microbe est-il un soldat ?

D.A : Non, c’est un civil. Et, il dormait à la Marine au vu et au su de tous. Quand les gens de la Cie (Compagnie ivoirienne d’électricité, Ndlr) sont venus à Boribana pour couper le courant parallèle, ces enfants ont coupé le bras d’un élément Frci du ‘’commandant Barbu’’. Cela n’a pas été sanctionné. On constate que ces enfants font ce qu’ils veulent et personne n’en parle. Nous avons organisé une grande cérémonie pour proposer des solutions à ce problème. Ces enfants nous disaient tout. Après les échanges avec les enfants, nous avons compris que le problème à Attécoubé vient de la Marine. Celui d’Abobo vient des anciens ‘’syndicats’’ qui ont leur enfants parmi ces microbes.

Concernant ces éléments des ‘’syndicats’’, à quel niveau sont-ils impliqués dans cette affaire ?

D.A : Il y a 4 enfants que nous sommes allés trouver à la Maca (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). On leur a demandé pourquoi ils se sont retrouvés en prison. C’étaient des enfants de 15 à 17 ans maximum. Ils nous ont expliqué qu’ils étaient dans les gares. Ils prenaient ce qu’ils devaient prendre pour le remettre aux chefs des syndicats. A un moment, ils se sont rendus compte que les chefs ne s’occupaient pas bien d’eux. Ilsmicrobes 2 ont donc décidé d’arrêter. Quand ils ont arrêté, on les a envoyés de Cocody à Abobo. Après, ils se sont retrouvés à la Maca. Ces enfants n’y sont pour rien. C’est pour vous dire qu’il y a de grosses têtes qui ont combattu au niveau de la rébellion qui sont derrière ces enfants.

Des officiers supérieurs ?

D.A : Oui. Des gens bien connus aujourd’hui, qui ont participé à la rébellion. Ce sont aujourd’hui des haut gradés. Cela nous choque vraiment de voir cela. Parce que cela n’aide pas le président (de la république) à sortir le pays du trou. Il fait tout ce qu’il peut. Mais, ces gens créent toujours un blocage. Ils allument le feu et viennent après jouer les pompiers. Il y a des enfants de ‘’syndicats’’ bien connus, qui sont des microbes. Donc, ils ne peuvent jamais contribuer à arrêter ce phénomène. Puisque, quand ces enfants prennent des portables, des bijoux de valeur, ils viennent les remettre à ces soi-disant chefs. Et quand après le partage ils ne sont pas contents, ils retournent encore sur le terrain. Mais, il y a un fait qu’il faut souligner. La plupart de ces enfants sont des ressortissants des pays voisins. Pour beaucoup, ils ne sont pas Ivoiriens. Il y a des Maliens, des Guinéens, des Burkinabés. Le chef d’Attécoubé par exemple est Burkinabé. Son second est Malien. Nous avions décidé de rentrer en contact avec les Ambassades de ces pays pour qu’ils puissent aussi faire la sensibilisation à leur niveau. Tous ceux-là sont soutenus par des chefs de guerre. Il ne faut surtout pas oublier ce côté.

Qu’est ce qui motive aujourd’hui ces officiers supérieurs qui vivent quand même dans de bonnes conditions à encadrer ces enfants ?

D.A : Les syndicats par exemple sont soutenus par certains chefs de guerre parce que dans chaque gare, ils ont leur ration. De ce fait, ils ne veulent pas mettre fin à ce qu’on appelle le phénomène des Gnambros (membre de syndicats de transporteurs : Ndlr). Et, c’est le phénomène des Gnambros qui alimente celui des »Microbes ». Puisque, la plupart de ces enfants sont les fils des syndicats. Il faut le dire. Aujourd’hui, je me retrouve souvent menacé par des syndicats, des Frci. J’ai été mandaté par l’Onuci (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire : Ndlr) pour suivre le processus des ex-combattants. J’ai aidé plus de 300 à Abobo à avoir un emploi. Je sais donc de quoi je parle.

Ne craignez-vous pas pour votre vie à l’allure où vont les choses ?

D.A :Pas du tout. Je suis guide religieux. Imam de la mosquée Ifpg au Plateau, qu’on appelle la mosquée Aemci. Je me dis que c’est une mission de Dieu. Ils peuvent me tuer s’ils le veulent. Mais, qu’ils sachent que tout ce qu’ils sèment, ils le récolteront un jour.

Pour revenir à la question de ces bandes, comment fonctionne une équipe de »microbes » ?

D.A : Il y a ce qu’ils appellent ‘’Opération ville propre’’. Ils peuvent se mettre à près de cent. Ils occupent une voie. Et ce jour-là, tous ceux qu’ils rencontrent sur cette voie, sont dépouillés de tout. Il y a deux semaines à Attécoubé, il y a un microbe qui a foncé sur moi. Arrivé à mon niveau. Il a crié ‘’Eh vieux père, c’est toi’’ et il est parti. Il avait sa machette et son pistolet en main.

En plus des armes blanches, ils ont donc des armes à feu…

D.A :Oui, ils ont des armes à feu. Vous savez, ces enfants n’ont plus peur de rien. J’étais à Agboville, il y a quelque temps. A 23 h, »le commandant Barbu » qui est à la Sodeci à Attécoubé, m’a appelé. Il m’a dit que ces enfants ont même cassé sa voiture à Boribana. J’ai dit au commandant que »ceux qui te créent des problèmes sont au sein de ton groupe ». Ce qui se passe actuellement risque de ternir fortement l’image du président Ouattara. C’est pour cela que nous avons décidé de dire la vérité aux Ivoiriens.

Quelle est cette vérité ?

D.A :La vérité est que pour finir avec les »Microbes », il faut régler le problème des ex-combattants. Il y en a qui ont combattu et qui n’ont pas été pris en compte pendant que des autorités allaient chercher leurs frères au village pour les (…) Lire La suite sur Linfodrome

(Vidéo 1, jour 4) Coup de tonnerre à la CPI: bougeotte, toux, gêne, démangeaisons, et blocage quand la défense prend la parole

Pour la compréhension du contexte général de la crise, occulté par convenance par l’accusation,  la défense établit, preuves à l’appui, les faits suivants :

Dramane Ouattara est un putschiste chronique (coup d’état contre Bédié, contre Guéi, et contre Gbagbo) entouré de criminels invétérés.

Guillaume Soro : « C’est vrai, en 2002 nous avons tué. Mais nous avons été amnistiés. On ne doit donc plus se référer à nous comme des criminels ». Et pourtant Guillaume a bénéficié et continue de bénéficier des tueries et du système de racket institué depuis 2002.

Ibrahim Coulibaly (IB) : Bras droit et ancien garde du corps de Dramane Ouattara ; avec Guillaume Soro, il est l’un des principaux acteurs de la Rébellion de 2002. La rivalité Soro-IB est aussi à la base de nombreuses morts. IB , Cité par International Crisis Group pour déstabilisation. Son commando invisible agissant au compte de Dramane Ouattara a commis de graves exactions contre les civils à Abobo et ses environs.

Soumaïla Bakayoko : ex-CEMA des FAFN, présentement CEMA des FRCI nommé par Dramane Ouattara. Précédemment établi à Bouaké, Soumaïla Bakayoko était l’administrateur de l’armée et du gouvernement parallèles nés de la Rébellion de 2002. L’armée qu’il commandait a pillé, tué , racketté, volé, massacré, brûlé des populations civiles (hommes, femmes, enfants, vieillards).

Ousmane Coulibaly (alias Ben Laden) : Commandant de la faction rebelle de l’Ouest, puis ComZone d’Odienné. Soupçonné par Human Right Watch, Amnisty International, International Crisis Group de graves crimes contre l’humanité à Man et ses environs (exécutions systématiques, abus sexuels). Nommé commandant de la BAE en 2011 à Yopougon, il y tortura et exécuta de nombreux civils. En 2012, il dirige les opérations de « nettoyage » à Dabou et y extorque, torture et assassine de nombreux civils. Ousmane Coulibaly entretenait des rapports très étroits avec Charles Taylor et les mercenaires libériens, selon Human Rights Watch. Satisfait du travail de Ben Laden, Dramane Ouattara le promeut Préfet de la région de San-Pédro le 26 septembre 2012.     

Chérif Ouamane (le Nettoyeur) : Homme des basses œuvres de Ouattara. Accusé d’avoir directement ordonné l’assassinat de 29 personnes à Yopougon, selon HRW. Promu par Ouattara comme Commandant en second du groupe de sécurité de la force républicaine.

Issiaka Ouattara (Wattao) : Ex-Commandant de la Zone Rebelle 5 (Séguéla et Vavoua), ex-CEMA adjoint FAFN. Impliqué dans de nombreux trafics de diamants au Nord pendant toute la période de la Rébellion. Il travaillait aussi bien pour le financement de la Rébellion que pour son enrichissement illicite personnel, selon les renseignements français. Soupçonné par ICG d’avoir déstabilisé le processus de paix à multiple reprises et d’être responsable du massacre de Bouaké en 2007. Promu Commandant en second de la Garde Républicaine.

Losseni Fofana : Ex-Commandant des FAFN à Man, il était impliqué dans de nombreux trafics. En février 2009, dans un règlement de compte entre rebelles, Losseni Fofana monte des mitraillettes et des lance-roquettes sur des pickups et mitraillent une foule de civils de façon indiscriminée. En mars 2011, ses hommes prennent une part très active dans le massacre des Guérés à Duékoué. Satisfait de son travail, Dramane l’a fait un des responsables des Forces Spéciales.

Martin Kouakou Fofié : Commandant de la Compagnie Territoriale de Korhogo depuis 2002. Un indécrottable fidèle de Soro. Accusé par les Nations Unies d’voir tué par asphyxie dans des conteneurs au moins 84 personnes. Sous sanction du Conseil de sécurité des Nations Unies depuis 2006 pour « recrutements d’enfants soldats, enlèvements, impositions de travaux forcés, sévices sexuels sur les femmes, arrestations arbitraires, exécutions extra-judiciaires ». Et pourtant, les Nations Unies ont trouvé normal qu’il soit le geôlier du président Gbagbo et d’autres prisonniers politiques.

Koné Zakaria : Précédemment Com-Zone de la Zone 5 (Séguéla et Vavoua), il fut déposé par Wattao à la suite d’une guerre sanglante entre rebelles pour le contrôle du trafic de diamants. Il a commandé l’unité de 1500 dozos qui a participé à la Rébellion de 2002. Satisfait de son travail, Dramane Ouattara le nomme Commandant de la Police Militaire. Accusé de nombreux crimes à Adjamé par les organisations des droits de l’homme. Présentement Commandant de l’Artillerie solaire à Akouédo.

Et toute cette pègre, avec à sa tête Dramane Ouattara, quand elle n’est pas dans les tortures, le cannibalisme, les exécutions sommaires, et les charniers, fait du Burkina Faso, un pays qui n’a jamais planté un seul pied de cacao, un exportateur important de cacao, et du Mali et de la Guinée, des exportateurs mondiaux de diamants ivoiriens.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 62 autres abonnés