La vidéo-vérité qui a valu à Sam l’Africain d’être incarcéré par dramane wattra

L’évangile selon Philippe Mangou (29 mars, 2015), M. Frindéthié

mangou(1)Dans une interview accordée à un journal gabonais, l’ex-CEMA Philippe Mangou se défend de ce que les Ivoiriens continuent de lui coller l’étiquette de traitre pour avoir fui le théâtre des combats lors de la « bataille d’Abidjan » : « Est-ce que c’est Laurent Gbagbo qui a payé mon école pour me faire rentrer à l’EFA … Est-ce que c’est Gbagbo qui a fait de moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire. Depuis l’époque de Bédié, moi je suis officier. Et puis je sers la Côte d’Ivoire, pas Laurent Gbagbo … Donc j’ai trahi aussi Bédié alors? Parce que Bédié a été président avant Gbagbo Laurent … Donc si Gbagbo Laurent n’est plus président, moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire, je dois arrêter mon travail pour le suivre … je suis désolé pour vous monsieur le journaliste. Voilà qui est claire! Quand on t’envoie, il faut savoir t’envoyer soi-même, disait-il …».

Le problème de Mangou, c’est qu’il n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Prenant pour prétexte la profession de pasteur de son père et sa soi-disant éducation familiale de pacifiste, Mangou, abandonnant les jeunes soldats sous son commandement sans aucune direction, s’était réfugié à l’Ambassade d’Afrique du Sud au moment où les troupes rebelles sous escorte française et onusienne rentraient à Abidjan.

Ce que les Ivoiriens reprochent au CEMA déserteur, c’est moins de n’avoir pas défendu la personne du Président Gbagbo que d’avoir failli à la mission qui était la sienne en tant qu’officier de la République : Celle de défendre la Côte d’Ivoire. Or Mangou a pris la poudre d’escampette dès les premiers coups de feu, exposant des milliers de militaires sans commandement aux bombes françaises. Mangou ne savait-il pas que son père était pasteur, que son éducation familiale lui dictait une vie de pacifiste au moment où il entrait à l’école militaire ? Ne savait-il pas que le rôle premier du militaire est de défendre la nation, et que son outil de prédilection est le fusil ? Mangou aurait pu se faire pasteur, mais il a choisi plutôt d’être un officier déserteur pour le malheur des Ivoiriens. Mangou est un pilote de ligne qui saute en parachute avant de lancer délibérément son avion contre le flanc d’une montagne.

Oh honte ! Mangou devrait avoir honte. Mais il y a, comme le dirait ma mère, « des gens qui sont nés sans cils et ne connaissent pas la honte ». Mangou est de cette race-là. C’est un couard qui a cru venir à l’armée comme l’on va en kermesse—car il est vrai qu’au temps où cette majorette entrait à l’école militaire, l’armée ivoirienne n’était d’armée que de nom. C’était là où, assuré de d’un bon traitement, l’on allait prendre tranquillement du ventre. Le malheur de Mangou est d’avoir été promu au moment même où il fut nécessaire que l’officier ivoirien démontrât sa formation et défendît son pays. Et Mangou, le fils de pasteur, qui était entré à l’armée comme une jeune fille se joint à une équipe de majorettes, abandonna ses armes et son uniforme et, le premier de tous les Ivoiriens, s’enfuit chercher refuge dans une chancellerie étrangère.

Mangou n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Mangou est coupable d’avoir donné au peuple ivoirien la fausse assurance que leur Chef d’Etat-major des Armées était encore à leur côté pour défendre la nation agressée, alors que Mangou lui-même préparait sa sortie en catimini. Mangou est coupable de la mort de milliers d’Ivoiriens. Sous d’autres cieux, un déserteur de sa trempe serait passé en cour martiale. Mangou n’a ni servi Gbagbo, ni servi la Côte d’Ivoire. Mangou a trahi Gbagbo et Mangou a trahi la Côte d’Ivoire. L’histoire retiendra de Mangou qu’il fut un pleutre, un déserteur, un traitre pour son pays.

Qui a trahi une fois est bien susceptible de trahir une seconde fois. Même Dramane Wattra à qui la majorette Mangou a fait allégeance le sait, qui a préféré tenir ce traitre loin de lui, dans une retraite dorée au Gabon. Que Mangou se taise et bouffe ; car, en plus d’être un traitre, il a la mauvaise manie de parler la bouche pleine.

En Côte d’Ivoire, dramane détruit les églises alors que les mosquées se multiplient (publié le 9 août 2015)

islamisationLa politique de liberté religieuse prônée par le Président Houphouët depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire est fortement menacée sous la dictature de dramane wattra. Une islamisation sournoise de la Côte d’Ivoire, commencée avec une rébellion quasi ethno-religieuse, prend progressivement pied alors qu’une déchristianisation déguisée en opération d’assainissement s’opère sous le regard indifférent de certains Ivoiriens. A Yopougon, Abobo, Koumassi et Treichville, des églises et temples sont systématiquement détruits par la dictature d’Abidjan sous prétexte qu’ils sont installés dans des zones interdites, alors que des mosquées et des écoles coraniques poussent tous les jours comme des champignons à tout bon vent. Aucune de ces mosquées de fortune qui naissent jusque sur les trottoirs et le vendredi bloquent les rues et les chaussées aux piétons et aux automobilistes n’a jamais été inquiétée par le gouvernement BokoHaramiste de dramane. Au contraire, elles sont non seulement tolérées, mais s’organisent aussi à leur endroit des séances officielles de distribution de coran sous l’égide de dramane et du roi du Maroc. Les Ivoiriens en sont gênés, mais n’en parlent pas. Peur ou pudeur ? Ne soyons pas étonnés si un beau matin, la Côte d’Ivoire est officiellement proclamée Etat islamique, un projet que les guides islamiques caressent depuis l’arrivée au pouvoir de la rébellion ethno-islamique.

Le temps est l’autre nom de Dieu!

Le temps est l'autre nom de Dieu

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Pay for Play

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le receleur de tableaux volés

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Le mastermind des emplois fictifs

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Le détrousseur de vieilles dames

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Faut-il vraiment être un maso pour investir en Côte d’Ivoire dans l’Etat voyou de dramane wattra ?

agro

La majorité des Ivoiriens n’ont pas accès à des banques étrangères de dépôt ou d’investissements, et, à moins de choisir de différer leur bien-être économique jusqu’au passage de l’Etat voyou institué par dramane wattra depuis le 11 avril 2011, ils se voient obligés de placer leur argent dans un environnement des plus incertains et des plus délétères. En effet, les expériences vécues d’Ivoiriens ordinaires qui ont osé placer leur argent en Côte d’Ivoire semblent indiquer que rien n’est plus hasardeux que d’investir dans l’environnement corrompu et malsain qui prévaut dans la république des rattrapocrates.

La Côte d’Ivoire de dramane est dans une telle pagaille que les opérateurs économiques qui choisissent les ports d’Abidjan et de San Pédro pour l’acheminement de leurs produits savent quand leurs marchandises quittent les ports étrangers, mais ne sont jamais assurés qu’elles arriveront à bon port en Côte d’Ivoire. Les ports maritimes de Côte d’Ivoire sont devenus de vrais bordels où des conteneurs et des navires entiers disparaissent aussi facilement qu’ils le seraient sur les côtes soudanaises. Depuis Octobre 2012, ce sont trois navires entiers qui ont été détournés au sud des côtes ivoiriennes (le 8 octobre 2012, l’Orfeas, battant pavillon des Bahamas, le 16 janvier 2013, l’Itri, battant pavillon panaméen, le 3 février 2013, le tanker français Gascogne), et qui ont énigmatiquement réapparu à l’occasion de la mauvaise publicité que généraient leurs absences ; cela, sans qu’aucune enquête n’en soit diligentée ; sans qu’aucune explication ne soit donnée ni sur les scélérats qui ont enlevé ces navires ni sur les conditions de leur réapparition.

Depuis 2011 également, ce sont des centaines de conteneurs qui ont mystérieusement disparu des ports de Côte d’Ivoire. Avec le silence qui entoure toujours ces disparitions abracadabrantes aussi bien chez les autorités ivoiriennes que chez les affréteurs, l’on est en droit de se demander si les vols ne sont pas commandités par certaines autorités ivoiriennes, surtout lorsqu’on sait que la haute sphère de la vie politique ivoirienne est truffée de malfrats et de gangsters de tout poil. Si des navires et des conteneurs entiers peuvent aussi facilement disparaitre des ports ivoiriens, nous ne pouvons qu’imaginer le calvaire que subissent chaque jour les personnes ordinaires qui n’ont pas d’autres alternatives que de confier leurs petits colis à la poste et aux ports ivoiriens. Pour exemple, 134000 francs CFA est ce qu’exigeait la douane de l’Etat voyou pour le dédouanement de deux petites encyclopédies pour enfant et de 3 DVD de dessins animés envoyés à une enfant de 10 ans pour son anniversaire. L’escroquerie a atteint son comble.

La Côte d’Ivoire sous l’ère dramane est dans un tel désordre financier qu’investir dans l’Etat voyou qui y est institué revient à se résoudre à une faillite certaine. Les fournisseurs de l’Etat y sont rarement payés. En fait, l’Etat voyou de dramane wattra, par une invention lumineuse du ministre Pascal Abinan, a trouvé une méthode bien mafieuse pour gruger ses créanciers, celle d’inscrire une date de péremption à la dette due aux fournisseurs. Par ce procédé, l’Etat voyou met sur le chemin des fournisseurs des pléthores d’obstacles administratifs arbitraires, pour ensuite déclarer après trois ans l’ancienneté et le volume trop important de la dette, et donc son annulation unilatérale et tyrannique. C’est en appliquant cette formule mafieuse aux arriérés de salaires dus aux enseignants que l’Etat voyou refuse de les payer. C’est aussi par ce procédé que des Ivoiriens qui ont cru faire de bonnes affaires en baillant leurs maisons aux employés de l’Etat voyou, se sont vu refuser tout paiement.

Alors que dans les démocraties le gouvernement demeure le meilleur payeur, dans l’Etat voyou de dramane wattra, le gouvernement est la pire des fripouilles. Dans l’Etat voyou de dramane wattra, en effet, le gouvernement est le plus grand braqueur du petit citoyen.

En effet, il ne se passe plus un jour sans que ne tombe en faillite une banque de la place. Et lorsque cela arrive, tant pis pour ceux qui y ont déposé leurs économies. L’Etat voyou de dramane wattra, pris dans l’étau des promesses faites aux rebelles et entités internationales qui ont porté le dictateur au pouvoir, est tellement dans le besoin financier qu’il n’hésite plus à racketter les entreprises d’Etat ou privées ou à purement braquer les petits souscripteurs et les planteurs pour régler les ardoises personnelles du boucher d’Abidjan. La dernière en date est le braquage d’Agro-Business, sous prétexte que cette compagnie était en passe de gruger ses souscripteurs, alors même que les investisseurs recevaient régulièrement des retours généreux sur leurs investissements et que personne jusqu’alors ne s’était plaint d’aucune mauvaise administration de l’argent placé. De même, les planteurs de Côte d’Ivoire, qui d’Houphouët à Gbagbo, en passant par Bédié et Guéï, avaient été assurés d’une protection du prix de leurs produits grâce à des structures de stabilisation mises en place par l’Etat, se retrouvent aujourd’hui, dans l’Etat voyou de dramane wattra, escroqués, appauvris et brutalisés par une armée aux ordres. Leur argent, comme celui des souscripteurs d’Agro-Business, s’en va régler les promesses faites aux rebelles-mutins par l’Etat voyou de dramane wattra.

Le vieux Ménékré disait un jour que « quand un truand est au pouvoir, tous les voleurs font la fête ». dramane wattra est au pouvoir en Côte d’Ivoire, et c’est la kermesse des truands. Avec le clan dramane au gouvernail de tous les secteurs de l’économie ivoirienne, plus aucun investissement n’est sécurisé en Côte d’Ivoire ; ce qui nous amène à nous demander s’il faut vraiment être un maso pour déposer son argent dans ce fourmillement de brouteurs, de braqueurs et de détrousseurs qui ripaillent dans l’Etat voyou de dramane wattra.

Oui, la Colonisation Est un Crime contre l’Humanité ! Et Tous les Pays Colonisateurs Sont Coupables de Crimes Contre l’Humanité !, M. Frindéthié

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Emmanuel Macron, candidat à la présidence française, déclarait en Algérie, dans un moment de rarissime lucidité et d’exceptionnelle franchise, que « la colonisation française était un crime contre l’humanité ». Il ne fallut pas longtemps pour que Macron, sous la ruée des coups qui lui venaient des bons Français revînt, la queue entre les pattes, faire son mea culpa à la « sainte France » offusquée. Et nous qui avions cru que pour une fois la France dirait des mots de franchise, qu’elle reconnaitrait que les crimes commis contre les Juifs avaient d’abord été expérimentés dans les colonies, par toutes les puissances colonisatrices ; et qu’Hitler n’avait fait qu’emprunter quelques chapitres au play book des Français, des Belges des Anglais, des Hollandais et des Allemands dans leurs colonies africaines et asiatiques !

En vérité, contrairement à ce qu’écrivent les historiens occidentaux, ce n’est ni en 1907 ni à la Haye que naquit l’expression « crimes contre l’humanité ». La première fois qu’apparut le terme de « crimes contre l’humanité », ce fut sous la plume d’un Noir Américain, soldat, politicien, révérend et défenseur de droits civils, du nom de George Washington Williams, qui en 1889, ayant constaté de lui-même les atrocités commises par le gouvernement et les agents de Léopold II au Congo, écrivit aux puissances coloniales une lettre ouverte dans laquelle il accusait le roi des Belges de «crimes contre l’humanité» et exigeait que celui-ci soit traduit devant un tribunal international pour répondre de ses forfaits.

En effet, en 1889, convaincu que le Congo de Léopold II – dont les journaux vantaient, bien sûr par l’entremise du roi des Belges lui-même, les réussites économiques et sociales – serait la réponse à sa quête d’une terre promise pour les Noirs Américains éduqués, Williams se rendit au Congrès antiesclavagiste de Bruxelles sans y être invité. A Bruxelles, Williams soumit à un Léopold II fort intéressé ses plans pour une contribution des Noirs Américains à son « œuvre humanitaire en Afrique ». De son audience avec Léopold II, Williams retint une excellente image du roi des Belges, qu’il qualifia en des termes très gratifiants dans des articles commissionnés par L’Associated Literary Press.

Les premières tentatives de Williams pour recruter des Américains d’origine africaine comme agents de Léopold au Congo eurent lieu au Hampton Institute lors d’une série de conférences. Lorsqu’il devint évident à partir des questions du public que le conférencier parlait d’un endroit qu’il ne connaissait absolument pas, Williams décida d’aller lui-même s’enquérir de ce qu’était le Congo afin de mieux convaincre son audience. Ce que Williams vit au Congo l’horrifia au point où il se mit personnellement en campagne contre le roi des Belges. Dans sa lettre ouverte, Williams détailla 12 accusations contre Léopold II :

  1. Au Congo, Léopold II avait eu les yeux plus gros que le ventre. Il n’avait pas les moyens de développer la région de manière à améliorer la vie des autochtones.
  2. Le gouvernement de Léopold avait institué l’anarchie, l’arbitraire, l’injustice et le meurtre comme politique d’État au Congo
  3. Le gouvernement de Léopold violait constamment les contrats signés avec les soldats et ouvriers noirs.
  4. Le système juridique de Léopold au Congo était arbitraire et corrompu.
  5. Le gouvernement et les agents de Léopold commettaient sur les indigènes des actes excessifs de cruauté et d’inhumanité qui ne seraient pas concevables en Europe.
  6. Le gouvernement de Léopold forçait les indigènes dans la prostitution et l’esclavage sexuel. Des individus étaient payés pour capturer et incarcérer des femmes et des jeunes filles sous de fausses accusations uniquement pour la gratification sexuelle des agents blancs de Léopold. Chaque fois que des enfants naissaient de ces rapports forcés, ils étaient considérés comme des propriétés gouvernementales et donc mis en esclavage plus tard au compte de Léopold.
  7. Le gouvernement de Léopold interdisait aux indigènes de faire du commerce alors que ses agents étaient encouragés à organiser des razzias dans les villages et à saisir les biens des villageois.
  8. Léopold a violé les termes fondamentaux de l’Acte de Berlin par lesquels les puissances occidentales lui ont permis d’acquérir le Congo.
  9. Le gouvernement de Léopold armait les villages pour des guerres intertribales afin que les prisonniers de guerre servent comme les esclaves de Léopold. Ce faisant, Léopold encourageait les mutilations et le cannibalisme des indigènes par ses soldats de Bangala.
  10. Le gouvernement de Léopold a acheté, vendu et volé des esclaves.
  11. Léopold a armé les Arabes dans des territoires où il n’avait aucune juridiction.
  12. Leopold, Stanley, et ses agents ont aliéné les indigènes, qui par conséquent, ne respectent pas spontanément leur autorité. Les prétentions de Léopold à l’amélioration de la vie des indigènes est une fraude pure et simple. Il n’y a pas de véritable développement au Congo qui profiterait aux indigènes.

Pendant que Léopold et son armée d’apologistes se préparaient à une réfutation impitoyable des accusations portées contre le roi des Belges, ils ignoraient que le principal accusateur du roi n’avait plus beaucoup de temps à vivre. Le corps de Williams avait déjà commencé à s’amenuiser sous les effets de la maladie. En 1891, à l’âge de quarante ans, Williams perdit sa dernière bataille contre la tuberculose. Cependant, ses dénonciations du régime meurtrier de Léopold au Congo étaient déjà abondamment lues et créaient des émois tant aux États-Unis qu’en Europe. Des salles de presse au Parlement belge, les effets de la Lettre firent écho.

 En Belgique, une volée d’insultes et de diffamations fut lancée contre Williams, le « Colonel noir », le « soi-disant –colonel », « l’insolent » et « impertinent », l’« analphabète total », qui « n’a jamais tenu le plus bas Rang dans l’armée des Etats-Unis ».

Trop tard ! L’image de Léopold, jusqu’alors immaculée, était désormais souillée, et son règne au Congo devint matière à interrogations aussi bien en Belgique qu’ailleurs. D’autres dénonciateurs, tels Edmund Morel, Roger Casement Robert E. Park, René Claparede, Pierre Mille, Emile Vandervelde, et l’Archevêque de Canterburry emboitèrent le pas à Williams et décrièrent la barbarie du roi des Belges au Congo.

Et de tout cela, l’ultime défense du roi des Belges fut qu’il ne fit rien que les autres puissances colonisatrices ne faisaient déjà dans leurs colonies en Afrique et en Asie. Que tous ensembles, ils étaient coupables de« crimes contre l’humanité » ou que personne ne l’était. Ce fut donc le monarque belge qui le premier fut accusé de « crimes contre l’humanité » qui indexa au monde ses complices.

Emmanuel Macron n’inventait donc rien. Avant lui, le roi des Belges avait déjà avoué ses crimes et nommé ses acolytes dans le plus grand délit de l’humanité. Honte à la France négatrice d’une réalité qui crève l’œil.

Silence, on désapprend fièrement au Dozoland! (Publié le 5 mars 2016)

 

on désapprend!

L’an passé, en Côte d’Ivoire les étudiants en pharmacie et biologie de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan avaient dû manifester pour protester contre l’absence de matériel, ce qui empêche la validation de leurs cursus. Si leur situation s’est un peu améliorée, ce sont à présent les étudiants en médecine qui manquent de simples équipements de travaux pratiques pour obtenir leur diplôme, ce qui bloque la progression d’environ 1 500 jeunes.

Amphithéâtre VI, les 300 à 400 étudiants en médecine présents ne sont pas contents. Leur année d’étude ne peut être validée faute de matériel technique pour appliquer la théorie enseignée par les professeurs. Kouadjo Brin, secrétaire général national du Syndicat des étudiants en sciences de la santé (Syness) s’alarme : « C’est à peu près 1 500 étudiants que je vois bloqués, des étudiants qui sont tous paralysés par cette situation. »

A deux pas de l’amphi, Ismaël Diomande, étudiant en sixième année, nous fait visiter l’un des laboratoires de médecine, aussi neuf que vide : « On n’a pas de verrerie, encore moins de produits de dosage. Vous constatez de vous-même que ce laboratoire-là est vide. Il n’y a que des robinets. Je me demande même s’il y a de l’eau. » L’étudiant ouvre alors le robinet : « Voilà, il y a au moins de l’eau. »

La nouvelle ministre attendue sur cette question

Béatrice Mencé Nandjui, la doyenne de la faculté de médecine, a bien conscience du problème qui existe depuis la réhabilitation de la faculté, il y a maintenant quatre ans : « Dans l’urgence, nous avons besoin que deux laboratoires soient équipés. C’est le laboratoire d’anatomie et le laboratoire de biochimie. Nous avons besoin que ces équipements viennent pour pouvoir faire fonctionner les laboratoires. »

Les autorités ivoiriennes seront-elles capables d’équiper deux laboratoires pour que 2 000 étudiants de médecine valident enfin leurs travaux pratiques et puissent sortir diplômés ? C’est à cette question que la nouvelle ministre de l’Enseignement, ancienne présidente de l’université Félix Houphouët-Boigny, Ramata Ly Bakayoko, va devoir répondre dans les prochains jours.

RFI

(Vidéo) La médiocrité de Kandia Kamara inspire un groupe de rappeurs ivoiriens (17 novembre 2013)

Caducité et Nivellement par le bas en Rattrapocratie (8 septembre 2012), M. Frindéthié

La décision prise au conseil des ministres de revoir à la baisse les conditions d’entrée en sixième après que l’insuffisante  ministre de l’éducation nationale, Kandia Camara, a beuglé des mois auparavant que les taux de réussite cette année seraient les meilleurs que la Côte d’Ivoire ait jamais connus  est une belle allégorie de la caducité du régime de « rattrapés » génocidaires qui mènent la Côte d’Ivoire en bateau sur l’étendue rocailleuse de la lagune Ebrié – pardonnez-moi le calembour.

A défaut de pouvoir franchir la barre mise haut par les gouvernements qui les ont précédés, les génocidaires s’adonnent à une immense opération de nivellement par le bas, à un projet de désapprentissage.  Dans la Côte d’Ivoire des génocidaires, dans tous les domaines, le slogan semble être : « Silence, on désapprend ! »  Les idées naissent ailleurs pour venir y mourir, dans ce champ inculte. Ici, ce n’est pas seulement le charnier des corps ; c’est aussi celui des idées. Tout, en Rattrapocratie, passe; tout passe de vie à trépas. L’idée expire; le concept s’éteint. La pensée rend l’âme. Ce qui se forme en Rattrapocratie, ce sont des croque-morts sans aucun sentiment de culpabilité, sans aucun regret.

Voici l’élite que se prépare à recevoir l’université si cérémonieusement baptisée au patronyme du génocidaire-en-chef de la Rattrapocratie. La nostalgie avec laquelle s’inculquent les principes de la décomposition, la foi religieuse qui s’investit dans l’enseignement de la pourriture ne surprend plus. Tout participe à la désintégration. La future élite que prépare Dramane avec son approximative ministre de l’éducation rattrapée, avec ses instituteurs bénévoles rattrapés, et qui reçoit ses règles d’une multitude de concepteurs ethnocrates, saura-t-elle au moins épeler son nom, ou bien les prépare-t-on seulement à coxériser davantage dans l’inorganisé, à se dépatouiller  dans l’informel?

Mais que pouvait-on vraiment attendre d’une moutonnerie qui n’a de critères de sélection que l’origine ethnique ?

On s’en souvient!!! Le Gouvernement Ouattara aux Ivoiriens en détresse : « Soyez patients ; attendez que nous soyons un Pays Pauvre Très Endetté (PPTE) » (Publié le 11 avril 2012), M. Frindéthié

Soyez patients ; nous trouverons solution à tous vos problèmes lorsque nous serons reconnus par les institutions de Bretton Woods comme un pays pauvre très endetté. Voici la réponse que le régime de Ouattara, à travers son ministre de la santé, le Pr. N’Dri Yoman, offrait au professionnels de la santé à l’issue d’une réunion que ceux-ci avaient eue avec M. Ahoussou Jeannot dans le cadre de revendications syndicales. Voici là une façon très peu orthodoxe de répondre aux attentes des populations. Faut-il s’en étonner ? Pas du tout, surtout dans un pays ou le bizarre, le biscornu, le loufoque, a été érigé en règle d’or.

Alassane Dramane Ouattara supplie les Ivoiriens qui ploient sous le fardeau de la maladie, de la cherté de la vie, du licenciement, du chômage, de l’insécurité, du délestage, du manque d’eau, d’attendre que le pays soit bien plus pauvre qu’il ne l’est déjà afin de remédier leurs souffrances. Ahurissant !

N’est-ce pas Alassane Dramane Ouattara qui, pendant la campagne présidentielle, se vantait d’avoir sorti 15 pays de la misère lorsqu’il travaillait au FMI ? N’est-ce pas lui qui promettait de transformer la Côte d’Ivoire en un eldorado en 6 mois ? N’est-ce pas lui qui promettait aux Ivoiriens un déluge de milliards ? N’est-ce pas lui que les griots de la dictature glorifiaient d’être un Surhomme au carnet d’adresses exceptionnel ?

Ainsi donc les sceptiques avaient-il raison ? Ouattara n’est-il en fin de compte qu’un falsificateur, un brouteur, un arnaqueur dont les promesses ne valent même pas le papier sur lequel elles sont griffonnées ? Tout porte à le croire