Oui, la Colonisation Est un Crime contre l’Humanité ! Et Tous les Pays Colonisateurs Sont Coupables de Crimes Contre l’Humanité !, M. Frindéthié

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Emmanuel Macron, candidat à la présidence française, déclarait en Algérie, dans un moment de rarissime lucidité et d’exceptionnelle franchise, que « la colonisation française était un crime contre l’humanité ». Il ne fallut pas longtemps pour que Macron, sous la ruée des coups qui lui venaient des bons Français revînt, la queue entre les pattes, faire son mea culpa à la « sainte France » offusquée. Et nous qui avions cru que pour une fois la France dirait des mots de franchise, qu’elle reconnaitrait que les crimes commis contre les Juifs avaient d’abord été expérimentés dans les colonies, par toutes les puissances colonisatrices ; et qu’Hitler n’avait fait qu’emprunter quelques chapitres au play book des Français, des Belges des Anglais, des Hollandais et des Allemands dans leurs colonies africaines et asiatiques !

En vérité, contrairement à ce qu’écrivent les historiens occidentaux, ce n’est ni en 1907 ni à la Haye que naquit l’expression « crimes contre l’humanité ». La première fois qu’apparut le terme de « crimes contre l’humanité », ce fut sous la plume d’un Noir Américain, soldat, politicien, révérend et défenseur de droits civils, du nom de George Washington Williams, qui en 1889, ayant constaté de lui-même les atrocités commises par le gouvernement et les agents de Léopold II au Congo, écrivit aux puissances coloniales une lettre ouverte dans laquelle il accusait le roi des Belges de «crimes contre l’humanité» et exigeait que celui-ci soit traduit devant un tribunal international pour répondre de ses forfaits.

En effet, en 1889, convaincu que le Congo de Léopold II – dont les journaux vantaient, bien sûr par l’entremise du roi des Belges lui-même, les réussites économiques et sociales – serait la réponse à sa quête d’une terre promise pour les Noirs Américains éduqués, Williams se rendit au Congrès antiesclavagiste de Bruxelles sans y être invité. A Bruxelles, Williams soumit à un Léopold II fort intéressé ses plans pour une contribution des Noirs Américains à son « œuvre humanitaire en Afrique ». De son audience avec Léopold II, Williams retint une excellente image du roi des Belges, qu’il qualifia en des termes très gratifiants dans des articles commissionnés par L’Associated Literary Press.

Les premières tentatives de Williams pour recruter des Américains d’origine africaine comme agents de Léopold au Congo eurent lieu au Hampton Institute lors d’une série de conférences. Lorsqu’il devint évident à partir des questions du public que le conférencier parlait d’un endroit qu’il ne connaissait absolument pas, Williams décida d’aller lui-même s’enquérir de ce qu’était le Congo afin de mieux convaincre son audience. Ce que Williams vit au Congo l’horrifia au point où il se mit personnellement en campagne contre le roi des Belges. Dans sa lettre ouverte, Williams détailla 12 accusations contre Léopold II :

  1. Au Congo, Léopold II avait eu les yeux plus gros que le ventre. Il n’avait pas les moyens de développer la région de manière à améliorer la vie des autochtones.
  2. Le gouvernement de Léopold avait institué l’anarchie, l’arbitraire, l’injustice et le meurtre comme politique d’État au Congo
  3. Le gouvernement de Léopold violait constamment les contrats signés avec les soldats et ouvriers noirs.
  4. Le système juridique de Léopold au Congo était arbitraire et corrompu.
  5. Le gouvernement et les agents de Léopold commettaient sur les indigènes des actes excessifs de cruauté et d’inhumanité qui ne seraient pas concevables en Europe.
  6. Le gouvernement de Léopold forçait les indigènes dans la prostitution et l’esclavage sexuel. Des individus étaient payés pour capturer et incarcérer des femmes et des jeunes filles sous de fausses accusations uniquement pour la gratification sexuelle des agents blancs de Léopold. Chaque fois que des enfants naissaient de ces rapports forcés, ils étaient considérés comme des propriétés gouvernementales et donc mis en esclavage plus tard au compte de Léopold.
  7. Le gouvernement de Léopold interdisait aux indigènes de faire du commerce alors que ses agents étaient encouragés à organiser des razzias dans les villages et à saisir les biens des villageois.
  8. Léopold a violé les termes fondamentaux de l’Acte de Berlin par lesquels les puissances occidentales lui ont permis d’acquérir le Congo.
  9. Le gouvernement de Léopold armait les villages pour des guerres intertribales afin que les prisonniers de guerre servent comme les esclaves de Léopold. Ce faisant, Léopold encourageait les mutilations et le cannibalisme des indigènes par ses soldats de Bangala.
  10. Le gouvernement de Léopold a acheté, vendu et volé des esclaves.
  11. Léopold a armé les Arabes dans des territoires où il n’avait aucune juridiction.
  12. Leopold, Stanley, et ses agents ont aliéné les indigènes, qui par conséquent, ne respectent pas spontanément leur autorité. Les prétentions de Léopold à l’amélioration de la vie des indigènes est une fraude pure et simple. Il n’y a pas de véritable développement au Congo qui profiterait aux indigènes.

Pendant que Léopold et son armée d’apologistes se préparaient à une réfutation impitoyable des accusations portées contre le roi des Belges, ils ignoraient que le principal accusateur du roi n’avait plus beaucoup de temps à vivre. Le corps de Williams avait déjà commencé à s’amenuiser sous les effets de la maladie. En 1891, à l’âge de quarante ans, Williams perdit sa dernière bataille contre la tuberculose. Cependant, ses dénonciations du régime meurtrier de Léopold au Congo étaient déjà abondamment lues et créaient des émois tant aux États-Unis qu’en Europe. Des salles de presse au Parlement belge, les effets de la Lettre firent écho.

 En Belgique, une volée d’insultes et de diffamations fut lancée contre Williams, le « Colonel noir », le « soi-disant –colonel », « l’insolent » et « impertinent », l’« analphabète total », qui « n’a jamais tenu le plus bas Rang dans l’armée des Etats-Unis ».

Trop tard ! L’image de Léopold, jusqu’alors immaculée, était désormais souillée, et son règne au Congo devint matière à interrogations aussi bien en Belgique qu’ailleurs. D’autres dénonciateurs, tels Edmund Morel, Roger Casement Robert E. Park, René Claparede, Pierre Mille, Emile Vandervelde, et l’Archevêque de Canterburry emboitèrent le pas à Williams et décrièrent la barbarie du roi des Belges au Congo.

Et de tout cela, l’ultime défense du roi des Belges fut qu’il ne fit rien que les autres puissances colonisatrices ne faisaient déjà dans leurs colonies en Afrique et en Asie. Que tous ensembles, ils étaient coupables de« crimes contre l’humanité » ou que personne ne l’était. Ce fut donc le monarque belge qui le premier fut accusé de « crimes contre l’humanité » qui indexa au monde ses complices.

Emmanuel Macron n’inventait donc rien. Avant lui, le roi des Belges avait déjà avoué ses crimes et nommé ses acolytes dans le plus grand délit de l’humanité. Honte à la France négatrice d’une réalité qui crève l’œil.

Silence, on désapprend fièrement au Dozoland! (Publié le 5 mars 2016)

 

on désapprend!

L’an passé, en Côte d’Ivoire les étudiants en pharmacie et biologie de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan avaient dû manifester pour protester contre l’absence de matériel, ce qui empêche la validation de leurs cursus. Si leur situation s’est un peu améliorée, ce sont à présent les étudiants en médecine qui manquent de simples équipements de travaux pratiques pour obtenir leur diplôme, ce qui bloque la progression d’environ 1 500 jeunes.

Amphithéâtre VI, les 300 à 400 étudiants en médecine présents ne sont pas contents. Leur année d’étude ne peut être validée faute de matériel technique pour appliquer la théorie enseignée par les professeurs. Kouadjo Brin, secrétaire général national du Syndicat des étudiants en sciences de la santé (Syness) s’alarme : « C’est à peu près 1 500 étudiants que je vois bloqués, des étudiants qui sont tous paralysés par cette situation. »

A deux pas de l’amphi, Ismaël Diomande, étudiant en sixième année, nous fait visiter l’un des laboratoires de médecine, aussi neuf que vide : « On n’a pas de verrerie, encore moins de produits de dosage. Vous constatez de vous-même que ce laboratoire-là est vide. Il n’y a que des robinets. Je me demande même s’il y a de l’eau. » L’étudiant ouvre alors le robinet : « Voilà, il y a au moins de l’eau. »

La nouvelle ministre attendue sur cette question

Béatrice Mencé Nandjui, la doyenne de la faculté de médecine, a bien conscience du problème qui existe depuis la réhabilitation de la faculté, il y a maintenant quatre ans : « Dans l’urgence, nous avons besoin que deux laboratoires soient équipés. C’est le laboratoire d’anatomie et le laboratoire de biochimie. Nous avons besoin que ces équipements viennent pour pouvoir faire fonctionner les laboratoires. »

Les autorités ivoiriennes seront-elles capables d’équiper deux laboratoires pour que 2 000 étudiants de médecine valident enfin leurs travaux pratiques et puissent sortir diplômés ? C’est à cette question que la nouvelle ministre de l’Enseignement, ancienne présidente de l’université Félix Houphouët-Boigny, Ramata Ly Bakayoko, va devoir répondre dans les prochains jours.

RFI

(Vidéo) La médiocrité de Kandia Kamara inspire un groupe de rappeurs ivoiriens (17 novembre 2013)

Caducité et Nivellement par le bas en Rattrapocratie (8 septembre 2012), M. Frindéthié

La décision prise au conseil des ministres de revoir à la baisse les conditions d’entrée en sixième après que l’insuffisante  ministre de l’éducation nationale, Kandia Camara, a beuglé des mois auparavant que les taux de réussite cette année seraient les meilleurs que la Côte d’Ivoire ait jamais connus  est une belle allégorie de la caducité du régime de « rattrapés » génocidaires qui mènent la Côte d’Ivoire en bateau sur l’étendue rocailleuse de la lagune Ebrié – pardonnez-moi le calembour.

A défaut de pouvoir franchir la barre mise haut par les gouvernements qui les ont précédés, les génocidaires s’adonnent à une immense opération de nivellement par le bas, à un projet de désapprentissage.  Dans la Côte d’Ivoire des génocidaires, dans tous les domaines, le slogan semble être : « Silence, on désapprend ! »  Les idées naissent ailleurs pour venir y mourir, dans ce champ inculte. Ici, ce n’est pas seulement le charnier des corps ; c’est aussi celui des idées. Tout, en Rattrapocratie, passe; tout passe de vie à trépas. L’idée expire; le concept s’éteint. La pensée rend l’âme. Ce qui se forme en Rattrapocratie, ce sont des croque-morts sans aucun sentiment de culpabilité, sans aucun regret.

Voici l’élite que se prépare à recevoir l’université si cérémonieusement baptisée au patronyme du génocidaire-en-chef de la Rattrapocratie. La nostalgie avec laquelle s’inculquent les principes de la décomposition, la foi religieuse qui s’investit dans l’enseignement de la pourriture ne surprend plus. Tout participe à la désintégration. La future élite que prépare Dramane avec son approximative ministre de l’éducation rattrapée, avec ses instituteurs bénévoles rattrapés, et qui reçoit ses règles d’une multitude de concepteurs ethnocrates, saura-t-elle au moins épeler son nom, ou bien les prépare-t-on seulement à coxériser davantage dans l’inorganisé, à se dépatouiller  dans l’informel?

Mais que pouvait-on vraiment attendre d’une moutonnerie qui n’a de critères de sélection que l’origine ethnique ?

On s’en souvient!!! Le Gouvernement Ouattara aux Ivoiriens en détresse : « Soyez patients ; attendez que nous soyons un Pays Pauvre Très Endetté (PPTE) » (Publié le 11 avril 2012), M. Frindéthié

Soyez patients ; nous trouverons solution à tous vos problèmes lorsque nous serons reconnus par les institutions de Bretton Woods comme un pays pauvre très endetté. Voici la réponse que le régime de Ouattara, à travers son ministre de la santé, le Pr. N’Dri Yoman, offrait au professionnels de la santé à l’issue d’une réunion que ceux-ci avaient eue avec M. Ahoussou Jeannot dans le cadre de revendications syndicales. Voici là une façon très peu orthodoxe de répondre aux attentes des populations. Faut-il s’en étonner ? Pas du tout, surtout dans un pays ou le bizarre, le biscornu, le loufoque, a été érigé en règle d’or.

Alassane Dramane Ouattara supplie les Ivoiriens qui ploient sous le fardeau de la maladie, de la cherté de la vie, du licenciement, du chômage, de l’insécurité, du délestage, du manque d’eau, d’attendre que le pays soit bien plus pauvre qu’il ne l’est déjà afin de remédier leurs souffrances. Ahurissant !

N’est-ce pas Alassane Dramane Ouattara qui, pendant la campagne présidentielle, se vantait d’avoir sorti 15 pays de la misère lorsqu’il travaillait au FMI ? N’est-ce pas lui qui promettait de transformer la Côte d’Ivoire en un eldorado en 6 mois ? N’est-ce pas lui qui promettait aux Ivoiriens un déluge de milliards ? N’est-ce pas lui que les griots de la dictature glorifiaient d’être un Surhomme au carnet d’adresses exceptionnel ?

Ainsi donc les sceptiques avaient-il raison ? Ouattara n’est-il en fin de compte qu’un falsificateur, un brouteur, un arnaqueur dont les promesses ne valent même pas le papier sur lequel elles sont griffonnées ? Tout porte à le croire

On s’en souvient!!! PPTE : Ivoirien, as-tu vraiment donné ta voix à la pauvreté (26 juin 2012)? M. Frindéthié

Les tambours et balafons de la Rattrapocratie ont fait leur toilette. Les griots de la dictature ont mis leurs plus beaux atours et ont entraîné leurs cordes vocales. Les jeunes danseurs ont poli leurs grelots et affuté leur langue, anticipant l’arrivée des belles louangeuses de Ouattara. Ce soir, c’est la fête en Rattrapocratie ! La République Rattrapocratique de Dramane Ouattara célèbre fièrement son entrée dans le cercle des pays les plus pauvres et les plus endettés de la planète. Ouattara pourra enfin occuper le fauteuil qui lui est dû dans le concert de ces illustres nations pauvres et très endettés dont font partie, entre autres,  l’Afghanistan, le Burundi, le Burkina Faso, la République Centrafricaine, l’Ethiopie, Haïti, la Guinée-Bissau, le Madagascar, le Malawi, le Mali, le Niger, le Rwanda, le Sénégal. Quelle belle compagnie ! Ivoirien, as-tu vraiment donné ta voix à Dramane Ouattara ? As-tu vraiment donné ta voix à la pauvreté ? As-tu vraiment donné ta voix à une arnaque ? Je l’aurais juré n’eut été cette incongruité par laquelle te fut imposé, par fer et sang, un falsificateur médiocre ; médiocre même dans la falsification.

On s’en souvient!!! PPTE, 3 ans après les promesses sont restées vains mots (publié le 25 mars 2015), M. Frindéthié

Soyez patients ; nous trouverons solution à tous vos problèmes lorsque nous serons reconnus par les institutions de Bretton Woods comme un pays pauvre très endetté. Voici la réponse que le régime de Ouattara, à travers son ministre de la santé, le Pr. N’Dri Yoman, offrait au professionnels de la santé à l’issue d’une réunion que ceux-ci avaient eue avec M. Ahoussou Jeannot dans le cadre de revendications syndicales en avril 2012. Voici là une façon très peu orthodoxe de répondre aux attentes des populations. Faut-il s’en étonner ? Pas du tout, surtout dans un pays ou le bizarre, le biscornu, le loufoque, ont été érigés en règle d’or.

Alassane Dramane Ouattara suppliait les Ivoiriens qui ployaient sous le fardeau de la maladie, de la cherté de la vie, du licenciement, du chômage, de l’insécurité, du délestage, du manque d’eau, d’attendre que le pays soit bien plus pauvre qu’il ne l’était déjà afin de remédier leurs souffrances. Ahurissant ! Et voilà 3 ans que le statut de PPTE fut accordé à la Côte d’Ivoire; et les Ivoiriens attendent toujours que les promesses se transforment en réalités.

N’est-ce pas Dramane Ouattara qui, pendant la campagne présidentielle, se vantait d’avoir sorti 15 pays de la misère lorsqu’il travaillait au FMI ? N’est-ce pas lui qui promettait de transformer la Côte d’Ivoire en un eldorado en 6 mois ? N’est-ce pas lui qui promettait aux Ivoiriens un déluge de milliards ? N’est-ce pas lui que les griots de la dictature glorifiaient d’être un Surhomme au carnet d’adresses exceptionnel ?

Ainsi donc les sceptiques avaient-il raison ? Ouattara n’est-il en fin de compte qu’un falsificateur, un brouteur, un arnaqueur dont les promesses ne valent même pas le papier sur lequel elles sont griffonnées ? Tout porte à le croire. Trois ans après, le gouvernement des rattrapés s’étonne de « l’impatience » des étudiants et des travailleurs.

Côte d’Ivoire : Attention ! Poudrière Identitaire, M. Frindéthié

 

le burkinabeDepuis l’installation martiale d’alassane dramane ouattara au Palais Présidentiel d’Abidjan par les troupes françaises, nous n’avons pas cessé d’interpeller le monde sur les dérives identitaires de son régime. Convaincu qu’il jouit d’une immunité internationale, dramane encourage personnellement une politique d’épurement ethnique qu’il théorise sans apologie aucune comme « politique de rattrapage ethnique ». Cette politique hitlérienne de purification déguisée en des termes si peu adroits – devrait-on s’en étonner ? – dramane la justifie de ce que, de tous les temps, les Nordistes auraient été mis en marge de la société ivoirienne. Ah ! Si mensonge avariait bouche !

 

Dans son application la moins monstrueuse, la « politique de rattrapage ethnique » de ouattara consiste à épurer aussi bien les entreprises de l’Etat que les entreprises privées, les associations culturelles, les associations sportives et les organisations non gouvernementales des ressortissants des régions où le président Gbagbo a enregistré une majorité de votes pendant les dernières élections présidentielles, afin de les remplacer par des ressortissants du Nord, où ouattara a enregistré des scores suspicieusement immesurés. Ainsi, des milliers de travailleurs sudistes sont-ils allés augmenter la pléthore de chômeurs occasionnée par la guerre importée de ouattara, alors que des milliers de Nordistes les remplaçaient ou décrochaient des contrats publics sans en démontrer les compétences nécessaires.

 

Dans son application la plus barbare, la « politique de rattrapage ethnique » consiste à laisser faire l’escadron de la mort et les milices armées de ouattara, à tourner le dos de l’indifférence pendant qu’ils assassinent et commettent des horreurs de toutes sortes sur les populations du Sud. Ainsi, ne se passe-t-il pas un seul jour sans que des civils non armés soient criblés  de balles dans le silence de l’impunité.

 

Aujourd’hui, la politique d’épurement ethnique de dramane ouattara semble avoir réussi à pousser la colère des souffre-douleurs à son paroxysme. Les nombreux foyers de tensions qui ont surgi ces derniers mois sont l’évidence que les populations dans leur majorité ont décidé de ne plus se résigner à la mort que leur offre ouattara. La Côte d’Ivoire est d’autant plus assise sur une poudrière identitaire que ouattara n’a aucune intention de réviser sa politique ethnocentrique.

Il est temps que les Ivoiriens qui continuent de fermer les yeux sur les atrocités de Ouattara se réveillent et dénoncent la barbarie institutionnelle qui a cours en Côte d’Ivoire, car un jour, l’histoire les tiendra comptables de leur silence coupable.

 

Pendant l’épuration nazie, alors que montaient des hauts fourneaux d’Auschwitz les fumées chargées d’effluves de souffrance, de nombreuses populations des villages environnants prétendaient ne rien sentir ni ne rien voir. Aujourd’hui aussi, en Côte d’Ivoire, nombreux sont ceux qui, bénéficiaires de la politique d’épuration ethnique de Ouattara, prétendent ne rien voir ni ne rien entendre … jusqu’au moment inévitable.

 

Comprendre les origines de la crise ivoirienne (4e partie), M. Frindéthié

M. Guikahué, Ministre de la santé de Bédié qui fut au centre du scandale financier

Comment justifie-t-on un coup d’état ? En le conduisant au nom de la bonne gouvernance et de la  mondialisation.

En Côte d’Ivoire, le premier coup d’état a commencé avec la diabolisation de Bédié par les amis de Ouattara. Cette diabolisation s’est opérée à deux niveaux. Socialement et politiquement, Bédié fut présenté au monde comme un gouvernant inefficace, incapable d’être l’unificateur qu’était Houphouët. Economiquement, Bédié fut présenté au monde comme un administrateur hasardeux, un détourneur de deniers publics dont la mauvaise conduite était nuisible au peuple de Côte d’Ivoire. La notion d’ivoirité servit à salir Bédié, à l’exhiber comme un diviseur et un xénophobe.

L’Ivoirité, que Bédié définissait comme « la synthèse culturelle entre les ethnies habitant la Côte d’Ivoire … concerne en premier les peuples enracinés en Côte d’Ivoire mais aussi ceux qui y vivent et y travaillent en partageant nos valeurs »,  fut pervertie pour la circonstance. Une vigoureuse campagne médiatique orchestrée par les amis de Ouattara réussit à disséminer l’idée que l’Ivoirité était une recette de rapatriement des populations du Burkina Faso et du Mali. Et les organes de presse français s’évertuèrent à lier la moindre tension entre autochtones et allogènes en Côte d’Ivoire à une prétendue xénophobie initiée par Bédié, exacerbant de ce fait, des conflits mineurs en les politisant. Très bientôt, un pays composé à 27% d’immigrés fut indexé à tort dans la presse française comme étant xénophobe. En fait le but de la presse française était de jeter l’opprobre sur Bédié, afin que Ouattara, son rival, apparaisse comme un messie. L’électorat du Burkina Faso et du Mali sur lequel comptait Ouattara, et que la politique d’identification de Bédié empêchait de voter, était, bien sûr, du nord de la Côte d’Ivoire et en grande partie musulmane. Fidèle à sa politique de victimologie, Ouattara n’hésita pas à amalgamer pour son compte la géographie et la religion, inaugurant sa sinistre phrase «On ne veut pas que je sois président parce que je suis musulman et nordiste », instiguant de ce fait un pandémonium interethnique et interreligieux.

Ouattara n’avait aucune raison de lier sa disqualification – fondée sur sa propension au faux et usage de faux – au sort des 5 millions d’immigrants vivant sur le sol ivoirien. Dans le but de réussir la campagne de dénigrement amorcée contre Bédié, la presse française habituée à s’aligner aveuglément à la politique étrangère de la France, une politique étrangère toujours en quête de valets noirs disposés à aider l’Hexagone à piller l’Afrique, se fit le porte-voix de Ouattara, projetant de lui une image messianique : Dans la presse française, Ouattara condensa du coup tout ce qui était étranger et musulman ; et tout mal qui lui était fait devint automatiquement un mal fait aux étrangers et aux musulmans du monde. Et la sainte presse française ne trouva même pas nécessaire de relever les menteries et les mystifications qui fourmillaient dans le curriculum vitae de Ouattara. Le manque de rigueur journalistique de la presse française allait jusqu’à friser le plaidoyer en faveur de Ouattara. Ansi Vincent Hugueux de L’Express écrivait, sans même relever l’incongruité, « A Paris, dans ce bureau de l’agence immobilière que dirige son épouse française, Alassane Ouattara, qui admet avoir été boursier du gouvernement de Haute Volta et détenteur d’un passeport voltaïque, étale sur une tablette les copies des documents censés confondre ses détracteurs: cartes d’identité parentales, acte de naissance, certificat de nationalité ». L’objectivité était évidement le moindre souci d’une presse française commise au but de la France de mettre Ouattara à la présidence à la place de Bédié. Mais c’était aussi Bédié qui aiderait cette presse-là à le supplicier. 

Bédié n’était, comme tous les politiciens, qu’un être humain, avec ses défauts et ses qualités. Quiconque suit de près la politique africaine observera que les chefs d’état africains sont en grande partie des leaders corrompus encouragés par les pays industrialisés à détourner impunément, en guise de récompense pour des contrats juteux, les fonds de développement, et cela, jusqu’à ce que ces pays-là les trouvent moins coopératifs et pensent à leur trouver des remplaçants plus avenants. Bédié faisait partie de cette équipe-là. Nous nous rappelons encore comment Bokassa a été maintenu au pouvoir par Giscard aussi longtemps que ce dernier recevait sans trop de presse ses cadeaux en diamants, en uranium et en permis de chasse. Nous nous rappelons aussi comment Les chefs d’état français et américains ignorèrent, aussi longtemps que cela leur était convenable, les folies de Bongo, Eyadema, Mobutu, papa et bébé Doc. Les gouvernants de la Côte d’Ivoire, de Houphouët à Bédié, eurent leurs moments de gloire avec l’Hexagone. Vers la fin des années 1990, Bédié n’était plus en odeur de sainteté avec la France. En tant que premier ministre, Ouattara avait démontré à Chirac que la France ne pouvait avoir meilleur ami que lui, qu’en Côte d’Ivoire, tout était à vendre à la France et au business français, que rien n’avait de valeur sentimentale ou stratégique. Pour Paris, il était donc nécessaire que Ouattara, cet ami inconditionnel, revînt aux affaires. Il était donc nécessaire que Bédié fût exposé et qu’il tombât.

En effet, entre 1992 et 1997,  l’Union Européenne avait accordé plusieurs prêts à la Côte d’Ivoire dans le but d’améliorer le système de sante de la Côte d’Ivoire et de supporter le programme de décentralisation du pays. La plus grande partie des fonds alloués à cet effet fut détournée. De 92 à 97, deux gouvernements s’étaient succédés en Côte d’Ivoire : le gouvernement de Ouattara (90-93) – qui pendant la longue maladie de Houphouët vit Ouattara cumuler les postes de premier ministre, ministre des finances et président par intérim, et le gouvernement de Kablan Duncan (93-99), sous la présidence de Bédié. Bien que l’Union Européenne ait reconnu que les détournements des fonds alloués à la Côte d’Ivoire avaient eu lieu sur une période de 5 ans, ce qui incluait au moins une année sous le gouvernement de Ouattara, curieusement, cependant, aucune malversation ne fut imputée à Ouattara. Ouattara avait été un bon « garçon » pour la France, et bien que l’origine de sa fortune colossale accumulée en si peu de temps soit très suspecte, il n’était pas question qu’il fût inquiété. C’était Bédié que l’on voulait voir tomber ; c’était donc vers Bédié qu’il fallait orienter toute enquête. Aussi, à la tête de l’Union Européenne, la France ordonna un audit de la gestion des prêts couvrant la période allant de 1995 à 1997, une période qui ne couvrait que la gestion de Bédié, alors que, comme l’avaient souligné de nombreux observateurs, les malversations remontaient jusqu’à 1992, jusqu’au temps de l’administration Ouattara. D’ailleurs, Jérôme Dupuis, and Jean-Marie Pontaut de L’Express n’écrivaient-ils pas ceci ? «Où ont disparu les 180 millions de francs que l’Union européenne a versés à la Côte d’Ivoire? Cette aide, destinée essentiellement au programme de santé, a été systématiquement détournée entre 1992 et 1997, comme l’attestent plusieurs audits récents de la Commission européenne et un rapport accablant de l’Inspection des finances ivoirienne, dont L’Express a pris connaissance ».

              Bien que louable, l’audit de l’Union Européenne, conduit de novembre à décembre 1998 par la firme 2AC, était extrêmement réduit et biaisé contre Bédié. L’audit révéla ceci : plus de 30 millions des 88 millions de dollars alloués à la Côte d’Ivoire avaient mystérieusement disparus. Bédié, sa famille, et ses proches, et plus précisément le ministre de la santé de Bédié, Maurice Guikahué, furent indexés comme des criminels économiques. Cette révélation coïncida avec la révélation à Cologne (Allemagne) de la réduction de la dette des PPTE et l’annonce que l’Union Européenne gelait son aide budgétaire à la Côte d’Ivoire. L’histoire des détournements fit beaucoup de bruit. La presse française s’en fit le relais. Ouattara s’en frotta les mains. Cependant, certains politiciens français en gardèrent la tête froide, qui à l’instar du parlementaire Thierry Jean-Pierre en émirent des doutes quant au moment et à la période de l’audit : « Il est scandaleux que les députés européens n’aient pas été informés de ces détournements, qui concernent des secteurs aussi sensibles que la santé. Je ne comprends pas que la délégation sur place et les quatre experts du Fonds européen de développement détachés auprès de l’administration ivoirienne n’aient rien vu. Cela pose un problème de compétence. A moins qu’il n’y ait d’autres explications ».

La révélation de ce scandale financier vint au moment où la question de la nationalité douteuse de Ouattara devint pressante et où Ouattara s’exila en France. Ce qui fit que Bédié devait désormais gérer les manifestations pro-Ouattara en Côte d’Ivoire ainsi que les intimidations de la banque mondiale, du FMI et de l’Union Européenne qui menaçaient intempestivement, tout cela en prologue à un coup d’état. Quelques semaines après l’exile volontaire de Ouattara en France, le 24 décembre 1999, Bédié fut déposé par l’ex-chef d’état major de Ouattara, le général Robert Gueï. Bédié partit en exile en France via Lomé, et Ouattara retourna en Côte d’Ivoire, persuadé que le général Gueï lui réchaufferait le fauteuil présidentiel jusqu’à son inauguration officielle comme président de la République de Côte d’Ivoire. « Erreur de Gawa », comme le diraient les Ivoiriens. En d’autres termes, Ouattara s’était fourré le doigt dans l’œil.

Adamo Bonaventure Guillaume Séverin, le témoin qui n’a jamais rien vu, rien entendu, rien dit.

adamonothing

Adamo Bonaventure Guillaume Séverin, chef du district d’Adjamé ; témoin P-560 de l’accusation ce 13 février 2017  dans l’affaire « la CPI contre le Président Gbagbo et Charles Blé Goudé » ; Adamo Bonaventure Guillaume Séverin, en définitive, un témoin qui n’a rien vu, rien entendu, rien dit.

La marche du RHDP sur la RTI ? Il n’en a jamais entendu parler.

Les commissariats de police attaqués et dévalisés par les rebelles ? Il n’en a jamais entendu parler.

Ses frères d’armes surpris dans leur sommeil avec leurs familles et brûlés vifs par le Commando Invisible ? Il n’en a jamais entendu parler.

Ses parents du village d’Anonkoi Kouté surpris dans leur sommeil mutilés et brûlés vifs par les rebelles. Il n’en a jamais entendu parler.

L’attaque des positions ivoiriennes par les hélicoptères français ? Il n’en a jamais entendu parler.

Le nom du président Gbagbo, il ne sait pas comment le prononcer.

Peur ? Pudeur ? Borborygmes ?

Quoi qu’il en soit, pour toutes ses pertes de mémoire, l’homme qui n’a jamais rien vu, rien entendu ni rien dit est récompensé par dramane wattra d’un poste de chargé de la criminalité transfrontalière ; une structure fictive, qui n’a jamais été mise en place, dont il perçoit pourtant le salaire de responsable, alors que les Soro, Wattao, Zakaria, Bictogo s’en donnent à cœur joie dans la criminalité transfrontalière, convoyant bois, diamant, or, café, coton, et cacao vers les frontières de la Côte d’Ivoire.

Comme Mangou, cet autre Ebrié, Adamo a bien appris sa leçon : on ne voit, n’entend, ni surtout ne parle la bouche pleine. Mange, Adamo ! Mange ! Et surtout, continue de ne rien entendre, voir, dire !