(Vidéo) Nahibly, après le passage de la meute meurtrière de Dramane Ouattara, M. Frindéthié

NahiblyLe 20 juillet 2012, la milice ethnique d’Alassane Dramane Ouattara, escortée par les FRCI et les chasseurs (dozos) convertis à l’épuration ethnologique de Dramane Ouattara, a fait irruption dans le camp de Nahibly, où 5000 Wê chassés de leurs terres avaient cru trouver refuge sous la « protection » des casques bleus. Là, sous le regard impassible des soldats de l’ONU, les miliciens de Ouattara ont détruit 90% des infrastructures du camp, massacré 13 réfugiés et blessé des dizaines d’autres. Dans la vidéo ci-dessous, deux femmes qui ont miraculeusement échappé au massacre des miliciens de Ouattara essaient de retrouver, l’une sa mère, et l’autre ses enfants dans les décombres encore fumantes du camp dévasté.

https://www.facebook.com/photo.php?v=132038450286753&set=vb.100004417961800&type=2&theater

Autres articles sur le sujet:

https://frindethie.wordpress.com/2012/12/01/video-massacres-au-camp-de-refugies-de-nahibly-ils-y-etaient-comme-a-un-spectacle-m-frindethie/

https://frindethie.wordpress.com/2012/10/21/reportage-video-de-france-24-ames-sensibles-sabstenir-duekoue-des-charniers-crees-par-les-soldats-et-milices-de-ouattara-frci-et-dozos-lors-de-lattaque-du-camp-de-refugies/

https://frindethie.wordpress.com/2012/11/01/rapports-accablant-damnesty-international-de-la-fidh-et-des-etats-unis-amadou-soumahoro-repond-ce-nest-pas-nous-cest-gbagbo-m-frindethie/

https://frindethie.wordpress.com/2012/10/30/cote-divoire-is-a-lawless-zone-of-human-rights-violations-the-international-federation-of-human-rights-league-corroborates-amnesty-internationals-accusations-martial-frindethie/

https://frindethie.wordpress.com/2012/10/26/cote-divoire-amnesty-international-confirme-etat-voyou-arrestations-arbitraires-enlevements-illegaux-ranconnements-tortures-executions-extrajudiciaires/

https://frindethie.wordpress.com/2012/09/10/there-is-a-genocide-going-on-in-cote-divoire-martial-frindethie/

Publicités

Endettement, Désendettement, Réendettement, Surendettement : Quand les concierges noirs maintiennent l’Afrique dans la tourmente du sous-développement, M. Frindéthié

Concierge noirMis à part quelques pays anglophones, l’Afrique en général, et l’Afrique francophone en particulier, s’est spécialisée dans le transfert vers les pays développés de ses ressources géologiques et agricoles. Les seules importations dans lesquelles l’Afrique francophone s’est particulièrement illustrée comme experte sont les importations de la dette et des produits manufacturés européens, et leur conséquente production de pauvreté pour les masses africaines. La myopie, ou peut-être faudrait-il dire, la collusion des dirigeants francophones, concierges noirs des spéculateurs des pays industrialisés, dans l’itération assidue du cycle d’endettement-désendettement-réendettement-surendettement et dans le maintien de l’Afrique dans la permanence de la pauvreté contredit tous les discours politiques qui promettent de faire des pays africains « des pays émergents à l’horizon 2020 ». Il faut bien trouver un horizon immédiat; et 2020 semble se prêter à la démagogie.

A peine les pays africains sortent-ils d’une dette, que la Banque mondiale, le Club de Paris et le Club de Londres les invitent-ils à se réendetter, et ceci, par l’entremise des concierges noirs qui ont été élevés au sein de ces mêmes organisations financières à maintenir l’Afrique dans les chaînes du surendettement. Lorsque, par exemple, au lendemain d’une difficile obtention du PPTE laborieusement préparée depuis des années par les différentes administrations du Président Gbagbo, Dramane Ouattara multiplie les voyages pour réendetter, voire surendetter,  la Côte d’Ivoire, les Ivoiriens ont raison de s’inquiéter. Ces organisations qui « donnent » à la Côte d’Ivoire ne le font ni par simple amitié, ni par philanthropie, mais dans l’objectif de récupérer des dividendes décuplés. Ce n’est pas en aidant leurs maîtres à resserrer toujours plus fort le nœud du surendettement autour de la gorge des pays africains que les concierges noirs aideront l’Afrique à se développer. Aussi, au premier de ces concierges noirs en manque d’imagination, osons-nous proposer ceci :

L’Afrique devrait songer à développer son capital humain. Aujourd’hui, il est dangereux d’être jeune en Afrique. Le reproche que font nos concierges noirs à la jeunesse africaine est justement celui d’être jeune. Jeune, on est nécessairement suspect, certainement coupable, de subversion, de désordre, et de renversement de gouvernement. Or, cette jeunesse que les armées des concierges noirs pourchassent, torturent et tuent jusque dans leurs derniers retranchements est le fer de lance du développement africain. Plutôt que de leur offrir du fer, du sang et la mort, les concierges noirs rendraient service à l’Afrique s’ils leur offraient des écoles qui fonctionnent, des universités qui marchent vraiment et non seulement dans l’imaginaire politique, et des emplois qui les sortent de la précarité afin qu’ils relèvent les défis de l’avenir pour, à leur tour, sortir l’Afrique de l’inconstance.

Ces dettes que prennent nos concierges noirs et qui sont repayées sur le dos de la jeunesse, en ouvrant les frontières de l’Afrique à cette barbarie économique que l’on nomme « la libéralisation », et qui n’est en fait que la vente aux enchères de l’Afrique aux spéculateurs occidentaux, ne grandissent pas l’Afrique. Ces dettes-là diminuent l’Afrique et appauvrissent les Africains. La vraie libéralisation n’aura lieu que lorsque la jeunesse africaine sera préparée à occuper judicieusement sa place dans les secteurs de la transformation, de l’industrialisation et de la technologie plutôt qu’à courber l’échine dans les champs de matières premières programmées à l’exportation quand elle n’est pas occupée à éviter les balles des armées des concierges noirs. Ces concierges noirs qui, assis sur les plus grosses richesses géologiques et agricoles de la terre, maintiennent leurs universités fermées et font le tour du monde à tendre la main plutôt qu’à préparer leurs jeunesses à l’industrialisation et à la technologisation de leurs richesses, ne devraient être applaudis. Ils devraient plutôt être conspués, ces concierges noirs-là.

(Vidéo) Massacres au Camp de Réfugiés de Nahibly : Ils y étaient comme à un spectacle, M. Frindéthié

NahiblyL’évidence montre de plus en plus que non seulement l’attaque par la coalition FRCI-dozos du camp de réfugiés Wê de Nahibly était planifiée par les barons du RDR, mais aussi que, dans un élan des plus répugnants, dans un geste des plus inhumains, les autorités du régime génocidaire étaient aux premières loges pour assister en spectateurs privilégiés au massacre des Wê. Une vidéo postée récemment sur Facebook  (voir ci-dessous) montre comment des casques bleus, des FRCI,  et des autorités préfectorales sont restés bien en retrait, impassibles à la sauvagerie qui se jouait sous leur yeux, à regarder et commenter le massacre des Wê par des miliciens RDR, qui, ayant d’abord mis le feu au camp, l’ont ensuite encerclé pour équarrir à la machette et assommer au gourdin quiconque tentait de sortir de la fournaise.

https://www.facebook.com/photo.php?v=128446120645986&set=vb.100004417961800&type=2&theater

International Crisis Group (ICG) dénonce la justice partisane en Côte d’Ivoire

 

ABIDJAN – La justice « dangereusement partisane » qui s`exerce en Côte d`Ivoire aux dépens des seuls partisans de l`ex-président Laurent Gbagbo est « un obstacle considérable à la réconciliation », a averti lundi le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG).

Dans un rapport intitulé « Faire baisser la pression », ICG dénonce une justice « à sens unique » concernant les crimes commis durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Une vingtaine de personnalités du régime déchu sont inculpées et détenues dans le nord du pays pour crimes de sang, atteinte à la sûreté de l`Etat ou infractions économiques. Huit d`entre elles, dont l`ex-première dame Simone Gbagbo, sont aussi inculpées de « génocide ».

Critiquant le choix de ce dernier chef d`inculpation « peu approprié », le centre de réflexion affirme qu` »au-delà des choix maladroits visant à grossir des crimes qui sont déjà suffisamment graves, se dégage une absence manifeste de volonté » de la part du régime du président Alassane Ouattara « de rendre une justice plus équilibrée ».

« Cette justice partiale constitue un obstacle considérable à la réconciliation », actuellement « au point mort », laissant « perdurer au sein de l`électorat de Gbagbo, et bien au-delà, le sentiment d`une +justice des vainqueurs+ et d`une humiliation supplémentaire », écrit ICG.

La Cour pénale internationale (CPI) « pourrait mettre rapidement les autorités ivoiriennes devant leurs responsabilités et se charger de rééquilibrer une justice dangereusement partisane », estime-t-il.

« Seule l`audition ou l`inculpation de responsables des forces associées au pouvoir impliqués dans les violences passées pourra combattre le sentiment d`injustice » ressenti par une partie de la population, conclut International Crisis Group.

Un an après le transfèrement à La Haye de Laurent Gbagbo, soupçonné par la CPI de crimes contre l`humanité, la Cour a annoncé le 22 novembre avoir émis un mandat d`arrêt contre Simone Gbagbo pour le même chef d`inculpation.

Le bureau du procureur de la CPI a indiqué par le passé qu`il comptait aussi poursuivre des personnalités du camp Ouattara, dont certaines sont soupçonnées de crimes graves.

Amnesty International, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme et Human Rights Watch sont unanimes: La Côte d’Ivoire est dirigée par des tortionnaires

ABIDJAN – L`armée ivoirienne a commis des atteintes « généralisées » aux droits de l`Homme, notamment des traitements inhumains et parfois des actes de torture, après une vague d`attaques lancées en août par des groupes armés, a affirmé Human Rights Watch (HRW).

Ces abus perpétrés par les Forces républicaines (FRCI, armée) incluaient « des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des actes d’extorsion, des traitements inhumains et, dans certains cas, des actes de torture », écrit l`ONG de défense des droits de l`Homme dans un rapport de 80 pages intitulé « Bien loin de la réconciliation: répression militaire abusive en réponse aux menaces sécuritaires en Côte d’Ivoire ».

Le gouvernement du président Alassane Ouattara a été confronté entre août et octobre à une série d`attaques armées, notamment à Abidjan, qu`il a attribuées à des fidèles de Laurent Gbagbo, ce que le camp de l`ex-président récuse.

Auparavant, des attaques meurtrières avaient aussi eu lieu dans l`ouest du pays, à la frontière libérienne.

« Depuis avril 2012, au moins 50 personnes, dont de nombreux civils, ont été tuées pendant ces attaques », selon HRW … La « répression » qui a suivi les attaques d`août « a été marquée par des actes rappelant les crimes graves commis pendant la crise postélectorale de 2010-2011 » ayant fait quelque 3.000 morts, écrit Human Rights Watch après une mission de trois semaines à Abidjan entre août et septembre … HRW souligne que les violations des droits de l`Homme ont été commises « dans certains cas sous des commandants précédemment identifiés comme responsables d’abus brutaux » durant la crise de 2010-2011.

L`organisation cite le cas du commandant Ousmane Coulibaly, dit « Ben Laden », ex-chef rebelle pro-Ouattara devenu un cadre des FRCI, et nommé récemment préfet de la région sensible de San Pedro (sud-ouest).

Elle évoque aussi « des arrestations arbitraires massives » de présumés pro-Gbagbo dans le quartier de Yopougon, fief de l`ex-président: « des centaines de jeunes hommes semblent avoir été arrêtés et détenus, essentiellement sur la base de leur (appartenance ethnique) et leur lieu de résidence ».

Le pouvoir ivoirien doit tenir ses « promesses maintes fois répétées de mettre fin à l’impunité », exhorte l`ONG, estimant que « la justice des vainqueurs et les abus généralisés » contre des pro-Gbagbo présumés risquent de « replonger la Côte d’Ivoire dans le conflit ».

Aucune figure au sein des ex-rebelles pro-Ouattara – désormais dominants dans la hiérarchie des forces armées – n`a été à ce jour inquiétée par la justice ivoirienne, malgré les accusations de crimes commis durant la dernière crise.

« Plusieurs responsables gouvernementaux ont admis l`existence d’excès dans la riposte des militaires, mais se sont concentrés sur la gravité de la menace sécuritaire et ont promis que des mesures ont été et seraient prises afin de contrôler ces abus à l’avenir », relève enfin HRW.

Le gouvernement avait vivement protesté mais promis d`ouvrir des enquêtes après que l`ONG Amnesty International eut affirmé en octobre que « plus de 200 personnes », dont des pro-Gbagbo, ont été « arbitrairement détenues et torturées ».

Cote d’Ivoire: A Long Way from Reconciliation (Human Rights Watch)

Côte d’Ivoire’s military was responsible for widespread human rights abuses in August and early September 2012, Human Rights Watch said in a report released today. The abuses included arbitrary arrests, illegal detentions, extortion, inhuman treatment, and, in some cases, torture.

The 73-page report, « ‘A Long Way from Reconciliation’: Abusive Military Crackdown in Response to Security Threats in Côte d’Ivoire, » details the brutal crackdown that followed a series of violent attacks on military installations around the country in August. The attacks were allegedly committed by militants loyal to former President Laurent Gbagbo.

The resulting crackdown recalled the grave crimes committed during the 2010-2011 post-election crisis, in some cases under the same commanders previously identified as responsible for brutal abuses, Human Rights Watch found. The government of President Alassane Ouattara needs to ensure the prompt investigation and prosecution of forces who committed serious human rights abuses, including torture and inhuman treatment, in response to these security threats, Human Rights Watch said.

« The security threats to Côte d’Ivoire are real, but widespread abuses by the military will fuel – rather than end – them, » said Corinne Dufka, senior West Africa researcher at Human Rights Watch. « The government should quickly show the determination to bring to account the soldiers responsible for torture, inhuman treatment, and criminality. »

The report is based on a three-week mission to Abidjan in late August and early September, during the height of the military crackdown. Human Rights Watch interviewed 39 people who had been arrested and detained after the August attacks, as well as another 14 witnesses to mass arrests, beatings, and other abuses. Human Rights Watch also spoke with drivers of commercial and passenger transport vehicles, family members of people still in detention, leaders from Ivorian civil society, government officials, representatives of humanitarian organizations, representatives of the United Nations peacekeeping mission, and diplomats in Abidjan.

Ivoiriens, gagnerez-vous jamais ? Vos ministres véreux vous appauvrissent, M. Frindéthié

Ivoiriens, vos ministres sont des affairistes tentaculaires qui se battront bec et ongle pour avoir le monopole de tout, et partout. Imaginez que vous décidiez de créer une petite entreprise de nettoyage des bâtiments et de nettoyage industriel, ou de travaux d’électricité et de construction, ou d’importation de semences agricoles, ou de transformation de produits agricoles dérivés ; imaginez même que vous décidiez de vendre du garba. Ne vous étonnez plus de vous voir imposer un vrai parcours du combattant ou un refus catégorique dans l’obtention des permis et autres dossiers administratifs, car un de vos ministres qui est déjà dans le commerce ou entend s’y lancer a tout intérêt à ce qu’il n’y ait pas de concurrence, et a donné des ordres à cet effet. Ce ministre pourrait bien être Charles Diby Koffi.

Voici les affaires extra-ministérielles de votre bien aimé ministre des finances telles que révélées par L’Eléphant Déchainé; ces affaires qui lui permettent d’arrondir ses fins de mois … comme s’il en avait vraiment besoin. Et surtout, n’allez pas chercher à connaître l’origine des fonds qui montent toutes ces affaires.

1/ « JPC DE BEYNIENH » capital social de 5 millions de FCFA,
2/ « YAM-BUS-S.A » 50 millions de FCFA.
3/ «LA NOUVELLE CIEPA-BTP » 10 millions de FCFA
4/ « RESEAU CICA-CI »
5/ «IVOIRE OLYMPIQUE VOYAGE» (O.I.V) Capital social : un million de francs CFA
6/ « YAD PETROLEUM » capital social de 100 millions de FCFA.
7/ « DE BENYIENH IvESTMENT GROUPE » un capital de 10
millions de FCFA,
8/ « VISION NOUVELLE LOGISTIQUE » (V.N.LOGISTIQUE) capital social de 10 millions de FCFA.
9/ « TRANSFORMATION INDUSTRIELLE DE PRODUITS AGRICOLES ET DÉRIVÉS» (TRIPAD) capital de 5 millions de FCFA.
10/ « YACKY PETROLEUM » capital social de 75 millions de FCFA
11/ « INSTITUT CHARLES LEROY » (ICL) d’un million de FCFA
12/ la Société de Commerce Général, d’Electrification, de Bâtiments et de Travaux Publics « SCGEBTP » 5 millions de
FCFA
13/société unipersonnelle dénommée « NAV » ayant pour objet « le transfert d’argent, le transfert d’unités » un capital d’un million de FCFA
14/ société anonyme dénommée « Yrissa S.A » ayant pour objet social : « L’Entreprise de bâtiments; la promotion immobilière sous toutes ses formes Capital : 10 millions de FCFA.
15/ SOCIÉTÉ IVOIRIENNE DE TRAVAUX D’ELECTRICITE ET DE CONSTRUCTION » (SITEC)
16/ Une entreprise œuvrant dans le domainedes semences agricoles et dénommée « PEXAGRI ».
18/ La « SCI AMANDINE » , une société immobilière qui s’appelait initialement « SCI YAKISSA-IMMOBILIER
19/ « Prince Valet Rang Services », spécialisée dans le « nettoyage des bâtiments et nettoyage industriel » (France)
20/ « Onyx Group SA » (20), une société anonyme au capital de 10 millions de FCFA
21/ «LUX CIMMO SA » (21) une société anonyme unipersonnelle au capital de 10 millions de FCFA,
22/ « SCGECISARL » (22), « Société de Service Général de Côte d’Ivoire »

Lire l’enquête complète dans le journal L’ÉLÉPHANT DECHAINE du 16/11/2012

Quand on veut noyer son alliance dysfonctionnelle, Martial Frindéthié

Le RHDP est malade, très malade même. Il est agonisant. Et ceci, Anaki Kobenan, le héraut le plus agité de cette alliance contre-nature, l’avait annoncé, au soir des élections législatives de 2011 au cours desquelles le RDR fit montre de sa propension à la duplicité, à la manipulation, à la fraude et à la falsification en faisant voter des morts pour s’octroyer la majorité des sièges à « l’Assemblée Nationale ».

Etait-ce peut-être par naïveté atavique, par cécité politique ou tout simplement par pulsion mangecratique, (viz. cette disposition animale à prêter plus attention aux borborygmes de son estomac affamé qu’au jugement de sa matière grise), que le PDCI de Bédié et ses autres partis satellites s’allièrent aux architectes de la déchirure du tissu social ivoirien ?

Aujourd’hui, la coupe de la déception de son alliance avec les éventreurs de la Côte d’Ivoire  bue jusqu’à la lie, ayant enfin pris la mesure de ce que cela implique de pactiser avec le diable, le PDCI, bien que trop veule pour prendre une position tranchée contre la dictature dont il s’est fait le complice, donne, quand même, de petits coups de dents dans la structure programmatrice du régime génocidaire.

Et les voit venir Dramane, qui, pour se donner l’occasion de rebattre les cartes afin d’expurger de sa dictature les empêcheurs de tourner en rond et asseoir ad vitam aeternam le règne des seigneurs de guerre et des tortionnaires, jette aux élus PDCI, via une ministre PDCI, un projet de loi qui n’a de mérite que « mélanger » davantage la Côte d’Ivoire. Votez-le et vous serez à jamais aliénés de votre base. Rejetez-le et vous serez accusés de phallocratie. Dans tous les cas, la base du RDR, elle, ethno-religieuse à l’excès, moutonnera toujours, quels que soient les errements du chef de fil (Dramane), lui restera toujours fidèle. Et si cela ne prend pas aujourd’hui, si la « loi Dominique » ne suffit pas à  faire perdre pied au PDCI, la prochaine fois, peut-être Dramane demandera-t-il au parti sexagénaire et conservateur de voter « oui » pour un projet de loi aussi troublant que le mariage entre humains et bêtes, quitte à  l’accuser de chauvinisme

Avais-je un jour entendu le jugement lilliputien qui préside « l’assemblée Nationale » annoncer, auguste, que l’institution se garderait de se faire la perruche du régime génocidaire ?

Supputations sur une dissolution, M. Frindéthié

La boucherie d’Abidjan a fermé ce mercredi 14 novembre 2012, apprenait-on selon un bref communiqué lu par Amadou Gon Coulibaly : « SEM. Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat, a mis fin ce jour aux fonctions des membres du gouvernement. En attendant la mise en place du nouveau gouvernement, le Premier Ministre et les Ministres sont chargés de l’expédition des affaires courantes ». A peine la nouvelle sue que les observateurs se sont lancés dans une émulation de conjectures.

Pour la BBC, qui affirme détenir ses information de Gon Coulibaly himself, c’est le refus de élus RHDP de voter « la loi Dominique » – une loi qui fait de la femme la co-chef de famille, et dont Dominique Ouattara, qui a pouvoir de co-présidente de la Côte d’Ivoire, serait l’auteur, qui a motivé la dissolution du gouvernement. Le refus des élus RHDP ne serait, selon Gon Coulibaly, que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la méfiance du RHDP – et plus précisément du PDCI – à l’égard du Boucher dont la politique génocidaire ne semble plus faire l’unanimité au sein du RHDP.

Pour d’autres, Ouattara s’est tout simplement rendu à l’évidence : l’incompétence du régime génocidaire est si criante qu’aucune fioriture, aucun panneau publicitaire et aucune ritournelle propagandiste sur la télé des griots (RTI) ne sauraient la camoufler. Le monde s’est rendu compte de la grande arnaque de Dramane et n’hésite plus à la dénoncer. Il est donc temps de changer cet attroupement de chenapans qui « ne gagne pas » et de remplacer les cancres qui le constituent par des hommes et des femmes de compétence.

Et pour d’autres encore, cette dissolution est en prélude à l’entrée des membres du FPI (parti du Président Laurent Gbagbo) dans le gouvernement génocidaire, dans la perspective d’une décrispation  du climat politique, dont la pénultième ordonnance serait la relaxe du Président Gbagbo. Ceux qui avancent cette thèse allèguent la possibilité d’une intercession du Pape dans des négociations de haut niveau dont les parties incluraient des chefs d’état de pays africains.

Mais de toutes ces conjectures, il serait aussi sage de ne pas perdre de vue le fait que dans la panique qui a suivi les dernières frappes contre régime génocidaire par le Commando Mystérieux, les faucons de la Rattrapocratie n’ont pas hésité à accuser ouvertement certains officiers, certains cadres, enfin, certains ministres d’inclination RHDP de supporter et de financer la dissidence armée. La dissolution de la boucherie serait-elle l’occasion de nettoyer l’abattoir et d’affuter de nouvelles lames ?

Prêtres et Pasteurs: Les cibles dociles de Konan Banny, M. Frindéthié

Il y a, dans les lettres qui constituent le CDVR de Charles Konan Banny, une dont l’éclosion du sens fait plus gravement défaut que les autres, c’est la lettre « V » de la prétendue « vérité » de la Commission Dialogue Vérité Réconciliation. Sans vouloir m’inaugurer le défenseur des prêtres et des pasteurs qui, dans la crise ivoirienne, ont, me semble-t-il,  plus brillé par leur aptitude à nourrir d’illusions des troupeaux bêlants que d’inviter leurs ouailles à apprécier avec justesse la gravité du danger qui menaçait la Côte d’Ivoire, je trouve injuste que Banny, dont le plus grand exploit depuis la création de ce machin CDVR fut de faire sa génuflexion aux bourreaux de la République, accusent les prêtres et les pasteurs – certains dit-il – d’être une entrave au dialogue, à la vérité, et à la réconciliation.

Cher Monsieur Banny, lorsque vous refusez de condamner ce secret de polichinelle que des Imams recrutaient des rebelles dans les mosquées en préparation la guerre contre la Côte d’Ivoire, et que vous préférez vous en prendre aux cibles dociles que sont les prêtres et les pasteurs, lorsque vous refusez de dénoncer ce secret de polichinelle que dans les mosquées des Imams distribuaient des armes dans des cartons de sucre, et que vous préférez vous en prendre aux cibles dociles que sont les pasteurs et les prêtres, lorsque vous vous mettez en quatre pour éviter de dénoncer l’activisme politique pernicieux d’un Boikary – pour ne citer que celui-là – et que vous roulez les mécaniques contre les cibles dociles que sont les prêtres et les pasteurs, il y a, dans cette dictature qui s’islamise hâtivement, à l’heure où les églises sont sous la force des bulldozers, une vérité que vous refusez de dire, et qui tire votre CDVR vers l’immobilisme d’un CADAVRE.