Oui, la Colonisation Est un Crime contre l’Humanité ! Et Tous les Pays Colonisateurs Sont Coupables de Crimes Contre l’Humanité !, M. Frindéthié

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Emmanuel Macron, candidat à la présidence française, déclarait en Algérie, dans un moment de rarissime lucidité et d’exceptionnelle franchise, que « la colonisation française était un crime contre l’humanité ». Il ne fallut pas longtemps pour que Macron, sous la ruée des coups qui lui venaient des bons Français revînt, la queue entre les pattes, faire son mea culpa à la « sainte France » offusquée. Et nous qui avions cru que pour une fois la France dirait des mots de franchise, qu’elle reconnaitrait que les crimes commis contre les Juifs avaient d’abord été expérimentés dans les colonies, par toutes les puissances colonisatrices ; et qu’Hitler n’avait fait qu’emprunter quelques chapitres au play book des Français, des Belges des Anglais, des Hollandais et des Allemands dans leurs colonies africaines et asiatiques !

En vérité, contrairement à ce qu’écrivent les historiens occidentaux, ce n’est ni en 1907 ni à la Haye que naquit l’expression « crimes contre l’humanité ». La première fois qu’apparut le terme de « crimes contre l’humanité », ce fut sous la plume d’un Noir Américain, soldat, politicien, révérend et défenseur de droits civils, du nom de George Washington Williams, qui en 1889, ayant constaté de lui-même les atrocités commises par le gouvernement et les agents de Léopold II au Congo, écrivit aux puissances coloniales une lettre ouverte dans laquelle il accusait le roi des Belges de «crimes contre l’humanité» et exigeait que celui-ci soit traduit devant un tribunal international pour répondre de ses forfaits.

En effet, en 1889, convaincu que le Congo de Léopold II – dont les journaux vantaient, bien sûr par l’entremise du roi des Belges lui-même, les réussites économiques et sociales – serait la réponse à sa quête d’une terre promise pour les Noirs Américains éduqués, Williams se rendit au Congrès antiesclavagiste de Bruxelles sans y être invité. A Bruxelles, Williams soumit à un Léopold II fort intéressé ses plans pour une contribution des Noirs Américains à son « œuvre humanitaire en Afrique ». De son audience avec Léopold II, Williams retint une excellente image du roi des Belges, qu’il qualifia en des termes très gratifiants dans des articles commissionnés par L’Associated Literary Press.

Les premières tentatives de Williams pour recruter des Américains d’origine africaine comme agents de Léopold au Congo eurent lieu au Hampton Institute lors d’une série de conférences. Lorsqu’il devint évident à partir des questions du public que le conférencier parlait d’un endroit qu’il ne connaissait absolument pas, Williams décida d’aller lui-même s’enquérir de ce qu’était le Congo afin de mieux convaincre son audience. Ce que Williams vit au Congo l’horrifia au point où il se mit personnellement en campagne contre le roi des Belges. Dans sa lettre ouverte, Williams détailla 12 accusations contre Léopold II :

  1. Au Congo, Léopold II avait eu les yeux plus gros que le ventre. Il n’avait pas les moyens de développer la région de manière à améliorer la vie des autochtones.
  2. Le gouvernement de Léopold avait institué l’anarchie, l’arbitraire, l’injustice et le meurtre comme politique d’État au Congo
  3. Le gouvernement de Léopold violait constamment les contrats signés avec les soldats et ouvriers noirs.
  4. Le système juridique de Léopold au Congo était arbitraire et corrompu.
  5. Le gouvernement et les agents de Léopold commettaient sur les indigènes des actes excessifs de cruauté et d’inhumanité qui ne seraient pas concevables en Europe.
  6. Le gouvernement de Léopold forçait les indigènes dans la prostitution et l’esclavage sexuel. Des individus étaient payés pour capturer et incarcérer des femmes et des jeunes filles sous de fausses accusations uniquement pour la gratification sexuelle des agents blancs de Léopold. Chaque fois que des enfants naissaient de ces rapports forcés, ils étaient considérés comme des propriétés gouvernementales et donc mis en esclavage plus tard au compte de Léopold.
  7. Le gouvernement de Léopold interdisait aux indigènes de faire du commerce alors que ses agents étaient encouragés à organiser des razzias dans les villages et à saisir les biens des villageois.
  8. Léopold a violé les termes fondamentaux de l’Acte de Berlin par lesquels les puissances occidentales lui ont permis d’acquérir le Congo.
  9. Le gouvernement de Léopold armait les villages pour des guerres intertribales afin que les prisonniers de guerre servent comme les esclaves de Léopold. Ce faisant, Léopold encourageait les mutilations et le cannibalisme des indigènes par ses soldats de Bangala.
  10. Le gouvernement de Léopold a acheté, vendu et volé des esclaves.
  11. Léopold a armé les Arabes dans des territoires où il n’avait aucune juridiction.
  12. Leopold, Stanley, et ses agents ont aliéné les indigènes, qui par conséquent, ne respectent pas spontanément leur autorité. Les prétentions de Léopold à l’amélioration de la vie des indigènes est une fraude pure et simple. Il n’y a pas de véritable développement au Congo qui profiterait aux indigènes.

Pendant que Léopold et son armée d’apologistes se préparaient à une réfutation impitoyable des accusations portées contre le roi des Belges, ils ignoraient que le principal accusateur du roi n’avait plus beaucoup de temps à vivre. Le corps de Williams avait déjà commencé à s’amenuiser sous les effets de la maladie. En 1891, à l’âge de quarante ans, Williams perdit sa dernière bataille contre la tuberculose. Cependant, ses dénonciations du régime meurtrier de Léopold au Congo étaient déjà abondamment lues et créaient des émois tant aux États-Unis qu’en Europe. Des salles de presse au Parlement belge, les effets de la Lettre firent écho.

 En Belgique, une volée d’insultes et de diffamations fut lancée contre Williams, le « Colonel noir », le « soi-disant –colonel », « l’insolent » et « impertinent », l’« analphabète total », qui « n’a jamais tenu le plus bas Rang dans l’armée des Etats-Unis ».

Trop tard ! L’image de Léopold, jusqu’alors immaculée, était désormais souillée, et son règne au Congo devint matière à interrogations aussi bien en Belgique qu’ailleurs. D’autres dénonciateurs, tels Edmund Morel, Roger Casement Robert E. Park, René Claparede, Pierre Mille, Emile Vandervelde, et l’Archevêque de Canterburry emboitèrent le pas à Williams et décrièrent la barbarie du roi des Belges au Congo.

Et de tout cela, l’ultime défense du roi des Belges fut qu’il ne fit rien que les autres puissances colonisatrices ne faisaient déjà dans leurs colonies en Afrique et en Asie. Que tous ensembles, ils étaient coupables de« crimes contre l’humanité » ou que personne ne l’était. Ce fut donc le monarque belge qui le premier fut accusé de « crimes contre l’humanité » qui indexa au monde ses complices.

Emmanuel Macron n’inventait donc rien. Avant lui, le roi des Belges avait déjà avoué ses crimes et nommé ses acolytes dans le plus grand délit de l’humanité. Honte à la France négatrice d’une réalité qui crève l’œil.

(Vidéo) Hollande fait sa première Francopholie, M. Frindéthié

Francopholie

Dans vos capitales vos peuples vivotent et se meurent

Et vos enfants en guenilles quémandent le long des trottoirs

Vos ponts et vos routes sont des pièges à hommes

Et vos rivières des réservoirs de contaminations

Vos écoles des usines d’imbécillités et de décadence

Qui avilissent bien plus qu’elles n’élèvent :

Et que faites-vous ?

Vous arrivez plutôt ballonnés comme des baudruches

Fagotés dans vos redingotes noires

Tels des choucas autour de la même mangeoire

Vous attendez transpirant et essoufflés

Sous l’impardonnable canicule et les sempiternelles balayures

Vous bousculant autour de quelque grand blanc

Qui vous juge et vous jauge et vous tapote le crâne

Tel le bon maîmaître et ses dogues obéissants

Il vous jette de petites friandises

Que vous vous fauchez pour saisir au vol

Et pour deux sous et un sourire de lui

Vous monnayeriez même votre génitrice

Il paraît que l’on vous a appris à faire beaucoup de choses

Sous la sempiternelle canicule

A japper à frétiller de la queue et à vous rouler par terre

Après avoir appris à rouler vos r

Et quand arrive le grand blanc dans ses colonies

De chaux blanche vous barbouillez fiévreusement vos cases

Votre peuple affamé vous rassemblez le long des routes

A s’égosiller et à battre des mains

Et vos bongos vous sortez

Pour lui offrir un folklore à sa hauteur

Qu’est donc devenue la dignité africaine ?

Votre cupidité a-t-elle des limites ?

L’on me dit que vous avez même appris à téter du postérieur

Allez chanter la francité

Alors que de frayeur vous frémissez à votre national-ITÉ

Allez chanter la Marseillaise

Quand votre hymne vous la connaissez à peine

Comme j’ai honte pour vous

Honte de votre folie circulaire

Honte de votre génuflexion

L’Afrique mérite beaucoup mieux que des choucas de votre espèce

http://www.youtube.com/watch?v=fGKzUwpytws&feature=player_embedded

A l’occasion de la Journée de la Mémoire, la France de Sarkozy mélange les genres et décore des tueurs, Martial Frindéthié

Le 11 novembre en France a traditionnellement commémoré la guerre de 14-18 (appelée la Grande Guerre). Cette année, cependant, un an avant des élections françaises dont les sondages le donnent perdant, Sarkozy essaie un tour de main, un gros coup de relation publique qui mystifie toute la France, en proposant un format de commémoration qui recherche le consensus sur la mémoire française, en concentrant toutes les mémoires guerrières de la France en une seule mémoire homérique. La France de Sarkozy a décidé de faire du 11 novembre désormais la journée de la mémoire de tous les soldats français tombés sur les terres étrangères. Les interventions militaires françaises ces dernières années (au Congo, au Ruanda, et en Côte d’Ivoire, pour ne citer que celles-là) ressemblent plus à des boucheries génocidaires qu’à des guerres nobles. Et là-dessus, les historiens sont toujours à leurs plumes, qui sont loin d’accomplir leur travail de mémoire. Là-dessus, les pages blanches n’ont pas encore accouché de tous leurs secrets. Quel objectif la France de Sarkozy espère-t-elle atteindre en mélangeant torchons et serviettes, libérateurs de la première guerre européenne (14-18) et génocidaires de la Côte d’Ivoire, du Ruanda et du Congo alors qu’est encore tiède le sang de la boucherie que les soldats français ont accomplie dans ces pays africains? Taire la critique et étouffer l’examen de l’implication française en Afrique est ce que recherche Sarkozy. Faire en sorte, par ce tour de main pré-électoral, que toute réserve sur les interventions meurtrières de la France en Afrique revienne à une critique haineuse des « héros » de la Première Guerre. Sarkozy a finalement admis à la commémoration d’aujourd’hui qu’il y a eu une « bataille d’Abidjan », lui qui jusqu’alors soutenait mordicus que seules les forces rebelles de Ouattara avaient neutralisé les défenses du président Gbagbo. Qu’à cela ne tienne ! La France était-elle en guerre contre la Côte d’Ivoire où elle décima plus de 3000 âmes ? La France était-elle en guerre contre le Ruanda où elle faillit exterminer toute une ethnie? En quoi ces deux interventions doivent-elles s’apparenter aux batailles de la Guerre 14-18 sinon que par les hécatombes qu’elles générèrent ? En vérité, Sarkozy aura incarné jusqu’au bout la faillite de la morale française.

Affaires africaines: l’entretien qui accuse Sarkozy

24 octobre 2011 | Par Fabrice Arfi et Karl Laske

L’homme reçoit dans un luxueux appartement du XVIe arrondissement de Paris. Les murs sont recouverts de toiles religieuses, mais lui n’a pas toujours des mots très catholiques. Sa cible : la «Sarkafrique». Au lendemain de son départ à la retraite, l’homme d’affaires franco-espagnol Jacques Dupuydauby, président du groupe portuaire Progosa, dénonce dans un entretien à Mediapart les pressions de Nicolas Sarkozy sur plusieurs chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest pour que l’industriel Vincent Bolloré, intime du président français, décroche de juteuses concessions portuaires. Un chantage d’Etat.

Ancien vice-président du groupe Bouygues et proche des réseaux chiraquiens, M. Dupuydauby affirme avoir personnellement recueilli les confidences embarrassantes de plusieurs présidents africains, dont Faure Gnassingbé (Togo) et Denis Sassou N’Guesso (Congo).

 

J. Dupuydauby J. Dupuydauby

« Quand M. Bolloré s’implante quelque part, il utilise le président français comme son VRP de luxe. M. Sarkozy, de son côté, met dans la balance les relations franco-africaines et fait des pressions », affirme Jacques Dupuydauby. L’homme d’affaires, qui avoue « ne pas être un perdreau de l’année », tranche : « On est passé de la Françafrique des mallettes à la Sarkafrique des concessions. »

Agé de 65 ans, récemment condamné au Togo à vingt ans de prison dans une affaire dont il dit ne rien connaître et qu’il soupçonne avoir été orchestrée par Vincent Bolloré, l’industriel réclame désormais l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur le « système Sarkozy en Afrique ».

Votre société, Progosa, avait remporté en 2001 la concession du port de Lomé au Togo, que vous avez brutalement perdue en 2009. Que s’est-il passé qui puisse expliquer ce renversement de situation ?

Il s’est passé l’élection de Nicolas Sarkozy. Après le sommet de Lisbonne, qui s’est tenu en 2007 sur le thème « Europe-Afrique », Faure Gnassingbé, l’actuel président du Togo, que je voyais tous les mois, m’a soudainement expliqué : “J’ai un gros problème.” Au sommet de Lisbonne, Sarkozy lui a en effet annoncé que la France soutenait ses amis, dont le Togo fait partie, mais qu’en contrepartie la France attendait de ses amis qu’ils se comportent vis-à-vis d’elle de façon, disons, amicale.

C’est-à-dire ?

C’est-à-dire que, je cite, “quand on est l’ami de la France, on est l’ami des sociétés françaises”. Et Sarkozy lui a demandé de donner la gestion du port de Lomé au groupe de son ami Vincent Bolloré.

Vous le tenez de la bouche du président togolais ?

Parfaitement. Plusieurs ministres togolais me l’ont également confirmé. Faure Gnassingbé m’a dit qu’il allait résister, mais il n’a pas pu. Car le coupable, dans cette affaire, ce n’est pas Faure Gnassingbé. Vous êtes président du Togo, vous avez des élections qui approchent, vous savez que cela va être très tendu, par conséquent, vous espérez que le gouvernement français reconnaisse votre légitimité – ce type de geste diplomatique a encore beaucoup d’importance en Afrique francophone. La suite est assez simple à comprendre. 

La justice togolaise manipulée ?

La suite, donc. Vous avez été condamné le 7 septembre dernier à vingt ans de prison ferme et plus de 350 millions d’euros d’amendes par un tribunal de Lomé pour «abus de confiance», «délit d’escroquerie», «usage de faux», «fraude fiscale», «destruction volontaire» et «groupement de malfaiteurs». Quelle est l’origine de cette procédure ?

 

C’est une histoire folle. Nous n’avons même pas été avisés par l’Etat du Togo ou par qui que ce soit de ce jugement rendu en 2011! Et pour cause: dès notre départ en 2009, on savait que nous ne pourrions plus y retourner, nos bureaux étaient occupés et nos dossiers saisis. En 2009, quand le groupe Bolloré a commencé à nous chasser de Lomé, nous savions seulement qu’il y avait un contrôle fiscal en cours contre nous.

En mai 2009, alors que j’étais au Burkina Faso, les autorités togolaises, sous la conduite du conseiller spécial du président Gnassingbé, l’ex-avocat Charles Debbasch, sont entrées dans l’une des maisons louées par ma société au Togo pour s’emparer de nos archives. Celles-là mêmes que l’on nous accuse aujourd’hui d’avoir fait disparaître. Extraordinaire !

Quand on a vu ce qui se passait, nous ne sommes pas rentrés du Burkina Faso au Togo. Et c’est comme ça que nous avons été accusés d’avoir fui, alors que nous avons quitté le territoire légalement – je tiens à votre disposition mon passeport tamponné–, et qu’un mandat d’arrêt international a été émis à notre encontre. Enfin, paraît-il…

Avec plusieurs de mes collaborateurs, nous sommes donc allés à Ouagadougou, où nous nous sommes mis sous la protection du président Blaise Compaoré. Notre directeur local, M. Broutin, lui, a fait 45 jours de prison au Togo. Et l’ambassade de France n’a pas levé le petit doigt, elle n’est même pas allée le voir ! Les autorités locales l’ont finalement sorti parce qu’ils avaient peur qu’il meure en prison. D’après moi, toute cette affaire a été orchestrée par M. Bolloré.

 

Port de Lomé Port de Lomé

Comment le savez-vous ?

Dans l’heure qui a suivi notre départ, Bolloré a pris possession des lieux et récupéré la concession du port de Lomé. Ils ont tout pris ! Le directeur général de Bolloré a été nommé directeur de nos sociétés en une heure… Par la suite, toutes nos tentatives d’indemnisation ont été mises à mal par Charles Debbasch, qui, en plus de conseiller le président du Togo, semble aussi être le bras séculier de Bolloré dans le pays.

Et j’apprends début octobre par un site internet togolais officiel, Republic of Togo, que j’ai été condamné à vingt ans de prison ! Mais ce jugement n’est l’aboutissement de rien : je n’ai jamais été convoqué dans cette affaire. Je ne sais même pas ce qui m’est reproché factuellement. Je me pose beaucoup de questions sur ce soi-disant jugement qui fait suite à un soi-disant procès auquel nous n’avons pas été conviés…

Avez-vous l’intention de faire appel du jugement ?

Nous avons pris un avocat, ancien ministre de la justice du Togo, Me Abi, qui va faire opposition au jugement. Mais je vous rappelle que, dans ce procès, les parties civiles sont l’Etat togolais et le groupe Bolloré.

Un chantage d’Etat

Selon vous, la justice togolaise a été manipulée ?

Je m’interroge fortement sur le mode de fonctionnement de la justice togolaise et de son indépendance à tous égards. Mais ma conviction, c’est que celui qui fait la pluie et le beau temps au Togo, sur la justice comme sur le reste, s’appelle Charles Debbasch, condamné en France dans l’affaire Vasarely, manifestement protégé depuis un certain temps puisqu’il circule librement alors qu’à ma connaissance, il n’a pas été dispensé de peine. Il est vrai, qu’entre-temps, il a écrit de magnifiques livres à la gloire du président Sarkozy… Ces œuvres sont disponibles sur Internet.

Mais vous-même, quand vous aviez la concession du port de Lomé, vous avez fait travailler Charles Debbasch comme juriste. Vous avez même produit les factures sur votre blog…

Vous m’expliquerez comment on peut travailler au Togo sans avoir recours aux services de l’avocat Debbasch, aujourd’hui l’avocat radié Debbasch. Si vous connaissez une seule entreprise au Togo qui ait pu travailler sans passer par lui et ses éminents conseils juridiques, vous me la signalerez. J’ai chargé mon avocat français, Me Jean-Pierre Mignard, d’étudier la possibilité de déposer une plainte à Paris sur ces faits.

 

Charles Debbasch Charles Debbasch© (Reuters)

Si l’on en croit les confidences du président togolais que vous rapportez dans cet entretien, M. Sarkozy serait donc à l’origine de l’éviction de votre groupe ?

Totalement. Absolument. Je mets directement en cause Sarkozy. D’ailleurs, je vous signale qu’un député socialiste, Jean Launay, a posé en octobre 2010 une question au gouvernement sur les pressions de Nicolas Sarkozy en faveur du groupe Bolloré au Togo. Le ministre des affaires étrangères de l’époque, Bernard Kouchner, n’a pas démenti. Il s’est abstenu de répondre.

Le cas du Togo est-il un cas unique ?

Bien sûr que non. Il y a le Congo, entre autres.

Qui est intervenu contre vous au Congo ?

Toujours le même ! Sarkozy, directement. Les chefs d’Etat eux-mêmes me l’ont confié. Sassou N’Guesso (le président du Congo – NDLR), que je connais depuis trente ans, m’a dit : “Je suis désolé, j’aimerais bien te donner le port de Pointe Noire, mais je ne peux pas. Sarkozy met son veto.” J’entretiens de bonnes relations avec plusieurs chefs d’Etat africains, depuis la fin des années 1970, et je n’avais jamais connu ça auparavant. Quand M. Bolloré s’implante quelque part, il prend possession de tout, les infrastructures stratégiques en matière de transport notamment, tout, et il utilise le président français comme son VRP de luxe. M. Sarkozy, de son côté, met dans la balance les relations franco-africaines et fait des pressions. Comment voulez-vous qu’un chef d’Etat résiste ?

Au Cameroun, vous avez eu les mêmes échos ?

Au Cameroun, nous avions gagné l’appel d’offres pour le port de Douala. La Banque mondiale a soutenu l’attribution. Le président Biya voulait nous donner la concession. Là-dessus, M. Sarkozy intervient et dit au président camerounais : “C’est pas Dupuydauby qui viendra vous exfiltrer lorsque vous serez encerclés dans votre palais.” Un juge d’instruction camerounais a tenté de faire sortir l’affaire. En vain.

Combien de concessions avez-vous perdues depuis l’élection de Nicolas Sarkozy ?

On n’a pas eu le Cameroun et nous avons perdu le Togo et le Gabon. Avant l’élection de M. Sarkozy, c’était une guerre classique entre groupes industriels. Et comme nous étions moins chers et au moins aussi performants, nous pouvions gagner. Le combat était équilibré politiquement, même s’il était déséquilibré financièrement, parce que Bolloré dispose de moyens de conviction que nous n’avions pas.

Ce système d’intervention de l’Etat, que vous décrivez, n’est pas vraiment nouveau…

Je vais être très clair. Quand il y a un appel d’offres international, qu’un ambassadeur aille dire au pouvoir en place que la France apprécierait qu’il regarde ce dossier de manière particulière, je ne trouve pas ça anormal. Par contre, il est anormal que les ambassadeurs se transforment en factotum de Bolloré et servent de courroie de transmission à l’Elysée. Sous Sarkozy, le message est : “Si vous ne faites pas ce qu’on vous demande en donnant telle et telle chose à Bolloré, vous ne pourrez plus compter sur l’appui de la France.”

La rupture avec le passé

Il y a des menaces politiques, mais pour obtenir ces marchés, n’y a-t-il pas aussi de l’argent…

Cela a toujours été le cas, oui. Ce que je dénonce, c’est le fait que le président de la République française, directement puis indirectement, fasse pression sur les chefs d’Etat africains pour que des concessions soient données à Bolloré, ou retirées à des adversaires de Bolloré, pour être données à Bolloré, en leur disant: “si vous ne faites pas ce que je vous demande, la France ne vous soutiendra plus”. M. Sarkozy utilise ses fonctions de premier personnage de l’Etat pour que son copain puisse ramasser des concessions aux dépens d’un autre.

Et cela, Chirac ne le faisait pas ?

Ah non ! Je peux vous l’assurer. La France manifestait son souhait de voir des Français gagner, mais ça, c’est normal. Les prédécesseurs de M. Sarkozy n’ont pas proféré des menaces à caractère diplomatique pour favoriser les affaires d’Untel ou Untel.

 

Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré Nicolas Sarkozy et Vincent Bolloré© (Reuters)

Quel est l’intérêt pour Nicolas Sarkozy ?

La philanthropie, l’amitié… (sourires). Quelque chose m’a beaucoup frappé. Après avoir fait croisière sur le Paloma, le yacht de Bolloré (au lendemain de son élection, en mai 2007 – NDLR), Sarkozy a dit : “Je souhaiterais qu’en France, il y ait beaucoup d’entrepreneurs comme M. Bolloré.” Puis M. Sarkozy nous a expliqué que jamais le groupe de M. Bolloré n’avait travaillé pour l’Etat. M. Bolloré a été remboursé au centuple de son yacht et de ses avions.

Avez-vous des raisons de croire qu’il y a d’autres arrière-plans financiers à ce soutien apporté à M. Bolloré ?

Allez donc demander à M. Claude Guéant pourquoi quinze jours avant la guerre en Libye, il a fait en sorte que M. Bolloré arrache le port de Misrata. Il l’avait obtenu grâce au système Kadhafi avant la guerre et il s’apprête à le garder après. Autre exemple : la Côte d’Ivoire. M. Bolloré a obtenu un monopole sur le port d’Abidjan, une mine d’or, grâce au président Gbagbo, dans des conditions juridiquement rocambolesques. Je rappelle que M. Gbagbo a décoré M. Bolloré quelques jours avant sa chute et que Bolloré a soutenu Gbagbo jusqu’à l’extrême limite du possible.

M. Ouattara, qui a battu Gbagbo aux dernières élections, mettait explicitement en cause un institut de sondages appartenant au groupe Bolloré d’avoir livré des sondages favorables à Gbagbo. M. Ouattara arrive finalement au pouvoir : il invite M. Bolloré à sa table d’honneur le jour de son intronisation. Que pensez-vous qu’il se soit passé? L’un des industriels les plus proches du président m’a confié que Sarkozy lui-même avait exigé de M. Ouattara que Bolloré garde toutes ses positions sur le port d’Abidjan.

Ces cas sont vérifiables. Une fois, on peut s’interroger. Deux fois, on peut douter. Trois fois, c’est une forme de certitude. A la quatrième, on a la preuve d’un système. On est passé des mallettes de M. Bourgi, qui étaient un secret de Polichinelle, à quelque chose de beaucoup plus fort. On est passé de la Françafrique des mallettes à la Sarkafrique des concessions.

Hortefeux, Carignon, Balkany…

On peut imaginer qu’il existait le même type de messages à Omar Bongo, au Gabon, pour favoriser l’attribution à Elf de telle ou telle concession pétrolière, non ?

Je ne parle que de ce que je connais. Mais les enjeux nationaux étaient autres avec le pétrole, dont dépendait une partie de l’indépendance énergétique de la France selon le général de Gaulle. Pouvez-vous me dire quel est l’intérêt stratégique pour la France de donner une concession à M. Bolloré ?

Il y a l’argument de la défense des entreprises françaises.

Et Getma, la société qui a été chassée par Bolloré du port de Conakry, en Guinée, ce n’est pas une entreprise française, peut-être ? C’est une entreprise française ! Elle est installée près des Champs-Elysées. Tout cela peut s’apparenter à un système. En tout cas, c’est systématique. Avec les pressions et les envoyés parallèles.

Qui sont ces envoyés ?

 

MM. Balkany et Bourgi MM. Balkany et Bourgi© (Reuters)

Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret, intime de Nicolas Sarkozy, joue par exemple un rôle considérable dans ce système. Et il est sûrement là pour représenter l’honnêteté française… Franchement, quand on voit cet élu des Hauts-de-Seine accompagner en permanence le président de la République dans ses déplacements africains et revenir après dans les pays pour faire passer les messages, on a la nausée. Quand on voit la place d’Alain Carignon, autre grande figure de l’honnêteté française, auprès de Brice Hortefeux, lequel est très actif dans toutes ces affaires africaines, on a du dégoût.

Comment considérer ce que vous dénoncez aujourd’hui comme autre chose qu’une vengeance de mauvais perdant face au groupe Bolloré ?

Ah, mais moi, j’ai perdu. C’est sûr. Il m’a éliminé. J’ai 65 ans, je prends ma retraite. Je ne suis plus actif dans ce secteur. J’ai vendu le fonds de commerce de mon groupe. C’est un problème qui ne me concerne plus personnellement. A mes yeux, c’est aujourd’hui de nécessité de mettre Sarkozy et ses relais, au premier rang desquels Bolloré, à la porte de l’Elysée. Je rappelle d’ailleurs que MM. Sarkozy et Bolloré ont le même conseiller : Alain Minc. Il faut mettre fin au système. Le système Bolloré est une pieuvre.

Réclamez-vous une commission d’enquête parlementaire ?

Je pense que le fonctionnement du système Sarkozy en Afrique, dont Bolloré est le pivot, serait en effet un excellent sujet d’enquête parlementaire. Mais au Sénat, qui vient de basculer à gauche, je lisais que la nouvelle majorité s’interrogeait sur des sujets marquant le changement. Voilà un beau sujet, le soutien politique apporté aux investissements privés de M. Bolloré en Afrique, les pressions exercées sur les Etats africains, les méthodes d’attribution des marchés au groupe Bolloré, et enfin qui en tire bénéfice.

Dans le livre Sarko m’a tuer (Stock), vous avez raconté une scène surprenante du début des années 1980 durant laquelle Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly et avocat, aurait demandé que la société que vous dirigiez alors couvre des prestations juridiques fictives à son profit. Quelles ont été les réactions de l’Elysée suite à ces confidences ?

Aucune. Peut-être savent-ils que j’ai des archives.

From Lumumba to Gbagbo: Difference or Repetition? The United Nations have just transferred President Gbagbo to Rebel Chief Ouattara’s stronghold, just as the UN had transferred Lumumba to his enemies in Katanga. The Similarity is not coincidental; an international assassination is in preparation, M. Frindéthié

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A Cursory Comparative/Contrastive (PowerPoint) Analysis of Lumumba and Gbagbo’s Fight for the Emancipation of Africa

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7 women were shot and killed in Abobo: is the Lumumba syndrom haunting Gbagbo? M. Frindéthié

Yesterday, 7 unarmed women died in Abobo (a populous suburb of Abidjan) from a sniper’s bullets the origin of which have yet to be determined. 7 mothers, 7 daughters, 7 sisters, who, gone protesting, met with fatality in tragic conditions, and whose deaths should interpellate us whatever our political leaning might be. The women of Cote d’Ivoire have suffered enough since Ouattara’s rebel army attacked President Gbagbo’s legal government in 2002. Who really shot these women? Could it be that they were massacred by the rebels of Ouattara, a man who has always hoped to become president by blaming a hecatomb on President Gbagbo? Could it be that a mole inside Gbagbo’s own Defense and Security Forces shot them in order to trigger a military intervention by the “international community” that would undermine Gbagbo’s struggle for sovereignty? So bizarre is the coincidence that I could not help but think of Lumumba’s struggle for the Congo’s independence in late 1960.

On August 27, 1960, Lumumba requested help from the Soviets in order to reunify the mineral rich province of Katanga and the province of Kasai to the rest of the Congo. Earlier, Tshombe and Kalonji, had been encouraged by the Belgian government, the United States and the UN to secede from the rest of the Congo, and Lumumba had vouched that under his watch his country would not be Balkanized. . In preparation for the invasion of the renegade provinces of Katanga and Kasai and the unification of the Congo, Lumumba received over 100 soviet military trucks, and 16 Ilyushin transport planes. Belgium, who “had done her best to make the West permanently uneasy at seeing Lumumba at the head of the Congolese government,” and who had proclaimed all along that “Lumumba was a Communist, an anti-white, and an anti–Westerner,” could now feel justified in her belief in the eyes of the Western alliance. The Russian presence in the Congo convinced the “international opinion” in the Western community that “the Congo as governed by Lumumba was already more than half-way to being a Communist and anti–Western powers;” and if Lumumba’s troops, which had started a successful invasion of Kasai and Katanga on August 31, 1960, were left to finish their operation of forced reunification, the whole Congo, and with it the Western financial interests, could be irremediably controlled by Moscow. To prevent this from happening, a coalition of Belgian envoys, American diplomats, and unprincipled Congolese politicians prepared to stage a crisis that would topple Lumumba, even eliminate him. Lumumba had made the mistake of entrusted his unification campaign to Mobutu, who was under CIA influence, than to Commander-in-Chief of the armed forces, Victor Lundula, who was appointed by Lumumba, and also very close to him.  Though strategically successful, the campaign against Kalonji was a humanitarian disaster, as it had caused the deaths of many civilians, especially in the regions of Mbuj-Mayi and Kasengulu. When an angry Lumumba summoned Mobutu to his office the day after the Kasai massacre, Mobutu tried to convince the Prime Minister that he was still on his side; to which Lumumba simply replied “No, you’re not by my side. You are in my back.” And we know the rest. Backed by the “international community,” Mobutu neutralized Lumumba on September 14, 1060. After a series of events, Lumumba was finally transferred to the Katanga on January 17, 1961, where he was tortured by his fiercest enemies, Moise Tshombe and Godefroid Munongo, before being delivered to the Belgian and Katagese soldiers who executed him. Is President Gbagbo being haunted by the Lumumba syndrome? Beware!  

The last laughters of the African autocrats, M. Frindéthié

The post-independence exaltation in Francophone Africa was short-lived. By the mid–1990s, most African countries were ravaged by a wave of widespread political barbarity; which in such places as Benin, Mali, Togo, Zaire (Congo), Upper Volta (Burkina Faso), The Central African Republic, Mauritania, Niger, Chad, Rwanda, Madagascar, and Côte d’Ivoire, served as a pretext for the militaries to seize power, pretending to restore a social order that civilian leaders had failed to maintain. Despite their pretentious claims of good intentions, most of the praetorian leaders proved incapable of implementing democracy in their respective countries. Endowed with practically little, if any, political experience and an inflated will to power, the new leaders, propped up by Western powers,  ruled their nations as family plantations. The most ambitious dictators, such as Kaddafi of Libya, Moubarak of Egypt, Compaore of Burkina Faso, inaugurated themselves President-for-life with the unction of their Western backers and referred to and used public funds as their personal assets. These power mongers became extremely resentful of intellectuals, whom they perceived as threats to their personal authority, and whom they persecuted, executed or forced into exile. Left with no real opposition from within their countries, accountable to no one but themselves, and surrounded by a plethora of praise-singers, these rulers filled strategic political and military positions with their clansmen. They drove their nations into management crises, and they made laxity, nepotism, absenteeism, opportunism, and corruption their governing tools. Whereas the tyrants’ rises arrive in the form of carefully planned carnivalesque episodes, the demises of the African repressive rulers come by way of unforeseen events that dumbfound them as much as they surprise the ruled masses, and most importantly their Western foe-friends (faux friends). Had not Kaddafi planted his tents in the middle of New York and on the bank of the River Seine in Paris? Was not Mubarak the “best friend” America once had in the Middle East—we say North Africa? These days, there are uncomfortable smiles on the faces of these dictators’ Western supporters, lest the African masses should remember the duplicity of the Western powers that support African dictators until the eleventh hour. The West is not in the business of freeing African people from their dictators. We know it. On the contrary, the West is in the business of imposing dictators to Africa. And this, when the masses find in their spilled blood the bitter taste of freedom and finally stand up, they shall remember.     

The United Nations Organization Has discredited itself and Should Simply Cease to Exist, M. Frindéthié

For long, the world has known of the United Nations Organization’s functionaries’ propensity for pedophilia, rape, lies, corruption and frauds.

In December 2004, Kofi Annan was forced to admit that UN staffers were sexually exploiting war refugees. This admission was only the tip of the iceberg of what used to happen in places like Kosovo, Guinea, Sierra Leone, Haiti, and Liberia. In the Congo, for instance, UN staffers and so-called “peacekeepers” have been indexed in more than 150 cases of sexual exploitation and rape of young girls and women. In that same country, a French UN staffer was caught shooting commercial pornographic movies using the very vulnerable feminine population he was supposed to be protecting. Some of his “actresses” were as young as 12 years old. In Kisangani, more than 140 young girls have been impregnated by UN “peacekeepers.” In war-torn places, UN staffers have been known to allure famished little girls with Mayonnaise jars and then rape them. The UN path in vulnerable countries is littered with hundreds of cases of rape, forced prostitution, and pedophilia.

In Rwanda, Boutros Boutros-Ghali admitted his role in supplying the Hutus with more than $5 million—though the figures are said to approximate $26 million–in mortar bombs, rocket launchers, grenades and ammunition to conduct their genocide of the Tutsis. In 1997, in Somalia, UN troops got a mere light slap on the wrist for roasting a Somali boy (they were fined a few hundred pounds) or got no punishment at all for other acts of “sadism and torture.” The path of the United Nations Organization is littered with crimes against humanity and Genocides.

Boutros-Ghali was illustrious for his corruptibility. However, his successor, Kofi Annan, took kleptocracy to its summit, embezzling, with the help of his son Kojo, more than no one before him had ever embezzled in the oil for food program. The path of the United Nations Organization is littered with lies, corruption, and theft.

In Cote d’Ivoire, today, the United Nations Organization is arming and fighting side by side with a rebel army. The United Nations Organization is backing a rebel chief whose outlaws attacked a legally elected government in 2002. The United Nations Organization is participating in election frauds. The United Nations Organization is using its helicopters to supply a rebel chief and his band of criminals with food, weapons and prostitutes. The United Nations Organization is calling for international financial and trade establishments to asphyxiate the economy of a sovereign country, urging them to stop all commercial activities with that country. The United Nations Organization is conducting a witch hunt and McCarthyism by publicizing a blacklist of names supplied by a rebel group whose recent past is plagued with rapes, murders and mutilations of civilians. The United Nations Organization is aiming at and shooting unarmed civilians and running to the Security Council to pass for the victims. As in the days of colonization, the United Nations Organization is raising an army of Africans sharpshooters to attack the people of Cote d’Ivoire, create a new disaster zone and invite itself back as crisis management expert.

The United Nations Organization is indefensible. The United Nations Organization has zero credibility. Since the second European War, the United Nations Organization has never successfully resolved a conflict. The United Nations Organization is a criminal organization mostly staffed with immoral, vacillating, and profit-driven workers. The United Nations Organization should simply cease to exist.