Faut-il vraiment être un maso pour investir en Côte d’Ivoire dans l’Etat voyou de dramane wattra ?

agro

La majorité des Ivoiriens n’ont pas accès à des banques étrangères de dépôt ou d’investissements, et, à moins de choisir de différer leur bien-être économique jusqu’au passage de l’Etat voyou institué par dramane wattra depuis le 11 avril 2011, ils se voient obligés de placer leur argent dans un environnement des plus incertains et des plus délétères. En effet, les expériences vécues d’Ivoiriens ordinaires qui ont osé placer leur argent en Côte d’Ivoire semblent indiquer que rien n’est plus hasardeux que d’investir dans l’environnement corrompu et malsain qui prévaut dans la république des rattrapocrates.

La Côte d’Ivoire de dramane est dans une telle pagaille que les opérateurs économiques qui choisissent les ports d’Abidjan et de San Pédro pour l’acheminement de leurs produits savent quand leurs marchandises quittent les ports étrangers, mais ne sont jamais assurés qu’elles arriveront à bon port en Côte d’Ivoire. Les ports maritimes de Côte d’Ivoire sont devenus de vrais bordels où des conteneurs et des navires entiers disparaissent aussi facilement qu’ils le seraient sur les côtes soudanaises. Depuis Octobre 2012, ce sont trois navires entiers qui ont été détournés au sud des côtes ivoiriennes (le 8 octobre 2012, l’Orfeas, battant pavillon des Bahamas, le 16 janvier 2013, l’Itri, battant pavillon panaméen, le 3 février 2013, le tanker français Gascogne), et qui ont énigmatiquement réapparu à l’occasion de la mauvaise publicité que généraient leurs absences ; cela, sans qu’aucune enquête n’en soit diligentée ; sans qu’aucune explication ne soit donnée ni sur les scélérats qui ont enlevé ces navires ni sur les conditions de leur réapparition.

Depuis 2011 également, ce sont des centaines de conteneurs qui ont mystérieusement disparu des ports de Côte d’Ivoire. Avec le silence qui entoure toujours ces disparitions abracadabrantes aussi bien chez les autorités ivoiriennes que chez les affréteurs, l’on est en droit de se demander si les vols ne sont pas commandités par certaines autorités ivoiriennes, surtout lorsqu’on sait que la haute sphère de la vie politique ivoirienne est truffée de malfrats et de gangsters de tout poil. Si des navires et des conteneurs entiers peuvent aussi facilement disparaitre des ports ivoiriens, nous ne pouvons qu’imaginer le calvaire que subissent chaque jour les personnes ordinaires qui n’ont pas d’autres alternatives que de confier leurs petits colis à la poste et aux ports ivoiriens. Pour exemple, 134000 francs CFA est ce qu’exigeait la douane de l’Etat voyou pour le dédouanement de deux petites encyclopédies pour enfant et de 3 DVD de dessins animés envoyés à une enfant de 10 ans pour son anniversaire. L’escroquerie a atteint son comble.

La Côte d’Ivoire sous l’ère dramane est dans un tel désordre financier qu’investir dans l’Etat voyou qui y est institué revient à se résoudre à une faillite certaine. Les fournisseurs de l’Etat y sont rarement payés. En fait, l’Etat voyou de dramane wattra, par une invention lumineuse du ministre Pascal Abinan, a trouvé une méthode bien mafieuse pour gruger ses créanciers, celle d’inscrire une date de péremption à la dette due aux fournisseurs. Par ce procédé, l’Etat voyou met sur le chemin des fournisseurs des pléthores d’obstacles administratifs arbitraires, pour ensuite déclarer après trois ans l’ancienneté et le volume trop important de la dette, et donc son annulation unilatérale et tyrannique. C’est en appliquant cette formule mafieuse aux arriérés de salaires dus aux enseignants que l’Etat voyou refuse de les payer. C’est aussi par ce procédé que des Ivoiriens qui ont cru faire de bonnes affaires en baillant leurs maisons aux employés de l’Etat voyou, se sont vu refuser tout paiement.

Alors que dans les démocraties le gouvernement demeure le meilleur payeur, dans l’Etat voyou de dramane wattra, le gouvernement est la pire des fripouilles. Dans l’Etat voyou de dramane wattra, en effet, le gouvernement est le plus grand braqueur du petit citoyen.

En effet, il ne se passe plus un jour sans que ne tombe en faillite une banque de la place. Et lorsque cela arrive, tant pis pour ceux qui y ont déposé leurs économies. L’Etat voyou de dramane wattra, pris dans l’étau des promesses faites aux rebelles et entités internationales qui ont porté le dictateur au pouvoir, est tellement dans le besoin financier qu’il n’hésite plus à racketter les entreprises d’Etat ou privées ou à purement braquer les petits souscripteurs et les planteurs pour régler les ardoises personnelles du boucher d’Abidjan. La dernière en date est le braquage d’Agro-Business, sous prétexte que cette compagnie était en passe de gruger ses souscripteurs, alors même que les investisseurs recevaient régulièrement des retours généreux sur leurs investissements et que personne jusqu’alors ne s’était plaint d’aucune mauvaise administration de l’argent placé. De même, les planteurs de Côte d’Ivoire, qui d’Houphouët à Gbagbo, en passant par Bédié et Guéï, avaient été assurés d’une protection du prix de leurs produits grâce à des structures de stabilisation mises en place par l’Etat, se retrouvent aujourd’hui, dans l’Etat voyou de dramane wattra, escroqués, appauvris et brutalisés par une armée aux ordres. Leur argent, comme celui des souscripteurs d’Agro-Business, s’en va régler les promesses faites aux rebelles-mutins par l’Etat voyou de dramane wattra.

Le vieux Ménékré disait un jour que « quand un truand est au pouvoir, tous les voleurs font la fête ». dramane wattra est au pouvoir en Côte d’Ivoire, et c’est la kermesse des truands. Avec le clan dramane au gouvernail de tous les secteurs de l’économie ivoirienne, plus aucun investissement n’est sécurisé en Côte d’Ivoire ; ce qui nous amène à nous demander s’il faut vraiment être un maso pour déposer son argent dans ce fourmillement de brouteurs, de braqueurs et de détrousseurs qui ripaillent dans l’Etat voyou de dramane wattra.

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Côte d’Ivoire : Amnesty International Confirme : Etat voyou, Arrestations arbitraires, enlèvements illégaux, rançonnements, tortures, exécutions extrajudiciaires

ABIDJAN, Plus de 200 personnes, dont des partisans de l`ex-président Laurent Gbagbo, ont été « arbitrairement détenues et torturées » en Côte d`Ivoire, a affirmé vendredi Amnesty International, appelant le pouvoir à « aller au-delà des promesses » sur le respect des droits de l`Homme. L`ONG publie ces informations alors que le gouvernement du président Alassane Ouattara est confronté depuis août à une vague d`attaques armées, notamment à Abidjan, qui ont accru les tensions comme jamais depuis la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) ayant fait quelque 3.000 morts.

Ces attaques ont été attribuées par le pouvoir à des fidèles de l`ex-président, ce que l`opposition récuse, et suivies d`arrestations de figures du camp Gbagbo. « Plus de 200 personnes, dont des membres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l`ancien président Laurent Gbagbo, ont été arbitrairement détenues et torturées et beaucoup croupissent toujours derrière les barreaux », déclare l`ONG dans un communiqué, au retour d`une mission d`un mois dans le pays. « Nous avons pu rencontrer des dizaines de détenus qui nous ont raconté comment ils avaient été torturés à l`électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fondu, deux d`entre eux ont été victimes de sévices sexuels », explique Gaëtan Mootoo, chercheur sur l`Afrique de l`Ouest à Amnesty, cité dans le texte.

« Certains ont été détenus pendant plusieurs mois sans pouvoir contacter leurs proches ni accéder à des avocats », ajoute-t-il. Jusqu`à 400 personnes seraient ou auraient été récemment détenues de façon arbitraire, des dérives qui ont conduit des chancelleries à adresser officieusement des mises en garde au pouvoir, ont affirmé à l`AFP des sources diplomatiques et sécuritaires.

« Vengeance »

Certains prisonniers placés dans « des lieux de détention non-reconnus comme tels à Abidjan » ont été remis en liberté après le versement de « rançons » à des militaires des Forces républicaines (FRCI), rapporte l`organisation de défense des droits de l`Homme. Amnesty mentionne notamment le cas d`un policier arrêté par les FRCI en août à San Pedro (sud-ouest), « interrogé sur de récentes attaques » et « décédé des suites de torture ». L`ONG souligne également la lenteur des instructions visant des personnalités du régime déchu – notamment l`ex-Première dame Simone Gbagbo -détenues depuis un an et demi dans le nord du pays. « Nous craignons fortement que les arrestations et la répression en cours ne découlent d`une volonté de représailles et de vengeance », souligne M. Mootoo. « Il est grand temps » pour M. Ouattara d`aller au-delà des promesses et de placer le respect des droits humains au sommet des priorités de son gouvernement »,  conclut-il.

La réforme de l`appareil sécuritaire se fait toujours attendre, alors que l`armée est aujourd`hui largement dominée par les ex-rebelles pro-Ouattara, régulièrement accusés d`abus. Amnesty revient aussi sur l`attaque perpétrée en juillet contre le camp de déplacés de Nahibly, voisin de la ville de Duékoué (ouest) et qui abritait des membres de l`ethnie guéré, considérés comme pro-Gbagbo. L`attaque a fait officiellement six morts. Mais six corps ont été retirés mi-octobre d`un puits, qui selon des habitants sont ceux d`autres victimes. Une autopsie a été réalisée, dont les résultats n`ont pas encore été publiés. De nombreux témoins ont rapporté des « détentions arbitraires, des disparitions et des exécutions extrajudiciaires » après l`attaque menée « par des +dozos+ (chasseurs traditionnels qui sont une milice soutenue par l`Etat) et des membres des FRCI » contre ce camp gardé par l`ONU, souligne l`ONG. Après la découverte des six nouveaux corps, des mandats d`arrêt ont été lancés contre deux FRCI. Des habitants et des sources onusiennes soupçonnent l`existence d`autres fosses communes.

Source : AFP