According to UN Report, Ivory Coast hit squads target opponents in Ghana

hit squadhitUNITED NATIONS (United States) (AFP) – Ivory Coast sent hit squads to Ghana to kill followers of former strongman Laurent Gbagbo and paid Liberian mercenaries not to stage cross-border attacks for Gbagbo, a UN report said.

The Ghana government told United Nations sanctions experts they had « foiled » at least two missions this year by Ivory Coast agents to kill or abduct Gbagbo associates, said the report obtained by AFP Sunday.

Payments were made to Liberian mercenaries and Ivory Coast militia commanders in a bid to head off attacks aimed at destabilizing President Alassane Ouattara’s government.

The report to the Security Council by experts who monitor UN sanctions against Liberia cast new light on efforts by Ouattara’s government to blunt the threat from Gbagbo, whose refusal to concede defeat in a 2010 presidential election sparked unrest in which thousands died.

Gbagbo is now at the International Criminal Court in The Hague facing charges of crimes against humanity. But several cross-border attacks were staged from Liberia in 2012 and the UN mission in Ivory Coast has said several times that new incidents are possible.

The Ghanaian government told the UN experts in July that its neighbor had been sending Ivorian agents intending to assassinate or kidnap militant pro-Gbagbo refugees.

« The Ghanaian authorities claimed to have foiled at least two such missions in early 2013, » said the report.

At least one former Gbagbo supporter who had returned to Ivory Coast « had been abducted and had disappeared, » it added.

The experts said they had been unable to « independently verify » the claims.

But they met several former Gbagbo ministers in Accra who said they wanted to return « but were afraid that they would be killed if they succeeded. »

The UN experts said they had « gathered substantive information » concerning payments made from May this year by the Ivory Coast government to « key Liberian mercenaries. »

Two of the mercenary leaders were identified as Isaac Chegbo, who is also known as « Bob Marley » and Augustine « Bush Dog » Vleyee.

Money was paid for « collecting information from these individuals and discouraging them from conducting cross-border attacks, » said the report.

It said the payments were made by the Ivory Coast interior ministry’s bureau of operational intelligence.

Seven peacekeepers were killed in one cross-border attack from Liberia in June 2012. The border region has been quiet this year, however, despite fears raised by the UN leadership.

The mercenaries told the UN sanctions experts they were taken to Abidjan to receive money. One said he was given $8,000 but others said they got as little as $2,000.

« Several of the mercenaries who had received such payments complained that they had been promised substantially more money, » the report said. The mercenaries « alleged that additional financing had been misappropriated by Ivorian officials » and the Liberian intermediary.

The UN report said that while attacks had diminished this year, the payments were not a « sustainable » way of keeping the lid on tensions in the country.

It also said Ivory Coast had failed to tell Liberian counterparts about the payments or other moves to sway Gbabgo followers in Liberia.

An Ivory Coast mission accompanied by a UN official from Abidjan that went to a refugee camp in Liberia in May was briefly detained by Liberian authorities who had not been warned in advance, said the report.

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Quand Kadhafi tombera … ceux-là feront un deuil interminable (publié le 25 février 2011), M. Frindéthié

Voici des années que le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire implore ses pairs africains, afin qu’ensemble ils établissent un fonds commun de développement constitué par un prélèvement sur les recettes d’exportation, et qui les mettrait à l’abri des usuriers de Bretton Woods. Cette proposition s’est toujours heurtée à la réticence des chefs d’état africains, et, incidemment, à la farouche opposition de ceux-là mêmes dont les pays y avaient tout à gagner ; ceci pour la simple raison qu’il était plus aisé de glaner les milliards de pétrodollars que distribuait le guide de la révolution libyenne dans son dessein de se faire roi des rois africains que de se donner la peine de penser et d’exécuter un plan de sauvetage économique. Kadhafi était obsédé par sa guerre personnelle, celle d’être le guide suprême de l’Afrique. Et si l’argent est le nerf de la guerre, Kadhafi en avait à foison, qui en distribuait généreusement à travers sa Banque d’investissement des pays sahélo-sahariens établie en 1998 et logée à Tripoli. Et pour jouir de la manne financière de la BSIC, des pays pas du tout sahéliens ni sahariens, tels le Nigéria, le Libéria, le Ghana, etc., et même notre chère Côte d’Ivoire,  se transmuèrent soudain en sahélo-sahariens, puisant dans la corbeille de la CEN-SAD. Cependant, la Côte d’Ivoire, elle au moins, au-delà de cette mascarade, est un pays au sol et au sous-sol immensément riches, et cela sans exagération, qui saura survivre la chute du guide de la révolution libyenne. Mais les autres, le Burkina, le Mali ou le Sénégal, par exemple, ceux-là feront un deuil interminable qui risque de les emporter. En effet, les fonds d’investissements directs libyens sont bien rares, voire même inexistants, sur les bords de la lagune Ebrié. Par contre ailleurs, c’est le pays tout entier qui est pris d’assaut par les investissements libyens. Si l’on considère par exemple les secteurs du tourisme, qui constituent les secteurs les plus prisés des fonds directs d’investissements en Afrique, l’on peut aisément arguer que certains pays sont totalement aux mains de la Libye. Au Mali, la Libyan Foreign Investments Company, établie dans le pays depuis 1998, détient, tenez-vous bien, 100% des parts de LAFICO-Mali à travers sa LAAICO. L’Hôtel de l’Amitié, dans la cour de laquelle le guide de la révolution libyenne aime bien à planter sa tente toutes les fois qu’il est à Bamako, est une réalisation de LAFICO-Mali. La Cité administrative de Bamako, la Société Nationale de Tabac (SONATAM) ainsi que bon nombre d’autres sociétés sont à 100% des propriétés de la LAAICO. Au Burkina Faso, la Société pour l’investissement et le commerce (SALIC), établie en 2000 et dans laquelle les rebelles ivoiriens avec à leur tête Ouattara, Soro, Dosso et consorts, ont investi l’argent des casses des succursales de la BCEAO et des détournements des exportations ivoiriennes, appartient à 100% à la LAAICO libyenne. Idem en Guinée, au Sénégal, en Gambie, au Libéria, au Niger, etc. où la LAAICO détient, sinon 100% des parts  d’investissements du secteur touristique, du moins entre 65% et 85%. Quand Kadhafi tombera, les pays comme le Mali, le Burkina, le Sénégal, qui sont restés trop longtemps des talibés du « Guide » au moment où il fallait saisir la perche d’autosuffisance économique que leur tendait le visionnaire ivoirien, tomberont avec lui.