Caducité et Nivellement par le bas en Rattrapocratie (8 septembre 2012), M. Frindéthié

La décision prise au conseil des ministres de revoir à la baisse les conditions d’entrée en sixième après que l’insuffisante  ministre de l’éducation nationale, Kandia Camara, a beuglé des mois auparavant que les taux de réussite cette année seraient les meilleurs que la Côte d’Ivoire ait jamais connus  est une belle allégorie de la caducité du régime de « rattrapés » génocidaires qui mènent la Côte d’Ivoire en bateau sur l’étendue rocailleuse de la lagune Ebrié – pardonnez-moi le calembour.

A défaut de pouvoir franchir la barre mise haut par les gouvernements qui les ont précédés, les génocidaires s’adonnent à une immense opération de nivellement par le bas, à un projet de désapprentissage.  Dans la Côte d’Ivoire des génocidaires, dans tous les domaines, le slogan semble être : « Silence, on désapprend ! »  Les idées naissent ailleurs pour venir y mourir, dans ce champ inculte. Ici, ce n’est pas seulement le charnier des corps ; c’est aussi celui des idées. Tout, en Rattrapocratie, passe; tout passe de vie à trépas. L’idée expire; le concept s’éteint. La pensée rend l’âme. Ce qui se forme en Rattrapocratie, ce sont des croque-morts sans aucun sentiment de culpabilité, sans aucun regret.

Voici l’élite que se prépare à recevoir l’université si cérémonieusement baptisée au patronyme du génocidaire-en-chef de la Rattrapocratie. La nostalgie avec laquelle s’inculquent les principes de la décomposition, la foi religieuse qui s’investit dans l’enseignement de la pourriture ne surprend plus. Tout participe à la désintégration. La future élite que prépare Dramane avec son approximative ministre de l’éducation rattrapée, avec ses instituteurs bénévoles rattrapés, et qui reçoit ses règles d’une multitude de concepteurs ethnocrates, saura-t-elle au moins épeler son nom, ou bien les prépare-t-on seulement à coxériser davantage dans l’inorganisé, à se dépatouiller  dans l’informel?

Mais que pouvait-on vraiment attendre d’une moutonnerie qui n’a de critères de sélection que l’origine ethnique ?

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Anti intellectualisme au sommet de la Rattrapocratie, M. Frindéthié

Avez-vous eu vent des exercices de néographie de dame Kandia Camara, la sempiternelle ministre de l’éducation d’Alassane Dramane Ouattara, qui à nos enfants fournit les néologismes safranés de « capturation », « recrutation », et « peinturation » ? Avez-vous vraiment cru que la nomination d’une telle tête fêlée à l’intendance de l’établissement de formulation de la politique pédagogique de la Côte d’Ivoire n’était qu’accidentelle ? Avez-vous assisté, meurtris, aux quotidiennes gesticulations divagatrices d’Amed (Colombo) Bakayoko, le très inapte ministre de l’intérieur de Dramane ? Avez-vous cru un instant que sa nomination n’avait d’aura qu’occasionnelle ? Avez-vous lu avec surprise les gémissements de Bacongo, le ministre de l’enseignement supérieur et de la formation technique de Dramane, qui à deux jours de la reprise de l’année universitaire se plaint soudainement d’un déficit de 290 enseignants ? Avez-vous cru un seul instant à l’inopiné  de son irréflexion ? Eh bien, si vous avez cru un seul instant que cet aventurisme anti intellectuel au sein du gouvernement génocidaire était dû à un étourdissement momentané, Dramane Ouattara entend bien vous prouver le contraire, en vous confirmant que la colonne vertébrale de son administration, ce sur quoi repose l’essentiel du régime rattrapocratique génocidaire, est en fait la pénurie cérébrale : Dramane Ouattara vient de nommer trois de ses éventreurs analphabètes, Tuo Fozié, Ben Laden et Massemba, préfets de régions ; preuve que ce qui importe à Génocidoland, c’est moins l’intellect que la force brutale.

Ouattara’s Cote d’Ivoire: for lighting up a firecracker, two high school students experience a Leopoldian punishment, M. Frindéthié

King Leopold II’s native soldiers (the capitas) had a special predilection for the punishment that consisted in immobilizing native Congolese horizontally with a device while whipping them. This week, Alassane Ouattara’s soldiers revived this colonial practice on two Ivorian high school students in Abidjan.

 http://www.youtube.com/watch?v=mN3KCTILccQ&feature=player_embedded 

Upon taking power after his April 11, 2011, bloody coup d’état, one of Alassane Ouattara’s first resolutions was to “reform” the Ivorian educational system in order to give it a mark of his own. At the tertiary level, Ouattara’s “reform” implied the indefinite closure of public universities. As a great part of President Gbagbo’s support came from college professors and university students, Ouattara envisaged the closing of public universities and campuses as a way to dismantle and disband Gbagbo’s fervent body of voters in order to govern the country as he wishes, unencumbered by any factual opposition. At the secondary level, Ouattara’s minister of education, Kandia Camara, arbitrarily replaced more than 200 high school principals and a great number of teachers with her own handpicked, but not necessarily up to the task, substitutes, in order, firstly, to have total control over the student population and, secondly, to break the teachers’ union movements. This week, Ouattara’s reform has taken its full connotation. Ouattara’s soldiers, whom several NGOs have repeatedly denounced for their human right abuses, have reared their ugly heads again, and this time, in collusion with one of Kandia Camara’s select school administrators. Ouattara’s soldiers entered Voltaire High School in Marcory, a suburb of Abidjan, and, in a gesture so reminiscent of King Leopold II’s punishment of recalcitrant native Congolese, they held two students by their arms and legs while their principal beat them publicly for having ignored a firecracker prohibition. It should not be too shocking that Ouattara should rekindle this old colonial punishment. After all is he not the custodian of a neocolonial system? Is he not the warden of Sarkozy’s regime in Cote d’Ivoire?