L’évangile selon Philippe Mangou (29 mars, 2015), M. Frindéthié

mangou(1)Dans une interview accordée à un journal gabonais, l’ex-CEMA Philippe Mangou se défend de ce que les Ivoiriens continuent de lui coller l’étiquette de traitre pour avoir fui le théâtre des combats lors de la « bataille d’Abidjan » : « Est-ce que c’est Laurent Gbagbo qui a payé mon école pour me faire rentrer à l’EFA … Est-ce que c’est Gbagbo qui a fait de moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire. Depuis l’époque de Bédié, moi je suis officier. Et puis je sers la Côte d’Ivoire, pas Laurent Gbagbo … Donc j’ai trahi aussi Bédié alors? Parce que Bédié a été président avant Gbagbo Laurent … Donc si Gbagbo Laurent n’est plus président, moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire, je dois arrêter mon travail pour le suivre … je suis désolé pour vous monsieur le journaliste. Voilà qui est claire! Quand on t’envoie, il faut savoir t’envoyer soi-même, disait-il …».

Le problème de Mangou, c’est qu’il n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Prenant pour prétexte la profession de pasteur de son père et sa soi-disant éducation familiale de pacifiste, Mangou, abandonnant les jeunes soldats sous son commandement sans aucune direction, s’était réfugié à l’Ambassade d’Afrique du Sud au moment où les troupes rebelles sous escorte française et onusienne rentraient à Abidjan.

Ce que les Ivoiriens reprochent au CEMA déserteur, c’est moins de n’avoir pas défendu la personne du Président Gbagbo que d’avoir failli à la mission qui était la sienne en tant qu’officier de la République : Celle de défendre la Côte d’Ivoire. Or Mangou a pris la poudre d’escampette dès les premiers coups de feu, exposant des milliers de militaires sans commandement aux bombes françaises. Mangou ne savait-il pas que son père était pasteur, que son éducation familiale lui dictait une vie de pacifiste au moment où il entrait à l’école militaire ? Ne savait-il pas que le rôle premier du militaire est de défendre la nation, et que son outil de prédilection est le fusil ? Mangou aurait pu se faire pasteur, mais il a choisi plutôt d’être un officier déserteur pour le malheur des Ivoiriens. Mangou est un pilote de ligne qui saute en parachute avant de lancer délibérément son avion contre le flanc d’une montagne.

Oh honte ! Mangou devrait avoir honte. Mais il y a, comme le dirait ma mère, « des gens qui sont nés sans cils et ne connaissent pas la honte ». Mangou est de cette race-là. C’est un couard qui a cru venir à l’armée comme l’on va en kermesse—car il est vrai qu’au temps où cette majorette entrait à l’école militaire, l’armée ivoirienne n’était d’armée que de nom. C’était là où, assuré de d’un bon traitement, l’on allait prendre tranquillement du ventre. Le malheur de Mangou est d’avoir été promu au moment même où il fut nécessaire que l’officier ivoirien démontrât sa formation et défendît son pays. Et Mangou, le fils de pasteur, qui était entré à l’armée comme une jeune fille se joint à une équipe de majorettes, abandonna ses armes et son uniforme et, le premier de tous les Ivoiriens, s’enfuit chercher refuge dans une chancellerie étrangère.

Mangou n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Mangou est coupable d’avoir donné au peuple ivoirien la fausse assurance que leur Chef d’Etat-major des Armées était encore à leur côté pour défendre la nation agressée, alors que Mangou lui-même préparait sa sortie en catimini. Mangou est coupable de la mort de milliers d’Ivoiriens. Sous d’autres cieux, un déserteur de sa trempe serait passé en cour martiale. Mangou n’a ni servi Gbagbo, ni servi la Côte d’Ivoire. Mangou a trahi Gbagbo et Mangou a trahi la Côte d’Ivoire. L’histoire retiendra de Mangou qu’il fut un pleutre, un déserteur, un traitre pour son pays.

Qui a trahi une fois est bien susceptible de trahir une seconde fois. Même Dramane Wattra à qui la majorette Mangou a fait allégeance le sait, qui a préféré tenir ce traitre loin de lui, dans une retraite dorée au Gabon. Que Mangou se taise et bouffe ; car, en plus d’être un traitre, il a la mauvaise manie de parler la bouche pleine.

The International Criminal Court is a Plantation Court (first published in November 2011), Martial Frindéthié

President Laurent Gbagbo

Today, a great Pan-Africanist, fighter for the freedom of Africa from the shackles of neocolonialism, former Ivorian President Laurent Gbagbo, has been transferred to the International Criminal Court in The Hague after an eight-month detention in a concentration camp in northern Cote d’Ivoire. No one, not even President Gbagbo’s white captors, are really convinced of the crimes they accused him of. The truth is that President Gbagbo is being punished for daring to look the white imperialist in the eyes and tell him that the white program of rape and plundering of the African continent will only take place over his dead body. So, the “superior” men came with their “superior” morals and, with the help of those African collaborators who cannot forgive God for having made them in the color of the devil, who cannot wait to have the gates of white bliss opened to them, shackled President Gbagbo and took him to this 21st-century Plantation Court they call International Criminal Court. For indeed, apart from victimizing the victims and rewarding the victimizers, what justice has this Plantation Court allegedly created to prosecute individuals for genocide and other crimes against humanity ever really rendered to Africans? Whatever happened to President Mitterrand of France, who organized, trained, armed, and transported the perpetrators of the Rwandan genocide? Whatever happened to president Chirac of France, who orchestrated and supported the killing of tens of thousands of Lissouba’s supporters in Congo? Whatever will ever happen to presidents Chirac and then Sarkozy of France, whose military forces killed thousands of Ivorian civilians in 2004 and in 2011? I surmise that no Western leader, no matter the scale and violence of his crimes on Africans, will ever be tried in this Plantation Court system they call the International Criminal Court. President Gbagbo’s arrest, the most theatrical capture of an African freedom fighter since the capture and elimination of Patrice Lumumba, is meant to quash any African outrage about the plunder of the continent by the unscrupulous West, to serve as an example of white justice to any African nationalist opposed to the West’s predatory projects in Africa. If the so-called International Criminal Court is really looking for criminals and human rights abusers in Cote d’Ivoire, it is Alassane Dramane Ouattara, this puppet in office, whose protracted rebellion has killed more than 100,000 civilians in Cote d’Ivoire since 2002, that ought to be interpellated. For this Plantation Court called the International Criminal Court to deserve some semblance of credibility, it is Ouattara’s special police, with its daily lot of documented kidnappings, rapes, killings, and extra-judiciary assassinations, which ought to be brought to justice. This, however, will never happen, as long as Ouattara continues to enable the transfer of the Ivorian geological and agricultural resources to France. The illegal capture and incarceration of President Gbagbo in a white jail has historical precedence. Toussaint Louverture of Haiti died in a white jail. Samory Toure of West Africa died in a white jail. King Behanzin of Dahomey died in a white jail. Their crimes? They opposed the rape of Africa by the ravenous Occident. Their captures were also facilitated and applauded by some Africans. Each time an African freedom fighter is arrested by the white world and Africans applaud, each time the African continent is plundered of its natural and human resources and Africans applaud, Africans, indeed, give a standing ovation to the Gobineauian and Levy-Brhulian Aryanist theses of Black inferiority and cerebral ugliness.

These are the Ivorian Victims of Sarkozy’s Bombardment of Abidjan on April 11, 2011. These are the crimes that Ocampo and his Plantation Court would rather sweep under the rug, M. Frindéthié

On April 11, 2011, Sarkozy ordered French military helicopters to massacre protesters in Abidjan, Cote d’Ivoire

On the night of April 11, 2011, hundreds of Ivorian youths camped in front of the presidential palace in Abidjan to prevent France’s arrest of President Gbagbo. Sarkozy ordered the helicopters of the French army to shoot down at these unarmed civilians. Sarkozy’s massacre of hundreds of Ivorian youths did not cause the slightest shudder in the world of those who like to think of themselves as « the chosen people of God. » These massacred civilians were just collateral victims of Sarkozy’s quest for the Ivorian geological and agricultural resources (Cote d’Ivoire is the world’s major cocoa producer, the world’s 3rd coffee producer, a major producer of tropical timber, fruit cotton. the country is  rich with oil, natural gas, gold, diamond, manganese, bauxite, and many other resources). Two days after this slaughter, while the victims’ families were still mourning, French soldiers were busy loading French ships with Ivorian cocoa and coffee at the port of Abidjan. A few weeks later, Sarkozy’s puppet president, Alassane Dramane Ouattara, was being sworn in office in a display of insolent pageantry. Sarkozy’s carnage in Abidjan is just an epiphenomenon upon which the Plantation Court pompously named International Criminal Court can shed no tears. Sarkozy will never appear at any court for his crimes. He is a member of the « chosen people of God. »

Côte d’Ivoire « Ouattara tente de s’attribuer les projets du président Laurent Gbagbo »

OK

Publié par L’Intelligent d’Abidjan

Après avoir pris connaissance du discours du nouvel an du chef de l’Etat Alassane Ouattara dans lequel il a annoncé la livraison très prochaine de nouvelles infrastructures et le lancement de certains travaux, et surtout après la lecture d’un article de M. Issouf Kamagaté dans Fraternité Matin du 31 Décembre 2013 où faisant les éloges des grands travaux d’infrastructures de Alassane Ouattara, le journaliste lui aurait attribué les propos ci après : « Mon ambition est de mettre à la disposition de mes compatriotes des services publics de qualité. Je veux procurer des emplois à tous les jeunes et leur permettre de vivre de revenus suffisamment stables et rémunérateurs. La cérémonie marque le départ d’une série de projets tels que prévus dans mon programme de gouvernement, à savoir l’autoroute Abidjan-Bassam, le pont de la Marahoué, le pont de Jacqueville , les travaux de voirie à Abidjan et à l’intérieur du pays. Le pont Henri Konan Bédié en est la toute première illustration ». Propos qu’il aurait prononcé le 7 septembre 2011 lors du lancement des travaux du pont Henri Konan Bédié. Je me suis dit aussitôt qu’il fallait faire vite pour que la vérité rattrape ce gros mensonge qui commence à courir, car on ne doit plus laisser prospérer dans ce pays les mensonges d’Alassane Ouattara. C’est une obligation et une oeuvre de salut public que de réagir pour rétablir la vérité. Bien avant, ce discours du 31 décembre, il inaugurait le 16 Décembre 2014 en grande pompe le pont Riviéra-Marcory en compagnie du président Henri Konan Bédié. Déjà quelques mois auparavant, il avait inauguré le prolongement de l’autoroute du Nord, le Gazoduc Abidjan- Bouaké etc. Le constat que l’on fait c’est qu’à l’occasion de ces différentes inaugurations, il a toujours passé sous silence le nom de l’initiateur des projets à savoir le président Laurent GBAGBO. S’il est vrai que nous sommes des politiques et en politique, il n’en demeure pas moins vrai que nous sommes avant tout et surtout des intellectuels. Et l’intellectuel c’est le respect d’un certains nombres de principes parmi lesquels, un à une valeur cardinale. C’est l’honnêteté intellectuelle qui nous recommande de toujours citer les auteurs des oeuvres que nous utilisons. A défaut, cela s’appelle du plagiat. Or, il est constant et couramment admis que Alassane Ouattara est titulaire d’un PHD c’est- à-dire du Doctorat. Dès lors il devrait savoir que l’honnêteté intellectuelle l’oblige à indiquer l’auteur des projets qu’il inaugure (…) Ce qui nous amène à nous interroger sur la réalité de sa formation et de son cursus universitaire. En effet Alassane Ouattara tente maladroitement de s’attribuer les travaux du président Laurent Gbagbo. Il veut encore faire du faux sous nos propres yeux. Parfois dans sa volonté, il oublie que certains projets, de la conception, en passant par les études techniques, le bouclage financier jusqu’à leur réalisation technique correspondent à un nombre d’années qui dépassent la durée de son mandat. Selon un expert les travaux de cette nature prennent au minimum 3 ans pour les études techniques et le bouclage financier sinon c’est quatre(4) ou cinq(5) ans avant leur début d’exécution. Comment alors peut on être l’auteur de projets dont la durée de la conception, en passant par les études techniques et le bouclage financier jusqu’à la réalisation dépasse en réalité celle de votre mandat ? A là vérité Alassane Ouattara ne fait qu’inaugurer les travaux initiés et lancés par le président Laurent Gbagbo. Il nous est donc apparu nécessaire pour l’histoire mais aussi pour éclairer l’opinion nationale et internationale de dire la vérité. Sachez une fois pour toute, que Alassane Ouattara n’a rien construit. Ces projets ne figurent nullement dans son programme. Il est un affabulateur et l’honnêteté intellectuelle nous recommande de le dénoncer. En attendant de jeter un regard critique général sur sa gestion, je me suis permis à travers cet article de rétablir la vérité. Voici donc les projets du président Laurent GBAGBO que Alassane Ouattara tente vainement et désespérément de s’attribuer. Ces projets initiés pour la plupart par le président Laurent GBAGBO dès son accession au pouvoir en 2000 (I), ont été poursuivis malgré la rébellion armée pro-Ouattara et l’accord de Linas-Marcoussis (II).

Gbagbo pose la 1ère pierre du pont de Jacqueville, le 8 juillet 2009, en présence de Patrick Achi et du maire de Jacqueville, Eugène Avi Adroh

Gbagbo pose la 1ère pierre du pont de Jacqueville, le 8 juillet 2009, en présence de Patrick Achi et du maire de Jacqueville, Eugène Avi Adroh

I/ L’ACCESSION DE LAURENT GBAGBO AU POUVOIR EN 2000 ET LA MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME DE REFONDATION
Le 24 octobre 2000 après plus de trente années (30) de lutte politique, Laurent GBAGBO est proclamé Président de la République de Côte d’Ivoire. Il prête serment le 26 octobre 2000. À sa prise de fonction, il nomme son Directeur de campagne, Pascal AFFI N’GUÉSSAN, ingénieur des télécommunications, Premier ministre. Sous sa direction, le programme de refondation politique, économique et sociale connaît un début d’application effective tant au plan politique (A), économique (B) qu’au plan social (C)

A)SUR LE PLAN POLITIQUE
Il faut distinguer le plan purement politique et administratif (1) du plan démocratique (2) 1) Au plan politique et administratif, le Président de la République, Laurent GBAGBO et le gouvernement du Premier Ministre AFFI mettent fin aux pratiques du Parti-État, recrutent des Ivoiriens par le mérite de leur compétence ministérielle et administrative indépendamment de leur appartenance politique. Laurent GBAGBO désormais président de la République démissionne de la Présidence de son parti le Front Populaire Ivoirien (FPI) et soutient AFFI N’GUESSAN pour sa succession. 2) Au plan démocratique, l’ambition du Président de la République est de fonder un État moderne et démocratique. Il s’engage donc à mener une action autour de plusieurs objectifs à savoir : -la consolidation du processus démocratique par la mise en place d’un forum de réconciliation national, qui a rendu possible l’entrée de ministres RDR au gouvernement ; – la modernisation et le renforcement de la justice ; – la garantie des droits de la personne ; – la définition d’un statut et du financement des partis politiques ; – la détribalisation et la démocratisation de l’administration publique ; – la mise en oeuvre et l’approfondissement de la décentralisation.

B) SUR LE PLAN ÉCONOMIQUE
Au plan économique, la politique de refondation a concerné aussi bien l’aspect macro-économique (1) et la microéconomique (2) 1) Au plan macro-économique les relations avec les principaux bailleurs de fonds ont été rétablies. Les budgets 2001 et 2002 appelés « budgets sécurisés » reflètent les ambitions d’un gouvernement qui veut reprendre sa souveraineté des mains des bailleurs de fonds en comptant sur ses propres ressources pour ne plus tendre la main. Et en 2002, sous la conduite du ministre de l’économie et des finances, Paul Antoine BOHOUN BOUABRÉ, la négociation de la réduction de la dette est presqu’achevée. 2) Au plan microéconomique, la privatisation des secteurs stratégiques est abandonnée et les sociétés d’État sont restructurées et renforcées. L’accent est mis sur la transformation et l’industrialisation de nos matières premières agricoles. Au-delà de l’agriculture, il s’agissait non seulement de créer d’autres piliers de développement mais aussi d’ouvrir de nouveaux chantiers et de diversifier les autres secteurs économiques à savoir le secteur minier, le secteur agro-industriel, le secteur touristique. La filière café-cacao est alors rétrocédée aux paysans afin de jeter les bases d’une nouvelle dynamique économique, de garantir la relance du secteur agro-industriel et la création massive d’emploi. Ces réformes engagées sur le plan économique ont été poursuivies sur le plan social (C)

C) SUR LE PLAN SOCIAL
Au plan social, les fonctionnaires en général et les enseignants en particulier, retrouvent leur dignité perdue sous Alassane Ouattara par la suppression des discriminations salariales et le déblocage des salaires des fonctionnaires. La santé pour tous se met progressivement en marche avec l’assurance maladie universelle (AMU) basée sur un système de sécurité sociale fondée sur la solidarité des populations et l’appui de l’État. L’éducation pour tous, aussi, est mise en oeuvre avec la gratuité de l’école. Ce programme novateur, particulièrement socialiste et démocratique, visant le plein emploi, la santé, l’éducation, le logement pour tous et le développement local, fut brutalement interrompu par une horde de mercenaires recrutés dans la sousrégion sous le parrainage de la Françafrique de CHIRAC et de leur chargé de mission en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara. La tentative de coup d’État du 19 septembre 2002, muée en rébellion, a mis fin à l’ambition de la quête de la souveraineté de la Côte d’Ivoire au moment où le ministre Paul-Antoine BOHOUN BOUABRE se rendait à Washington pour obtenir le point de décision du processus PPTE engagé en 2001. L’économie sociale de marché n’a pas pu bénéficier de la manne de la réduction de la dette qui pouvait permettre d’aller vers le développement local et le plein emploi, cheval de bataille du programme de la refondation. Cette brusque interruption n’a pas permis également de réaliser l’unité de la filière cacao-café, la définition des procédures et du contratplan qui devait permettre un contrôle total par les paysans et l’Etat de toute la filière jusqu’à l’industrialisation. Cette nouvelle vision de la société ivoirienne, portait atteinte sans doute à des intérêts économiques aussi bien internes qu’externes. Quoiqu’il en soit dans les faits, une coalition internationale s’est organisée autour de la rébellion pour arrêter cette expérience qui risquait de faire tâche d’huile en Afrique. Fallait-il pour le Président de la République abdiquer ou résister ? Le Chef de l’État, le président Laurent GBAGBO, choisit la résistance. Ce qui nécessitera d’importants sacrifices. En effet, le Président Laurent GBAGBO, à la tête d’un pays braqué fait beaucoup de concession à l’impérialisme français, accepte les décisions prises lors des différentes négociations de Lomé (Togo) et de Linas Marcoussis (France) en janvier 2003. En effet, il partage le pouvoir avec l’opposition armée et fait de grandes concessions aux multinationales françaises. Malgré tout, infailliblement, le peuple le soutient et n’arrête pas de le lui manifester. Cependant, malgré la crise et le programme de Linas-Marcoussis financé par les ressources qui devaient être affectées au programme de refondation, la démocratisation a été poursuivie par la décentralisation et le développement local à travers la municipalisation complète du pays et la mise en place de Conseils Généraux, mais aussi par la réalisation de Grands Travaux (II)

II/ LA POURSUITE DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT MALGRE LA REBELLION ARMEE PRO-OUATTARA ET L’ACCORD DE LINAS-MARCOUSSIS
Il s’agit pour l’essentiel de grands projets d’infrastructures (A) pour lesquels, le président Laurent GBAGBO s’appuyait sur une expertise Ivoirienne (B)

A)LES GRANDS PROJETS PRESIDENTIELS DE LAURENT GBAGBO
Il ya d’une part les projets dont les études techniques sont achevées et le bouclage financier réalisé (1) et d’autre part ceux dont le bouclage technique est terminé mais pas le bouclage financier (2) 1) Les projets dont les études techniques sont achevées et le bouclage financier réalisé On distingue : soit les projets entièrement réalisés sous le président Laurent GBAGBO, soit les projets lancés par le président Laurent GBAGBO et en cours d’exécution, soit les projets déjà prêts à être exécutés. Ce sont :

1-Le Village des Technologies de l’Information et de la Bio Technologie,

2-La poursuite du Transfert de la capitale politique à Yamoussoukro,

3-Le projet du Grand Abidjan,

4-le prolongement de l’Autoroute du Nord de Singrobo à Yamoussoukro,

5-Le Pont de Jacqueville,

6-La construction du Mémorial Félix HOUPHOUËT BOIGNY,

7-Le Village Ivoire,

8-L’extension du Port Autonome d’Abidjan,

9-L’extension du Port Autonome de San- Pedro,

10-Le 3ème pont Riviéra-Marcory,

11-Le pont Laurent GBAGBO, ou 4ème pont Yopougon-Ile Boulay

12-La réhabilitation de la Corniche,

13-Le Palais des Parlementaires,

14-La Modernisation de l’Aéroport Félix HOUPHOUËT BOIGNY,

15-Le Gazoduc Abidjan-Bouaké,

16-Le lancement du bitumage de l’Axe Boundiali-Tengrela,

17-Le Crédit d’Appui au secteur agricole ou le Plan Directeur Vivrier,

18-Le bouclage technique et financier du projet Nickel de Biankouma-Touba,

19-L’achèvement de la construction de l’Hôpital Catholique Joseph Moscati de Yamoussoukro,

En dehors de ces projets ci-dessus, il ya ceux dont les études techniques étaient terminés mais dont le bouclage financier n’était pas encore réalisé (2)

2) Le bouclage technique en attendant la sortie de crise des projets suivants visant la conquête de la souveraineté économique et l’intégration Africaine. Il s’agit :

1-La Voie express Abidjan-Bassam,

2-La Voie express Abidjan-Ghana,

3-Le projet de Train Urbain d’Abidjan,

4-Le Complexe Olympique d’Abidjan,

5-Le projet de Réhabilitation du Pont Félix HOUPHOUËT BOIGNY,

6-Les Marchés de Gros dans les Chefs- Lieux de Région,

7-Les abattoirs et les marchés à Bétail régionaux,

8-Les Gares Routières Inter Urbaines Régionales,

9-Les Zones Industrielles dans les Chefs- Lieux de Région,

10-Les Centres Artisanaux Régionaux,

11-Les Parkings Publics dans la ville d’Abidjan,

12-Le projet de construction du Pont sur le Bandama (Axe Beoumi-Kounahiri),

13-Un réseau de Ponts Bascules Routiers,

14-Un Réseau de Transports Collectifs dans les Chefs-Lieux de Région,

15-Une usine de traitement des ordures ménagères à Abidjan,

16-La mise en place d’un Plan de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères dans les Chefs-Lieux de Région,

17-Le projet de construction de cités destinées aux élèves et étudiants,

18-L’aménagement de l’Aéroport de San- Pedro,

19-Le projet de construction du Chemin de Fer San-Pedro-Mont NIMBA et son prolongement en Guinée,

20-Le projet de création d’Agropole dans la ville Abidjan, le projet de construction d’un marché de gros pour la Ville d’Abidjan etc. Le secteur des mines et des télécommunications a également été relancé. Des programmes sectoriels ont été exécutés : l’électrification rurale s’est poursuivie dans plus de 1 300 villages, des centres de santé ont été construits, et l’adduction en eau potable dans les zones les plus enclavées est devenue une réalité. Ces chantiers de reconstruction et de construction, initiés tout juste après Linas Marcoussis par le Président Laurent GBAGBO, avaient des centres de décision et une expertise purement ivoiriens.

B)DES CHANTIERS S’APPUYANT SUR UNE EXPERTISE IVOIRIENNE
En effet, Laurent GBAGBO, conscient de l’existence en Côte d’Ivoire de ressources humaines bien formées et compétentes, s’appuie résolument sur des entreprises ivoiriennes telles que la PETROCI et la SIR pour le secteur pétrole et raffinage, la Banque Nationale d’Investissement (BNI), la Société de Transport d’Abidjan (SOTRA), le Port Autonome d’Abidjan (PAA), le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), le Centre de Promotion pour les Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), l’Association pour la Promotion des Exportations de Côte d’Ivoire (APEXI), le Bureau National d’Études Techniques et de Développement (BNETD) doté d’une longue expérience dans la maîtrise d’oeuvre des projets de développement. C’est au plus fort de la crise en 2003, toujours avec cette confiance inébranlable au potentiel des Ivoiriens, et ferme sur sa volonté de ne compter que sur les ressources internes et l’entraide entre africains pour se passer des aides, que Laurent GBAGBO a donné mandat au BNETD dirigé par Ahoua DON MELLO d’exporter son expertise en Afrique afin que les africains prennent eux-mêmes leur développement en main, qu’ils le planifient et le réalisent eux-mêmes en renforçant la coopération Sud-Sud. Doté d’une vision intégrée du développement, Laurent GBAGBO veut en effet voir une Afrique debout qui se prend en charge et s’entraide pour éviter de souscrire aux aides. Tout ceci est non seulement la preuve que malgré un contexte socio politicoéconomique difficile, la Côte d’Ivoire a continué d’être construite et modernisée par des personnes motivées, inspirées par un homme doté d’une vision particulière et positive qui a su préserver et fructifier les acquis de cette Nation naissante. Conscient du fait que la base de tout développement réside dans l’acquisition d’un savoir-faire, dans l’âpreté au travail et dans le goût « du travail bien fait ». De ce fait, réaliser le « plein emploi » à travers les atouts et les compétences ivoiriennes, en passant par le changement des mentalités, est le challenge auquel s’est attelé pendant des années ce dirigeant politique. De surcroît les leviers de l’économie ivoirienne indiquent tous que les atouts sont énormes et que la Côte d’Ivoire possède des ressources humaines, naturelles et financières pour assurer son rebond qualitatif. Laurent GBAGBO a su trouver les mécanismes du développement dans un contexte si défavorable qu’il dira, pour annoncer sa candidature en 2010 : « Mon espérance, ma foi et ma conviction, c’est qu’après avoir connu la partie la plus aiguë de cette crise née de la mort d’HOUPHOUET, qui est la guerre, l’élection que nous allons connaître, va mettre une fin définitive, et à cette crise, et à cette guerre. C’est pour cette raison que je suis candidat … Moi, mon lien, c’est avec la mère nourricière, la Côte d’Ivoire. Et je suis candidat pour la Côte d’Ivoire, je suis candidat pour poursuivre le combat de la libération, je suis candidat pour combattre ceux qui n’aiment pas la Côte d’Ivoire … C’ est pourquoi, tous les ivoiriens et tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire doivent mesurer la portée historique de cette élection qui n’est pas seulement le fait de changer les institutions et de choisir de nouveaux hommes ; mais c’est véritablement le fait que nous changeons d’époque … Depuis 1990, je vous propose inlassablement des réformes sociales en profondeur pour la Côte d’Ivoire … C’est vrai que leur choix se porte aujourd’hui sur moi mais au fond, ce n’est pas moi le plus important. Leur choix se porte sur moi parce que je suis le porteur de ce combat, de leur propre combat … Je suis candidat pour la Côte d’Ivoire, je suis candidat pour les Ivoiriennes et pour les Ivoiriens. Je suis candidat pour continuer le combat que nous avons commencé. Je suis candidat pour continuer le combat que nos parents ont commencé depuis les années 40 et que certains ont abandonné. Je suis candidat pour la Côte d’Ivoire, le combat a commencé, en avant ! » Il est certes emprisonné par les parrains de Alassane OUATTARA, mais ce n’est pas une occasion pour lui voler ses idées, ses projets, sa vision du développement. Nous devons empêcher Ouattara dans sa forfaiture et dire la vérité aux Ivoiriens et au monde entier. Surtout que Laurent GBAGBO avait initié ses projets pour le bonheur des Ivoiriens alors qu’Alassane OUATTARA, lui, les met en oeuvre contre les Ivoiriens et au profit de ses amis françafricains qui ont financé la guerre contre la Cote d’Ivoire.

Kouamé Kouakou dit Ok

Juriste d’affaires – Manageur DEA Droit de l’économie Internationale

DESS Droit des affaires

DESS Management du risque

Jacqueville : Le pont du chantage promis pour mars 2015

Gbagbo pose la 1ere pierre du pont de Jacqueville, le 8 juillet 2009

Gbagbo pose la 1ère pierre du pont de Jacqueville, le 8 juillet 2009, en présence de Patrick Achi et du maire de Jacqueville, Eugène Avi Adroh

4 ans !!! Voici le temps qu’il faut aux danseurs de batchingué et aux leveurs de poussière de la rattrapocratie, si leurs promesses se concrétisent—ce qui est moins que souvent le cas—pour construire un pont de quelques dizaines de mètres. 4 ans !!! Quelle est cette œuvre pharaonique qui n’a jamais fini de finir, sinon que le pont du chantage de Jacqueville, le pont de la méprise du peuple alladian, continuellement différé, perpétuellement renvoyé à une date ultérieure, pour punir le peuple alladian de n’avoir jamais supporté avec béatitude le gouvernement de Dramane, pour les châtier de n’avoir jamais organisé de festivités grandioses—comme cela s’est vu faire ailleurs—pour remercier Dramane d’avoir fait de leur fille la décoratrice-en-chef d’un régime brutal et ethnocidaire?

Et dire que les financements du pont de Jacqueville avaient été trouvés par le Président Gbagbo bien avant le coup d’état de Dramane ! Et dire que le 8 juillet 2009 la première pierre en fut posée par le Président Gbagbo en présence du ministre Patrick Achi et du maire de Jacqueville Eugène Avi Adroh, et que la livraison de l’ouvrage était prévue pour juillet 2011!  Evidemment, il fallait que les rattrapés, arrivés au pouvoir par les méthodes barbares et ombrageuses que l’on sait, espérassent que par un étiolement du temps le nom de Gbagbo serait oublié des Alladians et que le pont du chantage deviendrait une autre métaphore du labeur de « Dramane le Boula-Matari » venu du Burkina sauver la Côte d’Ivoire.

Mais est-ce parce que las d’atermoyer, las d’attendre que le nom de Gbagbo s’efface du littoral alladian, alors que pointe à l’horizon une élection présidentielle préparée dans des conditions douteuses que l’on espère tout de même remporter par des scores soviétiques, que les rattrapés s’émeuvent aujourd’hui ? Aujourd’hui, les rattrapés ont encore promis une nouvelle date de livraison du pont du chantage aux Alladians habitués aux levées de poussière d’un gouvernement de brouteurs qui s’emplit les poches plus qu’il ne travaille. Le pont de Jacqueville sera livré en mars 2015, nous disent les griots d’une imposture qui continue désespérément de chercher acquiescement au sud.

Côte d’Ivoire – Vertu d’un sous-chef et guerriers au repos ! (Shlomit Abel)

ducanShlomit Abel, 24 octobre 2014

Hier paraissait un texte fort élogieux sur Mr Daniel Kablan Duncan, apparemment victime d’une cabale injuste montée contre lui par d’ingrats ivoiriens. Ce texte, d’abord paru sur le mur FB de Joël Touré, journaliste à l’Intelligent d’Abidjan, avant de devenir la prose d’un profil intitulé « Le Premier Ministre de la Côte d’Ivoire », personnage collectif, nous revient maintenant sous la signature de Yao Noël grand professionnel du journalisme, autrefois très apprécié, au delà même de son lectorat PDCI, reconverti en Conseiller spécial auprès du premier Ministre, mais qui, selon le commentaire d’un internaute lisant l’article, « n’est plus ce qu’il était ».

Et pour cause ! Quel que soit l’auteur de cette contribution, ce qui saute aux yeux, c’est qu’elle relève de préoccupations bassement alimentaires : on écrit, non pas pour dire la vérité, ou du moins relater le plus objectivement possible certains faits, mais parce qu’il faut bien manger, et que la flatterie est encore une denrée monnayable dans ce pays : face aux nombreux scandales qui ébranlent l’édifice gouvernemental, les tenants du pouvoir ont tout intérêt à faire momentanément transiter leur propagande par la plume de vrais journalistes, « déclassés » jusque-là au profit des seuls rattrapés, mais pourvus, eux, d’un vrai talent. La nouvelle information spectacle des médias aux ordres les avait, dès le 11 avril 2011, balayés du devant de la scène, pour faire place à la Com – entendez « Comédie » – de super ministres, tellement différents des “corrompus” de la Refondation ! A ces héros de l’après-Gbagbo, fiers à bon droit de n’avoir été choisis que pour mieux brader la CIV aux intérêts du grand capital étranger, fiers de se laisser guider dans leurs choix, non par l’intégrité, la consécration et le souci du petit peuple – autant de vertus désuètes du “méchant” Laurent –, mais par le goût du lucre, il fallait alors une presse sur mesure, recrutée dans les bas-fond de la médiocrité.

Aujourd’hui, usure aidant, ce sont les élites journalistiques de l’ère Gbagbo qui se rallient à la cause, ou plutôt à la chose – « Cosa Nostra » – du palais, volant au secours de ces grands initiés de la vie de château, obsédés par le souci légitime d’imiter les gangsters occidentaux, leurs maîtres en vie facile et profits magiques. Et voilà nos Ali Baba et 40 affidés de la Côte d’Ivoire des mille et une nuits, forts de tels panégyriques, encouragés à ne plus quitter leurs suites luxueuses, à prolonger leurs beuveries au champagne, entourés d’assistantes aux doigts effilés, virtuoses du clavier d’ordinateur en présence des collaborateurs de leur chef, avant d’exercer loin des regards cette virtuosité sur le chef en personne, et là, plus besoin d’ordinateur…

Dans son éloge dithyrambique du Premier Ministre, injustement attaqué pour quelques millions de francs évanouis, alors qu’il se voue corps et âme à cette tâche ingrate et difficile, notre journaliste excelle dans l’art de louer un homme sur le point de se tuer à la tâche, volant de congrès en congrès, discourant d’économie toute la journée, mais il s’abstient soigneusement d’évoquer tous les trous de l’actualité ivoirienne : trous budgétaires, trous dans la chaussée, trous criblant les corps d’innombrables victimes, et dont les assassins courent toujours, quand ils ne caracolent pas dans les allées du pouvoir.

Non, Monsieur le journaliste, ce n’est pas parce que quelqu’un fait bien son travail qu’il a raison de dépenser 120 millions de plus que le budget prévu – là où un dépassement de 10% aurait déjà frisé de seuil de l’admissible –, alors que nous en sommes à comptabiliser chaque semaine les gaspillages, les détournements, les « erreurs » dans la gestion du budget. Si Daniel Kablan Duncan était un premier ministre irréprochable, comment pourrait-il ne pas se sentir responsable des ministres qu’il dirige ? Comment pourrait-il admettre que ses subordonnés abusent ainsi de la situation ? A supposer même qu’il dispose de la baguette magique permettant de réparer, rien que d’un claquement de doigts, les dégâts causés par une telle gabegie, aurait-il le droit de couvrir des entorses aussi graves à la simple morale ?

Autre argument de notre gratte-papier : la confiance du “patron” à l’égard de son PM serait un gage de sérieux ! Demandez donc à la plus grosse moitié de la Côte d’Ivoire, celle qui n’a pas voté pour Ouattara en 2010, si elle fait lui confiance aujourd’hui ! Et si, à plus forte raison, elle est prête à faire confiance à ses amis de la rébellion ! Les économistes les plus en vue des nations occidentales en banqueroute auront beau le plébisciter, le “maître” économiste Ouattara n’engendrera aucun disciple digne d’être retenu par l’Histoire, pas même le PM Duncan Kablan, en dépit de sa belle prestance. L’expérience internationale n’a pas transformé le diplômé travaillant au département des ressources humaines du FMI en un génie sur le terrain ivoirien.

Antoine Bohoun Bouhabré, tout au contraire, fera des émules, des disciples, il aura une descendance, en Côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique de l’Ouest, parce qu’il a obtenu des résultats là où les diplômés avaient échoué. Sa vie s’est achevée misérablement, tout cela parce qu’un Economiste médiocre a préféré le sacrifier sur l’autel du profit, plutôt que de lui permettre de se soigner et de sauver de la misère des milliers d’Ivoiriens ! Et dire que la république bananière va ouvrir des procès pour « génocides », alors que les criminels avérés jouent aux grands de ce monde ! Bien que mort, Bohoun Bouabré aura un avenir, l’avenir dessiné par ceux qui s’inspireront de son modèle budget sécurisé, quitte à en dépasser les audaces !

Aujourd’hui, on peut dire qu’il n’est pas un seul de ses 1293 jours de captivité où Laurent Gbagbo n’ait engendré de nouveaux enfants : des milliers, des millions d’enfants, en Côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique; et chaque jour, il y en aura d’autres. Mais quel avenir pour un dirigeant au cœur sec, fort de son alliance avec un adepte du cigare et de la bouteille, ne souriant qu’à l’étranger et devant les caméras ? Quelles perspectives d’avenir, en vue de quels engendrements ? On ne peut qu’évoquer des cendres et de la poussière, des crimes sans châtiment, des enlèvements et des tortures, des vies ôtées, des familles brisées… La stérilité n’enfantant que le vent, c’est à point nommé que ce gouvernement et ses médias s’emplissent déjà du bruissement de leurs factures et de leurs dettes, en prélude au fracas des inévitables ouragans à venir…

Venir agiter les décorations et la reconnaissance internationale n’est pas un gage d’authenticité non plus. Pouvez-vous me dire si le PhD américain du burkinabé Ouattara et ses 4 doctorats honoris causa l’ont rendu plus intelligent, et surtout meilleur, compatissant, intègre, réfractaire au gâchis ? Même les prix Nobel ne sont plus ce qu’ils étaient : diplôme d’encouragement par anticipation décerné à un Obama auquel nous devrons peut-être le déclenchement d’une troisième guerre mondiale, récompense décernée à une gamine pakistanaise de 17 ans, manipulable à souhait : cette distinction ne vient plus couronner l’œuvre d’une vie bien remplie, mais seulement accorder le feu vert des maitres-marionnettistes à leurs lauréats-pantins…

Il aurait mieux valu écrire à propos du PM Kablan Duncan qu’il peut s’honorer de porter le  » label » de la communauté internationale, mais que ce label virtuel n’a pas plus de valeur qu’un chiffon de papier : les conséquences de son choix ne s’écrivent qu’en termes de dette, au lieu de s’écrire en termes de balance commerciale excédentaire, d’investissements judicieux; en termes d’écoles, d’hôpitaux, de bourses d’études, d’usines de transformation sur place des ressources, et autres initiatives salutaires…

Enfin, en choisissant l’anglais « homework » – devoirs d’école – pour désigner le travail incombant à chaque Ivoirien, notre journaliste laisse entendre que jamais aucun citoyen de ce pays ne dépassera le stade de l’infantilisme auquel le condamne la médiocrité des instituteurs au pouvoir… Mais c’est voulu, me direz-vous ! Les homework du professeur Kandia Camara, pour ne parler que de cette perle rare, ne seront pas trop difficiles à rédiger; l’avenir continuera de s’écrire sans universités, réduites à de simples promesse, comme celle du Zanzan, qui, deux ans après, n’est toujours pas sortie de terre ! Et notre Solution nationale ne manquera certainement pas d’en rajouter une deuxième à sa livraison de poudre aux yeux, parmi les engagements solennels qui émailleront sa campagne électorale !

Dans cette Côte d’Ivoire exemplaire, futur pôle de la nanotechnologie et autres technologies de pointe, berceau des Silicon Valleys à venir; dans cette Côte d’Ivoire de rêve chantée par Ouattara en Corée, il faudra beaucoup plus prosaïquement se résoudre à patienter, dans l’espoir que ce train de l’émergence à bord duquel tous sont conviés devienne autre chose qu’un concept purement théorique : il ne pourra commencer à rouler que lorsqu’on aura posé les rails et aménagé les gares jalonnant son parcours… En attendant, comme tout est dans la frime et dans la Com, les vrais diplômés n’ayant le choix qu’entre le chômage et la prostitution, on se contentera de fêter des remises de diplômes honoris causa, certificats de pacotille épargnant aux candidats la nécessité de passer par les cases licence et master : plus besoin de courir longtemps, comme autrefois des années, voire des vies entières, pour se voir couronné !

Alors, Mrs les Ministres, après avoir dévalisé la Côte d’ivoire, dépêchez-vous de donner les noms de vos valeureuses coéquipières à la grande chancelière, pour lui permettre d’épingler bientôt sur le soyeux corsage de vos splendides assistantes ministérielles surbookées ces médailles du mérite, car la fatigue du jour se fait sentir, et les nuits sont bien longues… Vous qui semblez préférer deux jeunes assistantes de 20 ans, Eva et Elsa, à une collaboratrice expérimentée de 40, profitez des perspectives de vie dorée que vous offre l’espoir d’un autre mandat de cinq ans ! Heureusement que malgré son grand âge, la décoratrice en chef de cet opéra bouffe-sous aime encore semer à tous vents les médailles : il est urgent de récompenser à la hauteur de ses mérites notre fine élite doctorante ès rattrapage, afin que le monde entier n’ait d’autre choix que d’envier le niveau de vie et d’intelligence de cette terre d’excellence et d’exception. Gageons que l’ami Claude Bartolone, qui est attendu aujourd’hui, pour rencontrer son homologue Guillume Soro, et même le grand Chef, aura lui aussi droit à sa décoration : à défaut d’une pluie de milliards imbibant ses bagages au retour, ces milliards dont la France EVP – En Voie de Paupérisation – aurait tant besoin, il ne retournera pas chez lui sans quelques breloques dorées…

Shlomit Abel, 24 octobre 2014

La sacoche de preuves supplémentaires de Bensouda, M. Frindéthié

BensoudaLa mission de collecte de preuves supplémentaires de la « procureure de la CPI » Mme Fatou Bensouda en Côte d’Ivoire vient de s’achever. Elle n’a duré que trois (3) jours. Trois jours ! Ce qui provoquera immanquablement l’interrogation suivante : « Qu’a-t-elle vraiment pu réunir de substantiel en trois jours qu’elle n’ait pu fournir en deux ans ? » Apparemment, tout laisse à croire que Bensouda, qui par le passé a brillé par son insuffisance, s’est encore fait servir des « preuves » par les laborantins de Ouattara. Et c’est le journal de confession RDR de Ouattara, La Matinale, qui donne la primeur des « nouvelles preuves » de Bensouda, en titrant à sa Une bensouda 2CPI-Abidjan, Fatou Bensouda catégorique : J’ai des preuves pour condamner Gbagbo » avec en illustration, tenez-vous bien, l’image du dos calciné de Koudou Séraphin, ce militant de LMP brûlé au lance-flamme dans les geôles de Ouattara pour avoir soutenu la candidature du Président Gbagbo que nous révélait Le Nouveau ben3Courrier numéro 559 du 9 juillet 2012. Apparemment, si les vidéos des carnages du Kenya attribués au Président Gbagbo n’ont pas pu attendrir les juges de la CPI, qui ont demandé à Bensouda de retourner à sa copie, c’est désormais en attribuant au Président Gbagbo la responsabilité de leurs propres crimes que les bourreaux de Ouattara espèrent le faire condamner. Aussi, Bensouda s’en retourne-t-elle à la Haye après seulement trois jours de tourisme à Abidjan, sa besace de preuves bourrée de crimes des chefs de guerre de Dramane Ouattara qu’on s’essaiera à coller au Président Gbagbo dans un ixième théâtre de l’absurde. Heureusement que le ridicule n’a jamais tué personne !

Or, à bien y voir, que cache le refus de Bensouda de fournir des « preuves supplémentaires » ? M. Frindéthié

fatoubensoudaSommée par les juges de la CPI d’apporter des « preuves supplémentaires » aux accusations portées contre le Président Gbagbo, La procureure de la Cour Pénale Internationale, Fatou Bensouda, semble opter pour la voie de la prudence extrême, c’est-à-dire, celle de l’inaction. Bensouda refuse de s’exposer à une autre humiliation en allant chercher des « preuves supplémentaires » au laboratoire de fabrication de témoignages du RDR.

On se souvient que pendant la procédure de confirmation des charges contre le Président Gbagbo, Bensouda, qui, plutôt que de mener une sérieuse enquête professionnelle en Côte d’Ivoire, s’était, soit par fainéantise intellectuelle, soit par mauvaise foi, contentée de brandir des affirmations  imaginaires fournies à son équipe par « La Bande à Dramane », a dû se dérober à l’audience dès le second jour sous la volée d’humiliations et de railleries que lui infligèrent les avocats de la défense, qui allèrent même jusqu’à mettre en doute sa compréhension des devoirs élémentaires que requiert sa profession. Alors que les génocidaires, par la voix de Joël N’Guessan, affirmaient dès le lendemain de la décision des juges que « de nouvelles preuves contre le Président Gbagbo » étaient déjà trouvées et invitaient Bensouda à venir puiser aux sources de leur atelier d’alchimie, la procureure, quant à elle, semble – nous disons bien semble – leur dire : « Pas question ! premier gaou n’est pas gaou ; je ne risquerai pas ma carrière à divulguer vos menteries. Que les juges se satisfassent des mensonges que je leur ai déjà transmis et pour lesquels j’ai déjà laissé quelques plumes ».

Or, à bien y voir, que cache le refus de Bensouda de mener de vraies enquêtes ? Aurait-elle peur que la vérité vraie ne soit exposée ? Que ne soient révélées les exactions du Commando Invisible de Dramane contre les forces de l’ordre et contre les populations ivoiriennes ? Que des témoins désillusionnés par le partage du butin ne révèlent enfin la « supercherie du sang de mouton à Abobo » et des cadavres empruntés à la morgue et enterrés précipitamment au banco après avoir accompli leur mission macabre ? Que les massacres systémiques de Duékoué, de Nahibly et d’ailleurs ne soient mis en lumière ? Qu’Ourémi ne soit obligé de comparaitre ? Et qu’enfin toute la machinerie des génocidaires ne se révèle au monde ? – comme si le monde n’en avait déjà senti les émanations nauséabondes ?

Si donc les juges n’ont pas les éléments « supplémentaires » exigés à Bensouda, ils devront rendre leur décision – et cela est une tautologie – sans cette supplémentarité. Or qu’est-ce que la supplémentarité ? Sinon que le lieu d’un paradoxe inhérent par lequel le manque et la surabondance, la soumission de Bensouda à l’injonction des juges  et sa résistance à cette injonction, coexistent inévitablement. La supplémentarité est ce qui manque au concept, mais aussi ce qui déborde le concept. La supplémentarité n’est pas la complémentarité. Alors que la complémentarité suggère que le concept est en manque de sa moitié, la supplémentarité, quant à elle, suggère que le concept est adéquat mais insuffisant de sa surabondance, d’une surabondance qui lui donnerait prépondérance. Bensouda le sait ; elle sait qu’elle est allée assez loin dans son mensonge pour faire condamner le Président Gbagbo sans la supplémentarité, c’est-à-dire, sans la surabondance de « preuves » dans ce procès qui est plus politique que juridique. Dans un procès juridique, le manque de supplémentarité, le manque de surabondance, le doute, suffirait à relaxer l’accusé. Dans ce procès politique, l’adéquation, le doute seulement suffirait à condamner l’accusé. Ce n’est pas la justice qui relâchera le président Gbagbo, car ce n’est pas la justice qui le détient. C’est la politique.

Affaire Benghazi : Des sénateurs veulent entamer une procédure de destitution du Président Obama, M. Frindéthié

 

john_mccainFaisant écho à la demande du Sénateur James Inhofe la semaine dernière d’entamer une procédure d’impeachment  (de destitution) contre le Président Barack Obama, le Sénateur McCain a insisté ce dimanche qu’un comité spécial du Sénat soit mis sur pied pour investiguer ce qu’il nomme la tentative de l’administration Obama d’étouffer la vérité dans l’affaire Benghazi. En effet, la semaine dernière, le Sénateur Inhofe (celui-là même qui au plus fort de la crise ivoirienne avait épousé la cause du Président Gbagbo, voir le lien suivant https://frindethie.wordpress.com/2011/04/11/dans-une-correspondance-avec-lambassadeur-francais-aux-etats-unis-le-senateur-inhofe-corrige-les-mensonge-de-la-france-en-cote-divoire/) considérait que « de tous les scandales qui ont émaillé l’histoire de la politique américaine, notamment l’affaire des Documents du Pentagone, l’affaire Iran-Contra, l’affaire Watergate, etc., la tentative de suppression de la vérité dans l’attaque de Benghazi par la Maison Blanche s’inscrira dans les annales comme le mensonge d’Etat le plus flagrant de l’histoire américaine ». Aussi, le Sénateur Inhofe a-t-il suggéré que le Président Obama soit soumis à une procédure de destitution pour son rôle dans cette affaire :

Pour sa part, sans toutefois invoquer le terme d’impeachment, le Sénateur McCain a estimé que le contexte dans lequel le Département d’Etat a apporté 12 corrections au rapport de la CIA sur l’attaque de Benghazi qui a causé la mort de l’ambassadeur Chris Stevens le 11 septembre 2012  indique bien que l’administration d’Obama s’est rendue coupable d’une monstrueuse dissimulation de la vérité. Pour le Sénateur de l’Arizona, l’administration Obama voulait coûte que coûte effacer toute mention des mots terrorisme et Al-Qaïda dans la conversation « nous [étions] en plein milieu d’une campagne présidentielle ; les proches d’Obama disaient à qui voulait l’entendre que Ben Laden tué, Al-Qaïda était démantelé, et que l’on pouvait dormir en paix. Et puis, arrive cette attaque à Benghazi, comme un empêcheur de tourner en rond. Trop de choses restent inexpliquées. Il nous faut mettre sur pied un comité spécial qui puisse entendre tout le monde afin de remonter l’échelle de responsabilité  de la dissimulation jusqu’à son plus haut point».

En effet, les 12 versions du rapport de la CIA obtenues par le journaliste Jonathan Karl de la Chaine ABC (et disponibles ici http://abcnews.go.com/images/Politics/Benghazi%20Talking%20Points%20Timeline.pdf) montrent  bien que les termes terrorisme et AlQaïda ont été explicitement supprimés de la version initiale, et que la version finale du  rapport s’est évertuée à présenter l’attaque de l’ambassade américaine à Benghazi comme l’action spontanée de quelques têtes fêlées offensées par une vidéo parodiant le prophète Mahomet, et non une attaque terroriste planifiée par Al-Qaïda commémorant l’anniversaire de l’agression terroriste sur les Tours Jumelles de New York. Ces révélations sont en contradiction directe avec la version relayée par Jay Carney, le porte-parole de la Maison Blanche. D’ailleurs un mémorandum fuité la semaine dernière et obtenu par Jonathan Karl cite la porte-parole du Département d’Etat Victoria Nuland mandant à ses collaborateurs d’éviter de mentionner que la CIA avait prévenu le Département d’Etat d’une éventuelle attaque terroriste à l’anniversaire de l’attaque sur New York, dans la mesure où cela pourrait apporter de l’eau au moulin des Républicains critiques de la politique internationale d’Obama. C’est d’ailleurs en suivant la ligne de conduite dictée par Nuland et en divulguant sur les chaînes de télévision américaines la version corrigée du rapport de la CIA que Susan Rice (l’autre béquille internationale de Dramane Ouattara) a perdu auprès du Congrès américain toute chance de se faire confirmer au poste de Secrétaire du Département d’Etat en remplacement de Hilary Clinton. Le refus du Président Obama pendant plus de deux semaines de qualifier l’agression de Benghazi « d’attaque terroriste » conduit aujourd’hui plusieurs observateurs à supputer que la proposition de Victoria Nuland d’éviter de parler de terrorisme remonte à un Grand Autre qui n’est nul autre qu’Obama.

Alors que le Département d’Etat maintenait l’année dernière que, du fait que les forces spéciales américaines se trouvaient très loin de Benghazi, aucune action de l’armée américaine n’aurait pu sauver la vie de l’Ambassadeur Stevens et de ses trois collaborateurs, un panel de trois dénonciateurs, dont Gregory Hicks, l’adjoint à Benghazi de l’Ambassadeur Chris Stevens, a soutenu le contraire ce mercredi 8 mai devant le Comité de supervision du Sénat. Selon Gregory Hicks, Les Etats-Unis disposaient de forces spéciales à Tripoli, qui auraient pu intervenir rapidement à bord d’avions libyens. En outre, Gregory Hicks a révélé que la nuit de l’attaque, ses appels au secours répétés sont restés ignorés par le Département d’Etat américain. Selon Hicks,  lorsque  le député de l’Utah Jason Chaffetz, membre du Comité de surveillance, s’est rendu en Libye pour investiguer les circonstances de l’attaque,  le Département d’Etat l’a explicitement empêché de coopérer avec celui-ci. Afin de faire la lumière sur tout l’imbroglio qui s’est tissé autour de ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire Benghazi », le Congrès souhaite vivement entendre Hilary Clinton. D’évidence, au-delà de Clinton, c’est le Président Obama qui est dans le collimateur des Républicains.

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Open Letter to Mr. Raila Odinga, Imminent Loser of the Kenyan Presidential Election, M. Frindéthié

Raila Odinga's coalition demands recount as rival Uhuru Kenyatta takes lead

Raila Odinga’s coalition demands recount as rival Uhuru Kenyatta takes lead

Dear Mr. Odinga

Rumor has it that you have been asking for a recount, because you believe that the vote tally that makes you a prospective loser of the presidential election in Kenya was rigged with irregularities. As I heard the reports of your “bizarre” request, I was not sure whether to laugh or cry; for the Raila Odinga I recall would have considered the word “recount” to be cause for heresy. Where you not among the fiercest detractors of President Gbagbo in 2010, when he made the same appeal for recount on account of the massive frauds evidenced during the presidential election in Cote d’Ivoire? Have you not called for an international army to dislodge President Gbagbo from his palace and deport him to the ICC rather than go through the more peaceable process of vote verification he was demanding? You must think of yourself as a very exceptional human being to believe that your verity only applies to others, but not to you. And, as you are now stirring the muddy waters of ethnic conflicts, suggesting in hardly veiled terms that a refusal by the election commission to recount the vote could “agitate [your] supporters,” I am thinking that you must, indeed, be very assured of your extraordinary global relations to think that any trouble you generate will indubitably be placed entirely on the shoulders of Mr. Uhuru Kenyatta, your rival. Mr. Odinga, do the right thing and listen to your own axiom. Don’t be a sore loser.