(Vidéo) Bernard Doza; sans détours

Mutinerie en Côte d’Ivoire: Seulement 24 heures après ses nouvelles promesses, Dramane Ouattara renie sa parole, M. Frindéthié

Nous l’avons toujours dit, ce gouvernement de rattrapés a à sa tête un brouteur. Seulement 24 heures après les passages respectifs de Paul Koffi au carré et d’Ahmed Bakayoko, qui sur demande de Dramane promettaient aux mutins de régler leur situation en deux temps (une fois à la fin du mois de novembre 2014 et une autre fois à la fin du mois de décembre 2014), Dramane Ouattara manque encore à sa parole. Recevant une poignée de « représentants » des mutins, Drame est revenu sur sa promesse pour, cette fois-ci, renvoyer à dans 6 mois le paiement du butin de guerre de ses milices. Par ailleurs, Dramane qui avait promis à chacun de ses 6000 combattants 5 millions et une villa, estime aujourd’hui, en économiste exceptionnel qu’il est, que le montant total à débourser pour satisfaire ses rebelles s’élèvera à 20 milliards. Sans vouloir remettre en question les qualités d’économiste exceptionnel de Dramane, nous nous sommes quand même permis ce petit exercice de mathématiques :

  1. 000 000 frs CFA x 6000 rebelles = 30. 000 000 000
  2. 000 000 frs CFA (prix minimum d’une villa) x 6000 rebelles = 120 000 000 000

Coût total des promesses faites par Dramane à ses 6000 rebelles = 150. 000 000 000

Voilà ce que Dramane, s’il tient vraiment parole, devra remettre à ses 6000 rebelles d’ici la fin du mois de décembre 2014.

Mais évidemment, la vérité est chez Dramane une denrée rare !

N’est-ce pas lui qui promettait aux Ivoiriens 5 universités en 5 ans alors qu’après 110 milliards dépensés pour une couche de peinture, les anciennes universités manquent de WC, de bibliothèques, de bancs, de laboratoires ?

N’est-ce pas Dramane qui promettait 65 0000 nouvelles classes aux écoliers ivoiriens, alors que les enfants suivent encore leurs cours assis à même le sol ?

N’est-ce pas Dramane qui promettait 500 000 projets jeunes financés en 5 ans alors que se sont multipliés les désœuvrés, les braqueurs et les « microbes » ?

N’est-ce pas Dramane qui promettait aux Ivoiriens l’accès à l’eau potable et à l’électricité alors que 4 ans plus tard les Ivoiriens sont retournés aux puits et à la bougie ?

N’est-ce pas Dramane qui promettait une maison à chaque famille à partir de 5 millions, alors que se multiplient aujourd’hui les ghettos ?

N’est-ce pas Dramane qui promettait le litre d’essence en-dessous de 775 frs, le litre d’huile en-dessous de 900 frs, le kg de tomates en-dessous de 750 frs, et le kg de viande en-dessous de 1400 frs, alors que la cherté de la vie grimpe exponentiellement, l’ONU et la Banque mondiale notent une pauvreté galopante en Côte d’Ivoire et que manger un repas par jour est devenu pour la famille moyenne un luxe inaccessible ?

Dramane Ouattara est un affabulateur, et un homme sans parole. Mais pendant combien de temps continuera-t-il à atermoyer et à jouer au plus rusé avec cette fois-ci 6000 kalaches furibondes et hostiles de sa propre création ? Par pour longtemps, semble avoir compris Blaise Compaoré, qui « pouvait demeurer en Côte d’Ivoire aussi longtemps qu’il le voulait », mais qui a précipité son départ de la Côte d’Ivoire avant que le climat n’y soit trop chaud.

Côte d’Ivoire : Boulons testés ; rouille décelée, M. Frindéthié

MutinerieHier mardi, les boulons de « l’indéboulonnable » ont été testés. Résultats : les boulons sont très rouillés et susceptibles de lâcher prise à la moindre secousse. Il n’a fallu que quelques petites heures aux rebelles en guenilles pour paralyser le pays et donner des sueurs froides à l’homme qu’ils ont aidé à imposer aux Ivoiriens dans le carnage et à l’amener à ordonner l’emballage de son butin de guerre vers d’autres destinations.

Compaoré tombé, l’armée burkinabè en service en Côte d’Ivoire désarçonné, les milices oubliées de Dramane ont voulu tester les boulons du Boucher de Duékoué ; histoire de voir s’ils sont aussi solides qu’on le prétend ; histoire de voir qui est le vrai maître de la dictature ivoirienne. Aujourd’hui, les joyeux dozos en habits d’apparat en ont eu la conviction : les vrais maîtres de la dictature, ce sont eux. En quelques petites heures, Ils ont réussi à paralyser tout le territoire ivoirien, ont foutu la trouille au pouvoir d’Abidjan, et se sont fait promettre un traitement de plus de 50 milliards CFA à percevoir dans les 40 jours à venir.

Téléchargement repoussé à dans 40 jours donc, vu que la Banque mondiale, qui depuis quelques mois a curieusement lancé ses limiers aux trousses des Rattrapés, permettra difficilement qu’une si grande somme soit si précipitamment déboursée pour satisfaire des rebelles capricieux, alors que le reste du pays vit à l’heure d’une « pauvreté galopante » et d’une « corruption pathologique ».

Bruits de bottes, désapprobation de la Banque mondiale, admonestation de l’ONU, coïncidence ou tout simplement vérification de la thèse que les institutions financières n’ont pas d’amis, mais qu’elles n’ont que des intérêts ? En vérité, je vous le dis, quand arrive l’heure du téléchargement, rien n’est « indéboulonnable ». Et si vous en doutez toujours, posez donc la question à votre hôte burkinabè de Yamoussoukro ; lui qui, il y a quelques jours seulement, barbotait dans une arrogance toute particulière.

(Vidéo) Côte d’Ivoire: Les cités universitaires occupées par les milices de Ouattara sont devenues des ghettos méconnaissables

Côte d’Ivoire : Les FRCI bloquent le pays ; Ouattara leur avait promis à chacun 5 millions et une villa

 

Bouaké, Korhogo, Bondoukou, Abengourou, Daloa, San Pedro, Abidjan, la grogne gagne du terrain ; les mercenaires à qui Dramane Ouattara avait promis à chacun 5 millions de francs CFA et une villa pour prendre les armes contre la Côte d’Ivoire et l’installer au pouvoir ont pris les populations du pays en otage ce mardi 18 novembre 2014. Ils demandent des comptes à Dramane Ouattara pour promesses non tenues. Alors que les chefs de guerre de Dramane continuent de se servir en toute latitude à travers des détournements, des rackets, et des casses d’institutions financières du pays, les mercenaires de moindre rang, eux, attendent toujours que se concrétisent la promesse de 5 millions et d’une villa que leur a faite Dramane. La goutte qui a fait déborder le vase serait la récente prise en charge par le gouvernement ivoirien de plusieurs centaines de soldats burkinabè qui auraient rejoint Blaise Compaoré dans son exil ivoirien. Les miliciens de Dramane ne comprennent pas que des soldats burkinabè en fuite soient mieux lotis qu’eux, qui attendent depuis 3 ans que soient satisfaites leurs revendications.  Ce mardi, las d’attendre, les mercenaires de Dramane ont décidé de terroriser les populations du pays pour se faire entendre. Paul Koffi au carré, le ministre de la défense de Dramane est monté au créneau pour faire une enième promesse et demander aux mutins de regagner leurs casernes dans le calme. Mais un gouvernement qui est arrivé au pouvoir par la sauvagerie des armes que l’on connait peut-il vraiment donner des leçons de civisme à son armée d’indisciplinés?

 

Burkina Faso: Compaoré s’en va et … Abracadabra Compaoré revient

Michel_KanfandoPlus ça change et plus ça reste le même. Avant Compaoré = Après Compaoré

Bédié le dit enfin: c’est Dramane Ouattara l’auteur du « bain de sang » en Côte d’Ivoire, M. Frindéthié

bain de sangJustifiant son fameux « appel de Daoukro » censé fusionner le PDCI au RDR afin que Dramane Ouattara soit le « candidat unique » du RHDP, Henri Konan Bédié explique que son « mot d’ordre » entend éviter à la Côte d’Ivoire « un autre bain de sang ». « Je ne veux plus de bain de sang en Côte d’Ivoire. Pour cela, il faut qu’Alassane Ouattara soit président ». En d’autres termes, nous dit Bédié, à moins que les Ivoiriens ne garantissent l’élection de Dramane, la Côte d’Ivoire connaîtra un autre bain de sang. En d’autres termes, même dans une élection excluant les partis d’oppositions, dont le FPI, si Dramane n’est pas élu, la Côte d’Ivoire retombera dans la spirale de violence qu’elle a connue en 2011.

Bédié, dont le parti, le PDCI, a fait les frais de la violence du RDR pendant les élections régionales et municipales couplées d’avril 2013, au cours desquelles dans une bacchanale de gourdins, de machettes, et de kalaches, les joyeux dozos du genre Cissé Bacongo, Cissé Ibrahim, Ouattara Doulaye, aidés des « rambos », des gangsters, des loubards, et des durs de la nébuleuse se lançaient dans une orgie de sang, alors que bozos du genre Doukouré et Oulotto qui, comme atteints du virus de l’incohérence, beuglaient des airs qui, hier seulement, leur paraissaient inconcevables : « Ô la triche ! Ô la fraude ! Qu’on recompte les votes ! On nous vole notre victoire ! On nous tire dessus ! La CEI est corrompue ! La CEI est coupable de fraudes massives et de bourrages d’urnes ! »– Bédié, donc, sait très bien de quoi il parle : le RDR est un parti violent pour qui c’est « Dramane ou le bain de sang ! »

Merci, Bédié, pour ce rare moment de lucidité. Merci Bédié pour ce très bref instant de tempérance. Merci Bédié de donner raison au Président Gbagbo, qui, depuis la Haye, lançait cette boutade : « C’est celui qui a perdu qui sème le trouble ». Dramane est bien celui qui a introduit la violence en Côte d’Ivoire. Mais, cher Bédié—à moins que vous ne soyez mû que par des instincts pécuniaires, à moins que vous ne soyez empêtré dans la politique du « je n’aspire plus qu’à de vieux jours baignés de champagne gratuit et d’éloges mensongers, et tant ps pour la Côte d’Ivoire ! »—ne serait-ce pas une raison de plus pour opposer à ce « prince du mal » une candidature qui l’exorcise de la Côte d’Ivoire et le renvoie à ces origines douteuses ?

Bédié prix Nobel de la Paix ? Le griotisme a atteint son summum en Absurdie.

AhoussouLa honte a fui la Côte d’Ivoire ; la dignité a déserté les affamés ; le griotisme a atteint son summum. Pour une petite pitance, les attentistes sont prêts à tout. Jeannot Ahoussou Koffi propose la candidature de Bédié au prix Nobel de la paix. Quelle grosse comédie ! Bédié prix Nobel de la paix ! Quelle farce ! Ce n’est pas pour dire que cette chose que l’on nomme « Nobel de la paix » a encore une once de crédibilité. De toute façon, ces dernières années, nous l’avons vu perdre toute sa teneur, tellement son attribution est devenue politique. Mais tout de même ! Ne déconnons pas là ! Il y a quand même une limite à l’absurdité, un temps où le flatteur doit pouvoir se regarder dans la glace et dire : « j’ai assez fait le pitre ; il est temps que j’arrête » ; un moment pour le flatté de dire au flatteur : « arrête de me prendre pour un idiot ! » Bédié prix Nobel de la paix ! Eh, soyons sérieux là ! Faites pas de ce pays la Maboulie quand même ! Même si on dit qu’on a faim !

Burkina Faso: Passeports révoqués pour Compaoré et ses proches, M. Frindéthié

BurkinaSelon L’Observateur Paalga, le despote déchu, Blaise Compaoré, son épouse Chantal Compaoré et un certain nombre de leurs proches ont vu leurs passeports diplomatiques révoqués par l’organe de transition burkinabè. Sous la pression des Burkinabé, qui estimaient que le tueur froid de Ouaga présentement en errance en Côte d’Ivoire s’était tiré à trop bon compte, le nouvel homme fort du Burkina, le lieutenant-colonel Isaac Zida, s’est vu contraint de sanctionner : Blaise Compaoré et 17 de ses proches ne pourront plus se prévaloir du passeport diplomatique burkinabè. Au moment où les Burkinabé exigent des nouvelles autorités que le dictateur en fuite soit rapatrié au Burkina Faso pour répondre de ses nombreux crimes de sang et délits économiques, la révocation des passeports diplomatiques de Compaoré et de ses proches semble être la sentinelle avancée d’un mandat d’arrêt international contre les fugitifs de Ouaga. Dramane Ouattara semble l’avoir compris, qui, au moment où des voix s’élèvent en Côte d’Ivoire pour exiger le renvoi de Compaoré vers d’autres destinations, préfère éviter une confrontation supplémentaire avec les nouvelles autorités burkinabè au cas où celles-ci lui réclameraient l’extradition de Compaoré. Aussi, à peine deux semaines après avoir déclaré défiant que Compaoré pouvait demeurer en Côte d’Ivoire « aussi longtemps qu’il le souhaiterait », Dramane s’active-t-il dès maintenant à expédier les baluchons de Compaoré vers d’autres sentiers. Selon certaines indiscrétions, après une tentative de nomadisme infructueuse vers le Ghana, le Togo, le Bénin, le Mali, la Guinée, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, c’est probablement le Maroc, la terre d’exil des dictateurs africains en disgrâce, qui accueillera le tueur de Ouaga … en attendant qu’il soit conduit vers un éventuel tribunal.

Affaire Gunvor: Courage Ahmed Bakayoko! Intentez un procès à Médiapart! M. Frindéthié

BakayokoBientôt décembre, la saison des cadeaux. Alors que de nombreux parents s’activent à satisfaire honnêtement leurs familles, nombreux sont les politiciens d’Afrique—et c’est l’Afrique qui nous intéresse ici—qui songent déjà à la façon la plus efficiente de satisfaire à la tradition des présents sans bourse délier, mais plutôt en faisant supporter au pauvre contribuable le coût de leurs folies dispendieuses.

Je me suis toujours demandé à quoi pensent ces voleurs à col blanc qui franchissent le seuil de leurs portes, les bras chargés de bijoux et de joujoux indûment acquis, et clamant satisfaits : « Chérie, les enfants, j’ai des cadeaux pour vous ! » Je me suis toujours demandé à quoi pense une femme qui reçoit de son cher mari des présents volés. A quoi pensent les enfants d’un tel père ?

Voici un énième article de Médiapart, qui, accusant le ministre de la sécurité de Dramane, Ahmed Bakayoko, de corruption et de détournement de deniers publics, vient en rajouter à la thèse que les politiciens africains, quels que soient les traitements faramineux qu’ils s’offrent, ne sauront jamais vivre de leurs seuls salaires, et chercheront toujours à chaparder dans les caisses de l’Etat.

Monsieur Bakayoko, vous qu’hier seulement étiez si combatif, agressif et phraseur ne vous contentez aujourd’hui d’offrir à Médiapart qu’un droit de réponse dont la timidité frise la culpabilité ? Allez, Monsieur Bakayoko, soyez plus convaincant ! Montrez aux Ivoiriens que vous êtes le gardien de la « bonne gouvernance » dont vous ne cessez de leur rabattre les oreilles ! L’heure est grave, Monsieur Bakayoko ! L’heure n’est plus aux démentis diaphanes. Allez, courage ! Intentez un procès à Médiapart, afin que ce journal qui tente de souiller votre « réputation immaculée » soit confondu par les preuves ! Faites-le avant décembre, afin que les cadeaux que vous offrirez à la Noël n’aient pas la viscosité gluante du pétrole sale.

Pauvreté galopante en Côte d’Ivoire : la Banque mondiale s’inquiète et préconise le retour au système détruit par Dramane Ouattara dans les années 1990.

abidjanL’indice de développement humain des Nations Unies classe la Côte d’Ivoire 171e sur 187 pays. Selon l’indice de gouvernance Mo Ibrahim de 2014, la Côte d’Ivoire occupe la 40e place sur 52 pays africains, loin derrière l’Île Maurice (1er), le Ghana (7e), le Sénégal (9e), le Lesotho (10e), le Ruanda (11e), le Bénin (18e), le Burkina Faso (21e), le Gabon (27e), le Mali (28e), le Niger (29e), assez du calvaire (voir http://www.moibrahimfoundation.org/interact/) ! Alors que les griots du Dramanistan endimanchés et affublés de leurs darboukas clament à longueur de journée que « lo péi anvanche » et que la bonne gouvernance nous conduit allègrement à « l’émerzance », les chiffres disent toute autre chose.

La Côte d’Ivoire des génocidaires est à la traine de l’Afrique. L’ivoirien moyen se paupérise et s’amenuise pendant qu’une race de détourneurs de deniers publics s’empiffre. La Côte d’Ivoire se paupérise au point où la Banque mondiale, inquiète, demande à son bon élève Dramane Ouattara de réinstaurer les mesures sociales qu’il avait détruites en 1990. Pour réduire le taux de pauvreté, insiste Ousmane Diagana, chef des opérations de la banque en Côte d’Ivoire, il est important de revenir à un «système de protection sociale», avec des «cantines scolaires pour nourrir les enfants pauvres», ou la mise en place de «projets à forte intensité de main d’œuvre pour distribuer des emplois à des personnes aux compétences minimes». En d’autres termes, la Banque mondiale suggère à Dramane Ouattara de rayer de son cahier des charges mes mesures que le FMI lui a ordonnées d’appliquer à la Cote d’Ivoire, et qui depuis 1990 constituent l’essentiel de son programme de gouvernement.

Lorsqu’en bon élève des institutions financières internationales et en très bon serviteur des multinationales Dramane Ouattara fut imposé à Houphouët pour « redresser » l’économie ivoirienne vacillante, voici le remède qu’il prescrit à la Côte d’Ivoire :

  • Elimination de subsides aux planteurs ivoiriens,
  • Mise à la retraite anticipée plus de 10.000 fonctionnaires
  • Réduction de 40% des salaires des fonctionnaires
  • Réduction de moitié des salaires des enseignants
  • Elimination de la subvention aux restaurants universitaires
  • Elimination des cantines scolaires
  • Elimination des bus universitaires
  • Elimination de la couverture médicale universitaire,
  • Imposition aux populations de frais d’accès aux premiers soins
  • Dévaluation du CFA
  • Institution de la carte de résidence très controversée qui fut à la base du harcèlement des étrangers.

Les Ivoiriens dans leur grande majorité avaient prédit que ces mesures entraineraient inéluctablement la paupérisation de société ivoirienne. Pour s’y opposer, ils descendirent dans les rues manifester leur indignation. Leur ras-le-bol fut réprimé dans le sang par les forces du Général Gueï, alors chef-d’état-major aux ordres de Dramane. Il fallut attendre la mort précipitée du Président Houphouët, puis la lutte Bédié/Ouattara pour le pouvoir, puis l’administration de Bédié, puis le coup d’état de Dramane via Gueï, puis finalement l’élection du Président Gbagbo, pour qu’enfin, la réfondation purgative du FPI s’attèle à réparation des erreurs de Dramane Ouattara. Cela ne dura que 2 ans, car après mains sabotages à travers les multiples « gouvernements d’union nationale » qui se succédèrent depuis la rébellion de Dramane de 2002, une coalition brutale finit par imposer à la Côte d’Ivoire un gouvernement ethnocidaire et incompétent en avril 2011. Quatre ans après la prise du pouvoir des génocidaires, la Banque mondiale est aux abois. Serait-ce parce que la Banque mondiale, dans un moment épiphanique, se rend compte qu’un pays très pauvre et très endetté ne saura jamais payer ses dettes ?

Bingo for the Bongos: The Black Concierges of Gabon, M. Frindéthié (April 2010)

In May 2004, president Omar Bongo Ondimba of Gabon, who until his death in 2009 had been the pet child of the twisted post-independence Franco–African liai- son called Françafrique, met with President Bush in the Oval Office, in the context of what the White House characterized as President Bush’s “outreach to the conti- nent of Africa.” This meeting took place despite the fact that the Bush administration had often criticized Bongo’s regime for systematic embezzlements of public funds and international development aid and for recurrent abuses of human rights. Later, allegations surfaced according to which, ten months before Bongo’s arrival at the White House, the Gabonese autocrat had paid Republican fundraiser and lobbyist Jack Abramoff 9 million dollars to facilitate his meeting with Bush.

In Gabon, 9 million dollars would have gone a very long way in poverty reduction and development projects. With per capita wealth ten times higher than the average per capita income in Africa, Gabon is apparently a rich country. Yet, only the contrary is true. The very small population of Gabon (1.5 million people) makes the figures highly misleading. For instance, Gabon could only boast of 800 kilometers of asphalted roads in the 42 years of Bongo’s reign. This represents less than 20 kilometers of road for every year that Bongo remained in power. There are no travelable roads connecting Libreville, the capital, to the other cities of the country. Gabon’s main resource is crude oil, which accounts for 60 percent of the country’s income. Yet, at the height of Gabon’s oil boom in 2006, 40 percent of the Gabonese adult population was unemployed and more than 70 percent of the population of Gabon lived below the poverty line. Of Bongo’s country, Cameroonian author Mongo Béti once asked: “Where does Gabon’s oil revenue go?”

In fact, much of Gabon’s oil revenue ended up in the multiple over- seas personal bank accounts of the narcissistic dictator of Libreville. Boasting of rubbing elbows with world leaders was one of Bongo’s numerous distorted enjoyments. For Bongo, being captured in photos in the company of world leaders constituted convincing proof that his crooked politics met the approval of the “free world.” The dictator’s office in Libreville was decorated with pictures of all the presidents of the French Fifth Republic: General de Gaulle, Georges Pompidou, Valery Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac and Nicolas Sarkozy.2 These were the mementos of Bongo’s proud French connection. Bongo needed to complete his presidential picture collection with those of American presidents, the most prized trophies. For that, he was willing to shed 9 million dollars of his coun- try’s geological revenues rather than use this huge amount of money, especially by Gabonese standards, to better the lives of his wretched people. A simple photograph of him posing with President Bush would grant him American sanctification of his corrupt politics. Bongo got to shake Bush’s hand in a meeting that was laden with the heavy scent of quid pro quo. The dictator of Libreville made sure that the pho- tographs of him by the Oval Office fireplace chatting with his smiling and gracious host were circulated all over Gabon at the same time as criticisms of his dishonestly accumulated wealth were getting traction both at home and abroad. Indeed, over his 42-year-long reign, the Gabonese dictator had been cited in mul- tiple corruption cases. However, efforts to pin him down had bumped against the various French governments’ wariness and had yielded no results for the simple rea- son that Bongo was the godfather of Françafrique in Africa, other less preponderant valets being Paul Biya, Sassou Nguesso and Blaise Compaoré.

Indicting Bongo would risk exposing the involvement of every French government of the Fifth Republic in the network of criminality that Françafrique constitutes and, perhaps, would precipitate the subsequent release of France’s formidable grip on Francophone Africa. Keeping Bongo content and out of the judicial limelight, on the other hand, would ensure a smooth running of the system that guarantees the dictator, and many French officials, prosperity while keeping France’s balance of payment affirmative. Bongo’s megalomaniac lifestyle was supported by kickbacks he received from businesses operating in Gabon, and especially from oil companies like Elf and Total.

Managing Gabon like a family plantation, Bongo diverted millions of dollars from the exploitation of the rich Gabonese fields of crude oil, manganese, uranium and timber into his private accounts in European banks. During the Elf trial, the company’s executives confessed that they deposited a yearly stipend of 40 million dollars in a Swiss bank account for Bongo, as a reward for permission granted to Elf to exploit Gabonese oil. Philippe Jaffre, chief executive officer of Elf, also confirmed that in 1995 Bongo and Gnassingbé Eyadéma of Togo received millions of dollars to convince Nigerian dictator Sani Abacha to grant Elf license for the exploitation of Nigerian oil. Abacha himself made 190 million dollars on the deal. Bongo was insa- tiable. Despite all the huge capital that Bongo accumulated through his shady deals, many of his purchases were directly paid with funds from the Gabonese Treasury. Around the cities of Paris and Nice alone, Bongo was reported to possess 33 properties of a total value upward of 130 million dollars. His numerous mistresses with extravagant lifestyles were maintained on public money. Those of Bongo’s 30 children not registered on the state payroll lived insolently on public funds. Bongo’s chief of staff was his daughter Pascaline and his defense minister was his son Ali (now president of Gabon), notorious for competing with his father on luxury sports vehicles collection. For his adversaries and a great majority of ordinary Gabonese, Bongo was a selfish and ruthless autocrat, a marionette of neo-colonialism. For French politicians and big multinational executives feeding on Bongo’s immoral governing methods, however, the dictator of Libreville was the guarantor of their continual prosperity, the black concierge of French interests to keep in power by all means. For all that Bongo meant to France, he had to be recurrently reelected. So, each time so-called presidential elections came around in Gabon, the electoral machine “made in France” was brought out and dusted, and “voters [were] multiplied, the minority [was] transformed in majority, defeat or deadlock [became] victories, and Bingo for Bongo!”3 Election rigging was such a casual occurrence in Gabon that Bongo’s French cronies did not even bother concealing their deception. In December 1998, Robert Bourgi, French lawyer and friend of Bongo, a self-proclaimed election observer, decided to flood Libreville with a team of French magistrates and lawyers whose mission was supposedly to monitor for fairness the presidential elec- tions in Gabon for which Bongo was a candidate. Before leaving Paris, Bourgi sent a letter to Bongo, which said much about his proclaimed “neutrality.” Bonsoir Papa. … j’ai réuni vendredi l’équipe de magistrats et d’avocats, qui, dès le 2 décembre, sera sur place à Libreville. Je vous adresse copie de la lettre que j’envoie ce jour à l’ambassadeur de France à Libreville. Est-il utile de vous dire combien vous manquez à ce sommet France-Afrique ? … Je suis sûr que Jacques Chirac, en jetant un regard circulaire lors des réunions et des réceptions, doit se dire: “Mais est-il possible qu’Omar ne soit pas là, que nous puissions nous réunir sans lui…?” Allez Papa, vous nous reviendrez, et vous lui reviendrez à Paris en triomphateur des élections du 6–12–98…4

Good evening, Daddy: Last Friday I gathered a team of lawyers to arrive in Libreville by December 2. I am sending you a copy of the letter that I mailed to the French ambassador in Libreville today. Is it neces- sary to tell you how much you are missed at this France-Africa summit? I am sure that when he notices your absence at the meetings and the receptions, Jacques Chirac wonders: “But is Bongo really not here? Are we really meeting without him?” Well, Daddy! You will come back to us, and you will come back to him in Paris as the win- ner of the December 12 elections…

In early 2009, France’s honeymoon with Bongo seemed to be ending. French authorities announced a freezing of Bongo’s bank accounts in France and an investigation of his assets, following a complaint by the French branch of Transparency International, which alleged that Bongo had redirected hundreds of millions of dollars of state public funds to his private accounts. Though in the past Bongo had brushed away this kind of preliminary investigation, that time, however, things looked so exceptionally serious that the dictator of Libreville made it clear to French authorities that if they did not back off, the 10,000 French nationals living in Gabon could face repatriation and French interests in his country could suffer. However, this threat also came at a time when Bongo was no longer his energetic self. In fact, on May 21, 2009, Spanish foreign minister Angel Moratinos confirmed rumors that Bongo was hospitalized in a Barcelonan clinic. The Gabonese dictator had been suffering from intestinal cancer. The announcement came a few months after the death in Rabat, Morocco, of Bongo’s wife Edith Bongo, daughter of Con- golese dictator Denis Sassou Nguesso, and amidst investigations in France of the actual origins of the huge fortunes amassed by presidents Bongo, NGuesso and Teodoro Obiang Nguema Mbasogo of Equatorial Guinea. On June 10, 2009, Bongo’s death at Quiron Clinic in Barcelona was officially announced. In “ordinary” times, Mrs. Bongo would have passed away in a French hospital and the dictator of Libreville himself would have been surrounded by a swarm of attentive French doctors. France has ordinarily been the destination of ailing Francophone African leaders and their close collaborators, who have traditionally neglected to develop care centers that could merit the appellation of “hospital” in their own countries. In Africa, the com- moners usually die at home or in ill-equipped shacks of infection and contamination that are pompously called hospitals, while the elites are pampered in European private clinics, not that European clinics keep the latter living for ever.

Bongo’s choice of Morocco for his wife’s care and Spain for his own was symbolic. The Gabonese dictator intended to signal his displeasure with the Sarkozy government for allow- ing an impertinent investigative judge to probe his wealth and to even go so far as ordering a freeze of nine of his French bank accounts. In fact, Bongo, who like many African leaders had a very bad reading of histor- ical events, had always thought of himself as an untouchable. The fall of Bokassa and Mobutu actually had not taught Bongo any lesson at all. The fact that throughout his dictatorship he was able to weather all the changes of the guards that took place in France since de Gaulle, the fact that he was able to quash every opposition at home thanks to the French intelligence services, and the fact that he had jailed or assassi- nated political opponents and participated in every shady deal organized at the high- est level of the successive French governments had given Bongo the illusion of invulnerability; and until very recently, he had thought that this latest probe, like the ones that had preceded it in March 2007 and July 2008, would die in the egg. That time however, investigating magistrate Françoise Desset’s persistence to push the case against Bongo so far as to obtain an injunction on the dictator’s bank accounts in France seemed to epitomize Bongo’s loss of both political and physical vigor. As Bongo lies peacefully in his grave, the assessment of his stewardship is demoralizing. Many Gabonese citizens had hoped that with Bongo gone, Gabon would start to make up for lost time. They were mistaken. The August 31, 2009, presidential elections in Gabon looked more like the typical charade orchestrated by France than the democratic process expected by the Gabonese. Once again, the old voting machine made in Françafrique was taken out of retirement, dusted, and stuffed with fake numbers; when the results were proclaimed on September 3, 2009, as usual, it was Bingo for Bongo! Ali Bongo, that is.

The son has succeeded the father, which augurs nothing optimistic for the Gabonese people and for Africa in general. The dictator’s son was reared in an 800-million-dollar palace and fed with the genetic poison of kleptocracy. He is inexorably bound to rehearse his father’s decadent governing ethics. Françafrique can rest assured, for it still has a few long years to live before its post- script is written. With Baby Bongo, Sarkozy might even have the kind of long-last- ing honeymoon that his two immediate predecessors enjoyed with Papa Bongo.

Uruguay: un président ultra « normal »

Jacqueville : Le pont du chantage promis pour mars 2015

Gbagbo pose la 1ere pierre du pont de Jacqueville, le 8 juillet 2009

Gbagbo pose la 1ère pierre du pont de Jacqueville, le 8 juillet 2009, en présence de Patrick Achi et du maire de Jacqueville, Eugène Avi Adroh

4 ans !!! Voici le temps qu’il faut aux danseurs de batchingué et aux leveurs de poussière de la rattrapocratie, si leurs promesses se concrétisent—ce qui est moins que souvent le cas—pour construire un pont de quelques dizaines de mètres. 4 ans !!! Quelle est cette œuvre pharaonique qui n’a jamais fini de finir, sinon que le pont du chantage de Jacqueville, le pont de la méprise du peuple alladian, continuellement différé, perpétuellement renvoyé à une date ultérieure, pour punir le peuple alladian de n’avoir jamais supporté avec béatitude le gouvernement de Dramane, pour les châtier de n’avoir jamais organisé de festivités grandioses—comme cela s’est vu faire ailleurs—pour remercier Dramane d’avoir fait de leur fille la décoratrice-en-chef d’un régime brutal et ethnocidaire?

Et dire que les financements du pont de Jacqueville avaient été trouvés par le Président Gbagbo bien avant le coup d’état de Dramane ! Et dire que le 8 juillet 2009 la première pierre en fut posée par le Président Gbagbo en présence du ministre Patrick Achi et du maire de Jacqueville Eugène Avi Adroh, et que la livraison de l’ouvrage était prévue pour juillet 2011!  Evidemment, il fallait que les rattrapés, arrivés au pouvoir par les méthodes barbares et ombrageuses que l’on sait, espérassent que par un étiolement du temps le nom de Gbagbo serait oublié des Alladians et que le pont du chantage deviendrait une autre métaphore du labeur de « Dramane le Boula-Matari » venu du Burkina sauver la Côte d’Ivoire.

Mais est-ce parce que las d’atermoyer, las d’attendre que le nom de Gbagbo s’efface du littoral alladian, alors que pointe à l’horizon une élection présidentielle préparée dans des conditions douteuses que l’on espère tout de même remporter par des scores soviétiques, que les rattrapés s’émeuvent aujourd’hui ? Aujourd’hui, les rattrapés ont encore promis une nouvelle date de livraison du pont du chantage aux Alladians habitués aux levées de poussière d’un gouvernement de brouteurs qui s’emplit les poches plus qu’il ne travaille. Le pont de Jacqueville sera livré en mars 2015, nous disent les griots d’une imposture qui continue désespérément de chercher acquiescement au sud.

Lettre ouverte au lieutenant-colonel Isaac Zida

zidaAujourd’hui, de nombreuses populations africaines respirent beaucoup mieux que par le passé et osent espérer qu’une nouvelle ère moins encrassée des actions nuisibles et dilatoires de Blaise Compaoré s’ouvre. Après maintes tentatives réprimées dans le sang et les os brisés par un régime brutal que vous avez servi fidèlement pendant de longues années et qui vous a gratifié de vos galons, le peuple burkinabè a réussi à jeter son bourreau à la rue.

Et vous, fidèle parmi les plus fidèles d’un despote vomi, vous retrouvez, par ce mystère qui fait qu’en Afrique le monde marche souvent sur la tête, propulsé à la tête de l’état pour une « période transitoire » que vous voudriez aussi interminable que possible, à conduire la destinée d’un peuple dont, quelques semaines auparavant, vous brisiez les os et écrasiez la chair. Il revient au peuple burkinabè, qui a déjà prouvé sa maturité, de décider s’il est de son désir de couper totalement avec le passé en se donnant des leaders aux mains moins éclaboussées par les frasques meurtrières de Compaoré—car sait-on jamais, et d’autres avant vous l’ont fait, vous pourriez être inspiré à tronquer votre treillis pour un trois-pièces et vous inaugurer « candidat du peuple » à la fin de la « période de transition »—ou s’il est de son désir de renouer avec la tradition compaoréenne de déstabilisation de la sous-région, de trafics d’armes, de traites de diamant, d’or et de stupéfiants et de commerce illicite de café et de cacao.

Compaoré était persuadé que les dieux du monde–et les Burkinabé en premier—le vénéraient. Du haut de sa folie circulaire, grisé par les panégyriques que lui envoyaient quotidiennement les griots, les encenseurs et les bonimenteurs qui émargeaient à son palais, il n’avait qu’une perspective déformée de la réalité. Vous qui, aux heures cruciales de la recherche d’un point de chute à votre ancien patron, étiez dans le secret des dieux, n’êtes pas sans savoir que Blaise Compaoré n’était ni aimé des maîtres blancs dont il a passé des années à ajuster la cravate, ni chéri des Burkinabé qu’il a asservis pendant trois décennies, ni apprécié de ses pairs africains qui, avec lui comme voisin, ne dormaient que d’un sommeil très vaporeux. Vous le savez bien, ce sont le Togo, le Bénin, le Ghana, la Guinée, le Mali, et le Sénégal qui ont refusé l’asile à votre ancien maitre, avant qu’un Dramane Ouattara chagriné mais obligé ne l’accueille à Yamoussoukro. Blaise Compaoré n’est pas aimé des Africains, parce qu’il a fait trop de mal à l’Afrique. De la Sierra Léone à la Côte d’Ivoire, en passant par l’Angola, le Libéria, la Guinée, et le Mali, la main déstabilisatrice de Compaoré a hypothéqué des dizaines de millions de vies et assuré la place de l’Afrique à la traine du développement global.

Certes, le dictateur que vous avez fidèlement servi et de qui vous avez reçu votre promotion, anxieux de la précarité géologique et agricole du Burkina Faso, s’était mis en tête que la seule issue pour son peuple était de se placer en posture d’illégalité, de se faire le pourvoyeur d’armes et de coups d’Etat dans la sous-région. Mais vous n’êtes pas obligé d’épouser cette logique informe qui a trop longtemps balafré l’Afrique, alors qu’ailleurs se consolident les systèmes d’intégration. Vous n’êtes pas obligé de croire, comme votre patron d’hier, que le Burkina Faso est un pays exécré des dieux, qui ne se développera qu’en détruisant ses voisins. Le petit pays de l’île Maurice, qui fait la fierté de l’Afrique en se positionnant chaque année au top des pays les plus développés du continent, n’a ni pétrole, ni or, ni diamant, ni café, ni cacao, ni coton. Et pourtant …

Comme Maurice, le Burkina regorge d’intelligences organiques qu’il vous revient de savoir mettre à la place qu’il faut.

Le Burkina Faso doit se dévêtir du cloaque nihiliste, qu’avec l’aide de vos armées, lui a fait porter Compaoré depuis près de trois décennies. Le Burkina gagnerait à écrire avec ses voisins un pacte nouveau, un traité de développement mutuel fondé sur un rapprochement sincère et dénué de toute duplicité compaoréenne.

Le Burkina Faso peut commencer ce processus de transmutation et d’amélioration de ses rapports avec le reste de l’Afrique en rappelant ses milliers de soldats prêtés à Dramane Ouattara, et qui en Côte d’Ivoire sèment chaque jour deuil et désolation parmi les populations ivoiriennes. Le Burkina Faso peut commencer sa reconversion en rappelant à l’ordre et au bercail les milliers de Burkinabé qui, profitant de l’instabilité supportée par Compaoré, se sont déversés illégalement dans les forêts classées de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, et qui pillent indûment les ressources du pays. Le Burkina Faso peut commencer sa réinsertion dans le concert des nations intègres en arrêtant sa coopération avec les chefs rebelles ivoiriens et la saignée vers le Burkina Faso des ressources agricoles et géologiques ivoiriennes. Le Burkina Faso peut commencer sa mutation heureuse en demandant à ses ressortissants de libérer les domiciles et commerces d’Ivoiriens occupés illicitement dans la logique que Dramane Ouattara est éternel. Tout comme Compaoré, Ouattara n’est pas indéboulonnable, et le Burkina Faso gagnerait à demander à ses ressortissants en Côte d’Ivoire de faire attention à ne pas trop froisser leurs hôtes. Le Burkina Faso peut commencer le recouvrement de sa sincérité perdue sous Compaoré en dénonçant les blanchiments dans les réalisations immobilières de Ouaga 2000 des butins volés dans les banques ivoiriennes par Guillaume Soro et sa clique de scélérats.

Compaoré n’a jamais vu venir sa chute. Et pourtant, il est tombé du piédestal de squelettes qu’il s’est construit et le peuple burkinabè a applaudi sa dégringolade. Compaoré rendra compte un jour devant la justice internationale de tous ses crimes. Voyez-vous, nul n’est indéboulonnable. Aujourd’hui, vous êtes dans le fauteuil de votre ancien maître, même si, comme vous le dites, pour une période qui n’est que passagère.

Monsieur Zida n’ayez pas la cécité intellectuelle de votre patron d’hier. J’ose espérer que vous saurez vous défaire du décompositionnisme de Blaise Compaoré pour commencer à donner au Burkina la vraie appellation de « nation des hommes intègres ». J’ose espérer que sous votre « transition » le Burkina Faso amorcera auprès des peuples africains grugés par la politique de décomposition de Compaoré un processus de repentir et de fraternisation ; car, en vérité, aucune nation ne peut durablement se développer dans la spécialisation occupationnelle du délit et de la fragilisation de ses voisins.

Bonne chance et bonne transition,

Martial Frindéthié

Côte d’Ivoire – L’Église catholique a mieux à faire que de siéger dans une pseudo-CEI « indépendante »

catholiqueSauf à être de mauvaise foi, plus personne n’ose contester le fait que, au XIXe siècle, le christianisme fit appel à la colonisation “pour forcer les peuples et les pays qui lui étaient fermés ou hostiles”, que le “protectorat et l’appui matériel et diplomatique de la puissance occidentale” lui étaient nécessaires pour annoncer le message du Christ et “sauver les âmes” et que, en retour, “la colonisation avait besoin du christianisme pour se faire pardonner sa brutalité, voire pour se faire aimer et asseoir une légitimité”(Fabien Eboussi Boulaga, “À contretemps. L’enjeu de Dieu en Afrique”, Paris, Karthala, 1991, p. 121). Le missionnaire et le colon se portèrent mutuellement assistance sur le continent noir parce qu’existait déjà dans leurs pays (Espagne, Portugal, France) une alliance entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel comme en témoigne cette demande adressée en octobre 1797 par le futur Louis XVIII aux évêques de Provence: “Je désire que les ecclésiastiques soutiennent parmi mes sujets l’esprit monarchique en même temps que l’esprit religieux; qu’ils les pénètrent de la connexion intime qui existe entre l’autel et le trône et de la nécessité qu’ils ont l’un et l’autre de leur appui mutuel. Qu’ils leur disent bien que l’Église catholique, sa discipline, cet ordre merveilleux qui, pendant tant de siècles, l’ont conservée pure de toutes erreurs, ne se lie bien qu’à la Monarchie et ne peut exister longtemps sans elle” (Pierre Haubtmann, “P.-J. Proudhon, genèse d’un antithéiste”, Paris, Maison Mame, 1969, p. 52). Cette alliance de l’Église catholique avec le pouvoir impérial atteignit son paroxysme pendant la guerre de Crimée, nous apprend le Sulpicien René Coste dans “La responsabilité politique de l’Église” (Paris, Éditions ouvrières, 1973).

C’est le XXe siècle qui mit fin à cette imbrication du politique et du religieux. En 1905, en effet, la France fit le choix de la séparation entre l’État et les religions. C’est ce qu’on appelle la laïcité qui ne vise pas “à combattre les religions, mais à empêcher leur influence dans l’exercice du pouvoir politique et administratif, et à renvoyer parallèlement les idées spirituelles et philosophiques au domaine exclusif de la conscience individuelle et à la liberté d’opinion” (Wikipedia). En d’autres termes, sans nier la place et le rôle des religions dans la République, la laïcité, qui n’a rien à voir avec le laïcisme de certains anticléricaux primaires, interdit au religieux de s’ingérer dans le politique et vice-versa. Position d’autant plus compréhensible que le milieu sociologique a cessé d’être homogène (tout le monde n’est plus catholique, l’Islam est devenu la seconde religion de France) et que l’École a arraché de nombreuses personnes à l’obscurantisme. Cette laïcité est un héritage de la France à la Côte d’Ivoire et à d’autres pays francophones. Elle signifie concrètement que l’État laisse la religion s’exprimer et mener librement ses activités (1); que l’un doit se garder de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’autre (2).

Après avoir montré comment les rapports ont évolué entre le politique et le religieux dans l’ancienne puissance colonisatrice, je voudrais exposer les raisons pour lesquelles je ne souhaiterais pas que l’Église catholique soit représentée dans la commission électorale. La première raison, c’est que, dans l’enseignement social de l’Église, les clercs ne sont pas autorisés à remplir les charges publiques (canons 285, § 3 et canon 287 § 2 du Code de droit canonique de 1983). Pourquoi? Parce qu’un prêtre, qui aurait la carte d’un parti politique ou exercerait des charges politiques, risquerait de diviser la communauté chrétienne où il ne serait plus perçu comme le frère et l’ami de tous, mais comme l’homme d’un camp ou groupe. Et Benoît XVI ajoute que “céder à la tentation de se transformer en guide politique ou en agent social” reviendrait, pour le prêtre, à “desservir la société qui attend de lui des paroles et des gestes prophétiques » (“Africae munus”, 19 novembre 2011, n. 30.). “ Le Synode des évêques de 1971 donne la seconde raison contre la participation du clergé à la conquête et à l’exercice du pouvoir d’État quand il affirme: “Comme les options politiques, de par leur nature, sont contingentes et n’interprètent jamais l’Évangile de façon absolument adéquate et durable, le prêtre, témoin des réalités futures, doit garder quelque distance avec toute charge ou engagement politique (Synode des évêques, “Le sacerdoce ministériel”, p. 38). Troisième et dernière raison: il existe, dans la société civile ivoirienne, suffisamment de personnes neutres, honnêtes et compétentes pour organiser, surveiller et évaluer efficacement les prochaines élections si elles ont lieu car, avant 2015, notre pays n’est pas à l’abri de surprises agréables ou désagréables (c’est selon). Le Burkina, où le sangunaire de Ziniaré tomba en 4 jours avant de prendre la fuite comme un voleur, ne nous enseigne-t-il pas que tout est possible dans ce monde?

Je reviens au contexte ivoirien pour souligner que la décision prise le 31 octobre 2014 par la hiérarchie catholique (le retour de l’abbé Martial Boni dans la Commision électorale) ne nous semble pas opportune; d’une part, parce qu’elle n’est pas conforme à l’enseignement social de l’Église catholique ; d’autre part, parce que, lors de sa rencontre avec la presse au centre culturel de la cathédrale Saint Paul du Plateau (Abidjan), l’évêque d’Agboville n’a pas été explicite sur les “efforts consentis par le gouvernement” qui justiferaient que l’Église catholique reprenne sa place dans la Commission électorale. Voulait-il laisser entendre que Youssouf Bakayoko, l’homme par qui arriva le scandale, a été finalement écarté, ce qui serait la chose la plus sensée, que le nombre des représentants du RHDP a été revu à la baisse, que la présidence de la Commission a été donnée aux opposants comme ceux-ci le réclament, que les rebelles pourront enfin désarmer avant les élections et que le président du FPI peut désormais rencontrer ses militants à Abobo et à Odienné? Ou bien l’expression “efforts consentis par le gouvernement” signifie-t-elle que la hiérarchie catholique a reçu beaucoup d’argent de ce régime honni et vomi par la majorité des Ivoiriens? À priori, il n’y a pas de mal à ce qu’un prêtre ou un évêque prenne l’argent qui lui est donné par X ou par Y car, après tout, c’est l’argent de la Côte d’Ivoire. Le mal, c’est de ne pas être capable de parler au “bienfaiteur” (qui en réalité ne donne que des miettes) quand il est injuste et cruel, quand il affiche arrogance et suffisance, quand il affame, vole, exploite ou tue car partager le repas des riches et puissants n’empêcha jamais Jésus de dénoncer vigoureusement et publiquement leur cupidité, hypocrisie et manque de compassion. “Maintenir des relations constructives avec les autorités de [leur] pays” (discours du pape François aux évêques ivoiriens le 18 septembre 2014) ne devrait donc pas conduire nos prélats à se taire sur des choses aussi graves que l’embargo sur les médicaments et la fermeture des banques demandés par Dramane Ouattara en 2011, la détention depuis trois ans et demi sans jugement et dans des conditions inhumaines de près de 700 pro-Gbagbo, le refus de laisser les Guérés réfugiés au Liberia rentrer chez eux, le gel de l’argent des proches de Laurent Gbagbo, la nationalité ivoirienne octroyée comme des petits pains à des Burkinabè, Maliens et Guinéens qui n’y ont pas droit, les nominations et promotions ethniques, la caporalisation des médias publics, le gaspillage des deniers publics, la persécution de ceux qui osent critiquer les abus et dérives du pouvoir, etc. Pour le retour d’une paix durable dans notre pays, n’est-il pas plus urgent et plus important de parler de ces problèmes que de siéger dans une commission électorale-bidon? “À cause du Christ et par fidélité à sa leçon de vie, l’Église se sent poussée à être présente là où l’humanité connaît la souffrance et à se faire l’écho du cri silencieux des innocents persécutés, ou des peuples dont des gouvernants hypothèquent le présent et l’avenir au nom d’intérêts personnels… Seul le refus de la déshumanisation de l’homme, et de la compromission, par crainte de l’épreuve ou du martyre, servira la cause de l’Évangile de vérité .” Ces paroles de Benoît XVI (“Africae munus”, n. 30), le clergé ivoirien ne les a-t-il jamais lues? Sinon, comment résonnent-elles dans sa conscience? Alors qu’il lui est reproché de n’avoir pas donné de la voix après que la France eut bombardé les symboles de notre souveraineté (les camps militaires, la télévision, la résidence du chef de l’État), la hiérarchie catholique serait mal inspirée de battailler pour des strapontins dans une pseudo-commission électorale indépendante. Elle devrait plutôt faire sien le mot d’Alexis de Tocqueville: “Je n’ai pas de parti, je n’ai point de cause, si ce n’est celle de la liberté et de la dignité humaine. C’est précisément cette cause, la défense de la liberté et de la dignité de tout homme, qui poussa l’épiscopat burkinabè à poser deux gestes prophétiques: d’abord, en demandant à Compaoré en février 2014 de ne pas toucher à l’article 37 de la Constitution; ensuite, en proposant dans son message du 4 novembre 2014 que “les principaux dirigeants des organes de transition soient exclus des futures compétitions électorales”. Il est temps que l’épiscopat ivoirien sorte de l’ambiguïté et de la lâcheté qui l’ont caractérisé ces dernières années. Le peuple ivoirien, meurtri et déboussolé, a besoin de retrouver sur ses lèvres “l’Évangile qui libère” (Pape François). Il attend impatiemment qu’il dise enfin que, aussi longtemps que la justice s’intéressera à un seul camp, la réconciliation sera un leurre dans notre pays. Bref, il doit se mettre debout comme “ces prophètes qui parlent au nom du Dieu de l’espérance pour la création d’une identité nouvelle” (Synode sur l’Afrique, 1994). C’est à cette condition, à notre avis, qu’il réussira à faire mentir les propos tenus naguère par le grand écrivain camerounais:“Le clergé africain, lui-même domestiqué par une collaboration intéressée avec la dictature, se range plutôt dans la classe bureaucratique; il jouit, comme cette dernière, de nombreux privilèges qu’on ne prend plus la peine de camoufler en aides pour les écoles, l’édification de lieux de culte ou le pèlerinage des fidèles sur la Terre sainte… Vénération des autorités établies, déférence envers les puissants et les riches, insensibilité à la détresse des foules ignorantes et démunies, collaboration ostentatoire avec un régime qui se maintient par l’effusion du sang ininterrompue, telles sont les tares dont souffre le clergé camerounais” (M. Beti, “Main basse sur le Cameroun”, Montréal, Éditions québécoises, 1974, pp. 93).

Jean-Claude Djéréké
Enseignant à Drexel University,
Philadelphia, (USA)
Auteur de “L’engagement politique du clergé catholique en Afrique noire”, Paris, Karthala, 2001, 304 p.

En Afrique, seuls Dramane Ouattara et Soro Guillaume semblent encore faire le deuil de Compaoré

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Par Francis Kpatindé

Alors que son pays se remet lentement des journées de braise de fin octobre/début novembre, l’ancien président burkinabè a posé ses valises à Yamoussoukro. Retour sur quelques-unes des facettes méconnues du dernier « baobab » d’Afrique de l’Ouest.

De Yamoussoukro, où il a trouvé refuge après son départ précipité de Ouagadougou, Blaise Compaoré doit se mordre les doigts ! Faute d’avoir écouté ceux qui, comme certains de ses proches et même son épouse ivoirienne, Chantal Terrasson de Fougères, lui conseillaient d’abandonner son projet fou de révision constitutionnelle, il est tombé, comme une mangue mûre. Avec une foule en colère massée aux abords de son palais, il a préféré fuir avant d’être exfiltré en Côte d’Ivoire – suprême injure pour un ex-officier révolutionnaire au nationalisme chevillé au corps – à bord d’aéronefs français. Pitoyable sortie de scène d’un homme naguère sûr de son fait, calculateur et cynique, que rien, ni les tentatives de putsch, ni les mutineries, encore moins les manifestations de rue, ne semblait jusque-là pouvoir ébranler.

Tout à ses rêves d’omnipotence régionale et à sa quête frénétique du prix Nobel de la paix, il en a oublié ses propres ouailles, l’usure du temps, le ras-le-bol grandissant tout comme l’aspiration irrépressible des nouvelles générations à davantage de liberté. Tel un bateau ivre, le règne de celui qui était encore, il y a peu, le champion toutes catégories des chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest pour le nombre d’années passées au pouvoir, a sombré.

Défait par la génération internet et les rastas

Vingt-sept ans de pouvoir, c’est, après tout, un bail ! Lorsqu’il accéda de manière tonitruante à la tête de son pays, le 15 octobre 1987, Ronald Reagan était encore aux affaires. Depuis, George H. Bush, Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama se sont succédé à la Maison Blanche. Comme si le temps s’était figé au « pays des hommes intègres », le locataire du palais de Kosyam est resté le même. Il a fallu la détermination de la jeunesse urbaine précédée d’un travail de fourmi de l’opposition pour abattre le dernier baobab ouest-africain et mettre un terme à son entêtement de réviser la Constitution pour s’installer durablement au pouvoir. La génération internet, les geeks, les rappeurs et autres rastas, notamment du « Balai citoyen », ont réussi là où bien des politiques et des mutins ont échoué ces dernières années.

Curieux destin que celui de ce sexagénaire ayant subtilement troqué le treillis contre un costume européen, au point de faire oublier son corps d’origine. Si l’essentiel de sa carrière militaire et politique et les règlements de comptes sanglants et autres assassinats qui ont accompagné son ascension au pouvoir et émaillé son règne sont connus, les multiples facettes et casquettes du personnage le sont moins.

Tous les journalistes qui l’ont rencontré un jour vous le diront : Blaise Compaoré ne répondait jamais à une question ou même à une banale interpellation en public sans marquer un temps d’arrêt. Dans son regard, l’on devinait alors qu’il retournait la question dans sa tête, sans doute pour en extirper les pièges éventuels. Constamment sur le qui-vive, le tombeur de Thomas Sankara flairait le guet-apens en tout et partout.

Une coterie de journalistes à sa dévotion

A son actif, un côté « gros bosseur » qui lui valait l’admiration même de certains de ses adversaires. Aussi, un bon carnet d’adresses et une connaissance surprenante des rouages complexes de l’économie et des finances ouest-africaines.

Sérieux, ponctuel, il pouvait donner un rendez-vous deux mois à l’avance et le respecter, à un quart d’heure près. Sur la géopolitique régionale, il n’y avait pas meilleur expert, tout comme d’ailleurs sur péripéties de la politique intérieure française. Il entretenait de solides réseaux où se croisaient, parfois sans se rencontrer, des officiers, des élus de droite comme de gauche, des notables francs-maçons et des universitaires français conquis par son calme, une certaine rigueur martiale, une bonne connaissance des dossiers, une discrétion à toute épreuve et, ce qui ne gâchait rien, une générosité à la mesure des finances de son pays.

Après des débuts calamiteux, en termes d’image, le tombeur de Thomas Sankara avait, sur les conseils d’un ami journaliste, appris à utiliser le téléprompteur lors de ses prestations télévisées. Il avait mis en place, en Afrique et bien au-delà, une coterie de journalistes, bien souvent de la gent féminine, qu’il alimentait régulièrement en informations, et qui, en retour, étaient autant d’informateurs appréciés. On l’aura compris : Blaise Compaoré savait se faire du bien en faisant du bien. Et c’est bien ce que lui reprochent ses contempteurs.

« Un monstre froid ». Ainsi le qualifia un jour, en privé, une dame envoyée au Burkina par une maison d’édition pour nouer un premier contact en vue de rédiger une biographie à sa gloire. Sans doute pour l’impressionner, Blaise Compaoré emmena la visiteuse dans son domaine de Ziniaré, à 35 kilomètres au nord-est de Ouagadougou, où le maître de céans vit entouré d’animaux sauvages. Commentaires de cette dernière, après avoir observé son hôte contemplant d’un regard jouissif un fauve du domaine dévorant une biche prise au piège : « Cet homme n’a pas peur du sang. Pire, cela l’excite. C’est un monstre froid ».

Surnom : Ravaillac

« Blaise Compaoré a un sérieux problème avec le sommeil », analyse par ailleurs au téléphone le docteur Mamadou Mbodji, psychologue à Dakar. Surnommé « Ravaillac », du nom de l’assassin du roi de France Henri IV, par ses camarades de lycée, Compaoré eut en effet cette réponse désarmante lorsqu’on lui demanda en octobre 1987 de s’expliquer sur la liquidation de Sankara qu’il considérait, la veille encore, comme « son frère » : « Je ne sais pas ce qui s’est passé, je dormais », lâcha-t-il.

Lorsque, deux ans plus tard, deux autres de ses frères d’armes et poches compagnons, le commandant Jean-Baptiste Lingani et le capitaine Henri Zongo, furent sommairement exécutés, Blaise Compaoré se trouvait de nouveau dans les bras de Morphée. « Comment est-ce possible qu’un tribunal révolutionnaire condamne à mort et fasse exécuter les numéros 2 et 3 du régime sans que l’on ne réveille le numéro 1 pour prendre son avis préalable ? », risqua, à l’époque, un journaliste. « Ce sont des jeunes qui assument parfaitement leurs responsabilités », s’entendit répondre l’intéressé. Nouvelle question : « Dans ce cas, ils peuvent bien se lever un matin, se saisir du numéro 1, le juger et le faire exécuter ». Réplique du président du Faso : « Ah non ! Ce sont des jeunes éveillés et responsables… »

« L’invocation du sommeil permet à Blaise Compaoré de dégager sa propre responsabilité, de se défausser sur autrui, en l’espèce sur sa garde rapprochée, comme si celle-ci pouvait agir à sa guise et à son insu, poursuit le psychologue dakarois Mamadou Mbodji. Mais quand il fallu modifier la Constitution ou lorsqu’il a fallu prendre la poudre d’escampette, il a curieusement oublié de dormir. »

La hantise des autres chefs d’Etat

Redouté au pays, « Ravaillac » donnait des sueurs froides à nombre de ses pairs d’Afrique qui en étaient arrivés à considérer le Burkina comme un sanctuaire de la subversion. Si Kadhafi tenait Compaoré en haute estime, le Béninois Thomas Yayi Boni s’en méfiait comme de la peste. Tout comme les présidents malien, Ibrahim Boubacar Kéita, et nigérien, Mahamadou Issoufou qui critiquaient mezza voce sa duplicité dans la crise au Sahel. Le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz voyait sa main (et celle du très redouté conseiller officieux de Compaoré, Moustapha Chaffi) derrière les multiples tentatives de putsch dans son pays. Le Congolais Denis Sassou Nguesso le tenait à distance depuis l’assassinat de Sankara.

Depuis sa prison néerlandaise, où il attend d’être jugé, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo tient pour le principal responsable de ses malheurs un homme qui, à ses yeux, poussait le cynisme jusqu’à proposer ses services après avoir lui-même allumé l’incendie : « J’ai largement versé la dîme pour avoir la paix, mais cela n’a semble-t-il pas suffi », confia Gbagbo à l’auteur de ces lignes lors d’un entretien en juin 2013 à La Haye. Le Guinéen Alpha Condé faisait ami-ami avec Blaise Compaoré tout en maintenant constamment un œil ouvert.

Il était aussi la bête noire des dirigeants successifs du Nigeria, le « géant » de l’Afrique de l’Ouest, à cause de son activisme dans le conflit libérien et de son soutien avéré au chef de guerre Charles Taylor. Et, même Alassane Ouattara, son généreux hôte du moment qui lui doit en partie son pouvoir, a failli, au début des années 1990, faire les frais d’un coup fourré de ce grand cynique. C’est, du moins, ce que racontait en privé, il y a quelques années encore, l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, héraut de l’idéologie « ivoiritaire » et longtemps pourfendeur de Ouattara, avant de rallier ce dernier sur le tard.

Bédié rapporte ainsi qu’avant de nommer Ouattara aux postes de « coordonnateur de l’action gouvernementale », puis de Premier ministre de la Côte d’Ivoire, en 1990, Houphouët envoya des émissaires à Ouagadougou pour s’enquérir de l’avis de Blaise Compaoré. Laconique et énigmatique, comme à son habitude, le Burkinabè demanda alors aux missi dominici si le président Houphouët-Boigny connaissait suffisamment Ouattara pour lui confier de telles responsabilités. De retour à Abidjan, les envoyés spéciaux auraient résumé au « Vieux » l’avis de Compaoré en ces termes : « Il pense que vous devriez vous en méfier ».

Depuis la chute de leur ténébreux et belliqueux voisin, inutile de dire que, de Cotonou à Nouakchott, en passant par Accra, Niamey, Conakry et Bamako, on a poussé un « ouf » de soulagement. Seuls Alassane Ouattara et le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, qui ont offert l’asile à Compaoré, semblent porter le deuil. Loin des riches lambris et dorures du palais de Kosyam, le cercle des amis, réels ou supposés, a commencé à se rétrécir.

A Ouaga, comme naguère à Dakar ?

Beaucoup d’analystes ont comparé, ces derniers temps, les événements du Burkina Faso à la situation qui prévalait au Sénégal avant la présidentielle de 2012. Le raccourci est quelque peu rapide.

Certes, il y a quelques similitudes. La première se trouve dans la manière dont la population, à Dakar comme à Ouagadougou, s’est soulevée contre des projets jugés périlleux pour la démocratie.

En 2011, les Sénégalais se sont ainsi opposés à une transmission dynastique du pouvoir entre le président Abdoulaye Wade et son fils, Karim Wade. Devant la furie populaire, le projet a été abandonné.

Au Burkina, Blaise Compaoré a, un moment, caressé le rêve d’une succession adelphique (d’un frère à un autre) au profit de son jeune frère, François Compaoré. Face à une forte opposition, y compris dans sa propre famille politique, le projet a été enterré.

Là s’arrêtent les similitudes

Wade a été démocratiquement élu en mars 2000 face au sortant, Abdou Diouf. On peut certes contester la décision, mais, douze ans plus tard, sa candidature a été bel et bien validée par le Conseil constitutionnel. Et ce sont les électeurs qui, en mars 2012, lui ont indiqué la porte de sortie en élisant Macky Sall. Ce n’est pas la rue qui l’a fait partir.

Compaoré, lui, est arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’état. Il l’a perdu, vingt-sept ans plus tard, après un soulèvement populaire au terme duquel l’armée s’est emparée du pouvoir.

Source: http://www.rfi.fr/afrique/20141107-blaise-compaore-burkina-faso-ouattara-facettes-baobab-yamoussoukro-cote-ivoire/#./?&_suid=141538450305701446263234110759

Blaise Compaoré, ce colis dont personne ne voulait, M. Frindéthié

déchuLes langues se délient avec le temps et livrent les non-dits de l’errance du dictateur Burkinabé. Dramane Ouattara n’a jamais voulu de Blaise Compaoré sur le sol ivoirien lorsque son peuple l’éructa du Burkina Faso. Contrairement au communiqué fait par le gouvernement de Dramane selon lequel la Côte d’Ivoire aurait envoyé un hélicoptère sortir Compaoré de la brousse burkinabè où sa suite et lui attendaient anxieusement, c’est, comme l’a annoncé François Hollande, Paris qui a organisé l’exfiltration du tueur froid de Ouaga.

En fait, Dramane ne voulait pas du colis encombrant. C’est Paris qui l’a contraint à l’accepter. D’ailleurs, personne ne voulait de Compaoré. Le nomadisme du tyran de Ouaga avait d’abord pris la direction du Togo. Mais Faure Gnassingbé lui ferma les frontières ; puis l’on caressa l’idée de l’envoyer au Ghana. Là aussi, Dramani opposa un non catégorique à Hollande. Pour Yayi Boni qu’on soupçonnait de vouloir traficoter avec la constitution, la présence de Compaoré au Bénin serait mal conseillée. Quant à Macky Sall qui hébergeait déjà Toumani, pas question de faire de Dakar la décharge de militaires en disgrâce. Au pays d’IBK, où Compaoré était perçu comme le tuteur du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), il n’était pas question de donner gîte et réconfort au déstabilisateur de l’Afrique. L’ami Jonathan se proposa de réceptionner le bagage empoisonné, mais du Nigéria, Compaoré lui-même ne voulait pas, craignant pour sa sécurité. Il aurait préféré la France. Il en fit le vœu et se vit catégoriquement rabrouer. Pas question qu’il mette pied en France, avec toutes les casseroles sales qu’il traîne et qui viendraient surement embarrasser l’Hexagone le jour où la CPI enverra le chercher.

Hollande appela donc celui qui avait pris l’habitude de toujours dire « oui Grand Bwana », et lui prescrivit sans autre forme de procès d’héberger le tueur de Ouaga dans la capitale politique de la Côte d’Ivoire … en attendant que lui soit trouvée une destination moins controversée. Dramane dit « oui Missié » et vint le lendemain faire des déclarations pompeuses évoquant une certaine souveraineté morale et prise d’initiative : « J’ai envoyé un avion chercher Compaoré … il peut rester en Côte d’Ivoire aussi longtemps qu’il le souhaite ». Sacré bonimenteur !

Côte d’Ivoire: le bombardement de Bouaké en 2004, dernier secret de la Françafrique

bouakeLe 6 novembre, une cérémonie à la mémoire des neuf soldats français morts à Bouaké en 2004 aura lieu à Poitiers. Dix ans après, retour sur les faits grâce aux récentes auditions inédites de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de Gildas Le Lidec, ambassadeur de France à Abidjan au moment du drame.

C’était il y a dix ans. Le 6 novembre 2004 en début d’après-midi, deux Sukhoi-25 pilotés par deux Biélorusses, secondés par deux copilotes ivoiriens, décollaient de l’aéroport de Yamoussoukro en direction de Bouaké, fief des Forces nouvelles dans le centre de la Côte d’Ivoire.

Après un premier survol du lycée Descartes, où l’armée française a établi un camp militaire, l’un des deux avions fait feu, tuant neuf militaires et un civil américain, et blessant 38 autres soldats. Le lendemain, Paris détruit l’aviation ivoirienne, provoquant une vague de manifestations antifrançaises à Abidjan dont l’une devant l’hôtel Ivoire, qui est réprimée dans le sang par les forces françaises (une vingtaine de tués selon Paris, au moins 57 selon Abidjan).

Qui a ordonné le bombardement du camp de Bouaké ? Pourquoi et sur ordre de qui ? La responsabilité directe de Laurent Gbagbo n’est pas établie, pas plus que le rôle réel joué alors par les Français. Dix ans plus tard, le mystère demeure presqu’entier – on ignore toujours par exemple pourquoi les deux pilotes des Sukhoi n’ont jamais été interrogés au moment de leur arrestation au Togo. En juillet 2014, la demande de Me Jean Balan, l’avocat de 22 partie civiles, de saisir la cour de justice de la République est rejetée. Pourtant l’instruction, menée par la juge Sabine Kheris, avance. Le 28 avril dernier, elle a auditionné l’ancien président Laurent Gbagbo à La Haye. Le 29 septembre, c’est Gildas Le Lidec, ambassadeur de France à Abidjan au moment des faits, qu’elle entendait. Des témoignages qui permettent de mieux décrypter ce qui reste sans doute l’un des secrets les mieux gardés de la Françafrique. Retour sur les faits, grâce aux documents inédits des auditions de Gbagbo et Le Lidec.

  • Bouaké au cœur des préoccupations de l’armée ivoirienne

En novembre 2004, la présence des Forces nouvelles à Bouaké est une source d’extrême tension au sein de l’armée régulière ivoirienne. « Vers octobre 2003, on m’appelle (pour me dire qu’une) unité de l’armée s’est approchée de Bouaké, où se trouvent les rebelles, sans ordres », déclare Laurent Gbagbo devant la juge, selon le procès-verbal de sa déposition que Jeune Afrique s’est procuré.

« Le ministre de la Défense m’annonce qu’il ne peut les faire changer d’avis et je prends un hélicoptère pour aller dans un village proche de Bouaké avec le ministre pour tenter de trouver une solution. On a discuté et finalement, ils ont accepté de redescendre. Après ça, j’ai parlé aux différents généraux français en leur disant de calmer les rebelles car la pagaille allait arriver. Ils n’ont rien fait. »

Gbagbo encore : « Au bout d’un moment, l’armée s’impatiente. Le ministre de la Défense m’indique que les soldats lui avaient dit qu’ils allaient prendre Bouaké. De surcroit, le drone avait repéré les caches d’armes et voulaient les détruire. Le ministre me donne comme avis qu’il est plutôt favorable à cette action. » Le bombardement de Bouaké sera validé « fin octobre 2004″. Gbagbo décide d’en informer les « partenaires français », ce qui n’a jamais été démenti par Paris.

  • Un entretien Gbagbo – Chirac « très hard »

Grâce aux diverses auditions conduites depuis l’ouverture de l’enquête, on savait déjà que la France avait fait pression sur Gbagbo pour qu’il renonce à ce projet. Gildas Le Lidec et le général Poncet, patron de la force Licorne, le lui demandent expressément le 2 novembre 2004. À la fin de leur entretien, l’ancien ambassadeur de France demande une nouvelle fois à Gbagbo de reporter l’offensive. « Il m’a répondu qu’il ne pouvait pas car il avait une forte pression des militaires. Je lui ai conseillé de faire une annonce à la télé, il n’était pas d’accord. »

Notre entretien a été très hard. Je ne sais pas qui a raccroché le premier mais ça été très hard.

Laurent Gbagbo, Ancien président ivoirien

Pourtant, le soir-même à 21 heures, un des conseillers de Gbagbo s’exprime à la RTI. Il demande aux militaires d’être patients et annonce qu’il faut encore négocier. Coup de bluff ? Le Lidec ne se pose pas la question. « J’en conclus que le président était d’accord avec moi et qu’il avait compris », se souvient-il devant la juge.

Le lendemain, le 3 novembre, l’ancien président français appelle Gbagbo. Dans son audition, ce dernier en donne les détails : « Chirac me demande ce que je fais. Il me reproche que mon armée veuille attaquer les rebelles. Je lui dis ‘tu ne trouves pas ça normal ? Des gens qui nous étouffent, qui ne respectent pas les accords ?’ J’ajoute qu’il n’a rien fait pour les désarmer. »

« Notre entretien a été très hard. Je ne sais pas qui a raccroché le premier mais ça été très hard, poursuit-il. J’ai su par la suite que Barnier avait dit que Chirac avait été en dessous de tout et qu’il n’avait pas à me parler comme ça. » Le coup de fil de Chirac a-t-il précipité l’opération de l’armée ivoirienne ? Le Lidec estime en tout cas « qu’il y avait un vrai problème de communication entre les deux hommes. Je pense que l’histoire aurait été différente si Chirac avait plus communiqué avec Gbagbo qui n’était pas anti-français contrairement à ce que l’on disait. »

  • Que faisait la colonne de chars français devant la résidence de Gbagbo ?

Au lendemain du bombardement du 6 novembre, une colonne de blindés français commandée par le général Patrick Destremau arrive de Bouaké et prend position devant la résidence de Laurent Gbagbo, dans le quartier de Cocody. Les partisans de l’ancien président ivoirien accusent la France d’avoir pensé à le renverser. Les militaires affirment qu’ils étaient censés se rendre à l’hôtel Ivoire, et non à l’ambassade de France comme l’avait indiqué Michelle Alliot-Marie, mais se sont trompés de route.

Une version qui laisse l’ambassadeur Le Lidec perplexe. « Je ne comprends pas comment ils sont pu se perdre, ce n’est pas possible », dit-il s’interrogeant aussi sur la raison qui a poussé « une colonne de 30 chars à prendre un petite rue », comme celle qui mène à la résidence de Gbagbo, « opercules (des canons) ouvertes, ce qui est un signe de guerre en langage militaire ».

  • Qui décidait à Paris ?

Comment la crise a-t-elle été gérée à Paris ? Mystère. Les généraux Henri Bentegat et Emmanuel Beht se contredisent sur la tenue ou non d’un conseil restreint de défense comme le veut la Constitution française.

De son côté, Le Lidec semble avoir été tenu à l’écart du processus de décision. Il déclare avoir été informé par Michel De Bonnecorse, chef de la cellule Afrique de l’Élysée, « le 6 novembre à 14h30″ que le président français a ordonné la destruction des deux Sukhoï. Le Lidec s’étonne : « Je me demandais comment un samedi, il (Chirac) peut réagir ainsi aussi vite. Ma deuxième réaction est de dire :’vous êtes complétement fous à Paris, ils vont s’en prendre à la population française’. » De Bonnecorse réaffirme qu’il s’agit d’un « ordre du président ». Quelques heures plus tard, Le Lidec apprendra dans le bureau de Gbagbo que les troupes françaises occupent l’aéroport d’Abidjan…

  • Incontournable De Villepin

Un autre personnage central revient régulièrement dans le témoignage de Laurent Gbagbo. Il s’agit de Dominique de Villepin, alors sous-directeur Afrique au Quai. « On parle d’une cellule élyséenne avant le bombardement. Avez-vous une idée de qui avait une influence sur cette cellule ? » demande la juge à l’ex-président ivoirien. « Toute cette histoire, Chirac l’a sous traitée à Villepin, répond-il. Villepin a dû lui vendre l’idée qu’on pouvait me ‘dégommer’ et une fois que Chirac a accepté, c’est lui qui a fait ce qu’il voulait. »

Le Lidec, lui-même, explique avoir été plus d’une fois « contourné » par les canaux non-officiels utilisés par De Villepin en Afrique – « Il y avait une vingtaine de personnes, comme monsieur Bourgi, c’était un vrai puzzle », relève-t-il.

  • Que savait Gbagbo ?

Le lendemain de l’entretien avec Chirac, soit le 4 novembre – deux jours avant le bombardement – Gbagbo est, dit-il, informé par son chef de cabinet qu »’une opération militaire a été engagée vers Bouaké contre les infrastructures » rebelles. « Le ministre de la Défense m’avait indiqué que l’opération était limitée et serait terminée dans deux jours », précise-t-il à la juge Khéris.

« Le samedi, dernier jour de l’opération, j’étais à mon bureau dans ma résidence. J’écrivais un discours que j’allais lire le soir à la télévision en appelant les rebelles à la discussion et au désarmement. Mon chef d’état-major, Mathias Doué, vient me voir et me dit qu’il y a un problème, qu’il y a eu un bombardement aérien et un Français est mort à Bouaké. Je lui demande un rapport écrit. Il part, je continue à écrire mon discours. » C’est finalement les ambassadeurs français et américain qui annoncent à Gbagbo le bilan définitif.

Gbagbo est dans un état incroyable, il est livide, il tremble. Il n’est pas du tout dans son assiette.

Gildas Le Lidec, Ancien ambassadeur de France à Abidjan

À la question « avez-vous eu des échos par la suite de ce qui s’était passé réellement ? », Gbagbo répond : « Je n’ai jamais su mais je pense que Poncet le sait. Je pense que Doué sait quelque chose aussi. D’ailleurs il a fui le pays quand il a été suspendu temporairement. Il n’est revenu qu’en avril 2011 avec Ouattara, après mon arrestation. »

Le Lidec estime également que Gbagbo n’était pas au courant de ce qui allait se passer à Bouaké. D’ailleurs, lorsque ce dernier le reçoit au palais présidentiel le lendemain du bombardement, il « est dans un état incroyable, il est livide, il tremble. Il n’est pas du tout dans son assiette », raconte-t-il.

Pourtant, l’ancien ambassadeur est persuadé que les violences qui ont suivi le bombardement étaient attendues par certains membres du pouvoir. « Depuis plusieurs jours, il y avait eu des repérages des domiciles des français marqués à la croix blanche. Le saccage des journaux d’opposition et la rapidité de l’arrivée des foules m’ont conforté dans mon opinion », indique-t-il.

Qui les a orchestrées, si ce n’est pas Gbagbo ? Hypothèse la plus probable, selon l’ambassadeur : « Le général Mangou ou les chefs militaires de son armée, voyant qu’ils ne réussiraient pas l’offensive contre les pro-Ouattara, auraient préféré s’en prendre aux Français en faisant ainsi une opération de diversion pour cacher leur défaite… »

Me Balan s’oppose à cette version. Il estime de son côté que « des indices graves et concordants démontrent que l’attaque ne fut pas à l’initiative des Ivoiriens », qu’il y a « de très fortes probabilités qu’elle fut une manœuvre pour se débarrasser de Laurent Gbagbo et que l’armée française s’est trouvée impliquée malgré elle dans une tentative de coup d’État ».

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Par Vincent DUHEM

Jeune Afrique

Les dictateurs baptisent, le peuple débaptise! M. Frindéthié

uniHôpital Blaise Compaoré, Pont Henri Konan Bédié, Université Dramane Ouattara, Hôpital Dominique Ouattara, et que sais-je encore !

Si vous prenez tous les dictateurs africains et les jetez dans un mixer, ils se ressemblent tous, ou à quelque chose près. Des Nègres abandonniques, intellectuellement inculqués de la toxine de l’infériorité, ce sont d’abord des persécutés mentaux éduqués à se désavouer, à renier leurs origines, à rechercher une jouissance étrangère considérée comme un état de grâce à atteindre au prix fort d’une totale aliénation, d’un total abandon de soi et d’une méprise de leurs peuples.

Pour faire bien, pour se rapprocher du centre concentrique de ceux qu’ils idolâtrent maladivement, leurs maîtres blancs, ils massacrent femmes et enfants et balafrent constitutions, et s’associent à tous les clubs ésotériques que fréquentent les objets de leurs désir. Habités d’une fébrilité qui n’a d’égale mesure que leur propension à la sédition, tout songe, toute imagination, toute insinuation, a pour eux valeur épiphanique. Leurs anxiétés, c’est sur les autres qu’ils les condensent et les transfèrent. Leur vision déformée du monde ne leur donne à voir que des ennemis et des conspirations autour d’eux. Et pour s’en protéger, ils suivent leurs pulsions et massacrent davantage. Et plus ils massacrent, plus ils se sentent vulnérables, s’entourent de neuf armées de défense, transforment leurs palais en terriers où aucune chambre ne sert deux fois de suite, ne dorment que d’un sommeil vaporeux, ou s’exilent dans un ailleurs où ils espèrent exister.

Ces Nègres abandonniques n’ont ni amis ni collaborateurs. Eux seuls décident et insistent que l’on leur obéisse. Leurs décisions impromptues et farfelues ont force de loi. Derrière la fausse vitrine de démocratie, ils s’achètent la loyauté politique en utilisant les ressources de l’Etat. Ceux qu’il ne peut pas acheter, ils les convainquent avec les muscles de l’Etat. Les ponts, les hôpitaux et les universités sont baptisés de leur nom jusqu’au jour imprévisible où ils dégringolent de leur perchoir, offrant au peuple dédaigné l’occasion de tout débaptiser.

Il parait qu’au Burkina, le peuple excédé débaptise l’Hôpital Blaise Compaoré pour le renommer Hôpital Arma Haba Diallo. Il paraît qu’en Côte d’Ivoire aussi, les névrosés abandonniques distribuent à tour de bras, dans la perspective de « l’élection présidentielle de 2015 », des certificats de nationalité.

Comme si peuple excédé n’avait jamais rien débaptisé, fût-ce pont ou certificat !

Une question aux génocidaires ivoiriens

boulonSi les boulons du tueur froid de Ouagadougou, à des centaines de kilomètres de l’Océan Atlantique, à des centaines de lieues des effets corrosifs du sel marin, ont pu se rouiller au point d’occasionner la chute brutale et imprévisible de l’assassin de Sankara, que dire des boulons du boucher de Duékoué, eux, quotidiennement exposés aux caprices acides de la brise marine ? Si le boucher de Ouaga, si exercé dans l’art de la génuflexion et de la recherche de lactification, assuré de sa pérennité politique, fut lâché par ses maîtres de 27 ans comme l’on jette aux ordures chaussette usée, que dire du bourreau d’Abidjan, qui à peine installé se targue d’une chimérique inamovibilité ? Alors, une question aux Rattrapés : Les boulons de Dramane sont-ils plus chevillés que ceux de Compaoré ? Où bien est-ce seulement que vous et votre mythomane pataugez dans ce déni compulsionnel qui affecte les grands dictateurs africains ?good friends

Félicitations de Mme Sankara au peuple burkinabè « Compaoré doit répondre de ses crimes de sang »

 

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Burkina Faso: Le silence suspect des opposants politiques, M. Frindéthié

tout le mondeAu lendemain de la chute du tueur froid de Ouagadougou, il s’entretient au Burkina Faso un mutisme trouble de l’opposition burkinabè. Le « silence » sur les ondes internationales et locales des leaders de l’opposition burkinabè semble est entretenu à dessein par une communauté internationale désireuse de conserver, même en l’absence de Blaise Compaoré, une continuité certaine dans le changement. Depuis des jours, les chaînes de télévision étrangères s’évertuent à présenter la « révolution burkinabè » comme menée par un débordement d’adolescents, agités, bruyants, désorganisés, casseurs, et hystériques, pour qui le départ de Blaise Compaoré constitue la fin et non le début d’un processus de restauration de la démocratie au Burkina.

A travers cette manipulation médiatique une certaine « communauté internationale », avec à sa tête la France et les Etats-Unis, entend faire ingurgiter aux observateurs du paysage politique burkinabè que « les enfants » qui ont conduit cette révolution demeurent, en dépit de leur exaltation et de leur courage, des enfants tout de même, des chérubins, des angelots encore impubères et immatures dont les acquis se doivent d’être protégés et gérés pour eux, en entendant qu’ils soient mûrs, par des adultes mieux préparés à l’administration politique.

Et depuis des jours que dure la recherche de « tuteurs de la révolution burkinabè », les seuls régents que l’on n’a pu trouver sont des militaires, comme par enchantement des lieutenants de Blaise Compaoré, ceux-là mêmes qui pendant 27 ans se sont fidèlement attelés à la préservation de sa dictature et en ont été largement récompensés. Tout se passe comme si pendant les 27 ans du règne sanglant de Blaise Compaoré, aucune opposition politique burkinabè réfléchie et mûre ne s’est manifestée, qui puisse aujourd’hui gérer la vacance du pouvoir.

Et pourtant, c’est bien le contraire qui est vrai. Tout au long des 27 ans de la dictature de Compaoré, des hommes et des femmes, intellectuels burkinabè, ont dénoncé au péril de leur vie et de celle de leurs proches la sanglanture de la famille Compaoré. Pourquoi donc ce silence assourdissant de cette opposition sur les ondes internationales et même  locales? Pourquoi donc cette dissimulation médiatique ?

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Blaise Compaoré chez Ouattara pour préparer son retour en force, M. Frindéthié

Le boucher de Ouaga, au temps où il se croyait encore indéboulonnable

Le boucher de Ouaga, au temps où il se croyait encore indéboulonnable

A travers un communiqué du gouvernement des Rattrapés, Dramane Ouattara vient d’annoncer au peuple de Côte d’Ivoire que Blaise Compaoré, ce valet noir déstabilisateur de l’Afrique vomi par son peuple et lâché par ses maîtres, a trouvé refuge en Côte d’Ivoire depuis vendredi soir. En route pour Pô, Compaoré a préféré éviter la confrontation avec les foules qui s’y étaient amassées pour l’accueillir avec des projectiles et des insultes, et a plutôt attendu des heures en brousse que Dramane Ouattara envoie un hélico le secourir.

Compaoré se trouve donc en Côte d’Ivoire, où opère l’armée de rebelles de Dramane qui lui est restée très fidèle, parce que formée par lui aux premières heures de la rébellion contre le gouvernement Gbagbo. Compaoré se trouve en Côte d’Ivoire, où la garde rapprochée de Dramane Ouattara est composée de troupes prêtées par lui à Ouattara. Compaoré se trouve en Côte d’Ivoire chez celui qui les 28, 29, et 30 octobre lui avait envoyé une troupe d’élite pour tenter de mâter la révolution burkinabè. Compaoré se trouve en Côte d’Ivoire, d’où, dès le 30 octobre 2014, il a réussi à semer la zizanie au sein des responsables du mouvement révolutionnaire et de l’armée, évinçant le colonel Honoré Traoré pour faire échoir la présidence de la transition à un officier de sa garde la plus rapprochée, le lieutenant-colonel Isaac Zida.

Blaise Compaoré et Dramane Ouattara, les deux plus grands déstabilisateurs de l’Afrique sous le même toit ne devraient rien augurer de bon pour le peuple burkinabè. Le serpent Compaoré n’est pas mort. Les émeutiers burkinabè n’ont fait que lui trancher la queue. Compaoré est chez Ouattara pour préparer, avec Ouattara, Soro et les milliers de rebelles qui lui sont fidèles et qui ont intérêt à ce que leurs acquis au Burkina soient préservés, son retour en force au Palais présidentiel de Ouagadougou. Isaac Zida ne fait que réchauffer le fauteuil de son maître jusqu’au moment ultime où l’armée ivoirienne de Compaoré descendra sur Ouaga.

Pour les Ivoiriens qui ont vu détruire leurs institutions démocratiques, assassiner leurs familles, mettre en exil leurs frères et sœurs, et piller leurs biens par le couple Dramane-Compaoré, la présence de Compaoré en Côte d’Ivoire est une grosse injure. En revanche, le temps étant l’autre nom de Dieu, il est bon que les deux bouchers soient réunis sur le même sol. Le châtiment n’en sera que plus complet et plus beau.

Ouaga : Une trentaine de morts et des dizaines de blessés ; des mercenaires ivoiriens dépêchés par Ouattara auraient tiré sur les manifestants

C’est un secret de polichinelle que Blaise Compaoré est le parrain africain de la rébellion de Ouattara qui, commencée en Septembre 2002, a fini,

Les troupes de Ouattara en renfort à Ouaga auraient tiré à balles réelles sur les manifestants

Les troupes de Ouattara en renfort à Ouaga auraient tiré à balles réelles sur les manifestants

grâce au concours des forces françaises, onusiennes et de la CEDEAO, par avoir raison du Président Laurent Gbagbo et des patriotes ivoiriens en avril 2011. Et pour récompenser Compaoré d’avoir aidé à le porter au pouvoir, Dramane Ouattara n’a ni hésité à offrir l’administration du port

ivoirien de San-Pédro et la présidence de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Burkina Faso, ni hésité à consentir au siphonage des ressources naturelles de la Côte d’Ivoire (café, cacao, diamant, or, bois, etc.) vers le Burkina, fermant les yeux aux occupations illégales de forêts classées par des canailles comme Ourémi et ignorant les trafics illicites des braqueurs et casseurs de banques comme Soro Guillaume, Chérif Ousmane, Issiaka Ouattara, et Koné Zakaria.

Villq de Soro Guillaume à Ouaga 2000, fruit des casses des succursales de la BCEAO

Villa de Soro Guillaume à Ouaga 2000, fruit des casses des succursales de la BCEAO

Pour la fripouille ivoirienne qui a accompagné Dramane Ouattara dans sa prise du pouvoir par la force, Ouagadougou est le nouvel eldorado où se blanchit dans l’immobilier l’argent clandestinement ramassé en Côte d’Ivoire. Ouaga 2000 n’est-elle pas en grande partie réalisée avec l’argent volé en Côte d’Ivoire lors des casses des succursales BCEAO de Bouaké, Man et Korhogo par Soro Guillaume et ses guérilleros ? Argent dont des sacs entiers pas assez tôt blanchis ont été découverts par les émeutiers de Ouaga chez Dame Mamou Doukouré, amie très proche de Chantal Compaoré ?

Une partie de l'argent des casses, retrouvée par les émeutiers chez Mamou Doukouré, amie de Chantal Compaoré

Une partie de l’argent des casses, retrouvée par les émeutiers chez Mamou Doukouré, amie de Chantal Compaoré

Aussi, dans les heures chaudes des émeutes du 28 au 30 octobre 2014, Dramane Ouattara trouva tout naturel de retourner la perche au frère Compaoré en lui dépêchant un contingent de ses FRCI mâter les manifestants qui menaçaient de mettre en péril, non seulement les intérêts de Compaoré, mais aussi les siens et ceux de ses lieutenants. De toute façon, Compaoré ne donnait-il pas gîte à des armées française et américaine ? Cela ne l’absolvait-il pas de tout reproche ? Cela ne faisait-il pas de lui un « indéboulonnable » qui pouvait se permettre toute sorte de persécutions dans l’impunité totale ? L’on pouvait donc, comme cela est le cas en Côte d’Ivoire depuis l’installation martiale de Ouattara, casser du Nègre sans que cela n’émeuve personne.

La répression musclée des manifestations à Ouagadougou fit une trentaine de morts et des dizaines de blessés, victimes de balles d’hommes en armes. Les mercenaires de Dramane Ouattara, que de nombreux protestataires purent identifier pendant la répression des émeutes de Ouagadougou, auraient tiré à balles réelles sur des foules aux mains nues. D’évidence, le pacte qui lie les deux frères burkinabè, Dramane et Compaoré, est celui du sang … des autres. Dramane Ouattara aura tout fait pour protéger son frère et complice ; car il le sait, Compaoré possède sur lui des dossiers de ses crimes qui gagneraient à ne pas être connus du grand public Et c’est en cherchant à camoufler ses crimes que le boucher de Duékoué s’enfonce encore un peu plus. A Ouaga aussi on aurait tué sur ordre de Dramane Ouattara, « l’indéboulonnable ».

(Vidéos) Ces Nègres abandonniques qui refusent de lire l’histoire

 

Pauvre Burkinabé ! M. Frindéthié

Honore traoreLe Burkina, pays sahélien enclavé, très pauvre et très endetté, sans ressources minières, sans revenus agricoles, et qui s’est spécialisé, grâce à Blaise Compaoré, dans le détournement international de matières agricoles (café, cacao, coton), dans le trafic illégal d’or, de diamant et de stupéfiants, ainsi que dans l’exportation de guerres civiles en Afriques (Angola, Sierra Léone, Libéria, Guinée, Mali, Côte d’Ivoire, pour ne citer que ces pays-là) vient de faire sa « révolution ». Après 27 ans d’assujettissement à la sainte famille Compaoré arrivée aux affaires par un carnage, les Burkinabé ont jugé que 5 ans de plus, ça en serait trop, et ils ont pris la rue pour chasser comme des scrofuleux du Palais présidentiel Blaise Compaoré et toute sa smalah de sangsues.

Or, voilà que la jubilation du peuple burkinabè n’est en définitive que le cri de joie d’un peuple démuni, enclavé, très pauvre et très endetté, sans ressources minières ni agricoles, qui n’a appris à développer aucune autre compétence que celle de faire la manche au Fonds monétaire international, au Club de Paris et au Club de Londres, et qui, au soir de l’euphorie, se retrouvera à tendre la main à une France impatiente de reprendre le Burkina sous son aile maternelle afin qu’il continue de jouer son sempiternel rôle de déstabilisateur de l’Afrique.

Après quelques heures de négociations à l’Ambassade de France au Burkina Faso, tout est rentré dans l’ordre au grand dam du peuple burkinabè. Cela n’a duré que 24 heures ! Bonnet blanc et blanc bonnet ! Compaoré s’en va, mais rien ne change. Son chef d’État-major, celui-là même qui a assuré la survivance de son régime sanguinaire et criminel, lui succède pour 12 mois … en attendant que la France trouve un « civil » qui assurera la politique de domination de la France.

Les Burkinabé ont fait leur « révolution » ; mais rien n’a vraiment changé dans ce pays. La France reprendra les mêmes hommes, et rebelote ! Qu’il est dur de réussir sa révolution quand dans un pays enclavé, très pauvre et très endetté, sans aucune ressource, habitué à attendre que son budget de fonctionnement vienne des sangsues contre qui l’on fait sa révolution !

Compaoré dégurgité par le peuple burkinabè ; passage au Burkinabé d’Abidjan, M. Frindéthié

C'est blissitébil tu vas manger maintenant? Et le foutou de Chantal?

C’est blissitébil tu vas manger maintenant? Et le kabato de Chantal?

Et le téléchargement continue ! Blaise Compaoré, le plus grand allié de la France et de l’Amérique en Afrique sub-saharienne tombe, vomi par son peuple et par ses soutiens internationaux. Pouvait-il y avoir de plus indéboulonnable que Compaoré, le Nègre-à-tout-faire de Paris ? Et dire qu’en Côte d’Ivoire Dramane Ouattara, un autre Nègre burkinabè de service, convaincu de son invulnérabilité, continue de trucider les Ivoiriens qui ont eu la trop grande bonté de lui offrir le gîte lorsque Thomas Sankara le bannit de la Haute Volta. Compaoré a été expurgé du Burkina, comme l’on extirpe un germe carcinomateux d’un corps malade. Compaoré est tombé parce qu’il s’était convaincu que l’amour des impérialistes occidentaux qu’il cultivait fébrilement l’enracinerait plus longtemps au Burkina que l’amour de son peuple qu’il méprisait.

Alors que le nom du Président Gbagbo s’écrira en grandes lettres d’or dans les annales de l’histoire africaine, Compaoré, quant à lui, n’aura qu’une mention en bas de page, qui le citera comme un esclave mental roté aussi bien par les maîtres dont il a passé des années à humer les excréments que par les peuples africains dont il a différé le progrès par sa politique criminelle et corrompue.

Il est tout de même navrant que plus de cinq décennies après les indépendances africaines, de p’tits nègres abandonniques comme Dramane Ouattara et Blaise Compaoré, trop habitués renifler l’arrière-train de leurs maîtres blancs, continuent de croire à « l’amour inconditionnel » que leur promettent leurs patrons. Comme le disait le Président bien aimé des Ivoiriens, le Président Laurent Koudou Gbagbo, « le temps est l’autre nom de Dieu ». Reste maintenant à Compaoré de répondre de ses nombreux crimes en attendant que l’autre Burkinabé « indéboulonnable », qui règne en seigneur en Côte d’Ivoire au mépris de la constitution ivoirienne, subisse son sort.

Reuters: Political protests turn rough in Burkina Faso

eboPolice in Ouagadougou fire tear gas at thousands protesting 27-year president’s attempt to hold power for another term.

Police fired teargas at rock-throwing protesters after tens of thousands marched through Burkina Faso’s capital calling for President Blaise Compaore, already in power for 27 years, to scrap plans to change term limits to stay in power.

An early morning march on Tuesday through the heart of Ouagadougou was peaceful but clashes erupted later as protesters tried to advance towards the National Assembly.

Tuesday marked the start of a civil disobedience campaign by opposition parties after the government asked the National Assembly to order a referendum on changing the constitution to let Compaore seek re-election next year rather than step down.

Former colonial power France, which uses Burkina Faso as a base for its Special Forces soldiers operating across West Africa, urged Compaore to abide by an African Union charter stipulating that leaders should not change the law to try to stay in power.

« The people have decided to start a general popular resistance. The first grievance is to get the withdrawal, pure and simple, of this legal project, » Zephirin Diabre, head of the opposition delegation, told the crowd of demonstrators.

Protesters chanted « Step aside! » and « Don’t touch Article 37″, referring to the clause in the constitution that now bars Compaore, in power for 27 years, from running again next year.

Others carried banners comparing Compaore to Ebola, the virus that has killed nearly 5,000 people in the nearby states of Liberia, Guinea, and Sierra Leone.

« We must disinfect ourselves, » one read.Ebo 2

There was no immediate figure for arrests or casualties, though Red Cross workers and emergency personnel took charge of some protesters injured during the demonstration.

Government sounds warning

In a statement issued late on Tuesday, the government congratulated the opposition leadership for what it said were largely peaceful demonstrations across the country. It said marchers in some towns had deviated from planned routes, however, leading to misbehaviour.

« The government calls upon the sense of responsibility and restraint in order to avoid any act that might compromise the peace and stability our country holds so dear, » the statement said.

Protesters in Ouagadougou who marched towards the National Assembly, where the law will be debated on Thursday, were blocked by security forces who fired volleys of teargas and used water cannons.

They responded by burning tyres and throwing rocks. A pocket of demonstrators gathered in a downtown square pledging to hold out until Compaore shelved his plan, but were peacefully dispersed by police in the early evening.

« It’s provocation. They [the authorities] want to set the country on fire, » said a young protester. « Even if Blaise Compaore burns the country down, he will depart all the same. »

Demonstrators in Bobo Dioulasso, Burkina Faso’s second biggest town, 330km to the southwest of the capital, pulled down a statue of Compaore, a witness said.

(Vidéo) Amara (le Gros), le nouveau ministre de la sécurité de Dramane Ouattara, prend la parole

Entretien avec Bernard Doza

Madame Dagri Diabaté, Médaillons joyeusement! M. Frindéthié

médaillesQue lis-je? « Un envoyé d’Obama chez Dagri Diabaté » ? Allez ! Médaillez-le-nous donc, Madame-la médailleuse-en-chef ! Et s’il est de passage avec sa femme, ses enfants et son petit chien, médaillez-nous toute la smalah ! A-t-il une limousine ? Une canne ? Un chapeau ? Médaillez-nous tout ça ! Allez chercher dans votre besace, Madame-la-médailleuse-en-chef, ces petites bimbeloteries clinquantes que les fonderies du Dramanistan produisent en quantité plus abondante que les emplois promis depuis l’avènement de la boucherie, et accrochez-les à la poitrine de tous ceux qui font honneur à votre dictature de venir la soutenir. Et si la pacotille que vous leur faites pendre au buste ne leur suffit pas, conduisez-les à Jacqueville par le pont que, depuis Houphouët, depuis Yacé, depuis Bédié, depuis Guéi et depuis Gbagbo, le messie Dramane Allah-san a enfin offert aux Alladians, conduisez-les-y entre deux haies de cocotiers médaillés, les habiller du Kita et des armoiries ancestrales du peuple alladian. Ils le méritent bien, de toute façon. N’est-ce pas la foire aux médailles, aux kitas et aux babioles ? De Soro à Bartolone, chacun a droit à son bijou. Allez ! Médaillez-nous du monde ! Qui osera affirmer, après avoir accepté votre pacotille, que votre rattrapocratie, c’est du toc. Allez ! Médaillez joyeusement !

The Racialization of the Response to Ebola and the Ideological Search for a Cure, M. Frindéthié

Ebola vaccineWith Ebola going global, the international race to develop a vaccine against the deadly disease has also intensified. Formerly restricted to a few poor African countries, the Ebola epidemics had received negligible attention from the main pharmaceutical conglomerates who saw very little if any benefit at all to be gained from developing a cure against the disease. However, as the latest Ebola outbreak seems to indicate that no frontier can remain invulnerable from the fatal virus, there has emerged a sudden awakening for self-reflection and unexpected awareness of “universal brotherhood.” Last week, officials of the WHO (World Health Organization) have hinted that an upcoming report on their response to the Ebola outbreak might reveal laxity and bias. Now, with the understanding that the racialization of the response to Ebola could be detrimental to people of all races and places, major pharmaceutical multinationals are working to come up with their own cures against the disease.

Paradoxically, in the scramble to develop a vaccine, old East vs. West unhealthy rivalries could impede progress. To wit, though significant progress toward a vaccine has been made by such countries as China and Russia, and though Cuba had sent hundreds of doctors to Liberia and Sierra Leone long before the West’s arousal, it is still the West’s efforts that are widely reported. What is needed in the fight against the global disease that Ebola has become is a global, concerted effort, not ideological posturing.

 

On Russia and the fight against Ebola: http://www.themoscowtimes.com/news/article/russian-scientists-develop-new-vaccine-to-fight-ebola-virus/505967.html

On China and the fight against Ebola: http://au.ibtimes.com/articles/569570/20141015/ebola-china-vaccine-mortality-rate-who-virus.htm#.VEheo_4tDIU

On Cuba and the fight against Ebola: http://www.smh.com.au/world/who-cares-about-ebolahit-west-africa-cuba-does-and-its-sending-doctors-20141023-11aebn.html

On Canada and the fight against Ebola: http://www.travelerstoday.com/articles/13157/20141019/cure-for-ebola-found-canada-to-ship-800-vials-of-experimental-vaccine-china-claims-to-have-found-cure.htm

« Côte d’Ivoire: la loi des vainqueurs » le rapport complet d’Amnesty International

Nahibly

http://www.amnesty.org/fr/library/asset/AFR31/001/2013/en/028f70d7-8f37-4a40-ad71-71c9e8369a41/afr310012013fr.pdf

Côte d’Ivoire : Attention ! Poudrière Identitaire, M. Frindéthié

Depuis l’installation martiale d’Alassane Dramane Ouattara au Palais Présidentiel d’Abidjan par les troupes françaises, nous n’avons pas cessé d’interpeller le monde sur les dérives identitaires de son régime. Convaincu qu’il jouit d’une immunité internationale, Alassane Dramane Ouattara encourage personnellement une politique d’épurement ethnique qu’il théorise sans apologie aucune comme « politique de rattrapage ethnique ». Cette politique hitlérienne de purification déguisée en des termes si peu adroits – devrait-on s’en étonner ? – Ouattara la justifie de ce que, de tous les temps, les Nordistes auraient été mis en marge de la société ivoirienne. Ah ! Si mensonge avariait bouche !

Dans son application la moins monstrueuse, la « politique de rattrapage ethnique » de Ouattara consiste à épurer aussi bien les entreprises de l’Etat que les entreprises privées, les associations culturelles, les associations sportives et les organisations non gouvernementales des ressortissants des régions où le président Gbagbo a enregistré une majorité de votes pendant les dernières élections présidentielles, afin de les remplacer par des ressortissants du Nord, où Ouattara a enregistré des scores suspicieusement immesurés. Ainsi, des milliers de travailleurs sudistes sont-ils allés augmenter la pléthore de chômeurs occasionnée par la guerre importée de Ouattara, alors que des milliers de Nordistes les remplaçaient ou décrochaient des contrats publics sans en démontrer les compétences nécessaires.

Dans son application la plus barbare, la « politique de rattrapage ethnique » consiste à laisser faire l’escadron de la mort et les milices armées de Ouattara, de tourner le dos de l’indifférence pendant qu’ils assassinent et commettent des horreurs de toutes sortes sur les populations du Sud. Ainsi, ne se passe-t-il pas un seul jour sans que des civils non armés soient criblés  de balles dans le silence de l’impunité.

Aujourd’hui, la politique d’épurement ethnique de Ouattara semble avoir réussi à pousser la colère des souffre-douleurs à son paroxysme. Les nombreux foyers de tensions qui ont surgi ces derniers mois sont l’évidence que les populations du Sud ont décidé de ne plus se résigner à la mort que leur offre Ouattara. La Côte d’Ivoire est d’autant plus assise sur une poudrière identitaire que Ouattara n’a aucune intention de réviser sa politique ethnocentrique.

Pendant l’épuration nazie, alors que montaient des hauts fourneaux d’Auschwitz les fumées chargées d’effluves de souffrance, de nombreuses populations des villages environnants prétendaient ne rien sentir ni ne rien voir. Aujourd’hui aussi, en Côte d’Ivoire, nombreux sont ceux qui, bénéficiaires de la politique d’épuration ethnique de Ouattara, prétendent ne rien voir ni ne rien entendre … jusqu’au moment inévitable.

Le Vieux Ménékré: « Quand un brigand prend le pouvoir, les voleurs sont en fête »

http://flashafricatv.net/index.php?action=show_page&id_page=1&lang=fr&id_video=218

Putin accuses US of undermining global stability

PutinMOSCOW (AP) — President Vladimir Putin of Russia said Friday that the world is becoming an increasingly dangerous place because of U.S. attempts to enforce its will on other countries and that his nation will not comply.

In an emotional speech before international political experts, Putin unleashed scathing criticism of the United States for what he called its disregard of international law and unilateral use of force.

If the United State fails to abandon its « desire of eternal domination, » then « hopes for peaceful and stable development will be illusory, and today’s upheavals will herald the collapse of global world order, » Putin said during a meeting that lasted about three hours in the Black Sea resort of Sochi.

His voice strained with anger, Putin accused the U.S. and its allies of trying to « tailor the world exclusively to their needs » since the end of the Cold War, using economic pressure and military force and often supporting extremist groups to achieve their goals.

He cited the wars in Iraq, Libya and Syria as examples of flawed moves that have led to chaos and left Washington and its allies « fighting against the results of their own policy. »

« They are throwing their might to remove the risks they have created themselves, and they are paying an ever increasing price, » Putin said.

« Unilateral diktat and attempts to enforce their own cliche on others bring opposite result: escalation of conflicts instead of their settlement, widening area of chaos in place of stable sovereign states, support for dubious elements from open neo-Nazis to Islamic radicals instead of democracy. »

He said that Russia has been cold-shouldered by the West, despite its eagerness to cooperate.

The U.S. and the European Union imposed tough sanctions on Russia after it annexed the Black Sea peninsula of Crimea populated mostly by Russian speakers, and allegedly armed rebels fighting for independence in eastern Ukraine.

Putin also has maintained support for President Bashar Assad of Syria in a civil war that has helped destabilize the Middle East. The U.S. has demanded that the Syrian leader step down.

In Washington, U.S. State Department spokeswoman Jen Psaki reacted to Putin’s speech by saying the U.S. « does not seek confrontation with Russia, but we cannot and will not compromise on the principles on which security in Europe and North America rest. »

 She said there may be disagreements, « but we remain committed to upholding Ukraine’s sovereignty and territorial integrity. »

Psaki also told reporters that the U.S. has been able to work with Russia on a range of issues and hopes to engage with Moscow again on areas of mutual concern.

In Ukraine, Putin said, the West has ignored Russia’s legitimate interests in its neighbor and supported the ouster of Ukraine’s former Russian-leaning president.

He accused the West of breaking its promises, citing a February phone conversation with President Barack Obama just hours before protesters in Kiev drove Ukrainian President Viktor Yanukovych out of office.

Putin denied allegations that Russia wants to split Ukraine, but he said the rebel regions should be allowed to hold local elections as they plan on Nov. 2, not in December as the Ukrainian government wants.

He said the withdrawal of forces under the cease-fire deal should create conditions for gradually rebuilding ties between the central authorities and the rebel regions.

The Russian leader is well known for having said that the breakup of the Soviet Union was « the greatest geopolitical catastrophe » of the 20th century.

But Putin denied allegations that Russia wants to rebuild the Soviet empire.

Evoking the archetypal image of the Russian bear, Putin warned that his nation will firmly stand its ground to defend its vital interests.

« The bear is the master of the taiga (a subarctic forest). It’s not going to move to other climate zones, » he said. « But it’s not going to give up its taiga to anyone. »

« Russia is not demanding some special, exclusive place in the world, » he said. « While respecting interests of others, we simply want our interests to be taken into account, too, and our position to be respected. »

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AP correspondent Matt Lee contributed from Washington.

Côte d’Ivoire – Vertu d’un sous-chef et guerriers au repos ! (Shlomit Abel)

ducanShlomit Abel, 24 octobre 2014

Hier paraissait un texte fort élogieux sur Mr Daniel Kablan Duncan, apparemment victime d’une cabale injuste montée contre lui par d’ingrats ivoiriens. Ce texte, d’abord paru sur le mur FB de Joël Touré, journaliste à l’Intelligent d’Abidjan, avant de devenir la prose d’un profil intitulé « Le Premier Ministre de la Côte d’Ivoire », personnage collectif, nous revient maintenant sous la signature de Yao Noël grand professionnel du journalisme, autrefois très apprécié, au delà même de son lectorat PDCI, reconverti en Conseiller spécial auprès du premier Ministre, mais qui, selon le commentaire d’un internaute lisant l’article, « n’est plus ce qu’il était ».

Et pour cause ! Quel que soit l’auteur de cette contribution, ce qui saute aux yeux, c’est qu’elle relève de préoccupations bassement alimentaires : on écrit, non pas pour dire la vérité, ou du moins relater le plus objectivement possible certains faits, mais parce qu’il faut bien manger, et que la flatterie est encore une denrée monnayable dans ce pays : face aux nombreux scandales qui ébranlent l’édifice gouvernemental, les tenants du pouvoir ont tout intérêt à faire momentanément transiter leur propagande par la plume de vrais journalistes, « déclassés » jusque-là au profit des seuls rattrapés, mais pourvus, eux, d’un vrai talent. La nouvelle information spectacle des médias aux ordres les avait, dès le 11 avril 2011, balayés du devant de la scène, pour faire place à la Com – entendez « Comédie » – de super ministres, tellement différents des “corrompus” de la Refondation ! A ces héros de l’après-Gbagbo, fiers à bon droit de n’avoir été choisis que pour mieux brader la CIV aux intérêts du grand capital étranger, fiers de se laisser guider dans leurs choix, non par l’intégrité, la consécration et le souci du petit peuple – autant de vertus désuètes du “méchant” Laurent –, mais par le goût du lucre, il fallait alors une presse sur mesure, recrutée dans les bas-fond de la médiocrité.

Aujourd’hui, usure aidant, ce sont les élites journalistiques de l’ère Gbagbo qui se rallient à la cause, ou plutôt à la chose – « Cosa Nostra » – du palais, volant au secours de ces grands initiés de la vie de château, obsédés par le souci légitime d’imiter les gangsters occidentaux, leurs maîtres en vie facile et profits magiques. Et voilà nos Ali Baba et 40 affidés de la Côte d’Ivoire des mille et une nuits, forts de tels panégyriques, encouragés à ne plus quitter leurs suites luxueuses, à prolonger leurs beuveries au champagne, entourés d’assistantes aux doigts effilés, virtuoses du clavier d’ordinateur en présence des collaborateurs de leur chef, avant d’exercer loin des regards cette virtuosité sur le chef en personne, et là, plus besoin d’ordinateur…

Dans son éloge dithyrambique du Premier Ministre, injustement attaqué pour quelques millions de francs évanouis, alors qu’il se voue corps et âme à cette tâche ingrate et difficile, notre journaliste excelle dans l’art de louer un homme sur le point de se tuer à la tâche, volant de congrès en congrès, discourant d’économie toute la journée, mais il s’abstient soigneusement d’évoquer tous les trous de l’actualité ivoirienne : trous budgétaires, trous dans la chaussée, trous criblant les corps d’innombrables victimes, et dont les assassins courent toujours, quand ils ne caracolent pas dans les allées du pouvoir.

Non, Monsieur le journaliste, ce n’est pas parce que quelqu’un fait bien son travail qu’il a raison de dépenser 120 millions de plus que le budget prévu – là où un dépassement de 10% aurait déjà frisé de seuil de l’admissible –, alors que nous en sommes à comptabiliser chaque semaine les gaspillages, les détournements, les « erreurs » dans la gestion du budget. Si Daniel Kablan Duncan était un premier ministre irréprochable, comment pourrait-il ne pas se sentir responsable des ministres qu’il dirige ? Comment pourrait-il admettre que ses subordonnés abusent ainsi de la situation ? A supposer même qu’il dispose de la baguette magique permettant de réparer, rien que d’un claquement de doigts, les dégâts causés par une telle gabegie, aurait-il le droit de couvrir des entorses aussi graves à la simple morale ?

Autre argument de notre gratte-papier : la confiance du “patron” à l’égard de son PM serait un gage de sérieux ! Demandez donc à la plus grosse moitié de la Côte d’Ivoire, celle qui n’a pas voté pour Ouattara en 2010, si elle fait lui confiance aujourd’hui ! Et si, à plus forte raison, elle est prête à faire confiance à ses amis de la rébellion ! Les économistes les plus en vue des nations occidentales en banqueroute auront beau le plébisciter, le “maître” économiste Ouattara n’engendrera aucun disciple digne d’être retenu par l’Histoire, pas même le PM Duncan Kablan, en dépit de sa belle prestance. L’expérience internationale n’a pas transformé le diplômé travaillant au département des ressources humaines du FMI en un génie sur le terrain ivoirien.

Antoine Bohoun Bouhabré, tout au contraire, fera des émules, des disciples, il aura une descendance, en Côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique de l’Ouest, parce qu’il a obtenu des résultats là où les diplômés avaient échoué. Sa vie s’est achevée misérablement, tout cela parce qu’un Economiste médiocre a préféré le sacrifier sur l’autel du profit, plutôt que de lui permettre de se soigner et de sauver de la misère des milliers d’Ivoiriens ! Et dire que la république bananière va ouvrir des procès pour « génocides », alors que les criminels avérés jouent aux grands de ce monde ! Bien que mort, Bohoun Bouabré aura un avenir, l’avenir dessiné par ceux qui s’inspireront de son modèle budget sécurisé, quitte à en dépasser les audaces !

Aujourd’hui, on peut dire qu’il n’est pas un seul de ses 1293 jours de captivité où Laurent Gbagbo n’ait engendré de nouveaux enfants : des milliers, des millions d’enfants, en Côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique; et chaque jour, il y en aura d’autres. Mais quel avenir pour un dirigeant au cœur sec, fort de son alliance avec un adepte du cigare et de la bouteille, ne souriant qu’à l’étranger et devant les caméras ? Quelles perspectives d’avenir, en vue de quels engendrements ? On ne peut qu’évoquer des cendres et de la poussière, des crimes sans châtiment, des enlèvements et des tortures, des vies ôtées, des familles brisées… La stérilité n’enfantant que le vent, c’est à point nommé que ce gouvernement et ses médias s’emplissent déjà du bruissement de leurs factures et de leurs dettes, en prélude au fracas des inévitables ouragans à venir…

Venir agiter les décorations et la reconnaissance internationale n’est pas un gage d’authenticité non plus. Pouvez-vous me dire si le PhD américain du burkinabé Ouattara et ses 4 doctorats honoris causa l’ont rendu plus intelligent, et surtout meilleur, compatissant, intègre, réfractaire au gâchis ? Même les prix Nobel ne sont plus ce qu’ils étaient : diplôme d’encouragement par anticipation décerné à un Obama auquel nous devrons peut-être le déclenchement d’une troisième guerre mondiale, récompense décernée à une gamine pakistanaise de 17 ans, manipulable à souhait : cette distinction ne vient plus couronner l’œuvre d’une vie bien remplie, mais seulement accorder le feu vert des maitres-marionnettistes à leurs lauréats-pantins…

Il aurait mieux valu écrire à propos du PM Kablan Duncan qu’il peut s’honorer de porter le  » label » de la communauté internationale, mais que ce label virtuel n’a pas plus de valeur qu’un chiffon de papier : les conséquences de son choix ne s’écrivent qu’en termes de dette, au lieu de s’écrire en termes de balance commerciale excédentaire, d’investissements judicieux; en termes d’écoles, d’hôpitaux, de bourses d’études, d’usines de transformation sur place des ressources, et autres initiatives salutaires…

Enfin, en choisissant l’anglais « homework » – devoirs d’école – pour désigner le travail incombant à chaque Ivoirien, notre journaliste laisse entendre que jamais aucun citoyen de ce pays ne dépassera le stade de l’infantilisme auquel le condamne la médiocrité des instituteurs au pouvoir… Mais c’est voulu, me direz-vous ! Les homework du professeur Kandia Camara, pour ne parler que de cette perle rare, ne seront pas trop difficiles à rédiger; l’avenir continuera de s’écrire sans universités, réduites à de simples promesse, comme celle du Zanzan, qui, deux ans après, n’est toujours pas sortie de terre ! Et notre Solution nationale ne manquera certainement pas d’en rajouter une deuxième à sa livraison de poudre aux yeux, parmi les engagements solennels qui émailleront sa campagne électorale !

Dans cette Côte d’Ivoire exemplaire, futur pôle de la nanotechnologie et autres technologies de pointe, berceau des Silicon Valleys à venir; dans cette Côte d’Ivoire de rêve chantée par Ouattara en Corée, il faudra beaucoup plus prosaïquement se résoudre à patienter, dans l’espoir que ce train de l’émergence à bord duquel tous sont conviés devienne autre chose qu’un concept purement théorique : il ne pourra commencer à rouler que lorsqu’on aura posé les rails et aménagé les gares jalonnant son parcours… En attendant, comme tout est dans la frime et dans la Com, les vrais diplômés n’ayant le choix qu’entre le chômage et la prostitution, on se contentera de fêter des remises de diplômes honoris causa, certificats de pacotille épargnant aux candidats la nécessité de passer par les cases licence et master : plus besoin de courir longtemps, comme autrefois des années, voire des vies entières, pour se voir couronné !

Alors, Mrs les Ministres, après avoir dévalisé la Côte d’ivoire, dépêchez-vous de donner les noms de vos valeureuses coéquipières à la grande chancelière, pour lui permettre d’épingler bientôt sur le soyeux corsage de vos splendides assistantes ministérielles surbookées ces médailles du mérite, car la fatigue du jour se fait sentir, et les nuits sont bien longues… Vous qui semblez préférer deux jeunes assistantes de 20 ans, Eva et Elsa, à une collaboratrice expérimentée de 40, profitez des perspectives de vie dorée que vous offre l’espoir d’un autre mandat de cinq ans ! Heureusement que malgré son grand âge, la décoratrice en chef de cet opéra bouffe-sous aime encore semer à tous vents les médailles : il est urgent de récompenser à la hauteur de ses mérites notre fine élite doctorante ès rattrapage, afin que le monde entier n’ait d’autre choix que d’envier le niveau de vie et d’intelligence de cette terre d’excellence et d’exception. Gageons que l’ami Claude Bartolone, qui est attendu aujourd’hui, pour rencontrer son homologue Guillume Soro, et même le grand Chef, aura lui aussi droit à sa décoration : à défaut d’une pluie de milliards imbibant ses bagages au retour, ces milliards dont la France EVP – En Voie de Paupérisation – aurait tant besoin, il ne retournera pas chez lui sans quelques breloques dorées…

Shlomit Abel, 24 octobre 2014

Port-Bouët sous le règne des dinosauriens, Martial Frindéthié

 

Hortense Aka Anghui, Maire de Port-Bouet depuis 34 ans

Hortense Aka Anghui, Maire de Port-Bouet depuis 34 ans

Au moment où Hortense Aka Angui, la maire actuelle de Port-Bouët, par exemple, prenait en main la destinée de cette commune, c’est-à-dire, en 1980, son opposant aux dernières élections, le Dr Emmou Sylvestre, était à peine né. Après s’être fait réélire une pléthore de fois par une machine électorale au fonctionnement problématique, Aka Angui revient pour une ixième victoire assurée. Et je ne crois pas que ses victoires lui viennent des urnes ; à moins que les habitants de la commune de Port-Bouët ne soient de grands masochistes qui adorent s’auto-flageller.

En trente-quatre (34) ans « d’administration Angui », qu’a gagné la commune de Port-Bouët ? Quiconque cherche la réponse à cette question n’a qu’à jeter un coup d’œil sur la « Mairie de Port-Bouët », le centre névralgique de Madame, où se prennent toutes les « grandes décisions ». La mairie est un îlot de délabrement posé au milieu d’un océan de mille décompositions.

Au nord des bureaux de Madame la maire, ce sont les puanteurs d’un abattoir débordé d’immondices, de déjections, et d’anarchies de tous genres, que la brise de l’Océan, déjà chargée des effluves nauséeux du marché marécageux, peine à refouler vers les violentes exhalaisons marneuses de la lagune Ebrié. Au sud-ouest, ce qui était autrefois la belle plage de Petit-Bassam, est nue. Plus aucun cocotier. Et le petit lac de Petit-Bassam, naguère si grouillant de baigneurs, où j’avais bu la tasse, où j’avais fait l’école buissonnière, où Maman était venue plus d’une fois me chercher la chicotte à la main, n’est plus qu’une flaque d’eau verdâtre. La cellule de réflexion de Madame la maire n’a jamais su comment préserver ce joyau de la nature ! D’ailleurs, le tunnel qui autrefois alimentait le petit lac en eau de la lagune s’est bouché depuis fort longtemps; et, de l’autre côté de la route, la lagune elle-même, a été transformée en un gros dépotoir, un berceau d’infections, un centre de contaminations. On y déverse tout; on y jette tout. Les centaines de latrines construites le long de la lagune s’y vident directement, et les excréments vont alimenter les poissons qu’on pêche ensuite pour nourrir les familles et approvisionner les maquis locaux. Et le cimetière qui gagne du terrain, qui avance dangereusement vers la lagune; et nos morts qui s’infiltrent dans le sous-sol et qui viennent nous tuer pendant que nous les pleurons. A l’est des bureaux de Madame la maire, c’est la cacophonie des wrowros, c’est le sauve-qui-peut de Gonzagueville, c’est le désespoir de Jean-Foly, c’est la répétition de la misère et de la décadence générales d’une commune qui est pourtant la plus riche du territoire ivoirien avec sa zone industrielle et sa raffinerie de Vridi et son aéroport international. Et au sud, ce sud qui disparait, c’est le village Alladian que la mer grignote, grignote, grignote chaque jour un peu plus sans que la moindre solution ne puisse être envisagée.

Pour aimer la commune de Port-Bouët telle qu’elle est aujourd’hui, il faut ne pas l’avoir connue telle qu’elle était auparavant. La commune continue de dépérir. Mais Madame la maire n’en a cure, car elle, elle mange et dort loin de tout cela. Elle a tellement de mépris pour la commune qu’elle gouverne, qu’elle n’y a jamais élu domicile. Qu’a gagné Port-Bouët en 33 ans d’Aka Angui? Sinon que le reflux, sinon que le dépérissement, sinon que l’anémie ?

Et n’allez pas me dire que les habitants de Port-Bouët sont de grands masos qui ne demandent qu’à être enchaînés à leur propre vomi. Si Madame la maire est réélue tous les 5 ans, c’est moins pour sa compétence que pour la « bonne huile » qui graisse la machine électorale.

The Racialization of the Response to Ebola and the Ideological Search for a Cure, M. Frindéthié

Ebola vaccineWith Ebola going global, the international race to develop a vaccine against the deadly disease has also intensified. Formerly restricted to a few poor African countries, the Ebola epidemics had received negligible attention from the main pharmaceutical conglomerates who saw very little if any benefit at all to be gained from developing a cure against the disease. However, as the latest Ebola outbreak seems to indicate that no frontier can remain invulnerable from the fatal virus, there has emerged a sudden awakening for self-reflection and unexpected awareness of “universal brotherhood.” Last week, officials of the WHO (World Health Organization) have hinted that an upcoming report on their response to the Ebola outbreak might reveal laxity and bias. Now, with the understanding that the racialization of the response to Ebola could be detrimental to people of all races and places, major pharmaceutical multinationals are working to come up with their own cures against the disease.

Paradoxically, in the scramble to develop a vaccine, old East vs. West unhealthy rivalries could impede progress. To wit, though significant progress toward a vaccine has been made by such countries as China and Russia, and though Cuba had sent hundreds of doctors to Liberia and Sierra Leone long before the West’s arousal, it is still the West’s efforts that are widely reported. What is needed in the fight against the global disease that Ebola has become is a global, concerted effort, not ideological posturing.

 

On Russia and the fight against Ebola: http://www.themoscowtimes.com/news/article/russian-scientists-develop-new-vaccine-to-fight-ebola-virus/505967.html

On China and the fight against Ebola: http://au.ibtimes.com/articles/569570/20141015/ebola-china-vaccine-mortality-rate-who-virus.htm#.VEheo_4tDIU

On Cuba and the fight against Ebola: http://www.smh.com.au/world/who-cares-about-ebolahit-west-africa-cuba-does-and-its-sending-doctors-20141023-11aebn.html

On Canada and the fight against Ebola: http://www.travelerstoday.com/articles/13157/20141019/cure-for-ebola-found-canada-to-ship-800-vials-of-experimental-vaccine-china-claims-to-have-found-cure.htm

BEN SOUMAHORO passe le régime au scanner: Alassane Dramane Ouattara pourquoi provoquez vous les Ivoiriens ?

Ben soumahoroEn l’an de grâce 1990 Alassane Dramane Ouattara déclare au cours d’une conférence de presse dans les locaux de la BCEAO à Abidjan-Plateau, que s’il avait un parti unique en Côte d’Ivoire il ferait des miracles.

Le multipartisme venait d’être réintroduit dans le système de gouvernement de la République (Avril 1990), après des revendications et des manifestations consécutives aux décisions d’application des mesures économiques et sociales impopulaires imposées par les institutions financières internationales au gouvernement de Félix Houphouët-Boigny et après « l’échec » des plans successifs de Moïse Koumoué Koffi et Arsène Assouan Usher . Alassane Dramane Ouattara réclamait le retour au parti unique, quelques mois à peine après son historique abrogation par Félix Houphouët-Boigny lui-même et par le PDCI-RDA. Alassane Dramane Ouattara qui n’était pas encore Premier Ministre mais seulement président d’un obscur organisme inventé par lui-même pour soit disant redresser l’économie nationale malade, a tourné en ridicule les plans de Moïse Koumoué Koffi et Arsène Assouan Usher pour mieux atteindre son objectif : celui de devenir chef du gouvernement de la République.

Malgré le puissant appui occulte dont il bénéficiait auprès de Félix Houphouët Boigny, Alassane Dramane Ouattara a tenu à garder son poste de gouverneur de la BCEAO à Dakar, parce qu’il n’était pas totalement assuré du succès de son entreprise. Il faut simplement retenir que l’homme voulait un parti unique pour la simple et bonne raison que l’opposition qui avait réussi à déstabiliser le grand Félix Houphouët Boigny, lui faisait déjà peur. Tout son comportement et sa méthode de gouvernement ont démontré par la suite qu’Alassane Dramane Ouattara n’était pas et n’avait aucune chance de devenir un démocrate : arrestation de Laurent Gbagbo en 1992, introduction de la carte de séjour pour les étrangers, imposition du certificat de nationalité pour l’obtention de la carte Nationale d’identité, collecte des taxes et impôts par des agents encadrés par les forces de l’ordre, pressions extraordinaires sur les opérateurs économiques Libanais pour des paiements d’impôts anticipés, menaces permanentes sur les enseignants dont les salaires avaient été réduits de moitié, dissolution de la Fesci sous Soro Guillaume, mise sous le boisseau des partis d’opposition par une loi anticasseurs, confiscation et musèlement de la presse et de l’audiovisuel par une loi liberticide, arrestations extrajudiciaires courantes, délits d’initiés, vol et détournement du budget à grande échelle, etc. …Tout cela se passait entre 1989 et 1993. Déjà !

En ce qui concerne la gouvernance actuelle de Alassane Dramane Ouattara, il est temps de mettre les barres aux « t » et les points sur les « i » devant l’inflation galopante des fautes, crimes et mensonges d’un homme qui a introduit la violence, la fraude électorale, la haine de l’autre, le vol institutionnel, le mépris de la vie humaine, une croyance narcissique hypertrophique en sa seule et unique personne, qui le rend dangereux. Si vous ne connaissez pas Ouattara, lisez la petite histoire qui va suivre et vous aurez tout compris : « Un homme se mire dans une glace. Mon Dieu ! S’écrit-il. S’il existe un homme plus beau que moi, je voudrais qu’on me le présente ». Pour Ouattara, tous les Ivoiriens sans exception sont nuls. A partir de quoi, il s’est octroyé le droit de nommer n’importe qui n’importe où pour faire n’importe quoi. Tout cela n’a aucune importance pour lui puisque tout le monde est nul. Et il croît tout seul pourvoir faire au vice l’hommage de la vertu. Imaginez une salle de classe où le professeur pose a ses élèves une question piège : « Savez-vous la différence entre Dieu et Alassane Ouattara ? » Réponse, non. Solution : « Dieu lui, ne se prend pas pour Alassane Dramane Ouattara. »

Laissons là ces aspects du caractère de ce personnage singulier, pour la simple et bonne raison que les médecins conseillent de ne pas interpréter une posture qui entre dans la pathologie psychiatrique. Cet homme-là a introduit aussi dans notre pays une pratique qui elle, fera durablement beaucoup de mal à notre démocratie naissante et à la paix. « Si je perds les élections c’est qu’on aura organisé des fraudes massives ». Cela s’appelle une prédiction créatrice. Aujourd’hui, Alassane Dramane Ouattara a profité du fait avéré que l’opposition tout entière ressemble désormais à un théâtre d’ombres pour asséner ses vérités et tirer à son seul profit les bénéfices de ses théories fumeuses et dangereuses. Il ne faut pas s’y tromper. Pour moi le PDCI-RDA fait aussi partie de l’opposition. Mais il semble être le seul à ne pas le savoir. Tous les observateurs sérieux ont fini par se rendre compte qu’Alassane Dramane Ouattara n’avait aucun plan pour gouverner la Côte d’Ivoire. Quand il arrive dans ce pays en 1989, il trouve en place un Félix Houphouët-Boigny déjà diminué, un gouvernement affaibli par la crise systémique mondiale mais il s’aperçoit aussi que pour ne pas être débordé, le Président Félix Houphouët-Boigny a institué une organisation du gouvernement qui avait donné tous les pouvoirs à quatre personnalités dont les activités tournaient autour de la DCGTX.

Antoine Césaréo régnait alors en Grand Maitre de l’ordre de ce « gouvernement de l’ombre », auquel Félix Houphouët-Boigny avait donné tous les pouvoirs d’une primature véritable. Il ne manquait plus qu’un décret pour donner une réalité politique à cet organe technique informel. Pour sauver les apparences du régime Présidentialiste, le Président Félix Houphouët-Boigny n’a jamais signé ce décret. Cette « équipe de surdoués » comptait donc : Antoine Césaréo DCGTX, Alain Belkiri Secrétaire Général du gouvernement, Guy Nairay Directeur du cabinet du Président de la République et Norbert Kouakou DG de la CAISTAB. Un point, un trait. Le vrai gouvernement de la République réduit à la portion congrue, ressemblait à un ectoplasme et aucun Ministre n’osait porter la contradiction à Antoine Césaréo, qui avait fini par devenir le vrai patron du pays. Il était trop exemplaire et trop puissant pour durer. Son règne prendra fin très vite, dès que Dominique Nouvian Folloroux aura pris pieds au palais Présidentiel auprès de Félix Houphouët-Boigny. Mais ceci est une autre histoire… Quand Alassane Dramane usurpe le pouvoir en avril 2011 dans les conditions qui n’ont échappé à personne, il n’a en tête qu’une seule formule de gouvernement : le modèle Antoine Césaréo. Alassane Dramane Ouattara ne nourrit alors qu’un seul projet ; faire revenir Antoine Césaréo pour reproduire le même schéma Houphouëtien de l’époque glorieuse. Mais il y a un os. Dominique Folloroux qui voyait en Césaréo un obstacle à ses projets politiques, était à la base de la rupture du contrat personnel non écrit qui liait Félix Houphouët-Boigny à l’ingénieur-général Français. Cet homme exceptionnel qui avait fini par aimer profondément Félix Houphouët-Boigny, quitte la Côte d’Ivoire les larmes aux yeux mais il avait au moins compris d’où venait le coup de boutoir de son « expulsion ». Comme Alassane Dramane Ouattara n’avait aucun autre plan pour exercer le pouvoir dans un pays qu’il ne connait pas, la réhabilitation d’Antoine Césaréo est devenue incontournable à ses yeux. Et il a dû l’imposer à son entourage et même à son épouse. A moins que ce ne soit l’inverse. Mais c’est bonnet blanc – blanc bonnet. Ou alors Amadou Gon Coulibaly et Serrey Eiffel anciens adjoints de Césaréo à la DCGTX ont pu être les fers de lance du retour de leur ancien Mentor. Toujours est-il que l’équipe se reconstitue. Pas forcément avec les mêmes. Alain Belkiri n’a pas accepté l’offre, Guy Nairay et Norbert Kouakou sont morts mais Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca qui a installé de force Alassane Dramane Ouattara au pouvoir, trouve des solutions rapides : ainsi le « Shadow Cabinet » de Ouattara se compose comme suit :

- Antoine Césaréo : Ministre des Travaux Publics, Ministre des affaires étrangères et du commerce international de la Côte d’Ivoire.

- Phillipe Serey Eiffel : Ministre des finances de la Côte d’Ivoire.

- Général Claude Réglat : Ministre de la défense de la Côte d’Ivoire.

- Général Marc Paitier : Ministre de l’intérieur de la Côte d’Ivoire.

- Christian Delmotte : Ministre de la santé de la Côte d’Ivoire.

- Anne Meaux : Ministre de la communication de la Côte d’Ivoire.

- Cédric Lombardo : Ministre de l’environnement de la Côte d’Ivoire que Dominique Folloroux a ramassé au palais pour récompenser sa mère Liliana Lombardo d’avoir trahi Simone Gbagbo son amie inséparable.

- Jean Louis Blanc : Ministre chargé du parc automobile du palais présidentiel.

- Fréderic Bedin : Ministre chargé des grands événements de la Côte d’Ivoire.

- Olivier Payet : Ministre des cuisines du palais présidentiel – ancien chef cuisinier de l’hôtel Tiama et beau-cousin de Dominique Folloroux.

- Dominique Nouvian Folloroux Ouattara : Super-Ministre et chef auto proclamé du gouvernement de l’ombre.

Apres quoi vous aurez compris pourquoi Alassane Dramane Ouattara se fout totalement d’avoir un gouvernement compétent, efficace et national. Quelques « bougnoules » lui suffisent pour faire illusion sur le plan international alors que le vrai pouvoir est ailleurs. Une Mercedes Benz, une 4 X 4, une Résidence de fonction, une secrétaire parfois très particulière, quelques maitresses, des conférences à l’Etranger sans compte-rendus, les gros plans de la RTI pour frimer au quartier, quelques costumes de chez Francesco Smalto suffisent au bonheur de ces nègres fascinés par les apparences. La Cote d’Ivoire ? On s’en fout ! Les raisons profondes des choix qui peuvent surprendre et même choquer viennent de ces dispositions que l’on vous cache. J’ai décidé de vous faire découvrir quelque uns de ces Ministres-tocards, en essayant de ne pas trop blesser leur vanité. Evidemment la liste n’est pas exhaustive et le choix a été tiré à la courte paille.

ADAMA TOUNGARA :

De tous ces Ministres corrompus et incompétents, le pire n’est pas Adama Toungara qui est placé aujourd’hui sous les feux de la rampe pour avoir perdu le tiers de son ministère et la totalité de son honneur. Parce qu’en fait, comment supporter la présence de sesToungara collègues qui le regarderont désormais avec des yeux de merlans frits tous les mercredi Matin, sans écoper d’une poussée d’hypertension artérielle ? Pourtant Adama Toungara est le seul à qui une telle mésaventure n’aurait jamais dû arriver aujourd’hui. Directeur Général de PETROCI dans les années 1970 et éminence grise du même Ministère des mines, il avait réussi à se faire « virer » par Félix Houphouët-Boigny qui pourtant lui portait une réelle affection. L’homme a été brutalement remplacé alors par Daouda Thiam Ministre des mines du Général Robert Guéi après le coup d’Etat de 1999 et actuel conseiller spécial de Alassane Dramane Ouattara pour les mines. Chaque Ivoirien sait maintenant que c’est Adama Toungara qui a conduit à la découverte du pétrole au large de Grand-Bassam ce qui a emmené Félix Houphouët-Boigny à boire le premier verre de champagne de sa vie. L’histoire ne dit pas si le champagne était du « Trouillard ». Personne ne peut m’expliquer comment Adama Toungara peut encore avoir commis les mêmes fautes au même endroit. Les détracteurs de l’ingénieur du pétrole diplômé de l’université de Californie disent de lui qu’il est atteint d’une propension congénitale et maladive au gaspillage, à la luxure et à la concussion. Ses amis eux, sont profondément choqués et déçus.

ALAIN LOBOGNON :

Un homme sorti de nulle part et qui aspirait déjà en 1995, à devenir le Président des Jeunes Républicains (RJR) alors que pour la fonction il avait été frappé par la date de péremption, parce qu’il avait au moins 40 ans. Aucun jeune de l’époque n’avait envie de se voir Lobognonreprésenté par cet extraterrestre qui semblait avoir été lobotomisé à la suite de troubles invisibles à l’œil nu. Alain Lobognon le bien nommé sortait sans doute du laboratoire du Docteur Frankenstein (version Boris Karloff) et son allure faisait peur aux jeunes républicains qui étaient habitués à d’autres standards de représentations physiques. Pour ne pas vous torturer davantage, il faut dire tout simplement que « la tête » du candidat Lobognon ne leur convenait pas. Et Alain Lobognon qui venait de Port-Bouet comme « Godzilla » venait de la mer, fut brutalement jeté par l’électorat jeune du parti dans un fracas épouvantable. Alain Lobognon que personne ne voulait connaître ni avant ni après l’élection, est arrivé quatrième et dernier après Touré Vazoumana troisième, Amadou Coulibaly deuxième et Odjé Tiakoré qui a eu la faveur des votants au congrès de Daloa en 1996. Dès lors, la trappe s’est ouverte sous les pieds d’Alain Lobognon qui n’est plus entré dans aucun calcul du RDR. Alors que l’on croyait que la nuit s’était étendue sur ces projets, la créature du Docteur Frankenstein refait surface au milieu de la rébellion de 2002 où il fait merveille parce qu’il a le physique de l’emploi. Il s’accroche désespérément à Soro Guillaume et sa fidélité au « maître des ténèbres » de Bouaké lui vaudra d’être nommé Ministre. Par la suite tout le monde aura compris qu’il a été maintenu au gouvernement au double motif qu’il appartenait au clan des « Soro Boys » et qu’il était Krou, argument en béton pour servir de faire-valoir à la secte tribale nordiste du RDR. Vous avez sans doute remarqué que personne n’a parlé de diplôme, de qualification ou même de compétence. Ce n’est pas nécessaire parce que le monde de Ouattara a donné un autre sens et un autre contenu au mot « technocrate ». Il suffit d’arriver dernier à une élection, avoir du sang sur les mains, n’avoir rien dans la tête pour être coopté par ceux qui vous ressemblent, « And So On ». Ce ne sont pas les exemples qui manquent, même au sommet du RDR et du gouvernement lui-même.

Alassane Dramane Ouattara ne sait pas que la Côte d’Ivoire existait avant lui et qu’elle continuera bientôt de vivre après lui et sans lui. Que ses amis lui demandent de faire un peu attention, parce que les Ivoiriens ne sont pas des « bougnoules ». Ils ne disent rien pour l’instant. Mais pour combien de temps encore ?

BRUNO NABAGNÉ KONÉ :Nabagne

Les preuves de l’incompétence de Koné Bruno s’étalent sur tous les murs de Côte d’Ivoire Telecom et Orange, au point que les Français ont étés obligés de le ramener discrètement en France en attendant des jours meilleurs pour son Mentor Alassane Dramane Ouattara. Je pensais que la promotion-canapé était exclusivement réservée aux femmes. C’était mal connaitre les pratiques du clan Ouattara. Il existe là-bas ce qu’on appelle « la collaboration horizontale », délit répandu à tel point qu’il n’est pas rare de constater qu’un Ministre légalement marié se croît en droit de faire montre de sa virilité procréatrice à l’endroit d’une conseillère spéciale du Chef de l’État au demeurant nièce directe du même chef de l’État. Ce n’est pas grave puisque Monsieur le Ministre Bruno Koné, Mademoiselle la conseillère spéciale Touré Masséré et la croisière de Magellan s’amusent. Des bébés peuvent naître dans cette administration joyeuse pendant que « les blancs travaillent ».

KANDIA KAMISSOKO CAMARA :

La preuve évidente du mépris d’Alassane Dramane Ouattara pour l’État, la République et le Peuple Ivoiriens se matérialise dans la nomination de Kandia Kamissoko Camara en qualité de Ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique. Rien au monde ne peut objectivement justifier un tel choix sinon la triple volonté d’Alassane Dramane Ouattara de punir les Ivoiriens pour l’avoir rejeté dès le départ de son aventure ubuesque de conquête du pouvoir d’État en Côte d’Ivoire, de ne l’avoir pas aimé, et de l’avoir renvoyé à ses origines qu’il avait honteusement reniées. Kandia Camara elle est Ivoirienne, marié à un Guinéen descendant d’une grande famille ayant servi loyalement la République de Côte d’Ivoire. Kandia Camara est même inscrite en bonne place au palmarès national du sport. Au plan politique son seul fait de guerre a consisté à créer une petite ONG sans militant et sans membre du nom de KandiaCORACEF à l’intérieur du PDCI-RDA dans les années 90. CORACEF était un organe fantôme inopérant dans la mesure où le PDCI ne reconnait jamais les courants. Sentant assez rapidement que le PDCI allait la jeter, elle s’est précipitée fort opportunément dans les bras du RDR qui venait de naître en 1994. Voici pour la « brillante carrière politique » de la non moins brillante handballeuse. En dehors de cela, elle s’était plutôt illustrée par des actes passablement impudiques au bahut de Bouaké sur ses congénères internes qui l’avaient surnommée « Wara ». Kandia Camara qui possède un culot incommensurable que j’ose qualifier de professionnel avec votre permission, a prétendu qu’elle avait fait des études pour enseigner l’Anglais alors qu’elle n’a jamais parlé un traître mot de la langue de Kate Middleton. Elle s’est solidement accrochée à la famille Ouattara pour se frayer un chemin dans la secte tribale du RDR dont elle est devenue assez rapidement un membre influent. Son manque total de « classe » et son agressivité sur les plateaux de télévision ont fait la joie du Mentor du RDR qui s’est cru obligé de récompenser Kandia Camara en nommant de ce fait la femme la plus mal éduquée de la République au Ministère du même nom. L’affaire est tellement grave qu’elle a laissé les enseignants d’abord, la communauté internationale ensuite sans voix. Les Ivoiriens qui la connaissent bien se sont écriés « Mon Dieu qu’est ce qui nous arrive ! ». Pour insulter l’intelligence des Ivoiriens Ouattara n’aurait pas pu trouver pire. Seul point positif de la nomination de Kandia Camara au gouvernement de la République, le développement exponentiel du commerce des mèches à tissages Brésiliennes et Nigérianes et des produits cosmétiques éclaircissants du Ghana. Le pouvoir d’achat de « Wara » a changé ! Ma sœur, Ministre là c’est doux deh !

HAMED BAKAYOKO :

Très peu de choses pour camper le personnage. Il n’était rien avant, il n’est rien après, sauf qu’on signale assez régulièrement àndombolo l’attention des Ivoiriens qu’il a fait de sommaires et fugaces études de Médecine en Haute Volta, qu’il est un danseur émérite de « Ndombolo » et de « Bachégué », qu’il est un loubard professionnel, et un tenancier de bars en Côte d’Ivoire et en France Rue de la Croix-Nivert à Paris, savamment introduit par ce fait dans les milieux de la pègre ; en somme notre petit Al Capone quoi ! Je vous ordonne donc d’être fiers de nôtre Grand Ministre de l’Intérieur. Mais il y a quand même une tâche au milieu de ce beau tableau. Hamed Anliou Bakayoko est quand même celui qui a conduit « le commando » qui a mis fin à la vie de l’Etudiant Thierry Zébié. Pourquoi cette accusation qui lui met du sang sur les mains revient-elle de manière si récurrente sans qu’il ne se trouve personne pour la démentir ou pour l’expliquer ! ? C’est tout cela qui fait de Hamed Bakayoko « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Voilà comment ça se passe maintenant qu’il est le premier flic et le premier loubard de la République . Pour le Ministre de l’Intérieur et de la sécurité d’Alassane Dramane Ouattara :

- Quand un homme parle seul c’est qu’il est habité par une grande angoisse. Il faut qu’il en trouve les raisons. N’oubliez pas qu’il y a des caméras de surveillance partout y compris dans votre salle de bain, quand vous en possédez une.

- Quand deux personnes se parlent cela s’appelle un échange. Ça peut poser problème, on se sait jamais, c’est inquiétant.

- Si trois personnes se rencontrent pour bavarder, normalement cela s’appelle une conversation. Mais cela peut être convivial ou dangereux. La prudence est recommandée aux services.

- Quand quatre personnes se rencontrent pour se concerter c’est forcément un complot. Le CCDO est aussitôt alerté. Mais la conspiration est forcément Gbagboïste.

- Cinq personnes réunies dans une unité de lieu et de temps, Mon Dieu c’est un coup d’État de préférence ourdi par les pro-Gbagbo.

- Quand les intrigants sont au nombre de six et plus c’est automatiquement une révolution des « anciens mercenaires libériens » pro-Gbagbo. Toutes affaires cessantes il faut supplier « Licorne et ONUCI » d’intervenir.

A cela il faut ajouter l’adoubement de ses « frères de lumière » les Francs-mâcons, la promotion des homosexuels, la protection de la fratrie Ouattara, le contrôle et la gestion par le Super-Ministre des enlèvements quotidiens d’opposants pro-Gbagbo, des exécutions extrajudiciaires, des disparitions de paisibles citoyens, et des coups tordus ordonnés par Alassane Dramane Ouattara lui-même. Ainsi va la sécurité « façon HamBak-Magellan » dans notre beau pays.

GAOUSSOU TOURÉ MULTIPRODUITS :

Il est assez surprenant qu’un Banquier même autoproclamé et funambule de la finance comme Alassane Dramane Ouattara ne se soit Gaoussou-Toure-Minister-of-Transport-of-Ivory-Coast-Cote-d-Ivoirepas aperçu avant de le nommer au gouvernement, qu’un de ses Ministres en l’occurrence Gaoussou Touré a été failli deux fois et renvoyé de la SGBCI où il avait participé à des malversations importantes qui auraient dû le conduire à la MACA pour au moins 20 ans. Ces faillites frauduleuses étaient liées à la mauvaise gestion de ses affaires personnelles qui l’ont emmenée à spolier les pauvres paysans du Nafana de plusieurs Milliards de F.CFA dûs au titre de plusieurs récoltes impayées d’anacardes (Noix de Cajou). De plus, le désormais Ministre des transports a détourné tous les fonds de la COOPEC d’Odienné montée avec l’argent des cadres, sans jamais rendre des comptes aux actionnaires. Comment un banquier central devenu Président de la République d’après lui peut-il ignorer ces faits punis par la loi et qui classent son futur Ministre au rang des pires malfrats du pays ? Sous le régime de Laurent Gbagbo, le truand Gaoussou Touré multiproduits qui aspirait à devenir Président du Conseil Général du Denguélé, a vu sa candidature annulée par une décision de justice. Les Odiennéka ont ainsi été sauvés de ses projets funestes. Comment Alassane Dramane Ouattara a pu ne pas s’apercevoir qu’il avait affaire à un escroc patenté ? Bien sûr qu’il savait ! Mais Alassane Dramane Ouattara se fiche totalement des lois Ivoiriennes établies avant lui et il avait de surcroît une dette à payer à son grand et généreux protecteur Lamine Diabaté qui est en fait l’oncle de « Massogbai », l’épouse de Gaoussou Touré. D’autre part, contre toute attente la répartition nouvelle des attributions au gouvernement a transféré à Monsieur Gaoussou Touré des décisions qui revenaient de droit au Ministère des infrastructures économiques. Les magouilles ne se sont pas faites attendre : attribution du deuxième terminal à conteneurs du Port autonome d’Abidjan, réaction bien comprise de Jean Louis Billon, cour de Justice de l’Uemoa, Martin Bouygues, Vincent Bolloré et consorts, charivari au gouvernement, corruption galopante au bord de la lagune Ébrié , silence pesant de Alassane Dramane Ouattara, qui savait pertinemment, qu’on en arriverait là avec son Ministre Gaoussou Touré. Alassane Dramane Ouattara doit apprendre à respecter les Ivoiriens.

RAYMONDE GOUDOU COFFIE :

goudouMadame Raymonde Goudou Coffie dont personne n’a jamais remarqué le militantisme au RDR, s’est brusquement retrouvée « scotchée » dans une suite-junior de la République du Golf, où elle s’est distinguée par son agitation particulière et ses propos agressifs à l’encontre des proches de Laurent Gbagbo et du Président en exercice qu’il était au moment de son arrestation en 2011. Voici ce qu’elle déclarait alors, exactement au moment où Laurent Gbagbo était emmené dans sa première prison à l’Hôtel du Golf avec son épouse Simone. Madame Raymonde Goudou Coffie était hystérique. Aux dires des témoins oculaires, elle bavait de rage : « Je savais que Wattao allait nous trahir. Il a laissé cet imbécile vivant au lieu de le bousiller » dixit Raymonde Goudou. Laurent Gbagbo n’a pas été tué, n’en déplaise à Madame Goudou Coffie. Mais on aura remarqué sa macabre détermination. Pourtant personne ne connaissait cette pharmacienne alassaniste zélée, dans les cercles du pouvoir Gbagbo. Par conséquent personne, à fortiori Laurent Gbagbo, n’a pu lui faire du mal. Il faut savoir que chez les Ouattara il faut toujours montrer « patte blanche » pour comprendre le comportement et les propos de cette dame au demeurant charmante. Pour mieux comprendre encore le cas Raymonde Goudou, il faut savoir que comme son patron Alassane Dramane Ouattara, elle a quelque chose à cacher dans son rapport à la Nation Ivoirienne. Raymonde Goudou épouse Coffie est Française de naissance, d’un père Antillais Goudou Charles. Cet homme, le père biologique de Raymonde était très connu en Côte d’Ivoire où il a résidé pendant de nombreuses années… Pourquoi n’en parle-t-elle jamais ni en public ni en privé ? Voici au moins une preuve qu’elle n’est pas apatride comme son patron Alassane Dramane Ouattara. Alors, qu’est ce qui la fait courir la Raymonde Goudou, au point d’en vouloir à un tel degré à Laurent Gbagbo qui ne la connait même pas ?

ANNE DÉSIRÉE OULOTTO :

oulotoLa mythomanie, la cleptomanie, la capacité de dissimulation, l’opportunisme bruyant, sont les qualités indispensables pour faire partie du cercle concentrique le plus proche de ce « Président » qui est passé maître dans l’art de mentir avec l’autorité de l’Etat. A ce jeu-là, Anne Désirée Oulotto s’est supérieurement surpassée au point de devenir la « bonne à tout faire » de madame Dominique Ouattara. C’est en partie ce qui explique son transfert au Ministère de la famille (Quelle famille ?), de la femme et des « Children of Riviera Golf ». En dehors de sa lourdeur intellectuelle et de sa faiblesse morale, sans compter l’incompétence, qui hélas ne lui est pas exclusive dans le panier à crabes du « Dramanistan », il faut reconnaître son mérite d’avoir su s’émanciper du dictat de la mensuration… Peut-être est-ce bon de s’arrêter là aujourd’hui par charité Chrétienne, pour les raisons que vous ne savez pas.

NATIONALITÉ ET RÉFORME FONCIERE :

Après nous avoir imposé un gouvernement nul, inutile, incompétent et inefficace auquel il convient de substituer le cabinet Français de l’ombre qui gouverne réellement la Cote d’Ivoire, voilà qu’Alassane Dramane Ouattara veut nous imposer une réforme foncière au bénéfice de ses frères Mossi à travers un réexamen de la loi sur la nationalité. Alassane Dramane Ouattara est logique avec lui-même. Quand il parle d’apatridie il a raison, mais ce qu’il veut cacher, c’est qu’il est le seul apatride de ce pays. Il n’est pas Ivoirien et il a en même temps renié son pays la Haute Volta, ses parents et son honneur. Il n’y a pas de meilleure définition de l’apatride. Souvenez-vous. Alassane Dramane Ouattara est le premier et le seul intervenant au forum de la réconciliation de 2001 à avoir utilisé le terme apatride pour expliquer son propre statut. Vouloir maintenant étendre son usage à un demi-million de Mossi nés sur notre sol est une forfaiture, une imposture et une méconnaissance du problème de ces Mossi qui n’en demandent pas tant. Si vous rencontrez Alassane Dramane Ouattara, dites-lui d’arrêter son numéro de « Djinamory». S’il continue sa prestidigitation politique insensée, les Ivoiriens vont perdre leur sens de l’humour et ça risque d’aller mal pour lui. A force de vouloir pousser toujours plus loin la provocation, il va finir par connaître et subir la vraie nature du peuple Ivoirien.

Parmi les enfants de ce pays, il y a des personnalités qui parlent peu. Quand elles réagissent à un problème ou à une situation, il faut nécessairement en prendre la mesure et raison garder. Mais chacun de nous sait qu’Alassane Dramane Ouattara et la raison ne font pas bon ménage. Et comme il ne connait personne dans ce pays, je me fais un devoir de lui présenter Gaston Ouassenan Koné, et le prie de m’en être reconnaissant.

Général de gendarmerie à 32 ans, Ministre , plusieurs fois Ministre de la sécurité, d’une efficacité redoutable, qui a inspiré des chansons restées célèbres dans les répertoires de supers-stars de notre show business, ambassadeur en Argentine, député depuis plus de 20 ans, Maire de Katiola ayant tenu la dragée haute au vieux et valeureux Général Ouattara Thomas Daquin dans la région du Hambol, Président du groupe parlementaire PDCI-RDA, un Président toujours posé et conciliateur, sous le nez et à la barbe duquel le RDR vient d’agiter le petit Jean Louis Billon de manière grossièrement opportuniste, en lui attribuant le poste de Président du conseil régional de Katiola. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que du haut de son piédestal usurpé de Président de la République, Alassane Dramane Ouattara essaie d’imposer à la représentation Nationale et au PDCI-RDA des notions jamais usitées dans notre pays : apatridie et autres termes barbares tournants autour de la Nationalité, sans compter le gravissime problème de la Réforme Foncière d’un pays qu’il ne connaît pas et qu’il veut régler avec des arrière-pensées micro-colonialistes et macro-tribales. Il n’est alors pas étonnant qu’un homme de bon sens comme Gaston Ouassenan Koné retrouve les accents martiaux de sa jeunesse pour lui dire « Halte là, ceci est la ligne rouge » dans des termes qui ne prêtent à aucune équivoque. Mais comme je sais que Alassane Dramane Ouattara ne comprend pas bien le Français je me ferai l’indicible plaisir de lui présenter Billy Billy pour qu’il lui fasse une explication du texte que voici : « La Nationalité est un élément fondamental de la souveraineté Nationale, c’est pourquoi son encadrement juridique ne saurait être aussi facilement rendu caduc par l’effet automatique des traités et autres accords même dument ratifiés. En notre sens, en insérant cette disposition, nos devanciers ont sans nul doute voulu nous inviter à faire preuve d’une vigilance particulière avant d’autoriser la ratification d’instruments légaux internationaux relatifs à la nationalité » dixit Ouassenan Koné.

La Cote d’ivoire n’est pas née aujourd’hui. Même s’il n’a que dédain pour ses prédécesseurs, pourquoi Alassane Dramane Ouattara cherche-t-il à imposer une loi inique à marche forcée là où les problèmes ont étés réglés par les faits, par la raison et par l’histoire. Attention Ouattara, les Ivoiriens ne sont pas loin de perdre leur sens de l’humour et de la dérision. A bon entendeur…

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO

Ancien Député Indépendant à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire.

Le 02 août 2013

Dozoland: sous le règne des rattrapés

Pendant que les écoliers ivoiriens prennent leurs cours assis à même le sol, pendant que des millions d’Ivoiriens sont réduits à consommer de l’eau imbuvable, pendant que les hôpitaux ivoiriens vidés de leurs médicaments sont transformés en mouroirs, pendant que les gouvernants ivoiriens mendient indignement des gants aux pays occidentaux pour combattre le Evavirus Ebola, ces mêmes dirigeants dilapident dans l’insolence totale l’argent du contribuable. 3 000 dollars américains par jour ! Voici ce que le ministre ivoirien des mines Adama Toungara paie comme « frais de mission » à sa jeune « assistante » Eva Traoré, dont on devine bien la « mission », pour qu’elle l’accompagne dans ses voyages de mendicité à l’étranger. Avec les rattrapés, l’indécence a atteint son paroxysme.

Il y a quelques jours, La Lettre du Continent dévoilait une histoire incroyable d’un ministre ivoirien qui avait effectué un déplacement aux Etats-Unis, avec une assistante personnelle, payée à 3 000 dollars par jour, comme frais de mission.

Le magazine n’avait pas donné de nom. Aujourd’hui, nous sommes capables de vous dire qu’il s’agit du ministre du Pétrole et de l’Energie, Adama Toungara et de son assistante très personnelle, Eva Traoré.

La jeune femme, selon ce qu’elle publie elle-même sur son compte Instagram, ne donne pas dans la dentelle. On la voit dans des bars devants du champagne, dans des salons et restaurants huppés entourés d’amis festoyant, etc.

Sa dernière folie est un téléphone Blackberry Passport flambant neuf qu’elle brandit fièrement, et dont elle a publié l’image, sans doute pour montrer qu’elle est une nouvelle riche. Et comme si le scandale de la mission des Etats-Unis ne leur ont pas servi de leçon, l’assistante très personnelle est depuis deux jours, en mission à Paris, moins d’une semaine après son retour des Etats-Unis. Combien touche-t-elle par jour comme frais de mission, pour cette mission ? On n’en sait rien.gaspillage

Au ministère de l’Energie, il se murmure qu’elle n’a jamais pu produire une note, alors qu’elle est au service Communication. Jadis au ministère de la Justice, elle s’était faite remarquer en disparaissant avec les enveloppes des journalistes, à plusieurs reprises.

Eva Traoré fait partie de cette nouvelle race de jeunes filles, abusivement appelées « assistantes » qui sont dans le sillage de certains ministres et dont on ne connait aucune compétence professionnelle précise. Plusieurs ministres ont ainsi des assistantes bombardées au service Communication, sans qu’elles ne soient capables de rédiger un plan de communication, et laissant d’autres personnes plus outillées, faire leur boulot à leur place, sans que ces dernières bénéficient du fruit de leur compétence. Plusieurs ministres sont dans ce cas. L’on peut citer, sans que cette liste soit complète Cissé Bacongo, Alain Lobognon et même le jeune ministre Cissé Abdourahamane, qui ne se déplace jamais sans au moins une assistante personnelle (elles sont plusieurs dans son cabinet), parmi lesquelles, une fille de Djény Kobinan. Nous y reviendrons.

http://abidjantv.net/2014/10/20/voici-eva-traore-lassistante-personnelle-du-ministre-qui-etait-payee-a-3000jour/

From Colonization to Globalization: Difference or Repetition? Martial Frindethie

global
. . . since the collapse of the USSR, the dynamics of empire has changed. The World is now more multipolar and mercantile, with China and Europe emerging to compete against the US. Empire is more driven by multinational corporations, whose interests transcend those of any particular nation-state.
STEVEN HIATT— »Global Empire: The Web of Control, » A Game As Old as Empire

Crisis as Possibility or Globalization à la française 
General Charles de Gaulle, this most beloved French president and iconic figure of French resistance and morality, once formulated an aphorism whose hideous veracity is only equaled by the unscrupulous zeal with which France put it into practice throughout history. « France, » he said, « has no friends, but only interests. » This Gaullist maxim, which foreboded an unchanged paradigm of philosophical disinformation, economic strangulation, military persecution, and political destabilization, if it has proven factual over time and has helped France accumulate a colossal fortune to the detriment of its former colonies, is today being challenged by most French-speaking African countries. Perhaps, the most powerful counter-hegemonic social movement of the twenty first century witnessed in French Africa is the resistance movement that has been taking place in Côte d’Ivoire since 2002. Sidiki Bakaba, an Ivorian filmmaker, has documented it in his Bare-handed Victory.1 It is a mobilization and struggle against French neocolonial agenda disguised under the coat of globalization. The objective of this polymorphous resistance movement is to unveil and defeat France’s imperial economic and political scheme wherever it will manifest itself in Côte d’Ivoire and under whichever form it will hide. Côte d’Ivoire, the Ivorian patriotes often chant, will be the graveyard of France’s deceitful policy in its former colonies. What they mean is that, at least in Côte d’Ivoire, they are determined to put an end to the French arsonist policy by which France has historically schemed to set multiple fires in Africa in order to hire itself as emergency management agency via the United Nations and the world financial institutions.

THE LOGIC OF FRENCH INTERVENTIONS IN AFRICA 
No matter under which form they come into view, the various French interventions in Africa have never had a philanthropic thrust. French intrusions in Africa have always been driven by logic of maximum wealth through minimum or no effort. Historically, the French Republic has seldom won a war. In fact, the French have systematically lost most wars, even the ones that they confidently declared on their neighbors; and each time France was defeated, it turned to Africa or to the Caribbean with the most destructive designs to assuage its bruised ego and to rebuild its broken finances. An understanding of the French policy in Africa—and the Caribbean—whereby in moments of political and financial distress at home crises are implemented abroad as possibility for Hexagonal improvement could inform a discussion of the contemporary stance against France’s brand of globalization in Africa in general, and in Côte d’Ivoire in particular.

In 1871, in the aftermath of the Franco-Prussian War, a war that France declared and seemed so confident to win on its Prussian neighbor, France emerged a broken and demoralized nation with a diminished territory, a poor economy, and an injured reputation. The German Alliance had just defeated France, annexed its territories of Alsace and Lorraine, and handed the French government a reparation invoice the equivalent of one billion dollars to be paid within three-year. Despite its drained reserves, France managed to acquit itself of the enormous bill long before the scheduled deadline. France’s alacrity to make good on the German humiliating tab would have seemed a casual occurrence if almost fifty years before this event, a less powerful country, Algeria, asking that France reimbursed a loan it had owed for too long, had not paid a heavy cost for its impertinence. In fact, the immediate economic outcome of the 1789 French Revolution was catastrophic. Agricultural methods in France had remained archaic. Unlike British farmers, for instance, French farmers had not been able to develop large agricultural exploitations to sustain the local markets and bring in much-needed revenues. The small farms could hardly feed the French populations, and the price of grain and firewood had skyrocketed; bread, the quintessential French food, was being rationed. France was on the verge of famine, and an even more dangerous prospect was developing: Napoleon’s hungry armies in Italy and Spain were getting irritable, and a mutiny could break any time. Subsequently, France turned to two Algerian commercial houses, Bacri and Busnach, for a loan in money and grains in order to remedy the country’s hardship. However, Bacri and Busnach, too, owed some money to the Algerian sovereign, Dey Kodja Hussein, and they were waiting for France to honor its tab, so they could settle their debt with the Dey. In 1815, by the end of the Napoleonic failed war, France’s debt to Algeria was about 18 million francs. Perhaps the merchants had asked Dey Hussein to recover the money from French authorities on their behalf, so that they could also settle their debts with him. Whatever the case, Dey Hussein grew impatient with France’s tergiversations. In 1827, during a heated argument with Pierre Deval, the French consul in Algeria about France’s long-due balance, the Dey’s flywhisk flew in the face of the French consul. King Charles X, who was not very eager to pay off his delinquent debt to Algeria, seized this occasion to protest what he perceived in the Dey’s gesture as lack of respect for the French Crown. Despite Dey Hussein’s explanation that his gesture was in response to Pierre Deval’s personal insult to him, and not a condescension directed at the king of France, 600 French ships landed 37,000 troops in Algeria on June 14, 1830. The French soldiers engaged in the most despicable acts of religious vandalism and human right abuses. They raided mosques and transformed them in cathedrals. They destroyed private properties; they raped women, and executed hundreds of Algerians. Less than a month later, on July 5, the French deposed Dey Hussein. By February 1831, Algeria became effectively a French settlement colony, and French authorities invited 4500 French colonists to farm the fertile coastal lands of Algeria.2 The French occupation of Algeria was not easy, nonetheless. Until 1962, the Algerians resisted the French. Finally, in 1962, the Algerians handed the French one of their most humiliating defeats in history. Germany of 1870 was not 1830′s Algeria. France understood that it was not in its interest to delay its obligation toward the Germans. So, France paid its debt promptly and spent the ensuing years ruminating its defeat and thinking of ways to brighten its tarnished image in Europe. Many social engineers suggested that France should concentrate its efforts overseas and build itself an empire that would both replenish its depleted coffers and extend to « inferior » races its ideals of civilization.

France, it should be noted, had been present in Africa as early as 1642 and had actively participated in the slave trade that sold more than 28 millions Africans in Europe and in the Americas between 1650 and 1900. At that time, the purpose was clearly economic, and no one spoke of extending French « superior » civilization to the « inferior » races of Africa. In the later years of the 1800, however, the climate was no longer the same. By 1804 Denmark initiated an abolitionist wave that started to sweep Europe and America. In 1848, France reluctantly abolished the official practice of slave trade. Among the people who had expressed disapproval of the slave trade, was Olaudah Equiano, a former slave. Equiano was also a former slave owner who had understood that slavery could only be stopped if there could be an incentive for not practicing it. So, he tried to convince slave owners that slave trade was depleting Africa of potential consumers of European goods, and he urged Europeans to turn instead to disseminating European civilization to Africa, as they exploited the many African raw materials from which slave trade had distracted them.3 The functioning semantic pair was thus launched, commerce and civilization, which would henceforth be seized on as determining the scope of France’s—and European—new globalizing efforts in Africa. Taking Equiano’s suggestions to globalize otherwise at heart, European countries raced for the riches of Africa. Ivory, gold, timber, cocoa, coffee, rubber, palm oil, nuts, and tropical fruits, and not slaves—even though some « lawbreakers » were still trading in slaves, for seventy years went by between the Danes’ abolition of slavery in 1792 and the effective stop of slave importation to Europe4— became the new commodities that brought huge profits to European markets. By the late 1800, Africa became so crowded with European fortune seekers that conflicts became inevitable. To better regulate trade in Africa and to avoid conflicts among the international actors in the region, the European powers held a conference in Berlin between November 15, 1884 and February 26, 1885, under the chairmanship of German Chancellor, Otto Von Bismarck. Although the organizers publicized the conference as a meeting for discussing issues of humanity, peace, and the « civilizing » and « welfare » of the native populations of Africa, it was definition of the rules to govern the Europeans’ claims of territories in Africa that actually dominated the talks. The Conference resolved the question of territorial conflicts among European countries by deciding that any European nation that formally gave other nations notice of its occupation of a territory would be recognized as the rightful owner of that territory. So, having defined the rules of the game, European powers rushed to slash as larger morsels as they could of the African pie.

However, still haunted by the specters of defeat, the French had yet to be convinced. Their 1870 beating by the Germans had dampened all their enthusiasm for globalizing enterprises. Furthermore, their Algerian colonies had not turned out to be what India had been to Great Britain. Algerians continued to oppose long- drawn-out resistances to the French occupation, and the North African colony had cost more headaches to France than it had brought in profits. In light of so few encouraging events, French financiers were hesitant to spend money in African adventures; they preferred less uncertain governments bonds, and French politicians preferred for their constituencies a good pot-au-feu to the bad bread that they ate during the 1870 German siege of Paris. On the other hand, the wounds of humiliation inflicted by the Germans were slow to heal, and many government officials believed that France could shine again if only it could secure for itself a large African empire. Five months after the Berlin Conference, a debate between proponents and opponents of colonial expansion was raging in the hall of the French Assemblée Nationale. The two most memorable protagonists of this debate were Jules Ferry (Ferry was twice prime minister of France, once from September 1880 to November 1881, and another time from February 1883 to April 1885) and Georges Clémenceau. On July 28, 1885, five months after being driven out of office for overseeing the failed the 1885 Chinese-French war, Jules Ferry was making a case for colonialism in the chamber of the National Assembly.

Ferry invoked three arguments in favor of France’s colonial expansion. Economically, within the logic of its industrial aspirations, France needed to find new markets outside Europe and the United States for its export commodities, as Germany and America had become increasingly protectionist at the same time as they had been flooding France with new agricultural and industrials products. Economists like Leroy- Beaulieu, who tried to establish a nexus between Britain’s wealth and its possession of an overseas empire, and who argued that the acquisition of a colonial empire would indubitably bring economic wealth to France, supported this argument.5 From a humanitarian perspective, Ferry argued that, as a member of the « higher race, » France had a divine right and a duty to civilize the « inferior races, » perfect them, and improve their backward morals. From a political and patriotic perspective, Ferry insisted that France needed to ensure its place in the world by performing acts of grandeur. For Ferry, amidst the European rush for territorial expansion, any politics of abstention on the part of France would amount to abdication. To ascertain its position on the international exchequer, France would have to start importing its language, its customs, its flag, and its genius.6 Replying to Ferry, Clémenceau charged that Ferry’s dichotomy of superior race/inferior race was suspect and reminiscent of the German social engineers’ discourse in the days preceding the Franco-Prussian war. The Germans, like Ferry was doing then, had argued for racial superiority.  German scientists had asserted that because the French were an inferior race, France was doomed to lose the war. So, Clémenceau urged his fellowmen not to repeat this German axiom against African nations by trying to disguise violence under the cunning designation of civilization. For him, the excuse of right or duty to civilize was nothing but a right to brutality that scientifically advanced societies tend to arrogate to themselves in order to take possession of less advanced nations and torture their citizens and exploit them for the benefit of so-called superior races. Clémenceau concluded that to make civilization a justification for colonization was to adjoin hypocrisy to violence. In any case, the early 1890s witnessed the rise of a multitude of strong pro-colonialist pressure groups, such as, the Comité de l’Afrique française, the Comité de l’Égypte, the Comité de l’Asie française, or the Comité de Madagascar, all unified under the banner of the Parti colonial, which made the case for a revival of France’s place in the world. Their argument was less to sell an African business venture to French investors than to sell an African empire to the state. By 1890, a colonial consensus was in place in France, which advocated a new globalizing venture based less on treaties with local chiefs, and more on forceful military approach.7 Against all apprehensions, the French militarized globalization in Sub-Saharan Africa turned out to be more lucrative than even pro-colonists had previously thought. When the dust of the European global dash to Africa settled, the continent was parceled into fifty territories, and most European countries had their African colonies. France, Germany, Great Britain, and Portugal were the countries that obtained the lion part. France snatched a large territory in West Africa from Mauritania to Chad (French West Africa), and Gabon and Congo (French equatorial Africa), as well as the Island of Madagascar. France became an empire-building nation. Its overseas empire comprised the territories of present day Mauritania, Senegal, Mali, Burkina Faso, Benin, Guinea, Côte d’Ivoire, Niger, Togo, Gabon, the Democratic Republic of Congo, the Central African Republic, Cameroon, Algeria, Tunisia, Morocco, the Islands of Mauritius, Reunion, Seychelles, Madagascar, Comoros, and Mayotte.

The French territories did not all have the same status. They were slave colonies, exploitation colonies, settlers’ colonies, or protectorates, and they were ruled accordingly. Most French colonies in the Caribbean were slave colonies, whereas in sub-Saharan Africa they were principally exploitation colonies. In exploitation colonies, France’s goal was to run away with most of the resources the colonies could yield (coffee, cocoa, lumber, palm oil, rubber, tropical fruits and nuts, and various minerals) for the benefit of the metropolitan state. Also, Africans from exploitation colonies were not on the same footing as those living in settlers’ colonies or protectorates. Settlers’ colonies and protectorates had local rulers collaborating with a French appointed consul. The protectorate of Tunisia had a local sovereign, the Bey. In the Settlers’ colony of Algeria, it was the Dey. These first attempts at globalization were, like the ones that preceded them, devoid of any real reciprocity. The native peoples of the colonies resisted them ferociously; and whatever justification the imperialist countries gave for their retreat from the colonies, they did not leave on their own good will. The cost in human and financial capital was too high for France to sustain, the determination of the colonized too strong to break. The imperialist countries left because they were simply and purely beaten and forced to recognize the autonomy of their colonies.

However, the hexagonal impulse for profit was so imperative that France devised a number of « cooperation » schemes to remain the privileged speculator in the newly independent countries of Africa. French-speaking Africa’s independences in the 1960s did not preclude France from seeking to exploit its former colonies. France’s politics in Africa has consistently been governed by a protectionist itch; an itch that long after the African independences, continues to make France think that it is the Promised Land, its language the quintessential language, and its culture the exemplary culture, and that by indoctrinating Africans to think so to, France can keep on transferring economic resources from Africa to France as natural and expected. Already, during the colonial system, France’s protectionist impulse had mandated free entry of French goods in the French African colonies and imposed tariffs on colonial goods entering France.8 This decision had the obvious consequence of impoverishing the colonies while enriching the metropolis. However, the 1930s recession made it crucial, for France’s economic survival, that French authorities transform the African colonies into consumer markets. France thus eased tariffs on its colonies in order to allow them to sell more easily on French markets, earn money, buy French manufactured goods, and also pay interests on their debts. At the same time, in order to avoid competition from other powers, France imposed quotas on some foreign imports to France and to French colonies. France also forbade its colonies to export certain products to foreign markets, thus forcing those foreign countries to purchase only from France products that would otherwise be available in the colonies.  In addition, France placed duties on some foreign imports competing with colonial goods entering France. These duties ranged from 11% on non-colonial bananas to 110% on cocoa, passing through 34% on peanuts and palm kernels and 91% on non-colonial coffee. Although many analysts have wanted to see this pre-independence « preferential system » accorded to the colonies as having greatly contributed to keeping French Africa afloat during the 1930s economic slump and responsible for what came to be known in the 1980s as the economic miracle of Côte d’Ivoire, evidence disproves it.9 In fact, the market-driven economy that this colonial system fostered provided the colonies with some money, only to be returned tenfold to France. Furthermore, this market economy, which France managed to keep alive long after the African independences, was the source of many economic shocks, as it put French-speaking African nations at the mercy of international speculators.    The preferential economic systems established by France on its own—and later with the cooperation of the E.C., which became the E.E.C in 1975—actually sought to maximize France’s profits by curbing France’s diminishing returns in the colonies. Already in 1959, the French commercial system made it possible for France’s African colonies to consume 28.2% of French exports while contributing to 20% of French imports. These numbers dropped to 7.8% of French exports used by Francophone Africa against 5.9% of French imports coming from Africa. The various conventions (Lomé, Yaounde, Lomé 2), which reinforced France’s economic « cooperation » with its former colonies and later with Anglophone Africa and the ACP states, did little to create real conditions of development for non-European countries. In fact, France maneuvered to exclude « Asian ex-colonies from the ACP states on the ground that they would prove dangerous competitors in a range of industrial products, » and the tiny country of Mauritius, a potential competitor in textiles was asked by the E.C. to voluntarily restrain from the ACP.10 The E.C. states, and particularly France, its most aggressive member, did nothing to foster manufactures in Africa. As far as the E.C. was concerned, Africa was to remain an eternal supplier of raw materials; and late 1980s Washington Consensus, with its menu of one-sided depoliticization of the state that opposes social public sector investment in welfare, job creation, environmental protection, healthcare, education, and poverty reduction,11 offered France the blessing of the Bretton Woods institutions to carry on a game that it had been perfecting for so long: that of draining off wealth from Africa under the semblance of reciprocal improvement.

As it turned out, economic globalization as conceived by the Washington Consensus presupposed an international violence. Economic globalization assumes, often on the ground of mere bureaucratic sixth sense and no scientifically dependable instance, that, in order to improve the welfare of human populations, the prescription is to oblige developing countries to fine-tune their economies according to the requirements of Euro-American multinational corporations by way of liberalizations of local markets. The result of this philosophical-economic exercise is that, as was the case in the days of the colonization of Africa, it effectively relocates crises of economic deterioration from North to South. The World Bank and the IMF’s persistence that developing countries open their economies to Foreign Direct Investments has enabled the re-occupation of the countries that have resolved, half a century ago, to determine the course of their particular developments away from the imperial ambitions of Europe. In most cases, globalization has succeeded in reinstating European—and American—imperialism by allowing First World capitalists quasi- ownership of Third World countries through purchases of strategic government-owned enterprises, such as, power, water, and communication companies. The scheme works when « the imperial state bails out banks, investors and speculators and provides political pressure to open markets, sends military expeditions to eliminate alternatives. »12 In this grand design of re-colonization disguised as globalization, resistance is ruthlessly squashed by a variety of coercive methods. For the Third World leaders who, against the First World’s schema, try to pursue a populist agenda that advocates national control of their country’s resources and benefits, and who, true to their people, refuse to fall prey to the trap of corruption and the promise of First World lifestyle, « the EHM [Economic Hit Men] game plan includes a full menu of oppositions to ensure compliance, whether willing or not. »13 The menu includes subversion of the political process, contact with and corruption of administration and business leaders, corruption of the military, of the media, of trade unions, and of academics, and the stirring of ethnic and religious divergences; a menu that seems to come directly from the handbook of the colonial era, and which begs to be verified against the inventory of treatments that countries like Congo, Côte d’Ivoire, and Haiti, to cite only these few, have endured for daring to stand against the tripartite collusion of the northern countries, the United Nations and the financial institutions, and their corrupt local political puppets. In Côte d’Ivoire, this threefold conspiracy functioned along the axis of a high-level African IMF executive, Alassane Dramane Ouattara, who doubled as a shady native informant, during his years as prime minister of Côte d’Ivoire, his direct association with French multinationals, Bouygues and Bolloré, and his ties with the Chirac government in France. This web of international relationships is essential for understanding Côte d’Ivoire’s resistance to globalization à la française.

CÔTE D’IVOIRE: FROM ECONOMIC PROSPERITY TO SCARCITY

The 1970s were an age of prosperity in Côte d’Ivoire. The skyrocketing prices on international markets of cocoa and coffee, the country’s main export commodities, had created an astonishing economic boom and established Côte d’Ivoire as the preeminent economic power in the West Africa. Signs of development were visible in all sectors; and economic observers were not shy to compare the Ivorian economic sensation to the Japanese miracle. They were partly right: The Ivorian growth rate was only second to Japan’s. However, this economic boom was heavily dependent on foreign capitals, as it was tied to international speculators’ willingness to pay high prices for coffee and cocoa. Attempts to diversify the economy and launch development programs led the country to borrow external capitals, which were not always well managed. Furthermore, the falling prices of coffee and cocoa in the late 1970s and early 1980s amplified the country’s external debt and led Houphouët to turn to the World Bank and the IMF for loans to stabilize his country’s economy. The period spanning from the mid-1980s to early 1990s was a time of mixed blessings for Côte d’Ivoire’s economy. The exploitation of newly discovered offshore oil reserves had helped alleviate some of the country’s hardships; however, the economic storm was not totally weathered. Amidst rumors of government layouts, people took massively to the streets to protest what they interpreted as the results of the grab for power of the PDCI (party in power). To save his presidency, Houphouët bent to the conditions of the Bretton Woods institutions and invited the IMF economist Alassane Ouattara in April 1990 to chair the Comité Interministériel de Coordination du Programme de Stabilisation et de Relance Economique (Interministerial Committee for Coordination of the Stabilization and Economic Recovery Program), a committee in charge of reflecting on ways to tackle the economic crisis and find adequate solutions. Five months later, an ailing Houphouët appointed Alassane Ouattara prime minister. What happens from April 1990 onward is a series of events that read like a novel.

DOMINIQUE NOUVIAN FOLLEROUX: FEMME FATALE 
Ouattara’s proximity to Houphouët allowed him greater closeness to Ms. Nouvian Folleroux, the woman that would become his wife and most trusted associate in the most rocambolesque financial intrigues to define the political future of Côte d’Ivoire. The circumstances in which Dominique Nouvian was introduced to the epicenter of power in Abidjan are still not very clear today. What is clear is that she became Houphouët’s official mistress and the exclusive administrator of Houphouët’s huge estate and part of the country’s estate. Her new title gave her tremendous name recognition and financial power, even as her benefactor’s popularity at home was declining. Indeed, in the early 1990s a fierce political opposition assailed the ailing Ivorian president, Houphouët. For the first time, the « Old Man, » as he was affectionately called in Africa, released his grip on power. Under the pressure of the Bretton Woods institutions and France, he named Ouattara prime minister, legalized opposition parties and promised multiparty presidential and legislative elections in Côte d’Ivoire. The October 28 multi-candidate presidential election confirmed the strength of the opposition, and especially of Houphouët’s old political rival, Laurent Gbgagbo, leader of the socialist Ivorian Popular Front (FPI). According to international observers Gbagbo garnered more than 30% of the votes—though the official ballot count conceded him only 18.3% against 81.7% for the seating president. On November 26, 1990, eighteen opposition parties competed against Houphouët’s PDCI during the parliamentary elections. Houphouët’s PDCI retained 163 of the 175 parliamentary seats. If anything, the contestation of the Old Man’s hitherto absolute power was the confirmation of a new era. Houphouët was a diminished man. Nevertheless, Mrs. Dominique Nouvian Folleroux’s business seemed to suffer no setback at all from Houphouët’s trouble at home; au contraire. Among other things, she sold some of Houphouët’s real estates in France for the amount of 19 million Euros, a transaction that, though suspicious by Ivorian authorities, put her at the center of French big business. She acquired Jacques Desange’s hair saloons in the United States. AICI (Agence Iternationale de la Commercialisation Immobilière), the real estate office that she opened in Abidjan was attracting big clients, as she was making important friends. Her regulars were Martin Bouygues, the French king of concrete, owner at 42.9% of TF1 (the first French TV station drawing more than 31.6% of French TV audiences), owner of LCI, another French TV channel, special guest to Nicolas and Cécilia Sarkozy’s wedding, and godfather of their son Louis Sarkozy; Vincent Bolloré (business partner of Bouygues) king of cigarette paper and media—it was Bolloré who paid the new French president a vacation trip to Malta on his luxurious boat as a congratulation present after the 2006 French presidential election; it was he again who lent his private Falcon 900 to Sarkozy and his then new girlfriend Carla Bruni for their December 25, 2007 vacation trip to Egypt; Dominique Strauss-Khan, former minister of finance of President Mittérand and IMF president since 2007, Bongo, president of Gabon who, like Houphouët before him, has been so close to Dominique Nouvian Folleroux as to also entrust the administration of his real estate and part of his country’s property to the Gabon branch of Mrs. Folleroux’s company AICI, run by her brother Philippe Nouvian. Other patrons of Mrs. Dominique Nouvian Folleroux are Blaise Compaoré of Burkina Faso, and Kadhafi of Libya. Hers was a network of powerful financial friends; the same network that Ségolène Royal, the Socialist candidate to the French presidential election accused on May 4, 2007, of trying to influence French elections by manipulating the news.14 The very network that Ms. Royal was denouncing during the French presidential elections is the association of powerful financial interests that Mrs. Dominique Nouvian Folleroux has been able to weave since she first entered Houphouët’s bedroom in Abidjan. Dominique Nouvian Folleroux was the powerful woman that Alassane Ouattara said to have fallen in love with, as he responded to President Houphouët’s IMF-coerced call for help.

« OUATTARA! OUATTARA! HE’S OUR MAN.  HE CAN’T DO IT, NOBODY CAN! »

Such seemed to be the mindset of the Bretton Woods institutions and big international corporations with financial stakes in Côte d’Ivoire since about the death of Félix Houphouët Boigny, in December 1993. An excellent student of the IMF, where he first worked from 1968 to 1973 before assuming various positions at the BCEAO (Central Ban of West African States), Ouattara was very receptive to the International Monetary Fund’s prescription of Structural Adjustment Programs in Africa despite the burden that these programs put on local populations. As prime minister of Côte d’Ivoire, his solutions for redressing the country’s economy did more harm than good. Ouattara cut subsidies to farmers, as recommended by the WTO, at the same time as the European Union and the United States were heavily backing their own farmers with huge subsidies; he dismissed more than 10,000 employees from the state payroll. Those who were lucky to keep their jobs saw their salaries reduced by 40% or were forced to accept an early retirement package. He reduced access to early education by freezing the recruitment of new teachers. He closed students’ subsidized restaurants. He eliminated transportation and basic healthcare services for students. He imposed fees on the masses for basic healthcare services. He initiated the devaluation of the CFA at the rate of 100 CFA francs for 1 French franc. He instituted the highly controversial resident cards for foreigners, which was the source of much harassment toward foreign nationals coming from neighboring African countries, and he aggressively pursued Mauritanian and Lebanese merchants for so-called back taxes in the upward of millions of CFA francs. In a word, Ouattara executed the World Bank/IMF’s recommendations to the letter. These measures, as it was to be expected, frustrated the masses even further. Workers and students’ demonstrations intensified; which, under his orders, were repressed in blood. Scores of students were killed and student, union, and opposition leaders, among whom the current president, Laurent Gbagbo and the leader of higher education teachers’ union, Marcel Etté, were jailed and tortured amidst international outcries and unsuccessful calls for an independent investigation. Undeniably, Ouattara was a good student of the IMF. In Côte d’Ivoire, Ouattara was the praiseworthy son of a powerful institution that had reared him to serve the father unreservedly. The question was whether he was really a son of Côte d’Ivoire, concerned with the interests of his fellow citizens.

 As far as the World Bank and the IMF were concerned, this question had no bearing so long as the Washington Consensus had a powerful spokesperson in the country that would guarantee the interests of its shareholders. So, under further pressure, the ailing president Houphouët had Ouattara cumulate the portfolios of prime minister, minister of finance, and interim president. During Houphouët’s long sickness and his medical treatment in Europe in 1993, Ouattara ordered that all public receipts (collection of taxes, debts, and returns from the customs, the ports, and even the treasury) be directly deposited in a special account at the office of the prime minister rather than at the treasury, as it was customarily the case. This atypical management style, to say the least, quickly mixed individual assets with state property, and millions of dollars from the public treasury remained unaccounted for, while Ouattara, taking as much as two flights a week to Europe, officially to visit his sick boss—but unofficially on capital flight missions— was tucking enormous sums of money away in personal foreign bank accounts, making him one of the richest men on earth. Ouattara’s mysterious fortune raised some eyebrows, even among his supporters.15 However, Ouattara’s questionable wealth did not cause the slightest shudder among the high priests of morality who, in their immense chairs, in the temples of virtue of 1818 H Street as well as 700 19th Street, in Washington, D.C., were sermonizing the world about good governance and saintliness. Why should they care? Was it not fair that Ouattara be rewarded for being such a great agent to his masters? For Côte d’Ivoire, however, Ouattara’s activities were economically disastrous. During his term as prime minister, Ouattara became one of the biggest actors of capital flight from Côte d’Ivoire toward European banks. As he raided the country’s coffers, he also depleted Africa of much needed resources.

Indeed, capital flight, the bulk of the private assets—and as we have just seen with Ouattara, private and public assets can be easily mixed—that are legally or illegally held in foreign countries outside Africa, is one of the continent’s biggest impoverishers. Capital flight, reported to amount to about US$ 22 billions, is as much as half of the aid that Africa needs for its development programs. Were this money brought back to Africa, it would constitute 64% of Africa’s private capital stock.16 As one of Africa’s biggest capital jetsetters, Alassane Ouattara is, without doubt, and in proportion to the short time he spent as prime minister of Côte d’Ivoire (three years and 1 month), among the leaders who have economically siphoned the continent the most. As the prime minister was busy outsourcing his public function to the businessman in him, thus mixing state capitals with private capitals, Dominique Folleroux—whom Ouattara had by then married during a 1991 ceremony officiated by the former mayor of Neuilly, currently president of the French Republic, Nicolas Sarkozy—was now, against all ethical propriety, lobbying for Bouygues and Bolloré to acquire state-owned EECI (Energie Electrique de Côte d’Ivoire) and SODECI (Société de Distribution d’Eau de Côte d’Ivoire), respectively power and water companies. It did not take long for her clients to obtain satisfaction. These strategic Ivorian companies and others were sold off to Mrs. Dominique Nouvian Folleroux Ouattara’s clients and friends, usually under their market values, sometimes for just one symbolic franc, all against the objection of opposition leaders and even leaders of Ouattara’s previous party (the PDCI). Henri Konan Bédié, at the time president of the National Assembly, fiercely opposed Ouattara’s unethical liberalization in the parliamentary chamber. As a result of Ouattara’s collusion with French businessmen, 27% of the assets of Ivorian enterprises were French-owned; 240 subsidiaries and more than 600 companies belonged to French businessmen; which represented 68% of direct foreign investments in Côte d’Ivoire. The shady investments enabled by Alassane and Dominique Ouattara’s, and which have mortgaged the economic and political future of Côte d’Ivoire, have been widely reported, rightly so, as quid pro quo investments.

 Mr. Michel Camdessus, a Frenchman who was the president of the IMF during the last term, when Alassane Ouattara was vice-president of the IMF, is currently serving as adviser to the French president Jacques Chirac. Of the members of the political parties and groups in Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, an unabashed advocate of IMF policies and an ideologue of the theology of neo- liberalism, and his current wife, a French businesswoman solidly connected with business lobbies, offer the best guarantee to satisfy the conditions for security and profit for the French government, corporations, settlers, and small-enterprise owners who can have a lifestyle of comfort they cannot afford or even imagine to have in France.17

For consenting to the corrupt terms of French business in Côte d’Ivoire at the detriment of the masses, Ouattara is allowed by France to realize his First Worldist jouissance by plundering his country’s coffers undisturbed. This lack of probity on the part of Africa’s most influential economists and leaders ought to be examined in relation to the dire future that their selfish proclivities set up for the continent. Between 1985 and 1998, the net outflows from Africa to developed countries have risen from of US$ 3.6 billion to the alarming amount of US$ 12.5 billion.18 Capital flight by native pillagers has contributed enormously to these outflows. This, of course, has profound depressing incidences on progress. As a result, Africa continues to service huge debts and remains unable to invest in public and private sectors; which in turn erodes, not just poverty reduction projects, but also, the confidence that honorable foreign investors have in the continent; and the cycle of poverty linked to debt servicing and fiscal deficit goes on until the corrupt agents’ facility to ransack is short-circuited. In Côte d’Ivoire, it was Henri Konan Bédié, the institutional heir to the presidency, who put an end to Ouattara’s capital flight activities, but not for long. Ouattara’s Parisian cronies were too determined to maintain their monopoly in the country to see the latter out of the political arena.

HENRI KONAN BÉDIÉ: NOT EXACTLY  THE MAN PARIS HAD DREAMED OF

On December 7, 1993, Houphouët, who for three years had been sidelined by his illness from participating actively in Ivorian politics, passed away in his native village of Yamoussoukro. The Ivorian constitution had a provision for replacing a deceased head of state. Article 11 of the constitution stipulated that in such a vacancy of power, the president of the National Assembly was to assume the duties of head of state until the outcome of new elections. Bédié was therefore the constitutional heir to Houphouët. However, bypassing the legal process, Ouattara proclaimed himself legitimate successor to the presidency. This obvious constitutional hold up provoked uproar at the National Assembly, and during an unscheduled
appearance on national TV, Bédié announced his intent to carry out his constitutional duty by finishing Houphouët’s term.

In the past, during his years as president of the National Assembly, Bédié had been openly critical of Ouattara’s complacent economic liberalism that widely opened the doors to foreign buyouts of strategic companies with very little regard for the country’s security. At the time when French politicians, led by Minister of finance Nicolas Sarkozy, were hammering at employees gatherings and at the French national Assembly that EDF (French state-owned power company) and GDF (French state-owned gas company) were never going to be privatized because of their strategic importance to French economy, Ouattara, the prime minister of Côte d’Ivoire, was selling his country’s power and water companies to the closest friends of the French government.19 What made Sarkozy’s position so tenable in France and so untenable in Côte d’Ivoire? Could it be for the simple reason that one was dealing in one case with a country located in Europe, and in another case with a country located in Africa? It is this lack of moral reciprocity, this kind of utter injustice that the movement of patriotes in Côte d’Ivoire has taken to task. In so doing, their demonstration was also aimed at denouncing the collaborators from within who have betrayed their people for the promise of economic lactification. For, the waves of coup d’état and political instabilities that have succeeded one another in Côte d’Ivoire since 1999 are strangely laden with odors of organic betrayals. Each time Côte d’Ivoire was affected by shockwaves of military blows, Ouattara was the insider that, for the promise of a First Worldist enjoyment, betrayed the loyalty of a country he claimed to love.

Bédié, like Ouattara, believed in economic liberalism. Only insofar as one can speak in relative terms, Bédie’s liberalism, however, was one that was committed to ensuring that his country would not lose total sovereignty to wealthy investors from Europe, or from anywhere else for that matter; and he was working at it by making a number of reforms. Some of the measures that Bédié took in that direction had to do with the thorough identification of the populations living on the Ivorian soil through a systematic census program, the cleaning up the prevalent anarchical land exploitation, and the regulating of landownership. In fact, from the mid- to the late 1990s, Côte d’Ivoire was the second immigration destination in Sub-Saharan Africa, right behind South Africa, with an unusually high immigrant population rate of 27% for 13 million Ivorians. The largest foreign communities were from Mali (2 millions), Burkina Faso (2 millions), Ghana (1.5 millions), Nigeria (500,000), and in smaller numbers from Benin and Togo. Though an agreement among the countries of ECOWAS (Economic Community of West African States) allowed a free circulation and settlement of populations from any member state, the migration to Côte d’Ivoire was almost unidirectional. The important immigrant populations from neighboring Mali and Burkina Faso, whose main purpose for coming to Côte d’Ivoire was to work the fertile land of the country or to cut and burn trees for the very lucrative charcoal business toward drier countries  (Mali or Burkina Faso) had clashed several times with local populations over issues of landownership, forest fires, and severe national reserve deforestation. In 1999, a land dispute between settlers from Burkina Faso and locals from the region of Tabou (West of Côte d’Ivoire) had caused about 12,000 Burkinabé to flee their lands. This event, which took place a year after the National Assembly adopted a law that would prevent the sale of land to foreigner, invited even harsher criticisms towards Bédie’s reform. Bédie’s land reform did not sit well with his Malians and Burkinabé counterparts. The governments of Mali and Burkina Faso relied heavily for their national income on the money that their expatriates sent from Côte d’Ivoire. They perceived in Bédie’s reform a pretext to dispossess their compatriots of lands they had been exploiting for years, and they also found objectionable the reform’s obvious consequence of depleting their countries of much needed revenues. In their resentment of Bédie’s method, the Malians and Burkinabé could find stronger allies in the French. [T]he old class of French landlords who acquired large portions of land in the southern part of the country often in obscure contexts, with no proper or convincing legal papers stipulating, for instance, the duration of the lease . . . oppose any form of land reform, as it could jeopardize transfer of these lands to their descendants.20  These French landlords and businessmen had seen their privileges increased and consolidated with Ouattara. Under the administration of Houphouët’s prime minister, the status of the state had shifted from that of a governmental institution to the status of a non-governmental organization (NGO)—to use this term by James Ferguson.21 In other words, the prime minister had lost interest in state affairs and had, instead, become a businessman, increasingly drawn to establishing private business deals and building personal wealth to the disadvantage of public welfare. In the context of Bédie’s reform, the question then was whether, after having had a taste of the state of Côte d’Ivoire as a non-governmental institution, with all the advantages that this conversion entailed, France and the neighboring countries of Côte d’Ivoire, notably, Burkina Faso and Mali, were still inclined to see the administration of Côte d’Ivoire return to its rightful condition of a governmental institution committed to the welfare of the masses. This was the challenge that confronted the Bédié government in the mid to late 1990s.

Against this sociological background, it becomes clear that Bédie’s demise—for he was to fall soon—was not the result of mismanagement or hostility to openness. In fact, Bédié was as open to FDIs as Ouattara had been; he was just a little more mindful of the governmental role of the state. The fact that, for the most part, Africa’s openness to international trade and finance has left it at the mercy of insatiable First World capitalists and corrupt Third World collaborators should be less imputable to globalization itself than to the probity of the protagonists in the globalizing enterprise. Globalization has succeeded in places where the actors involved have shown a minimum of moral decency. Available data for Africa in the 1990s shows that countries in North Africa, and South Africa and Côte d’Ivoire had managed a low level of poverty with high level of openness. Côte d’Ivoire’s numbers are 20% of poverty incidence for 40% of openness. Incidentally the data is not distributed on specific years of the 1990s, but it is easy to surmise that the incidence of lower poverty occurred during the Bédié years. Even Bédie’s detractors acknowledged that between 1995 and 1999, Côte d’Ivoire had known economic growth and increase in individual wealth. Furthermore, a Trade Policy Review of Côte d’Ivoire’s trade policies conducted by the World Trade Organization (WTO) on July 4 and 5, 1995, concluded with high praise for Bédie’s government open trade policies and expressed optimism for Côte d’Ivoire’s future.22 Bédie’s demise is just one more evidence that Foreign Direct Investments or private capital flows are not that private after all; Foreign Direct Investments often unleash state intervention, with all its military shock and awe. Whenever a powerful state intervenes to invade a weak state, one can be sure that some private investors from the powerful state, unhappy about their returns in the weak state, have directly or indirectly triggered the military intervention. History is littered with examples where private investors have sent their countries to war to protect or simply to increase their dividends. Bédie’s lukewarm support for French interests was not what France had hoped for. Bédié was a man of France’s, but not their number one man. His zeal for reforms could hurt French interests in Côte d’Ivoire. Ouattara had been more bighearted to French business with his unchecked liberalization and his gré à gré surrender of public corporations to French investors and to his French partners. With Ouattara in power, France was sure to regain its slippery grip on Côte d’Ivoire by continuing to buy under their market values state-owned enterprises and by continuing to get government contracts by bypassing any calls for bids that would put them in competition with investors from the United States, Canada, Japan, South African, China, among others. For the sake of French interests, Bédié had to be deposed.

 Meanwhile, Ouattara, who had returned to the IMF in 1993 upon the Supreme Court’s confirmation of Bédié as legitimate head of state, had been appointed by Michel Camdessus to serve as his deputy chairman of the institution one year later. Though at the IMF, Ouattara had not given up his presidential ambitions; neither was he willing to wait for regular elections to have his chance. The massive foreign electorate constituted by undocumented immigrants from Mali and Burkina Faso, many who had voted before in the one-party system farcical elections that had confirmed and reconfirmed Houphouët by acclamation, and on which Ouattara, too, was relying to win the 1995 presidential race, had been compromised by Bédie’s identification program. Bédie’s identification program required that only established Ivorians should vote in presidential elections, though established foreign residents were still allowed to vote in legislative and municipal elections. Bédie’s land reform as well as his census and civic formation projects fell under the umbrella of what he had termed ivoirité. This notion, whose origin had misleadingly been attributed to Bédié, and which had even more deceitfully been translated as Ivorianness, rather than simply Ivority—as one had spoken of Africanity, Americanity, and Francity elsewhere—was said to have first appeared in 1945 in Dakar at a black students’ conference. Later, in 1974, an Ivorian writer and poet, Niangoran Porquet, used it in an article entitled « Ivoirité et authenticité. » Ivorian scholar, Kanvaly Fadiga, defined it as the national consciousness, the common will of brotherly people who have chosen to live together on the Ivorian soil, and share together the same sufferings, the same joys, and the same hopes.

WHY FRANCITÉ BUT NOT IVOIRITÉ?

Ivoirité, as Bédié had recuperated it, was first intended to be, for the more than sixty ethnic communities of Côte d’Ivoire, a signifier of identification, a social glue that would instill in them a more patriotic stance, and consequently a stronger attachment to the state and its institutions as embodying the sum total of all individual nationalistic expressions. This was an essential societal project given the lack of fervor that the Ivorian populations had up till then expressed for the state and state institutions. Côte d’Ivoire was in most Ivorians’ eyes a state-ECOWAS, a sort of Deadwood, but a rich one nonetheless, where any opportunistic member of the 15 ECOWAS nations, and even beyond, would come to seek fortune by all means necessary, with no sincere attachment to the land, but a lucrative one. The people of Côte d’Ivoire had lost faith in their successive governments as really preoccupied with safeguarding their welfare, rather than bending over to live up to an image of sanctuary country by satisfying the caprices of ECOWAS. This situation was exacerbated by Houphouët’s choice, throughout his presidency, of foreign nationals as cabinet members. For instance, Raphaël Saller (France) had been minister of finance and development; Mohamed Diawara (Mali) had been minister of development; Abdoulaye Sawadogo (Burkina Faso) had been minister of agriculture; Hamadou Thiam (Senegal) had been minister of information. To better understand this level of governmental openness and the resulting mass frustration that ensued, Americans would only have to imagine Canadian, Brazilian, Columbian, Senegalese, or Antiguan nationals (who have never been naturalized or who do not even intend to naturalize) occupy posts in the United Sates government, as treasury secretary, HUD secretary, or secretary of health. In the 1980s-1990s a phrase that illustrated the Ivorian distrust in their government and their detachment from public property was the infamous « on s’en fout, ça appartient à l’Etat » (who gives a damn? It belongs to the state), a phrase that would justify any act of vandalism or spoliation of state property.

Bédie’s Ivoirité intended to rectify this mass cynicism. It intended to create the conditions for an allegiance that would no longer be based on ethnic background—as it had until then been the case in the context of the aloof and impersonal state—but rather an allegiance that would be grounded in identification with the nation-state that was created on Independence Day, August 7, 1960. This was nothing novel. In the sphere of cultural contestations, coinages in -ité suggesting allegiance to geographical, national, racial or linguistic origins have abounded. Senghor, the only Black consecrated by France—this France so reactive to ivoirité—in its so elitist French Academy for being so French, thus so right, said in his December 11, 1974 course at the Sorbonne that it was important to struggle, to suffer, and to die, « plus volontiers pour une –ité ou une –itude que pour un –isme » (more readily for an –ity or an –itude than for an -ism)? Curiously, however, it seems that African heads of state have been more willing to struggle, suffer, and die for France’s specificity than their own. An illustrative example is their unashamed gathering around the theme of Francophonie, which, as we learn again from Senghor, is no more no less than a synonym of Francité. In May 1968, during a conference at the University of Beirut, while defending the so-called peaceful and non- imperialistic nature of Francophonie or Francité, Senghor insisted that Francophonie was not a war machine constructed by European imperialism, but a mode of thinking a certain way, a mode of approaching issues and seeking solutions, a spirit of French civilization or Francité. Francophonie, Senghor declared, is Francité; and Francité, he swore had not the slightest imperialistic bent in it, but was merely the expression of French civilization and culture devoid of any political agenda; and while most African leaders accepted the word of this griot of things French that Francité would not harm a fly, yet, the same leaders were quick to condemn ivoirité as a war machine. Today, as in 1968, the most passionate defender of Francité is an African, an ex-Senegalese president, Abdou Diouf. He is the current secretary general of Francophonie. He goes around world capitals selling French culture and civilization and promoting the expansion of French business and policy; and wherever he convenes his annual gathering, a plethora of African leaders follow him—among whom Bongo of Gabon, Wade of Senegal, Toumani of Mali, and Compaoré of Burkina Faso have the privileged seats on the baseline. Lately, however, the proselytizer-in chief of French culture, Diouf, got a blunt reminder that, despite his professed worship of things French, he was specifically an African, and African he would remain. On May 13, 2006, as he was responding to the Canadian government’s invitation to speak in Winnipeg on matters relating to the pseudo-apolitical Francophonie, Abdou Diouf, this easily recognizable towering political figure who travels with a diplomatic passport and a strong following, was stopped and body searched at Toronto Airport. The diplomatic reactions that followed this humiliation of an African politician proved beyond all doubts that Francité, or Francophonie as it is often referred to, was more political than its supporters knew or would admit to know.

President Diouf’s humiliation at Toronto Airport was only symptomatic of the duplicitous nature of the North/South encounter, a reality to which Africans have never been able to respond in a synchronized way because of the North’s successful politics of Divide and Rule, and most importantly, because of African leaders big complex of inferiority. While Senegalese, the most fervent believers of Francité in Africa, were protesting their ex-president’s treatment at Toronto Airport, many Ivorians were chuckling at what they perceived as a fair shock therapy to all the French-African puppets who, like the Senegalese sharpshooters of World War II, were busy fighting France’s war while the French populations were hiding in their basements,23 or the modern native Africans Economic Hit Men who were starving their peoples by selling off their countries’ resources to international multinational corporation in order to enjoy a little bit of white dreams. Ivorians had trouble understanding why, at the same time as Paris, with the support of some African leaders, was prosecuting Abidjan’s successive governments in the media for a so-called maintenance of Ivoirité; the same African leaders were touring the world to promote Francité. As if Francité was the natural expression of their own salvation, Francophone African leaders like Bongo of Gabon, Abdoulaye Wade of Senegal, and Toumani of Mali, had been more vociferous about French nationalistic interests than they had been supportive of their own national interests.

At least, President Bédié had been aware of cultural-ideological nature of the concept. Having sensed France’s undeclared support for Ouattara just before the 1995 presidential election, Bédié activated against the latter the ideological political dimension of Ivoirité. A modification of the electoral code of Côte d’Ivoire, adopted on November 23, 1994, stipulated that only Ivorians whose parents were both Ivorian- born could run for the presidency. Bédié took this new measure not out of the blue, but precisely because he knew Ouattara. They were from the same generation. They knew where each other came from. They had followed each other’s formation and ascent. They had served for the same international financial institutions, and they knew how and why each one of them was appointed at the various posts they held. Bédié knew Ouattara as much as Ouattara knew him. Bédié knew—and Ouattara had admitted this in a sign correspondence to the Supreme Court of Côte d’Ivoire—that after his high school studies in Bobo Dioulasso (Burkina Faso) and Ouagadougou (Burkina Faso), Ouattara had benefited from an American scholarship to study in the US as a student from Upper Volta (now Burkina Faso). Bédié knew that after his studies in the US, Ouattara first entered the IMF in 1968 under Upper Volta quotas. Bédié knew that Ouattara had obtained his first job at the BECEAO as an Upper Volta representative, and later served as vice-governor of the same institution between 1982 and 1984 as a functionary of Upper Volta (Burkina Faso). Apparently, Bédié was not the only one in the secret; for on August 8, 1984, on page 21 of an article entitled « Monsieur FMI, » Béchir Ben Yamhed, the editorial manager of Jeune Afrique, reported that, starting November 1, 1984, the Africa Department of the IMF was going to have a new director; and that Dr. Ouattara, from Upper Volta, would be serving in replacement of Zambian Justin B. Zulu. The Jeune Afrique article even specified that Ouattara was born in Côte d’Ivoire of immigrant parents from neighboring Upper Volta.24 Alassane Ouattara’s Voltaic nationality was no secret to anyone, especially as he exhibited it whenever it served his purpose.

Having evolved in the same professional space as Ouattara, the sphere of international financial institutions, Bédié was well positioned to know, as Jeune Afrique had reported, the nationality of Ouattara. He was an Upper Volta citizen, who took advantage of an American scholarship as an Upper Volta student. He was first recruited at the IMF under the quota reserved for Upper Volta citizens, and later, he served as vice-governor of the BCEAO as a representative of Upper Volta, with an Upper Volta diplomatic passport. In 1985, After his military coup in Upper Volta, Thomas Sankara, the new strongman of Burkina Faso—a country that, unlike Houphouët’s Côte d’Ivoire, was not in the business of appointing foreign citizens as cabinet ministers—offered Ouattara to enter his government as minister of economy and finances, a post that Ouattara, utterly resentful of Sankara’s revolution, disdainfully rejected, preferring to remain at his more prominent and lucrative international position at the BCEAO. Sankara then asked him to resign as the Upper Volta representative. It is at that time that Houphouët, who had a profound aversion for military regimes, especially the ones operating too close to his borders, intervened, and in a taunting gesture toward Sankara’s junta, offered Ouattara an Ivorian diplomatic passport that would keep him at his post.25 In 1988, upon the death of Abdoulaye Fadiga, then BCEAO director, Houphouët twisted the arms of the member heads of state, and imposed Ouattara as the new governor of the institution.  Bédié knew, as another journalist of Jeune Afrique had also reported, that from the time he finished his studies thanks to an American scholarship awarded to him as a Voltaic student, and for the many years to come, Ouattara served in many capacities, in several places (Washington, Paris, Dakar), at several financial institutions (BCEAO, WAMU [West African Monetary Union], ADB [African Development Bank], UNCTAD [United nations Conference on Trade and Development]) and took part in many general assemblies as a Voltaic citizen, equipped with a Voltaic diplomatic passport.26 Bédié knew that by modifying the electoral code to request that both parents of any presidential candidates be Ivorian-born he was arresting Ouattara’s presidential ambition; which he did.

Bédié was a cunningly shrewd politician for changing the electoral rules in the middle of the political process. Ouattara was right to have protested Bédie’s unfair electoral practices. However, he challenged them on the wrong ground. It would have been more honorable of Ouattara to admit that, indeed, he had claimed Voltaic nationality to get a scholarship from the US and later to take advantage of an IMF quota system that favored Voltaic nationals; but that he had changed his nationality since then; and he could have provided documentation to that effect. He could also have maintained that, though his parents were Voltaic, he was born on Ivorian soil; and he could have challenged the Ivorian electoral rule on the ground of his birthplace. Instead, he told two momentous untruths that were totally undeserving of any prospective president. First, he denied, in the face of accumulating evidence that he had ever been a Voltaic national; he maintained that as far as he could remember, he had always had the Ivorian nationality. Secondly he denied that his parents were Voltaic, while his father had been a well-known village chief in Upper Volta. These two fabrications alone were good enough to disqualify any presidential candidate. As Bédie’s operatives started to produce proofs of Ouattara’s deceptions, he left the country for Paris under the pretext that his life was in danger. Bédie’s Justice Department launched against him an international warrant for forgery. Just immediately, there started a vast media campaign that sought to legitimate any unconstitutional blow against the Bédié regime; a media campaign that resuscitated some of Bédie’s formerly ignored shortcomings or simply invented him new ones.

HOW DOES ONE RATIONALIZE A COUP D’ÉTAT?  BY CONDUCTING IT THE NAME OF GLOBALIZATION

In Côte d’Ivoire, the first coup d’état started with demonizing the Bédié regime on two levels. Socially and politically Bédié was to be presented as an insufficient leader who could not be the unifier and leader open to human and capital flows that his predecessor, Houphouët, was. Economically, he was to be proven a reckless manager and an embezzler of public funds whose misconduct was hurting the masses. So, Bédie’s notion of ivoirité served to demonize him as a divider and a xenophobic. Ivoirité, as Bédié had explained, was a formulae meant to synthesize the aspirations of the multiple ethnic groups living within the borders of Côte d’Ivoire. As such, the concept was to encompass not only the autochthonous people of Côte d’Ivoire, but also, the people from all over the world who lived and worked in the country, insofar as they, too, shared and respected the values of the nationals. For Bédié, ivoirité « . . . la synthèse culturelle entre les ethnies habitant la Côte d’Ivoire . . . concerne en premier les peuples enracinés en Côte d’Ivoire mais aussi ceux qui y vivent et y travaillent en partageant nos valeurs. » 27 ( . . . the cultural synthesis of the ethnic groups living in Côte d’Ivoire . . . is primarily about the peoples rooted in Côte d’Ivoire but also those who live in the country and share our values.) Nothing in these words could hint to some official anti-immigrant or xenophobic stance, despite the fact that—and it has historically tended to be the case more in France than in Côte d’Ivoire—some frustrated fringes of the populations usually displace the inadequacies of their societies on the presence of foreigners.

Nevertheless, a powerful media campaign led by Ouattara’s operatives successfully disseminated the idea that Bédie’s ivoirité was a recipe to repatriate immigrants from neighboring Mali and Burkina Faso; and an apparently credible French press went so far as to link minor occasional conflicts opposing locals to immigrants as direct consequences of ivoirité, thus further exacerbating limited clashes by politicizing them. It did not take long for a country with nearly a 30% immigrant population to be indexed as xenophobic. However, the French Press’ real motive for demonizing Bédie’s regime was elsewhere: Alassane Ouattara, France’s preferred candidate, could not run for the Ivorian presidency on account of his doubtful nationality. Bédié is no saint, one must admit. He is only a politician, and every act he posited was politically calculated. Ivoirité in its political reach could also serve, not only to eliminate Ouattara’s chances at the presidency, but also, to contain the massive electorate from Burkina Faso and Mali on which Ouattara was counting to this effect, and which, fitted with Ivorian national ID cards since the 1970s, had hitherto voted in every election. This electorate was geographically from countries north of Côte d’Ivoire, and religiously more than 90% Muslim. Ouattara wasted no time to coalesce topography and faith to his advantage, launching this designed sentence from his self-imposed Parisian exile, « On ne veut pas que je sois président parce que je suis musulman et nordiste » [They do not want me to be president because I am a Muslim and a Northerner], thus instigating an interethnic and interreligious pandemonium.

There was no reason to link Ouattara’s disqualification to the fate of the five million immigrants that lived in Côte d’Ivoire. Yet, this is what a corrupt and irresponsible national and international media did. For the purpose of the denigration campaign that Bédié was to undergo under the hostile media, Ouattara suddenly condensed all that was foreign and Muslim; and any wrong done to him—either proven or unproven— became automatically a wrong done to any of the five million immigrants or the northern Muslims living in Côte d’Ivoire. Equally, any justice rendered him could be interpreted as justice rendered to the immigrants or northern Muslim populations of the country. Curiously, however, the self-professed certified media that supported Ouattara’s messianic campaign and was eager to impose him to Ivorians as legitimate president glossed over his own admission that he studied with an American scholarship reserved to Voltaic students and carried a Voltaic passport until the age of 42 with a disconcerting carelessness and an unforeseen lack of journalistic rigor.  As one could read in L’Express, A Paris, dans ce bureau de l’agence immobilière que dirige son épouse française, Alassane Ouattara, qui admet avoir été boursier du gouvernement de Haute-Volta et détenteur d’un passeport voltaïque, étale sur une tablette les copies des documents censés confondre ses détracteurs: cartes d’identité parentales, acte de naissance, certificat de nationalité.28  [In Paris, in the office of the real estate agency that his French wife manages, Alassane Ouattara, who admits to have held a scholarship from the government of Upper Volta and a Voltaic passport, displays on a little table copies of documents that are meant to prove his critics wrong: parents identity cards, birth certificate, certificate of nationality.]

Only journalists with premeditated purposes could be so blind as to pass over facts that begged so deafeningly for a minimum of objectivity.
Objectivity, however, was far from being the primary concern in the design to topple Bédié. Whoever has closely followed African politics, on the other hand, will know that African leaders are, in their great majority, corrupt officials, strongly encouraged by greedy northern political and business operatives to steal from their peoples or to embezzle foreign aids with impunity, insofar as these northern officials can be secured enormous benefits. One will recall how former French president Valérie Giscard d’Estaing and his cronies allowed former Central African Republic’s Emperor Jean Bedel Bokassa to remain in power for many years so long as he permitted them to plunder the uranium and diamond mines of his country. One will also recall how successive French presidents, from Giscard d’Estaing to Jacques Chirac closed their eyes on the financial follies of dictators like Mobutu from Congo/Zaire, Bongo from Gabon, Eyadema from Togo, Papa and Baby Doc from Haiti, as long as these corrupt leaders made their countries the economic playgrounds of French multinational corporations. The rulers of Côte d’Ivoire, from Houphouët to Bédié, passing through Ouattara and Gueï, have all treaded in the muddy waters of France’s organized crime, whereby they would cede their countries’ resources to France under their market values in return for huge commissions that often came in the form of freedom to embezzle with assurance of no audits; this is, until the crooked leaders start acting like renegades. Bédié offers an interesting case study to this paradigm. Of all the misappropriations of funds in which Bédié and his close associates were involved, there is one that he would always remember the most as the scandal that helped kill his presidency. Between 1992 and 1997, the European Union approved several grants to Côte d’Ivoire; which were earmarked to improving the healthcare system and supporting the country’s decentralization program. Most of the aid vanished in government members’ bank accounts. Between 1992 and 1997, two different governments had been in control in Côte d’Ivoire, the all-powerful government of Prime Minister Ouattara (1990-1993)—which, under an ailing Houphouët, saw the prime minister cumulate the portfolios of interim president and finance minister with that of prime minister—and the Kablan Duncan’s government under Bédie’s presidency (1993-1999). Though the member states of the European Union acknowledged that the misappropriation of the European Union’s grants spanned over a five-year period, which should include at least one year of Ouattara’s administration, curiously, no mismanagement was imputed to the Ouattara government. The reason for this was quite simple. Ouattara had been good to French business in particular and to European interests in general, though at home much had been said and written on the illicit source of his huge personal fortune, on his elitist style, and on his arrogance toward the middle class that his blind support for the IMF and the World Bank’s forced structural adjustment was exponentially pauperizing. Bédié, on the other hand, was becoming an annoyance to France and to the European Union in general. His much-heralded reforms were not to the liking of France. Land reform threatened big French landowners, especially many who acquired their lands through deceitful means. Bédie’s project of identification, by regulating the flow of immigration along the borders of Côte d’Ivoire, threatened France’s own politics of immigration, which sought to keep West Africans away from French borders in particular, and from European coasts in general. For a long time, Côte d’Ivoire had been the basin of African immigration. Many West Africans with dreams of better lives away from home—who could have tried their luck in Europe— had settled in Côte d’Ivoire, and had found in the Ivorian social and economic haven, not only more than the economic prospects they could envisage in France, but also, better social political and religious integration than could be imagined in Europe. So long as these African immigrants could remain in Côte d’Ivoire, they were millions less souls for the European Union’s immigration systems to worry about. Furthermore, Bédie’s identification policy—termed as Ivoirité—was susceptible of disqualifying France’s greatest ally, Ouattara, and thus killing France’s hope of returning the state of Côte d’Ivoire to the status of non-governmental organization (NGO), a status which though disadvantageous to the Ivorian masses, had made so many French businesses wealthy and France’s balance of payments affirmative. So, five years after passively watching successive Ivorian governments indulge, among others, in the spoliation of the European Union’s grants, France was suddenly struck by some pang of conscience and decided to act on behalf of the oppressed masses that were being shortchanged by their leaders.

So, France, leading the European Union, ordered an audit of the management of the grants during 1995 and 1997, which was coincidentally the period concerning only the Bédié government, despite the widely reported fact that the scandal traced as far back as 1992, that is, as far back as the Ouattara administration.29 The audit of very limited scope undertaken by the European Union, though it appeared somehow commendable, was in fact one more artifice in a series of carefully choreographed ruses meant to sully Bédie’s government and justify any military blow to come. The audit, conducted in November and December 1998 by the audit firm 2AC, uncovered that more than $30 millions, of an $88 million package, have gone missing. This revelation coincided with the Cologne (Germany) announcement of debt reduction for heavily indebted poor countries (HIPC) and caused the European Union to freeze its budgetary help to Côte d’Ivoire. The story of embezzlement of international aid by the Bédié government made a big splash in Europe and was disseminated by all the conceivable French major TV networks and newspapers. Nevertheless, some voices in Europe expressed suspicion about the timing of this revelation.30 The experts of the European Union could not have been blind to the embezzlement going on for five years. They were well aware of the misuse of fund. They just chose to ignore it because the time was not right yet to blow the whistle. Bédie’s misappropriation of international development aid from the European Union became public only when came time to justify a coup against him. The revelation of the scandal coincided with the time when the question of Ouattara’s nationality became a burning issue in Ivorian politics, culminating with Ouattara’s self-imposed exile in France.  Now, Bédié had on his hands, not only multiple not-so-peaceful demonstrations organized by Ouattara’s followers, the ire of the World Bank, the IMF, and the European Union, but also, the incensed populations of Côte d’Ivoire prompted each day by a hostile national media and a French gregarious media that has always mechanically aligned itself with the international policy of French politicians. A few weeks after Ouattara turned up on the doorsteps of his Parisian friends and partners, on December 24, 1999, Bédié was deposed by the military. On January 3, 2000, Bédié went in exile in Paris via Lomé and went to live in his private apartments on rue Beethoven, in the luxurious 16th arrondissement. Ouattara, as for him, returned to Abidjan triumphantly, persuaded that Robert Gueï, the new strong man of Abidjan, who had been his army chief of staff during his days as prime minister, was warming up the presidential seat for him. Ouattara was wrong. General Gueï decided to hold on to power. He promised to maintain excellent relationships with France, honor Côte d’Ivoire financial obligations toward the Bretton Woods institutions, and return power to civilians as soon as he had swept the house and put things in order.

Gueï must have been very reassuring and unthreatening, for not a single time were there talks of French citizens being in danger in Côte d’Ivoire. None of the 20,000 French nationals living in the country was asked to leave by the French authorities. How could they be in danger? After all, was not Gueï close very close, to Ouattara? Was not Ouattara himself the man of the IMF and the World Bank, thus the man of France and of the West in general? In fact, « respectable » French newspapers, like Le Monde and French radio stations, like RFI, were literally dispatching Gueï’s version of the coup, presenting the despot as a hero who was forced by moral imperatives to take power in order to rectify injustices caused by Bédié; and while powerful African leaders like Obasandjo of Nigeria and Mbeki of South Africa saw no reason to justify Gueï’s military coup, and while they were strongly condemning the military overthrow in Côte d’Ivoire as illegitimate and were calling for the restoration of Bédie’s power, France wasted no time, through its minister of cooperation, Mr. Charles Josselin, to recognize the new praetorian regime and to announce its willingness to work with Gueï.

However, Gueï misinterpreted France’s support as a support for him instead of temporary regency of Ouattara’s throne. Mysteriously, the question of Alassane Ouattara’s nationality, which had been a sticking point during the Bédié administration, resulting in Ouattara being disqualified from the 1995 presidential race, and which according to Gueï was at the foundation of the December 1999 coup against Bédié, resurfaced on the occasion of Gueï’s presidential ambition. Like his predecessor, General Gueï pressed Ouattara to settle the issue of his doubtful Ivorian citizenship. On September 12, 2000, Gueï’s lawyers produced some papers intended to disprove Ouattara’s assertion that he had never availed himself of another nationality. Among the papers exhibited were Ouattara’s marriage certificate to an American woman named Barbara Davis, in which he declared himself a citizen of Upper Volta and stated at the time of marriage, in 1966, that his mother was no longer living; a fact that contradicted his earlier declaration that his mother was a living eighty-year-old Ivorian woman by the name of Hadja Nabintou Cissé. There were also a 1978 bank account document and of a 1980 property sale certificate in which Ouattara declared himself to be a citizen of Upper Volta. For Gueï, all these discrepancies spoke more of Ouattara’s immorality and criminal mind than they could shed light on his honesty. Gueï threatened to charge Ouattara with falsification, and once again, the Supreme Court of Côte d’Ivoire rejected Ouattara’s candidacy to the presidential election on the ground of suspicious nationality.

Members of foreign press did not remain silent to this nth injustice perpetrated against the misunderstood savior of the Ivorian flock and took it upon them to lecture the Ivorian people about what great opportunity they were missing by persecuting the great messiah come from the IMF. Nevertheless, unencumbered by the criticisms of international media that have lost all credibility even in the rare cases where they happen to get the news right, General Gueï barred Ouattara from the October 22, 2000 presidential election. As a result, five contenders vied for the presidential seat, General Robert Gueï for the military junta, Laurent Gbagbo for the socialist party FPI, Francis Wodié for the PIT, Mel Théodore for the UDCI, and the independent Nicolas Dioulo. Halfway through the ballot counting, Gueï attempted to load the dice to his advantage by stopping the count and declaring himself the winner while, the early returns had Gbagbo leading the race. Gbagbo’s supporters took to the street to protest Gueï’s coup de force, and with the support of the Defense and Security Forces of Côte d’Ivoire, they drove Gueï to hiding. A few days later, the Supreme Court declared Gbagbo the winner of the presidential race with 59.36% of the votes, against 32.7% for Gueï, 5.7% for Wodié, 1.5% for Mel, and .8% for Dioulo. Ouattara’s RDR contested the results, demanding that the election, which saw only a 37% participation and did not include Ouattara, be redone, this time with Ouattara’s participation. This protest by the RDR remains the Damocles Sword hovering over Gbagbo’s presidency that would be used to rationalize all the conceivable coups bas. Laurent Gbagbo, the saying goes, was elected in calamitous conditions–59% of the votes with a participation rate of only 37%, and above all without Ouattara, the darling candidate of France and of the Bretton Woods institutions, he who, more than anyone else before, made French multinationals in Côte d’Ivoire so wealthy by selling them the country’s strategic companies under the excuse of satisfying a World Bank/IMF program called the Washington Consensus. Therefore, against Gbagbo, all blows are permitted, even the most contemptible ones.

Hardly had Gbagbo been sworn into office than accusations of ethnocentrism and xenophobia started flying his way, and the « crimes » once imputed to Bédié and Gueï became his daily lot. Gbagbo had announced a program that disturbed French interests: Refondation (Reconstruction). It is true that the greatest distinguishing feature between imperial rule and independent government is the externality of the former. In colonial societies, the power to rule was taken away from local populations and entrusted to another state with which these populations had absolutely nothing in common. All happened as if « the ability to decide a country’s destiny, its collective mind, had been cut out surgically and transplanted into another mind in London, Paris, Brussels, The Haye or Washington; »31 a fact which in the France-Africa relationship, and for what concerns here, in the France-Côte d’Ivoire relationship, had persisted throughout all the governments that had preceded the Gbagbo administration. Gbagbo had decided that the transfer of power, thought, and responsibility from Côte d’Ivoire to the metropolis that had hitherto defined the France-Africa relation and made French African governments non-governmental organizations at the sole service of France’s interests with no regard to the interests of the Ivorian people had to come to an end through political, economic, and social purgative Refondation. Refondation was meant to dig into the foundation of the Ivorian society in order to correct the structural flaws that were slowing or impeding progress and, thus, undermining the social growth of the Ivorian people.32 Economically, among other resolutions, Refondation wanted to review the terms of renewal of a number of conventions ceded to France multinationals under their market values by the Ouattara government, conventions the clauses of which French firms had hardly abided by, and which were to fortunately come to expiration around 2004. Among these were the exploitation of Côte d’Ivoire Telecom conceded to France Telecom, the exploitation of Côte d’Ivoire’s power (EECI) and water (SODECI) companies conceded to Bouygues, the exploitation of the railway system conceded to Bolloré, and which was in dire need of modernization. Refondation also meant reassessing some construction contracts by which French firms were fleecing the Ivorian economy by overpricing their services. For instance, the contract of a third bridge to be built in Abidjan was ceded to the French Bouygues, although a Chinese company (COVEC) would build the same bridge for 1/3 of the price and would accept part of payment as exchange in coffee and cocoa. In a word, Economically speaking, Refondation was to liberate the Ivorian economy by doing away with France exploitative and manipulative « friendship, » which had not changed since the days of the colonial exclusif—this French policy whereby French colonies could only buy from France and sell to France at prices fixed by France—in order to stretch a hand to all who were willing to be partners of good faith rather than abusing speculators, as has usually been the case with France. It was obvious that if such reassessing was to happen, the pressure exerted by France on Côte d’Ivoire cede all its development deals to French multinationals without any bid for contracts would be fruitless; and French firms would henceforth have to openly compete with other multinationals (American, British, Canadian, Chinese, Japanese, South African, etc.) for a chance to obtain contracts in Côte d’Ivoire. This could be economically hazardous for France, especially as 2005 was announcing new privatizations, such as the privatization of the Ivorian oil refining company (SIR) and number two Ivorian cellular phone company TELECEL. In an open competition, French multinationals, which have proven in the past to be driven by no other concerns but exponential returns at all cost, would have very little chance of securing further contracts in Côte d’Ivoire. Actually, in an open competition, French multinationals risked losing everything to Americans, British, Canadians, or South African, Japanese or Chinese.

Perhaps, after all, Refondation’s pretensions were only a tale, the bluff of a nostalgic socialist out of touch with the realities of the moment. Perhaps, France had nothing to fear from Refondation, as Gbagbo had practically inherited a country on its knees, a country that, because of the disastrous politics of the PDCI in the previous forty years, was more dependent than ever on international aid, and especially on France. Without France, its colonial and post-colonial guarantor, where could Refondation get the money it needed for its program of development? After all, the devaluation of the CFA, the depreciation of coffee and cocoa, the country’s two major exports, the European Union’s and the World Bank/IMF’s refusal to lend any more money to Côte d’Ivoire after the Bédié administration’s much-publicized financial scandal had left Côte d’Ivoire no other alternative than to be on the good side of France, which could then intercede with international financial institutions to garner some much-needed loans and grants on behalf of Abidjan. Gbagbo could not be serious. He could not run the risk of losing France’s support at such a crucial moment by threatening French multinationals’ monopoly in Côte d’Ivoire. Gbagbo had anticipated the dilemma of not receiving any external financial help. To remedy it, he initiated a measure of austerity that consisted in working at eradicating poverty with a secured budget (a budget that could not rely on any external help); he named it le budget sécurisé.  Also, he undertook to fight corruption in taxes and at the customs. Gbagbo’s determination, earnestness, and visible success caused the World Bank to unconditionally return to doing business with Côte d’Ivoire. In 2002, the IMF, the European Union, and the African Development Bank followed suite. This made it possible for Abidjan to have the necessary financial resources to implement its program of Refondation. France’s fear started to materialize, especially as to signal France’s loss of esteem in Côte d’Ivoire and Refondation’s resolve to rectify its cooperation with France, and with all partners for that matter, a South African Company had just beaten French Bolloré at a bid for the construction of a new airport in San Pédro, south-west of Côte d’Ivoire. French multinationals had no intention of competing fairly with other countries.

In the past, it had been easy for France to buy influences in French Africa by financing the campaigns of politicians sympathetic to French interests or by bribing local officials. Refondation was undercutting this practice and leaving French multinationals, which hitherto garnered enormous dividends for France’s economy, at the mercy of other international competitors. France had no intention of loosening its grip on Côte d’Ivoire, the wealthiest former French colony in sub-Saharan Africa. Furthermore, Côte d’Ivoire’s stance, if left unchallenged, could be infectious. Other French financial havens could start questioning the validity of their « cooperation » with France; and should they, like Côte d’Ivoire, have the audacity to voice the anomalous makeup of that cooperation, France-Africa relations could be in great danger of vanishing forever. This was not about to happen, for, as Koureyssi Bâ observed so fittingly, the French policy in Africa, characterized by deceit, lawlessness and violence, remains unchanged no matter which party is in power in Paris. Furthermore, France can always rely on the servile devotion of its puppets and its docile locals informants who do not care about their legacy in history, and who are ready to draw a dagger into the back of any brother who dares to say no to the master.33 Ouattara, who had dreamed of being president of Côte d’Ivoire at all cost, had no problem driving the dagger in the back of Laurent Gbagbo, France most annoying killjoy in Africa. Convinced that France would back any subversive coup against Gbagbo, this is what Ouattara had to say in 2001 to a freshly elected group of mayors from his party:

 Nous n’attendrons pas 5 ans pour aller aux élections. Après tout, dans certains pays, il y a des coups d’Etat et les gens s’accomodent bien de ces personnes pendant une certaine période. Nous avons des monarchies dans le monde et les gens acceptent bien qu’une personne non élue représente le peuple dans sa totalité. Pourquoi devrions-nous attendre 5 ans pour que vous ayez ce à quoi vous avez droit et surtout ce que les populations réclament ? Nous avons certaines relations extérieures. Nous avons commencé à les actionner. J’aimerais vous dire aussi que nous avions convenu avec le maire Adama que nous aurons des réunions périodiques pour qu’ensemble, nous puissions développer assez rapidement une stratégie pour la conquête du pouvoir.34   [We will not wait 5 years to go to the elections. After all, in some countries, there are coups d'État, and people get used to the situation after a while. We have monarchies in the world, and people accept that a person who has not been elected represent the country in its totality. Why should we wait 5 years before you get what you deserve, especially when the populations are asking for it? We have external contacts. We have started to activate them. I would also like to tell you that with Mayor Adama we have agreed to have periodic meetings so that, very quickly, we can all develop a strategy for the conquest of power.] 

So, in the night of September 19, 2002, France triggered one of its bloodiest punitive campaigns against Côte d’Ivoire. A group of deserters from the Ivorian army, who had been training in neighboring Burkina Faso, simultaneously hit the cities of Bouaké and Abidjan with a brutality never experienced in the country. More than 100 unsuspecting members of the Ivorian defense forces in Bouaké were executed in their beds along with their families. Scores of wandering civilians were shot. Emile Boga Doudou, the Ivorian minister of interior who had just returned from a visit to his French homologue Sarkozy a day earlier, a visit during which he had raised the question of Ivorian deserters being trained in neighboring Burkina Faso, was executed in his bed, along with members of his family and his domestics. General Gueï, the former president and his wife were assassinated. It was a night of carnage. Gary K. Busch has detailed the operational organization of that atrocious nightly attack on Côte d’Ivoire.
In September 2002 about 650 rebels loyal to General Robert Gueï, attacked both Bouaké and Abidjan from neighboring Burkina Faso while Gbagbo was in Rome to meet the Pope. Their operation was supposed to last five days maximum. They were hoping to seize power and force Gbagbo to exile; but they were ill armed and disorganized, and soon the defense force of Côte d’Ivoire cornered them and reduced them to half. It was then that the commander of the French army in Côte d’Ivoire requested a cease-fire so that he could evacuate the French citizens and a few American nationals living in Bouaké. During the 48 hours allotted the French army, three Antonov-12 flew from Franceville (Gabon) to supply the rebels in armament. Other planes and truck brought in armament and mercenaries from Liberia and Sierra Leone, and the rebel force, which was previously estimated at 320 troops, grew to 2500 mercenaries armed with kalachnikovs and other weapons that had never been part of the Ivorian armory. The French army also supplied the mercenaries with sophisticated communication equipments that kept them always aware of the movements of the Ivorian defense troops. The French then retreated gradually leaving the rebels in charge with Eastern Europeans mercenaries as technical advisers. Once the rebels were well positioned, Chirac then activated the international pressure machinery through the United Nations to obtain a resolution entrusting France with a peacekeeping mission in Côte d’Ivoire.35 While tergiversations were taking more time than needed at the United Nations, the rebels were multiplying their fronts not just in the Northern part of the country, but also in the Western parts, recruiting more mercenaries from Samuel Doe’s civil war troops as well as mercenaries from the RUF in Sierra Leone. The rebels’ indiscriminate killing and raping of thousands of children, elderly, and women led to mass exodus toward Yamoussoukro and Abidjan. Gbagbo had dared to defy France, and France had launched against his regime the biggest firepower ever delivered on Côte d’Ivoire. Now the United Nations, through the Security Council, could play its partition by blessing France’s direct intrusion in the country.

Yet, Gbagbo’s Refondation was not merely a rumination posture against France. Evidently it intended to rectify Côte d’Ivoire’s anomalous relationship with France. The rosy economic definition of liberalization that treats Foreign Direct Investment as « . . . a decentralized process wherein each foreign company takes the investment decisions of the others as beyond its control . . . »36 is exploded in French Africa. There, nothing is meant to remain beyond the control of French multinationals whose barons have vouched to filter all non-French multinational investments’ access to the continent to the point of reducing them to nothing. « Exploding » is not just a figure of speech, as the daily conflagrations caused by heavy French artillery and the frequent turning out of black corpses scare Anglo-Saxon and Asian investments out of French Africa, while France remains curiously present before, during, and after the cannon roars. From the perspective of most French investors in Africa, Foreign Direct Investment should have nothing to do with each firm forming « . . . an expectation about the host country’s eventual trade policy and [evaluating] the profitability of its own potential foreign investment accordingly. »37 Instead, the host country should be bomb-pressured to accepting the level of protection and the terms of profitability dictated by France. It is unfortunate that, in economic circles, the kinds of quid pro quo foreign investments that have made French multinationals and a few corrupt nationals wealthy while impoverishing most Africans by a relocation of their economic resources are still treated as epiphenomenal or isolated episodes involving a small number of disreputable industrialists. French multinationals’ brutal practices in Africa are systemic, and they ought to be examined as such. The much-publicized Elf-Aquitaine affair has now shown that French multinationals’ dirty economic practices run deep into the French government no matter which party is in power. Gbagbo’s Refondation was principally a program of poverty reduction through a distribution to the masses of healthcare and education services and the creation of jobs; a program that fell well within the United Nations Millennium Development Goal (MDG) for Africa. The French-supported rebellion put Gbagbo’s poverty reduction program at a standstill, and the passion with which Koffi Anan’s United Nations defended the French actions and supported France’s subsequent direct intervention in Côte d’Ivoire was mind-boggling. The victim was presented as the victimizer, and the victimizer was made both judge and Jury of the victim. This collaboration of African leaders such as Ouattara and Kofi Anan with a brutal European force against their people, though revolting, nevertheless has an explanation. In all times, Africa has had local collaborators who enabled the exploitation and impoverishment of the continent by Western powers, so long as these local informants could be left to collect a few morsels alongside their plundering Western masters. At the time of the question of Côte d’Ivoire, Kofi Anan had his own scandals at the United Nations hovering over his head, and the oil for food humiliation in which his son, using the father’s influence, was deeply involved, and for which Anan needed France more than ever to testify on his behalf. This could only happen if he took care of France’s interests in Africa, no matter what the consequence could be for the African people. Anan and Ouattara were only repeating an ancient gesture called North/South collaboration. Unfortunately, It would be utterly hypocritical for anyone who unreservedly condemns the resistance organized by the Ivorian Patriotes to pretend to speak in favor of poverty reduction and growth in the Third World, and especially in Côte d’Ivoire. It is obvious that France’s gangster-like intervention in Côte d’Ivoire has undermined progress by any theory of economics. I shall point to some of the consequences of France’s disquieting intrusion in Côte d’Ivoire as they relate to the armoring of the most pessimistic economics theories for the Third World and the undercutting of all development theories ever to cast any promising outlooks on poor countries.38

To proponents of dependency theory—the theory that winners and losers are two inevitable sides of the same coin of development39—the Chiraquian martial incursion in Côte d’Ivoire to protect lamenting French multinationals terrified of international competitions makes factual the hypothesis that as economic trade grows between rich and poor nations, global income inequality grows, too. In the kind of liberal commerce that, in the wake of the Washington Consensus, has characterized the « exchanges » between Côte d’Ivoire and France, and in which the French government and the French army, following an age-old tradition, have figured more like bullying middlemen than state institutions, profits have been unashamedly unidirectional. So, this explaining that, the convergence theory—the theory claiming that someday, in a happy future, the last shall meet the first, and that rich countries will experience dwindling returns and be caught up by poor countries—is belied. If the economic trends, as we observe them today, keep up, convergence theory becomes, for the proponents of global equality, wishful thinking, an unrealizable fancy. The impossible possibilization of convergence theory is pushed even further back into the dominion of bleakness by the doing of rich countries that have specialized in altering, in poor countries, all the control variables in which advocates of endogenous growth have invested so much optimism. How so?

Against convergence theorists’ pessimistic outlooks for rich countries and optimistic perspectives for poor countries, proponents of endogenous theory would argue that humanity is only at the beginning of useful discoveries, and therefore, rich countries will always be able to subvert the menace of diminishing resources and remain dominant just by the significance of the scientific, technological innovations that they make at home. This is possible because rich countries have traditionally been able to control certain variables, such as, fertility rate, level of human capital (education), and government spending. These controlled variables are referred to as conditional factors. Traditionally, the control for these variables has been absent in poor countries. So then, the factors that come to be known in rich countries as conditional convergence factors (insofar as the conditions for their control are present) become unconditional convergence factors in the Third World (insofar as the condition for their control are absent). No one, however, would dispute the fact that conditional and unconditional convergence factors are not natural occurrences. They do not respectively appear in rich and poor countries by Devine design. They are not the making of an omnipotent Big-Other who assigns them, in that order, to civilized capitalist societies on the one hand, and to primitive territorial populations on the other hand. Conditional and unconditional convergence factors are not inherently attributed to one group of people who are in control of all their intellectual faculties as opposed to another group subjected to lobotomy. Conditional and unconditional convergence factors are created and manipulated by greed, ruthlessness, and brutality, which are not necessarily signs of intelligence. Therefore, before proponents of endogenous theory rest assured that any responsibility for failure and economic decline is entirely organic, perhaps, it would be wise to situate responsibility. On the levels of human capital and government spending, the multiple muscled interventions of France in West Africa have always, intentionally, turned conditional and unconditional factors on their heads in a theatrical diagram that made perfect sense for France while disturbing any prospect of planned development for the African nations. This viciously masterful manipulation made conditional factors unconditional for national social engineers while at the same time keeping them conditional for French business. Bare Hands Victory becomes enlightening in disclosing France’s responsibility in that regard; but Bakaba’s documentary can only expose the symptoms of a bigger infection in Africa. In Bare Hands Victory, Côte d’Ivoire is but a case study of a more pervasive hexagonal will to power determined to make profits by all means necessary.

Is it only by killing Africa’s human capital that the rest of the world could give the black continent a chance of turning the tides of global inequality? France seems resolved to spin the grim images of Ivorian youth falling under French multinationals’ hired guns into a neo-classical resolution of income inequality; one which would eerily assert, on account of the role of population growth in the race for development, that « we are saving them from themselves. » If growth is a race between increases in population and capital stock, this pessimistic-optimist argument would thus go, then, wars—which have been more exogenous than endogenous in French Africa—by their ensuing effects of population decrease, will lead to better distribution of wealth in Africa. How depressing! And how disingenuous, too, to link the slaughter of the dynamic and educated force of a country to its chances for progress! In fact, until an international outcry puts an end to the incendiary practices of the hired armies of imperial nations, the butchering of the young brains of Africa will continue to widen the technological gaps between North and South—one of the major causes of global inequality—and maintain an East-West-West-East-bound spread of technology and industrialization. It is not by accident that most Third World countries, claim appurtenance to the Orient when they cannot establish their belonging to the Occident.40 Have not theorists of economic geography told us that the Occident, with its temperate climate and smoother terrains, is blessed by the gods and has all the best prospects for development? Nevertheless, has African geography really been a hindrance at any time in history for opportunists resolute to plunder the riches of the African continent? Have not European explorers, as far back as the sixteenth century, defied the negative endowments of Africa and pushed deep into the heart of darkness to dig up Africa’s iron ores, its gold, its diamond, to cut its timber, to bleed its rubber trees, to remove its elephants’ defenses, to practice their shooting ability on its game? Have not European speculators designed ingenious methods to transfer Africa’s human capital and riches to the Occident despite Africa’s much-heralded negative endowments? Why has Europe become so paradoxically impotent when it came to developing infrastructures in the continent that would benefit African populations? And what to say of this so-called poor continent that yet continues to stir up so much interest in greedy multinationals? Geography and poverty have nothing to do with the underdevelopment of Africa. In fact, to be fair, Africa is victim of its wealth and a globalization gone mad.

NOTES
1 Sidiki Bakaba, director, Bare Hands Victory (Abidjan: Kepri Creations, 2005).

2 See, The Washington Times, Special International Report Prepared by The Washington Times Advertising Department, July 2, 1999

3 Olaudah Equiano, The Interesting Narrative of the Life of Olaudah Equiano, or Gustavus Vassa the African

4 J.D. Fage, A History of Africa (London: Routledge, 1995), 334.

5 Ibid., 327.

6 Jules Ferry, « Les fondements de la politique coloniale, » discours prononcé à la Chambre des députés: le 28 juillet 1885

7 H. L.Wesseling, Divide and Rule: The Partition of Africa, 1880-1914, trans. Arnold J. Pomerans (Westport: Praeger, 1996), 200-203.

8 Much of the discussion here is inspired by D. K. Fieldhouse’s The West and the Third World (Oxford: Blackwell Publishing, 1999), 99-105.

9 Actually, as Fieldhouse notes, evidence points to the contrary. All of black Africa within the European Community’s preferential economic system in the 1980s had a lower per capita growth rate than South Asian countries which were not part of the system (105).

10 Ibid.

11 Richard Falk, Predatory Globalization: A Critique (Malden: Polity Press), 131.

12 James Petras, and Henry Veltmeyer, « World Development: Globalization or Imperialism? » in Globalization and Antiglobalization: Dynamics of Change in the New World Order, ed. Henry Veltmeyer (Burlington: Ashgate, 2004), 18.

13 Steven Hiatt, editor, « Global Empire: « The Web of Control, » in A Game as Old as Empire: The Secret World of Economic Hit Men and the Web of Global Corruption (San Francisco: Berret-Koehler, 2007), 12- 29. 14http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/elysee_2007/20070504.OBS5597/segolene_royal_denonce_les_ liensentre_sarkozy_bouygues_.html

15 Xavier Harel, Interview with Ahmadou Kourouma, in Politique Internationale, Issue 98 (Winter, 2003), http://www.politiqueinternationale.com/revue/read2.php?id_revue=13&id=223&content=texte&search= (accessed on January 19, 2008).

16 Alemayehu Geda, and Abebe Shimeles, « Openness, Trade Liberalization, Inequality and Poverty in Africa, » in Flat Wold, Big Gaps: Economic Liberalization, Globalization, Poverty & Inequality, eds. Jomo K. S., and Jacques Baudot, 297-326 (London: Zed Books, 2007), 304.

17 Assié-Lumumba, and Lumumba-Kasongo, « Côte d’Ivoire (Ivory Coast) in the French and Global Capitalist System, » in Africa Update, vol. X, Issue 4 (Fall 2003).

18 Alemayehu and Geda, 305.

19 Had not Sarkozy, as French minister of finance and industry, reassured EDF and GDF union members worried about privatization prospects in the following terms on April 4, 2004?
EDF et Gaz de France ne seront pas privatisées. Pourquoi? Parce que EDF et Gaz de France ne seront pas et ne seront jamais des entreprises tout à fait comme les autres . . . du fait de leur importance pour l’indépendance nationale, de leur rôle dans le service public de l’électricité et du gaz.
[EDF and GDF will never be privatized. Why? Because EDF and GDF will not be and will never be ordinary companies . . . given their importance for national independence, given their roles in public distribution of electricity and gas.]
See http://sarkozyblog.free.fr/index.php?2004/04/04/108-rencontre-avec-les-syndicats-edf

20 Assié-Lumumba, and Lumumba-Kasongo, « Côte d’Ivoire (Ivory Coast) in the French and Global Capitalist System, » in Africa Update, vol. X, Issue 4 (Fall 2003)

21 James Ferguson, Global Shadows: Africa in the Neoliberal World Order (Durham: Duke University Press, 2006), 39.

22 The review concluded that
Members congratulated Côte d’Ivoire on its pursuit of macroeconomic stabilization and trade liberalization, and noted the positive effects registered to date. They nonetheless encouraged Côte d’Ivoire to make additional commitments and bind more tariffs so as to ensure that current reforms continue. Participants expressed their conviction that the consolidation of reforms in the goods and services sectors would attract new investment and ensure sustained economic growth. See World Trade Organization, « Trade Policy Reviews: Second Press Release and Chairperson’s Conclusions Côte d’Ivoire: July 1995, http://www.wto.org/english/tratop_e/tpr_e/tp9_e.htm

23 In a letter to his family, Frantz Fanon expressed his regrets of choosing to fight for France during WW2, complaining that he was wrong to enroll to fight for the freedom of French people while French farmers themselves were not ready to fight for their liberty. See Black Skin, White Masks (videorecording)

24 Jeune Afrique, issue 1231 (August 8, 1984), p. 21

25 H. K. Bédié, Les chemins de ma vie, (Paris: Plon, 1999), 50.

26 Francois Soudan, « Ouattara est-il ivoirien? » (13 juin, 2000), http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN13063ouattneirio0

27 Ibid., 44.

28 Vincent Hugeux, « Quand la Côte d’Ivoire joue avec le feu, » http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/cotedivoire/dossier.asp?ida=418738&p=2

29 See Jérôme Dupuis, and Jean-Marie Pontaut, « Mains basses sur l’aide européenne, » April 6, 2000, http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/cotedivoire/dossier.asp?ida=418736:
Où ont disparu les 180 millions de francs que l’Union européenne a versés à la Côte d’Ivoire? Cette aide, destinée essentiellement au programme de santé, a été systématiquement détournée entre 1992 et 1997, comme l’attestent plusieurs audits récents de la Commission européenne et un rapport accablant de l’Inspection des finances ivoirienne, dont L’Express a pris connaissance [[What happened to the 180 million francs that the European Union disbursed to Côte d'Ivoire? This money especially earmarked for healthcare has been systematically diverted between 1992 and 1997 as indicated by several recent audits by the European Commission and a report of the Ivorian finance inspection obtained by L'Express.]
30 Ibid.
Il est scandaleux que les députés européens n’aient pas été informés de ces détournements, qui concernent des secteurs aussi sensibles que la santé. Je ne comprends pas que la délégation sur place et les quatre experts du Fonds européen de développement détachés auprès de l’administration ivoirienne n’aient rien vu. Cela pose un problème de compétence. A moins qu’il n’y ait d’autres explications [It is outrageous that the members of the European Parliament had not been informed of these embezzlements that touch such sensitive sectors as health. I cannot understand how the delegation on the ground and the four experts of the European Development Fund assigned to the Ivorian administration did not detect anything. This raises a question of competence. Unless some other explanations exist.]

 31 David Kenneth Fieldhouse, The West and the Third World: Trade, Colonialism,  Dependence and Development (Malden: Blackwell Publishers, 1999), 72

32 Pr. Mamadou Koulibaly, La guerre de la France contre la Côte d’Ivoire (Abidjan: La Refondation, 2003), p. 4.

33 Interview by Abdou Salam Diop, in “L’Harmattan” No 854-9056, January 2, 2005, http://www.midici.com/

34 Ibid.

35 La guerre de la France, 11-14.

36 Gene M. Grossman, and Elhanan Helpman, Interest Groups and Trade Policy (Princeton: Princeton University Press, 2002) 235.

37 Ibid.

38 Much of my discussion here will rely on Glenn Firebaugh’s summary of the theories of world stratification as he laid them out in The New Geography of Global Income Inequality (Cambridge: Harvard University Press, 2003),170-84.

39 Firebaugh, 170.

40 See Henry Louis Gates, Jr. Wonders of the African World (videorecording)

Western Leaders Cannot propound to be the Moral Compass of the World (Mars 4, 2014), M. Frindéthié

 

fabiusLately, as Russian troops have been maneuvering around Crimea, we heard a lot about President Putin’s supposed delusional appreciation of reality and lack of moral probity. In this anti-Russian clamor, hardly anybody has spoken of European leaders’ duplicity and dishonest stance in Ukraine. And yet a strong case can be made about how the West, principally the European Union, reneged on its own signature, failed President Yanukovych, supported the Ukrainian agitators and occasioned the current crisis.

Everything is happening as if a sudden condition of amnesia has struck the plethora of journalists and international relations experts that scramble every day on TV to feed Western audiences with half-truths.

Have not Laurent Fabius, Frank Walter Steinmeier, and Radoslaw Sikorski, respectively foreign ministers of France, Germany, and Poland mediated and witnessed the signing of a deal between President Yanukovych and the protesters in Kiev who wanted Yanukovych’s resignation? A truce the main clauses of which were a return to the 2004 constitution, the formation of a national unity government, and early presidential elections to be held in May? How can the West then pillory Russia for moral deficiency when the highest officials of the West cannot even respect the deals they broker and are so quick to renege on their own signatures?

There seems to be a sad trend going on around the world, which is too often supported by the West, whereby elections do not matter anymore, and all it takes to replace a president one does not like is to wait and see if one loses or win the elections, and, in the negative case, stage violent protests, count the dead, and appeal to the West with the assurance that one will be backed by the harbingers of this new way of doing politics. It is sad that democracy should no longer rely on the results of the ballots, be they the results we have not hoped for, but rather on Molotov cocktail, and armed insurgencies.

And of those leaders in Europe who want to pass for the moral compass of the world, scorning Putin for his move toward Crimea, what has Putin done that they have not inaugurated before?

When France’s army in 2004 and in 2011 entered Cote d’Ivoire and butchered thousands of unarmed Ivorian youths, was France not doing worse than Putin, who has so far not fired a single bullet? What is this world where elections do not matter anymore? Where the way to come to power is to rampage and burn? Is that the measure of the kind democracy the West is prescribing to the world? Is this the kind of democracy that the West would want for itself? Would America and Europe like to see their children transform political contestations into armed insurgencies and fire throwing saturnalias? Or is this kind of political activism reserved for others only?

Has this new and lemon-scented democracy worked in Libya, in Syria, in Cote d’Ivoire, in Central Africa, and in South Sudan? Is it not high time that we should return to the real principle of democracy, that is, to the principle of the rule of the ballot, instead of littering the political landscape with dry combustible leaves that might ignite at home?

Polémiques: Au nom du père et du fric; pasteurs ou détrousseurs?

Dramane Ouattara et Ahmed Bakayoko choisiront-ils d’être moins « magnanimes » que leur guide Abubakar Shekau ? M. Frindéthié

dramaneBoko Haram, Dramanistan, Etat islamique, Rattrapocratie, Al Quaida, quelle que soit la désignation sous laquelle l’on nomme ces différents régimes, ils reviennent tous au même instinct, à la même idéologie, au même programme politique : celui de l’élimination violente et sans transition de l’autre considéré comme « infidèle ». Qu’ils soient en boubous, en trois pièces, en chemises fleuries, en babouches, en sandales ou en souliers cirés, en chéchias, en feutres, ou en chapeaux de paille, qu’ils se déplacent à cheval, à chameau, à moto, en Hammer, ou en jets  privés, qu’ils aient lu un livre, dix livres, ou aucun livre du tout, les obsessions des chefs de cette idéologie nihiliste se retrouvent sur le même point d’accumulation : la sauvagerie. Cette sauvagerie, la Rattrapocratie de Dramane Ouattara, succursale ivoirienne de Boko Haram et de l’Etat islamique, en a fait son programme de gouvernement depuis 2002, qui brutalise, supplice, et assassine des Ivoiriens supposés ethno-religieusement « infidèles », avec le concours d’une poignée d’auxiliaires payés en monnaie de traitres.

Aujourd’hui, alors que par un revirement surprenant, faisant entorse à son sacrosaint principe de bestialité, Bokoshekau Haram, l’inspirateur de la dictature d’Abidjan, a signé un accord avec le gouvernement de Jonathan Goodluck, par lequel il s’engage à libérer les 207 lycéennes nigérianes enlevées au mois d’Avril 2014, il y a tout lieu de se demander si Dramane Ouattara et Ahmed Bakayoko emboîteront le pas à leur mentor, Abubakar Shekau, pour libérer eux aussi les milliers « d’infidèles » qui croupissent dans leurs geôles, à défaut de ne pouvoir ressusciter les milliers d’autres qui ont péri sous leurs balles. Ou bien Dramane et Bakayoko choisiront-ils de persister dans leur dessein de sauvagerie ? Dramane et Bakayoko choisiront-ils d’être moins « magnanimes » que leur guide Abubakar Shekau ? Pis encore, ces égarés qui, poussés par leurs borborygmes, célèbrent Dramane et Bakayoko des mains et des pieds et cautionnent leurs crimes continueront-ils à leur faire leur nombre de génuflexions afin de préserver ce pain rougi dont ils s’empiffrent chaque jour ?

 [mf1]

(Vidéo) Koné Katinan: « Il n’existe pas d’ethnie Djoula en Côte d’Ivoire; je suis Sénoufo de Katiola, du groupe Tagbanan »

Dramanistan : Mensonge et Broutage érigés en Politique, M. Frindéthié

Que les déguerpis qui ont perçu de Dramane 2000 dollars lèvent la main

De tous les gouvernements qui se sont relayés en Côte d’Ivoire, Celui de Dramane figurera inéluctablement dans les annales de l’histoire pour sa propension au mensonge éhonté. Alors que toute la Côte d’Ivoire sait que les déguerpis des zones à risques n’ont, dans le meilleur cas, reçu du gouvernement de Dramane qu’un dédommagement de 150.000 francs CFA (voir à ce sujet les articles suivants : http://www.imatin.net/article/societe/deguerpissement-des-zones-a-risques-150.000-f-par-famille_1496_1339706585.html http://www.koaci.com/cote-divoire-deguerpissement-quartier-tomber-mort-dattecoube-rase-94020.html?lang=1 ) ; et alors que dans la plupart des cas cette modique somme n’a jamais été perçue par les ayant droit parce que détournée par les fauves du gouvernement des génocidaires, quel n’a été mon étonnement, en me réveillant ce matin, de voir un reportage de CNN qui soutenait que les déplacés des zones à risques à Abidjan percevaient du gouvernement de Dramane la somme de 2000 dollars (l’équivalent de 984.000 francs CFA). Pourquoi le gouvernement de Dramane a-t-il transmis ces chiffres aux médias internationaux ? Pourquoi Dramane s’évertue-t-il tant à travestir la vérité, faisant croire à l’opinion internationale que dans les zones déguerpies, où le revenu mensuel moyen des familles ne va pas au-delà de 70.000 francs CFA, Chaque famille a perçu plus de 14 mois de salaire pour se reloger ? A l’évidence, Dramane et sa clique, qui, darbouka sous l’aisselle, clament chaque jour que « lo pei anvanche », que « l’émerzance » est au coin de la rue, savent bien que rien n’est en fait plus vrai que le contraire. Les génocidaires ont échoué sur tous les plans. Aussi, cherchent-ils à dissimuler au monde leur politique sociale  coléreuse, tâtonnante, déficiente, et déshumanisante. En attendant, j’attends que les déguerpis qui ont perçu du gouvernement de Dramane la somme de 984.000 francs lèvent la main … et j’attends en vain. Heureusement que la bande tourne et que toutes les gesticulations des génocidaires sont enregistrées sur les réseaux sociaux.

Wattao à l’Académie militaire de Meknès ?

Le « Commandant » Issiaka Ouattara, alias Wattao, serait, selon les experts en relations publiques du régime génocidaire d’Abidjan, en formation d’État-major à l’Académie militaire de Meknès, au Maroc. Mais pour que cela fût vrai, ne devraient-ils pas nous convaincre d’abord que Wattao, ce marmiton à la soupe infecte, cette anémie culturelle et intellectuelle promue grâce à ses crimes commis au compte de Dramane Ouattara, a appris à écrire son nom ? Ne serait-il pas logique que notre illettré  commençât d’abord à prendre des cours du soir à « l’EPP Tomber-mort d’Abidjan » ?

Whenever a House Negro falls, I drink to it, M. Frindéthié

When a House Negro falls, I drink to it

Call me spiteful if you wish

But when a house Negro is in difficulty

I drink to his/her passing down to the last drop of the cup

And when he/she is sick

I pray that he/she may breathe his/her last mouthful of air

I have no compassion for conspirators

I do not aspire to be a saint.

My left cheek has been slapped too many a time and oft

And I do not intend to turn the right one to the conspirator’s blow

My people have been bled too long

And I do not intend to give away one more pint of their drying venae

I have no energy for forgiveness

No desire for magnanimity

600 years of duplicity

Have hardened me with spite

No apology! No rectification!

Fifty years after Frantz Fanon’s untimely death

His warnings still hover over

Beware of the house Negro

And especially of the modern house Negro

Whose dreams are filled with pasty breasts

And three-piece suits

For this one would sell for white approval

Even his grandmother’s last tooth to his master

Recently on Africa the house Negroes descended

For indeed there are plenty on the continent and beyond

Who would not hesitate to mortgage

Its material and human capitals

For one second’s experience of white bliss

On Africa they descend

In three-piece suits and shiny shoes

Their suitcases filled with their masters’ blueprints

To implement with ruthless expertise

I have no compassion for house Negroes

When they fall their crushing is music to my ears

I am only human … too human

I have no mercy for house Negroes

I wish them a harder fall

Lettre au beau Blaise, M. Frindéthié (18 avril 2011)

ChiracJe ne m’étendrai pas longtemps sur ton sort. Le p’tit nègre corrompu que tu es ne mérites pas vraiment une minute de mon temps ; mais je prendrai quand même le temps de te dire ceci : Ton heure est arrivée. Sois sage et plie bagage. Voilà, mon cher Blaise, ce qu’il en coûte de trop vouloir lécher du cul blanc. Tu es pour l’Afrique l’une des plus grandes abominations qui lui soient arrivées. Ton obsession à toujours te faire approuver du Blanc, ton complexe d’infériorité, ton esclave mental n’ont pas été que des tares personnelles. Elles ont contribué à l’abaissement de l’Afrique, à la spoliation de son potentiel matériel, et au massacre de son capital humain. Tu es le canal corrompu par lequel l’Afrique de l’Ouest retourne à l’asservissement.  Ton heure est venue. Après avoir favorisé la chute de tant de dignes fils de l’Afrique, il est temps que la vermine que tu es s’en aille. Ici, ce n’est aucune puissance extérieure qui te chasse. C’est ton peuple qui en a marre et qui te dit d’aller te faire voir dans le pays où va mourir la racaille de ton espèce.

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