Voyages post-sciatiques – Dramane Ouattara repart avec la bénédiction de ses charlatans

ImageAvec le retour à Abidjan du Premier ministre Daniel Kablan Duncan, ‎et à la suite du Conseil des ministres prévu ce mercredi 16 Avril, le président ivoirien Alassane Ouattara se rendra en selon nos informations à Paris, à partir du jeudi 17 avril 2014, après avoir passé de façon ininterrompue plus d’un mois et demi au pays. Une grande première.

Hervé Coulibaly

Nouvelle tentative de confirmation des charges contre Gbagbo – Encore des éléments falsifiés dans les dossiers de Fatou Bensouda

Des centaines de pages précieuses. La transmission à la presse du nouveau document contenant les charges rédigé par Fatou Bensouda par l’affaire Gbagbo, et des observations de Maître Emmanuel Altit, apporte des éléments qui, paradoxalement, n’accablent pas l’accusé mais le procureur et le pouvoir ivoirien. Qui pourraient bien avoir concocté de faux documents administratifs pour donner de la substance à leurs accusations !

Fatou Bensouda au piège de faux grossiers concoctés dans les officines du régime.

Cartes sur table ! Hier, les services de communication de la Cour pénale internationale (CPI) ont transmis à la presse les soumissions par la défense de ses observations écrites sur la preuve du procureur dans le cadre de l’affaire qui l’oppose au président Gbagbo. Ainsi que la soumission de l’inventaire amendé des éléments de preuve à décharge. Dans le même temps, ils ont mis à la disposition des observateurs le document amendé de notification des charges, ainsi que l’Inventaire amendé des éléments de preuve à charge.
Dans la mesure où il n’y aura pas de nouvelle audience publique de confirmation des charges, ce sont ces documents (qui s’étalent sur près de 1000 pages) qui donneront aux analystes d’entrer dans le dossier, notamment pour voir ce que Fatou Bensouda a apporté de nouveau à son premier document de notification des charges, qui a été retoqué par les juges de la Chambre préliminaire I en raison de ses insuffisances.
Un fastidieux travail d’analyse des données s’ouvre donc devant les journalistes et les spécialistes des questions de justice internationale. Le Nouveau Courrier y consacrera, bien entendu, plusieurs articles.
La première question que l’on se pose naturellement en lisant les documents mis à notre disposition par la CPI est : les preuves matérielles et médico-légales qui avaient été réclamées par les juges lors de la première audience de confirmation des charges ont-elles été, cette fois-ci, apportées par le procureur ? La réponse à cette question est : non, pas vraiment.
Plus grave, il semble manifeste – en tout cas aux yeux de la Défense qui s’est appuyée sur des éléments difficiles à contester dans le cadre de sa démonstration – qu’en voulant produire des éléments s’apparentant à ce que les juges ont demandé, le régime Ouattara et la procureure Fatou Bensouda, ont fabriqué ou recueilli des documents administratifs falsifiés ou pour le moins sujets à caution. Dans ses observations, Maître Altit éclaire un certain nombre des contradictions de ses documents avec une précision d’entomologiste.

Un homme qui est mort à deux dates différentes

En ce qui concerne les morts consécutifs à l’attaque de la RTI par les rebelles de Guillaume Soro le 16 décembre 2010, Fatou Bensouda n’arrive à obtenir qu’un seul certificat de décès. Profitant éhontément du droit qui lui est donné d’expurger ses éléments de « preuve » d’un certain nombre d’informations jugées sensibles, la procureure auprès de la CPI « biffe » le nom de la personne qui aurait rédigé le certificat de décès et la date de délivrance dudit certificat de décès. Afin d’empêcher la Défense de contre-enquêter pour vérifier la véracité de ce document ? Peut-être. Une chose est sûre : sur cet unique cas documenté relatif au 16 décembre 2010, le certificat de décès situe la mort du « manifestant RDR » au mois de décembre 2010, tandis que la fiche de sortie de la morgue la situe au… 11 janvier 2011. Un document transmis à la Défense « semble avoir été fabriqué à partir de deux documents différents superposés pour obtenir une photocopie transmise à la défense par le Procureur comme photocopie d’un document original », s’indigne Maître Emmanuel Altit. Le métier de faussaire n’est pas à la portée du premier venu…

Les documents douteux des « mortes de la marche des femmes d’Abobo »

Les documents fournis par Fatou Bensouda, qui n’ont pu lui être transmis que par le régime Ouattara, sur les « mortes d’Abobo », sont eux aussi particulièrement problématiques. Cinq certificats de décès – rédigés par le même médecin, mais dont l’identité est cachée à la Défense, ce qui l’empêche de contre-expertiser – sont ainsi datés du 3 mars 2011, soit le jour même de la tuerie supposée. Alors qu’un témoin qui dit les avoir reçu indique qu’ils ont été confectionnés après ce fameux 3 mars. Bizarre ! Encore plus étrange, alors que les témoins du procureur disent que les « mortes d’Abobo » ont été transportées dans un hôpital précis, aucun des certificats de décès qui sont brandis par l’Accusation n’ont été délivrés par ledit hôpital. Deux d’entre eux l’ont même été par un tout autre établissement hospitalier ! « Il est d’usage que le médecin légiste établissant un certificat de décès y indique non seulement la date présumée du décès mais aussi la date à laquelle, d’après lui, la mort a réellement eu lieu, tout en expliquant quelles seraient, d’après lui, les causes de la mort et en présentant un état du corps. Or, sur aucun des certificats présentés par le Procureur, il n’y a de véritable explication ni de véritable diagnostic porté par le médecin. Rien sur la date réelle de la mort. Rien non plus sur les causes de la mort. Normalement, tout médecin légiste est capable de déterminer, en analysant les blessures des victimes, quel aurait été le type d’armes qui aurait été la cause de la mort », s’étonne Maître Emmanuel Altit. Il s’en étonne d’autant plus qu’il n’y a pas eu d’autopsie, ce qui est pourtant obligatoire en de telles circonstances. Pour aggraver son cas, Fatou Bensouda a produit un permis d’inhumer signé par un médecin, alors que la loi ivoirienne est claire. Le permis d’inhumer est délivré par l’Officier de l’état civil de la mairie du lieu de décès… Tout permis d’inhumer signé d’un médecin est donc forcément un faux grossier !
L’on savait déjà que la plupart des victimes avaient été inhumées par les soins du RDR dans une sorte de fosse commune vite fait, plusieurs mois après le renversement du président Gbagbo (la situation était donc relativement apaisée à Abidjan et des cérémonies impliquant leurs familles auraient pu avoir lieu). L’on apprend désormais, avec les nouveaux documents qui sont rendus publics, que « d’après un rapport établi par un expert du Procureur, et intégré par la défense à son inventaire de preuve en février 2013, le corps de l’une de ces deux victimes aurait été transporté directement du lieu de l’incident à la forêt de Banco où il aurait été enterré ». Cela ressemble bien à une dissimulation d’un corps « parlant », portant des indices pouvant mettre en cause ceux qui l’ont fait disparaître.

Philippe Brou

Côte d’Ivoire: Dictature Frileuse au Dramanistan

DramanistanAbidjan:  5 journaux suspendus par le dictateur Dramane Ouattara pour avoir rapporté ce qui est.

Abidjan – Le Conseil national de la presse (CNP), l’organe officiel de régulation du secteur de la presse écrite en Côte d’Ivoire a suspendu, lundi, 5 journaux (4 quotidiens et un hebdomadaire) pour de « graves manquements intervenus en violation » de la loi portant régime juridique de la presse, pour certains mais « surtout en raison de la récidive pour d’autres », a appris APA, de sources officielles, dans la capitale économique ivoirienne. C’est un communiqué du CNP transmis à APA qui annonce la suspension des quotidiens « Aujourd’hui, Soir Info, Le Quotidien d’Abidjan et Le Temps » ainsi que l’hebdomadaire « Bôlkotch », édités, respectivement, par les entreprises de presse « Les Editions Aujourd’hui SUARL, Olympe, Aymar Group, Cyclone SARL et La Refondation SA ». Le CNP reproche aux quotidiens Aujourd’hui, Le Quotidien d’Abidjan et Le Temps « l’usage abusif du terme dictateur pour qualifier le Chef de l’Etat ». Ce qui constitue, selon l’organe de régulation, une « offense » à son encontre. Quant à l’hebdomadaire Bôlkotch , le CNP a relevé que l’une « des caricatures désignant le Président de la République sous le vocable de + Magellan+, le présente avec les traits du visage, exagérément, déformés ». S’agissant de Soir Info, le collège des conseillers du CNP a épinglé la Une de sa publication du 6 avril 2014, « non opportune et non nuancée qui a pris le contre-pied du communiqué du gouvernement interdisant la consommation de la viande de brousse dans le cadre de la prévention contre la fièvre d’Ebola ». Ce journal avait donné la parole à un « Expert congolais », Pr Muyembé qui conseillait plutôt de « ne pas cesser de manger la viande de brousse ». Pour tous ces motifs, les quotidiens Aujourd’hui, Le Quotidien d’Abidjan et Le Temps écopent, chacun, d’une « suspension de 12 parutions ».L’hebdomadaireBôlkotch prend 4 parutions de suspension et Soir Info 3 parutions. Les quotidiens Aujourd’hui, Le Temps et Le Quotidien d’Abidjan ainsi que Bôlkotch sont proches du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir). Quant à Soir Info, il est indépendant.

Nigeria violence: Seventy killed in Abuja bus blasts

Dozens have been killed in two explosions in Abuja

More than 70 people have been killed in two blasts that rocked a crowded bus station on the outskirts of Nigeria’s capital, Abuja, officials say.

The blast happened as commuters were about to board buses and taxis to go to work in central Abuja, the BBC’s Haruna Tangaza reports.

Eyewitnesses say there are dead bodies scattered around the area.

Suspicion immediately fell on the Boko Haram Islamist militant group, which has staged previous attacks in Abuja.

However, most of its attacks have been in the north-east of the country.

Abbas Idris, head of the Abuja Emergency Relief Agency, told the BBC that so far they have confirmed 71 people dead and 124 injured.

Police spokesman Frank Mba gave the same figures, adding that 16 luxury coaches and 24 minibuses had been destroyed.

Eyewitness Badamasi Nyanya said he had seen 40 bodies being evacuated; other eyewitnesses say they saw rescue workers and police gathering body parts.

The blast ripped a hole four feet deep (1.2 metre) in the ground of Nyanya Motor Park, some 16km (10 miles) from the city centre, and destroyed more than 30 vehicles, causing secondary explosions as their fuel tanks ignited and burned, the Associated Press news agency reports.

Ambulances have been taking the dead and injured to nearby hospitals.

A bystander reacts as she sees victims of a bomb blast arriving at the Asokoro General Hospital in Abuja (14 April 2014) A woman reacts as she sees victims of the blasts being brought to hospital after the attack
A military nurse helps victims of the blasts off an ambulance at the Asokoro General Hospital in Abuja (14 April 2014) Victims have been taken to nearby hospitals, including the Asokoro General Hospital seen here
People gather at the site of the blast at the Nyanya Motor Park (14 April 2014) The explosions were powerful, destroying a number of vehicles at Nyanya Motor Park

‘Terrible’

Eyewitness Mimi Daniels, who works in Abuja, said: "I was waiting to get on a bus when I heard a deafening explosion then smoke," she told Reuters.

"People were running around in panic."

Another eyewitness told the BBC: "I have never seen [anything] like that in my life. It was just terrible… We were just running helter-skelter. So somehow I think that they planted something inside one of the buses there.

"So there are many dead shot down at the scene of the accident. And as you can see now some of these casualties… we are hoping, we are praying they will be ok. We saw some ambulances bringing corpses to other hospitals."

He added it was difficult to estimate how many had been killed in the attack, but that there were many.

This year, Boko Haram’s fighters have killed more than 1,500 civilians in three states in north-east Nigeria, says the BBC’s Will Ross in Lagos.

Boko Haram has hit Abuja several times before, including an attack on the United Nations building in 2011.

The Nigerian government had said the violence was now contained in a small area of the north-east.

BBC map

Kagame accuses France over Rwanda genocide

ImageRwandan President claims France and Belgium had a ‘direct role’ in the political preparation for the 1994 genocide.

 Last updated: 05 Apr 2014 19:45

Rwandan President Paul Kagame has once again accused France of "participating" in the 1994 genocide in an interview to mark the 20th anniversary of the mass killings.

Kagame gave an interview – to be published on Sunday – to the weekly Jeune Afrique, in which he denounced the "direct role of Belgium and France in the political preparation for the genocide".

"Twenty years later, the only thing you can say against them (the French) in their eyes is they didn’t do enough to save lives during the genocide," Kagame told Jeune Afrique.

"That’s a fact, but it hides the main point: the direct role of Belgium and France in the political preparation of the genocide and the participation of the latter in its very execution," Kagame said.

He also accused French soldiers who took part in a military humanitarian mission in the south of the former Belgian colony of being both accomplices and "actors" in the bloodbath.

Rwanda is marking the 20th anniversary of the atrocities that claimed at least 800,000 lives, mainly of minority Tutsis.

Paris has repeatedly denied the accusations and insisted that French forces had striven to protect civilians.

Kagame’s FPR rebels overthrew the Hutu-led government, and his party still controls the government, but many of those accused of the worst crimes of the war escaped, allegedly under the cover of a French military mission.

In 2008, a report by Rwanda’s MUCYO commission of inquiry concluded that France had trained the armed groups that carried out killings and French troops had taken part in massacres. It accused 13 politicians and 20 officers by name.

Kagame’s assertions came as relations between Kigali and Paris – which were completely frozen from 2006 to 2009 – have improved, notably since France last month, in a landmark ruling, sentenced former Rwandan army captain Pascal Simbikangwa to 25 years in prison for his role in the massacres.

It was the first trial in France to punish those responsible for the three-month wave of violence.

French Justice Minister Christiane Taubira will be on hand in Kigali on Monday at events marking the sombre anniversary.

Le Rwanda exclut la France des commémorations du génocide de 1994

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LE MONDE | 07.04.2014 à 11h44 | Par Cyril Bensimon (à Kigali), Philippe Bernard et Jean-Philippe Rémy (à Johannesburg)

Dans un entretien publié dans l’édition de lundi par l’hebdomadaire Jeune Afrique, vingt ans jour pour jour après le déclenchement du génocide des Tutsi qui fit 800 000 morts selon les Nations unies, le président rwandais accuse la France de vouloir faire oublier ses responsabilités dans la tragédie de son pays. « Vingt ans après, le seul reproche admissible à ses yeux est celui de ne pas en avoir fait assez pour sauver des vies pendant le génocide. C’est un fait, mais cela masque l’essentiel : le rôle direct de la Belgique et de la France dans la préparation politique du génocide et la participation de cette dernière à son exécution même », assène Paul Kagamé. Selon lui, les soldats français de l’opération militaro-humanitaire « Turquoise » déclenchée en juin 1994 ont été « complices et acteurs » des massacres.

La réaction française n’a pas tardé. Estimant que « ces accusations sont en contradiction avec le processus de dialogue et de réconciliation engagé entre les deux pays », un communiqué du Quai d’Orsay annonçait, samedi 5 avril, l’annulation du voyage de la garde des sceaux. Christiane Taubira devait représenter la France aux cérémonies commémoratives du génocide des Tutsi organisées deux jours plus tard à Kigali.

Rwanda: la France a « raison » de ne pas envoyer de ministre

Alain Juppé, a jugé lundi que la France avait eu « raison » de ne pas envoyer de ministre au Rwanda pour les commémorations du 20 anniversaire du génocide.

« LE CULOT DE RESTER LÀ, SANS PRÉSENTER D’EXCUSES »

A l’Elysée, on se dit « très surpris » par la sortie du président rwandais alors qu’« une politique d’apaisement est menée depuis plusieurs mois ». A la mi-février, deux hauts diplomates français avaient été reçus à Kigali. Ils avaient annoncé que Mme Taubira représenterait François Hollande – que Paul Kagamé avait invité personnellement – aux commémorations. Le message de Paris insistait sur la détermination française à « lutter contre l’impunité » et comportait une invitation faite au président Kagamé pour une visite officielle en France en 2014. « Une réelle relation d’amitié est en train de se nouer entre la France et le Rwanda », avait renchéri l’ambassadeur de Kigali à Paris, le 27 février au micro de Radio France internationale.

L’absence de représentants des autorités françaises sera totale. Les autorités rwandaises ayant signifié, dimanche, à l’ambassadeur de France à Kigali que sa présence n’était pas souhaitée.

En annulant, la veille, la venue de Mme Taubira, Paris a vraisemblablement voulu éviter à la ministre de la justice l’humiliation subie dix ans plus tôt par Renaud Muselier, alors secrétaire d’Etat aux affaires étrangères. Devant un stade rempli de rescapés et de représentants de la communauté internationale, Paul Kagamé avait alors accusé la France d’être « complice » des génocidaires et dénoncé ses représentants qui avaient « le culot de rester là, sans présenter d’excuses ». Comprenant avec retard le réquisitoire, M. Muselier avait alors quitté les cérémonies.

DES SOLDATS DES DEUX PAYS COLLABORENT AU MALI

Dix ans plus tard, Paris croyait avoir tourné la page de ses mauvaises relations avec Kigali. Après la rupture des relations diplomatiques en 2006, à la suite de la mise en cause par le juge Bruguière du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagamé dans l’attentat contre le président Habyarimana qui donna le signal de déclenchement du génocide, les liens se sont renoués sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et de son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner. Sans tirer des conclusions définitives, l’enquête reprise par le juge Trévidic s’oriente plutôt vers la piste d’une attaque menée par les extrémistes hutu.

Alors que des alliés traditionnels (Etats-Unis, Pays-Bas, pays scandinaves) se montrent plus distants à l’égard du pouvoir rwandais, après la mise en évidence de son implication aux côtés de rébellions en République démocratique du Congo, Paris a mis ses critiques en sourdine. Aujourd’hui, des soldats des deux pays collaborent au Mali et en Centrafrique, et vingt ans après les faits, la justice française a enfin jugé et condamné un premier cacique du pouvoir génocidaire réfugié sur son sol.

Il y a encore quelques jours, un diplomate français estimait que « la configuration astrale était plutôt bonne et que la tendance était à l’amélioration des relations ». L’analyse oubliait qu’entre les deux pays, il existe un passé indépassable tant que certaines zones d’ombre n’auront pas été levées.

LA FRANCE A FAIT LA GUERRE CONTRE LE FPR

Dès le déclenchement de la guerre civile en 1990, la France a fait la guerre contre le FPR qui n’était encore qu’une rébellion de réfugiés tutsi soutenue par l’Ouganda. Dans les premiers jours de l’offensive, des forces françaises ont été impliquées dans la défense d’un régime considéré comme ami. Mis à mal, les soldats rwandais ont pu notamment « compter sur l’appui d’hélicoptères de la DGSE » pour combattre les maquisards, avec des tirs si meurtriers que le FPR fut repoussé jusqu’à la frontière rwando-ougandaise, assure une source impliquée dans le dossier au Quai d’Orsay à l’époque.

Daniela Kroslak, dans son ouvrage sur l’implication de la France au Rwanda (The Role of France in The Rwandan Genocide, Hurst, 2007), montre que des responsables français sont d’ailleurs conscients dès 1990 que, sans l’aide militaire de Paris, l’armée rwandaise s’effondrera face aux rebelles du FPR. La France a donc pris une part d’autant plus déterminante dans la guerre de 1990 à 1994 qu’elle a pesé sur son issue, empêchant la chute d’un pouvoir qui allait, à terme, engendrer le génocide. Mais des soldats français ont-ils tenu des armes pour prendre part aux tueries déclenchées le 7 avril 1994, comme on le prétend au FPR ? Il n’en existe à ce jour aucune preuve formelle.

Face aux questions nées de l’opération Turquoise, qui permit notamment à des planificateurs et des acteurs du génocide de fuir le Rwanda, une mission d’information parlementaire française rendit son rapport final en 1998. Celui-ci concluait que « des erreurs d’appréciation » et des « dysfonctionnements institutionnels » avaient bien été commis, sans jamais lever totalement le voile sur la part d’ombre de la France au Rwanda. Tant que la vérité n’aura pas été pleinement établie, Paul Kagamé pourra continuer d’accuser la France d’avoir participé à « l’exécution » du génocide et ses contradicteurs auront toujours toutes les peines à convaincre.

Qui se ressemble s’assemble: Usurpation d’identité, fausses identités mais vrais comptes bancaires et vrai préjudice : un duo d’escrocs écumait les agences bancaires

les oiseaux de même plumage volent ensemble

les oiseaux de même plumage volent ensemble

Par Richard Plumet France 3 Haute-Normandie

Les policiers rouennais de la brigade financière ont mis fin aux agissements pour le moins retors d’un escroc parisien. Alertés le 12 février d’une ouverture frauduleuse de compte bancaire par une agence bancaire de Montville (Seine-Maritime), les enquêteurs vont réussir en moins de deux mois à identifier un escroc et son complice qui seront finalement arrêtés le 24 mars dernier au terme d’une enquête particulièrement complexe.

La technique utilisée était celle dite de « l’arnaque à la zaïroise ». Elle consiste à ouvrir de vrais comptes bancaires avec des papiers d’identités volés et de fausses (ou vraies) attestations de domicile.

Figure des nuits parisiennes Après l’alerte de la banque de Montville, la brigade financière va intensifier sa veille dans le cadre du  » Réseau Vigilance » qui regroupe les établissements bancaires. Très vite, d’autres cas d’ouvertures suspectes de comptes vont être signalés et identifiés dans une quinzaine d’agences bancaires de Seine-Maritime (notamment à Barentin, Montville, Canteleu et Dieppe) avec un point commun : un numéro de téléphone portable. Les enquêteurs vont alors remonter jusqu’à un homme qui sera surveillé. Son téléphone sera quant à lui mis sur écoute judiciaire.

Les policiers rouennais vont découvrir qu’à Paris, un certain « Bloco le Pitchitchi » est le cerveau de ces escroqueries, aidé par un complice qui réside à Déville-lès-Rouen. « Bloco le Pitchitchi », bien connu des nuits parisiennes, et qui dévoile sa vie privée sur sa page Facebook, sera localisé puis arrêté. Selon les enquêteurs, son butin était envoyé régulièrement (via un site de transfert d’argent) en Côte d’Ivoire, son pays d’origine. Récidiviste il a déjà été arrêté en France pour des faits d’escroquerie. Lui et son complice ont été présentés à la justice la semaine dernière.

Préjudice important Les enquêteurs de la brigade financière estiment actuellement que le montant de cette escroquerie s’élève à plus de 200 000 euros. Derrière les arnaques de ce duo il y a des victimes (qu’il a fallu patiemment identifier) : les banques, mais aussi et surtout toutes les personnes dont les identités ont été usurpées et qui depuis des mois sont tenues responsables de fortes dépenses faites à leur insu. Des victimes d’usurpation d’identité qui devront attendre l’issue du procès de l’escroc parisien pour pouvoir prouver leur bonne foi…

Sur la page Facebook de son fan club, le dénommé Bloco Le Pitchitchi écrivait : « Le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. Aujourd’hui Bloco, demain Bloco, toujours Bloco. » Depuis son arrestation, son « réel » est devenu très différent de celui des nuits en discothèques… Entendu par la justice en comparution immédiate, son procès est programmé le 9 mai prochain.

Cote d’Ivoire: Ouattara’s Former Child Soldiers Evolve into Vicious Criminals, M. Frindéthié

gang des microbes

“My name is H.T. I am a shoeshine boy. I belong to the gang of the Crazy Microbes. We mainly operate around the bus station of Abobo. During the civil war, the rebels recruited many of us from the street and outfitted us with weapons so we can fight on their side. Those of us who were too young to carry arms served as informers. Today, we mug unsuspecting passers-by to feed ourselves. Sometimes, we work as dock-hands to purchase drugs. Many among us would like to return to their parents, but they no longer know where to find them. Others just refuse to go back home.”

In this stunning confession published last Wednesday in Le Mandat, a paper close to the party in power, a teenager from Cote d’Ivoire explains how he and many other kids like him have morphed from former child soldiers of Alassane Ouattara’s rebel army to violent criminals. “The gang of the Microbes” is just one of several violent gangs of former child soldiers in Abidjan; others being the “the Machete gang” and “The Vonvons.” In the last few months, their activities have increased in intensity and violence. These former child soldiers turned gangsters are responsible for scores of brutal robberies and sadistic killings in Abidjan. Today, as the chickens have come home to roost, the very people who once sowed the seed of violence into these children in order to better exploit them for political power are now unable to contain them.

Avril 2011-avril 2014: Retour sur le génocide d’Alassane Dramane Ouattara

Cet homme est un criminel de guerre

Cet homme est un criminel de guerre

 

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Mémoires en images

La résidence du premier président américain, George Washington. Jalousement préservée comme édifice national , la maison de Mount Vernon est un lieu de recueillement et d'éducation pour vieilles et jeunes générations américaines.

La résidence du premier président américain, George Washington. Jalousement préservée comme édifice national , la maison de Mount Vernon est un lieu de recueillement et d’éducation pour vieilles et jeunes générations américaines.

La première résidence du président Houphouët Boigny à Cocody (Corniche), vandalisée  et squattée par les dozos de Dramane Ouattara

La première résidence du président Houphouët Boigny à Cocody (Corniche), vandalisée et squattée par les dozos de Dramane Ouattara

Charles Blé Goudé: Audience à la CPI

La jeunesse ivoirienne face au régime génocidaire

Where Have All the Preachers of the “Eurasian Spring” Gone? M. Frindéthié

bhl-kiev“Eurasian Spring”! What a great neologism! It was intended to be the buzz word of the summer of 2014. The theorists of hatred, philosophers of the apocalypse, proselytizers of Armageddon, oracles of the total collapse of the South and the East had coined it just after they had ignited and fanned the flames of destruction. Where are they now, these doomsayers so quick to send their killing machines against the weak and the vulnerable? Have they bitten more than they can chew and retreated whining, with their tales between their legs, like beaten wolves under the hooves of artic buffalos? What other neologisms will they serve us, now that their precious “Arab Spring” and “Eurasian Spring” have so miserably come to nothing?

Putin’s Full Speech to the Russian Federal Assembly (with English Translation and Transcript), Wed, 19 Mar 2014 05:40 CDT

https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=PDLwu4E35us

Transcript:

Vladimir Putin addressed State Duma deputies, Federation Council members, heads of Russian regions and civil society representatives in the Kremlin.

PRESIDENT OF RUSSIA VLADIMIR PUTIN: Federation Council members, State Duma deputies, good afternoon. Representatives of the Republic of Crimea and Sevastopol are here among us, citizens of Russia, residents of Crimea and Sevastopol!

Dear friends, we have gathered here today in connection with an issue that is of vital, historic significance to all of us. A referendum was held in Crimea on March 16 in full compliance with democratic procedures and international norms.

More than 82 percent of the electorate took part in the vote. Over 96 percent of them spoke out in favour of reuniting with Russia. These numbers speak for themselves.

To understand the reason behind such a choice it is enough to know the history of Crimea and what Russia and Crimea have always meant for each other.

Everything in Crimea speaks of our shared history and pride. This is the location of ancient Khersones, where Prince Vladimir was baptised. His spiritual feat of adopting Orthodoxy predetermined the overall basis of the culture, civilisation and human values that unite the peoples of Russia, Ukraine and Belarus. The graves of Russian soldiers whose bravery brought Crimea into the Russian empire are also in Crimea. This is also Sevastopol – a legendary city with an outstanding history, a fortress that serves as the birthplace of Russia’s Black Sea Fleet. Crimea is Balaklava and Kerch, Malakhov Kurgan and Sapun Ridge. Each one of these places is dear to our hearts, symbolising Russian military glory and outstanding valour.

Crimea is a unique blend of different peoples’ cultures and traditions. This makes it similar to Russia as a whole, where not a single ethnic group has been lost over the centuries. Russians and Ukrainians, Crimean Tatars and people of other ethnic groups have lived side by side in Crimea, retaining their own identity, traditions, languages and faith.

Incidentally, the total population of the Crimean Peninsula today is 2.2 million people, of whom almost 1.5 million are Russians, 350,000 are Ukrainians who predominantly consider Russian their native language, and about 290,000-300,000 are Crimean Tatars, who, as the referendum has shown, also lean towards Russia.

True, there was a time when Crimean Tatars were treated unfairly, just as a number of other peoples in the USSR. There is only one thing I can say here: millions of people of various ethnicities suffered during those repressions, and primarily Russians.

Crimean Tatars returned to their homeland. I believe we should make all the necessary political and legislative decisions to finalise the rehabilitation of Crimean Tatars, restore them in their rights and clear their good name.

We have great respect for people of all the ethnic groups living in Crimea. This is their common home, their motherland, and it would be right – I know the local population supports this – for Crimea to have three equal national languages: Russian, Ukrainian and Tatar.

Colleagues,

In people’s hearts and minds, Crimea has always been an inseparable part of Russia. This firm conviction is based on truth and justice and was passed from generation to generation, over time, under any circumstances, despite all the dramatic changes our country went through during the entire 20th century.

After the revolution, the Bolsheviks, for a number of reasons – may God judge them – added large sections of the historical South of Russia to the Republic of Ukraine. This was done with no consideration for the ethnic make-up of the population, and today these areas form the southeast of Ukraine. Then, in 1954, a decision was made to transfer Crimean Region to Ukraine, along with Sevastopol, despite the fact that it was a federal city. This was the personal initiative of the Communist Party head Nikita Khrushchev. What stood behind this decision of his – a desire to win the support of the Ukrainian political establishment or to atone for the mass repressions of the 1930′s in Ukraine – is for historians to figure out.

What matters now is that this decision was made in clear violation of the constitutional norms that were in place even then. The decision was made behind the scenes. Naturally, in a totalitarian state nobody bothered to ask the citizens of Crimea and Sevastopol. They were faced with the fact. People, of course, wondered why all of a sudden Crimea became part of Ukraine. But on the whole – and we must state this clearly, we all know it – this decision was treated as a formality of sorts because the territory was transferred within the boundaries of a single state. Back then, it was impossible to imagine that Ukraine and Russia may split up and become two separate states. However, this has happened.

Unfortunately, what seemed impossible became a reality. The USSR fell apart. Things developed so swiftly that few people realised how truly dramatic those events and their consequences would be. Many people both in Russia and in Ukraine, as well as in other republics hoped that the Commonwealth of Independent States that was created at the time would become the new common form of statehood. They were told that there would be a single currency, a single economic space, joint armed forces; however, all this remained empty promises, while the big country was gone. It was only when Crimea ended up as part of a different country that Russia realised that it was not simply robbed, it was plundered.

At the same time, we have to admit that by launching the sovereignty parade Russia itself aided in the collapse of the Soviet Union. And as this collapse was legalised, everyone forgot about Crimea and Sevastopol ­ – the main base of the Black Sea Fleet. Millions of people went to bed in one country and awoke in different ones, overnight becoming ethnic minorities in former Union republics, while the Russian nation became one of the biggest, if not the biggest ethnic group in the world to be divided by borders.

Now, many years later, I heard residents of Crimea say that back in 1991 they were handed over like a sack of potatoes. This is hard to disagree with. And what about the Russian state? What about Russia? It humbly accepted the situation. This country was going through such hard times then that realistically it was incapable of protecting its interests. However, the people could not reconcile themselves to this outrageous historical injustice. All these years, citizens and many public figures came back to this issue, saying that Crimea is historically Russian land and Sevastopol is a Russian city. Yes, we all knew this in our hearts and minds, but we had to proceed from the existing reality and build our good-neighbourly relations with independent Ukraine on a new basis. Meanwhile, our relations with Ukraine, with the fraternal Ukrainian people have always been and will remain of foremost importance for us.

Today we can speak about it openly, and I would like to share with you some details of the negotiations that took place in the early 2000s. The then President of Ukraine Mr Kuchma asked me to expedite the process of delimiting the Russian-Ukrainian border. At that time, the process was practically at a standstill. Russia seemed to have recognised Crimea as part of Ukraine, but there were no negotiations on delimiting the borders. Despite the complexity of the situation, I immediately issued instructions to Russian government agencies to speed up their work to document the borders, so that everyone had a clear understanding that by agreeing to delimit the border we admitted de facto and de jure that Crimea was Ukrainian territory, thereby closing the issue.

We accommodated Ukraine not only regarding Crimea, but also on such a complicated matter as the maritime boundary in the Sea of Azov and the Kerch Strait. What we proceeded from back then was that good relations with Ukraine matter most for us and they should not fall hostage to deadlock territorial disputes. However, we expected Ukraine to remain our good neighbour, we hoped that Russian citizens and Russian speakers in Ukraine, especially its southeast and Crimea, would live in a friendly, democratic and civilised state that would protect their rights in line with the norms of international law.

However, this is not how the situation developed. Time and time again attempts were made to deprive Russians of their historical memory, even of their language and to subject them to forced assimilation. Moreover, Russians, just as other citizens of Ukraine are suffering from the constant political and state crisis that has been rocking the country for over 20 years.

I understand why Ukrainian people wanted change. They have had enough of the authorities in power during the years of Ukraine’s independence. Presidents, prime ministers and parliamentarians changed, but their attitude to the country and its people remained the same. They milked the country, fought among themselves for power, assets and cash flows and did not care much about the ordinary people. They did not wonder why it was that millions of Ukrainian citizens saw no prospects at home and went to other countries to work as day labourers. I would like to stress this: it was not some Silicon Valley they fled to, but to become day labourers. Last year alone almost 3 million people found such jobs in Russia. According to some sources, in 2013 their earnings in Russia totalled over $20 billion, which is about 12% of Ukraine’s GDP.

I would like to reiterate that I understand those who came out on Maidan with peaceful slogans against corruption, inefficient state management and poverty. The right to peaceful protest, democratic procedures and elections exist for the sole purpose of replacing the authorities that do not satisfy the people. However, those who stood behind the latest events in Ukraine had a different agenda: they were preparing yet another government takeover; they wanted to seize power and would stop short of nothing. They resorted to terror, murder and riots. Nationalists, neo-Nazis, Russophobes and anti-Semites executed this coup. They continue to set the tone in Ukraine to this day.

The new so-called authorities began by introducing a draft law to revise the language policy, which was a direct infringement on the rights of ethnic minorities. However, they were immediately ‘disciplined’ by the foreign sponsors of these so-called politicians. One has to admit that the mentors of these current authorities are smart and know well what such attempts to build a purely Ukrainian state may lead to. The draft law was set aside, but clearly reserved for the future. Hardly any mention is made of this attempt now, probably on the presumption that people have a short memory. Nevertheless, we can all clearly see the intentions of these ideological heirs of Bandera, Hitler’s accomplice during World War II.

It is also obvious that there is no legitimate executive authority in Ukraine now, nobody to talk to. Many government agencies have been taken over by the impostors, but they do not have any control in the country, while they themselves – and I would like to stress this – are often controlled by radicals. In some cases, you need a special permit from the militants on Maidan to meet with certain ministers of the current government. This is not a joke – this is reality.

Those who opposed the coup were immediately threatened with repression. Naturally, the first in line here was Crimea, the Russian-speaking Crimea. In view of this, the residents of Crimea and Sevastopol turned to Russia for help in defending their rights and lives, in preventing the events that were unfolding and are still underway in Kiev, Donetsk, Kharkov and other Ukrainian cities.

Naturally, we could not leave this plea unheeded; we could not abandon Crimea and its residents in distress. This would have been betrayal on our part.

First, we had to help create conditions so that the residents of Crimea for the first time in history were able to peacefully express their free will regarding their own future. However, what do we hear from our colleagues in Western Europe and North America? They say we are violating norms of international law. Firstly, it’s a good thing that they at least remember that there exists such a thing as international law – better late than never.

Secondly, and most importantly – what exactly are we violating? True, the President of the Russian Federation received permission from the Upper House of Parliament to use the Armed Forces in Ukraine. However, strictly speaking, nobody has acted on this permission yet. Russia’s Armed Forces never entered Crimea; they were there already in line with an international agreement. True, we did enhance our forces there; however – this is something I would like everyone to hear and know – we did not exceed the personnel limit of our Armed Forces in Crimea, which is set at 25,000, because there was no need to do so.

Next. As it declared independence and decided to hold a referendum, the Supreme Council of Crimea referred to the United Nations Charter, which speaks of the right of nations to self-determination. Incidentally, I would like to remind you that when Ukraine seceded from the USSR it did exactly the same thing, almost word for word. Ukraine used this right, yet the residents of Crimea are denied it. Why is that?

Moreover, the Crimean authorities referred to the well-known Kosovo precedent – a precedent our western colleagues created with their own hands in a very similar situation, when they agreed that the unilateral separation of Kosovo from Serbia, exactly what Crimea is doing now, was legitimate and did not require any permission from the country’s central authorities. Pursuant to Article 2, Chapter 1 of the United Nations Charter, the UN International Court agreed with this approach and made the following comment in its ruling of July 22, 2010, and I quote: "No general prohibition may be inferred from the practice of the Security Council with regard to declarations of independence," and "General international law contains no prohibition on declarations of independence." Crystal clear, as they say.

I do not like to resort to quotes, but in this case, I cannot help it. Here is a quote from another official document: the Written Statement of the United States America of April 17, 2009, submitted to the same UN International Court in connection with the hearings on Kosovo. Again, I quote: "Declarations of independence may, and often do, violate domestic legislation. However, this does not make them violations of international law." End of quote. They wrote this, disseminated it all over the world, had everyone agree and now they are outraged. Over what? The actions of Crimean people completely fit in with these instructions, as it were. For some reason, things that Kosovo Albanians (and we have full respect for them) were permitted to do, Russians, Ukrainians and Crimean Tatars in Crimea are not allowed. Again, one wonders why.

We keep hearing from the United States and Western Europe that Kosovo is some special case. What makes it so special in the eyes of our colleagues? It turns out that it is the fact that the conflict in Kosovo resulted in so many human casualties. Is this a legal argument? The ruling of the International Court says nothing about this. This is not even double standards; this is amazing, primitive, blunt cynicism. One should not try so crudely to make everything suit their interests, calling the same thing white today and black tomorrow. According to this logic, we have to make sure every conflict leads to human losses.

I will state clearly – if the Crimean local self-defence units had not taken the situation under control, there could have been casualties as well. Fortunately this did not happen. There was not a single armed confrontation in Crimea and no casualties. Why do you think this was so? The answer is simple: because it is very difficult, practically impossible to fight against the will of the people. Here I would like to thank the Ukrainian military – and this is 22,000 fully armed servicemen. I would like to thank those Ukrainian service members who refrained from bloodshed and did not smear their uniforms in blood.

Other thoughts come to mind in this connection. They keep talking of some Russian intervention in Crimea, some sort of aggression. This is strange to hear. I cannot recall a single case in history of an intervention without a single shot being fired and with no human casualties.

Colleagues,

Like a mirror, the situation in Ukraine reflects what is going on and what has been happening in the world over the past several decades. After the dissolution of bipolarity on the planet, we no longer have stability. Key international institutions are not getting any stronger; on the contrary, in many cases, they are sadly degrading. Our western partners, led by the United States of America, prefer not to be guided by international law in their practical policies, but by the rule of the gun. They have come to believe in their exclusivity and exceptionalism, that they can decide the destinies of the world, that only they can ever be right. They act as they please: here and there, they use force against sovereign states, building coalitions based on the principle "If you are not with us, you are against us." To make this aggression look legitimate, they force the necessary resolutions from international organisations, and if for some reason this does not work, they simply ignore the UN Security Council and the UN overall.

This happened in Yugoslavia; we remember 1999 very well. It was hard to believe, even seeing it with my own eyes, that at the end of the 20th century, one of Europe’s capitals, Belgrade, was under missile attack for several weeks, and then came the real intervention. Was there a UN Security Council resolution on this matter, allowing for these actions? Nothing of the sort. And then, they hit Afghanistan, Iraq, and frankly violated the UN Security Council resolution on Libya, when instead of imposing the so-called no-fly zone over it they started bombing it too.

There was a whole series of controlled "colour" revolutions. Clearly, the people in those nations, where these events took place, were sick of tyranny and poverty, of their lack of prospects; but these feelings were taken advantage of cynically. Standards were imposed on these nations that did not in any way correspond to their way of life, traditions, or these peoples’ cultures. As a result, instead of democracy and freedom, there was chaos, outbreaks in violence and a series of upheavals. The Arab Spring turned into the Arab Winter.

A similar situation unfolded in Ukraine. In 2004, to push the necessary candidate through at the presidential elections, they thought up some sort of third round that was not stipulated by the law. It was absurd and a mockery of the constitution. And now, they have thrown in an organised and well-equipped army of militants.

We understand what is happening; we understand that these actions were aimed against Ukraine and Russia and against Eurasian integration. And all this while Russia strived to engage in dialogue with our colleagues in the West. We are constantly proposing cooperation on all key issues; we want to strengthen our level of trust and for our relations to be equal, open and fair. But we saw no reciprocal steps.

On the contrary, they have lied to us many times, made decisions behind our backs, placed us before an accomplished fact. This happened with NATO’s expansion to the East, as well as the deployment of military infrastructure at our borders. They kept telling us the same thing: "Well, this does not concern you." That’s easy to say.

It happened with the deployment of a missile defence system. In spite of all our apprehensions, the project is working and moving forward. It happened with the endless foot-dragging in the talks on visa issues, promises of fair competition and free access to global markets.

Today, we are being threatened with sanctions, but we already experience many limitations, ones that are quite significant for us, our economy and our nation. For example, still during the times of the Cold War, the US and subsequently other nations restricted a large list of technologies and equipment from being sold to the USSR, creating the Coordinating Committee for Multilateral Export Controls list. Today, they have formally been eliminated, but only formally; and in reality, many limitations are still in effect.

In short, we have every reason to assume that the infamous policy of containment, led in the 18th, 19th and 20th centuries, continues today. They are constantly trying to sweep us into a corner because we have an independent position, because we maintain it and because we call things like they are and do not engage in hypocrisy. But there is a limit to everything. And with Ukraine, our western partners have crossed the line, playing the bear and acting irresponsibly and unprofessionally.

After all, they were fully aware that there are millions of Russians living in Ukraine and in Crimea. They must have really lacked political instinct and common sense not to foresee all the consequences of their actions. Russia found itself in a position it could not retreat from. If you compress the spring all the way to its limit, it will snap back hard. You must always remember this.

Today, it is imperative to end this hysteria, to refute the rhetoric of the cold war and to accept the obvious fact: Russia is an independent, active participant in international affairs; like other countries, it has its own national interests that need to be taken into account and respected.

At the same time, we are grateful to all those who understood our actions in Crimea; we are grateful to the people of China, whose leaders have always considered the situation in Ukraine and Crimea taking into account the full historical and political context, and greatly appreciate India’s reserve and objectivity.

Today, I would like to address the people of the United States of America, the people who, since the foundation of their nation and adoption of the Declaration of Independence, have been proud to hold freedom above all else. Isn’t the desire of Crimea’s residents to freely choose their fate such a value? Please understand us.

I believe that the Europeans, first and foremost, the Germans, will also understand me. Let me remind you that in the course of political consultations on the unification of East and West Germany, at the expert, though very high level, some nations that were then and are now Germany’s allies did not support the idea of unification. Our nation, however, unequivocally supported the sincere, unstoppable desire of the Germans for national unity. I am confident that you have not forgotten this, and I expect that the citizens of Germany will also support the aspiration of the Russians, of historical Russia, to restore unity.

I also want to address the people of Ukraine. I sincerely want you to understand us: we do not want to harm you in any way, or to hurt your national feelings. We have always respected the territorial integrity of the Ukrainian state, incidentally, unlike those who sacrificed Ukraine’s unity for their political ambitions. They flaunt slogans about Ukraine’s greatness, but they are the ones who did everything to divide the nation. Today’s civil standoff is entirely on their conscience. I want you to hear me, my dear friends. Do not believe those who want you to fear Russia, shouting that other regions will follow Crimea. We do not want to divide Ukraine; we do not need that. As for Crimea, it was and remains a Russian, Ukrainian, and Crimean-Tatar land.

I repeat, just as it has been for centuries, it will be a home to all the peoples living there. What it will never be and do is follow in Bandera’s footsteps!

Crimea is our common historical legacy and a very important factor in regional stability. And this strategic territory should be part of a strong and stable sovereignty, which today can only be Russian. Otherwise, dear friends (I am addressing both Ukraine and Russia), you and we – the Russians and the Ukrainians – could lose Crimea completely, and that could happen in the near historical perspective. Please think about it.

Let me note too that we have already heard declarations from Kiev about Ukraine soon joining NATO. What would this have meant for Crimea and Sevastopol in the future? It would have meant that NATO’s navy would be right there in this city of Russia’s military glory, and this would create not an illusory but a perfectly real threat to the whole of southern Russia. These are things that could have become reality were it not for the choice the Crimean people made, and I want to say thank you to them for this.

But let me say too that we are not opposed to cooperation with NATO, for this is certainly not the case. For all the internal processes within the organisation, NATO remains a military alliance, and we are against having a military alliance making itself at home right in our backyard or in our historic territory. I simply cannot imagine that we would travel to Sevastopol to visit NATO sailors. Of course, most of them are wonderful guys, but it would be better to have them come and visit us, be our guests, rather than the other way round.

Let me say quite frankly that it pains our hearts to see what is happening in Ukraine at the moment, see the people’s suffering and their uncertainty about how to get through today and what awaits them tomorrow. Our concerns are understandable because we are not simply close neighbours but, as I have said many times already, we are one people. Kiev is the mother of Russian cities. Ancient Rus is our common source and we cannot live without each other.

Let me say one other thing too. Millions of Russians and Russian-speaking people live in Ukraine and will continue to do so. Russia will always defend their interests using political, diplomatic and legal means. But it should be above all in Ukraine’s own interest to ensure that these people’s rights and interests are fully protected. This is the guarantee of Ukraine’s state stability and territorial integrity.

We want to be friends with Ukraine and we want Ukraine to be a strong, sovereign and self-sufficient country. Ukraine is one of our biggest partners after all. We have many joint projects and I believe in their success no matter what the current difficulties. Most importantly, we want peace and harmony to reign in Ukraine, and we are ready to work together with other countries to do everything possible to facilitate and support this. But as I said, only Ukraine’s own people can put their own house in order.

Residents of Crimea and the city of Sevastopol, the whole of Russia admired your courage, dignity and bravery. It was you who decided Crimea’s future. We were closer than ever over these days, supporting each other. These were sincere feelings of solidarity. It is at historic turning points such as these that a nation demonstrates its maturity and strength of spirit. The Russian people showed this maturity and strength through their united support for their compatriots.

Russia’s foreign policy position on this matter drew its firmness from the will of millions of our people, our national unity and the support of our country’s main political and public forces. I want to thank everyone for this patriotic spirit, everyone without exception. Now, we need to continue and maintain this kind of consolidation so as to resolve the tasks our country faces on its road ahead.

Obviously, we will encounter external opposition, but this is a decision that we need to make for ourselves. Are we ready to consistently defend our national interests, or will we forever give in, retreat to who knows where? Some Western politicians are already threatening us with not just sanctions but also the prospect of increasingly serious problems on the domestic front. I would like to know what it is they have in mind exactly: action by a fifth column, this disparate bunch of ‘national traitors’, or are they hoping to put us in a worsening social and economic situation so as to provoke public discontent? We consider such statements irresponsible and clearly aggressive in tone, and we will respond to them accordingly. At the same time, we will never seek confrontation with our partners, whether in the East or the West, but on the contrary, will do everything we can to build civilised and good-neighbourly relations as one is supposed to in the modern world.

Colleagues,

I understand the people of Crimea, who put the question in the clearest possible terms in the referendum: should Crimea be with Ukraine or with Russia? We can be sure in saying that the authorities in Crimea and Sevastopol, the legislative authorities, when they formulated the question, set aside group and political interests and made the people’s fundamental interests alone the cornerstone of their work. The particular historic, population, political and economic circumstances of Crimea would have made any other proposed option – however tempting it could be at the first glance – only temporary and fragile and would have inevitably led to further worsening of the situation there, which would have had disastrous effects on people’s lives. The people of Crimea thus decided to put the question in firm and uncompromising form, with no grey areas. The referendum was fair and transparent, and the people of Crimea clearly and convincingly expressed their will and stated that they want to be with Russia.

Russia will also have to make a difficult decision now, taking into account the various domestic and external considerations. What do people here in Russia think? Here, like in any democratic country, people have different points of view, but I want to make the point that the absolute majority of our people clearly do support what is happening.

The most recent public opinion surveys conducted here in Russia show that 95 percent of people think that Russia should protect the interests of Russians and members of other ethnic groups living in Crimea – 95 percent of our citizens. More than 83 percent think that Russia should do this even if it will complicate our relations with some other countries. A total of 86 percent of our people see Crimea as still being Russian territory and part of our country’s lands. And one particularly important figure, which corresponds exactly with the result in Crimea’s referendum: almost 92 percent of our people support Crimea’s reunification with Russia.

Thus we see that the overwhelming majority of people in Crimea and the absolute majority of the Russian Federation’s people support the reunification of the Republic of Crimea and the city of Sevastopol with Russia.

Now this is a matter for Russia’s own political decision, and any decision here can be based only on the people’s will, because the people is the ultimate source of all authority.

Members of the Federation Council, deputies of the State Duma, citizens of Russia, residents of Crimea and Sevastopol, today, in accordance with the people’s will, I submit to the Federal Assembly a request to consider a Constitutional Law on the creation of two new constituent entities within the Russian Federation: the Republic of Crimea and the city of Sevastopol, and to ratify the treaty on admitting to the Russian Federation Crimea and Sevastopol, which is already ready for signing. I stand assured of your support.

(Video) Origin of AIDS: The Polio Vaccine (CBC ‘Witness’, 2004)

In Ukraine, Ruthless-East has just given Brutal-West a lesson of Democracy, M. Frindéthié

fightersFrankly, it was about time that someone reminded Western leaders that one of the quintessential principles of democracy is for a people to choose and replace its government by way of free elections. For some time now, the world has been functioning as if this fundamental code of democracy were lost, as Western leaders traveled the world, brutally throwing their military weight around, bullying vulnerable Third World leaders, backing frenzied agitators, and deposing elected officials and imposing rulers of their liking in total disdain of countries’ constitutions. In Ukraine, this new way of doing politics did not work. Brutal-West was faced with Ruthless-East. But Ruthless-East, on this occasion, chose to play tough otherwise,voters and gave Brutal-West an exquisite lesson of democracy: a will of the people expressed through active and orderly participation of the people. Cry foul as one may, in matters of democracy and good manners, the fire-throwing conspirators in Kiev cannot compare with the methodical voters in Crimea.

Côte d’Ivoire gestion familiale, tribale et corruption – Le clan des Ouattara « pille » le pays

corruptionEx-directeur général adjoint du Fmi et donc garant d’une certaine «rigueur», Alassane Ouattara n’hésite pourtant pas à rompre avec les pratiques de transparence érigées comme un sacerdoce par les institutions de Bretton Woods. Depuis son accession au pouvoir en 2011, les contrats de gré à gré pleuvent (centrale de Singrobo-Ahouaty, barrages sur la Comoé, autoroute Abidjan-Bassam…) sans que la Banque mondiale, très sourcilleuse sur cette question, ne bronche.

D’autres marchés sont tombés dans l’escarcelle de parents ou proches du chef de l’Etat, créant un profond malaise dans l’environnement des affaires. Emblématique de cette gouvernance, le marché de contrôle et de vérification des importations a été soufflé au groupe Bivac par la société de Dubaï Webb Fontaine, dans des conditions que le premier n’a toujours pas digéré. A Abidjan, la filiale de Webb Fontaine est dirigée par

Benedict Senger, époux de Fanta Catherine Ouattara ,la fille du chef de l’Etat. De telles relations de parentèle dans les affaires s’étendent à des conseillers influents du palais, qui n’hésitent pas à user de leur proximité avec le «chef». L’un d’eux,

Koly Kanté

, par ailleurs actionnaire de référence de la Société des cimenteries d’Abidjan, voit cette entreprise bénéficier de contrats de l’Etat. Autre conseiller à la présidence, Mamadi Diané a introduit le groupe roumain Timis en Côte d’Ivoire via son cabinet de lobbying Amex. Les filiales Pan African Minerals et African Petroleum de ce groupe fondé par Frank Timis multiplient les chantiers, dont la réhabilitation de la ligne Abidjan-Ouagadougou. A la tête d’ACE-CI depuis 2011,

Daouda Gon Coulibaly

,le frère du secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, s’épanouit sur les marchés de contrôlequalité de plusieurs filières agricoles, dont celle du cacao.

Ministres, conseillers, parents… de Ouattara, tous impliqués

Les ministres ne sont pas en reste. Un réseau dense de patrons gravite autour de l’un des plus fidèles soutiens du président Ouattara, le ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko, à commencer par son frère

Zoumana Bakayoko

. Ce dernier, actionnaire de la société spécialisée dans les infrastructures de télécoms Swindevco, a introduit en Côte d’Ivoire, le Franco-Libanais Philippe Nakad, patron d’Agro West Indutries. Hamed Bakayoko a lui même ouvert les portes du pays au Turc Nihat Ozdemir, président de Limak Group of Companies. Ce groupe vise la construction de centrales hydroélectriques sur le fleuve Sassandra. Pour sa part, après avoir créé coup sur coup Stylus Sarl et Tanassa Technologies en 2012, entités spécialisées dans l’intermédiation financière et la biométrie, Bintou Toungara Kamara, la fille du ministre de l’Energie et du Pétrole, Adama Toungara, travaille aux côtés de la Petroci et de la Sir.

Patrons cadeautés

La Côte d’Ivoire de Ouattara restera dans les annales pour avoir évincé un membre du gouvernement suspecté de détournement de fonds publics sans que ce dernier ne soit inquiété par la justice. Mieux, Adama Bictogo, ex-ministre de l’Intégration africaine proche de la Première dame, Dominique Ouattara, réalise de nombreuses opérations dans le secteur lucratif de la biométrie via sa société Snedai. Il s’appuie aussi sur ses relais à la présidence ivoirienne pour introduire des intérêts turcs, à l’instar du Yildirim Group qui va ouvrir une filiale à Abidjan en vue de concurrencer la société de transport Sotra. Toute la fratrie Bictogo s’implique autour du «grand frère» Adama.

Moumouni Bictogo et Salif Bictogo

ont ainsi fondé la firme minière Lagune exploration, détentrice de plusieurs permis aurifères. Mohamed Sidi Kagnassi est une autre «singularité». Cet homme d’affaires en vogue sous le régime de Laurent Gbagbo et proche de Guillaume Soro, a su rebondir grâce à son entregent. Du jour au lendemain, il est devenu un magnat du BTP sans posséder aucune société dans ce secteur. Après avoir décroché le marché de la réhabilitation des universités ivoiriennes, il a opportunément fondé la Simdci (LC nº677). Il négocie actuellement un contrat pour la construction de 10 000 classes.

Notre Voie

(Source : La Lettre du Continent n°678 du 12 mars 2014) NB : La titraille est du quotidien Notre Voie

Côte d’Ivoire – Abidjan le mois du blanc, Shlomit Abel

Blanc mensonge

Voilà trois jours que circulent des photos de Charles Blé Goudé et Jean-Yves Dibopieu. Mystérieuses photos d’hommes au teint gris, amaigris, incarcérés à la DST d’Abidjan Cocody, de sinistre mémoire. Exposée plein sud, aux heures les plus chaudes du jour, cette prison est un four. A ceux qui crient au montage, il ne peut en aucun cas être imputable aux amis des prisonniers. Personne n’a pu les approcher, ni leurs familles, ni leurs avocats ; cette incarcération est totalement contraire au droit international : même le CICR, alerté par les responsables du Cogep, a fait savoir que la Croix Rouge n’avait pu les rencontrer. Rappelons également que le Commandant Abéhi, le général Dogbo Blé, le capitaine Séka Séka (qui pour avoir été trop torturé aurait perdu la raison et n’aurait pu être auditionné par les juges hier), sont aussi détenus au mépris de toutes les conventions internationales. Même un Ado-lf Hitler n’avait pu empêcher la Croix rouge de visiter les camps de concentration, prenant simplement soin de ne présenter que des prisonniers retapés pour la circonstance, une nourriture plus abondante et des châlits recouverts de draps propres. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, où tout n’est pourtant que cinéma, Com, et spectacle, ce gouvernement de rattrapés pour rattrapés, avec son couple présidentiel modèle, ne se sent même pas tenu de sauver les apparences : la caution d’une France au-dessus de tout soupçon lui suffit, mais jusqu’à quand ?

Qui a fait circuler ces photos, de quand datent-elles ? Ces questions sont presque secondaires. Un certain Zadi Djédjé, présenté comme un leader de la jeunesse du FPI, affirme avoir rencontré Blé Goudé le 24 février. Celui qui a revendiqué une gloire éphémère en essayant de rassembler cette jeunesse proche du “Général de la rue” pour accueillir Ouattara à l’aéroport le 2 mars, a été immortalisé, lui et sa “foule”, sur des photos le montrant dans un accoutrement pour le moins exotique : Équipé d’un chapeau et d’une “canne maison”, on dirait un montagnard bavarois égaré dans un aéroport. Il semble avoir réussi avec un autre – lequel ne se prononce pas -, l’exploit d’avoir rencontré celui que personne ne peut voir, celui qui fait les frais de la guerre Hambak-Soro depuis plus d’un an. Mais voilà, les renseignements qu’il donne sont aussi précis que ceux qu’il pourrait donner si on l’interrogeait sur les Alpages qu’il vient de quitter.

En quelques heures, médias et réseaux sociaux, ne se privant pas de faire circuler ces photos, ont mis le gouvernement en demeure d’expliquer comment un quidam peut prendre des photos sur fond de mise en scène, vêtements neufs, Bible et livres de piété, boisson à volonté, fruits, slip blanc immaculé qui montre que le personnel d’étage de la résidence protégée louée par Hamback est à la hauteur de son standing. Le carrelage est propre, seul un coup de peinture serait encore bienvenu pour mériter une étoile de plus au guide des prisons modèles. On espère que le photographe s’introduira aussi dans le QG-FRCI, haut lieu de la torture installé depuis l’avènement de l’ère Ouattara dans la résidence de Mr Marcel Gossio, et que ces photos d’hommes torturés parleront d’avantage que l’apparent silence du propriétaire des lieux, devant l’inqualifiable présence chez lui de ces squatteurs de la mort et de leurs victimes.

Ces photos de Blé Goudé et Dibopieu dérangent, dans cette démocrature bananière du vivre ensemble harmonieux – dernière démonstration en date, celle du peuple uni et en liesse accueillant son président “miraculeusement guéri” -, harmonie entretenue par le large sourire et la douce poitrine confortable de dame Dominique serrant les enfants orphelins sur son cœur; les prisonniers eux, sont sous clé, rien ne doit filtrer de ce monde des bas-fonds, enfoui, bâillonné, assassiné; motus et bouche cousue, rien à signaler : les droits de l’homme bourgeonnent, les chantiers aussi, l’économie est à son apogée, tout va bien. L’argent travaille, sans véritables investisseurs, sans cadre juridique, de gré à gré, de poche de rattrapée à autres poches de rattrapés.

Au départ donc, la thèse officielle est celle d’un affreux montage, une communication destinée à salir le gouvernement. Joël N’Guessan, la “voix de son maître”, nous explique même que cette campagne a pour but d’éviter que l’on parle des vraies victimes, celles du RDR. Mais faut-il rappeler qu’au bout de trois ans de régime rattrapé, avec des morts qui ne se comptent plus, d’innombrables exilés invités à rentrer sans aucune compensation ni garantie, dans une Côte d’Ivoire où les seules offres d’emploi concerne le recrutement d’un nouveau sous-prolétariat pour multinationales agroalimentaires, aucune enquête n’a encore abouti. Certes, Konan Banny est à Paris, mais bien embarrassé : il parle pour ne rien dire ou presque, comme si sa commission venait d’être créée hier, et qu’il avait toute la vie devant lui pour trouver les responsables des massacres ; les ivoiriens, dans l’intervalle, peuvent se passer de manger, de travailler; ils ne tombent pas malades, ne sont pas arbitrairement emprisonnés, n’éprouve aucun besoin d’être de toute urgence réconciliés ni surtout dédommagés… Résultat tangible : zéro; du vent, beaucoup de vent, un texte truffés de blancs, un texte à blanc.

Ah ce blanc, comme il fait parler ! Le gouvernement s’extasie devant les sous-vêtements immaculés des prisonniers : la preuve qu’ils sont bien traités… Pris en photos, comme des singes dans une cage, ils en ont même les bananes, alors de quoi se plaignent–ils ? Selon Joël N’guessan, c’en est même indécent, parce qu’en ne parlant que de ces prisonniers célèbres, on en oublierait toutes les charrettes de “vraies” victimes, celles qui seraient tombées sous les coups de canon de Gbagbo et de ses amis à la machette, ces victimes que Soro Alphonse avec son mégaphone avait rassemblées pour bloquer Abidjan, 18 personnes tout de blanc vêtues, à la mode sahélienne…eureka

Le directeur de la DST est chargé de diligenter une enquête interne pour connaître les auteurs de la fuite. ça fait désordre, à deux jours de la grande mascarade au cours de laquelle moult bienfaiteurs de France et de Navarre vont entourer Dame Ouattara à l’heure où, toutes caméras dehors, elle et ses amis s’épancheront sans retenue sur les conditions des enfants malades, ces chers petits, l’avenir de demain : alors même que leurs parents et grands-parents, leurs grands frères ont été privés d’avenir, tués, exilés, malades, empêchés de poursuivre leurs études… L’indécence au pouvoir, et la presse au garde-à-vous… Tabou, l’énorme revers de sa toute petite médaille de sainte en sucre d’orge. Prière de ne pas réveiller les fantômes dans le placard…

Hier enfin, les avocats de Charles Blé Goudé ont pu apercevoir leur client pour la première fois depuis 14 mois, à l’occasion d’une audition chez le procureur. Il semble que la mobilisation des internautes, la diffusion de ces photos honteuses et les rendez-vous des responsables du Cogep aient porté leurs fruits. Encore deux jours à tenir bon, à alerter tout le monde, à diffuser les photos de ces anonymes qui croupissent à la Maca et autres prisons, torturés, sans soins, brûlés à l’acide, au plastique fondu.

Plus de 800 prisonniers politiques, des petits, des pauvres, des sans voix, sont depuis deux jours sont privés d’eau à la Maca. Coïncidence : dans deux jours le papa et la maman de la Nation vont recevoir dans le cadre du carnaval et de la bonne Bouffe célébrés avec la Fondation “Child of Africa”, près de mille convives qui se régaleront des petits plats mitonnés par une toque blanche elle aussi venue de France, le tout assaisonné à la sauce humanitaire : construire l’hôpital mère-enfant, vitrine exaltée des droits de l’homme en Côte d’Ivoire émergente. Or il leur faut de l’eau, beaucoup d’eau pour laver tant de salades, préparer les couverts de tous ces gentils et généreux donateurs des œuvres charitables de la grande Dame au grand cœur, la blanche Colombe comme l’appelle même la très sérieuse lettre du Continent.

La bienséance outarandienne exigeant que pendant le grand cabaret, toute la Côte d’ivoire soit sous contrôle, Hambak, policier en chef travesti pour l’occasion en ministre de la justice, nous sort sa collection de photos privées au 20 heures de Facebook – et non celui du journal télévisé -, et nous présente la “vraie” résidence tout confort de CBG, un Charles tout sourire dans un studio meublé, aux meubles acajou, résidence convenant mieux au standing de l’ancien ministre sous les verrous. L’ennui, c’est que ces photos ne sont de toute évidence pas récentes pas : en plus d’un an d’incarcération Charles n’aurait toujours pas réussi à se débarrasser du carton d’emballage de sa petite télé ! Mais quand on ment, il faut s’attendre à ce que la vérité montre le bout de son nez… Dans son « dressing » – sic !- Charles semble choisir une chemise blanche, celle qu’il portera lors de son audition devant le juge… fin janvier 2013 ! Cher Hamback, on ne peut pas penser à tout, surtout avec la foule de responsabilités qui sont les vôtres…

Enfin le Patriote, bien renseigné, volant au secours de la république en péril, nous affirme que les photos ont été prises mardi à 11h 30. Alors qu’il était convoqué depuis 10h30 avec ses avocats et le procureur au palais de justice, pour une audience marathon qui s’est tenue non stop jusqu’à 16h 30, il se serait éclipsé à 11h30 pour une séance photos, souriant devant les flashes de son geôlier Hambak, préférant regarder la télé plutôt que de demander des nouvelles des siens à ses avocats… Si telle est la version qu’il faut retenir, alors le studio est à deux pas du tribunal, et il faut que Hambak nous trouve un autre lieu plus secret encore !

Et comme remarque fort justement Théophile Kouamouo : « l’article 673 du Code de procédure pénale ivoirien stipule que : “Les inculpés, prévenus et accusés soumis à la détention préventive la subissent dans une maison d’arrêt. Il y a une maison d’arrêt près de chaque Tribunal de Première instance et de chaque Section de Tribunal”. La place de Blé Goudé n’est donc ni à la DST ni dans une quelconque “résidence protégée”. »

Dans les jours à venir, continuons d’exiger la libération de tous les prisonniers politiques détenus arbitrairement, continuons de diffuser les photos de ceux qui sont en danger, sans soins, privés de nourriture “comestible”, dénonçons le sort des 48 jeunes de Grabo accusés de déstabiliser un gouvernement aux abois. Si ces jeunes planteurs torturés à l’acide et au plastique fondu, aux bras et aux jambes martyrisées sont derrière les barreaux, ce n’est certainement pas pour répondre d’une quelconque tentative de déstabilisation d’un régime qui ne tient que par la terreur; s’ils sont sous les verrous, ne serait-ce pas plutôt parce l’on convoitait leurs terres et leurs plantations, et que leur incarcération inhumaine à permis à d’autres de s’inviter chez eux, avec la bénédiction de ministres malfrats au service de ceux qui ont mis la Côte d’Ivoire à feu et à sang ?

Le président Gbagbo est toujours encore retenu à la Haye : de l’avis des “humanitaires”, ces “humanitaires” qui ne s’invitent dans un pays que pour le spolier du revenu de son sol et des richesses de son sous-sol, son retour menacerait encore et toujours le fragile équilibre d’une réconciliation qui peine à se mettre en place… par sa faute, évidemment. Toutes les démarches passées, présentes et à venir ne changeront rien à cette situation. Jusqu’à présent la négociation, les bonnes manières “civilisées n’ont rien donné”. Le FPI, particulièrement silencieux, a probablement voulu donner à maitre Altit toutes les chances de réussir dans sa défense. Mais cette tactique du juridisme diplomatique n’aboutira malheureusement jamais : blabla et vœux pieux, compromis et promesses d’avenir meilleur sont autant de prétextes pour remettre à demain, un demain qui n’en finit pas de s’éloigner.

Aujourd’hui, nous avons la preuve que le gouvernement tremble devant une opinion publique qui n’a plus peur de se manifester et de publier les horreurs de la dictature installée par la France et l’Onuci.

Forts des résultats obtenus, maintenons la pression autour du sort des prisonniers. Que Hambak nous produise aussi les photos d’un Jean Yves Dibopieu en bonne santé, et qu’il signe le bon de visite pour sa famille, inquiète au point de se demander s’il est encore en vie. Osons dévoiler la face cachée de cette Côte d’Ivoire défigurée par le vice de ses mauvais maîtres d’un jour, même si Ouattara ne s’habille plus qu’en blanc depuis son retour. Dévoilons la honte de ces hideuses coulisses aux invités de Dominique, disons-leur que pour quelques vies d’enfants sauvées, il y en a des milliers qui ne l’ont pas été, qui sont morts en bas âge faute de médicaments, qui n’ont pas été scolarisés. Que chacun de ces presque mille invités à la grande bouffe de la Reine blanche sache, à l’heure où il se régalera de ses mets vénéneux, qu’il cautionne ainsi l’inhumanité des traitements infligés à l’un des ces autres presque mille victimes de l’arbitraire carcéral françafricain, croupissant dans des geôles insalubres, sans soins, sans nourriture, sans eau, sans visites, sans jugements : alors, bon appétit ! Merci, chers invités, de votre intérêt pour cette Côte d’Ivoire des prédateurs ! Bon cabaret, messieurs dames ! Souriez, souriez ! Bientôt le rideau va tomber, clôturant cette dérisoire représentation d’opéra bouffe sous les applaudissements nourris des morts et des survivants, plus forts que jamais, seuls vrais acteurs de l’après-cabaret.

Shlomit Abel, 13 mars 2014

(Photos) Blé Goudé et Dibopieu dans le Goulag des génocidaires

Dipopieugoude 1goude 2

Pour Simone Ehivet Gbagbo, Première Dame de Côte d’Ivoire

simone1Simone Ehivet Gbagbo

Bravo

Bien qu’en ce jour auguste de la femme libre

Un régisseur colonial de haine ivre

Derrière ses barreaux à t’astreindre aspire

Afin d’annihiler le combat que tu inspires

Bien frêles sont les murs de ta geôle

Que le souffle de ton serment fore

Et mille autres compagnes d’ardeur arme

Pour que s’estompent un jour les larmes

Simone Ehivet

Femme à la raison affutée

Au sourire fidèle

Au parler honnête

As-tu écho des clameurs de la rue

Tes geôliers démoralisés s’entretuent

En ce jour auguste de la femme libre

Ton ardeur dans mille cœurs vibre

Simone

Chapeau

Russia calls for OSCE probe into Kiev sniper deaths, AFP

lavrovRussian Foreign Minister Sergei Lavrov on Saturday called for an OSCE investigation into who was behind the deaths of dozens of people in Kiev last month in attacks by snipers, saying the truth could no longer be "covered up".

Lavrov’s comments came after Estonia’s top diplomat told EU foreign policy chief Catherine Ashton in a phone call leaked this weak that the then-Ukrainian opposition to president Viktor Yanukovych may have been involved in the attacks.

"The latest information about the so-called snipers case can no longer be covered up," Lavrov told a news conference in Moscow with his Tajik counterpart.

"We have proposed that the OSCE (Organisation for Security and Cooperation in Europe) takes up an objective investigation of this and we will ensure there is justice.

"There have been too many lies, and this lie has been used too long to push European public opinion in the wrong direction, contrary to the objective facts."

Western states have blamed Yanukovych’s now disbanded elite riot police force for much of the killing that rocked in Kiev in February.

However Russia has strongly emphasised the leaked phone call between Estonian Foreign Minister Urmas Paet and Ashton as evidence for its argument that the new post-Yanukovych government in Kiev is made up of dangerous extremists.

Lavrov’s call for a full probe indicates that this is an issue Russia will not allow to drop, risking new tensions with the West.

In the audio of the February 26 call, whose authenticity was confirmed by Estonia, Paet told Ashton he was informed in Kiev that "they were the same snipers killing people from both sides."

Dozens of protesters and around 15 police officers were killed in the attacks.

Paet, who had held talks with Ukraine’s new leaders on February 25, added: "It’s really disturbing that now the new coalition, they don’t want to investigate what exactly happened."

D’Abobo à Kiev, même stratégie? La Russie demande une enquête sur l’affaire des snipers à Kiev

kiev 1
A l’instar des événements d’Abobo (Côte d’Ivoire), où des manifestations politiques contre le pouvoir du Président Gbagbo se sont soldées par de mystérieuses victimes dont ni l’ONU, ni la France, ni l’Union européenne, ni la CPI ne désirent vraiment investiguer la mort, à Kiev aussi, selon une conversation téléphonique (fuitée) entre un diplomate estonien et Catherine Ashton (minitre des affaires étrangères de l’Union Européene),  des tireurs d’élite membres de l’opposition hostile à Yanukovych auraient froidement abattu des manifestants pour émouvoir l’opinion internationale. Dans une conférence de presse tenue ce samedi, le ministre des affaires étrangères russe, Sergeï Lavrov, a estimé qu’une enquête sur les morts de Kiev s’avère nécessaire; le monde, dit-il,  doit savoir la vraie vérité. 
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, a demandé une de l’OSCE sur les
responsables de la , le mois dernier, de dizaines de personnes à Kiev, tuées dans des attaques de snipers, arguant qu’on ne pouvait continuer à "dissimuler" la vérité.
M. Lavrov a tenu ces propos après la divulgation, cette semaine, d’une conversation téléphonique entre la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, et le chef de la diplomatie estonienne, au de laquelle celui-ci confie que l’opposition ukrainienne au président Viktor Ianoukovitch avait pu être impliquée dans ces attaques.
"Les dernières informations sur cette affaire de prétendus snipers ne peuvent plus être dissimulées", a déclaré M. Lavrov lors d’une conférence de presse avec son homologue tadjik.
"Nous avons proposé que l’OSCE (l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) fasse une enquête objective sur cette affaire, et nous ferons en sorte que justice soit faite" a-t-il précisé.
"Il y a eu trop de mensonges, et qui ont été utilisés trop longtemps afin de diriger l’opinion publique européenne dans la mauvaise direction, allant à l’encontre des faits objectifs", a encore ajouté M. Lavrov.
Les pays occidentaux ont imputé à la police anti-émeute de Viktor Ianoukovitch, aujourd’hui destitué, la majorité des violences qui se sont soldées par des dizaines de morts en février à Kiev.
Néanmoins, la Russie a utilisé cette conversation téléphonique piratée, entre le chef de la diplomatie estonienne Urmas Paet et Catherine Ashton, pour étayer son argumentation voulant que le nouveau gouvernement ukrainien soit composé d’extrémistes dangereux.
La demande d’enquête de M. Lavrov indique que la Russie ne laissera pas tomber cette affaire.
Dans cet entretien téléphonique, qui a eu lieu le 26 février, le ministre estonien a déclaré à Mme Ashton que selon ses sources à Kiev, "c’étaient les mêmes tireurs embusqués qui ont tué des gens des deux côtés", aussi bien parmi les manifestants que les policiers.
Des dizaines de manifestants et environ 15 policiers ont été tués dans les violences.
M. Paet, qui avait eu à Kiev des entretiens avec le nouveau gouvernement provisoire le 25 février, a ajouté: "C’est assez troublant que la nouvelle coalition ne veuille désormais plus enquêter sur ce qui s’est vraiment passé", a-t-il ajouté.
AFP

Le président Vladimir Poutine a été nommé pour le Prix Nobel de la Paix 2014, tel que le rapporte l’Institut Nobel norvégien.

putinLe président russe Vladimir Poutine a été nommé pour le Prix Nobel de la Paix 2014, tel que le rapporte l’Institut Nobel norvégien. On y trouve aussi le pape Francis, Edward Snowden…

Sarkozy placé sur écoute depuis un an comme un vulgaire bandit

G8 Summit in Heiligendamm, GermanyLa justice n’a pas lésiné sur les moyens pour passer au peigne fin la vie de l’ancien chef de l’État dans le cadre d’une nouvelle affaire. Son avocat et lui-même ont été placés sur écoute des mois durant, ainsi que Claude Guéant et Brice Hortefeux.

Jean-Marc Leclerc

«C’est un cas dont on n’a pas fini de parler». L’Ordre des avocats va réagir. Au barreau de Paris, l’écoute ordonnée par des juges d’instruction des conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, révélée par Le Monde , surprend. «Le secret professionnel entre un avocat et son client est général et absolu», se contente, pour l’heure, de dire Marie-Alix Canu-Bernard, patronne du bureau pénal au Barreau.

L’affaire n’a pas d’équivalent. On apprend donc qu’un ancien président de la République et deux de ses anciens ministres de l’Intérieur, Claude Guéant et Brice Hortefeux, ont été placés sous écoute par la justice, des mois durant.

La campagne présidentielle de 2007 dans le collimateur des magistrats

Tout part de l’ouverture en avril 2013 d’une information judiciaire à Paris pour «corruption» confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman pour vérifier les soupçons de soutien financier de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par le défunt dictateur libyen Kadhafi. Sans hésiter une seconde, les magistrats placent Nicolas Sarkozy sur écoute, mais aussi Guéant et Hortefeux. C’est le branchement de la ligne de ce dernier qui va mettre dans l’embarras l’ancien patron de la PJ parisienne, Christian Flaesch, qui avait souhaité apprendre le premier à son ancien patron qu’il allait être convoqué dans une affaire en tant que simple témoin. Le policier a dû quitter son poste.

Alerté par cet épisode, le camp Sarkozy commence à se méfier des coups qui pleuvent. Les magistrats emploient toutes les techniques judiciaires d’ordinaire appliquées au grand banditisme et découvrent que l’ex-chef de l’État, prudent au téléphone, avait un second mobile qu’ils «branchent» également. Ce téléphone-là a été acheté par l’avocat de l’ex-président, Me Herzog, dans le cadre des relations confidentielles qu’il entend, comme tout conseil, entretenir avec son client. Méfiant, il a même dû l’acheter sous un nom d’emprunt.

Dans l’ombre, les «magnétophones» – en l’occurrence des disques durs – tournent. Et mettent au jour toute la palette de ce qu’un avocat peut tenter pour connaître le sort qui sera réservé à son client. Me Herzog a comme contact un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, de sensibilité proche de l’ancienne majorité. Et celui-ci est prolixe sur le climat au sein de la Cour. Azibert parle librement comme on parle à un ami. Trop librement peut-être.

Proche de la retraite, il confie à l’avocat qu’il a postulé pour un poste de conseiller d’État à Monaco. Espère-t-il une aide de Nicolas Sarkozy? «Herzog a pu évoquer la chose avec son client, mais on voit mal Nicolas Sarkozy se livrer à ce genre de raisonnement. Si écoutes il y a, dans la bouche de l’ancien président, elles n’accréditent certainement pas la thèse imaginée des magistrats étrangement zélés», assure un préfet qui se dit «stupéfait par le climat quasi soviétique de tous ces règlements de comptes judiciaires».

Une «arme de guerre judiciaire»

Quoi qu’il en soit, le parquet national financier voulu par la garde des Sceaux, Christiane Taubira, aura été destinataire, à peine créé, de cette «arme de guerre judiciaire», en pleine campagne électorale. Et l’un de ses premiers actes aura été, sur la foi de ces écoutes, d’ouvrir le 26 février dernier une information judiciaire pour «violation du secret de l’instruction» et «trafic d’influence».

Confiée à deux nouveaux juges, Patricia Simon et Claire Thépaut, elle vise notamment à savoir si Nicolas Sarkozy a eu vent des écoutes qui le concernaient et comment. De nouvelles écoutes en perspective pour savoir si le chef de l’État savait qu’il était écouté? Les juges veulent aussi savoir si l’ex-président a favorisé, d’une manière où d’une autre, Gilbert Azibert.

Ils n’ont pas perdu de temps, puisque le 4 mars dernier, assistés d’une police judiciaire dont les grands chefs ont récemment été changés par l’exécutif, plusieurs juges ont perquisitionné aux domiciles d’Azibert et d’Herzog, ainsi qu’à leurs bureaux, y compris à la Cour de cassation, où travaille le magistrat.

Ce qu’ils cherchent à établir? Si des vacances en famille de Nicolas Sarkozy à Monaco, où il suivait une cure thermale et aurait reçu une fois son avocat, pourraient accréditer le fait qu’il ait tenté d’intercéder en faveur de l’éventuelle nomination de Gilbert Azibert sur le Rocher. Mails, courriels, téléphones, tout ce qui pourrait permettre de le vérifier a été saisi lors des dernières perquisitions. La justice mobilise les grands moyens…

Thierry Herzog, lui, le dit dans Le Monde: «Je démontrerai le moment venu qu’il s’agit d’une affaire politique.» Un «coup», selon lui, «monté de toutes pièces» pour «nuire» à Nicolas Sarkozy. Ce ténor du barreau considère, pour sa part, la mise sur écoute de son client avec sévérité: «Ce n’est même pas scandaleux, c’est monstrueux!», s’indigne-t-il.

Sanctions contre la Russie: Londres joue le double jeu

The secret document carried by an official in Downing Street.

The secret document carried by an official in Downing Street.

Alors que les Etats-Unis menacent d’imposer à la Russie de lourdes sanctions dans la crise ukrainienne, la Grande-Bretagne apparaît, elle, réticente. Un document officiel photographié dans les mains d’un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères recommande ainsi de « ne pas soutenir de sanctions commerciales » contre Moscou. Embarrassé, le gouvernement dément depuis privilégier ses intérêts plutôt que la résolution de la crise.

Muriel Delcroix, RFI

Le document pris au téléobjectif par un photographe dans la cour de Downing street explique pourquoi le gouvernement britannique restait jusqu’à présent si vague sur la nature des pressions qu’il pourrait exercer sur Moscou en cas d’intervention en Ukraine. On peut y lire que « le Royaume-Uni ne devrait pas pousser pour des sanctions commerciales ou fermer le centre financier de Londres aux Russes ».

A la place sont plutôt envisagées des restrictions de visas à l’encontre de personnalités russes. La réticence de Londres s’explique en fait par sa volonté de ne pas voir se tarir l’afflux de roubles dans le pays. De Russie, la Grande-Bretagne importe en effet non seulement du gaz mais aussi beaucoup d’argent de milliardaires tandis que de nombreuses sociétés russes - une soixantaine - ont choisi d’être cotées à la bourse de Londres.

Prise en étau

Cet argent profite largement à la City et au marché immobilier de la capitale, alors que beaucoup d’oligarques russes s’y achètent des résidences luxueuses. Londres a beau se défendre de vouloir placer les intérêts de sa place financière avant l’Ukraine, il est clair que la Grande-Bretagne joue gros dans cette crise et apparaît hésitante, coincée entre deux rhétoriques, celle des Etats-Unis qui prônent la fermeté contre la Russie et celle de l’Union européenne qui prêche pour une réaction modérée.

UK seeking to ensure Russia sanctions do not harm City of London

The secret document carried by an official in Downing Street.

The secret document carried by an official in Downing Street.

Government document photographed outside No 10 states that ‘London’s financial centre’ should not be closed to Russians

, chief political correspondent

Theguardian.com, Monday 3 March 2014 14.28 EST

Britain is drawing up plans to ensure that any EU action against Russia over Ukraine will exempt the City of London, according to a secret government document photographed in Downing Street.

As David Cameron said Britain and its EU partners would put pressure on Moscow after it assumed control of Crimea, a government document drawn up for a meeting of senior ministers said that "London’s financial centre" should not be closed to Russians. It did say that visa restrictions and travel bans could be imposed on Russian officials.

The picture of the document was taken by the freelance photographer Steve Back, who specialises in spotting secret documents carried openly by officials entering Downing Street. The document was in the hands of an unnamed official attending a meeting of the national security council (NSC) called by the prime minister to discuss the Ukrainian crisis.

The document said Britain should:

• "Not support, for now, trade sanctions … or close London’s financial centre to Russians."

• Be prepared to join other EU countries in imposing "visa restrictions/travel bans" on Russian officials.

• "Discourage any discussions (eg at Nato) of contingency military preparations."

• Embark on "contingency EU work on providing Ukraine with alternative gas [supplies] if Russia cuts them off".

• Specific threats to Russia should be "contingent and used for private messaging" while public statements should "stick to generic" point.

• Draw up a technical assistance package for Ukraine "ideally jointly with Germany".

• Pursue the "deployment of OSCE and/or UN (but not EU) monitors in Crimea and eastern Ukraine".

• Push the "UN secretary general Ban to take the lead in calling and creating a forum for engaging Russia on Ukraine".

• Accept an emergency summit of EU leaders to discuss Ukraine. This will now be held in Brussels on Thursday.

Government officials said that no decisions were taken at the meeting of the NSC, but they confirmed that the call in the document for London’s financial centre to kept open to Russians reflected the government’s thinking that it wanted to target action against Moscow and not damage British interests.

The prime minister told the NSC that the government may be prepared to support EU sanctions that would be targeted at Russian businesspeople seeking to visit the EU. There could also be a "dialling down" of economic co-operation.

But nothing would be agreed that could harm the British economy. One source said: "You want to make sure that the costs fall more on Russia than other people."

Downing Street trod a careful line during the day as it made clear that action would need to be taken on the diplomatic and economic – though not the military – front to punish Russia. But it does not want to give Russia an excuse to refuse to embark on dialogue with Ukraine and the EU.

The prime minister highlighted this approach when he said after the NSC: "What we want to see is a de-escalation rather than a continuation down the path that the Russian government has taken, violating the sovereignty and territorial integrity of another country. So we shall have to bring to bear diplomatic, political, economic and other pressures in order to make this point. That is the very clear message the whole world needs to send to the Russian government."

Downing Street had earlier ruled out a military response in the wake of the Russian takeover of Crimea. The prime minister’s spokesman said: "The only avenue that is being pursued is a peaceful and diplomatic one. Our other G7 partners have been very clear about that as well." The prime minister agreed in separate phone calls with François Hollande and Angela Merkel that the international community should speak with one voice on Ukraine as it tells Russia that its actions are "completely unacceptable".

A No 10 spokesperson said: "In both calls, the leaders agreed that the international community should speak with one voice and send a clear message to Russia that its actions in Ukraine were completely unacceptable. They agreed they must continue to work very closely together in response to events in Ukraine including in preparation for the special European Council which has been called on Thursday. It would be important to be clear about the costs and consequences for the Russian government of continuing to violate Ukraine’s sovereignty; and of supporting the people and government of Ukraine in support of their efforts to build an inclusive Government and tackle economic challenges.

"They agreed there could be an important role for the United Nations, and potentially other international organisations, in facilitating the dialogue between the Russian and Ukrainian authorities which is central to the shared objective of de-escalating tensions in the region."

Former US presidential candidate Senator John McCain said he was "disappointed" by the UK’s position and said European countries were "ignoring the lessons of history".

Asked if it was right to avoid such sanctions, he said: "Of course not. I am not astonished, to be very frank with you. Disappointed, but not astonished."

Western Leaders Cannot propound to be the Moral Compass of the World, M. Frindéthié

 

fabiusLately, as Russian troops have been maneuvering around Crimea, we heard a lot about President Putin’s supposed delusional appreciation of reality and lack of moral probity. In this anti-Russian clamor, hardly anybody has spoken of European leaders’ duplicity and dishonest stance in Ukraine. And yet a strong case can be made about how the West, principally the European Union, reneged on its own signature, failed President Yanukovych, supported the Ukrainian agitators and occasioned the current crisis.

Everything is happening as if a sudden condition of amnesia has struck the plethora of journalists and international relations experts that scramble every day on TV to feed Western audiences with half-truths.

Have not Laurent Fabius, Frank Walter Steinmeier, and Radoslaw Sikorski, respectively foreign ministers of France, Germany, and Poland mediated and witnessed the signing of a deal between President Yanukovych and the protesters in Kiev who wanted Yanukovych’s resignation? A truce the main clauses of which were a return to the 2004 constitution, the formation of a national unity government, and early presidential elections to be held in May? How can the West then pillory Russia for moral deficiency when the highest officials of the West cannot even respect the deals they broker and are so quick to renege on their own signatures?

There seems to be a sad trend going on around the world, which is too often supported by the West, whereby elections do not matter anymore, and all it takes to replace a president one does not like is to wait and see if one loses or win the elections, and, in the negative case, stage violent protests, count the dead, and appeal to the West with the assurance that one will be backed by the harbingers of this new way of doing politics. It is sad that democracy should no longer rely on the results of the ballots, be they the results we have not hoped for, but rather on cocktail Molotov, and armed insurgencies.

And of those leaders in Europe who want to pass for the moral compass of the world, scorning Putin for his move toward Crimea, what has Putin done that they have not inaugurated before?

 When France’s army in 2004 and in 2011 entered Cote d’Ivoire and butchered thousands of unarmed Ivorian youths, was France not doing worse than Putin, who has so far not fired a single bullet? What is this world where elections do not matter anymore? Where the way to come to power is to rampage and burn? Is that the measure of the kind democracy the West is prescribing to the world? Is this the kind of democracy that the West would want for itself? Would America and Europe like to see their children transform political contestations into armed insurgencies and fire throwing saturnalias? Or is this kind of political activism reserved for others only?

Has this new and lemon-scented democracy worked in Libya, in Syria, in Cote d’Ivoire, in Central Africa, and in South Sudan? Is it not high time that we should return to the real principle of democracy, that is, to the principle of the rule of the ballot, instead of littering the political landscape with dry combustible leaves that might ignite at home?

La pitrerie des affamés a atteint son paroxysme.

RidiculeAlassane Dramane Ouattara, parti en en catimini se faire soigner en France d’une maladie énigmatique, revient précipitamment en Côte d’Ivoire avec une sciatique bien commode, qu’il espère mettra le couvercle sur les conjectures à propos de sa mystérieuse affliction. Mais le Bravetchê ne revient pas qu’avec une sciatique « maitrisée ». Il rapporte aussi de son exil curatif un appareil d’ambulation indispensable, une canne, pour le « convalescent » qu’il est, que certains griots affamés ont vite fait de transformer en symbole d’autorité ou en accessoire de mode. Le ridicule a un seuil qu’il faut bien se garder de franchir. Et si demain, il nous était révélé que Dramane portait un cathéter ou des couches ? Les porteriez-vous aussi comme des accessoires chics et en vogue ? Ou bien, vous feriez-vous croire aussi que le cathéter et les couches sont les badges d’une prépondérance ? Dramane Ouattara, s’il pouvait le dire sans se trahir dirait à tous ces attentistes : « l’homme souffre en douce ici vous êtes en train de jouer les pitres ! »

Mobutu /Ouattara, deux dictateurs un même destin?

La vérité, c’est qu’il y a anguille sous sciatique, M. Frindéthié

Salva Kiir MayarditQuand l’Ivoirien s’exclame « aheiiin ! », c’est qu’il a enfin compris le fond  d’une grosse énigme dont il ne cernait pas suffisamment les contours. Jeudi dernier, les Ivoiriens ont lancé un énorme « ahein ! ». Ils ont compris l’énorme mystification dont ils étaient la farce, lorsque Dramane Ouattara, emmitouflé dans un manteau ample à dessein, coiffé d’un Salva Kiir Mayardit, la démarche incertaine, le sourire problématique, la voix trébuchante, arborant son tout nouveau « bâton de commandement » énonça « sciatique » de sa pénultième énergie sous les vivats de sa foule d’éternels affamés à l’ambassade de Côte d’Ivoire en France. 

Aheiiin ! C’était donc pour ça tous ces voyages dont on nous disait que l’argent ne circulait pas parce qu’il travaillait, c’était donc pour ça. Il ne travaillait donc pas. Il se soignait, il se curait, il s’astiquait, il se décrassait, il se lessivait de quelque chose de plus malin, de plus horrible, de plus infect qu’une simple sciatique, mais dont le nom seul suffirait à anéantir tout l’espoir des rattrapocrates de continuer à s’empiffrer après 2016.

Or tout cela n’aurait été qu’un épiphénomène. L’on n’aurait pas perdu un seul petit vent à s’enthousiasmer sur la santé de Dramane. A 70 ans révolus, l’on traîne certainement pas mal d’écorchures ; et tout cela aurait été simplement événementiel si Dramane Ouattara était un homme ordinaire.

Or voilà qu’il ne l’est pas. Dramane n’est pas du commun des mortels. Par une flopée de néologismes les griots de la Rattrapocratie ont fait de Dramane un Mythe : « Dramane Warifatchê, Dramane maître de la pluie, Dramane Bravetchê, Dramane Allah Gnissan, Dramane l’immortel, Dramane descendant de Soundjata, Dramane petit fils de Samory » et tout le tintamarre. Un mythe, cela s’entretient, cela se nourrit. Les génocidaires sont donc condamnés à nourrir le « mythe Dramane » qu’ils ont si imprudemment créé.

Ils le feront. Ils ont leurs méthodes pour ça.  Demain, ils sortiront les darboukas et les grelots, distribueront aux rattrapés des pagnes à l’effigie de  Dramane, videront les marchés à coups de crosse de Kalachnikov, disposeront les populations aux visages déjà cachectiques le long des avenues pour battre des mains et des pieds à l’occasion du retour du mythique de Dramane. Aheiiin ! L’on sait désormais à quoi servaient tous ces vols. La vérité, c’est que l’argent ne circulait pas parce que Magellan ne travaillait pas. Il se dégraissait d’un mal beaucoup plus pernicieux qu’une sciatique. La vérité, c’est qu’il y a anguille sous sciatique.

De Quoi souffre Dramane Ouattara ? M. Frindéthié

 

de quoiQui saurait le dire ! Ce qui est sûr cependant, c’est que le dictateur d’Abidjan souffre d’une gratatouille aigüe, d’un croussan croussan chronique, d’un kélè permanent qui l’empêche de s’asseoir plus d’un jour dans le fauteuil présidentiel pour lequel il a fait tuer tant d’Ivoiriens. Après avoir battu les records de vols (plus de 100 voyages internationaux au frais du contribuable ivoirien), « l’indéboulonnable » qui aime à exhiber sa tronche dans les journaux ivoiriens, se trouve soudain boulonné à un lit d’hôpital par une sciatalgie imaginaire, dans une capitale occidentale inconnue, refusant que ses griots publient de lui tout portrait. Pour conserver sa légende de bravetchê, les affabulateurs du régime génocidaire se sont surpassés dans une émulation de mythologisations. Vint d’abord notre danseur de Batchingué :

« Je reviens de France où j’ai parlé au président Ouattara. Il se porte bien et vous envoie ses amours ! »

« Yeah right ! » pouffèrent les Ivoiriens dubitatifs.

Puis arriva Fanta Gbeh :

« Mon mari, mon chéri, votre frère se porte bien. Il vous embrasse tous ».

« kpoufou kpoufou ! » ricanèrent les Ivoiriens incrédules.

Puis suivit Ahmadou cimetière :

« Nous avons eu une séance de travail avec le président. Il se porte très bien ».

« héééé yatchi ! » clamèrent les Ivoiriens  sceptiques.

Puis revint Fanta Gbeh :

« Avec le roi du Maroc, nous avons eu une longue conversation avec mon mari. Il se porte très bien ».

« Heeee sabari ! » s’exclamèrent les Ivoiriens inflexibles.

Finalement, pour que la mythologie ne s’écroule pas comme ces immeubles érigés par les génocidaires, c’est une délégation de photographes et de cameramen que la dictature a décidé de dépêcher « en France » pour nous revenir avec des images photoshoppées d’un Dramane rayonnant, exhibant aux Ivoiriens le sourire frais d’un président bien portant.

 Et dire que les choses seraient plus simples, les supputations se tairaient, si Dramane venait prendre place dans le fauteuil pour lequel il a fait tuer tant d’Ivoiriens.

Les diplomates américains demandent à Obama de mieux choisir ses ambassadeurs

De grâce, Monsieur le Président, arrêtez de récompenser ceux qui ont financé votre campagne par des postes d’ambassadeurs. Et si vous tenez vraiment à le faire, assurez-vous au moins qu’ils ont un minimum de connaissance sur leurs pays d’affectation, et surtout assurez-vous qu’ils ne sont pas totalement arides de politique internationale.

Tel est en substance le message qu’une association de diplomates forte de 31000 membres a tenu à envoyer au Président Barack Obama et aux futurs présidents américains.
Il va sans dire que l’Association des diplomates américains y est allée de façon plus « diplomatique » mardi dernier, lorsqu’elle établissait sa liste de recommandations censée aider les présidents à choisir les meilleurs diplomates pour représenter l’Amérique à l’étranger.

Le diplomate idéal doit avoir une certaine expérience dans son pays d’affectation ou une certaine expérience internationale ainsi qu’une connaissance de la langue et de la culture du pays hôte, a précisé l’Association.
« Bien au-delà du pays dans lequel tout ambassadeur est accrédité, ses actions et ses paroles ont des conséquences sur les intérêts et la sécurité des E.U.», insiste l’Association des diplomates américains. « Il est donc essentiel que les ambassadeurs choisis pour représenter le président et conduire notre mission diplomatique possèdent les attributs, l’expérience et les aptitudes de l’emploi ».

Ce rapport arrive sur le bureau du président américain à un moment où des ambassadeurs nommés par Obama – dont certains n’ont visiblement reçu leur nomination que grâce à leur soutien financier – font sourciller le Congrès …

Ces derniers jours, les candidats d’Obama pour représenter l’Amérique à l’étranger n’ont pas eu la tâche facile au cours de leur confirmation au Sénat. Le grand hôtelier, M. George Tsunis, proposé par Obama pour être l’ambassadeur des E.U. en Norvège, ne s’est pas seulement permis de traiter l’un des partis de la coalition au pouvoir de « parti marginal » ; il a même décrit la Norvège (une monarchie constitutionnelle) comme un pays gouverné par un président. Quant à Colleen Bell, réalisatrice de feuilletons télévisés, dans une performance où le bafouillage le disputait à l’hésitation, elle n’a su dire ce qu’étaient les intérêts américains en Hongrie.

Il y eut bien d’autres épisodes à s’arracher les cheveux : l’ex-sénateur démocrate Max Baucus, sélectionné pour représenter l’Amérique à Beijing se vit obligé de faire à ses anciens collègues la confession suivante : « en réalité, je ne suis pas un expert de la Chine » – une déclaration d’autant plus renversante qu’il n’y a pas très longtemps de cela M. Baucus présidait le Comité des finances du Sénat, l’organe chargé des questions commerciales. Dans la même foulée, lorsqu’il fut interrogé par le sénateur républicain de la Floride Marco Rubio sur sa connaissance de l’Argentine, le pays pour lequel son obligé le consentit comme ambassadeur, Noah Bryson Mamet, le grand « empaqueteur » de fonds pour la vie politique d’Obama, déclara qu’il n’avait jamais été en Argentine. « Je n’en ai jamais eu l’occasion. J’ai beaucoup voyagé à travers le monde, mais je n’ai jamais eu l’occasion de connaître l’Argentine ».

carterCette tendance à récompenser des ignorants par des postes d’ambassadeurs est d’autant plus effrayante qu’en Afrique elle peut avoir des implications désastreuses pour l’avenir des pays où les « ambassadeurs » infertiles des réalités politiques et culturelles du terrain, mais imbus de leur suffisance, opèrent comme des faiseurs de rois. Il nous revient encore en mémoire le cas de Philip Carter III, qui en un tour de main ramena la Côte d’Ivoire à l’âge de la pierre taillée en contribuant à peupler ses institutions de dozos et d’illettrés.

Dramane Ouattara en France, et c’est l’hiver qui prend le large, M. Frindéthié

JournauxDans leur toute dernières éditions, les « journaux » d’obédience RDR (le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire) ont tenté un coup de force médiatique qui n’a eu d’effet que de dévoiler le manque d’ingéniosité des alchimistes en communication du régime dictatorial d’Abidjan. Affichant à leur « Une » une photo de Dramane Ouattara en boubou et lunettes fumées, recevant des visiteurs en tenues d’été (shorts, chemises à manches courtes), tous assis à un patio visiblement ouvert aux éléments, et baignant dans une luxuriante végétation de palmiers et d’acacias, les journaux de la dictature titrent : « Les nouvelles sont bonnes ; Ouattara se porte bien ». Ainsi, l’image est censée être celle de Dramane Ouattara en convalescence à Mougin, en plein hiver français. Et pour nous qui marchons et pensonsdramane gangasrotogati et non kurmagati, cette falsification qui voulait faire croire que l’hiver français s’est mué en été ivoirien avec l’arrivée de Dramane en France n’a illustré en fait qu’un Dramane visiblement très affecté ; et cela bien avant la falsification, bien avant sa toute dernière « opération de la sciatique ». Après l’écrivain français qui, se transmutant en chirurgien, qui nous fit un exposé magistral sur « l’excellente santé » de Dramane, voici les griots de la dictature, qui pour la convenance de la même cause, nous importent un été ivoirien à Mougin … en plein hiver. Les dozos ont, à n’en pas douter, des pouvoirs magiques.

Rumeurs de changement, M. Frindéthié

affi
Dans le cadre de la restructuration du « gouvernement de transition » en aménagement qui préparera les prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire, trois ministères clés sont déjà certains de revenir au FPI. Ce sont ceux de l’économie, de la défense, et de la justice. Si les discussions se poursuivent quant aux exigences du parti du Président Gbagbo, qui, de sources certaines, ne se satisferait pas de moins de 8 grands ministères, certains aménagements sont déjà en préparation, dont, par exemple, la réforme de la CEI (avec retrait inconditionnel du bureau actuel dont les manigances ont conduit à la crise postélectorale), la révision des listes électorales, l’assainissement de l’armée des félons qui l’assiègent à ce moment, la réintégration totale des ex-FDS, l’élimination de l’appellation FRCI, le rétablissement d’une vraie discipline républicaine, et la restauration du nom propre de l’armée ivoirienne (FDS), le démantèlement des milices armées (dozos), la reconstitution et l’armement de la police. A la rue Lepic aussi bien qu’au sein des partis minoritaires du RHDP, ces changements inévitables font grincer des dents. Les caciques du RHDP, qui ont jusqu’alors trouvé juteuse la persécution des cadres du FPI, se plaignent de l’évolution trop rapide des événements et avancent l’argument désormais trop rabâché que le « regain de gloire » du FPI risque de fâcher « les victimes » de la guerre – comme si le terme « victime » était synonyme de « militant du RHDP ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses bougent, et qu’elles bougent moins à cause du RHDP que malgré le RHDP.

Côte d’Ivoire : Banny pour le désarmement des "dozos" avant les présidentielles de 2015

charles-konan-BanyABIDJAN – L’organisation d’une élection présidentielle "paisible" en 2015 passe par le désarmement des "dozos", des chasseurs traditionnels accusés de crimes, a estimé lundi le chef de la Commission Dialogue, vérité et réconciliation de Côte d’Ivoire.

"Pour des élections paisibles et non confligènes, il faut le désarmement des dozos", a affirmé à l’AFP le président de la Commission Dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), l’ancien Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny (PDCI – un parti au pouvoir).

"Les dozos, dans une République ça n’existe pas!", a martelé M. Banny, dont le mandat à la tête de la CDVR vient d’être prolongé d’un an.dozos

"Si chacun doit convoquer ses confréries tribales où allons-nous?", s’est-il interrogé, invitant "tous ceux qui ne sont pas aptes à porter des armes (…) à les déposer".

Pour lui, la présidentielle de 2015 ne devrait pas se tenir dans "la peur (…)et qu’on ne dise pas que tel ou tel a voté sous la menace des armes".

Les dozos, majoritairement en faveur d’Alassane Ouattara, l’ont aidé à prendre le pouvoir durant la crise postélectorale de 2010-2011, quand Alassane Ouattara avait refusé de reconnaître la victoire de Laurent Gbagbo.

Un rapport de l’ONU les accuse d’avoir tué au moins 228 personnes et d’en avoir blessé 164 entre mars 2009 et mai 2013. Les autorités estiment leur nombre à 200.000, davantage que les forces armées ivoiriennes.

Le patron de la CDVR s’est également prononcé pour la révision de la liste électorale, y voyant "une question d’intérêt national" avant le scrutin de 2015. Les notions de nationalité et de citoyenneté constituent un problème épineux en Côte d’Ivoire, où se servant d’un débat sur l’"ivoirité" les rebelles de Ouattara avaient enflammé le pays il y a une dizaine d’années.

M. Banny a également appelé à une "recomposition" de la Commission électorale indépendante (CEI), qui supervisera l’élection à venir et qui est pour l’instant dominée par les membres des partis au pouvoir.

La réussite de la prochaine présidentielle apparait impérative en Côte d’Ivoire afin d’apaiser définitivement un pays ayant connu une décennie de crise politico-militaire, ponctuée par les violences de 2010-2011, qui avaient fait plus de 3.000 morts.

(Vidéo) jean Ping: Médecin après la mort

http://www.voxafrica.com/info/video/?v=0_1zbmldla

Développement sans conscience n’est que perte de l’âme, M. Frindéthié

deguerpi
J’ai vu avec accablement les images de milliers de familles jetées à la rue par le ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme (MCLAU). J’ai vu des mères, enfants au dos, chercher dans les décombres de leurs demeures détruites par l’ouragan du « développement » quelque dérisoire richesse à laquelle s’accrocher. J’ai vu des pères, le regard perdu, interroger quelque hypothétique providence sur ce qu’il adviendra, pour eux, de cette émergence qui leur est si souvent contée. J’ai vu de coquettes petites écolières, dans leurs uniformes à carreaux bleus et blancs hésiter à prendre le chemin de l’école, de peur qu’à la fin de la journée, en rentrant, elles ne retrouvent plus le chemin qui naguère les menait à Maman, Papa et à tous leurs petits camarades du « quartier ».

Moi aussi, je suis pour le développement mais pas pour ce développement qui marche sur la tête plutôt que de se tenir sur les pieds. Je suis pour le développement, mais pour un développement de l’homme plutôt que pour un développement du gros (comme ces gigantesques airbus que l’on vient nous parader à Abidjan pendant que les langues sont trop propres de n’avoir rien mangé). Je suis pour le développement de l’homme et non pas pour le développement du clinquant et du rutilant (comme ces GMC blindées et ces grosses cylindrées que l’on nous exhibe sur les voies pourtant marécageuses d’Abidjan). Je suis pour le développement de l’homme et non pas pour ce développent de l’étincelant (comme ces feux d’artifice dont on veut nourrir un peuple qui dort encore à la lampe tempête). Je suis pour l’assainissement et l’urbanisme, mais un assainissement et un urbanisme au service de l’homme ; qui trouvent de vraies solutions avant de jeter des familles à la rue. Que l’on veuille me pardonner ma naïveté si ma vision humaniste du développement est embrumée par mon passé d’enfant « pauvre » des ghettos de Port-Bouët.

Nouveau Single "Libérez notre Président"


FPI / Déclaration 001/2014 Relative aux effondrements d’immeubles à Abidjan.

FPI / Déclaration 001/2014 Relative aux effondrements d’immeubles à Abidjan.
« … Sur les 5 immeubles effondrés, ce sont bien quatre (4) immeubles et non un seul un (1), qui ont été construits sous la gouvernance de Ouattara, contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement… »
Le FPI « exige la démission pure et simple de MAMADOU SANOGO, l’actuel ministre de la Construction… »
Depuis un certain temps, les effondrements d’immeubles dans le district d’Abidjan sont devenus un phénomène quasi récurrent, avec leur corollaire de blessés et de pertes en vie humaine.
Tout récemment encore, le mardi 7 janvier 2014, un immeuble de cinq (5) niveaux (R+4) s’est écroulé dans la commune de Yopougon au quartier Maroc près de l’hôtel KIMI.
Sensible au drame des familles, le Front Populaire Ivoirien (FPI) déplore ces tragédies, s’incline devant la mémoire des disparus, souhaite un prompt rétablissement aux blessés et compatit à la douleur des parents des victimes.
A travers la présente déclaration, le FPI rappelle les faits (I), analyse la situation (II) avant de donner sa position (III).
I. LES FAITS
Ø Le dimanche 5 mai 2013, un immeuble en construction (coulage de la dalle) à Angré-Châteaux dans la commune de Cocody, s’est effondré, faisant un ouvrier tué et au moins quinze blessés ;
Ø Le samedi 14 septembre 2013, s’effondrait à la Riviera Palmeraie, commune de Cocody, un immeuble de 2 étages (R+2) non habité (heureusement) faisant de nombreux dégâts matériels ;
Ø Le lundi 25 novembre 2013, toujours à la Riviera Palmeraie, non loin de l’Institut Marie Rose Guiraud, s’écroulait un immeuble de 4 étages (R+4) en pleine construction ;
Ø Le mardi 3 décembre 2013, s’est écroulé aux alentours de 22H, un immeuble récemment construit dans le quartier « Manguier – Adama Sanogo » à Angré dans la commune de Cocody ;
Ø Le Mardi 07 Janvier 2014, s’est effondré un immeuble de cinq (5) niveaux (R+4) en pleine modification par ajout au niveau initial de R+3 de deux (2) étages supplémentaires. Ce dernier accident s’est produit dans la commune de Yopougon près de la résidence KIMI. L’effondrement de ce bâtiment, propriété de l’Adjudant MAMADOU Sanogo, sous-officier des Forces Aériennes de Côte d’Ivoire a occasionné, au bilan provisoire, cinq (5) blessés.
Rapportant ces faits gravissimes, le porte-parole du gouvernement KONE Nabagné Bruno citant le ministre en charge de la construction Sanogo MAMADOU, affirme que quatre(4) des cinq (5) immeubles effondrés auraient été construits entre 2000 et 2010 sans indiquer ni les dates de début et d’achèvement des travaux, ni les étapes successives de finition de ces ouvrages. Nulle part, aucune piste ou explication plausible des sinistres n’est ébauchée par le gouvernement.
II. NOTRE ANALYSE
Suite à cette dernière catastrophe qui apparaît aux yeux du FPI comme l’atteinte du seuil de l’intolérable (5 immeubles effondrés en moins d’un an), le Parti a diligenté une enquête sur les lieux du drame. Il se dégage les constats ci-dessous.
1. Au plan sécuritaire
Nos enquêtes notent l’absence autour du site sinistré d’un cordon de sécurité dont le rôle en pareille circonstance est :
a) d’éviter :
Ø la disparition des indices pertinents permettant aux enquêteurs ou aux experts de cerner et d’expliquer les causes du drame ;
Ø la survenue d’éventuels accidents (nouveaux dégâts matériels et physiques pouvant découler d’explosion de bouteilles de gaz ou tout autre matériel sous pression enfouis sous les décombres) ;
b) permettre la fouille et l’enlèvement des gravats pour s’assurer de l’absence de corps humains et d’animaux domestiques en putréfaction susceptibles de contaminer la population…etc.
2. Au plan technique
- une analyse sommaire des prélèvements réalisés sur le site fait apparaître que le dosage du béton était insuffisant (couleur trop blanche qui signifie à priori que la quantité de sable est trop importante par rapport à celles du ciment et du gravier) ;
- les aciers apparents (fer à béton) présentent des diamètres inférieurs à dix (10) millimètres et donc non conformes aux normes pour la construction des poteaux et des poutres d’un immeuble de cinq (5) niveaux (R+4) ;
- la tentative précipitée de renforcement des fondations de l’immeuble entreprise, en dehors de toute expertise reconnue en la matière, par le présumé propriétaire montre que lesdites fondations n’étaient pas aux normes ;
3. une gestion défaillante doublée d’une fuite en avant
Tout cela montre, à l’évidence, la défaillance du Ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme (MCLAU) en matière de suivi des constructions.
Le FPI observe aussi que les problèmes liés à la construction des logements en Côte d’Ivoire, telles que la délivrance du permis de construire et les interventions des architectes et autres techniciens du bâtiment, sont récurrents et se sont empirés depuis que le département de la Construction est dirigé par des Ministres issus des rangs du RDR depuis décembre 2005. Ce qui fait d’eux, les premiers responsables des drames que l’on note actuellement.
Depuis la survenance de ces catastrophes, les Services de la Protection Civile n’ont pu intervenir et l’Etat de Côte d’Ivoire n’a diligenté aucune enquête conduite par des experts en vue de déterminer les causes de ces effondrements aux fins de prendre des mesures appropriées.
Le FPI constate qu’au lieu de chercher des solutions à ces drames, le Gouvernement s’englue dans la recherche de bouc-émissaires pendant la gouvernance pourtant reconnue efficace du Président Laurent GBAGBO. Une telle analyse s’apparente à une fuite de responsabilité et à un manque de considération pour la vie des victimes de ces drames.
Les faits ci-dessus rappelés démontrent que sur les 5 immeubles effondrés, ce sont bien quatre (4) immeubles et non un seul un (1), qui ont été construits sous la gouvernance de Ouattara, contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement.
En tout état de cause, une telle déclaration ne saurait dédouaner le Gouvernement et le ministre en charge de la construction des responsabilités qui leur incombent, notamment, le devoir d’information et de protection des populations en vue de prévenir de telles catastrophes. Plus grave est la tentative de dissimulation de la responsabilité indéniable du gouvernement en place, qui tronque les faits par l’annonce de faux chiffres.
Il n’est pas superflu de rappeler à nouveau que de 2005 à ce jour, le Ministère de la Construction et de l’Urbanisme a toujours été dirigé par des Ministres militants du RDR comme évoqué plus haut.
III. NOTRE POSITION
Depuis l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara dans des conditions que tout le monde sait, le FPI et les Ivoiriens constatent que le chef de l’Etat n’a conçu aucune politique cohérente dans les différents secteurs de l’activité économique et sociale et particulièrement dans le secteur du logement.
Le FPI en veut pour preuve, la valse d’hésitations dans la désignation et les attributions des départements Ministériels en charge de la Construction et du Logement e dans l’improvisation tout azimut que l’on note dans le lancement et l’exécution du soi-disant projet de logements sociaux.
En outre, par cette déclaration, le régime d’Alassane Ouattara et notamment le Ministère en charge de la Construction montrent aux Ivoiriens sa propension à la mauvaise gouvernance sans limite dans la gestion générale des affaires publiques.
Au regard de ce qui précède, le FPI :
- stigmatise la manière cavalière dont le Gouvernement gère des accidents ayant des répercussions graves sur la vie et l’intégrité physiques des citoyens ;
- exige que des enquêtes soient diligentées à tous les niveaux hiérarchiques afin que les coupables soient clairement connus et sanctionnés excluant des formules lapidaires de fuite en avant ;
- exige la démission pure et simple de MAMADOU SANOGO, l’actuel ministre de la Construction du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme pour incompétence avérée.
Enfin, le FPI Demande :
* la mise sur pied par le Gouvernement d’une Commission d’experts pour enquêter et trouver les causes des effondrements d’immeubles devenus, hélas, récurrents pour le malheur des locataires et des propriétaires ;
* l’indemnisation par l’Etat de Côte d’Ivoire des victimes ou de leurs ayant-droits pour les préjudices subis ;
* l’imposition aux propriétaires des logements collectifs ou à louer, des contrats d’assurance afin de couvrir les dégâts causés et d’indemniser les victimes.
Fait à Abidjan, le 28 Janvier 2014
TIHI KPAO VICTOR
Secrétaire National chargé de l’Urbanisme, du Logement, de l’Hydrologie et de l’Assainissement

Voeux de nouvel an / Mme Simone Gbagbo aux Ivoiriens : ‘‘Je voudrais enfin nous inviter tous à prier pour les dirigeants actuels de notre pays afin qu’ils s’engagent dans un véritable processus de réconciliation nationale’’

SimonePar l’entremise de son Directeur de Cabinet Niagne Akpa, l’ex-Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, en résidence surveillée à Odienné dans le Nord de la Côte d’Ivoire, a formulé aux Ivoiriens, ses voeux pour l’année 2014.

En ce début de l’an 2014, il me plaît de formuler pour vous, vos familles et tous ceux qui vous sont chers, mes voeux les plus fervents de santé, de prospérité et de paix.
Oui de paix car depuis plus d’une décennie, notre pays, la Côte d’Ivoire traverse une période de turbulences. L’élection présidentielle d’octobre 2010 ouverte exceptionnellement à tous grâce à l’usage de l’article 48 par le Président Laurent Gbagbo, plutôt que de consolider la paix, a malheureusement constitué le point culminant de la crise ivoirienne.
Il en a découlé des pertes en vies humaines, des départs en exil de milliers d’Ivoiriens, des spoliations de biens, des occupations illicites de terres…
Je voudrais saisir l’opportunité de cette adresse pour présenter toute ma compassion aux familles des disparus, à tous ceux qui ont subi des exactions et qui continuent d’en porter des séquelles (physiques, morales ou émotionnelles), à tous ceux qui ont été spoliés de leurs biens, à tous les exilés, à tous ceux dont les familles vivent dans la précarité du fait du gel de leurs avoirs et à tous ceux qui comme moi sont privés de leur liberté. Je prie pour que l’amour grandisse dans nos coeurs afin que nous nous pardonnions les uns les autres. Nous croyons en notre pays. Nous vous invitons donc à regarder au-delà des circonstances passées ou actuelles.
Les "vents contraires" de la vie, les difficultés à subvenir quotidiennement aux besoins de nos familles, ainsi que les dures épreuves ne doivent jamais nous amener à la désespérance. J’invite par conséquent tous les Ivoiriens et tous ceux qui vivent dans notre pays à continuer d’espérer, à ne jamais baisser les bras car le développement personnel et celui de notre nation ne peuvent être laissés à la chance et aux circonstances.
Je voudrais enfin nous inviter tous à :
· prier pour tous les Ivoiriens et tous ceux qui vivent dans notre pays sans exclusive, afin que Dieu guérisse les coeurs meurtris, restaure les familles et bénisse l’ouvrage des mains de chaque citoyen
· prier pour les dirigeants des grandes puissances afin qu’ils conduisent l’humanité vers un monde de justice, d’équité et de paix ;
· prier pour les dirigeants actuels de notre pays afin qu’ils s’engagent dans un véritable processus de réconciliation nationale qui passe par :
-la libération de tous les prisonniers politiques et militaires (célèbres ou anonymes),
-la fin des arrestations arbitraires, des exactions contre nos compatriotes,
-le retour de tous nos frères exilés (politiques, artistes…) et le dégel des avoirs.
A toi mon époux, compagnon de lutte de toujours, le plus illustre d’entre nous, reçois à La Haye mes voeux de bonne santé, de succès et bon retour bientôt parmi nous.

Bonne et heureuse année 2014 à tous et à toutes et que Dieu bénisse notre pays, la Côte d’Ivoire!

Simone Ehivet Gbagbo
P/O.Le Directeur de Cabinet

Burkina Faso: pourquoi Ouattara et Soro s’agitent-ils ? Par Théophile Kouamouo

blaiseGuillaume Soro est allé à Ouaga soutenir son « parrain » aux frais du contribuable.

Le sentez-vous, ce vent de panique ? Depuis l’annonce, il y a une dizaine de jours, de la démission collective de plusieurs membres éminents du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti du numéro un burkinabé Blaise Compaoré, les principales figures du régime Ouattara donnent l’impression que la seule idée de voir celui qui règne sur Ouagadougou depuis bientôt 27 ans à la retraite leur fait perdre tout sang-froid et les pousse à douter de leur propre avenir politique. Contre tout bon sens, Guillaume Soro, Hamed Bakayoko et Ibrahim Ouattara dit « Photocopie », ont accouru à Ouaga pour apporter, aux frais du contribuable ivoirien, un soutien dégoulinant de flagornerie au tombeur de Thomas Sankara dans ce qui relève pour le moins d’un conflit interne à une association privée (le CDP).

Quel est leur problème ? Pourquoi s’agitent-ils tant ?

D’une certaine manière, en accompagnant avec force mercenaires et kalachnikovs, la prise de pouvoir sanglante d’Alassane Ouattara, Blaise Compaoré signait son « arrêt de mort ». Ne s’en est-il pas rendu compte ? Dès lors qu’à Abidjan, cœur battant de l’influence hexagonale en Afrique de l’Ouest, avait été « reconquis » et qu’un homme conforme aux vœux de Paris avait été installé au Palais présidentiel du Plateau, son « utilité systémique » diminuait singulièrement. Certes, le « beau Blaise » peut toujours servir dans le cadre de l’action difficilement déchiffrable de la France au Mali et dans le Sahel. Mais il est moins central dans le « dispositif » qu’à l’époque où le « grand méchant Gbagbo » était au pouvoir et qu’il fallait tout faire pour s’en débarrasser, avec l’aide irremplaçable du Burkina Faso…

Ouattara est au pouvoir à Abidjan, Soro est le numéro deux de l’Etat ivoirien, Gbagbo est à La Haye. Au fond, et très cyniquement, les actuels dirigeants de la Côte d’Ivoire ont-ils toujours besoin que le plus grand commun déstabilisateur de l’Afrique de l’Ouest soit aux affaires à Ouaga au point de remuer ciel et terre pour faire « entendre raison » à ses adversaires internes ? A première vue, cet excès de zèle est curieux. Plusieurs hypothèses sont toutefois à étudier.

- Et si Ouattara soutenait Compaoré comme la corde soutient le pendu ? C’est bien connu : « cohabiter » avec des personnes dont on se sent « redevable », surtout quand on a soif de « s’affirmer » peut s’avérer difficile. Le natif de Ziniaré « out », il semble évident que l’ancien élève du lycée Zinda Kaboré de Ouagadougou devenu chef de l’Etat en Côte d’Ivoire prendrait, dans le « système françafricain », une importance plus grande. Cela dit, Ouattara peut aussi considérer qu’il continue de dépendre de Compaoré, notamment en ce qui concerne la livraison de matériel militaire hors embargo et/ou de mercenaires affectés – en tout cas jusqu’à un passé récent – à sa garde rapprochée.

- Et si c’était finalement Guillaume Soro qui avait le plus à gagner dans le maintien au pouvoir de Blaise Compaoré, qu’il présente volontiers comme son « mentor » ? Il est probable que l’équilibre des relations pas toujours très claires entre Ouattara et son « dauphin constitutionnel » ait besoin de l’entregent du maître de Ouaga pour ne pas sombre dans la franche adversité. Il ne faut pas oublier que, même quand Ouattara semblait convaincu que Soro le « trahissait » avec Gbagbo, notamment à la faveur du « dialogue direct », Compaoré continuait de le « couver ». Soro espère aussi, sans doute, prendre le pouvoir dans un avenir proche avec l’aide du « mentor »…

- Et si, au-delà de ce type de calculs d’ordre politicien, c’était la perspective d’un grand déballage du misérable tas de secrets liés à la rébellion ivoirienne et aux nombreux crimes économiques qui l’ont émaillée qui angoissait les tenants du pouvoir à Abidjan ? Un fin observateur de la scène politique et diplomatique ouest-africaine, le militant de gauche Guillaume Tene Sop, note ainsi que Salif Diallo, ancienne âme damnée du régime désormais passé à la dissidence, avait dans sa gibecière de souvenirs de quoi faire trembler à la fois Ouaga et Abidjan. « Pourquoi Soro court-il à Ouaga et parle de « médiation » dès que Salif Diallo démissionne du CDP ? De quoi a-t-il peur ? Pour la petite histoire, la ‘Mercedes noire’ c’est Salif Diallo. Le 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire, c’est Salif Diallo, le MPCI, c’est Salif Diallo, la prise de Bouaké c’est Salif Diallo, les armes du MPCI c’est Salif Diallo… Et si Salif Diallo se mettait à table ? Il faut protéger le citoyen Salif… Il est en danger », s’interrogeait-il récemment. Lessiveuse d’argent sale, abri de mercenaires et de comploteurs de tout poil, relais de la contrebande du cacao ivoirien, la capitale burkinabè a été témoin de maints épisodes cachés de l’histoire récente. En cas de divorce au CDP, les « docs » se retrouveront-ils sur la place publique ?

L’attitude de la France de François Hollande face au « cas Compaoré » sera en tout cas très intéressante à observer. Jouera-t-elle la carte d’un « Macky Sall » local, et du changement dans la continuité, en soutenant un homme du sérail pour mieux contrer la vraie opposition, notamment sankariste ? Affectera-t-elle la « non-ingérence » tout en appuyant discrètement un Compaoré qui sait se montrer utile ? Soutiendra-t-elle sans arrières-pensées le mouvement démocratique ? Qui vivra verra.

Côte d’Ivoire : Eviter à tout prix la centrafricanisation, M. Frindéthié

 

policePour se venger du meurtre de sa famille perpétré par les miliciens séléka quasi musulmans et subordonnés au président-rebelle centrafricain Michel Djotodia, Magloire, un jeune centrafricain chrétien, du surnom de « chien méchant », a commis l’inimaginable : il a forcé un musulman à descendre d’un bus, l’a jeté dans un brasier, est allé s’acheter une baguette de pain à la boulangerie du coin, et est revenu manger un membre de sa victime dans un sandwich macabre,  posément, devant une foule plus approbatrice qu’offusquée.

Interrogés, les proches de « chien méchant » jurent que jamais auparavant Magloire n’avait jamais déjeuné d’un bout de pain et d’une jambe humaine. Et à ceux qui tentent de comprendre son acte de cannibalisme, « chien méchant » explique que c’est le trop-plein de ressentiment qui l’a poussé à l’inconcevable. Les Musulmans, dit-il, se sont introduits de force chez lui, ont assassiné sa belle-mère, son épouse, et son nouveau-né. Il leur a promis une riposte à la mesure de leur méchanceté. Il l’a fait.

En effet, depuis la chute de Djotodia, les rôles se sont inversés, et les Chrétiens, hier victimes des Musulmans, sont devenus aujourd’hui les bourreaux de ceux-ci. Depuis, aussi, les réseaux sociaux n’ont cessé de bourdonner de la possibilité d’une centrafricanisation de la crise ivoirienne ; certains la promettent ; d’autres la redoute ; car en Côte d’Ivoire aussi, demeure en dessous des surfaces apparemment tranquilles une surcharge de ressentiment des victimes des milices musulmanes de Ouattara, qu’une arrogance du gouvernement du « rattrapage ethnique » continue d’exaspérer et de pousser au durcissement.

L’on a vu les vidéos disséminées des festins de chair et de sang humains au cours de rituels organisés par des membres du MPCI et des dozos à Bouaké en 2002. L’on a assisté aux carnages des Chrétiens de Duékoué le 11 avril 2011, à l’exécution des réfugiés du camp de Nahibly le 20 juillet 2012 … à la prolifération de charniers – le dernier en date découvert le 6 décembre 2013 dans la cour d’une mosquée à Adjamé par l’ONUCI – et à l’expropriation des populations sudistes. A toutes ces sauvageries à coloration ethnique et religieuse, le gouvernement « du rattrapage » n’a répondu que par une passivité complice. Les milices et cohortes dozo continuent de faire la pluie et le beau temps malgré l’interpellation des organisations des droits de l’homme. Le ressentiment des populations brimées par les armées ethnico-religieuses de Ouattara couve en-dessous et peut, à tout moment, déflagrer. La France semble l’avoir compris, qui prépare pour fin février le débarquement en Côte d’Ivoire de plusieurs centaines de soldats du  2e Régiment d’infanterie de marine (Rima) pour la sécurisation et l’évacuation éventuelle de ses résidents.

La Côte d’Ivoire court le risque d’une implosion à la centrafricaine, mais elle n’est pas condamnée à répéter le conflit religieux qui a lieu actuellement en Centrafrique. Avant de se réfugier, comme l’a fait Djotodia, dans un pays étranger et laisser les Ivoiriens s’entretuer dans une guerre fratricide, Alassane Dramane Ouattara a encore le temps de rectifier l’anomalie ivoirienne en mettant fin aux hostilités de ses milices, en rendant à leurs familles tous les prisonniers d’opinion, en diligentant des enquêtes crédibles sur les milliers de morts, en restituant rapidement leurs biens aux expropriés et en dédommageant, sans préférence ethnique ni religieuse, toutes les victimes de la crise ivoirienne, en taisant les clameurs bagarreuses de ses faucons (Toungara et Cimetière), mais surtout en conviant les Ivoiriens aux Etats Généraux de la République que le FPI a eu le bon sens de lui proposer. La Côte d’Ivoire a vécu et continue de vivre des moments douloureux ; mais que l’on ne se méprenne pas : le pire n’est pas nécessairement passé et doit être évité.

Procès du Président Gbagbo: Document Amendé de Notification des Charges

Bensouda

Ouvrir le lien Pdf   http://www.icc-cpi.int/iccdocs/doc/doc1710471.pdf

ABIDJAN, la ville des châteaux de cartes: Coup de gueule de l’internaute Djoulatchê sur Abidjantalk.com

Un autre immeuble vient de s’écrouler à Abidjan. Selon le chef de la brigade de contrôle et des investigations du ministère de la construction (dans l’Inter du 8 janvier 2014), cela fait maintenant le sixième immeuble qui s’écroule en moins de six mois. La question qu’on veut lui poser est la suivante : qu’a-t-il fait pour que cela n’arrive pas ? Un bref rappel pour comprendre l’ampleur de ce phénomène devenu banal en côte d’ivoire :

- Abidjan, Cocody 07 mai 2013, Seize ouvriers sont prisonniers des décombres depuis dimanche soir, suite à l’effondrement d’un immeuble en construction au quartier nord d’Abidjan,

- Riviera-Palmeraie à Cocody, le Samedi 14 septembre 2013, Des locataires ont vu leurs véhicules écrasés suite à l’effondrement d’un immeuble R+2 bâti en face de leurs habitations. Sept (7) véhicules des locataires d’un immeuble jouxtant celui effondré ont été écrasés.

- 6 décembre 2013, Plateau Dokui, derrière le groupe scolaire Adama Sanogo, un immeuble s’affaisse à la suite de pluies et fait plusieurs blessés dont des cas jugés critiques.

- Mardi 03 décembre, effondrement du premier étage d’un immeuble habité dans le quartier d’Angré Mahou à Cocody, un accident qui n’a heureusement causé aucune victime.

- 25 novembre 2013 à la Riviera-Palmeraie, 3 morts dans l’effondrement d’un immeuble.

- 12 aout 2012 à Yopougon CNPS, la dalle du rez-de-chaussée d’un immeuble s’effondre, faisant trois blessés graves.

Qu’est ce qui peut expliquer cette hécatombe ? Les bâtiments s’effondrent se suivent et les bilans sont de plus en plus catastrophiques. L’impression qui en ressort, c’est que l’état ne semble pas réagir. Quand nous écoutons le ministre de la construction et ses collaborateurs techniques sur la question, on a l’impression qu’ils semblent plutôt se dédouaner au lieu de proposer une solution immédiate à ce qui se passe. Vu la situation horrible qui se profile à l’horizon dans le domaine de la construction en côte d’ivoire, vu le laisser aller générale, la pagaille et la corruption dans ce domaine, nous taire serait nous rendre complice de ce véritable crime que subissent les ivoiriens depuis plusieurs mois. Il est totalement inadmissible que dans un pays où il existe un ministère qui s’occupe de l’urbanisme, du foncier, de l’assainissement … que nous assistions sans rien faire, sans pouvoir rien faire … à ce qui se passe. A la vérité, la situation est très préoccupante et certaines statistiques sont là pour le démontrer :

- 95 % des constructions qui se font dans la ville d’Abidjan sont sans permis de construire.
- 50% ou plus des constructions avec permis de construire ne sont pas conformes
- 100 % des constructions avec permis de construire ne se font pas établir un certificat de conformité
- 50 % ou plus des constructions se font sans titre de propriété conforme.
- Le ministère de la construction ne vérifie pas les calculs de structure dans la délivrance du permis de construire
- Les études géotechniques ou du sol ne sont pas exigées lors de la délivrance du permis de construire et sont le privilège de quelques grandes sociétés de constructions ou certains projets de grande envergure

Le bâtiment qui vient de s’écrouler avec ou sans ses occupants à Yopougon n’a, par exemple, pas de permis de construire. Mais, parmi les bâtiments écroulés à la Riviera-Palmeraie, il y en avait qui disposaient de permis de construire. Alors donc, le problème est très profond.

Comment se font donc les contrôles sur les terrains ? Comment l’Etat par le biais du ministère de la construction, du logement, de l’assainissement et de l’urbanisme s’assure du respect de la réglementation en vigueur sur le terrain ? Quels sont les moyens et l’organisation mis en place pour se charger du contrôle et de la répression ? Font-ils correctement leur travail ?  Y-a-t-il un problème à ce niveau ? Le ministre est-il correctement informé ?

Dans la région d’Abidjan, la structure chargée du contrôle et de la répression, c’est la brigade de contrôle et des investigations à laquelle sont rattachées 12 Antennes décentralisées dans les différentes communes pour une question de proximité. Chaque Antenne est dirigée par un chef d’antenne, (un technicien supérieur des TP généralement). Il est aidé dans sa tâche par en moyenne deux contrôleurs. Une brigade constituée d’agents de police détachés auprès du ministère de la construction se charge sécuriser les actions de répression des antennes.

L’antenne qui est censée contrôler le permis de construire et le respect de la réglementation dans sa zone de compétence (l’étendue de chaque commune) est confrontée aux problèmes suivants :

- Les agents ne disposent pas de véhicules de chantier (pour la plupart seulement deux en disposent)
- Il n’y a pas de dotation en carburant
- Il n’existe aucun budget pour le fonctionnement.

Faisons un petit calcul pour une commune telle que Yopougon: l’Antenne de Yopougon Ouest ou a eu lieu le dernier drame a besoin de faire des visites de chantier au moins trois fois dans la semaine à raison de 10 000 francs de carburant. Soit 120 000 frs CFA dans le mois, c’est-à-dire l’équivalent du salaire du chef d’antenne, technicien supérieur grade B3. Ce calcul ne prend pas en compte les diligences du ministère, et tous les moyens qu’il faut pour le fonctionnement d’un bureau.
Comment donc ces gens arrivent-ils à travailler sur le terrain dans ces conditions ? Est-il possible qu’ils donnent les résultats escomptés ? Il faut être hypocrite et de très mauvaise foi pour répondre à l’affirmative comme certains collaborateurs du ministre qui lui cachent toute la vérité. L’antenne est-elle capable de couvrir toute sa zone de compétence ?

En réalité les chefs d’antenne sont devenus des hommes d’affaires qui ont tronqué leurs habits de contrôleur pour ceux de collaborateurs des usagers capables de leur verser des pots-de-vin … pour leur fermer les yeux. Ils se transforment en vendeurs de terrains, en démarcheurs. Ils se transforment en entrepreneurs eux-mêmes et en coursiers chargés de faire établir les permis de certains usagers « capables ». Le comble généralement, c’est que ces permis de construire viennent après que ces constructions sont déjà achevées.

Ils sont aussi victimes des coups de fil intempestifs ou des remontrances provenant du cabinet ou autres directeurs et surtout du chef de la brigade de contrôle et des investigations du ministère leur enjoignant de laisser construire tel ou tel protégé, de ne plus aller dans les zones industrielles …

quand on sait qu’il est impossible de vivre à Abidjan avec un salaire de 120 000 frs à plus forte raison de gérer une telle structure dont le ministère s’est pratiquement désengagé, on comprend le comportement de ces agents , comportement préjudiciable et très dangereux pour la vie des ivoiriens.

Aujourd’hui, tous ces immeubles qui poussent comme des champignons à Abidjan sont susceptibles de tomber un jour ou l’autre parce que rien ne prouve que ces constructions sont faites dans les normes (au vu de ce que nous venons de dire plus haut). Vu la fréquence de ces catastrophes, la sonnette d’alarme doit être plus que tirée et l’Etat qui semble dormir sur ses lauriers doit se réveiller s’il estime qu’il travaille pour les ivoiriens.

La situation de pourriture est très avancée et des mesures idoines doivent être prises. Il ne sert à rien de procéder aux chasses aux sorcières : remplacer par exemple des chefs d’antenne n’est pas la solution. Tant que les mêmes conditions de travail, entretenues de façon hypocrites par certains responsables, ne changeront pas, le nouveau qui viendra fera les mêmes choses que son prédécesseur.

La balle est dans le camp du ministre. Il faut qu’il revoie le fonctionnement des antennes et des structures de la chaine de délivrance du permis de construire s’il ne veut pas qu’Abidjan soit remplie de châteaux de cartes .
Il faut arrêter immédiatement toutes les constructions qui se font sans permis de construire.

Port-Bouët sous le règne des dinosauriens, Martial Frindéthié

 

Hortense Aka Anghui, Maire de Port-Bouet depuis 34 ans

Hortense Aka Anghui, Maire de Port-Bouet depuis 34 ans

Au moment où Hortense Aka Angui, la maire actuelle de Port-Bouët, par exemple, prenait en main la destinée de cette commune, c’est-à-dire, en 1980, son opposant aux dernières élections, le Dr Emmou Sylvestre, était à peine né. Après s’être fait réélire une pléthore de fois par une machine électorale au fonctionnement problématique, Aka Angui revient pour une ixième victoire assurée. Et je ne crois pas que ses victoires lui viennent des urnes ; à moins que les habitants de la commune de Port-Bouët ne soient de grands masochistes qui adorent s’auto-flageller.

En trente-quatre (34) ans « d’administration Angui », qu’a gagné la commune de Port-Bouët ? Quiconque cherche la réponse à cette question n’a qu’à jeter un coup d’œil sur la « Mairie de Port-Bouët », le centre névralgique de Madame, où se prennent toutes les « grandes décisions ». La mairie est un îlot de délabrement posé au milieu d’un océan de mille décompositions.

Au nord des bureaux de Madame la maire, ce sont les puanteurs d’un abattoir débordé d’immondices, de déjections, et d’anarchies de tous genres, que la brise de l’Océan, déjà chargée des effluves nauséeux du marché marécageux, peine à refouler vers les violentes exhalaisons marneuses de la lagune Ebrié. Au sud-ouest, ce qui était autrefois la belle plage de Petit-Bassam, est nue. Plus aucun cocotier. Et le petit lac de Petit-Bassam, naguère si grouillant de baigneurs, où j’avais bu la tasse, où j’avais fait l’école buissonnière, où Maman était venue plus d’une fois me chercher la chicotte à la main, n’est plus qu’une flaque d’eau verdâtre. La cellule de réflexion de Madame la maire n’a jamais su comment préserver ce joyau de la nature ! D’ailleurs, le tunnel qui autrefois alimentait le petit lac en eau de la lagune s’est bouché depuis fort longtemps; et, de l’autre côté de la route, la lagune elle-même, a été transformée en un gros dépotoir, un berceau d’infections, un centre de contaminations. On y déverse tout; on y jette tout. Les centaines de latrines construites le long de la lagune s’y vident directement, et les excréments vont alimenter les poissons qu’on pêche ensuite pour nourrir les familles et approvisionner les maquis locaux. Et le cimetière qui gagne du terrain, qui avance dangereusement vers la lagune; et nos morts qui s’infiltrent dans le sous-sol et qui viennent nous tuer pendant que nous les pleurons. A l’est des bureaux de Madame la maire, c’est la cacophonie des wrowros, c’est le sauve-qui-peut de Gonzagueville, c’est le désespoir de Jean-Foly, c’est la répétition de la misère et de la décadence générales d’une commune qui est pourtant la plus riche du territoire ivoirien avec sa zone industrielle et sa raffinerie de Vridi et son aéroport international. Et au sud, ce sud qui disparait, c’est le village Alladian que la mer grignote, grignote, grignote chaque jour un peu plus sans que la moindre solution ne puisse être envisagée.

Pour aimer la commune de Port-Bouët telle qu’elle est aujourd’hui, il faut ne pas l’avoir connue telle qu’elle était auparavant. La commune continue de dépérir. Mais Madame la maire n’en a cure, car elle, elle mange et dort loin de tout cela. Elle a tellement de mépris pour la commune qu’elle gouverne, qu’elle n’y a jamais élu domicile. Qu’a gagné Port-Bouët en 33 ans d’Aka Angui? Sinon que le reflux, sinon que le dépérissement, sinon que l’anémie ?

Et n’allez pas me dire que les habitants de Port-Bouët sont de grands masos qui ne demandent qu’à être enchaînés à leur propre vomi. Si Madame la maire est réélue tous les 5 ans, c’est moins pour sa compétence que pour la « bonne huile » qui graisse la machine électorale.

Pourquoi et comment le FPI doit entrer au gouvernement, M. Frindéthié

FPI2015 sera l’année qui libérera la Côte d’Ivoire ou la plongera dans une irréversible décomposition. Laisser la Côte d’Ivoire à Dramane Ouattara pour 5 années supplémentaires, équivaudrait à se laver les mains et abandonner le pays à une gouvernance qui à mi-chemin condense une insécurité en accroissement exponentiel, une barbarie indomptée, une détérioration  inédite du respect du droit de l’homme, un pillage sauvage des ressources naturelles, un saccage insolent des deniers publics, un enrichissement illicite grossier, un chômage et une cherté de la vie en augmentation absolue, une expropriation autorisée des terres des autochtones par des déferlantes étrangères,  une indiscipline primitive,  le crépuscule du penser et l’éloge de la décrépitude intellectuelle, une dévastation ahurissante des infrastructures sociales, la mort programmée de la démocratie, et l’érection graduelle mais sure  d’une islamisation effrontée de la vie politique.

De la bourbe de son bilan présidentiel  calamiteux, Alassane Dramane Ouattara, annonce, sans vergogne aucune, son intention de briguer un second mandat présidentiel en 2015. Et jusqu’à tout récemment, Dramane Ouattara était persuadé qu’en 2015 il accéderait à la magistrature suprême de la Cote d’Ivoire sans coup férir, comptant sur une opposition pourchassée et décapitée, sur une population harcelée et terrée, sur une « Assemblée nationale » lobotomisée, et sur un PDCI déserteur, à la direction narcissique, déliquescente et abandonnique. Laisser la Côte d’Ivoire entre les mains de Dramane Ouattara, de son RDR et du PDCI de Bédié, c’est l’abandonner à une agonie dont aucun bouche-à-bouche ne la ramènera. C’est pourquoi, le FPI qui aujourd’hui incarne la conscience collective des Ivoiriens amoureux de leur pays doit gouverner en 2015.

Or comment le FPI peut-il se présenter aux échéances de 2015 alors que le Président Gbagbo demeure emmuré dans les geôles de la Haye ? Se préparer pour la bataille électorale de 2015 à ce moment ne reviendrait-il pas à diluer la lutte pour la libération du Président Gbagbo, à légitimer son arrestation, et à disculper l’autocratie barbare de Dramane Ouattara en Côte d’Ivoire ?

Je dis, moi, qu’il faut faire de la politique comme l’on marche et mâche de la gomme en même temps. Et c’est pourquoi, au risque de causer une apoplexie à certains patriotes de la mère patrie, je dis qu’il faut la faire, cette politique, jusqu’au pénultième de la contradiction. Après tout, « la politique du futur », comme nous l’enseignait Nietzsche, n’est-elle pas l’art de la compossibilité ? Celui de dire « oui » à la vie en lui opposant ce perpétuel « non » ? De marier deux contraires possibles mais compatibles sur le terrain de la résolution des revendications sociales ? Le FPI n’a-t-il pas déjà compris et joué à ce jeu de la compossibilité en répondant « oui » la semaine dernière à l’invitation des chancelleries de ces pays-là même qui ont soutenu et installé le despote d’Abidjan ?

Afin de sauver la Côte d’Ivoire de l’anémie sociale et morale qui la ronge sous le régime des génocidaires, le FPI doit gouverner en 2015. Afin d’avoir la chance de gouverner en 2015, le FPI doit se mettre en position d’infléchir à un coefficient très élevé la politique ivoirienne. Le FPI, comme l’a fait le MPCI en 2002, doit, dans l’attente de 2015, et surtout en préparation de 2015, exiger le poste de Premier Ministre dans un gouvernement de « réconciliation nationale ».  Les signes de l’affaiblissement du régime des génocidaires sont évidents. Dramane Ouattara est sous la pression de ses maîtres, qui supportent difficilement ses écarts dictatoriaux et la conséquente réduction de leurs dividendes. Si Dramane n’a jamais été maître du jeu, aujourd’hui, tout porte à croire qu’il l’est encore moins. C’est pourquoi le FPI doit saisir l’occasion de l’affaiblissement d’un « chef d’Etat » qui n’existe que pour faire figure de proue, pour exiger la primature, assainir le gouvernement des cancres qui l’assiègent, introduire ses hommes et se donner les moyens financiers et la visibilité nécessaires pour 2015.

Sous l’autorité d’Ahmed Bakayoko, le ministère de l’intérieur s’est mué en une machine de traque et de répression de tout ce qui épelle mal le nom de Dramane Ouattara ou ne pense comme lui. Cette structure que Bakayoko a transformée en une confrérie de loubards doit redonner confiance aux Ivoiriens. Le FPI regorge de compétences pour le faire. Sous l’autorité de Koffi Koffi, l’armée ivoirienne n’est plus qu’une horde de dozos et de rebelles indisciplinés qui ne s’accordent que sur le principe de harcèlement et d’expropriation des populations du Sud. Le FPI possède les ressources intellectuelles pour purger l’armée de ses égarés et lui infliger une droiture républicaine. Le FPI, qui naguère a su gérer la Côte d’Ivoire assiégée grâce à un budget sécurisé, a hautement prouvé, qu’avec de jeunes vrais économistes comme Koné Katinan, un ministère des finances et du budget ne doit pas se réduire à une structure d’endettement et de surendettement comme cela est le cas aujourd’hui. Le FPI doit exiger les ministères de l’économie, des finances et du budget avant toute entrée au gouvernement. Jamais ministère de l’éducation nationale n’a exhibé autant de carences que sous la tutelle de Kandia Camara. Kandia est la meilleure personne que le RHDP ait pu proposer à l’éducation. Or Kandia est intellectuellement indigente. Le ministère de l’éducation mérite mieux. Le FPI a les ressources pour redorer le blason de cette institution hautement fondamentale. Ce ne sont là que quelques-uns des ministères qui doivent revenir au FPI avant que ce parti ne songe à son entrée dans le gouvernement de Ouattara qui est devenu depuis une farce mondiale. Seul le FPI peut sauver le RHDP non pas seulement de lui-même, mais aussi du courroux des nombreux Ivoiriens dépossédés, exilés, et pleins de ressentiments.

Pour 2015 et pour arrêter la chute libre de la Côte d’Ivoire, toute en luttant pour la libération du Président Gbagbo, le FPI doit exiger que les pouvoirs du « chef de l’Etat » soient entièrement versés au Premier Ministre dans un gouvernement de « d’union nationale », un Premier Ministre qui soit du FPI. 2015 est au coin de la prochaine rue ; le temps est essentiel, et la Côte d’Ivoire continue de saigner ; et le FPI doit gouverner pour arrêter l’hémorragie.

Trop de gouvernants prétendent être solidaires de sa lutte pour la liberté mais ne tolèrent pourtant pas la contradiction chez eux

ado-mandelaA peine Dramane Ouattara se remettait-il de l’embarrassante homélie de Monseigneur Marcellin Kouadio, qu’il s’est retrouvé, en compagnie de ses frères dictateurs, à se faire sermonner par son « ami » d’antan, Barack Obama. Et là encore la gêne était palpable.

« … La réconciliation n’est pas l’ignorance d’un passé mais l’inclusion, la compréhension du passé, de la vérité … Aujourd’hui dans le monde entier, il y a encore des gens qui sont persécutés, pour leur affection, pour leur apparence, pour leurs croyances et pour leurs convictions politiques … Nous aussi devons agir au nom de la justice, pour la paix. Beaucoup ont assumé cet héritage de Madiba ; cependant, beaucoup trop de gouvernants prétendent être solidaires de sa lutte pour la liberté mais ne tolèrent pourtant pas la contradiction chez eux … Beaucoup d’entre nous demeurent assis douillettement à la touche où il est pourtant question de se faire entendre … Aujourd’hui, nous devons nous poser la question suivante : comment pouvons-nous promouvoir la liberté, la justice, les droits humains, comment pouvons-nous faire cesser les guerres, les conflits ? »

Drogba, you need not kick down a wide-open door, M. Frindéthié

drogbaThe beauty of Mandela, what made the world admire Mandela today, is to have dared to speak against the injustice of Apartheid when it was not fashionable to speak against the injustice of Apartheid. Today there are still many injustices out there against which it is not fashionable to speak, but which deserve to be exposed. If Drogba really wants to put his celebrity voice at the service of justice, if he is really dying of making a political statement, he needs not kick down a wide-open door. All he needs to do is look around and he will find fresh, noble political causes to support. His effusive spectacle on behalf of Mandela on a Turkish football field was just needless overkill.

Ouattara et Bédié boudent l’homélie de Monseigneur Marcellin Kouadio

froissesFroissés par la vérité des propos de Monseigneur Marcellin Kouadio, Ouattara et Bédié se mettent en mode « sit-in » pour protester contre son homélie.

Excellence Monsieur Alassane Ouattara président de la république de Côte d’Ivoire,
Monsieur le Président Henri Konan BEDIE,
Excellence Mgr Paul Siméon Ahouanan ; archevêque métropolitain de Bouaké,
Mesdames et messieurs les autorités en vos titres, qualités et grades,
Veuve maman Thérèse Houphouët Boigny,
Révérends pères, révérendes soeurs,
Chers fidèles laïcs,

Aujourd’hui, l’eglise universelle fait mémoire de Saint Ambroise, un homme au parcours exceptionnel. romain d’origine, alors qu’il était préfet de police à milan (Italie), il fut désigné par l’enthousiasme populaire évêque de la même ville. Ambroise n’avait pour tant pas encore reçu le baptême.
Baptisé, ordonné prêtre et sacré évêque en 374, il défendit les droits de l’eglise contre les ingérences du pouvoir impérial. comme laïc, Ambroise a servi son pays avec dévouement et comme clerc, il a aimé et servi l’eglise avec fidélité. Et dans sa double relation au monde et à l’eglise, Ambroise apparaît comme un citoyen exemplaire et un chrétien modèle. L’humanité, de tout temps, et de tous pays, a besoin de guides éclairés.

Saint Ambroise est, donc pour nous une référence, dans l’evangile, Jésus, en voyant les foules, en eut pitié, parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Par analogie, notre mère Afrique ne serait elle pas comparable à ces foules désenchantées, harassées qui n’ont pas, de vrais guides, de bons bergers, pour conduire aux bons pâturages ? J’en veux pour preuves les situations de misère dont nombre de pays d’Afrique sont le théâtre et qui ont pour nom:

-Souffrances provoquées et entretenues
-Guerres et rébellions planifiées
-Instabilité politique chronique
-démocratie armée
-Famine et maladies chroniques
-Pillage systématique des ressources naturelles
-Mondialisation au profit des seuls pays nantis
-Corruption généralisée et injustices
-Fuite des cerveaux
-Situation d’endettement chronique
-Violation massive des droits de l’homme.

Dans cette vallée de larmes, quelle est la situation de notre mère patrie, la côte d’Ivoire?

Malheureusement, notre pays ne connaît pas un sort autre que celui des autres pays africains au moins depuis la disparition du Père fondateur de notre nation. Oui, depuis la mort du Président
Houphouët boigny, la côte d’Ivoire a du mal à se retrouver.

Nous sommes rassemblés pour commémorer le 20è anniversaire du décès du Père fondateur de la côte d’Ivoire moderne. c’est le lieu pour moi et ce, au nom de l’eglise famille de Dieu qui est à
Yamoussoukro, d’exprimer ma proximité aux membres de la grande famille BOIGNY et d’une façon singulière à la veuve maman Thérèse Houphouët Boigny. merci pour cette messe que vous offrez au Seigneur afin qu’il repose en paix, nonobstant les problèmes que connaît le pays qu’il nous a laissé en héritage. Saint Ambroise que nous célébrons aujourd’hui a aimé son pays et servi l’eglise; Feu le Président Houphouët a, lui aussi, aimé son pays et servi l’eglise. Il a cultivé la paix, l’entente et l’amour; il a bâti plusieurs édifices religieux à la gloire de Dieu.

Le sacrifice de la messe, pour nous chrétiens, remplace tous les autres sacrifices de la RTA. Alors, en ce jour où nous rappelons la mémoire de Feu le Président Félix Houphouët boigny, permettez qu’à partir d’une méditation inculturée, je m’adresse à lui au nom des sans voix. car en Afrique, les morts ne sont pas morts. en outre, les familles de la terre communiquent avec celles de l’au delà, d’où la vénération des ancêtres. et cette foi des Africains ne contredit pas la foi chrétienne qui intègre la communion des saints, la résurrection de la chair et la vie éternelle.

Oui, depuis quelques années, ils sont nombreux ceux et celles qui regrettent Houphouët. Oui, Nanan, tu nous l’avais dit et je cite: «Le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu». Oui,
depuis le 07 décembre 1993, jour où tu nous a quittés, ton peuple a perdu le vrai bonheur. et depuis lors, la côte d’Ivoire, notre mère patrie, s’est asservie aux mensonges, à la violence et .aux crimes. La belle côte d’Ivoire jadis enviée parce que, prospère, est aujourd’hui défigurée et meurtrie par multiples crises militaro politiques dont les raisons profondes restent encore à élucider. La dernière en date a fait officiellement, semble t il, 3.000 morts. La rébellion de 2002 a fait une foule innombrable de victimes. curieusement, Nanan, ceux qui mentent et tuent croient servir ainsi la côte
d’Ivoire. Les innocents dont les droits sont bafoués sont déclarés, coupables d’où le nouveau concept de la culpabilité collective doublé de la culture de l’impunité où les médiocres sont célébrés, certains de nos jeunes revendiquent fièrement le statut d’ex combattants afin d’être récompensés. Et dans cette situation trouble, les ressources de notre pays sont livrées en pâture aux prédateurs. Notre mère patrie, humiliée et meurtrie, est traitée comme une fille de joie oui, la côte d’Ivoire est traitée, contre sa volonté, comme une péripatéticienne. Le temps, pour ainsi dire, vient de te donner raison: «La paix, ce n’est pas un vain mot mais un comportement». Malheureusement bon nombre de tes enfants qui prennent, ton nom mais n’ont pas ton esprit préfèrent la guerre à la paix, la vie, le mensonge à la vérité, l’aumône au travail, etc. Nanan, aujourd’hui, jouissant de ta double nationalité de citoyen du monde d’ici bas et de l’au delà, aide nous à renouer avec la paix. de là où tu es, prie pour nous.

Quant à vous, chers frères et soeurs, hommes et femmes de bonne volonté, demandons au Seigneur Jésus, le roi des rois, d’accorder à notre pays la grâce de la Paix par la réconciliation vraie; qu’il touche le coeur des bourreaux et prennent en pitié les victimes de ces multiples crises. Les Ivoiriens parlent de paix et de réconciliation. mais combien sont ils qui désirent vraiment la paix ? Jésus dit: «Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu» (mt5,9).

Pour que la côte d’Ivoire renoue avec la paix, je verrais humblement, pour ma part, les Présidents OUATTARA et GBAGBO faire la paix au sommet ; et une fois réconciliés qu’ils demandent pardon à leurs militants et aux Ivoiriens qui, à leur tour, feront la paix. en Dieu, cela est encore possible pour le bonheur de tous.

Puisse Jésus, le Prince de la Paix, par l’intercession de Notre dame de la Paix, les aider et nous aider à faire la paix maintenant et pour toujours.

Amen!
Mgr Marcellin KOUADIO
Evêque de Yamoussoukro

Avant sa livraison, l’Autoroute du Nord a déjà fait 49 morts en une semaine ; voici pourquoi !

Avant même que d’être livréee ce mercredi 1 décembre 2013, l’Autoroute du Nord, pour laquelle le gouvernement génocidaire d’Abidjan a fait tant de tintouin, a déjà fait 49 morts et des centaines de blessés en deux weekends. Faut-il s’en étonner ? Le journaliste Assalé Tiémoko a bravé les dangers de cette nouvelle « merveille » des bricoleurs du pouvoir pour se rendre compte de visu de ce qu’il en est. Ce qu’il a constaté est époustouflant. C’était comme si les ingénieurs de Ouattara, les yeux bandés, essayaient de se surpasser en médiocrité ! Admirez les images de « la merveille » que nous livre Tiémoko.

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"Je suis désolé, mais par curiosité et malgré le risque, j’ai dû m’arrêter aujourd’hui, après l’accident, pour observer de près cette nouvelle autoroute. Les travaux sont quasiment terminés, tous les engins sont presqu’à la Gesco. Mais observez la qualité du bitume qui vient d’être couché. Le 11 décembre prochain, soit dans deux jours, en grandes pompes, l’inauguration sera faite. "L’Etat travaille pour vous", c’est le message qu’on peut lire sur les pancartes confectionnées pour cette inauguration. J’ai observé qu’au niveau du PK 103, une partie de la route s’est pratiquement affaissée sur près d’un kilomètre. Voyez-vous même! Est-ce qu’il a été prévu un contrôle de la qualité de ce travail qui a été fait jour et nuit avant la livraison ce mercredi 11? Et si oui, les contrôleurs, le BNETD ou je ne sais qui, ont-il validé ça? Je me pose la question!"

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