Comprendre la crise ivoirienne (2e partie), M. Frindéthié

Henri Konan Bédié : pas exactement l’homme dont avait rêvé Paris

Le 7 décembre 1993 le président Houphouët, qui avait été tenu loin de la politique par sa longue maladie, mourut dans son village natal de Yamoussoukro. La constitution ivoirienne prévoyait un tel cas de vacance du pouvoir. L’article 11 de la constitution ivoirienne stipulait que le président de l’Assemblée nationale assumerait les fonctions de chef d’état jusqu’à l’organisation de nouvelles élections Bédié était donc l’héritier constitutionnel d’Houphouët. Cependant, contournant tout processus légal, Ouattara s’autoproclama Président de la République de Côte d’Ivoire. Ce holdup constitutionnel ne dura que quelques heures, le temps pour Bédié d’apparaître à la télévision pour revendiquer son droit et annoncer son intention de finir le mandat du président Houphouët dans le strict respect de la constitution.

            Dans le passé, en tant que président de l’Assemblée Nationale, Bédié s’était élevé contre le libéralisme béat de Ouattara, qui ouvrait grandement les portes aux multinationales étrangères désireuses de s’accaparer les sociétés d’état ivoiriennes. Pendant que les politiciens français avec à leur tête le ministre des finances d’alors, Nicolas Sarkozy, martelaient que jamais l’EDF (Energie de France) ou le GDF (gaz de France) ne seraient privatisés, car trop stratégiques pour la souveraineté de la France, Ouattara, le premier ministre ivoirien, privatisait et vendait aux amis de son épouse les sociétés d’état ivoiriennes d’eau et d’électricité. Pourquoi la position de Sarkozy était-elle tenable en France et récusable en Côte d’Ivoire ? Etait-ce parce que d’un côté l’on se trouvait en Europe et de l’autre en Afrique ? C’est ce manque de réciprocité morale que le mouvement patriotique de Côte d’Ivoire était décidé à combattre. De cette perspective, le combat des patriotes revenait aussi à dénoncer les collaborateurs locaux qui, succombant à la promesse de la lactification économique, avaient trahi leurs peuples. Car les vagues successives de coups d’état et d’instabilités politiques qui depuis 1999 endeuillent la Côte d’Ivoire sont aussi chargées de fortes odeurs de déloyautés organiques. Chaque fois que la Côte d’Ivoire était secouée par des coups militaires, Ouattara était l’insider   qui, pour se rapprocher d’un monde blanc qui l’a toujours fasciné, trahissait le pays qu’il prétendait aimer. Les antécédents à cette propension à l’autodestruction donnent des frissons. Rappelons-nous que dans le système du Congo léopoldien, les auxiliaires africains du roi belge avaient pour récompense de faire la razzia sur des villages, d’en violer les femmes, d’en piller les maisons, quand ils assuraient au roi une bonne récolte de caoutchouc. Là bas, dans le Congo léopoldien aussi, comme cela fut le cas pendant l’administration de Ouattara, les conséquences de cette déliquescence morale se révélaient désastreuses pour les femmes et les enfants.

            Tout comme Ouattara, Bédié croyait au libéralisme économique. Cependant, le libéralisme de Bédié accordait une certaine importance à la souveraineté nationale. C’était un libéralisme qui n’entendait pas brader les richesses nationales aux multinationales étrangères ; pour ce faire, Bédié entreprit un certain nombre de réformes dont les plus importantes étaient l’identification de la population ivoirienne par un programme de recensement systématique et la régulation de l’exploitation et de l’appropriation anarchiques des terres ivoiriennes. En effet, au milieu des années 1990, la Côte d’Ivoire était la seconde destination d’immigrants d’Afrique subsaharienne après l’Afrique du Sud, avec un taux d’immigration tournant autour de 27% pour 13 millions d’Ivoiriens. Les plus grandes communautés étrangères venaient du Mali (2 millions), du Burkina Faso (2 millions), du Ghana (1,5 millions), du Nigéria (500.000), et en plus petits nombres du Bénin et du Togo. Bien qu’un accord entre les pays de la CEDEAO permette la libre circulation de personnes de biens de tout état membre dans leurs zones, la migration vers la Côte d’Ivoire était presqu’unidirectionnelle. La grande population d’immigrants venant du Mali et du Burkina voisins pour l’exploitation des terres fertiles ivoiriennes et la fabrication et l’exportation vers les pays sahéliens de charbon de bois s’est plusieurs fois accrochée aux populations autochtones qui l’accusaient d’appropriation illicite de terres, de déforestation sauvage d’espaces classés, et d’incendie de forêts. En 1999, une telle dispute opposant des immigrants du Burkina Faso et des autochtones de la région de Tabou (sud-est de la Côte d’Ivoire) causa le départ d’au moins 12.000 Burkinabés de leurs champs. Cet événement, qui intervint un an après que la réforme foncière de Bédié interdisant la vente de terre aux étrangers fut adoptée par l’Assemblée nationale ivoirienne, dirigea des critiques plus acerbes à l’encontre de Bédié. La réforme foncière de Bédié seyait mal aux présidents malien et burkinabé dont les budgets de fonctionnement dépendaient énormément des immenses revenus que leurs émigrés en Côte d’Ivoire leur faisaient parvenir chaque année. Ces présidents virent la réforme de Bédié comme un prétexte pour déposséder leurs compatriotes de terres qu’ils exploitaient depuis de longues années, et donc une façon déguisée de démunir leurs pays de recettes nécessaires à leur développement. Dans leurs griefs contre Bédié, les Maliens et les Burkinabés reçurent le soutien de puissants alliés en la France dont certains citoyens propriétaires de terres illégalement acquises risquaient de se faire déposséder.

            Par ailleurs, les opérateurs économiques français avaient vu leurs dividendes baisser sous Bédié. Avec Ouattara, le premier ministre d’Houphouët, les opérateurs économiques français avaient vu le rôle de l’état passer de celui d’une institution gouvernementale à celui d’une institution non gouvernementale. Ouattara lui-même avait troqué ses habites de gouvernant contre ceux de businessman, faisant personnellement affaires avec les opérateurs économiques, leur proposant des bénéfices faramineux. L’administration de Bédié était tout autre. Pour le Burkina, le Mali, et surtout la France, il était impératif que l’état ivoirien retournât à son rôle d’ONG. Il était impératif que Ouattara retournât aux affaires. Tel était le challenge auquel Bédié était confronté au milieu des années 1990. L’on comprendra aisément, à la lumière de ce contexte sociologique, que la chute de Bédié ne vint pas d’une mauvaise de gestion de la Côte d’Ivoire ou même d’une certaine hostilité envers les investissements directs étrangers. Bédié était aussi libéral que Ouattara. Il était aussi ouvert que Ouattara aux investissements étrangers. Cela, même les détracteurs de Bédié le reconnaissent. Entre 1995 et 1999, la Côte ‘Ivoire a connu une belle croissance économique et une croissance du bien-être individuel des populations. D’ailleurs, la politique économique de la Côte d’Ivoire a été célébrée les 4 et 5 juillet dans un rapport de l’Organisation Mondiale du Commerce, qui félicitait l’administration de Bédié et projetait un avenir radieux pour la Côte d’Ivoire. La chute de Bédié vint de ce que son support timide du business français n’arrangeait pas vraiment Paris, qui lui préférait l’administration irresponsable de Ouattara. Bédié voulait mettre la France en compétition avec des pays comme la Chine, le Canada, le Japon, les Etats-Unis, et l’Afrique du Sud, pour ne citer que ceux-là. La France n’avait pas l’habitude de la compétition en Côte d’Ivoire. Dans la compétition, le business français s’enliserait. Pour les intérêts économiques de la France, il était impératif que Bedié fût déposé. Mais pour cela, il était nécessaire que l’on lui découvrît des péchés.

            En attendant, Ouattara, qui après son coup d’état constitutionnel manqué de 1993 s’en était retourné au FMI servir sous Michel Camdessus, préparait son retour à la politique ivoirienne. Il n’attendrait pas d’y revenir par les voies institutionnelles. Il comptait en grande partie sur l’électorat étranger massif (du Burkina et du Mali) qui, muni de cartes d’électeurs fournies par Houphouët, avait plusieurs fois réélu « le Vieux » dans la comédie électorale qu’organisait le parti unique. Or, voilà que le programme d’identification de Bédié, qui bien que permettant aux étrangers de voter au cours des législatives, leur enlevait le droit de vote aux présidentielles, menaçait aussi cette perspective. La réforme foncière et le programme d’identification de Bédié faisaient partie d’une vision d’ensemble que Bédié avait nommée l’ivoirité. Cette notion dont l’on attribuait trompeusement la paternité à Bédié avait déjà été utilisée par des étudiants en 1945 à Dakar au cours d’une conférence. Plus tard, des intellectuels ivoiriens tels le poète Niangoran Porquet (1974) et l’universitaire Kanvaly Fadiga (1997) l’avaient aussi utilisée pour signifier la conscience nationale et la volonté fraternelle des peuples de tous les horizons qui avaient choisi de vivre sur le sol ivoirien, partageant les mêmes joies et les mêmes espoirs. L’ivoirité fut le péché que l’on trouva à Bédié. (à suivre)

Bédié offre le PDCI à Dramane; le champagne a dû être exceptionnellement pétillant! M. Frindéthié

ChampagneHier à Daoukro, au sortir d’une beuverie de champagne avec Dramane Ouattara, Bédié a tout bonnement offert le PDCI-RDA à ce dernier. Comme ça ! Comme un marmot sur l’aire de jeux échangeant le jouet que lui ont offert ses parents pour une friandise, Bédié a tout gaminement tronqué le PDCI pour on ne sait quoi. Le champagne a dû être exceptionnellement pétillant pour que Bédié, sans consulter son parti, se débarrasse du PDCI en un tour de main. Pourquoi devrions-nous nous étonner de cet enfantillage de Bédié ? L’on n’a vraiment de considération que pour la chose dans laquelle l’on a investi de l’énergie. Or, à voir le parcours de Bédié, s’est-il jamais battu pour quelque chose qui en vaille la peine ? S’est-il jamais battu pour une conviction ? En fait de conviction, en a-t-il jamais eu une ? Pourquoi l’enfant éternellement gâté, qui n’a jamais vraiment rien gagné de lui-même, qui n’a jamais su ce qu’il en coûte de créer quelque chose, ne s’amuserait-il pas casser les jouets qu’ont peiné ses parents à lui offrir. Pour Bédié, le PDCI a toujours été un jouet dont il peut disposer comme il lui semble. Et tant pis pour les militants de ce parti qui verraient les choses autrement. Hier, à Daoukro, le champagne a dû être exceptionnellement pétillant ! Mais une signature arrachée à un intempérant au sortir d’un jubilé un peu trop arrosé mérite-t-elle d’être prise au sérieux ? Pas plus qu’un aveu soutiré à un sénile. C’est d’ailleurs ce que pensent les membres du GRAPA-PDCI (Groupe de Réflexion et d’Appui aux Programmes d’Actions du PDCI), qui pour être plus circonspects préfèrent caractériser l’élan de Bédié de « déclaration émotionnelle », une litote appuyée qui dissimule mal l’aphorisme que Dramane aurait profité de la légendaire faiblesse de Bédié pour l’alcool.

Comprendre les origines de la crise ivoirienne, M. Frindéthié (première partie)

crise

Crises et possibilités: la mondialisation à la française

Le général Charles de Gaulle, ce président aimé des Français, figure emblématique de la résistance et de la morale française, a formulé une pensée dont l’hideuse véracité n’a d’égale que l’ardeur avec laquelle la France l’a pratiquée à travers toute son histoire. « La France n’a pas d’ami ; elle n’a que des intérêts ». Cet idéal  gaulliste de désinformation philosophique, d’étranglement économique, de persécution militaire et de déstabilisation politique, qui a immensément enrichi la France au détriment de ses anciennes colonies, est aujourd’hui combattu par certains pays francophones. Il ne serait pas excessif d’affirmer qu’en ce nouveau millénaire, la résistance la plus farouche que connaît l’hégémonie française en Afrique est celle qui a lieu en Côte d’Ivoire depuis 2002, et que le cinéaste ivoirien Sidiki Bakaba a documentée dans son film La victoire aux mains nues. C’est une mobilisation des patriotes ivoiriens contre le néocolonialisme français déguisé sous les accoutrements de la mondialisation. L’objectif de la résistance ivoirienne est d’exposer et de tuer dans l’œuf la politique de génocide économique et politique de la France, qui, par un artifice séditieux perfectionné au cours des ans en Afrique, allume des feux multiples, les active, afin de s’inviter ensuite comme pompier par la manipulation des Nations Unies et des institutions financières internationales.

 La logique de l’intervention française en Afrique

Quel que soit le regard que l’on pose sur les interventions françaises en Afrique, l’on se rend compte que celles-ci n’ont jamais été motivées par un élan philanthropique. Les intrusions françaises en Afrique ont toujours été gouvernées par une logique du gain maximum par l’effort minimum. Historiquement, la France n’a jamais gagné de guerre. En fait la France a même perdu les guerres qu’elle a déclarées avec assurance à ses voisins. Et toutes les fois que la France se faisait humilier, c’était vers l’Afrique et les Caraïbes qu’elle se tournait, armée de projets destructeurs, pour restaurer son orgueil meurtri et renflouer son économie en désarroi. Afin d’appréhender la politique française en Côte d’Ivoire aujourd’hui, il convient de comprendre la politique de mondialisation à la française, cette exception française, qui prescrit la déstabilisation en Afrique comme remède à toute calamité politique et économique en Hexagone.

                En 1871, au soir de la guerre franco-allemande, une guerre que la France, certaine de sa victoire, avait déclarée au royaume de Prusse, la  France n’était plus qu’un pays physiquement diminué, moralement brisé, et financièrement asphyxié. L’alliance allemande avait donné une bonne raclée militaire à la France, lui avait arraché ses territoire d’Alsace et de Lorraine, et lui avait présenté une facture de réparation équivalente à un milliard de dollars de nos jours, que la France était sommée de payer dans un délai de trois mois. En dépit de ses réserves épuisées, la France ne perdit pas de temps pour payer à l’Allemagne cette facture honteuse, passant le plus clair de son temps à ruminer sa défaite et son humiliation. La promptitude avec laquelle la France a payé sa dette à l’Allemagne ne serait qu’une occurrence bien banale si, presque 50 ans auparavant, cette même France n’était allée en guerre contre un pays africain, l’Algérie, qui lui demandait de s’acquitter d’une dette restée trop longtemps due.

                En effet, les conséquences immédiates de la Révolution française de 1789 étaient catastrophiques. Au lendemain de la Révolution, les méthodes agricoles en France étaient demeurées archaïques, et, contrairement aux agriculteurs britanniques, les fermiers français n’arrivaient pas à développer des exploitations adéquates pour approvisionner les marchés locaux. Les prix des produits de première consommation étaient hors de portée pour la majorité des Français. Le pain, la nourriture quintessentielle des Français, se fit rare. La famine s’installa. Pire encore, en Italie et en Espagne, l’armée affamée de Napoléon grognait et menaçait de se révolter. Aussi, la France se tourna-t-elle vers deux maisons commerciales algériennes Bacri et Busnach, afin qu’elles lui prêtent de l’argent et des grains pour pallier sa catastrophe économique et sociale. Cependant, Bacri et Busnach devaient, eux aussi, de l’argent au souverain algérien, le Dey Kodja Hussein, qu’ils espéraient rembourser dès que la France leur aurait payé sa dette. En 1815, à la fin de la guerre perdue de Napoléon, la dette de la France envers l’Algérie s’élevait à 18 millions de francs, que Bacri et Busnach implorèrent le Dey Hussein de les aider à recouvrer. En 1827, au cours d’une conversation qu’il avait à ce propos avec M. Pierre Deval, le consul français en Algérie, le Dey fut excédé par l’insolence de celui-ci à son égard, et le souffla de son chasse-mouche. Le roi Charles X, qui n’était d’ailleurs pas disposé à régler la dette de la France, saisit cette belle occasion pour s’élever contre un geste qu’il interpréta comme un manque de respect à la couronne française. Et, malgré les explications du Dey Hussein, qu’il n’avait fait que répondre à une insolence personnelle faite à lui par M. Deval, 600 navires français débarquèrent 37.000 soldats en Algérie le 14 juin 1830, qui s’adonnèrent à des actes de vandalisme, de viols, de meurtres et d’exécutions sommaires. Le 5 juillet de la même année, le Dey fut destitué. Dès février 1831, l’Algérie devint une colonie française de peuplement. Les autorités françaises y invitèrent donc 4500 colons français à exploiter les terres fertiles des côtes algériennes. Cependant, l’occupation française de l’Algérie ne fut pas sans heurts. L’Algérie opposa à la France une résistance farouche, qui, en 1962, tendit à l’Hexagone l’une de ses défaites les plus humiliantes. L’Allemagne de 1870 n’était pas l’Algérie de 1830. C’est pourquoi la France paya rapidement sa dette à l’Allemagne et passa les années qui suivirent à ruminer sa revanche . . . ailleurs qu’en Europe. De nombreux ingénieurs sociaux en France suggérèrent que la France devrait penser à redorer son blason en se construisant un empire d’outre-mer, qui étendrait sa civilisation, ses idéaux et sa gloire chez les « races inférieures ».

                La France, il convient de le noter, avait été présente en Afrique depuis 1642 et avait participé au commerce triangulaire qui vendit plus de 28 millions de Noirs aux Amériques entre 1650 et 1800. En ce temps-là, les objectifs de l’Hexagone en Afrique étaient ouvertement pécuniaires, et personne ne parlait d’étendre aux races supposées inférieures la civilisation d’une prétendue race supérieure. Dès années 1804, cependant, un vent abolitionniste, initié par le Danemark, se mit à souffler sur l’Europe et l’Amérique. En 1848, la France abolit aussi la pratique officielle de l’esclavage. Parmi les personnes qui s’étaient opposées à l’esclavage, l’on notait aussi Olaudah Equiano, un ancien esclave, lui-même propriétaire d’esclaves, qui avait compris que la bonne foi seule ne pouvait pas arrêter la pratique de l’esclavage. Il fallait proposer aux esclavagistes une alternative économique. Aussi, Equiano suggéra-t-il aux esclavagistes que la pratique de l’esclavage les avait détournés des vraies richesses de l’Afrique ; qu’il y avait plus à gagner à exploiter les matières premières africaines et à transformer les Africains en civilisés consommateurs de produits manufacturés européens et  américains qu’à les maintenir en esclavage. La paire sémantique était ainsi lancée : commerce et civilisation. Suivant donc les conseils d’Equiano, les pays européens s’engagèrent à mondialiser autrement, se lançant dans une course effrénée vers les matières premières africaines. L’ivoire, l’or, le bois, le café, le cacao, le caoutchouc, l’huile de palme, les noix, les fruits tropicaux, et non plus les esclaves—bien que certains renégats continuèrent le commerce des esclaves 70 ans au-delà de l’abolition officielle de l’esclavage par les Danois en 1792—devinrent les nouvelles marchandises du commerce intercontinental. Vers la fin des années 1800, l’Afrique grouillait tellement de chercheurs de fortune que les conflits entre Européens devinrent monnaie courante. Afin de mieux réguler le commerce africain et d’éviter que n’éclate une guerre intereuropéenne, les puissances européennes tinrent une conférence à Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885, sous la présidence du chancelier allemand Otto Von Bismarck. La conférence de Berlin qui fut présentée au monde comme un colloque pour discuter de questions relatives à l’humanité, la paix, la civilisation et le bien-être des populations africaines, était en fait une réunion des grandes puissances occidentales pour se partager l’Afrique. La conférence de Berlin résolut la question des conflits en stipulant que toute nation européenne qui la première préviendrait les autres nations de son occupation d’un territoire africain serait officiellement reconnue comme propriétaire de ce territoire. Ayant donc défini les règles du jeu, les nations européennes se ruèrent sur le gâteau Afrique pour en mordre le plus gros morceau possible.

                Cependant, toujours hantée du spectre de sa défaite cuisante de 1870, la France hésitait à se lancer dans un autre aventure internationale. Par ailleurs, les colonies algériennes n’avaient pas généré les gains escomptés comme l’avaient fait l’Inde pour la Grande Bretagne, et de nombreux politiciens français disaient ouvertement qu’ils préféraient servir à leurs électorats un bon pot au feu plutôt que le pain rassis auquel ils eurent droit pendant le siège allemand de Paris. D’autre part, cependant, les plaies de l’humiliation infligée par les Allemands devaient se cicatriser. Il était nécessaire que la France brillât de nouveau en Europe et sur l’échiquier mondial. Cinq mois après la conférence de Berlin, se tint à l’Assemblée Nationale française un débat entre les opposants et les partisans de l’expansion coloniale. Les deux protagonistes mémorables de ce débat étaient Jules Ferry et Georges Clémenceau. Le 28 juillet 1885, cinq mois après s’être fait destituer de son poste de premier ministre pour avoir lamentablement perdu la guerre sino-française, Jules Ferry prenait la parole à l’Assemblée en faveur du colonialisme.

                Pour Ferry, la France gagnerait à se construire un empire d’outre-mer pour trois raisons principales : économiquement, la France devait se trouver de nouveaux marchés en dehors de l’Europe et des Etats-Unis, précisément à un moment où l’Amérique et l’Allemagne se faisaient de plus en plus protectionnistes en même temps qu’elles inondaient les marchés européens de produits agricoles et industriels bon marché. Dans leur élan d’enthousiasme, des économistes comme Leroy-Beaulieu, estimaient que la France s’enrichirait autant de ses colonies que la Grande Bretagne s’est enrichie des siennes. D’un point de vue humanitaire, arguait Ferry, en tant que membre de la « race supérieure », la France avait le devoir divin de civiliser les « races inférieures », de les parfaire, en leur apportant sa moralité supérieure. Finalement, d’un point de vue politique et patriotique, la France devait s’assurer une place honorable dans le monde en posant des actes de grandeur. A l’instar de toutes les grandes nations, la France devait exporter son drapeau, sa langue, sa civilisation et son génie dans toutes les contrées du monde. Répondant à Ferry, Clemenceau s’insurgea contre la dichotomie race supérieure/race inférieure. Cette distinction avait été aussi faite par les scientifiques allemands lors de la guerre franco-allemande, qui avaient maintenu que les Allemands battraient les Français parce qu’ils leur étaient ontologiquement supérieurs. Pour Clémenceau, il fallait se garder de répéter cet axiome allemand, qui servait de prétexte aux sociétés scientifiquement et militairement avancées pour déguiser la violence sous l’appellation charmante de civilisation. Les excuses de devoir et de droit divins de civiliser n’étaient, selon Clémenceau, rien de plus qu’un droit à la brutalité. Clémenceau conclut que justifier la colonisation par la civilisation revenait à adjoindre l’hypocrisie à la violence. En tout état de cause le début des années 1890 vit se développer des groupes de pressions pour le colonialisme, tels que Comité de l’Afrique française, le Comité de l’Égypte, le Comité de l’Asie française, ou le Comité de Madagascar, tous derrière le parti colonial, et qui revendiquaient que soit redoré le blason de la France dans le monde. Dès 1890, un consensus colonial fut établi en France, qui entendait moins vendre une entreprise africaine à des hommes d’affaires qu’un empire africain à l’Etat, et qui recommandait plus la voie de l’occupation forcée des territoires africains que celle de signature de traités avec les chefs locaux.

                Contre toute appréhension, la mondialisation martiale de l’Afrique subsaharienne par la France s’avéra bien fructueuse. Quand la poussière de la ruée vers l’Afrique se fut enfin tassée, le continent était parcellé en 50 territoires répartis entre les puissances européennes. La France, l’Allemagne, la Grande Bretagne et le Portugal s’offrirent les plus gros morceaux. La France se saisit d’un grand territoire comprenant la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Benin, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Togo, le Gabon, la république démocratique du Congo, la Centrafrique, le Cameroun, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, les iles Maurice, la Réunion, les Seychelles, Madagascar, les Comores, et Mayotte ; des territoires qui n’avaient pas tous le même statut et étaient, selon leur statut, régis par des lois différentes. Les territoires des Caraïbes étaient principalement des colonies d’esclaves. En Afrique subsaharienne, ces territoires constituaient des colonies d’exploitation dont la France tirait le maximum de profit des matières premières générées. La Tunisie était un protectorat avec un souverain local, le Bey ; et l’Algérie était une colonie de peuplement avec un Dey. Quel que soit le statut de ces diverses colonies, leurs populations locales devaient se soumettre à la juridiction d’un consul ou d’un gouverneur nommé par la France. L’injustice française révolta les populations locales qui combattirent l’envahisseur jusqu’à l’obtention de leurs indépendances politique au début des années 1960.

                Cependant, l’impulsion hexagonale pour le gain était si impérative que la France devisa des schémas biaisés de « coopération » pour rester le spéculateur privilégié des nouvelles nations indépendantes de l’Afrique francophone. Dans le système colonial, dans un emportement protectionniste, la France avait décidé d’imposer des tarifs élevés aux produits coloniaux qui entaient en métropole ; une décision qui appauvrissait les colonies tout en enrichissant la France. Cependant, dans les années 1930, la grande récession obligea la France, pour sa survie économique, à transformer les colonies en des marchés de consommation pour la vente de produits manufacturés français. La France relâcha donc un peu son système tarifaire, permettant ainsi aux colonisés de vendre facilement leurs produits sur les marchés français, de gagner de l’argent pour acheter des produits français et pour aussi payer des intérêts sur leurs dettes. Mais en même temps, afin d’éviter la compétition des autres puissances, la France imposa des quotas sur certains produits étrangers entrant en France et dans les colonies françaises. La France interdit aussi à ses colonies d’exporter certains produits chez ses compétiteurs, les forçant ainsi à n’acheter qu’à l’Hexagone des produits qui étaient pourtant disponibles dans les colonies. En plus de ces mesures protectionnistes déjà excessives, la France imposa des taxes sur les produits des colonies non françaises entrant en France. Ces taxes allaient de 11% pour la banane à 110% pour le cacao, en passant par 34% pour l’arachide, les graines de palmier et 91% pour le café. Bien que certains observateurs aient voulu attribuer à ce système économique préférentiel la résistance de l’Afrique francophone à la crise économique des années 1930, et le miracle économique de la Côte d’Ivoire des années 1980, il n’en est rien. En fait, l’économie de marché qu’a générée ce système colonial a pourvu les colonies françaises de capitaux qu’elles ont été obligées de retourner à la France au centuple. En outre, cette économie de marché que la France s’activa à maintenir dans ses anciennes colonies longtemps après leurs indépendances fut la source de nombreux chocs économiques ; elle plaça les pays francophones à la merci des spéculateurs internationaux.

                Le système préférentiel établi unilatéralement par la France, et plus tard avec la collaboration de la Communauté Européenne (qui deviendra plus tard la Communauté économique européenne), entendait en réalité, maximiser les profits de la France en jugulant ses pertes dans les colonies. Déjà en 1959, le système commercial français forçait les colonies africaines de la France à consommer 28,2% des exportations françaises, alors que les exportations de ces colonies vers la France ne constituaient que 20% des produits exportés en France. Ces chiffres sont passés 7,8% contre 5,9%. Les différentes conventions (Lomé, Yaoundé, Lomé 2) renforçant la « coopération » entre la France et ses anciennes colonies, et qui inclurent plus tard les pays anglophones et les pays ACP, ne créèrent pas de vraies conditions de développement dans les pays non européens. En fait, la France manœuvra pour exclure les anciennes colonies asiatiques des ACP, sous prétexte qu’elles pourraient être des concurrentes dangereuses en ce qui concerne un certain nombre de produits, et le petit état de l’île Maurice fut exclu par la France pour être un compétiteur sérieux en produits textiles. Les états de la C.E., et la France particulièrement, ne firent aucun effort pour développer l’activité de production en Afrique. Pour la C.E., l’Afrique devait demeurer éternellement le fournisseur de matières premières de l’Europe. Vers la fin des années 1980, le Consensus de Washington, avec son long menu de dépolitisation unilatérale de l’Etat, hostile à l’investissement de l’Etat dans le secteur social, dans la création de l’emploi, dans la protection de l’environnement, dans l’éducation, dans la santé et dans la réduction de la pauvreté, donna à la France la bénédiction officielle des institutions de Bretton Woods afin qu’elle continue son exploitation de l’Afrique.

                La mondialisation économique, telle que conçue par le Consensus de Washington, présuppose une violence internationale. Elle assume, parfois sur le fondement d’un sixième sens bureaucratique et sur aucune base scientifique, qu’afin d’améliorer le sort de leurs populations, les pays du Tiers Monde doivent adapter leurs économies aux conditions dictées par les multinationales européennes et américaines en libéralisant leurs marchés. Le résultat de cet exercice philosophico-économique est que, comme cela fut le cas pendant la colonisation, les crises économiques sont déplacées des pays du nord vers les pays du sud.

L’insistance de la Banque mondiale et du Fonds que les pays en développement ouvrent leurs économies aux investissements directs étrangers a favorisé la recolonisation des pays qui cinquante ans plus tôt avaient lutté pour leurs indépendances. Dans la plupart des cas, la mondialisation a réussi à installer l’impérialisme euro-américain en permettant aux capitalistes des pays industrialisés de devenir les nouveaux propriétaires de compagnies d’Etat (eau, électricité, communication) des pays en développement. Ce plan fonctionne parfaitement lorsque l’état impérial ‘achète’ les banques et les spéculateurs et exerce des pressions sur les états pour  ouvrir les marchés, et envoie des expéditions mercenaires et militaires pour réprimer toute résistance.

Dans ce grand design de recolonisation déguisée en mondialisation, toute opposition est impitoyablement réprimée par une variété de méthodes coercitives : Pour les pays en développement dont les gouvernants, s’opposant à l’exploitation occidentale, mènent une politique populiste et préconisent le contrôle des ressources nationales et qui, attentifs aux besoins de leurs peuples, refusent la corruption et le style de vie promis par les pays industrialisés, les tireurs à gage économiques possèdent tout un menu de dissuasion : la subversion du processus politique, le corruption des administrateurs, des officiers de l’armée, des médias, des syndicats, des universitaires, l’incitation à la guerre ethnique et religieuse ; un menu tiré tout droit du guide de la colonisation, et qu’illustrent les cas du Congo, d’Haïti et de la Côte d’Ivoire, ces pays qui ont osé s’opposer à la coalition tripartite des pays du nord, des Nations Unies et des institutions financières internationales.

                En Côte d’Ivoire, cette conspiration tripartite fonctionne grâce à un ancien fonctionnaire du Fonds, Alassane Dramane Ouattara, dans ses oripeaux de collaborateur, et à ses associations avec le gouvernement français et les multinationales françaises, qui mettront en place une nouvelle marque de mondialisation que nous baptiserons ici la mondialisation à la française.

La Côte d’Ivoire : de la prospérité économique à l’austérité

                Les années 1970 étaient une période de prospérité pour la Côte d’Ivoire. La hausse des prix du café et du cacao sur le marché mondial avait positionné la Côte d’Ivoire comme la première puissance économique de l’Afrique de l’ouest dont les signes de croissance étaient visibles dans tous les secteurs. Les observateurs n’hésitaient pas à comparer le miracle ivoirien au miracle japonais –nous nous souvenons encore que notre sujet de géographie au baccalauréat était ainsi libellé : « comparez le miracle ivoirien au miracle japonais ». Cette comparaison n’était nullement pas exagérée. Le taux de croissance ivoirien était le deuxième du monde après celui du Japon. Cependant le boom économique ivoirien dépendait énormément de capitaux étrangers, étant donné qu’il était amarré aux caprices des spéculateurs internationaux qui décidaient du prix des matières premières. Dans sa volonté de diversifier l’économie et de lancer des programmes de développement, la Côte d’Ivoire emprunta de l’extérieur des capitaux qu’elle manqua souvent de gérer avec sagesse. En outre, la chute des prix du café et du cacao du début des années 80 amplifia la dette extérieure du pays ; ce qui emmena le président Houphouët à se tourner vers la Banque mondiale et le Fonds monétaire pour des prêts de stabilisation de l’économie de son pays.

                La période s’étendant des années 80 aux années 90 fut un temps économiquement mouvementé. L’exploitation de nouveaux gisements de pétrole offshore aida le pays à parer à certaines difficultés économiques. Cependant, l’incertitude économique persistait toujours et des rumeurs de compression des fonctionnaires mirent des manifestants dans la rue pour protester contre le contrôle absolu du pouvoir par le parti unique (le PDCI-RDA). Afin de sauver son pouvoir, Houphouët se plia aux exigences de ses créanciers (principalement la Banque et le Fonds) et nomma un économiste du FMI, Alassane Ouattara, en avril 1990 comme président du Comité Interministériel de Coordination du Programme de Stabilisation et de Relance Economique, un comité chargé de trouver des solution à la crise économique—mais entendez plutôt un comité chargé de trouver des moyens des rembourser à la Banque et au FMI ce que lui devait la Côte d’Ivoire, en dépit de la crise. 5 mois plus tard, un président Houphouët agonisant nommait Alassane Dramane Ouattara premier ministre de Côte d’Ivoire. Ce qui se passa à partir d’avril 1990 est une série d’événements dignes d’un roman.

Dominique Nouvian Folleroux : femme fatale

                Le fait d’être proche du président Houphouët permit aussi à Ouattara d’être très proche de Mlle Nouvian Folleroux, la femme qui devint plus tard son épouse et son associée la plus écoutée dans l’intrigue rocambolesque qui se tissa au détriment du peuple ivoirien. Les circonstances dans lesquelles Dominique fut introduite à l’épicentre du pouvoir ivoirien demeurent encore floues. Ce qui est clair, cependant, c’est qu’elle devint la maîtresse officielle du président Houphouët et la gestionnaire exclusive de son immense domaine personnel et d’une grande partie du patrimoine ivoirien. Son nouveau titre donna à Mlle. Folleroux d’immenses pouvoirs financiers, alors même que déclinaient la sante et la popularité du président Houphouët en Côte d’Ivoire. En effet, au début des années 1990, le président Houphouët fut confronté à une opposition politique farouche, qui l’obligea, pour la première fois, à desserrer son contrôle du pouvoir. Sous la pression des institutions de Bretton Woods, le président Houphouët nomma Ouattara premier ministre, légalisa les partis d’opposition et promis des élections législatives ouvertes à toutes les tendances. Les élections présidentielles d’Octobre confirmèrent la force des partis d’opposition, et principalement l’influence du parti du plus grand opposant d’Houphouët, le Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo. Les observateurs internationaux estimèrent à 30% les votes pour Gbagbo (seulement 18,3% contre 81% pour Houphouët selon les chiffres officiels). Le 26 novembre 1990, 18 partis d’opposition se présentèrent aux législatives contre le PDCI d’Houphouët. Le parti d’Houphouët retint 163 des 175 sièges parlementaires. Une histoire s’écrivait : le pouvoir du PDCI n’était plus absolu. Houphouët, le Vieux comme l’on l’appelait affectueusement, était désormais un homme physiquement et politiquement diminué.

                Qu’à cela ne tienne, les affaires de Mlle. Nouvian Folleroux, quant à elles, marchaient à merveille : Elle sépara le président Houphouët de quelques uns de ses domaines français pour un montant de 19 millions d’euros, une transaction qui, bien que trouble, lui ouvrit les portes du business international. Elle acquit les salons Desanges aux Etats-Unis. L’Agence Internationale de la Commercialisation Immobilière qu’elle s’offrit grâce à sa nouvelle fortune lui attirait de gros clients dont Martin Bouygues, roi du béton français, Vincent Bolloré (partenaire de Bouygues) et roi des médias français et du papier d’emballage de tabac—c’était bien Bolloré qui avait payé des vacances de félicitations à Sarkozy à l’Ile de Malte sur son luxueux yacht après les présidentielles françaises de 2006 ; c’était encore lui qui avait prêté son avion privé à M. Sarkozy pour qu’il impressionne sa nouvelle girlfriend d’alors, Carla Bruni, pour leurs vacances de décembre 2007 en Egypte—et Dominique Strauss-Khan, ex-ministre des finances de Mitterrand et président du Fonds monétaire international depuis 2007, le président Bongo du Gabon, qui lui aussi confia la gestion d’une partie de son patrimoine à la branche gabonaise d’AICI, dirigée par le frère Philippe Nouvian, le président Blaise Compaoré du Burkina Faso, et le président Kadhafi de la Lybie. Tel est le réseau que Mlle. Folleroux se tissa depuis le jour où elle atterrit dans la chambre du président Houphouët. Et cette femme-là, Dominique Nouvian Folleroux, est la femme dont Alassane Ouattara, le premier ministre d’Houphouët, s’enticha.

« Ouattara ! Ouattara! C’est notre homme! S’il ne peut le faire, alors nul autre ne peut le faire! »

                Tel semblait être le chant des institutions de Bretton Woods, créancières de la Côte d’Ivoire depuis la mort du président Houphouët en décembre 1993. Excellent élève du FMI où il travailla de 1968 à 1973 avant d’occuper divers postes à la BCEAO, Ouattara était très attentif à la politique d’ajustement structurel prônée par le FMI en Afrique, bien que cette politique ait des conséquences catastrophiques pour l’Afrique. En tant que premier ministre de Côte d’Ivoire, ses solutions pour le redressement de l’économie firent plus de mal que de bien. Comme le lui avait recommandé l’O.M.C., M. Ouattara élimina les subsides aux planteurs ivoiriens, alors que l’Amérique et l’Union Européenne subventionnaient généreusement leurs agriculteurs. Il mit à la retraite anticipée plus de 10.000 fonctionnaires ; ceux qui avaient encore la chance de conserver leur emploi virent leur salaire chuter de 40% ; M. Ouattara réduisit l’accès à l’éducation en réduisant de moitié le salaire des enseignants ; il élimina la subvention aux restaurants universitaires, le transport des bus universitaires, la couverture médicale universitaire, et il imposa aux populations des frais d’accès aux premiers soins ; il initia la dévaluation du CFA et institua la carte de résidence très controversée qui fut à la base du harcèlement des étrangers. Ces échecs, comme il fallait s’y attendre, frustrèrent les populations, qui manifestèrent leur mécontentement par des marches de protestation. M. Ouattara réprima ces marches dans le sang, la torture et la mort ; et malgré les appels répétés pour une enquête indépendante, M. Ouattara demeura inflexible. Ouattara était un bon ami des institutions financières internationales et des multinationales. Etait-il aussi un ami de la Côte d’Ivoire ? Pour la Banque mondiale et le Fonds Monétaire international, cette question-là importait peu.

                Aussi, les institutions financières insistèrent-elles davantage pour que le premier ministre eût plus d’autorité. M. Ouattara cumula donc les postes de premier ministre, ministre des finances et président par intérim pendant la longue hospitalisation du président Houphouët en Europe en 1993. Il ordonna que toutes les recettes publiques lui soient versées directement à la primature dans un compte spécial, plutôt qu’au trésor, comme cela était de coutume. Ce style de gestion atypique mélangea très vite les comptes personnels du premier ministre aux comptes de l’Etat, et des millions de dollars disparurent des caisses de l’Etat, alors que M. Ouattara, en raison de deux vols internationaux par semaine, mettaient des fortunes à l’abri dans des comptes étrangers, intégrant prématurément le club des hommes les plus riches du monde. La fortune subite de Ouattara n’émut aucun des moralisateurs de la Banque mondiale et du Fonds si prompts pourtant à sermonner les dirigeants africains sur la sainteté et la « bonne gouvernance ». Pourquoi devraient-ils s’émouvoir que Ouattara fût l’un des plus grands acteurs de la fuite des capitaux ? N’était-il pas seulement juste qu’il fût récompensé, ce bon agent du Fonds ?

                Et pourtant la fuite des capitaux dont Ouattara était l’un des principaux acteurs constituait l’une des plus grosses sources d’appauvrissement de l’Afrique. En effet, les capitaux africains maintenus légalement ou illégalement dans les banques en dehors de l’Afrique s’élèvent à 22 milliards de dollars américains. Cette somme à elle seule constitue plus de la moitié de la somme dont l’Afrique a besoin pour ses programmes de développement. Si cet argent était investi en Afrique, il constituerait 64% du stock de capitaux privés de l’Afrique. Il n’y a pas de doute que de par sa participation à la fuite de capitaux, et proportionnellement au peu de temps qu’il a passé au pouvoir (3 ans et 1 mois), Alassane Dramane Ouattara fut l’un des dirigeants qui ont le plus siphonné les richesses du continent africain.

                Pendant qu’Alassane Dramane Ouattara passait de ses fonctions de premier ministre à celles de businessman et vice versa, mélangeant ainsi ses comptes personnels à ceux de l’Etat de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Folleroux—que M. Ouattara avait alors épousée au cours d’une cérémonie officiée par le maire de Neuilly d’alors, M. Nicholas Sarkozy—sans aucune décence éthique, faisait du lobbying afin qu’il soit vendu à Bouygues et Bolloré les compagnies d’état que son cher époux privatisait (EECI, SODECI, etc.). Ce qui fut fait. Ces compagnies d’état, stratégiques pour l’indépendance de tout pays, furent cédées parfois même au coût d’1 franc symbolique. En ce temps-là, même des leaders du parti de Ouattara (le PDCI) avait crié au scandale sans rien pouvoir faire. Henri Konan Bédié qui était président de l’Assemblée Nationale s’était farouchement opposé à la libéralisation sauvage et choquante de Ouattara. La libéralisation de Ouattara fit de la Côte d’Ivoire un pays économiquement assiégé par la France : 27% des actifs des entreprises ivoiriennes appartenaient à des français. 240 filiales et plus de 600 compagnies en Côte d’Ivoire étaient détenues par des Français. Les investissements louches que permirent monsieur et madame Ouattara firent couler beaucoup d’encre et de salive (à suivre)                                         

Que ceux qui ont été réconciliés par Konan Banny lèvent la main, M. Frindéthié

bannyIncroyable ! C’est à croire que sous le charme des dozos de Dramane Ouattara l’ex-gouverneur de la BCEAO, Charles Konan Banny, a été scotché à cette chose, à ce CDVR, à ce cadavre créé de toutes pièces par Dramane pour se disculper devant l’opinion publique et exorciser les nombreux homicides qui jalonnent son parcours. Konan Banny n’a-t-il vraiment pas d’autre ambition que de baguenauder de régions en régions au nom de ce truc mort qui n’a jamais réconcilié personne et ne réconciliera jamais personne, tant l’esprit qui l’a fondé et le finance est empêtré dans la bouse du tribalisme et de la division ? Plutôt que de se contenter de cette nomination empoisonnée, n’est-il pas temps que Konan Banny aspire à une ambition moins polluée ? Car j’attends depuis sa génuflexion théâtrale au Palais de la culture que ceux qui ont été réconciliés par Konan Banny lèvent la main … et j’attends toujours.

Côte d’Ivoire: le pont Nzueba, immergé avant sa livraison

3epontQue les automobilistes abidjanais se préparent au grand cataclysme ; car, pour qui connaît bien la Côte d’Ivoire, de juin à août, nzuéba tô (il tombera un déluge). Et à Abidjan, quand nzuéba, nzuéba trélélé (quand ça tombe, ça tombe abondamment et continuellement). Or, ce « pont Nzuéba », qui semble avoir été conçu et construit par des rattrapés ivres de pouvoir mais incultes de tout bon sens, est déjà à fleur d’eau, immergé même par endroits, avant d’avoir été livré. Après la couche de peinture de l’université à 110 milliards, les 2 (deux) bus électriques de Bolloré qui firent fitzzzz comme un pétard mouillé, les 5 universités invisibles, les 65000 emplois jeunes imperceptibles, les pluies de milliards transformées en endettements, réendettements et surendettements, admirez le pont Nzuéba, le pont sous-marin. Chaque année, de juin à août, Nzuéba tô. Et les automobilistes abidjanais qui s’aventureront sur ce pont à ce moment-là auront tout intérêt à se munir d’un gilet de sauvetage, car on ne sait jamais dans dans cé pei ki anvanche dans l’émerzance.

Youssouf Bakayoko se comporte comme un potentat de village en Côte-d’Ivoire

voyou« Que Bakayoko soit de nouveau installé comme président de la Commission électorale inféodée (Cei) est dans l’ordre normal de la fraude électorale dont il représente les préliminaires. Et cela est dommageable pour nous qui voulons le renforcement de la démocratie et qui rêvons de société ouverte, apaisée et tranquille, Dommage pour les gens de leur génération dont on se demande bien quelle leçon de morale ils donnent à leurs descendances, lorsque la triche devient officiellement leur mode de fonctionnement. Après, comment s’étonner qu’aux examens, les enfants considèrent que la fraude soit moralement défendable ? »–Mamadou Koulibaly

“A steady flow of stupidity”: Reality in Ukraine — and Obama and the New York Times’ bizarro parallel universe

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A new cease-fire in Ukraine seems durable — despite best efforts of Washington and the media to provoke conflict

Patrick L. Smith

 

Patrick Smith is the author of “Time No Longer: Americans After the American Century.” He was the International Herald Tribune’s bureau chief in Hong Kong and then Tokyo from 1985 to 1992. During this time he also wrote “Letter from Tokyo” for the New Yorker. He is the author of four previous books and has contributed frequently to the New York Times, the Nation, the Washington Quarterly, and other publications. Follow him on Twitter, @thefloutist.

We may or may not have a durable cease-fire in Ukraine, given reports of sporadic shelling and machine-gun fire, by who can tell which side, since hostilities were formally halted last Friday. But, always good for a wager, my money is it will hold.

True, the vicious neo-Nazis at last acknowledged to be pressing much of Kiev’s campaign in the east will be difficult to disarm — assuming, even as we cannot, that President Poroshenko’s government wants to. Recall: After violence-loving fascists led the coup in February, the provisionals gave them three ministries and organized some into the Azov Battalion. National Socialist ideologues still control those ministries.

As to the battalion, with its black ski masks and refashioned swastika, it has been so visible in the east that not even the New York Times, although still committed to maintaining a parallel universe in reporting this crisis, can pretend any longer that the neo-Nazi connection is other than essential to the government’s survival.

But other factors weigh more heavily, in my calculation. First, the cease-fire deal struck in Minsk last week came after months of back-channeling between two oddly sympatique leaders, Chancellor Merkel in Germany and the demonized Vladimir Putin. This is a matter of record (if not the American record).

The European Union and Russia — the first portrayed as Washington’s willing acolyte, the second as an intractable enemy — have shaped this shaky peace. This is the reality, and they want their project to hold, however much Kiev and the Americans cannot resist turning everything they touch into a confrontation.

Second, Poroshenko’s cabinet has been forced to conclude that a victory on the ground is out of the question. Its army is simply not strong enough and — greatly to its credit — is of mixed minds when it is ordered to shoot other Ukrainians because they happen to speak Russian. Azov and the other paramils are plenty loyal to the atavistic cause — one reason Kiev deploys them — but there are not enough of them, either.

Equally, Putin made his position crystal clear a couple of weeks ago, you may have noticed. It was this: “Kiev and Washington are overplaying their hand as I work with the Europeans to get a deal stitched.” This is why the Russian leader was accidentally on purpose overheard telling an EU minister at the time, “I could take Kiev in two weeks.”

It seems to have gone this way. As the army and the Falangists advanced on anti-Kiev strongholds in Donetsk and Luhansk, it had begun deploying weapons from one NATO nation — news that floored the NATO summit in Wales when Poroshenko delivered it last week. He did not name the country, but it is likely to be either the U.S. or Poland, and the weapons would almost certainly be American in any case.

There had been speculation in Germany and elsewhere in Europe as to why the tide had suddenly turned in Kiev’s favor in the eastern campaign. In effect, Poroshenko gave the game away, and Putin’s response was, roughly, You’ve called my bluff and lost, my dear Poroshenko. We’ll avoid the East-West cataclysm you spoil for, but you and your militarist friends in Washington have taken this charade as far as I’m willing to accept.

Put all this together and maybe you will bet with me: It is not certain the cessation of hostilities will hold, but the odds are attractive.

Not too soon to take a little stock, then.

Looking back on the winding road that led to the Minsk negotiation, we can see a few things clearly. The U.S. has been a force for nothing good in this crisis. It overrode the EU when the latter endorsed a decent political deal between the Yanukovich government and the Independence Square demonstrators last February. This was the famous “‘F’ the EU” moment, you will recall, and the State Department indeed F’d it, instantly endorsing the coup.

Ever since, Washington has refused to countenance any thought of cooperation with Moscow. Confrontation, even to the point of recklessness, was the preferred strategy. Casting Putin as Beelzebub was key in this. You cannot deal with devils.

Here I will say directly what I have hinted many times in this space. Putin’s record on other matters is beside the point; if you bought into these past months of juvenile ad hominem smear, you had better study up on the powers of propaganda and psychological manipulation and think of yourself as a victim.

A couple of other points on the looking-back side.

The U.S. has refused to recognize Russia’s interest in a neutral, non-aggressive Ukraine, and this is preposterous times 10 given the long American record in the Western Hemisphere. Even a radical such as Henry Kissinger, who has for months warned Washington to step back, understands this.

Conclusions, however bitter for some of us: One, the American position has been nothing more than a cynical pose. Two, Putin has behaved with exemplary restraint throughout this crisis next to the certain outcome were the circumstances reversed. Given their dealings with him of late, Merkel and others in Europe appreciate this fact, surely.

Now to look forward.

When the Soviet Union collapsed 23 years ago, the endeavor was to bring Russia into the fold as a “partner.” Remember? The Group of 7 became 8, mutual interests on this, that and the other question were identified.

I had mixed feelings from the start, honestly. And the project was never fated to succeed anyway, primarily because most Western nations, notably the Anglo-American axis, are incapable of accepting diverse perspectives in their midst. The name of the game was “Be like us to be with us,” and to its credit this was never Russia’s intent.

It is touching that Russians still refer to “our partners” — a high foreign ministry official used the phrase Monday, in fact. To Moscow it signifies some brand of cooperative coexistence, and people such as Merkel are probably capable of it.

But the Obama administration has now scrubbed any such prospect right before our eyes. The reality composed over the past six months opens onto a new era of miserable animosity in our relations with Russia.

Pointless, fruitless, expensive, diminishing us and ennobling no one. Russia is a middle-income power destined to grow only stronger and more influential. “Isolating Russia” is a little like isolating an ocean. Of one duration or another, we are in for a steady flow of stupidity from the State Department and the clerks in the media who pass it on.

The best outcome in Ukraine now will be for Poroshenko to accept some form of decentralization, federalization, autonomy — the words are contentious — as serious talks get under way. Putin has urged this since at least April, although it is unpopular to note this in America for obvious reasons. We arrive at a place of attenuated optimism, then.

Optimism in a small place, though, as Washington has worsened the larger picture.

At the NATO summit in Wales, plans were made for a new rapid-reaction force to be assembled on European soil with the explicit intent of reprising the Cold War standoff: We here in the West, those over there in the East. On Monday the EU announced yet another round of sanctions against Russia, the fourth, even as Moscow goes to work on the deal just negotiated.

These developments are both Washington’s doing. The EU instantly deferred its own sanctions: Draw your own conclusion there. The Anglo-American alliance will chip in readily to the rapid-reaction force, but we will have to see about the others. Maybe the EU ex-Britain has finally had enough of NATO and the divisiveness it stands for by definition.

Obama, Vice President Biden and Anders Fogh Rasmussen, NATO’s hyper-hawk secretary-general, now fulminate that Moscow better not mount any adventures in the Baltics or Poland. It is an early admission of defeat in Ukraine, as I read it: You carried the day this time, Vlad. Not next.

Good enough if America is forced to step back, leaving a settlement to those who understand diplomacy and the 21st century. But this crisis does not suggest our leaders have any great interest in either. And it is disheartening to watch those we tolerate in power squander America’s potential for good in another kind of world.

Côte-d’Ivoire Paris – le calvaire des «nounous esclaves» d’Olivier, bébé de Soro et Kadidia, raconté, Louise Colombet

Esclavage moderne : la compagne d’un ex-ministre ivoirien jugée

Nanterre (Hauts-de-Seine), hier lundi 8 septembre 2014. David Desgranges, l’avocat des deux nounous (de dos), a plaidé pour que le tribunal reconnaisse le délit de traite d’êtres humains. «Il y avait trop de travail, mais le pire, c’était les insultes »

Louise Colombet – leparisien.fr

esclavage moderneDES JOURNÉES à rallonge, passées à s’occuper d’un enfant malade, à faire le ménage, la vaisselle, les courses, sans aucun jour de congé et pour une rétribution dérisoire, le tout ponctué d’insultes et d’humiliations. C’est ainsi que deux jeunes femmes, âgées aujourd’hui de 28 et 30 ans, ont décrit hier devant le tribunal de Nanterre (Hauts-de-seine) leur quotidien passé au service de Kadidia Sy, l’ex-compagne de Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et ancien Premier ministre.

La prévenue comparaissait notamment pour travail dissimulé, rétribution insuffisante mais également pour traite d’êtres humains, la demande, pour ce dernier chef, du Comité contre l’esclavage moderne (CCEM) qui a accompagné les deux jeunes depuis leur fuite du domicile de leur employeur, respectivement en 2008 et 2010.

En 2006, Rosalie est embauchée comme nounou au Burkina Faso pour s’occuper d’Olivier, le bébé de Guillaume Soro. Elle accompagne ensuite la mère et l’enfant au cours de nombreux voyages à Paris, destinés à soigner l’hémophilie sévère — une maladie empêchant la coagulation — dont le petit Olivier est atteint. Elle passe ainsi près de six mois dans la capitale en 2008,
s’occupant de l’enfant nuit et jour, mais aussi, parfois jusqu’à très tard le soir, de l’entretien de la maison, des courses, ou même des enfants des amies de Kadidia Sy… Laquelle,
d’après ses dires, passe son temps a faire du shopping ou à sortir le soir.

Ayant récupéré son passeport dans les affaires de son employeur, Rosalie décide de s’enfuir en août 2008. C’est alors que Marie est embauchée pour lui succéder, payée elle aussi, hors quelques «primes» exceptionnelles, environ 45 € par mois, l’équivalent du smic… au Burkina Faso. Un tarif pour lequel «on a non pas une nounou, mais une vraie bonne à domicile, au sens du XIX e siècle, taillable et corvéable à merci», relève le procureur.

Business class et Disneyland

Une accusation qui fait bondir la prévenue. «Mais elles étaient nourries, logées, blanchies. Je leur achetais même leurs serviettes hygiéniques et leur déodorant !» Si elle reconnaît «n’avoir pas bien payé» ses deux nounous, et qu’elle ignorait qu’elle aurait dû s’aligner sur le droit du travail français lors de ses séjours à Paris, Kadidia Sy réfute le terme d’esclavage, montrant des photos de Marie et d’Olivier à Disneyland, ou sur les Bateaux-Mouches… «Comment peut-on dire qu’on est esclave quand on voyage en business class ?», s’insurge-t-elle.

A l’aide d’un traducteur, Marie, qui a quitté l’école en CM 1, détaille son parcours, résumant son calvaire en une phrase : «Il y avait trop de travail, mais le pire, c’était les insultes.» Après dix-sept mois dans la capitale, elle aussi se tournera vers le CCEM. «Elles se sont liguées pour d’obtenir de l’argent et des papiers pour rester en France», estime Kadidia Sy. Me David Desgranges, l’avocat du CCEM, dénonçant «une véritable mainmise sur le personnel domestique», a plaidé pour que le délit de traite d’êtres humains soit reconnu dans cette affaire, à l’inverse du parquet, qui a souhaité «relativiser» et a réclamé une peine de trois mois de prison avec sursis et 5 000 € d’amende. Jugement le 6 octobre.

Une compagne de Guillaume Soro poursuivie pour "traite d’êtres humains"

sorroEt pourtant ce n’était pas l’argent qui faisait défaut. Avec toutes les grosses sommes subtilisées des coffres des agences de la BCEAO à Bouaké, à Man, et à Korhogo par Sorrow et ses milices, Dame Sorrow pouvait bien verser des salaires décents à ses domestiques. Mais  que peut-on vraiment tirer d’une famille de p’tits tyrans? Peut-on vraiment apprendre la décence à qui ne prospère que dans l’impudicité, le désordre et le crime ? L’argent gagné dans le délit peut laver, mais il ne rendra jamais propre.

Paris – Une compagne de Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, est jugée lundi à Nanterre pour "traite d’êtres humains", soupçonnée d’avoir employé deux gardes d’enfants en région parisienne sous la contrainte et contre une rémunération misérable.

Les faits se sont déroulés de 2007 à 2010. Guillaume Soro, alors Premier ministre ivoirien, et une de ses compagnes ont un enfant, né en février 2006, atteint d’hémophilie. Ils organisent plusieurs séjours à Paris pour que le garçon soit soigné et demandent à cette occasion à une nourrice de les accompagner.

Deux femmes, originaires du Burkina Faso, resteront respectivement six mois (d’avril 2007 à août 2008) et treize mois (d’octobre 2008 à mars 2010) en France à l’occasion de différents séjours.

"Elles pensaient ne devoir s’occuper que du jeune malade. En fait, elles se levaient à l’aube, travaillaient jusqu’à 23 heures et étaient en charge de toutes les tâches ménagères, des courses, des repas", raconte leur avocat, Me David Desgranges.

"Malgré des journées de travail considérables, elles n’étaient rémunérées qu’à hauteur de 45 euros par mois, ne pouvaient pas sortir librement, n’avaient aucun jour de repos et ne mangeaient que du riz ou les restes", ajoute-t-il.

Les deux femmes subissent aussi "des humiliations verbales" et "des pressions constantes": leurs papiers d’identité sont confisqués, leur salaire pas toujours versé, selon l’accusation.

Une situation que conteste la défense. "Ma cliente n’a certes pas strictement respecté le droit du travail en omettant notamment de déclarer ses employées, mais je réfute toute atteinte à la dignité humaine", souligne Me Jean-Paul Benoît. "Il est faux de dire que leurs passeports ont été confisqués. Elles se sont rendues plusieurs fois au Burkina Faso à cette époque et avaient tout loisir de ne pas retourner travailler chez cet
employeur", ajoute le conseil.

Les deux victimes présumées avaient pris la fuite, l’une en août 2008 et l’autre en février 2010, et s’étaient adressées au Comité contre l’esclavage moderne qui avait signalé leur cas à la justice.

La compagne de Guillaume Soro risque 7 ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende. Les deux gardes d’enfant ont aussi réclamé respectivement 2.000 et 10.000 euros au titre de leur préjudice.

"Elles ont été maintenues dans un isolement relationnel, social et culturel et placées dans une situation de dépendance matérielle totale à l’égard de leur employeur", estime Me David Desgranges.

Le procès se tient lundi à partir de 13H30 devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Le monopole de Bolloré sur le port d’Abidjan de plus en plus contesté (RFI)

PortAbidjan000_Par7339532_0Dans un document que se sont procurés le journal Le Monde et RFI, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) remet en question l’attribution en 2013 du deuxième terminal à conteneurs du port d’Abidjan à un consortium dont fait partie le groupe français. À l’origine, ce sont des concurrents malheureux qui ont porté plainte contre le groupement de Bolloré pour violations des règles de la concurrence au sein de l’UEMOA.

C’est le groupement mené par le Philippin ICTSI qui a porté plainte : il ne comprend pas comment Bolloré et son partenaire APMT, déjà opérateurs du premier terminal à conteneurs du port d’Abidjan, ont pu obtenir la concession du deuxième, alors que l’appel d’offres visait justement à faire rentrer la concurrence dans un port considéré comme l’un des plus chers d’Afrique de l’Ouest.

Saisie en mai 2013, l’UEMOA a jugé la plainte recevable et la commission de la concurrence de l’institution ouest-africaine a mandaté des experts pour se pencher sur la question. Les conclusions de leur rapport d’analyse préliminaire présenté en juin 2014 sont sans appel : selon eux, cette concentration est « assimilable à un abus de position dominante » et les experts se demandent si ce comportement fautif ne devrait pas amener l’État de Côte d’Ivoire à remettre en cause l’attribution de la concession.

Ce document n’est qu’un avis et l’enquête continue, mais il vient confirmer les objections exprimées par le ministre du Commerce ivoirien en 2013 qui s’inquiétait aussi d’éventuels problèmes de gouvernance. Sur le terrain en tout cas, les travaux de construction du deuxième terminal n’ont toujours pas commence.

Source: http://www.rfi.fr/afrique/20140907-le-monopole-bollore-le-port-abidjan-plus-plus-conteste/

Goucher College First in Nation to Launch Video Application Alternative

GVA_450x300Goucher College is the first college in the nation to create an application option requesting student-submitted videos as the decisive factor for admission. Beginning with applicants for the 2015-2016 academic year, students can choose not to submit transcripts, test scores, and other traditional application materials. Instead, applicants can send Goucher a straightforward, two-minute video about how they see themselves flourishing at the college.

Goucher has added the Goucher Video App (GVA) to its Common and Universal College application options.

While other colleges and universities accept or request videos to supplement their application processes, Goucher is the first to offer an option that will use a student’s self-produced video as the crux of the admissions decision. The college admissions process can be confusing, complicated, and costly for many families. The Goucher Video Application (GVA) represents an innovative step to demystify and de-stress the admissions process and create a more transparent application for students of all socioeconomic backgrounds.

“At Goucher, we believe students are more than the numbers and other data on their academic records,” said Goucher President José A. Bowen, Ph.D. “Access to higher education should be about potential and not just previous achievement. With the Goucher Video App, we want to attract capable, passionate students who want a liberal arts education that leads to solid careers and sustains a lifetime of learning.”

As the first college to include study abroad as a graduation requirement, the Goucher Video Application adds to the college’s legacy of innovation in undergraduate education. In addition to the video itself, Goucher asks students to supplement video submissions with a brief application form, a signed statement of academic integrity, and two works of scholarship (including a graded writing assignment).

Each application will be closely reviewed by an admissions counselor and a faculty member, and they will make recommendations regarding acceptance to a larger review committee. Production value will not be among the evaluation criteria for the Goucher Video App. Application reviewers will base their admissions decisions on the thoughtfulness of the student’s response.

Applicants who want to be considered for merit scholarship will have to submit a high school transcript and will have the option of submitting test scores, although Goucher has been test-optional since 2007. Need-based financial aid will be available to admitted students who apply using the Goucher Video Application.

While the Common Application and the Universal College Application are convenient for many students, for others, these traditional admissions procedures may not showcase their true talents and abilities. Drawing upon recent research that shows more traditional methods of admissions favor wealthier students, and concerns about ongoing efforts to provide educational opportunity for all students, Goucher has selected this new and innovative approach.

“In the revolution in media and higher education occurring today, colleges will inevitably need to use all tools at their disposal to encourage students to apply and assess their potential,” said Nina Kasniunas, assistant professor of political science, who served as an advisor in GVA’s development. “This innovation in admissions is a natural step for Goucher because we are looking for students who embrace the challenge of sharing their intellectual passions and interests with the power of video. We pride ourselves on the wide array of smart, interesting students who we teach in our classes and who call our campus home.”

“We have always taken a holistic approach to how we evaluate students for admission to Goucher College,” said Christopher Wild, admissions counselor. “The Goucher Video App will help us broaden our pool of applicants and ultimately guide qualified students to Goucher so they can explore their interests and talents and reach their full potential on campus and abroad.”

For those interested in learning more, Goucher has produced several informational videos that explain GVA. Prospective students and parents can find more about the admissions process, financial aid, and campus life by visiting Goucher’s website. Check out Goucher on Facebook, Tumblr, YouTube, and follow the college at @gouchercollege, #gouchervideoapp #morethananumber.

Dramanistan : Mensonge et Broutage érigés en Politique, M. Frindéthié

images57949EX2Que les délogés qui ont perçu de Dramane 2000 dollars lèvent la main

De tous les gouvernements qui se sont relayés en Côte d’Ivoire, Celui de Dramane figurera inéluctablement dans les annales de l’histoire pour sa propension au mensonge éhonté. Alors que toute la Côte d’Ivoire sait que les déguerpis des zones à risques n’ont, dans le meilleur cas, reçu du gouvernement de Dramane qu’un dédommagement de 150.000 francs CFA (voir à ce sujet les articles suivants : http://www.imatin.net/article/societe/deguerpissement-des-zones-a-risques-150.000-f-par-famille_1496_1339706585.html http://www.koaci.com/cote-divoire-deguerpissement-quartier-tomber-mort-dattecoube-rase-94020.html?lang=1 ) ; et alors que dans la plupart des cas cette modique somme n’a jamais été perçue par les ayant droit parce que détournée par les fauves du gouvernement des génocidaires, quel n’a été mon étonnement, en me réveillant ce matin, de voir un reportage de CNN qui soutenait que les déplacés des zones à risques à Abidjan percevaient du gouvernement de Dramane la somme de 2000 dollars (l’équivalent de 984.000 francs CFA). Pourquoi le gouvernement de Dramane a-t-il transmis ces chiffres aux médias internationaux ? Pourquoi Dramane s’évertue-t-il tant à travestir la vérité, faisant croire à l’opinion internationale que dans les zones déguerpies, où le revenu mensuel moyen des familles ne va pas au-delà de 70.000 francs CFA, Chaque famille a perçu plus de 14 mois de salaire pour se reloger ? A l’évidence, Dramane et sa clique, qui, darbouka sous l’aisselle, clament chaque jour que « lo pei anvanche », que « l’émerzance » est au coin de la rue, savent bien que rien n’est en fait plus vrai que le contraire. Les génocidaires ont échoué sur tous les plans. Aussi, cherchent-ils à dissimuler au monde leur politique sociale  coléreuse, tâtonnante, déficiente, et déshumanisante. En attendant, j’attends que les déguerpis qui ont perçu du gouvernement de Dramane la somme de 984.000 francs lèvent la main … et j’attends en vain. Heureusement que la bande tourne et que toutes les gesticulations des génocidaires sont enregistrées sur les réseaux sociaux.

Wattao à l’Académie militaire de Meknès ?

Le « Commandant » Issiaka Ouattara, alias Wattao, serait, selon les experts en relations publiques du régime génocidaire d’Abidjan, en formation d’État-major à l’Académie militaire de Meknès, au Maroc. Mais pour que cela fût vrai, ne devraient-ils pas nous convaincre d’abord que Wattao, ce marmiton à la soupe infecte, cette anémie culturelle et intellectuelle promue grâce à ses crimes commis au compte de Dramane Ouattara, a appris à écrire son nom ? Ne serait-il pas logique que notre illettré  commençât d’abord à prendre des cours du soir à « l’EPP Tomber-mort d’Abidjan » ?

Folie Circulaire, Frindéthié

awful1Dans vos capitales vos peuples vivotent et se meurent

Et vos enfants en guenilles quémandent le long des trottoirs

Vos ponts et vos routes sont des pièges à hommes

Et vos rivières des réservoirs de contaminations

Vos écoles des usines d’imbécillités et de décadence

Qui avilissent bien plus qu’elles n’élèvent :

Et que faites-vous ?

Vous arrivez plutôt ballonnés comme des baudruches

Fagotés dans vos redingotes noires

Tels des choucas autour de la même mangeoire

Vous attendez transpirant et essoufflés

Sous l’impardonnable canicule et les sempiternelles balayures

Vous bousculant autour de quelque grand blanc

Qui vous juge et vous jauge et vous tapote le crâne

Tel le bon maîmaître et ses dogues obéissants

Il vous jette de petites friandises

Que vous vous fauchez pour saisir au vol

Et pour deux sous et un sourire de lui

Vous monnayeriez même votre génitrice

Il paraît que l’on vous a appris à faire beaucoup de choses

Sous la sempiternelle canicule

A japper à frétiller de la queue et à vous rouler par terre

Après avoir appris à rouler vos r

Et quand arrive le grand blanc dans ses colonies

De chaux blanche vous barbouillez fiévreusement vos cases

Votre peuple affamé vous rassemblez le long des routes

A s’égosiller et à battre des mains

Et vos bongos vous sortez

Pour lui offrir un folklore à sa hauteur

Qu’est donc devenue la dignité africaine ?

Votre cupidité a-t-elle des limites ?

L’on me dit que vous avez même appris à téter du postérieur

Allez chanter la francité

Alors que de frayeur vous frémissez à votre national-ITÉ

Allez chanter la Marseillaise

Quand votre hymne vous la connaissez à peine

Comme j’ai honte pour vous

Honte de votre folie circulaire

Honte de votre génuflexion

L’Afrique mérite beaucoup mieux que des choucas de votre espèce

Ukraine Crisis Continues — Paul Craig Roberts

PCRDr. Paul Craig Roberts was Assistant Secretary of the Treasury for Economic Policy and associate editor of the Wall Street Journal. He was columnist for Business Week, Scripps Howard News Service, and Creators Syndicate. He has had many university appointments. His internet columns have attracted a worldwide following. Roberts’ latest books are The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West and How America Was Lost.

Having served Washington’s propaganda purposes, the downed Malaysian airliner and the alleged Russian armored column that entered Ukraine and was allegedly destroyed have dropped out of the news even though both stories remain completely and totally unresolved.

Washington’s stooge government in Ukraine has not released the records of communications between Ukrainian air traffic control and Malaysian flight 17, and Washington has not released the photos from its satellite which was directly overhead at the time of the airliner’s demise.

We can safely and conclusively conclude from this purposeful withholding of evidence that the evidence does not support Washington’s and Kiev’s propaganda.

We can also safely and conclusively conclude that the Western media’s sudden disinterest in the unresolved story and failure to demand the evidence kept secret by Washington and Kiev is in keeping with the Western media’s role as a Ministry of Propaganda.

In other words, Washington and its presstitutes are protecting the lie that Washington and its media vassals successfully spread around the world and have used as the basis for further sanctions that escalate the conflict with Russia. Washington could not possibly make it clearer that Washington intends to escalate, not defuse, the conflict that Washington alone orchestrated.

Ditto for the alleged Russian armored column. The Russian government has labeled the story a fantasy, which it clearly is, but nevertheless Washington and its media vassals have left the story in place.

As English is the world language and as the European press follows the lead of the American presstitutes, the propaganda war is stacked against Russia (and China). Russian and Chinese are not world languages. Indeed, these languages are difficult for others to learn and are not well known outside the countries themselves. The Western media follows Washington’s lead, not Moscow’s or Beijing’s.

As facts are not relevant to the outcome, Moscow and Beijing are in a losing situation in the propaganda war.

The same holds for diplomacy. Washington does not engage in diplomacy. The exceptional country uses bribes, threats, and coercion. The Russian government’s diplomatic efforts come to naught. As Russian President Putin has complained, “Washington doesn’t listen, the West doesn’t hear us.”

And yet the Russian government continues to try to deal with the Ukrainian situation with facts and diplomacy. This approach is proving to be very costly to the residents of the former Russian territories in eastern and southern Ukraine. These people are being killed by air and artillery strikes against their homes and infrastructure. Large numbers of these people have been displaced by the Ukrainian attacks and are refugees in Russia. The Western media does not report the violence that Washington’s stooge government in Kiev is inflicting on these people. The Western media speaks only with Washington’s voice: “It is all Russia’s fault.”

The crisis would have been prevented if the Russian government had accepted the provinces request to be reunited with Russia as in the case of Crimea. However, the Russian government decided to avoid any decision that Washington could misrepresent as “invasion and annexation,” thinking that Europe would see Russia’s unprovocative behavior as reassuring and resist Washington’s pressure to enter into conflict with Russia.

In my opinion the Russian government over-estimated the power of diplomacy in the West. Washington is interested in fomenting crises, not in resolving them.

In the 23 years since the collapse of the Soviet Union, many Russians have been of the opinion that Washington, not the Soviet government, was the party to be trusted in the Cold War. What the Russian government has learned recently is that Washington cannot be trusted and that the Soviet government’s suspicions of the West were very well founded.

Kiev’s military assault on eastern and southern Ukraine is not going to stop because Europeans finally see the light and object. Europeans not only stood aside for 13 years while Washington bombed civilians in Afghanistan, Iraq, Libya, Somalia, Pakistan, Yemen, and organized outside forces to attack Syrians, while isolating Iran for military attack, but also actively participated in the attacks. Europe has stood aside while Israel has massacred Palestinians on numerous occasions. For Russia to rely on Europe’s moral conscience is to rely on something that does not exist.

The continued slaughter and destruction of the Russian populations in eastern and southern Ukraine will eventually demoralize the Russian people and undermine their support of Putin’s government for failing to halt it. The Russian government’s acceptance of the slaughter makes Russia look weak and encourages more aggression against Russia.

If the Russian government intends to resolve its problems in Ukraine and to forestall
Washington’s ability to further erode Russia’s political and economic relationships with Europe with more sanctions, the Russian government will have to turn to more forceful measures.

In Ukraine the Russian government has two alternatives. One is to announce that the ongoing slaughter and the unresponsiveness of Kiev and its Western backers to Russia’s efforts to end the killing with a diplomatic settlement has caused Russia to reconsider the provinces’ requests to be reunited with Russia and that any further attacks on these territories will be regarded as attacks on Russia and be met with a devastating military response.

The other alternative is for Putin to meet privately with Washington’s stooge and convey to the corrupt oligarch that enough is enough and that if the attacks continue Russia will accept the requests for reunification and protect the provinces. Putin would explain to Washington’s stooge that if he wants to retain the former Russian territories as part of Ukraine, he will have to work out satisfactory arrangements with the provinces. In other words, Putin would deliver an ultimatum, one that required an immediate answer so that the stooge couldn’t run to Washington and Washington would not have time to create a new propaganda.

Karl Marx regarded morality as a rationale for class interests. As each class created a morality to justify its interests, there was no basis for good will between people. With reform impossible, violence becomes the only effective method of change. Washington has its own version of Marx’s doctrine. As the exceptional country, history has chosen the US to prevail over other countries’ interests. Prevailing rules out diplomacy which requires compromise. Therefore, Washington, like Marx, relies on violence.

The Russian government cannot rely on diplomacy and good will if the West is relying on violence.

Perhaps s solution could be found by President Putin meeting separately with Merkel and Hollande and explaining that Russia cannot indefinitely accept sanctions based on lies and propaganda without taking more determined steps than Russian sanctions against European agricultural products. Putin could make it clear that if Europe continues to accommodate Washington’s assault on Russia, the flow of energy could be restricted or be turned off.

Additionally, President Putin might explain to the European leaders that the dynamics of Washington’s campaign to demonize Russia can escape control and result in war that would devastate Europe. Putin could tell Europeans that by disassociating from Washington’s foreign policy and adopting foreign policies that serve their own interests instead of Washington’s, Europeans have nothing to lose but their chains of vassalage.

Putin could explain to Europeans that Russia is prepared to guarantee Europe’s security and, therefore, that Europe does not need Washington’s guarantee against a nonexistent Russian threat.

If this very reasonable and diplomatic approach to Europe fails, then Russia and China know that they must prepare for war.

Johnny Patcheko interpelle Affi Nguessan

Russia demands publication of recordings from downed flight MH17

Malaysian

Mark Trevelyan (Reuters)

MOSCOW (Reuters) – Russia is demanding to know why international investigators have yet to publish the black box data from a Malaysian airliner that was shot down over eastern Ukraine in July, a deputy defense minister said in an interview published on Saturday.

Moscow blames Ukraine for the disaster, in which all 298 passengers and crew were killed. In a version of events widely believed in the West, Ukraine says the Boeing 777 was shot down by pro-Russian separatists with a surface-to-air missile.

"The Boeing catastrophe throws up more and more questions. But lately not many people are talking about this," Deputy Defense Minister Anatoly Antonov told RIA news agency.

"Why have the data still not been published about the conversations between the air traffic controllers and the pilots of the Boeing? Why haven’t the data been presented from the international investigation of the black boxes? Who doesn’t want this to happen?"

The interview marked the latest example of Moscow’s attempts to go on the media offensive at a time when it faces intense international pressure over mounting evidence of its military support for the rebels, something it continues to deny.

The Netherlands, which had 195 nationals on board the flight from Amsterdam to Kuala Lumpur, is leading the international investigation into the crash of Malaysia Airlines flight MH17.

The July 17 incident stirred international outrage, which only increased when rebel fighters impeded investigators’ access to the bodies and wreckage.

Antonov said Russia had established that a Ukrainian Su-25 military aircraft was in the vicinity of the Malaysian airliner.

"Where is the transcript of the recordings of conversations between the pilot of this plane and his command? How did a military aircraft come to be alongside a civilian one?

"If people are saying today that a rocket was fired from the ground towards that military plane, then I’d like to look that military pilot in the eye who used a civilian plane as cover, if of course that’s what happened," Antonov said.

His comments appeared to allow for the possibility that rebels might have downed the airliner in a failed attempt to hit a Ukrainian military plane, although he said these were only "working versions" of what may have happened.

Antonov said his ministry was pressing for answers about the tragedy from the United States, Ukraine and European countries.

He reiterated Russia’s denials of military intervention in Ukraine: "When people say today that Russia has launched aggression or war against Ukraine, that is all nonsense."

(Editing by Mark Heinrich)

Il n’y a aucun cas d’Ebola au Dramanistan … tout comme Dramane a gagné les élections de 2010, M. Frindéthié

ebolaIl n’y a pas un seul cas d’Ebola en Côte d’Ivoire. Que les Ivoiriens arrêtent de se faire peur en véhiculant des rumeurs infondées. Voilà ce que déclarait Dramane de retour de son voyage français, où, en compagnie de 12 autres concierges noirs, il est allé célébrer aux côtés du Grand-Maître-Blanc le 70e anniversaire du Débarquement en Provence. Il n’y a pas de cas d’Ebola en Côte d’Ivoire, car ainsi en a décidé Dramane, qui tient en main le sifflet du facteur de la vérité, et qui annoncera quand, cette épidémie, qui a pourtant pris ses quartiers à toutes les frontières de la Côte d’Ivoire, rentrera au Dramanistan.

Il n’y a aucun cas d’Ebola en Côte d’Ivoire, qui viendrait subvertir la « croissance à deux chiffres », le « retour » si claironné de la BAD, qu’on a fait fuir pour compromettre Gbagbo et qu’on peine tant à faire revenir depuis. Il n’y a pas un seul cas d’Ebola, qui viendrait perturber « l’émerzance ». Bien sûr, il y a eu des moments de frayeur à Abobo, à Yopougon, à Anyama, à Toulépleu, à Séguéla ; mais il y a eu plus de peur que de mal, car aucun de ces cas n’a testé positif. Ainsi le veut Goudou Raymonde Coffie, qui se fait dicter les résultats des tests depuis les ateliers de la rue Lepic. L’OMS (Organisation mondiale de la Santé) ne publie que les résultats que lui transmettent les ministères de la santé des Etats. Et au Dramanistan, c’est zéro cas d’Ebola. On a réussi ce « miracle » avec très peu ou pas de consignes.

Il n’y a pas un seul cas d’Ebola en Côte d’Ivoire : tout va bien dès lors que les populations refusent de se serrer les mains, mais continuent de s’entasser et de partager généreusement leurs sueurs dans les wrowros, les gbakas et les quelques bus de la Sotra epargnés de l’autodafé du Commando invisible. Il n’y a aura pas un seul cas d’Ebola au Dramanistan, tant que l’on évitera l’agouti, mais que l’on continuera à patauger dans les marécages des marchés, où se côtoient « le videur » fraîchement sorti des toilettes, ses mains encore moites de les avoir promenées entre ses fesses – so what ? Lo péi anvanche –, la vendeuse, les mains fourrées dans l’attiéké, et le dépité qui crache son agacement de la cherté de la vie sur les légumes.

Il n’y a aucun cas d’Ebola, nous dit Dramane, qui, pour s’en protéger évite de tendre la main à ses ministres, et évitera certainement cette tournée dans l’Iffou … prétextant une recommandation de ses médecins – bains de foule dans l’Iffou ? Qui est fou ? Dans la dictature du Dramanistan, il n’y aura pas de cas d’Ebola tant que Dramane lui-même ne l’aura pas dit. Et gare à qui ose prétendre le contraire ! Et tant pis si une population faussement mise en confiance continue de vivre dangereusement ses habitudes comme si elle était exceptionnellement à l’abri.

Il n’y a pas d’Ebola au Dramanistan … tout comme Dramane a gagné les élections de 2010.

La dédollarisation du marché mondial, M. Frindéthié

PoutineLes sanctions économiques imposées à la Russie par les pays occidentaux, et qui avaient pour but de tordre le cou à l’économie russe afin de forcer Vladimir Poutine à « lâcher » la rébellion pro-russe dont il serait le parrain, semblent avoir produit un effet boomerang des plus pénibles pour l’économie de l’Europe et de l’Amérique.

En représailles aux sanctions occidentales, le Premier ministre russe, Dmitriev Medvedev, avait d’abord émis la possibilité pour la Russie d’interdire son espace aérien aux vols des pays occidentaux qui s’étaient alignés sur l’Amérique. Si cette éventualité fit frémir les grandes compagnies aériennes occidentales, elle ne fut jamais appliquée. En revanche, un décret du président russe interdit l’importation de produits agricoles et de matières premières européens sur les marchés russes. Cette mesure punitive s’élargit plus tard à l’Amérique, à l’Australie et au Canada, qui se virent refuser l’entrée en Russie de leur viande, de leurs produits laitiers, de leurs fruits et de leurs légumes. Et puis la semaine dernière, ce fut la grande multinationale américaine de fast-food, McDonald, qui dut fermer boutique à Moscou pour violation de mesures d’hygiène.

Si cette décision de Moscou fit sourire au Pays de l’Oncle Sam, où l’on y détecta le harcèlement puéril d’une entreprise américaine par Moscou, il va sans dire que Washington trouvera moins drôle le dernier geste de Poutine qui vise la dédollarisation du marché mondial. En effet,   27 août dernier, Gazprom, la plus grande compagnie gazifière du monde, dont le siège est à Moscou, a annoncé qu’elle acceptait de se faire payer en Yuan par la Chine pour une livraison de 80.000 tonnes de pétrole fournies à partir de ses réserves de l’Arctique. Cette transaction, qui pour la première fois, du moins officiellement, se fait en une devise autre que le dollar, est d’autant moins souhaitée à Washington qu’elle brise l’hégémonie du dollar sur le marché mondial.

Si Moscou maintient sa position, qui est de conduire des transactions pétrolières en des monnaies alternatives (yuan, rouble), alors une règle sacrée se rature; celle qui maintient l’hégémonie de Amérique à travers sa monnaie, en obligeant tout pays voulant se procurer du pétrole sur le marché mondial à se constituer d’abord une réserve de dollars. En dédollarisant le marché mondial, la Russie affaiblit l’Amérique plus que celle-ci ne l’aurait cru possible.

 

Que ceux qui ont été réconciliés par Konan Banny lèvent la main, M. Frindéthié

bannyIncroyable ! C’est à croire que sous le charme des dozos de Dramane Ouattara l’ex-gouverneur de la BCEAO, Charles Konan Banny, a été scotché à cette chose, à ce CDVR, à ce cadavre créé de toutes pièces par Dramane pour se disculper devant l’opinion publique et exorciser les nombreux homicides qui jalonnent son parcours. Konan Banny n’a-t-il vraiment pas d’autre ambition que de baguenauder de régions en régions au nom de ce truc mort qui n’a jamais réconcilié personne et ne réconciliera jamais personne, tant l’esprit qui l’a fondé et le finance est empêtré dans la bouse du tribalisme et de la division ? Plutôt que de se contenter de cette nomination empoisonnée, n’est-il pas temps que Konan Banny aspire à une ambition moins polluée ? Car j’attends depuis sa génuflexion théâtrale au Palais de la culture que ceux qui ont été réconciliés par Konan Banny lèvent la main … et j’attends toujours.

Ange Kessi se serait-il enfin converti à la justice, M. Frindéthié

kessyLe 23 août dernier, le Tribunal militaire d’Abidjan condamnait à perpétuité le soldat FRCI Ladji Touré Pour l’assassinat à Sikensi du Commissaire de police Kouadio Amani Alain. C’était aussi l’occasion pour le sulfureux Ange Kessi, ce « Commissaire du Gouvernement » qui n’a jamais su conduire honnêtement aucune enquête jusqu’à son terme, de se lancer dans une cavalcade béate sous les pupilles dilatées d’une admiration toute pieuse des ouailles du RHDP; ceci pour d’abord racheter des accusations d’arbitraire qui lui viennent des observateurs de la scène politique ivoirienne le régime génocidaire qu’il sert très fidèlement, puis, pour se dédouaner lui-même en couvrant ses oripeaux de corrompu du kita de magistrat juste et impartial – car, pour qui connait Ange Kessi comme le connaissent la plupart des FDS, Kessi a une aversion prononcée pour l’impartialité, la légalité et la justice et une propension particulière à l’abus et la partialité. Ce qui conduirait tout logiquement à se demander d’où vient à ce « magistrat » servile et corrompu sa transmutation subite.

Devrait-on donc croire que la « conversion » inattendue de Kessi à la justice conduirait à un dénouement des nombreuses enquêtes restées sans suite ou des nombreux crimes des soldats FRCI demeurés sans interpellation ? Que nenni ! Ange Kessi est dans la préparation des esprits à la condamnation expéditive du colonel Gouanou et des officiers Jean-Noel Abéhi, ex-chef de l’escadron blindé du camp d’Agban, et Anselme Séka Séka, ex-aide de camp de Mme Simone Gbagbo. D’ailleurs, Kessi n’avait-il pas déjà prononcé la sentence de ces officiers lorsqu’il déclarait le 21 février dernier que « Les procédures sont en instruction et avancent normalement. Cest dans ce cadre que nous allons bientôt faire un appel à témoin. Déjà le ministre Joël N’Guessan a été entendu, parce quil a des gardes de corps qui ont été tués. Cest un procès très sérieux. Il implique plusieurs personnes avec des infractions très graves qui appellent la prison à vie. Les prévenus risquent la prison à vie. » ?

A bien y voir, Ange Kessi n’a pas du tout changé. Il est bien la honte que nous décrit le jeune Johnny Patcheko qui le connait très bien pour avoir servi sous ses ordres. Ladji Touré n’est que l’appéritif que nous sert Kessi avant la condamnation à perpétuité de Gouanou, Abéhi et Séka Séka, une condamnation concoctée d’avance dans les drogueries de la rue Lepic.

Insécurité / Microbes : L’imam Diaby Almamy « De grosses têtes de la rébellion sont derrière ces enfants »

microbesImam de la Mosquée Ifpg au Plateau et président de l’Ong Nouvelle Vision contre la pauvreté, Diaby Almamy, mène plusieurs actions dans le cadre de la réinsertion des ex-combattants. Nous l’avons rencontré le samedi 2 août 2014 au Plateau. A cette occasion, le guide réligieux qui est également un collaborateur de l’Onuci, s’est prononcé sur le phénomène des ‘’microbes’’, ces enfants qui agressent à main armée dans des communes d’Abidjan.

Il est de plus en plus question à Abidjan du phénomène des »Microbes ». Qui sont-ils exactement ?

Diaby Almamy : Il faut le dire. C’est une affaire qui concerne trois types d’enfants. Il y a celui des ex-combattants, celui des enfants qui ont servi d’indicateurs pendant la crise et ceux qui ont intégré ces groupes juste par suivisme. Mais, le fond du problème est purement politique. Le politique a utilisé ces enfants pendant les heures chaudes où il fallait trouver le moyen de faire partir le président Laurent Gbagbo. Et, une partie de ces enfants brûlaient les pneus, participaient aux opérations ville morte. Ils paralysaient tout le système dans les communes d’Adjamé, d’Abobo et d’Attécoubé. Aujourd’hui, ils ont vu que la situation s’est normalisée. Et, ceux qui les mettaient dans la rue sont aujourd’hui à l’aise pendant qu’eux souffrent. C’est l’une des parties du problème. Il y a aussi le cas des ex-combattants. Des enfants se sont battus avec eux pendant la crise. Ils avaient entre 18 et 25 ans. Et maintenant qu’on doit s’occuper d’eux, on leur dit qu’ils ne savent ni lire, ni écrire. Ils ont donc décidé de constituer un bloc à Attécoubé.

Quand ces enfants attaquent des personnes, que font-ils des biens volés ?

D.A : Ils ont des ex-combattants derrière eux, à qui, ils reversent tout cela, une sorte de commandement.

Qui sont ces personnes, ces ex-combattants ?

D.A : A Attécoubé, ce sont les éléments de la Marine. Il y avait deux groupes. Un qui acceptait de travailler pour eux quand un autre groupe refusait. Ce qui faisait que lorsque les deux groupes s’affrontaient, au lieu de les séparer, ils choisissaient de tirer sur ceux qui ne travaillent pas pour eux. Attécoubé était devenue infréquentable. Je suis allé voir la commissaire (de police) pour lui demander les raisons de cette situation. Elle m’a fait savoir que quand on arrête ces enfants, des hommes en armes, en treillis, viennent les libérer sous prétexte que ces enfants ont combattu avec eux. Je suis allé à la Marine pour discuter avec le commandant. Il m’a dit que ce ne sont pas eux les responsables. Mais, après nos investigations, nous avons compris que ce sont ses éléments qui le faisaient. Pour aller plus loin, je vous informe que le chef des microbes de Boribana dormait à la Marine.

Ce chef-microbe est-il un soldat ?

D.A : Non, c’est un civil. Et, il dormait à la Marine au vu et au su de tous. Quand les gens de la Cie (Compagnie ivoirienne d’électricité, Ndlr) sont venus à Boribana pour couper le courant parallèle, ces enfants ont coupé le bras d’un élément Frci du ‘’commandant Barbu’’. Cela n’a pas été sanctionné. On constate que ces enfants font ce qu’ils veulent et personne n’en parle. Nous avons organisé une grande cérémonie pour proposer des solutions à ce problème. Ces enfants nous disaient tout. Après les échanges avec les enfants, nous avons compris que le problème à Attécoubé vient de la Marine. Celui d’Abobo vient des anciens ‘’syndicats’’ qui ont leur enfants parmi ces microbes.

Concernant ces éléments des ‘’syndicats’’, à quel niveau sont-ils impliqués dans cette affaire ?

D.A : Il y a 4 enfants que nous sommes allés trouver à la Maca (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). On leur a demandé pourquoi ils se sont retrouvés en prison. C’étaient des enfants de 15 à 17 ans maximum. Ils nous ont expliqué qu’ils étaient dans les gares. Ils prenaient ce qu’ils devaient prendre pour le remettre aux chefs des syndicats. A un moment, ils se sont rendus compte que les chefs ne s’occupaient pas bien d’eux. Ilsmicrobes 2 ont donc décidé d’arrêter. Quand ils ont arrêté, on les a envoyés de Cocody à Abobo. Après, ils se sont retrouvés à la Maca. Ces enfants n’y sont pour rien. C’est pour vous dire qu’il y a de grosses têtes qui ont combattu au niveau de la rébellion qui sont derrière ces enfants.

Des officiers supérieurs ?

D.A : Oui. Des gens bien connus aujourd’hui, qui ont participé à la rébellion. Ce sont aujourd’hui des haut gradés. Cela nous choque vraiment de voir cela. Parce que cela n’aide pas le président (de la république) à sortir le pays du trou. Il fait tout ce qu’il peut. Mais, ces gens créent toujours un blocage. Ils allument le feu et viennent après jouer les pompiers. Il y a des enfants de ‘’syndicats’’ bien connus, qui sont des microbes. Donc, ils ne peuvent jamais contribuer à arrêter ce phénomène. Puisque, quand ces enfants prennent des portables, des bijoux de valeur, ils viennent les remettre à ces soi-disant chefs. Et quand après le partage ils ne sont pas contents, ils retournent encore sur le terrain. Mais, il y a un fait qu’il faut souligner. La plupart de ces enfants sont des ressortissants des pays voisins. Pour beaucoup, ils ne sont pas Ivoiriens. Il y a des Maliens, des Guinéens, des Burkinabés. Le chef d’Attécoubé par exemple est Burkinabé. Son second est Malien. Nous avions décidé de rentrer en contact avec les Ambassades de ces pays pour qu’ils puissent aussi faire la sensibilisation à leur niveau. Tous ceux-là sont soutenus par des chefs de guerre. Il ne faut surtout pas oublier ce côté.

Qu’est ce qui motive aujourd’hui ces officiers supérieurs qui vivent quand même dans de bonnes conditions à encadrer ces enfants ?

D.A : Les syndicats par exemple sont soutenus par certains chefs de guerre parce que dans chaque gare, ils ont leur ration. De ce fait, ils ne veulent pas mettre fin à ce qu’on appelle le phénomène des Gnambros (membre de syndicats de transporteurs : Ndlr). Et, c’est le phénomène des Gnambros qui alimente celui des »Microbes ». Puisque, la plupart de ces enfants sont les fils des syndicats. Il faut le dire. Aujourd’hui, je me retrouve souvent menacé par des syndicats, des Frci. J’ai été mandaté par l’Onuci (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire : Ndlr) pour suivre le processus des ex-combattants. J’ai aidé plus de 300 à Abobo à avoir un emploi. Je sais donc de quoi je parle.

Ne craignez-vous pas pour votre vie à l’allure où vont les choses ?

D.A :Pas du tout. Je suis guide religieux. Imam de la mosquée Ifpg au Plateau, qu’on appelle la mosquée Aemci. Je me dis que c’est une mission de Dieu. Ils peuvent me tuer s’ils le veulent. Mais, qu’ils sachent que tout ce qu’ils sèment, ils le récolteront un jour.

Pour revenir à la question de ces bandes, comment fonctionne une équipe de »microbes » ?

D.A : Il y a ce qu’ils appellent ‘’Opération ville propre’’. Ils peuvent se mettre à près de cent. Ils occupent une voie. Et ce jour-là, tous ceux qu’ils rencontrent sur cette voie, sont dépouillés de tout. Il y a deux semaines à Attécoubé, il y a un microbe qui a foncé sur moi. Arrivé à mon niveau. Il a crié ‘’Eh vieux père, c’est toi’’ et il est parti. Il avait sa machette et son pistolet en main.

En plus des armes blanches, ils ont donc des armes à feu…

D.A :Oui, ils ont des armes à feu. Vous savez, ces enfants n’ont plus peur de rien. J’étais à Agboville, il y a quelque temps. A 23 h, »le commandant Barbu » qui est à la Sodeci à Attécoubé, m’a appelé. Il m’a dit que ces enfants ont même cassé sa voiture à Boribana. J’ai dit au commandant que »ceux qui te créent des problèmes sont au sein de ton groupe ». Ce qui se passe actuellement risque de ternir fortement l’image du président Ouattara. C’est pour cela que nous avons décidé de dire la vérité aux Ivoiriens.

Quelle est cette vérité ?

D.A :La vérité est que pour finir avec les »Microbes », il faut régler le problème des ex-combattants. Il y en a qui ont combattu et qui n’ont pas été pris en compte pendant que des autorités allaient chercher leurs frères au village pour les (…) Lire La suite sur Linfodrome

From Tahrir Square to Ferguson, MO, M. Frindéthié

FergusonIn the last few years, American youths have watched their policy makers glorify violent dissent abroad, heroize defiant Molotov cocktails throwers in places like Tunisia, Libya, Egypt, Syria, and Ukraine. American youths have seen their policy makers waste not a second to sanctify violent civil disobedience movements around the world with the holy water of “democracy” and baptized those violent protests with such imaginative appellations as "Arab Spring" and "Eurasian Spring". American policy makers have blessed violent contestations overseas with incredible shortsightedness, that is, without the slightest apprehension that in a country not totally ridden of deep-seated social inequalities, American youths could be inspired by this “new and lemon-scented” method for demanding social change at home. Naively thinking of itself as “exceptional”, America disremembered that calcomania is the proper of humans and not just of some peoples, and that what is good for the goose may be so for the gander. Today, on the occasion of the nth shooting of an unarmed black youth by a police that is growing epidermally trigger-happy, Ferguson, MO is looking anxiously like Tahrir Square, leaving many bewildered Americans to wonder how this could happen here, in all places. As if here were never here in the first place.

Comprendre le supplice du PDCI, M. Frindéthié (publié le 30 avril 2013)

schizoidC’est vers les premiers schizoanalystes que nous dûmes nous tourner, dans notre désir de comprendre le supplice du PDCI, ce grand enfant de soixante ans, qui se fait entuber, se fait violer, se fait  fouetter par ce tout jeune führer du RDR, et qui toujours, tel un mouton de panurge, suit tout bonnement le RDR, et continuera à suivre niaisement jusqu’en 2015. Et ce qu’il nous fut donné de voir, ce fut le programme bien élaboré de l’esclave et de sa dominatrice, lorsqu’immobilisé sur l’autel de son supplice, le PDCI en redemandait encore et encore :

« Maîtresse, 1) tu peux me ligoter sur la table, solidement serré, dix à quinze minutes, le temps de préparer les instruments ;

2) Cent coups de fouet au moins, quelques minutes d’arrêt ;

3) tu commences la couture, tu couds le trou du gland, la peau autour de celui-ci au gland l’empêchant de décalotter, tu couds la bourse des couilles à la peau des cuisses. Tu couds les seins, mais un bouton à quatre trous solidement sur chaque téton. Tu peux les réunir avec un élastique à boutonnière. Tu passes à la deuxième phase :

4) tu as le choix soit de me retourner sur la table, sur le ventre ligoté, mais les jambes réunies, soit de m’attacher au poteau seul, les poignets réunis, les jambes aussi, tout le corps solidement attaché ;

5) tu me fouettes le dos les fesses les cuisses, cent coups de fouets au moins ;

6) tu me couds les fesses ensemble, toute la raie du cul. Solidement avec du fil double en arrêtant chaque point. Si je suis sur la table, tu m’attaches alors au poteau ;

7) tu me cravaches les fesses cinquante coups ;

8) si tu veux corser la torture et exécuter la menace de la dernière fois, tu enfonces dans les fesses les épingles à fond ;

9) tu peux alors m’attacher sur la chaise, tu me cravaches les seins trente coups et tu enfonces les épingles plus petites, si tu veux tu peux les faire rougir au réchaud avant, toutes ou quelques-unes. Le ligotage sur la chaise devrait être solide, et les poignets dans le dos pour faire ressortir la poitrine. Si je n’ai pas parlé des brûlures, c’est que je dois passer d’ici quelque temps une visite et que c’est long à guérir – et 2015 n’est pas bien loin »

Peur, sadisme inversé, ou tout simplement "lo péi avanche" ?

Croissance à 2 chiffres : broutage au sommet de l’Etat, M. Frindéthié

croissancePendant sa campagne présidentielle de 2010, Alassane Dramane Ouattara, le Warifatchê, accompagné des darboukas de ses griots, brandissant son « carnet d’adresses bien fourni », jaspinait haut et fort, dans l’allégresse de ses ouailles, qu’argent, il savait où trouver, et que des milliards il ferait pleuvoir sur la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, 3 ans après l’investiture musclée de Dramane par les forces armées occidentales, même les inconditionnels de Dramane se demandent s’ils n’ont pas été victimes d’un broutage d’Etat. Rien de ce que Dramane a promis (65.000 classes en 5 ans, 5 universités en 5 ans, 50.0000 projets financés en 5 ans, accès à l’eau potable, accès à l’électricité, une maison pour chaque famille à moins de 5.000.000 de francs CFA, résorption du chômage, emplois pour les jeunes, etc.) ne s’est réalisé.

Bien au contraire ; après avoir endetté, rendetté et surendetté la Côte d’Ivoire auprès de ses maîtres de Bretton Woods, après avoir par trois fois –2012, 2013, 2014 – hypothéqué les ressources de la Côte d’Ivoire à travers des « emprunts obligataires », après avoir privatisé et vendu aux amis de son épouse des sociétés d’Etat, Dramane Ouattara, le concierge du Fonds monétaire et de la Banque mondiale à Abidjan, peine toujours à trouver les fonds nécessaires pour commencer la réalisation de ses promesses hyperboliques.

Holà ! Il ne serait pas juste d’affirmer que Dramane n’a fait que promettre sans vraiment rien donner aux Ivoiriens. En réalité,imagesALIO72XP le Warifatchê a beaucoup donné aux Ivoiriens. Il leur a donné des licenciements massifs (1200 agents à la Sotra, 300 agents à la RTI, etc.). Il leur a donné l’augmentation du prix du carburant et du gaz butane. Il leur a donné les délestages intempestifs et les pénuries récurrentes d’eau. Il leur a donné une diète d’amaigrissement expertement aménagée dans un panier de la ménagère inaccessible pour le commun des Ivoiriens. Il leur a donné l’indiscipline civile et la précarité se bousculant dans cette énorme favela qu’est devenue la Côte d’Ivoire. Il leur a donné les microbes (ses enfants soldats du Commando invisible), les occupants du Mont Péko, et des syndicalistes du transport à la gâchette facile. Mais surtout, il leur a donné un fourmillement d’affairistes attentistes résolus à se goinfrer sans prendre le temps de respirer … jusqu’à ce que leur moment soit « venu », pour utiliser cette sentence de koffi au carré.

Dramane Ouattara, l’homme-au-carnet-d’adresses-fourni-qui-sait-comment-trouver-de-l’argent a beaucoup donné aux Ivoiriens. Et voilà que fatigué d’attendre que les Ivoiriens lui expriment une reconnaissance qui tarde à venir, Dramane Ouattara, le Warifatchê, décide de se récompenser en se servant directement dans la poche des Ivoiriens, en instaurant une ixième taxe, celle-là sur le logement, une taxe à laquelle seront soumis propriétaires et locataires. Ailleurs, une telle entreprise serait tout simplement nommée par ce qu’elle est ; à savoir un maraudage institué. Mais ici, il s’agit du Dramanistan, un Etat voyou où tout marche sur la tête.

Dans les clameurs des hâbleurs dramanistes qui vendent aux populations des chimères de croissance à deux chiffres alors que la Côte d’Ivoire s’indiscipline, s’ourémise et se ghettoïse sous le règne des dozos, des gnambros, et des « microbes », les Ivoiriens en sont à se demander ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter ce broutage au sommet de l’Etat.

Port-Bouët sous le règne des dinosauriens, Martial Frindéthié

 

Hortense Aka Anghui, Maire de Port-Bouet depuis 34 ans

Hortense Aka Anghui, Maire de Port-Bouet depuis 34 ans

Au moment où Hortense Aka Angui, la maire actuelle de Port-Bouët, par exemple, prenait en main la destinée de cette commune, c’est-à-dire, en 1980, son opposant aux dernières élections, le Dr Emmou Sylvestre, était à peine né. Après s’être fait réélire une pléthore de fois par une machine électorale au fonctionnement problématique, Aka Angui revient pour une ixième victoire assurée. Et je ne crois pas que ses victoires lui viennent des urnes ; à moins que les habitants de la commune de Port-Bouët ne soient de grands masochistes qui adorent s’auto-flageller.

En trente-quatre (34) ans « d’administration Angui », qu’a gagné la commune de Port-Bouët ? Quiconque cherche la réponse à cette question n’a qu’à jeter un coup d’œil sur la « Mairie de Port-Bouët », le centre névralgique de Madame, où se prennent toutes les « grandes décisions ». La mairie est un îlot de délabrement posé au milieu d’un océan de mille décompositions.

Au nord des bureaux de Madame la maire, ce sont les puanteurs d’un abattoir débordé d’immondices, de déjections, et d’anarchies de tous genres, que la brise de l’Océan, déjà chargée des effluves nauséeux du marché marécageux, peine à refouler vers les violentes exhalaisons marneuses de la lagune Ebrié. Au sud-ouest, ce qui était autrefois la belle plage de Petit-Bassam, est nue. Plus aucun cocotier. Et le petit lac de Petit-Bassam, naguère si grouillant de baigneurs, où j’avais bu la tasse, où j’avais fait l’école buissonnière, où Maman était venue plus d’une fois me chercher la chicotte à la main, n’est plus qu’une flaque d’eau verdâtre. La cellule de réflexion de Madame la maire n’a jamais su comment préserver ce joyau de la nature ! D’ailleurs, le tunnel qui autrefois alimentait le petit lac en eau de la lagune s’est bouché depuis fort longtemps; et, de l’autre côté de la route, la lagune elle-même, a été transformée en un gros dépotoir, un berceau d’infections, un centre de contaminations. On y déverse tout; on y jette tout. Les centaines de latrines construites le long de la lagune s’y vident directement, et les excréments vont alimenter les poissons qu’on pêche ensuite pour nourrir les familles et approvisionner les maquis locaux. Et le cimetière qui gagne du terrain, qui avance dangereusement vers la lagune; et nos morts qui s’infiltrent dans le sous-sol et qui viennent nous tuer pendant que nous les pleurons. A l’est des bureaux de Madame la maire, c’est la cacophonie des wrowros, c’est le sauve-qui-peut de Gonzagueville, c’est le désespoir de Jean-Foly, c’est la répétition de la misère et de la décadence générales d’une commune qui est pourtant la plus riche du territoire ivoirien avec sa zone industrielle et sa raffinerie de Vridi et son aéroport international. Et au sud, ce sud qui disparait, c’est le village Alladian que la mer grignote, grignote, grignote chaque jour un peu plus sans que la moindre solution ne puisse être envisagée.

Pour aimer la commune de Port-Bouët telle qu’elle est aujourd’hui, il faut ne pas l’avoir connue telle qu’elle était auparavant. La commune continue de dépérir. Mais Madame la maire n’en a cure, car elle, elle mange et dort loin de tout cela. Elle a tellement de mépris pour la commune qu’elle gouverne, qu’elle n’y a jamais élu domicile. Qu’a gagné Port-Bouët en 33 ans d’Aka Angui? Sinon que le reflux, sinon que le dépérissement, sinon que l’anémie ?

Et n’allez pas me dire que les habitants de Port-Bouët sont de grands masos qui ne demandent qu’à être enchaînés à leur propre vomi. Si Madame la maire est réélue tous les 5 ans, c’est moins pour sa compétence que pour la « bonne huile » qui graisse la machine électorale.

(vidéo) La traitrise finit toujours par trahir le traitre

the torture man you can grab anytime

BlackKaffir-man

a Hindu-man-from-Calcutta

a Harlem-man-who-doesn’t-vote

the famine-man,

the insult-man,

the torture man you can grab anytime,

beat up,

kill — no joke,   kill — without having to account to anyone,

without having to make excuses to anyone

Césaire

On ne change fondamentalement rien si on ne gouverne, Pourquoi et comment le FPI se doit de gouverner en 2015, M. Frindéthié (publié initialement le 23 août 2013)

pascal-affi-n-guessan-laurent-gbagbo2015 sera l’année qui libérera la Côte d’Ivoire ou la plongera dans une irréversible décomposition. Laisser la Côte d’Ivoire à Dramane Ouattara pour 5 années supplémentaires, équivaudrait à se laver les mains et abandonner le pays à une gouvernance qui à mi-chemin condense une insécurité en accroissement exponentiel, une barbarie indomptée, une détérioration  inédite du respect du droit de l’homme, un pillage sauvage des ressources naturelles, un saccage insolent des deniers publics, un enrichissement illicite grossier, un chômage et une cherté de la vie en augmentation absolue, une expropriation autorisée des terres des autochtones par des déferlantes étrangères,  une indiscipline primitive,  le crépuscule du penser et l’éloge de la décrépitude intellectuelle, une dévastation ahurissante des infrastructures sociales, la mort programmée de la démocratie, et l’érection graduelle mais sure  d’une islamisation effrontée de la vie politique.

De la bourbe de son bilan présidentiel  calamiteux, Alassane Dramane Ouattara, annonce, sans vergogne aucune, son intention de briguer un second mandat présidentiel en 2015. Et jusqu’à tout récemment, Dramane Ouattara était persuadé qu’en 2015 il accéderait à la magistrature suprême de la Cote d’Ivoire sans coup férir, comptant sur une opposition pourchassée et décapitée, sur une population harcelée et terrée, sur une « Assemblée nationale » lobotomisée, et sur un PDCI déserteur, à la direction narcissique, déliquescente et abandonnique. Laisser la Côte d’Ivoire entre les mains de Dramane Ouattara, de son RDR et du PDCI de Bédié, c’est l’abandonner à une agonie dont aucun bouche-à-bouche ne la ramènera. C’est pourquoi, le FPI qui aujourd’hui incarne la conscience collective des Ivoiriens amoureux de leur pays doit gouverner en 2015.

Or comment le FPI peut-il se présenter aux échéances de 2015 alors que le Président Gbagbo demeure emmuré dans les geôles de la Haye ? Se préparer pour la bataille électorale de 2015 à ce moment ne reviendrait-il pas à diluer la lutte pour la libération du Président Gbagbo, à légitimer son arrestation, et à disculper l’autocratie barbare de Dramane Ouattara en Côte d’Ivoire ?

Je dis, moi, qu’il faut faire de la politique comme l’on marche et mâche de la gomme en même temps. Et c’est pourquoi, au risque de causer une apoplexie à certains patriotes de la mère patrie, je dis qu’il faut la faire, cette politique, jusqu’au pénultième de la contradiction. Après tout, « la politique du futur », comme nous l’enseignait Nietzsche, n’est-elle pas l’art de la compossibilité ? Celui de dire « oui » à la vie en lui opposant ce perpétuel « non » ? De marier deux contraires possibles mais compatibles sur le terrain de la résolution des revendications sociales ? Le FPI n’a-t-il pas déjà compris et joué à ce jeu de la compossibilité en répondant « oui » la semaine dernière à l’invitation des chancelleries de ces pays-là même qui ont soutenu et installé le despote d’Abidjan ?

Afin de sauver la Côte d’Ivoire de l’anémie sociale et morale qui la ronge sous le régime des génocidaires, le FPI doit gouverner en 2015. Afin d’avoir la chance de gouverner en 2015, le FPI doit se mettre en position d’infléchir à un coefficient très élevé la politique ivoirienne. Le FPI, comme l’a fait le MPCI en 2002, doit, dans l’attente de 2015, et surtout en préparation de 2015, exiger le poste de Premier Ministre dans un gouvernement de « réconciliation nationale ».  Les signes de l’affaiblissement du régime des génocidaires sont évidents. Dramane Ouattara est sous la pression de ses maîtres, qui supportent difficilement ses écarts dictatoriaux et la conséquente réduction de leurs dividendes. Si Dramane n’a jamais été maître du jeu, aujourd’hui, tout porte à croire qu’il l’est encore moins. C’est pourquoi le FPI doit saisir l’occasion de l’affaiblissement d’un « chef d’Etat » qui n’existe que pour faire figure de proue, pour exiger la primature, assainir le gouvernement des cancres qui l’assiègent, introduire ses hommes et se donner les moyens financiers et la visibilité nécessaires pour 2015. Pour 2015 et pour arrêter la chute libre de la Côte d’Ivoire, toute en luttant pour la libération du Président Gbagbo, le FPI doit exiger que les pouvoirs du « chef de l’Etat » soient entièrement versés au Premier Ministre dans un gouvernement de « d’union nationale », un Premier Ministre qui soit du FPI. 2015 est au coin de la prochaine rue ; le temps est essentiel, et la Côte d’Ivoire continue de saigner ; et le FPI doit gouverner pour arrêter l’hémorragie.

Hillary Clinton Criticizes Obama’s ‘Don’t Do Stupid Stuff’ Foreign Policy, Margaret Hartmann

11-hillary-obama_w215_h215_2xEarlier on her book tour/not-so-secret campaign practice run, Hillary Clinton gingerly criticized the current administration, saying, "We have not been telling our story very well." (Echoing Obama, who cited that as a major failure of his first term.) In an interview with The Atlantic‘s Jeffrey Goldberg released on Sunday, Clinton gave a considerably sharper critique of Obama’s leadership, using the word "failure" twice to describe the president’s decision to stay out of the conflict in Syria, and bashing the White House’s self-proclaimed foreign policy doctrine "don’t do stupid stuff" (or rather "shit," though Clinton stuck with the cleaned-up version). "Great nations need organizing principles, and ‘Don’t do stupid stuff’ is not an organizing principle," she said. "It may be a necessary brake on the actions you might take in order to promote a vision."

This is Clinton’s most significant break with Obama since stepping down as secretary of state, but she clearly only wanted to put a slight amount of distance between herself and the president. Though she noted several times that she urged Obama to arm and train the Free Syrian Army early on, she said, "I don’t know the answer to that" when asked if U.S. intervention could have prevented the rise of ISIS. "I know that the failure to help build up a credible fighting force of the people who were the originators of the protests against Assad — there were Islamists, there were secularists, there was everything in the middle — the failure to do that left a big vacuum, which the jihadists have now filled," she said.

When asked why Obama recently suggested "don’t do stupid stuff" sums up his foreign policy, Clinton complimented the president and did some backtracking on his behalf:

I think he was trying to communicate to the American people that he’s not going to do something crazy. I’ve sat in too many rooms with the president. He’s thoughtful, he’s incredibly smart, and able to analyze a lot of different factors that are all moving at the same time. I think he is cautious because he knows what he inherited, both the two wars and the economic front, and he has expended a lot of capital and energy trying to pull us out of the hole we’re in. So I think that that’s a political message. It’s not his worldview, if that makes sense to you.

Of course, no Clinton interview would be complete without a vague admission that she’s running in 2016. She agreed with Goldberg that the U.S. should keep reminding the world that it has a good track record on advancing freedom, and remarked "I feel that this might be an old-fashioned idea, but I’m about to find out, in more ways than one."

Then, when asked about her own "organizing principle," she unveiled a potential campaign slogan:

Peace, progress, and prosperity. This worked for a very long time. Take prosperity. That’s a huge domestic challenge for us. If we don’t restore the American dream for Americans, then you can forget about any kind of continuing leadership in the world. Americans deserve to feel secure in their own lives, in their own middle-class aspirations, before you go to them and say, "We’re going to have to enforce navigable sea lanes in the South China Sea." You’ve got to take care of your home first. That’s another part of the political messaging that you have to engage in right now. People are not only turned off about being engaged in the world, they’re pretty discouraged about what’s happening here at home.

That’s definitely an old-fashioned idea. MSNBC notes that "Peace, prosperity, and progress" was the slogan for Dwight Eisenhower’s 1956 campaign, and "prosperity and progress" was Al Gore’s campaign slogan in 2000.

What is the Obama Doctrine? M. Frindéthié (first published on March 30, 2011)

obama-bowsMost American presidents have had some strategic vision driving foreign policy. Clinton had his doctrine: President Clinton believed that in an interconnected world, nothing was absolutely isolated, and therefore, events apparently geographically far from America could indeed have deep implications on the lives of Americans. Terrorism and wars breeding instability on all fronts, America’s role was, Clintonians would argue, to police the world in order to prevent—notice that “prevention” is the operative word—the festering of foreign conflicts from reaching the coasts of America. President Bush’s doctrine was preemption: hit America’s enemies even before they had the opportunity to act; and when it came to America’s security, cumbersome negotiating, such as habitual at the UN or even in Congress, could be circumvented. Bush would strike first and ask other leaders to either fall in line or to dissent and assume the consequences of their choices, such as not having any claim in the loot sharing. Rightly or not, Bush’s strikes on Afghanistan and Iraq were predicated on his firm belief that these countries constituted threats to the US. Even those who question his true motives in Iraq would remember that Bush said once of Saddam: “After all, this man wanted to kill my Dad;” which verifies the preemption doctrine: Get them before they get your kin. So, there seems to be some strategic vision driving foreign policy with the immediate predecessors of Obama, Clinton and Bush.

On the other hand, I have yet to figure out what President Obama’s doctrine is. Is there one? Has anyone figured it out yet? In light of the recent crises in Africa and the Middle East, Obama’s principles guiding foreign policy seem nebulous to me, like one of these metaphysical conjectures that are meant to efface their own traces as soon as they are posited. Anything and its contrary are possible at the same. One can lead by being led at the same time. One can be sure and uncertain at the same time. One can speak now or later at the same time, for time can be and not be of the essence at the same time. This, I confess, is a complicated political polka the steps of which I have yet to figure out.

Cote d’Ivoire: Christian Populations under Threat of Radical Islamism, M. Frindéthié

 

Coulibaly Ousmane, aka Bin Laden

Coulibaly Ousmane, aka Bin Laden

A bus full of Christian boy and girl scouts en route to a prayer retreat was attacked by armed militias in Toumodi, central Cote d’Ivoire. The assailants killed the driver and wounded one of the young worshippers.

The populations of Cote d’Ivoire, especially those living in the heartland, have been taken hostage by the plethora of militiamen that operate under the control of the warlords that have helped put Alassane Dramane Ouattara in power in 2011 after a protracted civil war. Dramane Ouattara’s explicit ethno-religious politics meant to favor the Muslim Northerners has embolden a radical Islamist fervor against Christians; and several “officers” of Ouattara’s uncontrolled army do openly flaunt their nicknames borrowed from the bloodiest of radical Islamists, such as Bin Laden.

This latest attack on Christians could have simply been interpreted as a casual occurrence in a country reeking of growing insecurity, had some people not been targeted precisely for their Christian faith. On several occasions, on this site, we have called attention to a situation that, if left unchecked, will indubitably degenerate into the crises faced by Central Africa and Nigeria.

There is a growing germ of radical Islamism in Cote d’Ivoire that needs to be rooted out. Dramane Ouattara is incapable of diffusing the Islamist time bomb as the fear it generates in the opposition on election days constitutes the organizing principle of his presidency.

Encore des promesses! M. Frindéthié

Et c’est reparti! Dramane Ouattara est encore en pleine crise de mythomanie. Le voilà, qui à l’occasion de son discours commémoratif de la 54e année de dépendance de la Côte d’Ivoire, égrène en plein enivrement, une fois de plus, un chapelet de promesses, alors même qu’il n’a pas encore satisfait à un seul des engagements qu’il a pris pendant sa campagne électorale. De deux choses l’une : Ou bien Dramane prend les Ivoiriens pour des mabouls, ou bien sa mémoire est atteinte d’une senescence aigüe. Pour ne pas faire à notre hâbleur mystificateur l’insulte de penser qu’il a tant de mépris pour les Ivoiriens, optons donc pour l’alternative qu’il est en déficit de mémoire, et ayons la bonté de lui rappeler, en images, ses délires de campagne insatisfaits pour lesquels les Ivoiriens n’ont récolté en définitive que pénurie, délestages, chômage, paupérisation, cherté, vulgarité, saleté, indiscipline, désordre, immolation, persécution religieuse et ethnique, islamisation radicale, déscolarisation, incarcération arbitraire, criminalité, insécurité, racket, corruption, incivisme, dépossession, et incompétence.

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Why are most African leaders always looking to the West? M. Frindéthié

slave mentalityWhy are African leaders always looking to the West to solve Africa’s internal problems when overwhelming evidence shows that Africa’s problems are first and foremost the consequences of the West’s will-to-domination?  This is simply because many African countries are still ruled by elites that have received most or part of their education from the debilitating colonial school system, either in the colonies, in the metropolis or through their progenitors. As such, they have been formed for the production and maintenance of European domination. Though some of them have managed to free themselves from the mental entrapment of colonialism, many still remain trapped in the stultifying psychological dependence on the West. Their Occidentalism is sometimes stomach-turning. They have internalized the negative discourses on blackness that have been the essential constituents of colonial secular as well as religious curricula, and which they now mirror in their daily dealings with Western economic and political operatives. Their allegiance is not to Africa. All they want is to please the West. They are seeking assurance from the West that they belong, that they are passable, acceptable. They would do anything to please the West. Their allegiance to the metropolis is pathological, because they have been ingrained with a slave mentality that causes them to identify their salvation in the West or anything that amounts to the West. Their neurotic condition carries deeply depressing effects for the development of the African continent. While they should be working at ways to pull Africa out of its misery, misery to which they have greatly contributed by their indolence and sick heroization of the West, instead, the black elites have their gaze turned toward the Occident, to which they holler: “Does anyone out there (in the West)  love me?”

Most US journalists are coward when it comes to Israel, Greenwald

Glenn-Greenwald

 

August 5, 2014 2:22 pmUS
investigative journalist Glenn Greenwald has blasted the media coverage of the Israeli-Palestinian conflict in the Gaza Strip by the American media.

In an interview with The Huffington Post on Monday, Greenwald said there have been some good journalists, but totally he gives an F to the US media coverage.

“Most American journalists though are coward when it comes to Israel. They don’t want to mention it,” he said.

“There’s no question that the way that the American media covers this conflict is based on the principle that Israeli lives are just inherently more valuable than Palestinian lives,” the journalist added.

“It takes probably 50 Palestinians being killed to get anywhere near the attention of, say, an elderly Israeli woman being frightened in her home and having some kind of a medical problem because of the trauma.”

Almost as many Palestinians have been killed as Americans on 9/11, and the media has remained “essentially calm about it,” according to Greenwald.

“I think there’s a racist element to it. I think there’s an ethnocentric element to [the media coverage],” he said. “There’s definitely an anti-Muslim strain that runs throughout how this coverage is conducted.”

The number of deaths and injuries in the Gaza Strip keeps rising as the Israeli war on the blockaded territory enters its 29th day.

The death toll from Israel’s attacks since July 8 now stands at more than 1,800. Nearly 430 of the victims are children.

The attacks have also injured over 9,500 Palestinians. The Palestinian Health Ministry says the injured include more than 2,800 children, over 1,800 women, and 374 elderly people.

By Press TV

Israel security does not justify ‘slaughter of civilians': France

 France's Foreign Affairs minister Laurent Fabius

France’s Foreign Affairs minister Laurent Fabius

Paris (AFP) – Israel’s right to security does not justify its actions in Gaza, French Foreign Minister Laurent Fabius said Monday, as he called for a political solution to be "imposed" by the international community.

"How many more deaths will it take to stop what must be called the carnage in Gaza?" Fabius said in a statement.

"The tradition of friendship between Israel and France is an old one and Israel’s right to security is total, but this right does not justify the killing of children and the slaughter of civilians."

The statement comes amid global outrage over an Israeli strike next to a UN school where ten people were killed, among them civilians who had been seeking refuge from the violence.

Fabius said Islamist group Hamas, the de facto rulers of Gaza, "clearly carries an overwhelming responsibility" for the conflict but that Israel was not justified in carrying out what UN Secretary General Ban Ki-moon called "a criminal act" with the attack near the school.

"That is why we support and demand the establishment of a real ceasefire as proposed by Egypt and why we are ready, as French and Europeans, to contribute to it in a concrete way," he said.

"It is also why a political solution is essential… and should in my opinion be imposed by the international community," Fabius said.

(Video): Chant from the "chosen people": There is no school tomorrow; there are no children left in Gaza

‘No children left in Gaza!’ Right-wing Israeli mob mocks deaths in anti-Gaza chant

 

Dershowitz on War and Values, M. Frindéthié

alan-dershowitzOn Tuesday, July 29, 2014, during a CNN debate, Alan Dershowitz submitted that Israel’s offensive operations in Gaza should be supported, because through its war against the Palestinian people, Israel was not only defending itself, but it was also, and most importantly, defending “Western values.” I could not help wondering what Western values, the values of which Western social engineer, Dershowitz was referring to. The values advocated by King Leopold II of Belgium in the Congo? The values promoted by Hernan Cortez in the Americas? The values put forth by Hitler in Germany? Or the values of Sarkozy in Cote d’Ivoire? The last time I checked, these social engineers were all “Westerners” convinced that the values they upheld were of the highest kind.

Throughout history, Western civilization has shown time and time again that it does not have the last word on superlative values. Isn’t time that Dershowitz and those who think like him started ridding themselves of their anxieties about “higher” and lower “peoples”? Isn’t time that they started thinking in terms of the suffering of the human race and stopped ranking distress and torment on the basis of race, ethnicity, creed, and nationality?

The West Scurrying Away from the Crime Scene, M. Frindéthié

Libya

Libya is burning; Iraq is burning; Egypt is burning; Syria is burning. Imperialist West is scurrying away from the crime scene. The United States, Great Britain, and France have packed their belongings, closed their embassies, and fled from the furnace they have helped ignite. The Occidental proclivity to rush into a foreign country, take it to the brink of collapse and backwardness, and then, when things become unbearable, run away and blame the autochthonous populations for not being up to the principles of “democracy” will always amaze me.

All the social engineers in the West who have theorized the erection of superlative societies with the fall of Saddam, Gaddafi, Mubarak, and Bashar are spinning a new story, erasing and rewriting pages of the “History Book” which they have become expert at falsifying. Will imperialist West once, just once, concede that being endowed with a high degree of gluttony and destructive drive does not necessarily give one the primacy of human intelligence? Will imperialist West admit its responsibility in this long, distressing Arab tragedy at play before our eyes, which, hitherto, in its precipitous self-congratulatory gesture, it had baptized “the Arab Spring”?

How Can He Who Has Suffered So Much Be So Ruthless? Palestinian death toll reaches 1,900 as applauding Israelis watch night attacks on Gaza

Palestinian death toll reaches 1900 as applauding Israelis watch night attacks on Gaza

israel-gazaGaza

Quel sort pour Wattao? M. Frindéthié

WattaoIssiaka Ouattara, alias Wattao, précédemment commandant de la zone Abidjan-sud vient d’être débarqué de son poste et viré du CCDO dont il était l’un des seigneurs. L’expulsion de Wattao ressemble à quelque chose près au bannissement de son autre compagnon d’armes, Ibrahim Bakayoko, alias IB, chef du « commando invisible »; et n’eut été l’intervention du général Soumaila Bakayoko, Wattao, dont la garde rapprochée avait sorti ses armes lourdes pour protester le renvoi de son commandant, aurait connu le sort réservé à IB par Dramane Ouattara. Il aurait été tout évidemment abattu par celui pour qui il avait tué de Bouaké à Abidjan.

Wattao a été écarté comme une infecte spore. Quel sera le nouveau point de chute de Wattao ? Certains observateurs de la scène politique ivoirienne avaient conjecturé quant à l’existence d’un dossier d’inculpation cacheté du « commandant bling bling » et du « p’tit gros » par la CPI, que la Rattrapocratie hésiterait à rendre publique. Wattao lui-même, voyant la chose venir, avait annoncé qu’il ne se ferait pas si facilement le bouc-émissaire d’une dictature souillée du sang de milliers d’Ivoiriens. Au lendemain du passage du « Grand Blanc » Hollande en Côte d’Ivoire, qui devant le sourire imbécile et satisfait des rattrapocrates a prôné la fin de l’impunité, et à quelques mois des élections présidentielles, le préfet d’Abidjan se préparerait-il au « blanchiment » de sa barbare dictature par l’immolation de ses lieutenants les plus volubiles et les plus extravagants ?  Le temps nous situera.

Politicians! The only time they’re caught speaking their minds seems to be … when on hot mic

 

Secretary of State John Kerry had an awkward exchange Sunday morning when "Fox News Sunday" host Chris Wallace confronted him with an "extraordinary" hot-mic moment apparently discussing the ongoing conflict in Gaza.

 

"While you were on camera and while you were on microphone, you just spoke to one of your top aides in between the interviews about the situation in Israel and the fact that 14 Israelis have either been shot or killed in an operation. We want to play a clip of that conversation because it’s an extraordinary moment of diplomacy," Wallace said.

In the clip, Kerry appears to be sarcastically referring to the Israeli use of force as a "pinpoint operation."

"It’s a hell of a pinpoint operation. It’s a hell of a pinpoint operation," Kerry says to an aide named John. "We’ve got to get over there. Thank you John. I think John we ought to go tonight. I think it’s crazy to be sitting around."

Kerry, asked to clarify his remarks by Wallace, said he was simply making a point about the difficulty Israel faces as it seeks to eliminate the Hamas tunnels and rocket attacks while minimizing civilian casualties.

"You have people who come out of tunnels. You have a right to go in and take out those tunnels. We completely support that and we support Israeli’s right to defend itself against rockets that are continuing to come in. Hamas has started this process of rocketing after Israeli was trying to find the people who killed … three young Israeli citizens. It’s disgraceful. So yeah, it’s tough. It’s tough to have this kind of operation," he said.

View the exchange below at 10:53.

Read more: http://www.businessinsider.com/fox-news-confronts-john-kerry-over-his-hot-mic-moment-2014-7#ixzz3858BUDiH

 

 

The Brics development bank can release Africa from World Bank tyranny, William Gumede, The Guardian.com

'The Brics bank could also be a vital source of finance for infrastructure that Africa so desperately needs.' Photograph: Lan Hongguang/Xinhua Press/Corbis

‘The Brics bank could also be a vital source of finance for infrastructure that Africa so desperately needs.’ Photograph: Lan Hongguang/Xinhua Press/Corbis

Africa desperately needs reliable and cheaper long-term development finance. The Brics leaders may well have found the answer

The leaders of the Brics countries – Brazil, Russia, India, China and South Africa – have signed a treaty in the Brazilian city of Fortaleza to launch a Brics development bank.

The bank will rival the US- and European-led World Bank and its private lending affiliate, the International Finance Corporation, which have dominated development finance since the second world war. The Brics bank is positioned as a financial institution that will provide developing countries with alternative funding minus the punishing strings attached to World Bank lending, which strip recipient countries of the power to make their own policies. It also promises to make lending processes for developing countries faster, simpler and cheaper.

The Brics members will set up a $100bn contingency reserve pool (called the contingent reserve arrangement, or CRA), to help members who face sudden foreign capital flights. China will contribute $41bn, Russia, Brazil and India $18bn each, and South Africa $5bn.

Developing countries have long failed to get industrial nations to either give them a bigger say in decision-making at the World Bank and IMF, or to get these institutions to ease up on punishing and inappropriate structural adjustment programmes (that wealthy countries themselves would never implement in their own economies) in return for funding.

The new bank and the contingency fund are therefore the first real and practical attempts by developing countries to create a monetary, development-finance and trade alternative to the IMF, World Bank and the dominance of the US dollar.

The bank’s creation will have to be ratified by the parliaments of the individual Brics countries. The hope is that it will start lending two years after ratification. But disputes over such things as voting rights and where the bank should be situated have so far delayed this process. China lobbied to host it, but India feared the domination of Chinese financial institutions. South Africa wanted Johannesburg as a “neutral” venue and also to serve as an African infrastructure bank.

Africa feels the bank should be established here, particularly because the greater need for the bank is on the continent of Africa,” Jacob Zuma, the South African president, told the World Economic Forum on Africa last year in Cape Town. South Africa’s argument was too narrow, however; and it appears, according to documents prepared for the summit, that the bank will be based in Shanghai.

Africa desperately needs reliable and cheaper long-term development finance, without restrictive World Bank and IMF conditions. The Brics bank could also be a vital source of finance for infrastructure that Africa so desperately needs. But it could also provide finance to expand Africa’s manufacturing sectors – so crucial if the continent wants to create jobs, and reduce inequality and poverty.

The mere presence of a Brics bank that does not adhere to the structural adjustment philosophy of the World Bank and IMF could strengthen the hands of African governments to produce more independent – and relevant – national development policies, rather than the “one size fits all” approach enforced by traditional lenders.

The Brics bank could also help Africans to secure better investment deals in their negotiations with traditional multilateral banks and the private sector.

However, there is no guarantee that a Brics bank would not attach conditions as onerous as those of the World Bank or other development banks – or that it would prioritise the development and infrastructure policies important to African economies, rather than just the Brics economies. Most current development banks in individual states, such as the Brazilian development bank, lend at market rates to African countries.

Also, there is absolutely no guarantee that the Brics bank will be more development-oriented than other developmental banks.

Africans will have to strike smart partnerships with the Brics bank, through African development banks, state-owned enterprises and the private sector. And, crucially, the bank will have to be based on good corporate governance. It must pursue lending that is ecologically sustainable, and must promote inclusive economic growth and development.

François Mattéi sur la Voix de la Russie: "Très inquiet pour la Côte d’Ivoire"

mercenaire

LVdlR : Dans votre livre écrit en collaboration avec M. Gbagbo, on le retrouve dire que la « vérité finira par triompher »… Comment le président Gbagbo entrevoit-il son avenir, celui de ses proches et de la Côte d’Ivoire ? Et qu’en pensez-vous ?

F.M. : Moi, je suis très inquiet pour la Côte d’Ivoire parce que je pense qu’elle est aux mains de gens peu fiables. Des gens qui sont venus au pouvoir par les armes. Qui continuent à maintenir leurs positions par les armes. M. Ouattara ne peut rien faire contre ces gens qui l’ont ramené au pouvoir et qui sont pour la plupart analphabètes. Ils sont très nombreux. On retrouve notamment un commis de cuisine devenu préfet, c’est formidable… M. Soro, président de l’Assemblée nationale, qui a été également Premier ministre, n’est autre qu’un chef de guerre. Qui a été en outre désigné par un bon nombre de rapports à une certaine époque comme responsable de crimes de guerre et qui se retrouve aujourd’hui sous immunité parlementaire. Il guette le pouvoir comme M. Bakayoko, qui est le ministre de l’Intérieur. Et à la base, ils sont tous chefs de milices armées, qu’ils continuent chacun de diriger. Et ils se guettent tous du coin de l’œil en attendant que M. Ouattara, qui est bien malade, disparaisse de la scène politique. Tout cela est assez inquiétant. Le seul qui pouvait dé- gager un consensus c’est Laurent Gbagbo. On n’en a pas voulu. Ce qui se passe désormais c’est qu’il va passer en procès. Et il faut pour cela situer deux choses : le 3 juin 2013, la Cour pénale internationale avait dit qu’il n’y avait aucune charge retenue contre lui. Quelques mois plus tard, il y a toutes les charges retenues. Il se trouve que pour avoir étudié le dossier, il n’y a rien de nouveau. Que tout le monde le sache, il n’y a absolument rien de nouveau. Donc on voit bien qu’il s’agit d’une décision politique. Parce qu’en 2015 il y a l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire et on ne veut pas que Gbagbo soit libre. Et que l’objectif est de le maintenir le plus longtemps possible hors du jeu politique et afin qu’il n’y ait plus de possibilité pour lui de revenir. La vérité sortira tout de même. Et je pense qu’avec elle ce sera le procès de la CPI et non pas de Laurent Gbagbo. Qu’est-ce que représente la CPI sinon une institution, je dis bien une institution et non pas une juridiction, qui sert des intérêts particuliers ? Le dossier contre M. Gbagbo a été fabriqué à Paris et à Abidjan par le pouvoir actuel. Ce dernier ayant énormément de choses à se reprocher. Les seuls actes réellement génocidaires ont été commis par le pouvoir actuel ou en tout cas par les gens qui le soutenaient. Et aucun d’entre eux ne se retrouve aujourd’hui à la CPI. Donc on s’aperçoit bien que c’est une institution qui n’est pas respectable et qu’il convient de ne pas respecter. Le problème c’est que M. Gbagbo y est. J’allais dire qu’on attend avec impatience le procès parce que M. Gbagbo aura la possibilité de parler au monde.
Et j’espère que cela sera retransmis partout. Et dans ce cas-ci, la CPI s’écroulera. Quant à M. Gbagbo lui-même, il reste optimiste. Il sait parfaite- ment ce qui s’est passé. Pour résumer : étant donné qu’il y avait un litige électoral, c’est-à-dire deux présidents, lui a demandé qu’on recompte les voix sous l’égide d’une commission internationale. Cela a été refusé. Pourtant lorsqu’on sait qu’on a gagné, on ne devrait pas avoir peur du recomptage des voix. D’autant plus que c’est un usage absolument courant. On l’a vu aux Etats-Unis dans le cas de Bush et Gore. On l’a vu avec l’UMP en France, où pour la présidence d’un parti politique il y a eu une comédie tragique durant des mois. Autre exemple encore : Haïti, où cela s’est très bien passé : celui qui était arrivé au départ troisième est devenu après recomptage président de la république car il y avait eu des comptes mal faits au départ. Donc au lieu de faire des morts et de faire la guerre, car en Côte d’Ivoire, il faut le rappeler, il y a eu beaucoup de morts, aurait fallu tout simplement recompter les voix. Pourtant c’est l’option de la guerre qui été choisie au lieu de faire un recomptage qui aurait économisé énormément de vies humaines. Laurent Gbagbo s’est maintenu au pou- voir car il a été élu. Il a donc continué d’exercer, aussi bien en ce qui concerne ses prérogatives économiques que militaires, en défendant le pays. C’est ce qu’on lui reproche aujourd’hui. On lui reproche en fait d’avoir continué à gouverner alors que ladite communauté internationale estime qu’il était battu aux élections. Et dernière chose encore : je ne sais pas où a-t-on lu et décidé que c’était la communauté internationale ou quiconque qui décidait de l’élection d’un président de la république d’un pays souverain. Logiquement, c’est le peuple du pays en question qui, il me semble, doit choisir son avenir. La communauté internationale a peut-être un rôle, mais elle ne peut agir qu’en respectant la souveraineté d’un Etat et du libre choix de son peuple à la suite d’une élection démocratique. C’est ce que Laurent Gbagbo va défendre et là-dessus il est tout à fait tranquille. Concernant l’avenir de la Côte d’Ivoire, il est très inquiet car il pense qu’aujourd’hui il n’y a plus de démocratie en Côte d’Ivoire. Pour vous dire, un très grand nombre de marchés se font aujourd’hui de gré à gré alors qu’on dit que M. Ouattara est un grand économiste. Peut-être. En tout cas, aucune des règles normales dans ce domaine n’est respectée, ni appliquée. La Côte d’Ivoire, curieusement, va mal alors que la guerre est finie. On a reproché son bilan à Gbagbo alors qu’il se trouvait en état de guerre avec la moitié du pays occupé. Et le bilan était malgré tout cela très loin d’être mauvais. Je peux le démontrer. Quant à aujourd’hui, il y a une chute des ressources pétrolières, ainsi que des ressources du cacao. Ca va très mal. Pourquoi ? Car il y a beaucoup de détournements. Ce n’est pas qu’il y a moins de cacao et de pétrole. Simplement il y a énormément de gens qui font du « business ». Parmi eux, un grand nombre de politiciens français. Notamment M. Guéant qui était ministre de l’Intérieur, ainsi que son gendre qui s’occupe notamment de la privatisation des banques là-bas. Ils font tous de très grosses affaires. La Côte d’Ivoire est devenue aujourd’hui un comptoir. Ce n’est plus un Etat mais bien un comptoir ouvert aux quatre vents du libéralisme sauvage.

LVdlR : Croyez-vous qu’un jour les responsables de la rébellion armée en Côte d’Ivoire, ainsi que ceux ayant commis des crimes depuis 2002, puissent se retrouver devant la justice, nationale ou internationale ? Ou alors, pensez-vous que leurs mentors occidentaux ne le permettront jamais ?

F.M. : Je pense qu’ils ne le permettront jamais. Et puis c’est déjà trop tard. Il est évident que si on veut faire un procès et la mise à plat de tout ce qui s’est passé là-bas, il faut envoyer à la CPI M. Soro. Et pourquoi pas M. Ouattara ? Tous ces gens-là ont organisé une rébellion sauvage. Il y a eu des centaines de milliers de morts, des villages rasés. Des massacres massifs. L’inaction de la CPI est absolument incompréhensible. Mais la communauté internationale est piégée dans sa posture parce qu’elle a soutenu ces gens-là. La vérité, elle, sera connue. Mais en ce qui concerne la probabilité qu’il y ait des sanctions à l’encontre des responsables de ces crimes, je pense qu’il y a très peu de chances.

LVdlR : Selon vous, la CPI ne s’est-elle pas définitivement discréditée en confirmant les charges contre Laurent Gbagbo et en faisant toujours la sourde oreille quant à la responsabilité de crimes massifs commis par les rebelles soutenus par le gouvernement français ?

F.M. : A mes yeux, oui. Et aux yeux de beaucoup de Français qui heureusement commencent à se réveiller. Y compris grâce aux débats qu’il y a eu à la CPI, beaucoup de gens commencent à voir clairement que sous l’habillage juridique, on voit apparaitre des intérêts clairement politiques, militaires et économiques. Je crois que la vérité va sortir. Beaucoup de gens commencent à réagir différemment, comparé à même deux ou trois ans auparavant. Et si les gens s’aperçoivent qu’ils ont été à ce point trompés, cela risque d’être violent. C’est ainsi en France, on se réveille tous les 20 ans. J’ai confiance en les gens de mon pays. Ce secret de la Françafrique, cette sinistre comédie mais qui rapporte énormément à l’Etat français, qu’on essayait de garder si longtemps s’ouvre aujourd’hui au grand jour. Et maintenant que les citoyens commencent à comprendre sur le fond pourquoi on joue avec les chefs d’Etats en Afrique comme avec des pions sur un échiquier, je crois qu’il y aura une réaction salutaire en France. Vous savez il y a un ancien ambassadeur de France, M. Gildas Le Lidec, qui vient de publier un livre « De Phnom Penh à Abidjan », qui mentionne justement la période où il était ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, à l’époque de Laurent Gbagbo. Et il y raconte des choses formidables pour dire qu’on n’a jamais laissé une chance à Gbagbo et que la France n’en voulait tout simplement pas. Et que même le chef de guerre Soro a voulu l’étrangler. Il parle donc de toutes ces choses comme un témoin direct

Nicolas Sarkozy en garde à vue

sarko 

Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, un ancien chef de l’Etat est en garde à vue. Nicolas Sarkozyest interrogé depuis le matin du mardi 1er juillet à Nanterre  par l’office central de lutte contre la corruption les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la direction centrale de la police judiciaire. Soupçonné d’être au centre de plusieurs affaires criminelles, aucune charge n’a jusqu’à ce jour pu être retenue contre Sarkozy autour de qui flottent pourtant de fortes exhalaisons de délit. L’ami intime de Dramane Ouattara serait-il, comme son compère voltaïque, le malfrat le plus gluant du vingt-et-unième siècle ?

Décisions Adoptées par le Comité Central Extraordinaire du FPI

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- Sur convocation du Secrétaire Général et Porte-parole du Parti, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI), s’est réuni en session extraordinaire, élargie au Comité de contrôle et aux Secrétaires Généraux de Fédération, le Samedi 28 Juin 2014, de 11 H à 14 H, à son siège provisoire, sis à Cocody les Deux Plateaux, 7ème Tranche, sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI N’GUESSAN.

2- L’ordre du jour de cette session a porté sur deux (02) points : – l’affaire "le Procureur de la CPI contre le Président Laurent GBAGBO" ; – l’analyse de la situation nationale et les perspectives.

3- A propos de «l’affaire le Procureur de la CPI contre le Président Laurent Gbagbo», le Comité Central a entendu une communication de la direction du parti relative au point de la procédure et à la décision arrêtée par la Chambre préliminaire 1 de la CPI.

4- Le Comité Central du FPI prend acte de la décision de confirmation des charges retenues contre le Président Laurent GBAGBO.

5- Le Comité central note avec satisfaction les réactions de la direction du parti à la suite de cette décision, notamment à travers la déclaration du 14 juin 2014 et le point de presse du président du parti le mercredi 25 juin 2014.

6- Le Comité Central fait le constat que la stratégie de lutte adoptée en vue d’obtenir la libération du Président Laurent Gbagbo n’a pas pour l’instant abouti aux résultats escomptés.

7- Le Comité Central rappelle qu’à l’audience de confirmation des charges tenue le 03 juin 2013, la Chambre préliminaire 1 a ajourné sa décision par deux voix contre une, au motif que les preuves étaient insuffisantes pour tenir un procès contre le Président Laurent Gbagbo, et a renvoyé le procureur à la recherche d’éléments de preuves supplémentaires.

8- Le Comité Central note que malgré les moyens colossaux déployés par l’accusation et tout le temps accordé au Procureur pour apporter les preuves de la culpabilité du Président Laurent Gbagbo, la décision de confirmation des charges a été acquise avec une voie dissidente.

9- Le Comité Central en déduit que les preuves produites n’ont pas été totalement convaincantes, que les bases du procès que l’on veut engager contre le Président Gbagbo restent fragiles et qu’en conséquence l’espoir est permis.

10- S’agissant de la situation nationale, le Comité Central a entendu une communication de la direction du parti portant sur la situation générale du pays, sur le dialogue politique et la Commission Electorale Indépendante.

11- Le Comité Central a marqué sa vive préoccupation face à la situation de détresse qui gagne inexorablement l’ensemble de la population ivoirienne, les nombreuses pertes en vies humaines sur les routes, dans les inondations, dans les attaques de bandes armées…, et les atteintes graves et les violations des droits de l’Homme : droit à la vie, droit au travail, droit à une vie décente, droit à la sécurité et à la tranquillité, droit à la dignité, etc.

12- Le Comité Central est particulièrement affligé par l’acte d’immolation de Dame Mandjara Ouattara, acte qui constitue la tragique illustration du drame que vivent les populations ivoiriennes.

13- S’agissant du dialogue politique, le Comité Central rappelle que la tenue de la présente session extraordinaire a été décidée à l’issue de la session ordinaire du 31 mai 2014, en vue de procéder à une évaluation exhaustive des engagements pris par le gouvernement au cours de sa rencontre avec la direction du FPI le 22 mai 2014.

14- Le Comité Central rappelle en outre qu’il avait salué les décisions annoncées par le gouvernement et s’était félicité des premières mesures prises, notamment en ce qui concerne le dégel de certains comptes bancaires et la libération de prisonniers politiques, et avait encouragé le gouvernement à réaliser toutes ses promesses afin de créer les conditions d’édification de la confiance et d’un dialogue franc, sincère et constructif.

15- Le Comité Central note que paradoxalement dans les semaines qui ont suivi, il a été observé un raidissement de la position du gouvernement, comme en témoignent les actes d’obstruction à l’exercice des libertés fondamentales : liberté de réunion, d’expression, de culte, de circulation…, constatés notamment à Touba, Odienné, Toupah et Yopougon, l’affectation arbitraire à Odienné du camarade Koua Justin de la JFPI et la tentative d’extradition de Ahoua Don Mello du Cameroun.

16- Le Comité Central note cependant que le conseil des Ministres du mercredi 25 juin 2014 a marqué « son accord pour la poursuite du processus de dégel des comptes et pour la poursuite des procédures d’examen des dossiers de mise en liberté provisoire des détenus de la crise post électorale. »

17- Le Comité Central fait le constat avec désolation de la duplicité du gouvernement dans la conduite du dialogue politique et dans la mise en œuvre des décisions arrêtées à l’issue des négociations.

18- Le Comité Central se félicite en conséquence que cette situation ait été portée à la connaissance de la Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l’ONU qui a assuré la médiation en vue de la reprise du dialogue politique.

19- Le Comité Central, prenant note par ailleurs de l’adoption de la Résolution 2162 par le Conseil de Sécurité [à sa 7207ème séance le 25 juin 2014], salue toutes les recommandations relatives à la réconciliation nationale et la cohésion sociale, au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration des ex-combattants, à la réforme du secteur de sécurité, etc., et se félicite de la mission de bons offices confiée à l’ONUCI dans le cadre du dialogue politique entre le gouvernement et les acteurs politiques ivoiriens.

20- Enfin le Comité Central a été informé de l’adoption et de la promulgation de la loi portant reforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI).

21- Le Comité Central observe que malgré les fortes réserves du FPI, des partis de l’opposition, de la Société Civile et même d’une partie de la coalition au pouvoir d’une part, la Résolution 2062 du Conseil de Sécurité, ainsi que le rapport d’évaluation du cadre juridique et politique des élections en Côte d’Ivoire du NDI, recommandant fortement un processus de réforme inclusif et une démarche consensuelle en vue des élections justes, équitables, inclusives et transparentes en Côte d’Ivoire d’autre part, le régime Ouattara s’est entêté à créer, sur mesure, une CEI acquise d’avance à sa cause.

22- Le Comité Central note que la majorité absolue et mécanique dont dispose le groupement politique au pouvoir au sein de la CEI (de 9 à 13 voix sur 17) enlève toute signification à la présence de l’opposition au sein de cette institution et viole le principe d’équilibre qui doit être l’un des fondements de l’indépendance et de la crédibilité de la CEI. Cette violation de l’indépendance de la CEI est aggravée par la représentation au sein de cette Institution, du Président de la République, Chef de l’Exécutif, du pouvoir législatif et des Ministères de l’Administration du Territoire et de l’Economie et des Finances, tous ayant voix délibérative.

23- Le Comité Central rappelle que la décision souveraine du peuple de Côte d’Ivoire de se doter d’une Commission Electorale Indépendante découle de sa volonté de mettre en place une Institution indépendante vis-à-vis des autres pouvoirs (Exécutif, Législatif….) susceptible de rassurer les acteurs politiques engagés dans la compétition électorale et capable d’organiser des élections libres, justes et transparentes.

24- Le Comité Central fait le constat que la Commission Electorale Indépendante proposée par le gouvernement ne garantit nullement les principes de justice, de transparence et de crédibilité.

25- Le Comité Central rappelle que la meurtrière crise postélectorale qui a fait officiellement plus de 3000 morts et qui divise le pays à l’heure actuelle, tire son explication d’une CEI boiteuse, mise en place à l’issue des Accords de Pretoria.

26- Eu égard à tout ce qui précède, le Comité Central : a) exprime sa solidarité envers les populations ivoiriennes durement affectées par les conséquences de la mauvaise gouvernance du régime Ouattara, ainsi que sa profonde compassion à toutes les familles éprouvées, b) exige la libération de tous les prisonniers politiques, en particulier la Vice-Présidente Simone Ehivet Gbagbo, le dégel de tous les comptes bancaires et des avoirs de toutes les personnes concernées, ainsi que la normalisation définitive de la vie politique, économique et sociale en Côte d’Ivoire, c) salue la décision du Président du parti de créer un Secrétariat National spécialement dédié à la coordination de la lutte pour la libération du Président Laurent Gbagbo, d) réaffirme sa disponibilité à poursuivre le dialogue avec le gouvernement afin de réussir dans les plus brefs délais, la normalisation de la vie politique et sociale, la restauration des libertés fondamentales, la normalisation du jeu démocratique et la sécurisation totale du pays, e) rejette la Commission Electorale Indépendante adoptée de façon unilatérale par le pouvoir, f) exige une Commission Electorale consensuelle, acceptable par tous, gage d’élections générales apaisées, justes et transparentes, g) engage instamment le Secrétaire Général à prendre toutes les dispositions en vue d’organiser, dans le cadre de la stratégie de ripostes graduées, les grandes actions de masse nécessaires pour faire aboutir les revendications, h) appelle les populations ivoiriennes à la mobilisation pour faire aboutir la libération du Président Gbagbo, la lutte pour les libertés, la justice, la réconciliation et la paix, i) Demande aux militants et sympathisants du FPI de rester vigilants et mobilisés, à l’écoute des mots d’ordre de la Direction du Parti pour des actions d’envergure futures. Fait à Abidjan, le 28 juin 2014 Le Comité Central

Madjara Ouattara

Wattao-MandjaraMadjara Ouattara, connue sur les réseaux sociaux par le pseudonyme d’Oxy Chocolat d’Oxana, a rendu l’âme ce mardi 27 mai 2014, au CHU de Cocody des suites de ses brûlures. L’Ivoirienne, militante et cyberactiviste du RDR, désillusionnée par les fausses promesses de la dictature Ouattara, avait choisi de s’immoler devant le palais de la présidence, le jour anniversaire du coup d’Etat de Dramane, et alors même que se tenait un conseil des ministres en préparation de festivités de commémoration de la prise du pouvoir. Le geste de désespoir de Mandjara Ouattara lui a été fatal. Brûlée au 3e degré, la jeune femme n’a pu être sauvée.

En effet, ayant loué des voitures au RDR pour la campagne présidentielle d’Alassane Ouattara en 2010, Madjara Ouattara n’avait jusqu’en 2014 reçu de la dictature que des engagements de paiement non satisfaits, alors que s’accumulaient ses factures à elle, qu’elle était vidée de son appartement, et que sa mère gravement malade demeurait alitée sans le moindre soin.

Désenchantée par ce régime brutal qui lève plus de poussière qu’il ne pose de vrais actes de développement humain, et pour se désolidariser d’une dictature mythomane qui depuis le 11 avril 2011 ne cesse d’amenuiser le tissu social ivoirien,  Mandjara Ouattara avait choisi, à travers sa personne, de soumettre le régime dictatorial d’Abidjan à l’ordalie par le feu au moment où les autocrates projetaient des déclarations d’envergure pour masquer leur faillite morale et sociale.

Madjara Ouattara est décédée à la grande satisfaction de la dictature Ouattara qui ne verra pas ses excès débités sur la place publique par une militante qui en sait beaucoup. Les morts ne parlent pas … à moins qu’ils aient parlé avant de partir. Et Madjara avait parlé. Au dictateur d’Abidjan, Mandjara Ouattara avait laissé ce message écrit que les éternels fignoleurs du régime, « botoxeurs » patentés de l’image du dictateur d’Abidjan n’ont pu détruire :

" Mon président, après tout le combat que nous avons mené pour vous installer, vous ne nous payez que par le mépris. Comme si votre accession à ce poste n’était que le fruit d’un simple hasard. Mon président, vous avez décidé de me tuer par la faim en refusant de payer ma dette. Je ne vous donnerai pas ce privilège car, au moment où vous lirez ces lignes, je ne serai plus de ce monde. Je vous devance dans l’au-delà tout en espérant que ma mort vous soulagera ou peut-être vous poussera à régler le problème de nombreuses personnes qui se trouvent dans ma situation. Mon président, Je vous devance en vous demandant de méditer sur ces mots du Coran na lilah Wahina ilé rajihoun"

Il ne reste plus à Dame Dominique, comme d’habitude, de tenter de brouiller les pistes en envoyant Dame Oulotto distribuer des enveloppes après coup.

Si, Gnamien Konan: la littérature est primordiale à l’émergence, M. Frindéthié

Gnamien

J’ai lu avec tristesse les divagations d’un certain ministre de l’enseignement supérieur, M. Gnamien Konan, qui du haut de son impéritie lançait aux étudiants ivoiriens que la littérature était inutile à l’émergence.

Evidemment, si Gnamien Konan parlait vraiment d’émergence et non de « l’emmerde dense » dans laquelle les griots de la dictature ivoirienne font barboter les paupérisés du pays qu’ils occupent par la brutalité depuis le 11 avril 2011, il saurait, ce ministre-là, que la littérature est, non pas seulement utile, mais primordiale à toute émergence. C’est pourquoi les pays développés, qui l’ont compris, exigent de tout étudiant sortant de leurs universités, qu’il prenne, quelle que soit sa filière, non pas un, mais plusieurs cours de littérature.

Parce que le monde n’est pas la somme de votre pensée unique, mais plutôt la somme de votre pensée, de la pensée de ceux qui ont été hier et de la pensée de ceux qui viendront demain, la littérature, mon cher Gnamien Konan, est cette porte ouverte qui permet de sortir de sa vision étroite du monde, afin de penser l’altérité ; par les personnages et les situations qu’elle engendre, la littérature est un miroir qui permet de se regarder à travers l’autre, une fenêtre ouverte dans la culture et les croyances de l’autre, qui permet d’adopter la posture de l’autre, de faire l’expérience de l’autre, de vivre ce que ressent l’autre, de comprendre ses angoisses, ses frayeurs, ses joies, ses débordements, de saisir ce qui explique ses actes, et d’apprendre à vivre harmonieusement avec lui.

Parce que, mon cher Gnamien Konan, le monde ne s’est pas créé spontanément en un jour avec l’avènement du régime dictatorial que vous servez aujourd’hui, la littérature vous apprendra assurément à lire et à comprendre l’histoire afin de n’en pas répéter les erreurs. La littérature vous aidera surement à sortir de cet enfermement cérébral qui vous mène à croire que seules vos « lois » et vos méthodes tyranniques suffisent et que les opinions divergentes sont des hérésies.

Enfin, si Gnamien Konan n’avait pas séché ses cours de littérature, il aurait été un serviteur du peuple entraîné à la complexité de la langue, à son écriture et à sa diction, et qui tourne sept fois sa langue avant de sortir des inepties du genre « l’émergence ne se fait pas avec la littérature ».

Aussi, conseillerais-je à Gnamien Konan de prendre chaque soir avant d’aller au lit un cachet de littérature, une page de mon livre sur la mondialisation et l’emprisonnement cérébral de « l’élite » africaine (http://www.mcfarlandpub.com/book-2.php?id=978-0-7864-4840-1), afin de se réveiller le lendemain un peu moins obtus, un peu mieux éclairé que la veille.

Africa’s Biggest Challenge Today is to Grow out of its Slave Mentality, M. Frindéthié

Africa’s biggest challenge today is to grow out of its slave mentality, and to grow veritably, in spite of the sabotaging acts of the nostalgic former colonizers assisted by their swarm of self-destructive native informants. This challenge is significant, as it amounts to displacing the frame of reference that informs the judgments of the African elites. Colonization was not just about draining off wealth from Africa; it was also about physically beating the African in the fields and on the worksites, and mentally beating his brain to pulp in the colonial schools and churches in order to outfit him for the maintenance and perpetuation of the ideology of Western dominance. This enterprise of alienation worked so successfully that the first leaders of the newly independent African countries—many of whom are still in power today through their progeny—govern their nations in the interest of the former colonizers. Whenever the Western frame of reference has been challenged by a few farsighted nationalists, whenever these nationalists have rallied enough support to imperil the Western influence on their countries, they have been simply eliminated by native hit men on the payroll of the rapacious Western interests, when their programs have not been sabotaged and their countries literally sacked and set on fire to confirm the propagated notion by a racist and self-centered West of the inability of blacks to govern themselves. Despite the danger of obliteration, a few audacious African intellectuals have not hesitated to challenge the presumed natural center of savage capitalism with its implied hegemonic agenda.

An they are right, for in spite declarations to the contrary, the presumed center is not the necessary center. The presumed center is inherently contradictory insofar as it has failed to uphold the very values upon which rests its assumed centrality. On the matters of freedom, equality, good governance, accountability, and above all, on the matter of democracy, the presumed center has demonstrated its imposture.

            It is understandable that foreign investors should seek to draw maximum profits from their investments in Africa. On the other hand, it should also be expected that African states would demand the maximum earnings for the exploitation of their resources by foreign multinationals. These two positions are not irreconcilable, and they should constitute the foundations upon which foreign investors and African governments conduct their negotiations. However, when multinational corporations from Western countries operate in Africa, they tend to bully African states to submission through economic blackmailing and threats of military invasions; for indeed, whenever a powerful state intervenes to invade a weak state, one can be sure that some private investors from the powerful state, unhappy about their returns in the weak state, have directly or indirectly triggered the military intervention. Western multinational corporations have often blindfolded, gagged, and tortured African leaders in the dungeons of Western jouissance. Though, for some inexplicable reasons, most African leaders seem to have enjoyed their servitude, their unexpected proclivities have been depressing for the African masses. For the welfare of the people they are accountable to, African governments ought to get out of their losing rapport with the West.

This can only happen if African nations first place themselves in propitious conditions for rejecting Western countries’ poisoned gifts of aid and loans. African states have to develop their own investment funds and enfranchise themselves from the abusive and exploitative “friendship” that they have maintained with the core states. African states should make it their mid-term objective to leave the Bretton Woods institutions, these rapacious organizations that prosper by cultivating misery in Africa. To enfranchise themselves from the usurers that the World Bank and the IMF are, African states, along with other developing countries, should agree to apportion a small part of their annual commodity export revenues to a collective development account from which member states could be loaned money for their development projects. Such an account could also help member states establish strong credit for getting loans, no longer from the core states, which have given enough proof of their insincerity, but this time from such transitional states as China. This idea is not novel. President Gbagbo from Côte d’Ivoire is an indefatigable herald for the creation of what he calls Fonds de Garantie et de Souveraineté, which is essentially the same concept.

Ahoua Don Mello: Interview sur E-TV

https://www.youtube.com/watch?v=_q2yQizrdN4&feature=player_detailpage

CPI, Affaire Blé Goudé: L’accusation avoue ne pas pouvoir fournir les preuves avant la date butoir du 6juin2014

Bensouda

Par: ALAIN DOH BI in Moacinter.com

Blé Goudé, Audience 1er Mai, CPI, Détenu PolitiqueTenue hier 30 avril 2014, c’est ce 1er Mai que la Cour Pénale Internationale(CPI) a publié l’intégralité de la Conférence de mise en état dans l’affaire Le Procureur contre Charles Blé Goudé, dans une vidéo d’une durée de 52mn12s, sur son profil YouTube.

M. Charles Blé Goudé, selon sa défense, a tenu à être présent à toutes les audiences liées à son affaire, y compris les audiences techniques. C’est donc très serein que le Ministre Blé Goudé a assisté à cette audience.

Dans les débats qui ont eu lieu lors de la Conférence de mise en état dans l’affaire Le Procureur vs Charles Blé Goudé, la Juge Unique de la Chambre Préliminaire Mme Silvia Fernandez de Gurmendi a d’abord interrogé l’accusation au sujet du dépôt des éléments de preuves contre M. Charles Blé Goudé.

En l’Absence de Mme Fatou Bensouda, c’est M. MacDonald qui a dirigé le Bureau du Procureur. M. MacDonalds a tenu a exprimé ses inquiétudes quant à la tenue des délais pour le dépôt des éléments de preuves. « Nous travaillons avec les Etats. Et c’est très difficilement que les réponses à nos requêtes adressées à ces Etats arrivent », a-t-il déclaré. Il a, par la suite, demandé plus de temps à la Chambre préliminaire pour présenter de nouveaux éléments de preuves.

Maître MacDonalds a également argumenté que l’accusation a déjà l’affaire Gbagbo sous la main, et cette autre affaire Blé Goudé vient encore augmenter le travail à faire. Et ce en en pointant du doigt, le manque de ressource. « Le Bureau du Procureur n’a pas de ressources pour faire ce travail », a-t-il révélé.

A la suite du Bureau du Procureur, la Juge Unique Mme Silvia Fernandez de Gurmendi a interrogé la défense de M. Charles Blé Goudé.

Maître Nick Kaufman, l’avocat de M. Blé Goudé, tenu à saluer Mme la juge avant d’exiger que les éléments à charge contre son client soient fournis dans les délais requis. « La communication des éléments, qu’ils soient publics ou confidentiels, doit être immédiate. Et bien avant la date qu’a indiquée M. MacDonald, du bureau du procureur », a sèchement martelé l’Avocat Blé Goudé. Il a averti: « Mon client n’a pas l’intention de moisir dans les cellules de la CPI »

Au sujet du supposé manque de ressources soulevé par le Bureau du Procureur, la réponse de Maître Kaufman a été sur un ton ironique et mais ferme : « M. MacDonald évoque le manque de ressources. Eh bien qu’il sache que la défense n’a pas de ressources non plus », a rajouté Maître Kaufman. .

L’Avocat de Blé Goudé a terminé ses propos, sur ce point du débat, en demandant à la Chambre Préliminaire de ne pas accorder de délai supplémentaire à l’accusation : « La chambre préliminaire ne devait pas suivre l’accusation dans la mesure où l’Affaire Gbagbo a déjà été longue et que l’accusation a eu 2ans et demi pour faire les enquêtes. Bien plus, Mme la Procureure a elle-même reconnu qu’il s’agit pratiquement des mêmes éléments de preuves dans les deux affaires. Si l’accusation ne trouve pas d’éléments de preuves contre M. Charles Blé Goudé, C’est parce que ces preuves n’existent pas. C’est tout », a-t-il conclu.

Reprenant la parole, Mme la Juge Silvia Fernandez de Gurmendi a demandé à l’accusation s’elle voulait présenter des témoins pour la Confirmation des charges.

M. MacDonalds a estimé qu’il n’avait pas de témoins à présenter, à ce stade. Quant à la défense, Maître Kaufman n’a indiqué que si cela s’avère nécessaire, la défense présentera des témoins au moment venu.

Dans le reste des débats, Mme Silvia Fernandez de Gurmendi a amené l’accusation et la défense à dévoiler les contenus de leurs différents accords conclus dans le cadre de l’affaire Charles Blé Goudé, lesquels accords ont pour but d’éviter le dilatoire et les reports incessants comme cela fut le cas dans l’Affaire Gbagbo

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Les coupables de l’assassinat du Général Guéï sont bien dans l’entourage de Dramane, M. Frindéthié

GueiLe lundi 1er octobre 2012, Ange Kessi, le procureur militaire de Dramane Ouattara, annonçait sur les ondes de Radio-Dozo (RTI) que les enquêtes sur la mort du Général Guéï étaient bouclées, et que les coupables étaient sous les verrous. Ange Kessi nous informait alors que quatre militaires étaient inculpés dans l’affaire, notamment le Commandant Seka Yapo Anselme, le Général Dogbo Blé, le  Lieutenant-colonel Kadet Gnatoa et le capitaine Sakanoko Mory, ex-officier adjoint du CECOS. D’après les révélations de Kessi, le commandant Seka a déclaré pendant son interrogatoire que « c’est le général Dogbo Blé, colonel au moment des faits qui a arrêté le général Guéi à la cathédrale au Plateau. Quand il est arrivé sur les lieux de l’arrestation, Seka Anselme a demandé à Dogbo Blé de lui remettre le général Guéi, ce qui fut fait. Seka a ensuite conduit le général Guéi vers la corniche, l’a exécuté et a abandonné le corps sur les lieux. De retour à la résidence du général Guéi, il trouve son épouse au bord d’un caniveau tout près de la résidence. Sans autre forme de procès, il dégaine tire et loge une balle dans la tête de dame Doudou Guéi qu’il tue sur le champ »,  parce que, toujours selon les confidences que Séka auraient faites aux enquêteurs devant deux témoins militaires, Séka «ne supportait pas que tous les proches du général Guéi soient tués ou arrêtés alors que [Madame Guéï] seule était en vie ».

Sept mois exactement après les divagations d’Ange Kessi, le Boucher de Duékoué annonce aux populations de l’Ouest vers lesquelles il prétextait une visite officielle dans sa fuite des travailleurs ivoiriens qu’il prenait personnellement en charge l’enquête du Général Guéï ; comme si son pitre de procureur militaire n’avait jamais fait ses déclarations fantaisistes.

De deux choses l’une : ou bien Dramane est vraiment un mythomane doublé d’un schizophrène, ou bien il prend les ivoiriens pour des idiots. Car tout le monde sait que les coupables de l’assassinat du Général Guéï sont bien dans son entourage. Et tout le monde a une idée assez clair de qui a donné l’ordre d’éliminer l’ancien chef de l’Etat ivoirien.

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