L’évangile selon Philippe Mangou (29 mars, 2015), M. Frindéthié

mangou(1)Dans une interview accordée à un journal gabonais, l’ex-CEMA Philippe Mangou se défend de ce que les Ivoiriens continuent de lui coller l’étiquette de traitre pour avoir fui le théâtre des combats lors de la « bataille d’Abidjan » : « Est-ce que c’est Laurent Gbagbo qui a payé mon école pour me faire rentrer à l’EFA … Est-ce que c’est Gbagbo qui a fait de moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire. Depuis l’époque de Bédié, moi je suis officier. Et puis je sers la Côte d’Ivoire, pas Laurent Gbagbo … Donc j’ai trahi aussi Bédié alors? Parce que Bédié a été président avant Gbagbo Laurent … Donc si Gbagbo Laurent n’est plus président, moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire, je dois arrêter mon travail pour le suivre … je suis désolé pour vous monsieur le journaliste. Voilà qui est claire! Quand on t’envoie, il faut savoir t’envoyer soi-même, disait-il …».

Le problème de Mangou, c’est qu’il n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Prenant pour prétexte la profession de pasteur de son père et sa soi-disant éducation familiale de pacifiste, Mangou, abandonnant les jeunes soldats sous son commandement sans aucune direction, s’était réfugié à l’Ambassade de l’Afrique du Sud au moment où les troupes rebelles sous escorte française et onusienne rentraient à Abidjan.

Ce que les Ivoiriens reprochent au CEMA déserteur, c’est moins de n’avoir pas défendu la personne du Président Gbagbo que d’avoir failli à la mission qui était la sienne en tant qu’officier de la République : Celle de défendre la Côte d’Ivoire. Or Mangou a pris la poudre d’escampette dès les premiers coups de feu, exposant des milliers de militaires sans commandement aux bombes françaises. Mangou ne savait-il pas que son père était pasteur, que son éducation familiale lui dictait une vie de pacifiste au moment où il entrait à l’école militaire ? Ne savait-il pas que le rôle premier du militaire est de défendre la nation, et que son outil de prédilection est le fusil ? Mangou aurait pu se faire pasteur, mais il a choisi plutôt d’être un officier déserteur pour le malheur des Ivoiriens. Mangou est un pilote de ligne qui saute en parachute avant de lancer délibérément son avion contre le flanc d’une montagne.

Oh honte ! Mangou devrait avoir honte. Mais il y a, comme le dirait ma mère, « des gens qui sont nés sans cils et ne connaissent pas la honte ». Mangou est de cette race-là. C’est un couard qui a cru venir à l’armée comme l’on va en kermesse—car il est vrai qu’au temps où cette majorette entrait à l’école militaire, l’armée ivoirienne n’était d’armée que de nom. C’était là où, assuré de d’un bon traitement, l’on allait prendre tranquillement du ventre. Le malheur de Mangou est d’avoir été promu au moment même où il fut nécessaire que l’officier ivoirien démontrât sa formation et défendît son pays. Et Mangou, le fils de pasteur, qui était entré à l’armée comme une jeune fille se joint à une équipe de majorettes, abandonna ses armes et son uniforme et, le premier de tous les Ivoiriens, s’enfuit chercher refuge dans une chancellerie étrangère.

Mangou n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Mangou est coupable d’avoir donné au peuple ivoirien la fausse assurance que leur Chef d’Etat-major des Armées était encore à leur côté pour défendre la nation agressée, alors que Mangou lui-même préparait sa sortie en catimini. Mangou est coupable de la mort de milliers d’Ivoiriens. Sous d’autres cieux, un déserteur de sa trempe serait passé en cour martiale. Mangou n’a ni servi Gbagbo, ni servi la Côte d’Ivoire. Mangou a trahi Gbagbo et Mangou a trahi la Côte d’Ivoire. L’histoire retiendra de Mangou qu’il fut un pleutre, un déserteur, un traitre pour son pays.

Qui a trahi une fois est bien susceptible de trahir une seconde fois. Même Dramane Wattra à qui la majorette Mangou a fait allégeance le sait, qui a préféré tenir ce traitre loin de lui, dans une retraite dorée au Gabon. Que Mangou se taise et bouffe ; car, en plus d’être un traitre, il a la mauvaise manie de parler la bouche pleine.

(Vidéo) Les forces de dramane Ouattara avouent leurs crimes de guerre à Abobo

Fatou Bensouda (ICC Prosecutor) served as minister under one of the most repressive dictators in Africa!!! Shouldn’t charity begin at home?

Fatou bensouda was minister of justice of dictator Yaya Jammeh of Gambia. Talk about credibility!

Fatou bensouda was minister of justice of dictator Yaya Jammeh of Gambia. Talk about credibility!

 

Y aurait-il un mandat d’arrêt contre Toupet?

Toupet

Les autorités judiciaires du Burkina Faso auraient-elles vraiment lancé un mandat d’arrêt contre le général Toupet ? Depuis quelques heures, il circule sur les réseaux sociaux un document présenté comme un mandat d’arrêt officiel lancé contre le général Soumaïla Bakayoko par les autorités burkinabè. Selon certaines indiscrétions, ce mandat serait un faux document véhiculé par les services de communication de soro guillaume pour jeter le discrédit sur les autorités burkinabé et miner les très sérieuses charges qui pèsent sur lui dans l’affaire des écoutes téléphoniques. En intimant aux chefs de la rébellion ivoirienne qu’ils ne sont pas mieux lotis que lui, soro, dont les confessions de crimes sont désormais bien établies et qui s’est convaincu que dramane le sacrifiera tôt ou tard, essaierait de se garantir la loyauté des chefs de guerre et peser d’un poids fort contre toute action d’une éventuelle extradition.

toupe

Côte d’Ivoire – la pourriture de l’adjovan commence toujours par la tête

Pas question de répondre à la justice burkinabè

Pas question de répondre à la justice burkinabè

S’il est vrai que le poisson pourrit toujours par la tête, alors ce que nous avons actuellement à la tête de notre Dozoland est un vrai adjovan ; un vrai djekewra. Le Dozoland est un vrai pourrissement; et sa pourriture, il faut le reconnaître, découle du pourrissement moral de ceux-là même qui prétendent le diriger. Mais que pouvait-on attendre d’une cohorte de faiseurs de coups d’état, de braqueurs de banques, de génocidaires ? Ne serait-il pas normal qu’elle persévérât dans sa propension au désordre, au meurtre, à la frappe antidémocratique ?

Ainsi, toute la racaille qui, avec l’aide du Burkina de Blaise, participa à mettre la Côte d’Ivoire à genoux a décidé de remettre en selle le boucher de Ouaga. Et du le jugement diminutif qui fait figure de président de l’assemblée nationale au volubile négrillon de la grande muette, tout en passant par les analphabètes commandants de zones, la cancraille se fit gaiement conseillère militaire en sciences de la déstabilisation, convaincue que ses thurayas made in Ferkessédougou étaient impénétrables. Les thurayas faillirent et les djekewras se mirent à puer de mille exhalaisons putrides.

Mais n’est-ce pas par la tête que commence la pourriture de l’adjovan ? N’est-ce pas par la tête que débute la putréfaction du djekewra ? S’attendrait-on donc à ce que la tête de la pestilentielle pègre mafieuse qui sévit en Côte d’Ivoire depuis avril 2011 livrât ou protégeât ses semblables ? Ne nous faisons pas d’illusions.

La démocratie, nous ne cessons de le dire, est comme la charité bien ordonnée ; elle commence par soi-même. Il est tout à fait absurde d’attendre d’une personne qui n’a de vertus que celles de la pègre mafieuse qu’elle infuse une morale considérée à son entourage. La Côte d’Ivoire et le Burkina-post Compaoré auront leur justice ; mais pas avant que les djekewras qui polluent la sous-région n’en soient débarrassés.

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About the Book
In recent years, the Euro-American powers have made multiple armed incursions into Africa. The election of President Obama, greeted by most Africans as providential for their centuries-old troubled relations with the West, instead inaugurated a destructive coalition against Africa. In places like Côte d’Ivoire, Egypt and Libya, the United Nations, the International Criminal Court, the World Bank and the International Monetary Fund have supported military intrusions, arbitrary imprisonments, deportations and political assassinations under the guise of bringing freedom and democracy to benighted Africa.

The destabilization of Africa, the division of the continent into lawless zones controlled by thuggish warlords, the displacement of millions of refugees and the systematic sacking of Africa’s resources are telling: In Africa, the West was not on a goodwill mission. This book examines the West’s policy of aggression in Africa over the last 50 years as a legacy of colonialism, with human and economic costs that are radicalizing African nationalists.

About the Author(s)
K. Martial Frindethie is a professor of Francophone studies at Appalachian State University in Boone, North Carolina. An award winning author, his research interests include literature and film and the intersection of literature and political-ideological imagination.

Other Book(s) by K. Martial Frindéthié Available from McFarland:

The Black Renaissance in Francophone African and Caribbean Literatures

Francophone African Cinema

Globalization and the Seduction of Africa’s Ruling Class

Ouagadougou : qui sont les véritables commanditaires ?

ouagaL’attentat terroriste qui a fait 29 morts et 30 blessés à Ouagadougou et dans le Nord du Burkina est la première attaque djihadiste d’envergure dans ce pays. Dans l’après-midi du 15 janvier les assaillants ont tiré sur une gendarmerie, puis dans la soirée, ils se sont lancés à l’assaut de deux cibles : le Splendid Hôtel et le café Cappuccino situés, eux, dans le centre de la capitale. Immédiatement, ces attentats ont été revendiqués  par al-Quaeda au Maghreb islamique (AQMI) en précisant que c’était sa « filiale » al-Mourabitoune qui était passée à l’action. Cette organisation est dirigée par le djihadiste Moktar Belmoktar. Le drame survient quinze jours après l’investiture du nouveau Président Roch Marc Christian Kaboré et quatre mois après la tentative de coup d’Etat manqué du général Gilbert Diendéré. Compte tenu de certains faits troublants en provenance de Côte d’Ivoire et des liens qu’entretenaient l’ancien Président Blaise Compaoré et quelques hommes de son clan avec certains chefs djihadistes, il parait légitime de s’interroger sur les véritables commanditaires de ces attentats meurtriers.

Trois pays interconnectés

Pour comprendre les derniers événements survenus à Ouagadougou, il est nécessaire de les remettre dans leur contexte, celui de l’Afrique de l’Ouest dans l’œil du cyclone. Le Mali, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont trois pays interdépendants, à la fois géographiquement, économiquement mais aussi politiquement.
Les attaques djihadistes ont été perpétrées trois jours seulement après la mise en place du nouveau gouvernement burkinabè. Quelques jours plus tôt, le 28 décembre, veille de l’investiture du Président Roch Marc Christian Kaboré, un commando d’une vingtaine de personnes a été arrêté à Ouagadougou car il projetait d’attaquer plusieurs casernes de la capitale afin de semer la panique dans la ville et d’en profiter pour faire libérer leurs camarades incarcérés après le coup d’Etat manqué du 16 septembre. Parmi les personnes emprisonnées qu’il fallait extraire des griffes de leurs geôliers, se trouvaient, bien évidemment, le général Gilbert Diendéré auteur du putsch raté, et Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères. Coup d’Etat, tentative de déstabilisation et de libération des prisonniers, autant de faits qui prouvent que le camp de l’ancien Président Compaoré rêve toujours de reprendre la main.

La Côte d’Ivoire base arrière du clan Compaoré

Lorsqu’il a été obligé de fuir le Burkina Faso après la révolution d’octobre 2014, Blaise Compaoré s’est exilé en Côte d’Ivoire avec quelques-uns de ses plus proches conseillers. Ce pays est donc devenu la base arrière de l’ancien président et de son clan. Quelques jours avant le coup d’Etat, Gilbert Diendéré était à Abidjan. Etrange retournement de l’histoire, puisque jusqu’en 2011, c’est le Burkina Faso qui servait de base arrière à Guillaume Soro, ancien chef rebelle et actuel Président de l’Assemblée Nationale et à ses amis des Forces Nouvelles.
Les liens qu’entretiennent Guillaume Soro, Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré sont anciens, ils datent de 2001. C’est à cette époque que le Burkina a formé, armé et aidé matériellement les rebelles. Guillaume Soro entretient des liens presque filiaux avec Blaise Compaoré.

L’implication du Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne dans le coup d’Etat au Burkina

Désormais, il ne fait plus aucun doute que Guillaume Soro, a joué un rôle notable lors du coup d’Etat du général Diendéré. Des écoutes téléphoniques entre le deuxième personnage de l’Etat de Côte d’Ivoire et Djibrill Bassolé ont été interceptées et ont révélé son implication. Au cours de cette conversation, d’une durée de 16 minutes, le Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne propose de l’argent pour aider financièrement les soldats qui combattent aux côtés de Gilbert Diendéré puis, il explique doctement sa stratégie pour déstabiliser l’armée burkinabé. « On frappe un commissariat ou une gendarmerie au Nord et puis on frappe là… »  Si Guillaume Soro nie la paternité de cet échange, sa véracité ne fait pourtant aucun doute. Il a d’ailleurs été versé au dossier judiciaire instruit par le tribunal militaire de Ouagadougou.

Faits troublants

A quel jeu joue Guillaume Soro dans la sous-région ? A la lumière des informations recueillies par l’IVERIS cette question s’avère cruciale. En effet, depuis quelques semaines, Guillaume Soro a recruté une petite centaine d’anciens soldats de l’armée malienne. Des recrutements de combattants ont également été effectués dans tout le Mali pour le compte du Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne.
Les nouvelles recrues sont arrivées en car et par petits groupes de cinq à six personnes jusqu’à la ville de Ségou devenue un carrefour des arrivées de combattants en provenance de plusieurs localités du Mali. Sous couvert de recrutement dans les mines d’or ivoiriennes, ces jeunes hommes étaient ensuite convoyés à Katiola. Cette commune n’a pas été choisie au hasard. D’une part, elle se situe à 50 km de Bouaké, fief du Président de l’Assemblée nationale. D’autre part, selon des sources ivoiriennes, elle abriterait un important arsenal militaire.
Les contacts de Guillaume Soro avec AQMI passent par l’ancien conseiller de Blaise Compaoré, Mustapha Chafi, un mauritanien d’origine qui réside en Côte d’Ivoire depuis la chute de son mentor. Cet homme de l’ombre est proche de Moktar Belmokthar avec qui il a négocié pendant des années la libération de nombreux otages occidentaux. L’autre proche du Président de l’Assemblée Nationale est Ben Maouloud, ce narcotrafiquant fut le bras droit de l’ancien président malien Amadou Toumani Touré, il vit également en Côte d’Ivoire depuis le coup d’Etat de 2012 qui a renversé le Président malien. Mustapha Chafi et Ben Maouloud sont tous deux des arabes proches de Moktar Belmokthar et de ses lieutenants notamment de Yoro ould Dah très actif à la frontière du Mali et du Niger. Lors de leur conversation téléphonique, Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, évoquent à plusieurs reprises le surnom de Mustapha Chafi.

La fuite en avant

Certes, il ne fait aucun doute qu’AQMI et la branche de Moktar Belmoktar al-Mourabitoune aient revendiqué les attentats du 15 janvier à Ouagadougou, d’autant qu’ils offrent une vitrine médiatique forte à leurs organisations et leur permet de gagner des points dans leur guerre de communication et d’influence avec l’organisation de l’Etat islamique. Néanmoins, la déstabilisation des nouvelles autorités du Burkina Faso poursuit le même objectif que celui de Blaise Compaoré. D’autant que la justice burkinabé vient de demander son extradition aux autorités ivoiriennes dans le cadre de l’assassinat de l’ancien Président Thomas Sankara.
Quant à Guillaume Soro, l’étau se resserre autour de lui. Depuis quelques mois le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, qui malgré ses nombreuses exactions avait réussi à passer entre les gouttes, encaisse les coups durs. Le jour de l’attentat de Ouagadougou, la justice burkinabè a lancé un mandat d’arrêt international contre lui, avec demande d’extradition dans le cadre de sa participation au coup d’Etat du 16 septembre. Il a également du fil à retordre avec la justice française. La juge Sabine Kheris a émis un mandat d’amener contre lui le 7 décembre dernier dans le cadre de l’instruction du dossier de Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo. Alors qu’il était à Paris en visite privée, il a réussi à fuir la France grâce à un ordre de mission signé par le Président Alassane Ouattara, le mandatant à postériori comme membre de la délégation de la COP 21.  Enfin, lui et les chefs de la rébellion ont au-dessus de la tête l’épée de Damoclès de la justice internationale. La Cour Pénale internationale (CPI) a toujours exprimé la volonté de ne pas juger un seul camp. A quelques jours de l’ouverture du procès de Laurent Gbagbo, qui se tiendra à partir du 28 janvier, la tension dans le camp des ex-chefs rebelles est à son comble. Quand la CPI émettra-t-elle des mandats d’amener ? Enfin, sur le plan de la politique intérieure, Guillaume Soro a perdu la bataille de la succession d’Alassane Ouattara, qui le soutient comme la corde soutien le pendu. Le Président de l’Assemblée Nationale se retrouve le dos au  mur. Dans ces conditions, il ne parait pas étonnant qu’il adopte la stratégie de la terre brûlée.

Enfin, les attentats de Ouagadougou posent d’autres questions cruciales sur l’action et l’efficacité des services de renseignement(I). Si en cette période de transition, la fragilité des services burkinabè peut se comprendre, les défaillances des services ivoiriens, maliens, français et américains- ces deux pays ayant des bases de leurs forces spéciales à Ouagadougou, l’opération Barkhane couvre également le Mali- est inexplicable. Dans une période où le Mali, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont dans la tourmente, comment ne pas scruter à la loupe tous les événements et regarder les réalités de ces pays pour comprendre ce qui s’y passe et être en situation de réagir ? En Afrique, le recrutement de combattants ne peut pas passer inaperçu. Les populations locales savent. Et elles parlent…

Leslie Varenne directrice de l’IVERIS

Sur le même sujet: https://frindethie.wordpress.com/2016/01/16/attentats-terroristes-au-burkina-et-si-compaore-chafi-et-soro-y-etaient-pour-quelque-chose/

Justice américaine contra ADM, Cargill et Nestlé Côte d’Ivoire : Comment dramane s’est fait prendre à son propre piège.

cacaoAu début des années 2000, à la veille de la rébellion de dramane et de soro, lorsque le désir de voir tomber le Président Gbagbo prit chez dramane une obsession maladive et que tout fut mis en œuvre pour souiller l’image de « la Côte d’Ivoire de Gbagbo » au plan international, un mystérieux article fut publié dans le New York Times, qui se révélera être une fiction bien concoctée.

En effet, un journaliste américain du nom de Michael Finkel, mandé par les « tombeurs de Gbagbo », inventa un « reportage » dans lequel un enfant fictif du nom de « Youssouf Malé » fut introduit à l’Amérique comme l’épitomé d’un commerce dégradable ayant cours sur les plantations ivoiriennes de café et de cacao : l’esclavage des enfants.

Quelques temps après, Michael Finkel fut démasqué par une ONG indépendante et finit par confesser que son reportage n’était en fait qu’un tissu de menteries. Michael Finkel fut chassé du New York Times et s’évanouit dans la disgrâce.

Pour la Côte d’Ivoire, cependant, la mal était fait.

Dans le contexte international, l’on parla de la Côte d’Ivoire comme le pays de l’esclavage des enfants, et du cacao ivoirien comme le « cacao de la honte ». dramane s’en frotta les mains. Son épouse et lui avaient investi d’énormes ressources pour attaquer « le cacao de Gbagbo » ; et ils avaient enfin atteint leur but. Gbagbo était devenu « infréquentable », et son cacao « immangeable ».

dramane s’était convaincu qu’une fois au pouvoir, il renverserait les tendances, réparerait ce qu’il avait gâté, et redonnerait au cacao ivoirien ses lettres de noblesse. Et comme tout ce que, mû par sa haine pour Gbagbo et pour tous ceux qui ne voulaient pas qu’il fût président parce qu’il était musulman et du Nord, dramane gâta, dramane ne put jamais refaire la réputation du cacao ivoirien.

dominique, son épouse, après avoir participé à véhiculer l’image d’une Côte d’Ivoire esclavagiste, s’époumona à remettre dans le seau l’eau versée, et finit par admettre son échec en décembre dernier, exhortant la communauté internationale à reconnaître qu’en Côte d’Ivoire, bien sûr il y a des cas isolés de trafic d’enfants, mais qu’en général, ces enfants que l’on nomme « esclaves » ne sont que des « écoliers » qui, après l’école, viennent observer leurs parents au travail, comme cela se fait dans toutes les sociétés humaines.

Ah ! Qu’il est facile de gâter, mais dur de réparer !

C’est en voulant salir ce qui n’était plus le cacao ivoirien, mais plutôt le « le cacao du Président Gbagbo » que dramane mit ADM, Cargill et Nestlé Côte d’Ivoire dans le pétrin. Pour les Américains, ces compagnies-là ont profité de l’esclavage des enfants en Côte d’Ivoire.

La mayonnaise dramane a pris, alors, allons jusqu’au bout. Et les contorsions de dramane pour faire accepter aux Américains une narrative contraire à celle qu’il s’évertua tant à leur vendre naguère n’y fit rien. Allons jusqu’au bout, semblent dire les Américains à dramane et à sa clique, et que les partisans de la thèse de l’esclavage des enfants dans les champs de cacao ivoiriens soient entendus à la barre.

Que dramane et soro ne mêlent pas les Ivoiriens à leurs actes de gangstérisme international

dramane soro

S’étant convaincus depuis 2002 que le mensonge, le maraudage, les attentats, les viols, les homicides d’opposants politiques, les chantages, les expropriations sont les méthodes les plus opérantes dans l’ascension sociale, dramane et son fils soro, dans leur émulation du plus brutal, du plus abject, et du plus infâme, ont laissé libre cours à leur dégénérescence morale, invitant des armées étrangères à balafrer le tissu socio-économique de la Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui par la faute de ces flibustiers des temps modernes, des dizaines de milliers d’Ivoiriens chassés de leurs terres et dépossédés se retrouvent disséminés dans des camps de réfugiés en terres étrangères. Aujourd’hui, par la faute de ces « Ivoiriens nouveaux », partisans de l’ethnocide et de la promotion de la cancraille, toute une classe moyenne paupérisée et les populations qui dépendaient d’elle se meurent lentement dans ces mouroirs baptisés hôpitaux où, du drap à la seringue, tout se vend à l’encan. Aujourd’hui, par la faute de ces mercenaires politiques, les acquis de la démocratie ont pris un recul d’un demi-siècle en Côte d’Ivoire et s’est installée dans le pays une indiscipline morale et matérielle indescriptible.

Comme il fallait s’y attendre, après avoir tété le lait du « succès-par-le crime », soro ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Pourquoi soro le ferait-il, lorsque ses homicides sur les gendarmes de bouaké et leurs familles exécutés dans leur sommeil, ou les civils de Bouaké asphyxiés dans des conteneurs hermétiques, ou les danseuses d’Adjanou froidement assassinées, ou l’exécution de Marcellin Yacé et de Désiré Tagro, ou la mutilation et l’incinération de Kassoum Bamba (Kass), ou les meurtres d’Adama Coulibaly, d’IB, et de Félix Anoblé, entre autres, ne lui valurent aucune poursuite ? Pourquoi soro arrêterait son ascension par le crime lorsque ses cambriolages des succursales de la BCEAO, plutôt que de l’envoyer en geôle, au contraire, firent de lui l’un des « hommes d’affaires » les plus adulés au Burkina et lui payèrent des louangeurs affamés chantant ses exploits les plus horripilants ?

Si soro, s’inspirant d’un de ses guides éclairés, l’ex-dictateur burkinabè Blaise Compaoré, décida d’exporter son talent d’assassin à l’étranger, notamment au Burkina Faso, pour rétablir sur son trône le boucher de Ouaga et régler par-là même quelques comptes personnels, et si mal lui en prit, et que les autorités burkinabè après avoir intercepté le complot de soro contre leur pays ont décidé de l’entendre, que soro et dramane assument leurs actes de grand banditisme sans y mêler la Côte d’Ivoire toute entière.

Le Burkina a décidé d’entendre soro, et soro, en tout couillu qu’il est, devrait obtempérer sans en faire une affaire nationale ; car le temps viendra pour soro de répondre à la nation ivoirienne pour ses crimes contre les Ivoiriens. Nous n’en sommes pas encore là, parce qu’il n’y a pour le moment pas de justice en Côte d’Ivoire. Et si soro a des doutes quant aux contentieux qu’il aura à vider avec le peuple ivoirien, qu’il se renseigne chez Hissen Habré. Le temps est l’autre nom de Dieu.

En attendant, un peu de sérieux tout de même ! dramane et soro n’invoqueront pas le panafricanisme ou la souveraineté ivoirienne, n’appelleront pas tous les Ivoiriens au secours toutes les fois où ils se retrouveront dans de beaux draps pour s’être comportés comme de vulgaires assassins coupeurs de route ! Que l’on ne demande pas aux Ivoiriens de faire la bataille de soro, de ce soro qui a fait tant d’orphelins et de veuves parmi les Ivoiriens ! soro gagnerait plutôt à vérifier la thèse de ses couilles d’acier pour aller répondre à l’injonction des autorités burkinabè. Les burkinabè eux au moins montrent à soro que la vie de leurs citoyen est sacrée, même si des autorités burkinabè ont aidé soro à massacrer ses propres frères ivoiriens.

Burkina Faso: «On ne peut pas écarter la piste ivoirienne»

International – Leslie Varenne, Journaliste spécialiste de l’Afrique, directrice de l’Institut de veille et d’études des relations internationales et stratégiques (Iveris)

soro

Le Burkina Faso est à 60 % musulman, 63 ethnies y vivent en paix. Y avez-vous observé un risque de radicalisation lors de vos récentes enquêtes ?

Absolument aucun. C’est un problème qui n’existe rigoureusement pas, au Burkina. Il y a énormément de mariages mixtes, énormément de cérémonies œcuméniques, bref aucune radicalisation dans cette Afrique francophone que je connais. Les terroristes qui ont attaqué à Ouagadougou ne sont d’ailleurs pas Burkinabè mais ce qu’il faut surtout relever c’est que l’attaque de vendredi est le premier attentat jihadiste à Ouagadougou. C’est d’autant plus exceptionnel que du temps de Blaise Compaoré, qui avait joué un rôle de «facilitateur» dans la crise au Mali, les jihadistes étaient reçus et soignés à Ouagadougou. Il y a d’ailleurs beaucoup de leurs représentants du nord Mali qui vivent dans la capitale burkinabè et jusqu’ici, il ne s’était jamais rien passé.

Vendredi, juste avant l’attentat, on venait d’apprendre que le Burkina Faso avait émis un mandat d’arrêt international contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, accusé par la justice militaire burkinabè d’avoir soutenu la tentative de coup d’état du général Diendéré en septembre dernier. C’est en côte d’Ivoire, aussi, qu’est réfugié Blaise Compaoré, chassé après 27 ans de pouvoir, et qui vient de demander la nationalité ivoirienne, afin de ne pas être extradé vers son pays d’origine. Dans ce contexte, une instrumentalisation de l’attaque est-elle possible ?

Blaise Compaoré a déclaré : «moi vivant, Roch ne sera jamais assis», comprendre que le nouveau président Roch Marc Christian Kaboré ne serait jamais assis dans son fauteuil présidentiel. Et oui, il faut revenir au coup d’état manqué du général Gilbert Diendéré. On sait maintenant que le Burkina a été très longtemps la base arrière des rebelles ivoiriens anti-Gbagbo, jusqu’en 2010. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est la base arrière de ceux qui ont soutenu ces rebelles ivoiriens, dont faisait partie Guillaume Soro, contre Laurent Gbagbo. Les écoutes de Guillaume Soro et de Djibrill Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, sont d’ailleurs édifiantes quant à l’aide que le premier propose au général putschiste au moment où Diendéré a tenté de prendre le pouvoir. Soro savait que le Burkina allait demander son extradition. Mais Soro intéresse aussi les juges en France, France qu’il a dû fuir en décembre dernier lors de la COP 21, grâce à une immunité providentielle accordée par le président ivoirien Alassane Ouattara alors qu’un mandat d’amener avait été lancé contre lui, suite à une plainte de Michel Gbagbo, le fils de Laurent Gbagbo. Et puis Soro, qui, jusqu’à cette succession d’ennuis se voyait en successeur de Ouattara, est également dans le collimateur de la Cour pénale internationale ainsi que ses chefs de guerre dans le cadre du procès à venir de Laurent Gbagbo.

Malgré la revendication d’Aqmi, l’hypothèse d’une piste ivoirienne n’est donc pas à écarter selon vous ?

Elle n’est surtout pas à écarter. Soro et Compaoré sont dos au mur et prêts à mettre le feu à la région et l’un comme l’autre sont loin d’être sans contacts au Mali. Mais l’attaque de Ouagadougou pose aussi une autre question : pourquoi les services maliens, ivoiriens, français ou américains, n’ont-ils rien vu venir, sachant au surplus que la France et les États-Unis ont leurs forces spéciales basées dans cette capitale ? Pour les Burkinabè, on peut comprendre, ils sont en pleine transition politique. Mais pour les autres ?

Attentats terroristes au Burkina : et si Compaoré, Chafi et Soro y étaient pour quelque chose ?

Chafi

Les criminels, c’est connu, s’enfoncent davantage au fur et à mesure qu’ils essaient d’effacer les traces de leurs crimes ou d’en faire disparaitre des témoins gênants.

Dans sa fuite précipitée vers son exile ivoirien, le dictateur burkinabè n’avait pas oublié à Ouaga que quelques malles de costumes et quelques coffres forts remplis. Compaoré y avait aussi laissé son sulfureux conseiller, le Mauritanien Moustapha Chafi, le gardien de tous ses dossiers sales ainsi que de ceux de Guillaume soro et de dramane wattra. Car en fait, Chafi n’était pas que le guide de Compaoré, il était aussi celui de soro et de dramane dont il a conseillé la rébellion de 2002. Aussi, au lendemain de la fuite de Compaoré, dramane n’avait-il pas hésité à affréter l’avion de la République de Côte d’Ivoire pour aller chercher Chaffi bloqué à Ouaga.

Le soldat Chafi sauvé, c’était aussi tous les dossiers de la méphistophélique connexion entre Compaoré, la rébellion de dramane/soro et les terroristes islamiques qui revenaient sous bonne scellée. Chafi, c’est aussi celui qui murmure à l’oreille des terroristes, et dont le nom est cité dans moult affaires crasseuses. Comme le rapportait déjà Jeune Afrique dans son édition du 26 novembre 2014, « [Moustapha Chafi] a touché du doigt, pour Compaoré et surtout pour Diendéré – son principal référent à Ouaga -, les rébellions touarègues au Niger et au Mali et a flirté avec les rebelles ivoiriens de Guillaume Soro. Au terme de missions épiques en plein désert, il a aussi négocié avec Mokhtar Belmokhtar et Abou Zeid la libération d’otages suisses, espagnols ou français, ce qui lui a valu d’être accusé par son meilleur ennemi, le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz (et soupçonné, un temps, par l’Algérie et par la France), d’être leur complice ».

Aussi, convient-il de se poser cette question : Et si, au moment où les nouvelles autorités du Burkina Faso affichent une hostilité toute légitime contre Compaoré, Diendéré, Bassolé, soro, et évidemment dramane, Chafi avait décidé, sur ordre de ses mandants, de retourner au laboratoire ? De brouiller les pistes ? De changer le discours médiatique, tout en infligeant à « l’impertinent » peuple burkinabè une punition qui lui ferait regretter « la sérénité » dont il jouissait sous la sévère étreinte paternelle de Blaise Compaoré ? Et si Chafi, c’est-à-dire, Compaoré et compagnie, n’était pas étranger à l’attaque terroriste contre le peuple burkinabè ?

Chomsky Hits Back At Erdogan, Accuses Him Of Aiding Terrorists

The spat was provoked by an open letter to Turkey’s leader signed by some 1,128 Turkish and foreign academics from 89 universities around the world, including Noam Chomsky.

Noam Chomsky arrives to a conference at the Islamic University in Gaza City, Saturday, Oct. 20 , 2012. Photo: Hatem Moussa/AP

Noam Chomsky arrives to a conference at the Islamic University in Gaza City, Saturday, Oct. 20 , 2012. Photo: Hatem Moussa/AP

Prominent US linguist and philosopher Noam Chomsky has lashed out at Turkish President Recep Erdogan, who has accused him of being “dark” and having “mentality of colonialism” for signing an open letter protesting Ankara’s military op against the Kurds.

The spat was provoked by an open letter to Turkey’s leader signed by some 1,128 Turkish and foreign academics from 89 universities around the world, including Noam Chomsky and Immanuel Wallerstein. It was published last month under the title: “We won’t be a part of this crime.”

The academics’ criticism of Ankara’s military operation in Turkey’s Kurdish southeast infuriated Erdogan, who lashed out at Chomsky in particular.

“Let our ambassador from the United States invite Chomsky, who has made statements about Turkey’s operations against the terrorist organization,” Erdogan said at the 8th annual conference of the Turkish ambassadors that started on Monday. He offered to “host” Chomsky in the Kurdish region.

“If I decide to go to Turkey, it will not be on his invitation, but as frequently before at the invitation of the many courageous dissidents, including Kurds who have been under severe attack for many years,” Chomsky told the Guardian via e-mail in response to Erdogan’s proposal.

The philosopher also accused the Turkish leader of hypocrisy and applying double standards to terrorism, as well as openly aiding terrorist organizations.

“Turkey blamed ISIS [for the attack on Istanbul], which Erdogan has been aiding in many ways, while also supporting the al-Nusra Front, which is hardly different. He then launched a tirade against those who condemn his crimes against Kurds – who happen to be the main ground force opposing ISIS in both Syria and Iraq. Is there any need for further comment?” he said.

The open letter called on Turkey’s authorities to end the “massacre and slaughter” in the country’s southeast and lift the siege of Kurdish towns and cities, while, at the same time, accusing Erdogan of waging a war against his own people.

“The responsibility for the present self-inflicted crisis in the country must lie squarely with Erdogan, who perceives the Kurds… as obstacles to his plan to establish supreme rule for the Turkish presidency,” the open letter says.

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“With the sieges imposed on their communities in the southeast, Turkey has effectively declared war on its own people. This current crisis is manufactured and totally unnecessary. It demonstrates once again that Erdogan is a deeply divisive force,” it adds.

Ergodan strongly criticized the signatories in a speech on Monday, claiming that the human rights abuses in Turkey’s southeast were committed by ‘terrorists’ and not state forces.

“This crowd, which calls itself academics, accuses the state through a statement. Not only this, they also invite foreigners to monitor developments. This is the mentality of colonialism,” he said, accusing the Turkish scholars who signed the petition of committing “treason.”

“You are not enlightened persons, you are dark. You are nothing like intellectuals. You are ignorant and dark, not even knowing about the east or the southeast. We know these places just like we know our home addresses,” he fumed. 

Turkey’s Council of Higher Education (YOK) has also condemned the petition and promised to launch legal action against the Turkish signatories.

“The declaration issued by a group of academics that describes our state’s ongoing struggle against terror in the southeast as ‘massacre and slaughter’ has put our entire academic world under suspicion,” YOK said in a statement.

The clashes between Turkish forces and Kurdish fighters from the Kurdistan Workers’ Party (PKK), which has been outlawed by Ankara, have been ongoing since July, with Turkey’s authorities claiming that those killed during the security operation in the southeast were PKK members.

However, according to Human Rights Watch, more than 100 civilians have also been killed during the crackdown.

Curfews were imposed in several southeastern towns due to the security concerns of the Turkish authorities, despite the repeated demands of local residents that they be lifted.

According to the Human Rights Foundation of Turkey (HRFT), at least 162 civilians have been killed since the curfews were imposed, including 29 women, 32 children, and 24 elderly people.

Nous l’avions écrit il y a un mois: Blaise Compaoré est « ivoirien » et ne sera pas extradé au Burkina

Le gouvernement des génocidaires vient de confirmer ce que nous annoncions il y a un mois. Compaoré s’est fait faire ivoirien pour éviter de se présenter devant la justice de son pays. dramane wattra vient d’attribuer la nationalité ivoirienne au Boucher de Ouaga. C’est le retour de la perche. En 1995, Compaoré témoignait que dramane n’était pas ivoirien afin de lui permettre de se présenter à l’élection présidentielle ivoirienne. En 2016, Dramane  atteste que Compaoré n’est pas burkinabè, afin de lui permettre d’échapper à la justice burkinabè. Compaoré ivoirien peut désormais, comme son frère dramane, être candidat aux présidentielles ivoiriennes de 2020.

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Voici ce que nous écrivions tantôt:

Les experts en faux et usage de faux de la rue Lepic sont à l’œuvre. Après le certificat de nationalité ivoirienne frauduleux de dramane, après les procès-verbaux traficotés des élections de 2010 et de celles qui ont suivi, après l’ordre de mission antidaté de sorrow qui le sortit du dessous de lit de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, est venu le temps de sauver le soldat Compaoré. Cet assassin international et faiseur de coups, s’il venait à répondre de ses crimes, pourrait emporter de nombreux compères avec lui, à commencer par dramane à qui il prêta main forte dans l’ethnocide des ivoiriens.

Compaoré ne doit pas tomber entre les mains de la justice internationale ; et pour cela, les alchimistes en faux et usage de faux sont à l’œuvre pour lui trouver un certificat de nationalité antidaté – après tout, n’est-il pas marié à une Ivoirienne – ce qui, bien qu’il fût le président-dictateur du Burkina Faso, le ferait ivoirien à part entière, et pas extradable … jusqu’à ce que pour dramane et sa clique aussi les vents tournent.

German MP: West ‘Should Put End’ To Erdogan’s Secret Ties With ISIS

As long as the Turkish President pursues a policy that contributes to the prosperity of terrorists in the Middle East, a resolution on addressing the situation in the region would be extremely difficult, German politician Sahra Wagenknecht said.

By Sputnik News

Deputy Chairman of the Left Party Sahra Wagenknecht. Clemens Blian/AFP

Deputy Chairman of the Left Party Sahra Wagenknecht. Clemens Blian/AFP

Western countries should exert pressure on Turkish President Recep Tayyip Erdogan and put an end to the secret relations of Ankara and Daesh (also known as Islamic State terrorist group), otherwise the conflict in Syria may escalate, Deputy Chairman of the Left Party Sahra Wagenknecht said in an interview with German magazine Spiegel

“The escalation risks are extremely high,” Wagenknecht said. “There are now 15 countries fighting in Syria, sometimes together, sometimes side by side, sometimes against each other. There is no common strategy,” she added.

According to the politician, the parties involved do not have any consensus regarding their actions. They don’t even have an agreement on the fact that the fight against the Daesh should be of the highest priority. For instance, Turkey has different priorities and maintains ties with jihadists.

“Erdogan has to be put under pressure to finally stop his covert terrorist support and close the Turkish border for the Islamic State,” Wagenknecht said.

At the same time, the German politician stressed that the military intervention plays into the hands of Daesh terrorists, because the airstrikes lead to a large number of civilian casualties, causing hatred and indignation among the local population.

“Germany is involved in a war, the course of which no one can really control,” the German politician stressed.

Since 2014, Daesh militants have seized vast areas in Syria and Iraq, and have declared a caliphate under the rule of Sharia law in territories they control.

After that the US formed a coalition of some 60 nations which has been carrying out airstrikes against the terrorists since September 2014. The mission has not been authorized by the Syrian government or the UN Security Council.

Source: http://www.mintpressnews.com/german-mp-west-should-put-end-to-erdogans-secret-ties-with-isis/212603/

birds of a feather flock together/les oiseaux de même plumage volent ensemble

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Traqué comme un rat, soro l’égorgeur et faiseur de coups, inattendument devenu souverainiste et panafricaniste, se cherche des compagnons d’infortune. Les bris de miroir, les amulettes et les sacrifices des dozos l’ayant lâché, la cérémonie de purification des chefs akan ne lui ayant pas épargné une convocation de la justice burkinabè, c’est sur Theodoro N’Guema, lui aussi recherché par des juges français et américains, qu’El Gordo a jeté son dévolu.

L’on aurait pu dire du p’tit Gros et de son compère que les oiseaux de même plumage volent ensemble, si les reproches faits à Theodoro ne se limitaient pas qu’à d’« innocents » détournements de fonds publics, d’appauvrissement de la population de la Guinée Equatoriale, de transfèrement et de dilapidation des richesses de l’Afriques, de blanchiment d’argent, enfin de clownerie, et d’incompétence notoire.

Dans le bain de crimes où barbote soro, Theodoro est un angelot. Avec soro ouh là là, c’est du crime ! Du bon crime qui n’a rien à envier aux forfaits des Compaoré, des Idi Amin et des Taylor.

Theodoro chaparde à une échelle inimaginable, c’est vrai ! Mais soro, lui, il vous les enlève, il vous les torture, il vous les éventre, il vous les zagazaga, il vous les boit comme un vampire après les avoir expropriés, et tout ça avec un calme irréprochable. soro, lui, c’est un criminel qui en vaut la désignation ! La désinvolture avec laquelle il ordonne telle exécution ou coordonne tel meurtre est édifiante. Notre p’tit Gros est hors classe ! Si jeune et déjà si éprouvé dans la cour des grands scélérats !

soro a décidé de s’allier à Theodoro pour une distribution de 100.000 jouets aux petits africains. Theodoro peut bien redistribuer en amusettes un peu de l’argent volé au peuple. Mais soro, lui, saura-t-il avec quelques babioles faire oublier toutes ces mères, tous ces pères, toutes ces sœurs et tous ces frères qu’il trucide depuis 2002 ? Vraiment, avec quelques babioles ?

Killed ISIS Commander’s Cell Phone Shows Direct Ties To Turkish Intelligence, Justin King

Turkey's President Recep Tayyip Erdogan applauds after he received an honorary doctorate from Qatar University in Doha, Qatar, Wednesday, Dec. 2, 2015. Sharply raising the stakes in Moscow's spat with Ankara, Russia's top military brass on Wednesday accused Erdogan and his family of personally profiting from oil trade with Islamic State militants. The Turkish leader has denied Russian President Vladimir Putin's earlier claims of Turkey's involvement in oil trade with the IS, and has pledged to step down if Moscow proves its accusations.(AP Photo/Yasin Bulbul, Presidential Press Service, Pool)

Turkey’s President Recep Tayyip Erdogan applauds after he received an honorary doctorate from Qatar University in Doha, Qatar, Wednesday, Dec. 2, 2015. Sharply raising the stakes in Moscow’s spat with Ankara, Russia’s top military brass on Wednesday accused Erdogan and his family of personally profiting from oil trade with Islamic State militants. The Turkish leader has denied Russian President Vladimir Putin’s earlier claims of Turkey’s involvement in oil trade with the IS, and has pledged to step down if Moscow proves its accusations.(AP Photo/Yasin Bulbul, Presidential Press Service, Pool)

Former US Department of State senior adviser David Phillips said, “Turkey’s role has not been ambiguous — it has overtly supported the ISIL. It has provided logistical support, money, weapons, transport and healthcare to wounded warriors.”

Baghdad, Iraq – An ISIS commander was killed in Salahuddin province and his body was searched. A cell phone retrieved from the corpse revealed messages from Turkish intelligence services proving the NATO country was providing security for ISIS militants when they traveled between Turkey and Iraq. This is the second NATO country implicated in assisting ISIS troops. The first was Canada.

The IS commander was killed by Hashd al-Shaabi, a loyalist volunteer force. Jabbar al-Ma’mouri, a leader within the force made the announcement. He said, “The mobile phone also contains other important information which cannot be disclosed now, and it has been delivered to the specialized security groups for further scrutiny.”

Turkey and the ISIS share two enemies: President Assad of Syria and the Kurdish people. This incident comes on the heels of the Turkish Air Force shooting down a Russian plane engaged in operations against the Islamic State. Ten days ago, Turkey invaded Iraq briefly. It sent its troops to within a few hundred miles of where the phone was recovered. Turkish artillery has also rained shells down on the Kurdish community of Kobane.

While the western media seems to be overlooking and downplaying NATO support for the Islamic State, some senior US officials are speaking out. Former US Department of State senior adviser David Phillips said, “Turkey’s role has not been ambiguous — it has overtly supported the ISIL. It has provided logistical support, money, weapons, transport and healthcare to wounded warriors.”

Across the border in Syria, President Assad blasted western adventurism in Syria and cast the NATO powers as an obstacle to peace. He said, “There are only a few countries ready for this. No one dares to establish contact with Syria to resolve the situation as long as it does not appear on the agenda of the United States.”

Source: http://www.mintpressnews.com/killed-isis-commanders-cell-phone-shows-direct-ties-to-turkish-intelligence/212317/

Seymour Hersh report on Syria: White House knew US was arming Islamic State

Journalist Seymour Hersh writes in the London Review of Books that the Obama administration's Syria policy has sparked dissent at the Pentagon. File photo by Giorgio Montersino/Flickr

Journalist Seymour Hersh writes in the London Review of Books that the Obama administration’s Syria policy has sparked dissent at the Pentagon. File photo by Giorgio Montersino/Flickr

WASHINGTON, Dec. 27 (UPI) — Pulitzer-prize-winner journalist Seymour Hersh reports that the administration of President Barack Obama, in particular the CIA, has knowingly armed militant Islamists in Syria, including the Islamic State.

« Barack Obama’s repeated insistence that Bashar al-Assad must leave office — and that there are ‘moderate’ rebel groups in Syria capable of defeating him — has in recent years provoked quiet dissent, and even overt opposition, among some of the most senior officers on the Pentagon’s Joint Staff, » Hersh writes in the London Review of Books. « Their criticism has focused on what they see as the administration’s fixation on Assad’s primary ally, Vladimir Putin. In their view, Obama is captive to Cold War thinking about Russia and China, and hasn’t adjusted his stance on Syria to the fact both countries share Washington’s anxiety about the spread of terrorism in and beyond Syria; like Washington, they believe that Islamic State must be stopped. »

Hersh writes that a highly classified 2013 Defense Intelligence Agency/Joint Chiefs of Staff report on Syria forecast that the fall of the Assad regime would lead to « chaos » and possibly to Islamist extremists taking over Syria.

Hersh reports that Lieutenant General Michael Flynn, director of the DIA between 2012 and 2014, told him that his agency sent a « constant stream » of warnings to the « civilian leadership » about the dire consequences of ousting Syrian President Bashar al-Assad.

The DIA’s reporting « got enormous pushback » from the Obama administration, Hersh quotes Flynn as saying. « I felt that they did not want to hear the truth. »

The report, published in the Jan. 7, 2016 edition of the London Review of Books, relies heavily on an anonymous former senior adviser to the Joint Chiefs of Staff.

Hersh writes that the adviser told him the DIA/Joint Chiefs report took a « dim view » of the Obama administration’s insistence on continuing to finance and arm the so-called moderate rebel groups and found that the covert U.S. program to arm and support those « moderate » rebels fighting Assad had been co-opted by Turkey, which then morphed the program into an « across-the-board technical, arms and logistical program for all of the opposition, including Jabhat al-Nusra and Islamic State. »

« The assessment was bleak: there was no viable ‘moderate’ opposition to Assad, and the U.S. was arming extremists, » Hersh wrote.

In October, the Pentagon announced that it was discontinuing its program to train and equip moderate rebels in Syria, saying the program cost $500 million and only succeeded in training a « handful » of recruits.

In November, however, the CIA increased its shipments of arms to rebels in Syria, joining with U.S. allies in challenging Russia and Iran’s involvement in Syria in support of the Assad regime.

U.S. officials, according to a Nov. 4 article in The Wall Street Journal, said the Obama administration is pursuing a dual-track strategy in Syria, to keep military pressure on Assad while U.S. diplomats « see if they can ease him from power through negotiations. »

The White House has not responded directly to the allegations raised in the article in the London Review of Books.

Its author, Seymour Hersh, won a Pulitzer Prize in 1970 for his reporting on the My Lai Massacre during the Vietnam War and has continued to write on national security for many newspapers and magazines, including The New Yorker. He was widely criticized for his The Killing of Osama bin Laden report that accused President Barack Obama and his administration of lying about the circumstances surrounding the killing of Osama bin Laden in 2011. Many media establishments, intelligence analysts and officials, including the White House, rejected the claim.

Soro-Bassolé: l’enregistrement qui les lie au coup d’Etat foiré de Diendéré

Burkina Faso : cette tentative d’« évasion » qui n’en a pas l’air !

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L’inculpation de Diendéré et de Bassolé par les autorités burkinabè augure des jours sombres pour dramane wattra et soro kigbafori Guillauame. Au-delà des crimes qu’ils ont commis dans leur propre pays, Bassolé et Diendéré sont aussi profondément impliqués dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire par la rébellion de dramane, qui s’est soldée par des centaines de milliers d’assassinats extrajudiciaires, de réfugiés et d’expropriations. C’est l’armée du Burkina, sous la houlette d’officiers fidèles à Blaise Compaoré, qui a prêté mains forte à la rébellion ivoirienne dans son objectif de faire chuter vaille que vaille le gouvernement du président Gbagbo. D’ailleurs, c’est toujours cette armée burkinabè qui assure en premier la garde de dramane wattra.

Diendéré et Bassolé en savent beaucoup, un peu trop même, sur les rôles directs qu’ont joués soro et wattra dans la déchirure de la Côte d’Ivoire. Si jusqu’à très récemment, et malgré les confidences interceptées de soro, il semblait encore très peu probable que Diendéré et Bassolé passent à table et dévoilent au monde le rôle explicite des patrons de la rébellion ivoirienne dans les assassinats politiques et les cambriolages de banques, le mandat d’arrêt lancé contre Compaoré et l’insistance des autorité burkinabè à entendre soro dans l’affaire du putsch manqué ne laissent plus aucun doute quant à la volonté des burkinabè de faire chanter les généraux Diendéré et Bassolé.

Or, il suffirait que nos deux putschistes malheureux passent à table pour que soro et dramane voient s’ouvrir pour eux la voie de la CPI. Si jusque-là l’équipe de Fatou Bensouda a su faire la passe à soro et à dramane, prétextant le manque de moyens et surtout de preuves pour inculper les tenants de la dictature d’Abidjan, Bensouda ferait difficilement la sourde oreille si Diendéré et Bassolé venaient confirmer l’authenticité des écoutes interceptées. Dans quel cas, Soro serait, non pas seulement un co-auteur indirect – comme le serait le Président Gbagbo – mais plutôt un auteur direct de crimes contre l’humanité, qui avoue lui-même son implication directe dans les assassinats de Tagro et d’IB. Or, soro à la CPI ne serait que la sentinelle avancée de Dramane à la CPI.

Dans de telles circonstances, où une « évasion » des prisonniers Diendéré et Bassolé pourrait se conclure par la bévue d’un garde un peu trop zélé tirant plusieurs balles dans le dos des « fugitifs », il est de bon ton de se demander à qui profiterait vraiment cette « erreur » ; à soro et dramane, qui ont tout intérêt à ce que soient enterrées avec diendéré et bassolé les preuves de leur culpabilité et qui ont toujours des fidèles dans l’armée burkinabè ? A Roch Kaboré, qui préférerait se débarrasser de ces patates chaudes que lui a léguées la transition burkinabè, afin d’ouvrir une nouvelle page avec dramane, le bon ami de papa ? à la « communauté internationale » qui a tout intérêt à ce que certaines révélations soient tues? Que de questions sur cette tentative d’« évasion » qui n’en est pas une du tout !

Blaise Compaoré est ivoirien et ne sera pas extradé au Burkina

the_fall_of_blaise_compaor__enrico_bertuccioliLes experts en faux et usage de faux de la rue Lepic sont à l’œuvre. Après le certificat de nationalité ivoirienne frauduleux de dramane, après les procès-verbaux traficotés des élections de 2010 et de celles qui ont suivi, après l’ordre de mission antidaté de sorrow qui le sortit du dessous de lit de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, est venu le temps de sauver le soldat Compaoré. Cet assassin international et faiseur de coups, s’il venait à répondre de ses crimes, pourrait emporter de nombreux compères avec lui, à commencer par dramane à qui il prêta main forte dans l’ethnocide des ivoiriens.

Compaoré ne doit pas tomber entre les mains de la justice internationale ; et pour cela, les alchimistes en faux et usage de faux sont à l’œuvre pour lui trouver un certificat de nationalité antidaté – après tout, n’est-il pas marié à une ivoirienne – ce qui, bien qu’il fut le président-dictateur du Burkina Faso, le ferait ivoirien à part entière, et pas extradable … jusqu’à ce que pour dramane et sa clique aussi les vents tournent.

La saison de la vermine

TalibanTaliban Choco, vous connaissez? Ce chenapan version « microbe » de paris, ce voyou qui agressait le jeune Johnny Patcheko il y a quelques mois, celui-là même dont le coffre de la voiture servit de planque à El Gordo lors de son échappée vers l’ambassade de Côte d’Ivoire en France, vient de se faire épingler par la police française. D’El Gordo à Choco, en passant par Blaise, c’est bien la saison où il pleut de la vermine.

(Vidéo) Côte d’Ivoire, l’Etat voyou: traitement des détenus à la Maison d’arrêt d’Abidjan

(vidéo) Soro en France devra circuler avec un « ordre de mission », sinon …

Paris-Abidjan : long est le trajet !

hidingAlors que toutes les sources dignes de foi confirment que, sous un nouvel accord censé sauver la face du gouvernement des rattrapocrates et permettre à El Gordo de sortir de sa cachette de l’ambassade ivoirienne à Paris et de voyager autrement que dans le coffre des voitures, le p’tit gros s’est vu enjoint de répondre à la convocation de la juge française, Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement wattra, dans son habituelle propension à la menterie, a choisi de donner de la contenance à la dictature d’Abidjan, annonçant que le chef rebelle était déjà dans un avion, en route pour Abidjan. Et le trajet Paris-Abidjan, qui d’habitude ne dure que 6 heures, s’est pour l’occasion étiré ad infinitum. En attendant, l’avion solaire qui a démarré en mars dernier avec pour but de faire le tour du monde est presque arrivé à bon port. Et le vol d’El Gordo, Parti de Paris il y a 24 heures, lui, est toujours sur sa trajectoire pour Abidjan. Qu’il est long, le trajet du p’tit gros ! La vérité est qu’El Gordo ne rentrera à Abidjan qu’après avoir fait enregistrer sa déposition devant la juge Sabine Khéris. C’est seulement en honorant cette convocation que sorrow sortira des coffres de voiture et des dessous de lit de l’ambassade ivoirienne à Paris.

Dozoland fait du faux et enfonce sorrow

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Lorsque, traqué comme un terroriste par la police française, le p’tit gros a fait son apparition abracadabrante à l’ambassade ivoirienne à Paris, il fallut deux jours aux ingénieurs politiques du Dozoland pour lui trouver une porte de sortie. Prenant à son propre compte le conseil qu’il prodiguait à Diendéré il y a quelques mois lorsque celui-ci se retrouva dans la même situation – tu es dans une chambre non ? Enferme-toi dans la chambre ; ne sors pas jusqu’à ce qu’on contacte le Nonce et Macky Sall – notre chef rebelle se barricada en attendant qu’Abidjan lui jette une bouée de sauvetage. Et cette bouée arriva sous la forme d’un ordre de mission à la COP21, concocté des jours plus tard pour lui actualiser une immunité diplomatique. Quand on est en mission, on porte sur soi son ordre de mission. On n’attend pas qu’elle nous suive des jours plus tard. sorrow n’avait pas sur lui son ordre de mission tout simplement parce qu’il n’était pas en mission. El Gordo était à Paris en visite privée, comme l’indiquent si bien les communications ci-dessous. Pour sauver le soldat sorrow, Dozoland a dû faire encore du faux ; une décision qui pourrait aggraver la situation de notre p’tit rondouillet. C’est à se demander si tout ça n’est pas fait exprès pour noyer ce rebelle gênant.

La fuite d’El Gordo

el gordoIl y a des fuites, des évasions, des disparitions et des débandades qui marqueront à jamais la mémoire collective. De ces évasions-là figurent celle d’El Chapo, ce grand du cartel de drogue mexicain, qui rentra sous sa douche pour disparaître dans un tunnel creusé sous sa cellule. Et puis, il y a celle d’El Gordo, cet « homme de mission » en mission dans un « pays ami », qui, sommé de répondre à une petite convocation, monta dans la voiture d’un de ses amis parisien pour, très mystérieusement, se retrouver dans le coffre de la même voiture, aux portes de l’Ambassade de la Côte d’Ivoire à Paris. Et nous qui doutions du pouvoir de téléportation de nos chers dozos !

Souverainiste? Depuis quand?

sorrowA l’occasion du « mandat d’amener » le p’tit gros chef rebelle émis par une juge française, j’entends s’élever des pseudo-protestations souverainistes chez ceux-là même qui, hier seulement, invitaient un pays étranger à souiller la souveraineté de la Côte d’Ivoire, déversant des bombes sur la Présidence ivoirienne, tuant des milliers d’Ivoiriens, gommant la Constitution ivoirienne, et déportant dans le froid de la Haye le Président constitutionnellement élu de la Côte d’Ivoire. Comme dirait l’autre « Ah bon hein! A le tour de les autres kê? » On ne peut pas vouloir à la fois une chose et son contraire. Ce n’est pas le moment de jouer les souverainistes, chers rattrapés. Restez sereins et constants : assumez votre imbécilité !

Recipe for Success: 30 Years from Now, Africa, as a Bloc, Will Become the World Third Economic Power Behind the US and China, Provided…, M. Frindéthié

Africa Should Rid Itself of the Scent of the West and Engage in Trade, but Fair Trade

a-young-black-business-woman…. Most experts agree that China’s and India’s respective economies took off the moment these two countries decided to liberalize trade, ease restrictions on enterprises, lift control over individuals, and open their markets, first to internal competition, and then, cautiously and gradually, to external competitions.5 China’s and India’s particular experiences give credence to the widely held conviction that what stimulates growth is competition, and competition’s strongest inhibitor is trade barrier. For more than forty years, as notes Collier, peripheral states enjoyed the protection of tariffs. Though these tariffs guarded the peripheral states from aggressive external competition coming from the core states, they have, on the other hand, accomplished very little in stimulating domestic markets. Consequently, what really kept the limited domestic firms alive was the burden of inflation borne by the ordinary people. In independent Africa, it is well known that the domestic enterprises that were kept alive by trade barriers belonged, incidentally, to nationals of the former colonizing countries. It is also a fact that these trade barriers were in their great majority legacies of the colonial system, meant to protect the economies of the metropolis. Consequently, as soon as these barriers began to constitute a hindrance for the metropolis, international demands that they be removed became increasingly imperative.

Trade barriers and regulations in Africa did not really benefit Africa, because they were not meant to. They were indirect instruments of protectionism for the Western-owned companies that did business in Africa. As experts predict that Africa needs to mature toward a 7-percent annual growth in order to reverse its poverty trend in the next fifteen years, it becomes imperative that Africa should courageously face external competition rather than take cover behind trade barriers that in most cases have been supportive of corruption; and some of the defunct regional integrations that, in attempts to copy the successful model of the European Union, have proliferated in African states must give way to really daring, benefit-yielding global trade; for indeed, “[trade] is generated by differences and the big opportunity for low-income countries is to trade with rich countries…. Within a group of poor countries there simply are not sufficient differences to generate much trade … regional integration between poor countries generates divergence instead of convergence.” If trade is the operative word for development theorists, fair trade, that is, trade as non-coerced exchange of goods between two or more commercial partners, should be the predominant model for development players. Unfortunately, this has not been the case, and a bamboozled Africa has come to develop great suspicion against the core states that have shone by their legendary duplicity, a duplicity which, in a more diplomatic language, Collier has characterized as “policy incoherence” before qualifying it more negatively, out of countenance.

The core states’ commerce with Africa was never meant to promote development in Africa. The core states have never engaged in fair trade with Africa. What they call trade are “unilateral transfers of wealth,” outright plunders or plunders that are “thinly veiled as trade.” This is why Africa should be very careful not to complacently delve into unprotected trade with the core states. Before Africa undertakes a full-fledged liberalization, Africa must follow the example of China and India and start at the level of endogenous competition. Domestic, in-house liberalization should precede full-blown liberalization with its assault of foreign buyouts. Africa needs to break away with its abusive rapports with the West and follow India’s and China’s experiences with liberalism.

Africa’s wretchedness comes, albeit not entirely, at least in large part, from Africans having put too much faith in their rapports with the Western countries. The development deficit of Africa, as we have by now sufficiently demonstrated, finds its root source more in the continent’s debilitating rapport with the West than in endogenous causes. The Western powers, through a swarm of institutional and organizational artifices, have designed their commerce with Africa in such a way as to continuously make the African continent the injured party of the laughable agreements they signed with the corrupt and/or semiliterate African leaders. Given the existing trend, Africa is en route for political, social and economic annihilation. Nonetheless, there is no reason that despair should set in yet. Africa’s future is still salvageable. In fact, despite the brutality, the plunder, and the betrayal of which Africa has been victim for centuries, Africa’s future remains bright. Africa is still among the custodians of the world’s largest geological resources and human capital. Africa can get out of its quagmire provided it gives itself the proper leaders to launch the correct connections and reorient its development policy. Africa’s brighter future will be realized only at the cost of dramatic change. For Africa to get out of its drought, it will have to rid itself of the scents of the West, of the slave mentality that still haunts a great part of its elites, institute reciprocal rapports with the Orient, and particularly take China and India as development paradigms

The Western European states have proven over several centuries that they are not the friends of Africa. Each time an opportunity was offered Western nations to show their good faith through reciprocal commerce with Africa, they have generally turned out to be slave dealers, robbers, exploiters, crooks, and usurers. It is high time Africa stopped looking at the Western European states as their exclusive friends. It is high time Africa started seeing the Western European states for what they have proven to be over five centuries of encounter: bleeders of Africa and profiteers of Africa’s torments. Compared with Europe, the

United States of America is a relative newcomer in doing business with Africa, and it has a tremendous opportunity to show the people of the African continent that it really seeks a relationship of reciprocity and mutual respect with them. Unfortunately, in the short time that America has commercially engaged Africa, it has shown the world that it could be, if not more, at least as conniving and destructive as Western Europe. What the world needs to know is that Africans may be poor—and by whose fault, we might ask?—but they are neither intellectually deficient nor lacking in honor; unlike most of their corrupt leaders and the abandonment-neurotic native informants that are looting the continent in collusion with predatory Western multinationals and governments, most Africans are a proud people that would not humiliate themselves; and they should not.

Africans should resolve to trade with those countries that would understand the history of their humiliation and struggles. India and China are two of these countries, and their economic takeoff in the face of so many uncertainties and so much contention makes them fitting examples of fortitude and success for Africa. Furthermore, it is less by the size of their growth than by the rate of that growth that China and India fascinate. Experts speculate that if the current trend of growth rate and policies in China and India are maintained, India’s economy will surpass Japan’s in 2032 and China will surpass the United States by 2041—though in these two countries, per capita increase will remain well below that of the United States. Without pouring excessive faith in these kinds of extrapolations, it is evident, nevertheless, that, against all odds, China and India have made great strides toward economic development. It is also evident that for these emergent countries the road to travel looks much brighter than the road already traveled. Africa ought to follow China’s and India’s examples.

Despite the fact that trade liberalization and openness to competition are widely believed by experts to constitute one of the principal factors of growth, nonetheless, trade liberalization should not be approached with the blindness and naiveté that Africa has too often displayed in this matter. There is an inexperienced belief that, in sub–Saharan Africa, where small informal industries requiring a low level of skills occupy most of the private local entrepreneurs, whereas sophisticated skills-demanding industries remain the provinces of foreign investors, foreign investments are the magic wand for creating “the missing middle” in industrialization. This messianic outlook on foreign investments propagated by the World Bank and adopted by many sub–Saharan African governments tends to spread the artificial wisdom that joint foreign-local industrial ventures would be the ideal nurseries whence a local entrepreneurial bourgeoisie could spring. As demonstrated by Navaretti’s study of Côte d’Ivoire, it is misleading to think that joint foreign-local industrial ventures would necessarily be propitious to the development of a dynamic local entrepreneurship by way of gradual transfer of skills and decision-making.

In fact, the predominant importance of foreign interests in joint ventures will tend to “limit learning by doing and the development of indigenous skills.” The profit-driven technologies of foreign industries allow little time and patience to train local workers for high-level positions, and expatriates will have little motivation and few incentives to delegate decision-making to locals. Furthermore, because foreign firms are more likely to be managed according to strategies defined abroad or in the home country, expatriate managers will more likely trust their compatriots than they would local workers, which would limit the transfer of decision-making and technologies to local workers. Africa need a level-headed liberalization policy that gives primordial role to government in the liberalizing enterprise. China and India, we believe, have given Africa enlightening paths to follow in this regard.

Trade liberalization should be undertaken with much vigilance and prudence. In the case of China’s and India’s respective experiences, it could be argued that regulations have not always carried only negative effects on growth. On the contrary, a certain level of protectionism and regulations has been propitious to shielding sensitive sectors of the economy from predatory foreign investors, to judiciously identifying regions of the country and sectors of the national economy that need more stimulation than others, and to promoting a strong middle class ready to compete with external investors before are dismantled the levees against the voracious multinational corporations that cannot wait to submerge Third World countries.

In China, for instance, rural industrialization, which constitutes one-half of the country’s industrial output, and which is the secret to China’s industrial miracle, is entirely owned by the country’s farmers. Farmers’ ownership of rural industrialization would not have been possible under unbridled liberalization and without some level of government intervention that had discouraged savage individual profit driven capitalism, encouraged collective ownership, outfitted the Township and Village Enterprises (TVE) with logistic means, set growth targets for rural industries, and utilized rural industries as means for correcting regional economic disparities and reducing city and countryside discrepancy. China was able to achieve success in these various areas by a mandate of the central authority to government departments to formulate policies barring discrimination against TVEs and purging favoritism toward state-owned enterprises in matters of contracts and procurement.

Before 1992, foreign direct investments (FDIs) in China were limited and only concentrated on textile products and light industries. Commerce, finance, and insurance, for instance, were forbidden to FDIs. When the Communist Party of China Central Committee finally requested the opening up of the country’s regions to foreign investments, China had already made a full assessment of its needs, had a relatively high level of savings, and was ready and strong enough to diversify its partnership rather than cave in to the demands of intransigent core countries. Though FDIs were allowed in the country, China, nonetheless, established preferential zones for FDIs in particular areas identified as needing more development, such as Beijing, Shangai, Tianjin, Guangzhou, Dalian, Qingdao, and five special economic zones. In these areas, preferential provisions were made available for foreign-funded enterprises. It thus appears that as regards openness, China is not different from any other industrialized country. No industrialized country has ever opened its borders to uncontrolled trade, and no industrialized country has ever opened its environment to either internal or external businesses without restrictions or regulations. Likewise, China has sought to protect its sensitive state-owned enterprises and orient FDIs to targeted areas. Obviously, China’s alleged “highly regulated” economic and political environment has not prevented the proliferation of European and American businesses in the country. The rhetoric about China’s highly regulated economic environment could sometimes strike as too puffed up. It looks rather like bullying gestures by the core states, which are intended to intimidate China into doing what the core states would be unwilling to do at home. So far, China has not budged in response to the coercion to open its economic environment to uncontrolled capitalism, and there is little chance that it do so in the future.

Nigeria, for instance, has provided us with telling illustrations of what happens when, too hurry to accumulate foreign exchange, states fail to implement internal regulations prior to the arrival of greedy multinational corporations that are driven by the allure of maximum returns. Remarking on Nigeria, Terry Lynne Karl makes a disheartening revelation: peripheral countries that are rich in oil and minerals do worse in their development than those that do not have oil or minerals. In mineral rich countries, the core states’ multinationals descend like vultures concerned with no other issue but maximum wealth accumulation. There, multinationals connive with country officials to siphon the country’s wealth, leaving the masses in extreme poverty. A country like Nigeria, which has been sitting on rich oil fields since the early 1960s, still has 70 percent of its population living below the poverty line, while a minority of overfed government officials roams impudently in the company of multinational CEOs and core states’ government officials. In the early 1990s, Shell’s destructive operations in Nigeria were being challenged by the Movement for the Survival of the Ogoni People (MOSOP), a non-violent movement organized by late Nigerian writer Ken Saro-Wiwa. Shell’s extraction of oil in the Niger Delta area had caused environmental degradation in the region. The Ogoni people’s livelihood and living condition were disrupted by Shell’s unregulated oil exploitation. Fishing areas, farmlands, and drinking water were contaminated. Extreme poverty lurked: malnutrition and infant mortality rates skyrocketed. So, Saro-Wiwa organized his people to force Shell to be more environmentally conscious. Apparently, the MOSOP was winning against the oil giant, for, in May 1994, a memorandum sent from the internal security forces in the Ogoni region to the Nigerian military sounded a panicky alarm. “SHELL OPERATIONS STILL IMPOSSIBLE UNLESS RUTHLESS MILITARY OPERATIONS ARE UNDERTAKEN FOR SMOOTH ECONOMIC ACTIVITIES TO COMMENCE.” It was paradoxical that “ruthless military operations” should be the precondition for “smooth economic activities.” Months after the memo was received, the Nigerian military ruthlessly attacked several Ogoni villages, killed villagers, and destroyed homes. Saro-Wiwa and his close collaborators were arrested, tried in a kangaroo court and executed on November 10, 1995. This was a punitive expedition ordered by Shell in connivance with the Nigerian dictatorship, which was a partner in the oil extraction business.

Had a minimum of strict internal regulations existed to which local businesses had to learn to conform before the arrival of Shell in Nigeria, Shell would not have considered the need to support a ruthless dictatorship and obliquely engage in human rights abuses in order to operate successfully. Dictatorships endure in Africa because they are often supported by powerful multinational corporations from the core states which, in the absence of regulatory measures in peripheral countries, prefer cheap bribes to expensive humane operations. Following China’s example, Africa ought to implement a certain level of governmental intervention, which would protect sensitive sectors of the economy, such as the environment, healthcare, education, power, water, and communication, until such time when a trained body of local investors is able to vie for stakes against external competitors. These local investors should be in great part constituted by a body of middle class and not, as is too often the case in Africa, by a tiny body of ministers, CEOs and government workers who have built their fortune on embezzled public funds and corruption. The example of Côte d’Ivoire, where the middle class is mainly constituted by corrupt government officials and shady party leaders, is an indication that when the middle class’s interests do not lie in transparent regulations, even attempts to bring about institutional changes beneficial to the country could unleash direct violent interventions by the core states and their multinational corporations supported by their militaries, the latter always ready to respond to the call of business operatives. In fact, as has been noted by Rowe, the imperial pattern indicates that military interventions do not precede trade negotiations. It is the other way around. It is usually when the idea of free trade as propounded by the metropolis in its relation with the colony fails that the military intervenes to force its application or simply removes and replaces unforthcoming nationalist leaders with lethargic marionette leaders. In 2002, the socialist government of Laurent Gbagbo in Côte d’Ivoire experienced this pattern of “free trade imperialism” when it attempted to divorce itself from the corrupt Western perception of development that is grounded in the “assumption that the only way to move to a market economy is to sell the state sector … the quicker the better,” and which, under Prime Minister Ouattara’s auspices, had permitted the reckless sale of strategic state-owned enterprises to French predatory speculators. Before opening its economy to a downpour of savage capitalists, Africa should first privilege an endogenous liberalization that gives governments a reasonable power of regulation.

Provided Africans Defragment their Political Systems

One of the factors which, according to experts, have kept India lagging behind China in the race for development is India’s excessive number of political parties. Those observers that are struck by this demographic giant’s proportionally justifiable twenty-party coalition should consider the hundreds of parties that have mushroomed in tiny African states such as Cameroon, Senegal, or Côte d’Ivoire, to cite only these few. Democratization in Africa has too often been understood as the creation of a political party at every street corner, in every quarter, in every wealthy person’s home or around the ego of every popular singer or soccer player. The anarchical proliferation of political parties in Africa is motivated by an opportunistic drive. War-ridden African nations have been known to settle conflicts by the formation of “national unity” governments around power-thirsty incumbent leaders rather than organize free and fair elections. Since national unity governments are usually staffed with party leaders, irrespective of the size of their constituencies, opportunistic politicians and businessmen have seen the creation of parties as a way to have a minister position and thus an opportunity to share in the loot of national resources.

As notes Vicky Randall, “[t]the struggle for legislative seats is to gain majority status but also, especially in the case of smaller parties, the attention of the executive.” Moreover, these party leaders, who have no genuine concern for where their country is headed, have constituted the greatest filibusters of the political process, taking the already imperfect system hostage until their petty personal demands are satisfied. The more political parties there are the less chance there is for consensus to be reached on policy adoption and implementation. The excessive number of political parties in Africa is cause for corruption and development fragmentation. Is it not curious that the plethora of political parties in Africa is exogenously funded by individuals whose own political system allows for limited numbers of parties? This is because sub–Saharan African political parties are oblique megaphones for external interests. Because opposition parties in Africa are usually urban parties with bad representation in the rural areas where most of African countries’ populations reside, these parties have very few due-paying members and must, consequently, rely on external donors for their funding. These external donors, for the most part interest groups, use the indebted political parties to disrupt the democratic process in Africa, an observation that has led some proponents of single-party systems to contend that the old single-party rules that dominated Africa’s political landscape in the aftermath of decolonization were more efficient, because they were less prone to encourage politicization of the administration, expensive campaigns, and corruption. As has argued Blundo, this assumption is belied by history.

Nevertheless, it is also undeniable that African political parties have been more busy dealing in personalism, regionalism, ethnicism, patronage, clientelism, and violence than promoting national growth. Within the framework of national unity governments, political party leaders have usually battled to retain the administration of ministries with significant budgets, and they have successfully managed to cripple effective power and resource redistributions, siphoning public resources for their party members and for the enrichment of their close collaborators. For instance, before Ouattara’s RDR maneuvered to get Ahmed Bakayoko appointed as minister of Post and Telecommunication in a government of national unity, Côte d’Ivoire could boast of having the best postal service in West Africa, and one of the best on the continent. Today, with Bakayoko’s maladministration, his petty arguments with postal workers and his redirection of public funds to his party’s coffers, getting a piece of mail successfully delivered across the country amounts to a miracle.

Without subscribing to the view that single-party rules are more efficient or more democratic than multi-party systems, when it comes to political parties in Africa, less is more. Given their plethoric number, the compound abuses by the political parties undermine democracy consolidation and continuity in Africa. The number of political parties in sub–Saharan Africa ought to be trimmed down to its bare minimum. What number is an adequate number and by what process should political parties be limited? It would not be undemocratic at all, we believe, for states to set up a number of constituents proportionate to the voting population to be reached by each political organization before that organization could be given voice as a party. After all, this process is already in use, and without much indignation, in several countries that claim to be at the forefront of democracy in the course of determining which organizations are to be funded or allowed right of appearance at political debates. This is a question that any electoral commission can be given authority to settle. It goes to the core of Africa’s development. It goes to the core of Africa’s real growth, which has for too long been hampered by the myriad of corrupt political parties and NGOs. Like political parties, NGOs in Africa have been judicially proven to be financed by outside interests and to serve for the destabilization of African nascent democracies. In Congo-Brazzaville, for instance, one of these so-called humanitarian associations funded from without has held a significant role in the impediment of democracy.

Political parties and NGOs have to be trimmed down to defragment the system; they have too often enriched the few to the detriment of the many. A program that seeks to uplift the many and not just the few is by definition a legal program. Africa’s many are first and foremost in the rural sector; they constitute 80 percent of sub–Saharan Africa’s population. Africa’s true middle class ought to be gradually built from the rural sector through a program of rural development.

 

Provided Africans Restore the Rural Sector to Build Up Capitals

Though India and China could be regarded as models of development for Africa to emulate, as economic partners, they could also constitute challenges to Africa. The demographic size of China and India and their early start in the development paths that they have chosen could make it hard for African states to compete against them. Would not the field be already too crowded by the time Africa reaches its industrial cruising speed? Would not Africa reach its industrial peak even before it begins its industrial revolution? As has argued Richard Heeks, “countries like India, Singapore, and the Philippines arrived on the export scene many years ago. They have already developed the requisite skills, contacts, policies, and infrastructure that are so lacking in Africa. As a result, these established players will continually consolidate their position whilst squeezing out potential African newcomers.” In other words, “turn off your stove, for your neighbors are cooking today!” Were Chinese industrial revolutionaries listening to Heeks, they would not even have bothered to start their industrial takeoff. Were Indians listening to him, the thought of entering the software competition would not even have visited them. If Africans were taking Heeks seriously, they would just confine themselves to supplying the West with raw materials.

Yet again, those of us who urge Africa to emulate China and India do more than recommend to Africa that it reproduce exactly what these two countries produce today. For Africa to emulate China and India implies, instead, that Africa should draw upon first the ethos and determination, and then the institutional arrangements and provisions that have helped propel these two countries into the industrial age. Indians have not always been self-assured software creators and China has not always been the factory of the world. At one time, Chinese and Indians, too, were neurotic subjects seeking to run as far away from themselves as possible. At one time, they, too, had suffered from the dis-ease of lactification, and it is undeniable that even today many Chinese and Indians still wish to whiten the race both psychologically and physically. The chip of self-hatred that colonialism implants in the brain of the colonized does not wear out that easily. The merit of the great majority of Chinese and Indians is to have overcome the debilitation of colonialism and to have understood that the West, which at one time had treated them as sub-humans and taught them to hate themselves, is not invulnerable. And so they fought hard for their independences under charismatic leaders (Mao for the Chinese and Nehru for the Indians). Then, as they freed themselves from the clad of oppression, they understood that the West could also be beaten at its own game; so they started working at it gradually, by looking back first. Their very powerful diasporas—55 million overseas nationals for India and 20 million overseas nationals for China—looked back by bringing capital, technology, and consumers to their respective countries. China and India are gradually beating the West at its own game, with no rancor, but with an ethos of yearning for knowledge and improvement, respect for diversity, and reverence for truth.

That growth is not the exclusive province of one people, of one race, is the new truth. The new

battle is the battle of development and not of armament. China redirected its industry from the heavy industry of weaponry production to light and medium industry and confined its once-excessive army to just one million men, which for its demographic size sends a message to the world that it has irreversibly turned its back on confrontation. India finds the strength for this new battle of development in an age-old Hindu ethos.

Africans, too, possess this yearning for knowledge and improvement. Every day, thousands of young Africans brave the desert sun and the treacherous seas to seek education and better living conditions in the West. Many make it there, and many also perish trying to make it there. They have against them the worst hand that could be dealt to a human being: centuries of epidermal prejudice. This prejudice shuts borders to the Africans more violently than borders could be shut to any other people. Yet, like the proverbial camel through the eye of the needle, they make it to the land of the other; and once there, they are too exhausted to look back, too disheartened to go back to this wretched land that they have left, to the wretched land that has become the paradise of Western arm dealers and mineral poachers. Yet, it is only by looking back that they would transform Africa. It is by looking back that young Indians and Chinese have started to pull their respective countries from their wretchedness.

So by suggesting that Africans look at India and China, what we are also suggesting is that they look at the way the ethos of yearning for improvement and resilience that they share with the Chinese and the Indians has been used by these two peoples in their quest for growth. The field of industrial creativity is infinite, and the young educated Africans ought to be able to look back and develop for the world, but on behalf of their continent, the industries of tomorrow. They do have the intellectual resources for that; and much fortunately, too, they do have the natural resources for building up the level of savings that is needed to construct the infrastructure that will help launch Africa’s industrial transformation. One factor that helped China and India develop fast was their ability to mobilize capital and establish initial levels of savings. For China, high levels of savings came through great agricultural output. The foundation of China’s industrial revolution actually was realized through the improvement of agriculture and the restoration of the rural economy, which started long before the 1990s. From 1949 to 1952,

China set about restoring the rural economy by improving agricultural output. This huge campaign of restoration led to the improvement of farmers’ living condition. Over these three years, farmers’ income grew by an average rate of 30 percent. Farmers’ average daily consumption per capita increased. Rural electricity consumption swelled dramatically. Millions of farmers got out of illiteracy thanks to a mass anti-illiteracy campaign. As farmers’ condition got better, they increasingly became consumers of domestic goods, and they contributed to the stabilization of the national economy and created the foundation for the national economic restoration. China’s per capita income and growth rate continue to increase and to impress observers. Improvement of the rural sector has allowed China to mobilize a huge quantum of resources from its domestic economy. This experience should hail Africa.

Provided Africans Consolidate the Legacy of Granaries

Most African governments are quick to state the significance of agriculture in their countries’ economies. Yet, as this crucial constituent of the economy remains vulnerable to the devastation of unpredictable natural elements such as drought, parasite invasion, and forest fires, little is done by African states to alter the predictable variables of agriculture. African states must restore their investments in agriculture and improve agricultural development in such a way as to better the condition of the rural populations, which in good times and bad times have constituted the backbone of Africa’s economy. This is important in two ways. Firstly, if in addition to importing manufactured goods Africa were to import agricultural goods, and particularly provisions of sustenance, on a large scale, the result for Africa’s economy and social fabric would be catastrophic. Africa needs to be self-sufficient in the vital sector of nutrition. Secondly, as has been the case elsewhere, agriculture could help garner much needed capital and shore up the level of savings that is essential for industrial takeoff. For African agriculture to play this role, however, it will need to be reorganized. Too many farmers in Africa continue to work on tiny strips of land with very limited or archaic implements. The state ought to encourage farmers’ organization into larger collectivized entities and, against the one-sided and hypocritical recommendations of the WTO, the World Bank, and the core states that agricultural subsidies be eliminated, the state ought to openly support these collectivized entities by outfitting them with tools, grains, shoots, fertilizers, and irrigation systems, in order to help them increase their outputs.

State intervention is of crucial importance, especially in areas where private operators have failed to fill the void after the World Bank/IMF forced African states to stop subsidies. African states have a moral responsibility to resume or start support of social services in rural areas. This includes supporting healthcare, education, electrification, water supplies, roads and communication services, environmental education services, and also recreation services, all things that would smooth the discrepancy between village and city, improve life in rural areas, and contribute to greater agricultural output. Furthermore, the state ought to facilitate credit lines and loans to farmers, make farmers’ alphabetical as well as financial literacy a priority and encourage savings and responsible consumption by farmers. One of the greatest and most rewarding challenges that states will face in making agriculture relevant is doing one thing that only states can do best, i.e., restoring gender fairness in agriculture, adopting and implementing what could be called “affirmative action in agricultural policy.” African women have been working in agriculture, and especially in food crops, since the dawn of ages, since before the aggressive orientation of agriculture toward market economy; and yet they have rarely been owners of the means of production. Men have.

This unfairness has even been exacerbated by the Bank’s forced Structural Adjustment Programs in Africa, a fact that Sean Redding notes so observantly. “The structural adjustment policies were supposedly gender neutral; they did not specifically target either women or men. But precisely because the policies were gender-neutral, they tended to favor men over women, because it was men who had the kind of international contacts, the kind of access that allowed them to get … aid.” Affirmative action in agricultural policy will therefore have to address the issue of land ownership by women and their access to alphabetical/financial literacy, aid, and credit, especially as even sustenance agriculture is so market-driven. Although total ownership by women of sustenance agriculture has been attained in some areas in Africa—we are thinking, for instance, of the “marché gouro,” the collectivized entity of the Gouro women from the Oumé region of Côte d’Ivoire that supplies both the local markets and some international markets with a variety of vegetables—where sustenance agriculture is run from top to bottom by women, such achievements are rare and precarious without state intervention.

You like what you read? Get the complete study at http://www.mcfarlandbooks.com/book-2.php?id=978-0-7864-4840-1

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In formulating policies to correct gender bias in agriculture, the state will be fulfilling, through the restoration of agriculture, one of its major responsibilities, that of smoothing social inequities. Furthermore, women make up the largest portion of the African rural population, and it would be contradictory that any program propounding to ameliorate the condition of the rural masses remain indifferent to systemic bias against women or contribute to deepening the injustice against women. In preparation for their industrial revolution, it is in the interest of African states to transform women into consumers and savers. The empirics of money management plainly show that when they have control of their money, women are better consumers, longer-lasting (bank) clients, and better savers than men. States will find in women great allies in their endeavor to garner capital for their industrial takeoff.

Although they do not always have easy access to land ownership, African women, especially in rural areas, like many Indian women, have huge savings wrapped up in property, such as expensive cloths (Kente, Adingra, bazin, and wax pagnes) and minerals (especially gold, silver, and diamonds, to a lesser degree). Women wear them for adornment, offer them at baptismal ceremonies and at marriages, do up their dead with them, and even sometimes bury their love ones with them. African banks have to start tapping into these assets for savings by offering women cash for savings accounts. This will require banks to get involved in financial literacy programs in the rural areas.

Africans Should Promote Women’s Entrepreneurship

It is in the African states’ interests to attend to the well-being of African women in the rural sector if they really intend to include women as full participants in the development effort. Traditionally, poverty reduction programs have seldom concerned themselves with the particular well-being of women, as governments assume instead that within the same household the notion of well-being is understood indiscriminately by men, women and children. In fact, studies carried out in five rural districts of Uganda among 180 people, half of whom were women, showed that on the meaning of well-being, women’s priorities differ markedly from men’s. When asked to evaluate their own well-being and that of their neighbors within a particular village in relation to the impact of an agricultural support program, the women informants’ answers revealed that women’s perception of well-being. Women’s understanding of well-being also includes social, health, emotional and physical considerations including their decision making ability, source of income, access to land, animal ownership, husband’s contribution toward meeting household expenditures, relationship with polygamy, social assets and education, which will require of governments specific interventions rather than one-size-fits-all programs.

From the perspective of attending to women’s well-being, African governments should encourage African women’s entrepreneurship. Women are unanimous that their well-being is partly tied to their ownership of the means of production and of asset generation as well as to their control over wealth. A way for women to own their money and decide how to spend it is to make them business owners. Contrary to men’s businesses, women’s businesses usually require less startup capital. Yet, as noted Elsje Dijkgraaff, the gender-stereotyped values of banking staff generally make it difficult for women to obtain the little capital necessary to start a business, and to achieve the economic autonomy that is “a major instrument in redressing the gender imbalance of power in relationships with relatives, family and partners.” Women’s entrepreneurship will necessarily be an excellent development partner for African governments as it is proven that though women’s businesses start smaller than men’s, they tend to grow faster, they are less prone to bankruptcy, and they provide healthier working environments, by their success in balancing work and family, their support of employees’ lives, their low-key environment, and their little emphasis on unbridled competition among employees. Furthermore, women’s businesses tend to hire more women, thus reducing the gender apartheid in the professional sphere. Governments must therefore help in the creation of women’s businesses by making available credit lines for prospective women entrepreneurs, sensitizing loaning institutions to their gender biases, recognizing successful businesswomen and encouraging them to mentor new women entrepreneurs, and along with chambers of commerce, promote women as serious business agents and educate them in the mastery of the new indispensable business tool, that is, E-commerce.

In a First Phase, Africa Should Transport to Collect Foreign Exchange

Sub-Saharan Africa holds many of the world’s natural resources. In fact, Africa’s wealth is one of the reasons why the continent has never known sustained periods of peace. Legality is of crucial importance here, especially as much of Africa’s reserves are now being exported illegally under the cover of the multiple conflicts whose origins are mostly exogenous. Today, much of the Congo’s and Côte d’Ivoire’s diamond, gold, and wood that is being taken out of the countries by mercenary-speculators escapes the control of these two countries’ legitimate governments. In the confusion of the civil unrest in Côte d’Ivoire, a country like Burkina Faso, for instance, which has never planted a single shoot of coffee or cocoa because it does not have propitious soil for that kind of agriculture, has mysteriously become a cocoa and coffee exporter. Attracted by the natural reserves of Africa, and relentlessly seeking new ways to loot these reserves, the core states, in collusion with some African leaders, have set up instability, supported dictators, and stirred up internal conflicts in Africa in order to plunder the continent in the ensuing mayhem and lack of real institutional organization. Within the framework of sovereign institutional planning, African states should, in a first stage, and for a relatively limited period, legally transport, that is export, agricultural and mineral commodities in order for the accumulation of foreign exchange to take place and for investment capital to be garnered. This temporary intensive export of raw materials presupposes that African states should not tie themselves to foreign speculators through long-lasting agreements. This also implies that African states should have well-defined investment schemes of foreign exchange so as to be ready to launch into the second phase when time comes.

Africa Should Transfom its Resources on Site to Equilibrate the International Terms of Exchange

The next phase in Africa’s economic revolution concerns the shift from merely transporting to transforming. The phase of transformation will start the state’s process of intense industrialization. In fact, despite the deterioration of the terms of exchange decried by most African governments, very little effort has been undertaken on their part to move their countries’ economies from exporting raw commodities to transforming them on-site. By and large, African countries continue to be Western countries’ suppliers of raw materials. Although a number of African countries have attempted to diversify their economies through industrialization, many of the new industries have been confined to food processing. When it comes to mining, for instance, African minerals (oil, diamond, gold, silver, bauxite, manganese, and more) continue to be extracted in Africa and transformed in Western countries. Furthermore, the little industrialization there was took place under the auspices of state-owned enterprises, which were dismantled in the 1980s under the Bank’s Structural Adjustment Programs.

Nevertheless, some countries like Côte d’Ivoire or Senegal were able to put in place some kind of vertical diversification whereby paper, plywood or furniture are being exported in lieu of wood, textiles instead of cotton, and leather instead of hide. Africa should seek to accelerate the diversification of its light industry beyond food processing. African governments should, unapologetically, despite the threats of the core states and the World Bank/IMF, support the creation of light industries in Africa unless they choose to surrender this essential sector to foreign speculators and thus surrender the continent to a new form of colonization. There are sectors of light industrialization that should have logically been dominated by Africa, had African governments been lucid enough to invest aggressively in them. Take, for instance, the pharmaceutical industry. The African continent has always had the richest vegetal varieties, and for centuries Africa’s plants and roots have been effectively used in traditional pharmacology. There is a traditional pharmacological expertise in Africa that unfortunately has not been tapped into; so much so that today, Africa is the greatest supplier of plants, roots and nuts to Western pharmaceutical laboratories that are more concerned with developing medications targeting European illnesses than finding solutions to the plethora of tropical diseases. It is for them a matter of “dollar and sense.” The little research that is undertaken on tropical medications by private European pharmaceutical companies yields a variety of drugs that are out of reach for the financially strapped African populations. In the meantime, unscrupulous European enterprises are seeking to have total ownership of African plants by taking patents on these plants. This great danger to Africa’s biological resources has generated a neologism as much as a fair amount of outrage, albeit very little from African scientists and lawyers.

Biodiversity … is Africa’s richest asset. The knowledge its people have developed over centuries on the properties of plants, seeds, algae and other biological resources is now coveted by scientists for medicinal, agricultural and other purposes. Biopiracy is the theft of biological matter, like plants, seeds and genes. In the absence of laws regulating access to these resources, pharmaceutical, agrochemical and seed multinationals exploit Africa’s biological wealth and obtain rights of intellectual ownership to the resources and knowledge of the communities. Multinationals make huge profits from African biodiversity but do not share these with the communities who discovered, kept and transmitted the knowledge, activists argue. This particular aspect of the deterioration of the terms of exchange is literally killing millions of African children, women and elderly. It is high time that African governments woke up from their stupor and protected the resources of the continent by mounting strong legal oppositions against this newfound European piracy. In its industrialization campaign, Africa should start a vast program of pharmaceutical research for the purpose of developing an array of cures specifically targeting tropical diseases. This should be part of a conscious promotion of human capital development by African states.

Africa Should Develop its Human Capital

Africa’s very young population is a potentially expanding consumption base that ought to be tapped into through a variety of social development programs. As things present themselves now, Africa has the highest unemployment rate and the highest infant and maternal mortality rates. Unless African governments undertake efforts to vigorously reverse this trend, the continent will not be able to tap into this potentially favorable demographic and will, therefore, miss its development train. The kind of forced and precipitous liberalization that was promoted in Africa under the auspices of the World Bank and the IMF is the wrong liberalization for Africa. It was not meant to help develop the continent. It was rather intended to further enrich the core states and their rapacious multinational corporations by weakening economic, but above all, social development in Africa. Asking African states to suspend their government expenditures on healthcare, education, water distribution, and infrastructure building is a recipe for waning social development; yet, there is a correlate between social development and economic growth for the very simple reason that neglected, unskilled, uneducated, and physically and emotionally unfit human capital will not help a state develop. On the contrary, it will be a burden to the state. “Sustained growth,” as observes Mahtaney “entails that [a country] needs to make faster and longer strides in the realm of improving … social development.” So, African governments will need to create employment, but most importantly a population fit to work. How can states create employment, ensure healthcare to the public and outfit workers with professional skills at a reasonable cost all at the same time? States can achieve this by marrying agriculture with industrialization.

Africa Should Marry Industrialization with Agriculture through Decentralization

Industrial expansion in Africa should not be undertaken at the expense of subsistence agriculture, and vice versa. Subsistence agriculture, as we have already mentioned, is vital for Africa’s daily survival; it should be mechanized to ensure a high level of productivity. However, mechanizing agriculture will indubitably create an excess of labor in the agricultural sector, which could go on to augment the poor, undernourished and unhealthy populations. The surplus labor resulting from agriculture mechanization could be accommodated by industrialization as the latter develops. This is why industrialization should be decentralized in such a way that within the same region agriculture and industry work hand in hand, industry relying for its development on the resources of the region, and the regional as much as the national consumer base and agriculture relying for their development on the consumer base that industry brings in. Industry and agriculture should work hand in hand in such a way that industry and agriculture feed on one another, become consumers of each other’s output. If successful, this reciprocal patronage between agriculture and industry in the rural area will help raise wages in both sectors and give rise to a vibrant service sector that will further absorb the surplus of agriculture and industry.

In due course, both agriculture and industry will ultimately have to privilege specialization. This also will be a successful program of decentralization that will solve the question of overpopulation of the few African cities that have traditionally hosted industries.

For this virtuous circle of development to actually materialize, it is imperative that African governments recognize and support the development of rural non-agricultural activities, which has not often been the case because of the traditional perception of rural economies as exclusively resting on agriculture. It is a fact that the neglected rural non-agricultural sector that comprises such occupations as transportation, manufacturing, construction, mining and various types of services is a vibrant sector in its own way. If seriously tapped into, this non-agricultural sector has the potential of leading to better distribution of employment and income and to overall geographical equality. The common pattern of industrial development in sub–Saharan Africa, which has mainly concentrated on large-scale industries in big cities, has traditionally benefited a reduced number of persons to the detriment of the larger population, and it has also increased the burden of overpopulation on the very few industrial cities that have drawn people in search of employment.

The failure by governments to recognize the non-farming industrial sector in rural regions has resulted in the backwardness of this segment of activities. As Bagachwa and Stewart show, rural non-agricultural industries continue to be excluded from formal credit, and their main sources of capital remain family support and personal savings. Only in very rare cases (1 percent) are these industries funded by formal credit. Family generally constitutes the source of labor for these industries. Skills are usually acquired from other craftsmen and the lack of functional literacy among the workers makes it difficult for them to keep financial records and to distinguish between business expenditures and household expenses. The sources of technologies for rural industries are often inadequate, archaic and inefficient. For instance, traditional blacksmiths are likely to use tools they have manufactured themselves, such as stone anvils, goatskin bellows, wooden and clay pipes, etc., traditional grain milling industries are likely to use wooden mortars and pestles, and rural bread making industries are likely to operate with mud-burnt brick and hand-operated equipment. Furthermore, these industries are extremely labor intensive, and the products that they yield, though compatible with the income level of the consuming rural populations—and also because of this very fact—remain inferior in quality to those produced in urban areas. They lack uniformity and have shorter longevity.

As has been reported, Sub-Saharan Africa’s rural non-agricultural industry “contrasts poorly on most counts with Asian rural industry” mainly because of policy biases against agriculture in Africa. “Policy biases against agriculture … hurt the rural non-farm sector, and policy changes favoring agriculture would assist it.” Agriculture and industry ought to grow and specialize under the ambit of governmental support and incentives. As agriculture and industry develop by transforming on site, and as their labor surplus goes into services, such as catering, leisure, hospitality, tourism, art, creative enterprises, healthcare, etc., more rural populations will be retained in rural areas, for there will be more incentives for these populations to seek success in their own environments than to migrate to the urban districts.

While agriculture and industry will be promoted under the ambit of government, services, on the other hand, will be born out of individual entrepreneurial initiatives. Services, too, will seek to specialize, and will occasion the emergence of private skill-formation centers, professional schools, and the like, thus liberating government from some of its expenditure obligations in the area of human capital formation. This is saying that liberalization will come progressively on its own; no matter what. However, for this liberalization to be advantageous to the people, it has to be preceded by a level of government intervention.

Africa Ought to Enfranchise itself from Greedy Cosigners

The World Bank, the IMF, the Club of Paris and the Club of London are not philanthropic organizations. There are in the business of making money, and especially of producing maximum dividends out of minimum, and preferable no, investment. These financial organizations are the loudspeakers of the core states. It is in the interest of the core states and their multinational corporations that the peripheral states, which in the international division of labor have been slated as raw material providers, remain undeveloped; and the core states do work hard for the role of the peripheral states to remain unchanged. It is a mistake for African leaders to believe that when France or Great Britain, for instance, sponsors African countries for an IDA loan, these countries do it for the simple reason of world courtesy. These sponsorships are nooses around the neck of the African states that the core states tighten or loosen given the direction of the political wind, that is, given their own interests.

The core states are usurers. Their friendship is always interested and conditional, and their loans and aid packages are poisoned gifts that African countries ought to collectively reject.

It is understandable that foreign investors should seek to draw maximum profits from their investments in Africa. On the other hand, it should also be expected that African states would demand the maximum earnings for the exploitation of their resources by foreign multinationals. These two positions are not irreconcilable, and they should constitute the foundations upon which foreign investors and African governments conduct their negotiations. However, when multinational corporations from Western countries operate in Africa, they tend to bully African states to submission through economic blackmailing and threats of military invasions; for indeed,

whenever a powerful state intervenes to invade a weak state, one can be sure that some private investors from the powerful state, unhappy about their returns in the weak state, have directly or indirectly triggered the military intervention. Western multinational corporations have often blindfolded, gagged, and tortured African leaders in the dungeons of Western jouissance. Though, for some inexplicable reasons, most African leaders seem to have enjoyed their servitude, their unexpected proclivities have been depressing for the African masses. For the welfare of the people they are accountable to, African governments ought to get out of their losing rapport with the West.

This can only happen if African nations first place themselves in propitious conditions for rejecting Western countries’ poisoned gifts of aid and loans. African states have to develop their own investment funds and enfranchise themselves from the abusive and exploitative “friendship” that they have maintained with the core states since their very first encounters with the latter. African states should make it their mid-term objective to leave the Bretton Woods institutions, these rapacious organizations that prosper by cultivating misery in Africa. To enfranchise themselves from the usurers that the World Bank and the IMF are, African states, along with other developing countries, should agree to apportion a small part of their annual commodity export revenues to a collective development account from which member states could be loaned money for their development projects. Such an account could also help member states establish strong credit for getting loans, no longer from the core states, which have given enough proof of their insincerity, but this time from such transitional states as China. This idea is not novel. President Gbagbo of Côte d’Ivoire is an indefatigable herald for the creation of what he calls Fonds de Garantie et de Souveraineté, which is essentially the same concept.

The reader will certainly notice that in the solutions that we have just proposed to the development problems of Africa, we have avoided mentioning the dwelt-on question of Africa’s overpopulation, except to recognize that African cities are being overburdened by an exodus from the rural centers. Let it be known that we do not believe that Africa is overpopulated, and therefore we do not believe in the solutions often propounded by Western experts, which demand that African countries reduce their population size. Overpopulation is not what has kept Africa lagging behind. Lack of genuine exchange of technology and of industrialization is. From this perspective, we concur with Chinweizu who writes that [W]hen on the excuse of saving the environment, it is suggested that we perhaps ought not to industrialize, when on the excuse of reducing pressure of population on resources we are urged to control our populations, we ought to be thoroughly skeptical and have not just second, but even tenth thoughts on the advice we are given … the world may be overpopulated as a whole; but is Africa overpopulated with respect to what its resources, if used entirely in Africa, could support at some decent but not wasteful level of consumption? Africa’s poverty ought to end, and it can if the global discrepancy is readjusted in such a way that, instead of giving the West a monopoly on the “ingredients of survival,” those who have actually been at the source of the supremacy of the West are given control over the resources that they produce to that effect. The West should not be afraid of Africa’s success. It is not a matter of taking away from the West what it has. It is just a matter of allowing Africa to use whatever resources nature has granted it to genuinely pull itself out of poverty. A strong Africa is necessarily in the interest of the West, too. Nevertheless, whether the West approves of it or not, a strong Africa is coming of age in the next thirty years.

 

Modèle du Dozoland: Une intelligence lilliputienne et assassine à l’Assemblée Nationale : Rien de nouveau en République Rattrapocratique de Côte d’Ivoire (12 mars 2012), M. Frindéthié

Faut-il s’étonner de la « nomination » du chef rebelle, Soro Kigbafori Guillaume, comme président de l’Assemblée Nationale de la République Rattrapocratique de Côte d’Ivoire ? Absolument pas. Dans un pays où des illettrés sont nommés à la tête de structures étatiques, où d’anciens lieutenants de John Pololo le Loubard sont ministres d’Etat, et où des cambrioleurs et assassins sont d’abord nommés commandants et généraux avant de retourner en cours primaires du soir, tout cela sur la base de leur appartenance tribale, et selon une logique d’épuration présentée sous la fumeuse désignation de « politique de rattrapage ethnique », rien n’étonne plus.

Que l’on veuille comparer l’intelligence lilliputienne et l’impécuniosité instructive d’un Soro à la hauteur culturelle d’un Yacé Philippe, d’un Konan Bédié, ou d’un Mamadou Koulibaly – non pas que ces hommes ne nous aient maintes fois déçus – n’étonne plus personne. Le boucher d’Abidjan, Dramane Ouattara est bien décidé à transformer la Côte d’Ivoire en une cancrecratie (une république bananière dirigée par des cancres). Dans cette optique, il est tout à fait normal qu’à la présidence de l’Assemblée Nationale, Dramane impose aux Ivoiriens un cancre armé. Avec Dramane Ouattara, la Côte d’Ivoire a basculé 50 ans en arrière ; et elle continuera sa régression applaudie par une moutonnerie en liesse, jusqu’à ce que …

Conversation Soro-Diendere, le 1er octobre 2015

Dominique Nouvian Folleroux, Alassane Dramane Ouattara et la fuite des capitaux

La mondialisation économique, telle que conçue par le Consensus de Washington, présuppose une violence internationale. Elle assume, parfois sur le fondement d’un sixième sens bureaucratique et sur aucune base scientifique, qu’afin d’améliorer le sort de leurs populations, les pays du Tiers Monde doivent adapter leurs économies aux conditions dictées par les multinationales européennes et américaines en libéralisant leurs marchés. Le résultat de cet exercice philosophico-économique est que, comme cela fut le cas pendant la colonisation, les crises économiques sont déplacées des pays du nord vers les pays du sud.

L’insistance de la Banque mondiale et du Fonds que les pays en développement ouvrent leurs économies aux investissements directs étrangers a favorisé la recolonisation des pays qui cinquante ans plus tôt avaient lutté pour leurs indépendances. Dans la plupart des cas, la mondialisation a réussi à installer l’impérialisme euro-américain en permettant aux capitalistes des pays industrialisés de devenir les nouveaux propriétaires de compagnies d’Etat (eau, électricité, communication) des pays en développement. Ce plan fonctionne parfaitement lorsque l’état impérial ‘achète’ les banques et les spéculateurs et exerce des pressions sur les états pour  ouvrir les marchés, et envoie des expéditions mercenaires et militaires pour réprimer toute résistance.

Dans ce grand design de recolonisation déguisée en mondialisation, toute opposition est impitoyablement réprimée par une variété de méthodes coercitives : Pour les pays en développement dont les gouvernants, s’opposant à l’exploitation occidentale, mènent une politique populiste et préconisent le contrôle des ressources nationales et qui, attentifs aux besoins de leurs peuples, refusent la corruption et le style de vie promis par les pays industrialisés, les tireurs à gage économiques possèdent tout un menu de dissuasion : la subversion du processus politique, le corruption des administrateurs, des officiers de l’armée, des médias, des syndicats, des universitaires, l’incitation à la guerre ethnique et religieuse ; un menu tiré tout droit du guide de la colonisation, et qu’illustrent les cas du Congo, d’Haïti et de la Côte d’Ivoire, ces pays qui ont osé s’opposer à la coalition tripartite des pays du nord, des Nations Unies et des institutions financières internationales.

 En Côte d’Ivoire, cette conspiration tripartite fonctionne grâce à un ancien fonctionnaire du Fonds, Alassane Dramane Ouattara, dans ses oripeaux de collaborateur, et à ses associations avec le gouvernement français et les multinationales françaises, qui mettront en place une nouvelle marque de mondialisation que nous baptiserons ici la mondialisation à la française.

La Côte d’Ivoire : de la prospérité économique à l’austérité

 Les années 1970 étaient une période de prospérité pour la Côte d’Ivoire. La hausse des prix du café et du cacao sur le marché mondial avait positionné la Côte d’Ivoire comme la première puissance économique de l’Afrique de l’ouest dont les signes de croissance étaient visibles dans tous les secteurs. Les observateurs n’hésitaient pas à comparer le miracle ivoirien au miracle japonais –nous nous souvenons encore que notre sujet de géographie au baccalauréat était ainsi libellé : « comparez le miracle ivoirien au miracle japonais ». Cette comparaison n’était nullement pas exagérée. Le taux de croissance ivoirien était le deuxième du monde après celui du Japon. Cependant le boom économique ivoirien dépendait énormément de capitaux étrangers, étant donné qu’il était amarré aux caprices des spéculateurs internationaux qui décidaient du prix des matières premières. Dans sa volonté de diversifier l’économie et de lancer des programmes de développement, la Côte d’Ivoire emprunta de l’extérieur des capitaux qu’elle manqua souvent de gérer avec sagesse. En outre, la chute des prix du café et du cacao du début des années 80 amplifia la dette extérieure du pays ; ce qui emmena le président Houphouët à se tourner vers la Banque mondiale et le Fonds monétaire pour des prêts de stabilisation de l’économie de son pays.

 La période s’étendant des années 80 aux années 90 fut un temps économiquement mouvementé. L’exploitation de nouveaux gisements de pétrole offshore aida le pays à parer à certaines difficultés économiques. Cependant, l’incertitude économique persistait toujours et des rumeurs de compression des fonctionnaires mirent des manifestants dans la rue pour protester contre le contrôle absolu du pouvoir par le parti unique (le PDCI-RDA). Afin de sauver son pouvoir, Houphouët se plia aux exigences de ses créanciers (principalement la Banque et le Fonds) et nomma un économiste du FMI, Alassane Ouattara, en avril 1990 comme président du Comité Interministériel de Coordination du Programme de Stabilisation et de Relance Economique, un comité chargé de trouver des solution à la crise économique—mais entendez plutôt un comité chargé de trouver des moyens des rembourser à la Banque et au FMI ce que lui devait la Côte d’Ivoire, en dépit de la crise. 5 mois plus tard, un président Houphouët agonisant nommait Alassane Dramane Ouattara premier ministre de Côte d’Ivoire. Ce qui se passa à partir d’avril 1990 est une série d’événements dignes d’un roman.

Dominique Nouvian Folleroux : femme fatale

 Le fait d’être proche du président Houphouët permit aussi à Ouattara d’être très proche de Mlle Nouvian Folleroux, la femme qui devint plus tard son épouse et son associée la plus écoutée dans l’intrigue rocambolesque qui se tissa au détriment du peuple ivoirien. Les circonstances dans lesquelles Dominique fut introduite à l’épicentre du pouvoir ivoirien demeurent encore floues. Ce qui est clair, cependant, c’est qu’elle devint la maîtresse officielle du président Houphouët et la gestionnaire exclusive de son immense domaine personnel et d’une grande partie du patrimoine ivoirien. Son nouveau titre donna à Mlle. Folleroux d’immenses pouvoirs financiers, alors même que déclinaient la sante et la popularité du président Houphouët en Côte d’Ivoire. En effet, au début des années 1990, le président Houphouët fut confronté à une opposition politique farouche, qui l’obligea, pour la première fois, à desserrer son contrôle du pouvoir. Sous la pression des institutions de Bretton Woods, le président Houphouët nomma Ouattara premier ministre, légalisa les partis d’opposition et promis des élections législatives ouvertes à toutes les tendances. Les élections présidentielles d’Octobre confirmèrent la force des partis d’opposition, et principalement l’influence du parti du plus grand opposant d’Houphouët, le Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo. Les observateurs internationaux estimèrent à 30% les votes pour Gbagbo (seulement 18,3% contre 81% pour Houphouët selon les chiffres officiels). Le 26 novembre 1990, 18 partis d’opposition se présentèrent aux législatives contre le PDCI d’Houphouët. Le parti d’Houphouët retint 163 des 175 sièges parlementaires. Une histoire s’écrivait : le pouvoir du PDCI n’était plus absolu. Houphouët, le Vieux comme l’on l’appelait affectueusement, était désormais un homme physiquement et politiquement diminué.

Qu’à cela ne tienne, les affaires de Mlle. Nouvian Folleroux, quant à elles, marchaient à merveille : Elle sépara le président Houphouët de quelques uns de ses domaines français pour un montant de 19 millions d’euros, une transaction qui, bien que trouble, lui ouvrit les portes du business international. Elle acquit les salons Desanges aux Etats-Unis. L’Agence Internationale de la Commercialisation Immobilière qu’elle s’offrit grâce à sa nouvelle fortune lui attirait de gros clients dont Martin Bouygues, roi du béton français, Vincent Bolloré (partenaire de Bouygues) et roi des médias français et du papier d’emballage de tabac—c’était bien Bolloré qui avait payé des vacances de félicitations à Sarkozy à l’Ile de Malte sur son luxueux yacht après les présidentielles françaises de 2006 ; c’était encore lui qui avait prêté son avion privé à M. Sarkozy pour qu’il impressionne sa nouvelle girlfriend d’alors, Carla Bruni, pour leurs vacances de décembre 2007 en Egypte—et Dominique Strauss-Khan, ex-ministre des finances de Mitterrand et président du Fonds monétaire international depuis 2007, le président Bongo du Gabon, qui lui aussi confia la gestion d’une partie de son patrimoine à la branche gabonaise d’AICI, dirigée par le frère Philippe Nouvian, le président Blaise Compaoré du Burkina Faso, et le président Kadhafi de la Lybie. Tel est le réseau que Mlle. Folleroux se tissa depuis le jour où elle atterrit dans la chambre du président Houphouët. Et cette femme-là, Dominique Nouvian Folleroux, est la femme dont Alassane Ouattara, le premier ministre d’Houphouët, s’enticha.

« Ouattara ! Ouattara! C’est notre homme! S’il ne peut le faire, alors nul autre ne peut le faire! »

Tel semblait être le chant des institutions de Bretton Woods, créancières de la Côte d’Ivoire depuis la mort du président Houphouët en décembre 1993. Excellent élève du FMI où il travailla de 1968 à 1973 avant d’occuper divers postes à la BCEAO, Ouattara était très attentif à la politique d’ajustement structurel prônée par le FMI en Afrique, bien que cette politique ait des conséquences catastrophiques pour l’Afrique. En tant que premier ministre de Côte d’Ivoire, ses solutions pour le redressement de l’économie firent plus de mal que de bien. Comme le lui avait recommandé l’O.M.C., M. Ouattara élimina les subsides aux planteurs ivoiriens, alors que l’Amérique et l’Union Européenne subventionnaient généreusement leurs agriculteurs. Il mit à la retraite anticipée plus de 10.000 fonctionnaires ; ceux qui avaient encore la chance de conserver leur emploi virent leur salaire chuter de 40% ; M. Ouattara réduisit l’accès à l’éducation en réduisant de moitié le salaire des enseignants ; il élimina la subvention aux restaurants universitaires, le transport des bus universitaires, la couverture médicale universitaire, et il imposa aux populations des frais d’accès aux premiers soins ; il initia la dévaluation du CFA et institua la carte de résidence très controversée qui fut à la base du harcèlement des étrangers. Ces échecs, comme il fallait s’y attendre, frustrèrent les populations, qui manifestèrent leur mécontentement par des marches de protestation. M. Ouattara réprima ces marches dans le sang, la torture et la mort ; et malgré les appels répétés pour une enquête indépendante, M. Ouattara demeura inflexible. Ouattara était un bon ami des institutions financières internationales et des multinationales. Etait-il aussi un ami de la Côte d’Ivoire ? Pour la Banque mondiale et le Fonds Monétaire international, cette question-là importait peu.

 Aussi, les institutions financières insistèrent-elles davantage pour que le premier ministre eût plus d’autorité. M. Ouattara cumula donc les postes de premier ministre, ministre des finances et président par intérim pendant la longue hospitalisation du président Houphouët en Europe en 1993. Il ordonna que toutes les recettes publiques lui soient versées directement à la primature dans un compte spécial, plutôt qu’au trésor, comme cela était de coutume. Ce style de gestion atypique mélangea très vite les comptes personnels du premier ministre aux comptes de l’Etat, et des millions de dollars disparurent des caisses de l’Etat, alors que M. Ouattara, en raison de deux vols internationaux par semaine, mettaient des fortunes à l’abri dans des comptes étrangers, intégrant prématurément le club des hommes les plus riches du monde. La fortune subite de Ouattara n’émut aucun des moralisateurs de la Banque mondiale et du Fonds si prompts pourtant à sermonner les dirigeants africains sur la sainteté et la « bonne gouvernance ». Pourquoi devraient-ils s’émouvoir que Ouattara fût l’un des plus grands acteurs de la fuite des capitaux ? N’était-il pas seulement juste qu’il fût récompensé, ce bon agent du Fonds ?

Et pourtant la fuite des capitaux dont Ouattara était l’un des principaux acteurs constituait l’une des plus grosses sources d’appauvrissement de l’Afrique. En effet, les capitaux africains maintenus légalement ou illégalement dans les banques en dehors de l’Afrique s’élèvent à 22 milliards de dollars américains. Cette somme à elle seule constitue plus de la moitié de la somme dont l’Afrique a besoin pour ses programmes de développement. Si cet argent était investi en Afrique, il constituerait 64% du stock de capitaux privés de l’Afrique. Il n’y a pas de doute que de par sa participation à la fuite de capitaux, et proportionnellement au peu de temps qu’il a passé au pouvoir (3 ans et 1 mois), Alassane Dramane Ouattara fut l’un des dirigeants qui ont le plus siphonné les richesses du continent Africa

Pendant qu’Alassane Dramane Ouattara passait de ses fonctions de premier ministre à celles de businessman et vice versa, mélangeant ainsi ses comptes personnels à ceux de l’Etat de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Folleroux—que M. Ouattara avait alors épousée au cours d’une cérémonie officiée par le maire de Neuilly d’alors, M. Nicholas Sarkozy—sans aucune décence éthique, faisait du lobbying afin qu’il soit vendu à Bouygues et Bolloré les compagnies d’état que son cher époux privatisait (EECI, SODECI, etc.). Ce qui fut fait. Ces compagnies d’état, stratégiques pour l’indépendance de tout pays, furent cédées parfois même au coût d’1 franc symbolique. En ce temps-là, même des leaders du parti de Ouattara (le PDCI) avait crié au scandale sans rien pouvoir faire. Henri Konan Bédié qui était président de l’Assemblée Nationale s’était farouchement opposé à la libéralisation sauvage et choquante de Ouattara. La libéralisation de Ouattara fit de la Côte d’Ivoire un pays économiquement assiégé par la France : 27% des actifs des entreprises ivoiriennes appartenaient à des français. 240 filiales et plus de 600 compagnies en Côte d’Ivoire étaient détenues par des Français. Les investissements louches que permirent monsieur et madame Ouattara firent couler beaucoup d’encre et de salive. 

 

 

Zida authentifie les écoutes et donne un conseil précieux à son partenaire d’antan: le peuple est « saclé »

Le peuple est « saclé » (entendez sacré), nous enseigne un Zida aujourd’hui assagi. Et pourquoi cet officier burkinabè, qui hier seulement prêtait main forte à la rébellion assassine de sorrow et de dramane, et dont certains éléments constituent encore la garde spéciale de dramane, s’est-il soudain vu habité de sentiments bienveillants ? C’est tout simplement que sorrow kigbafori, s’étant désormais conforté dans l’idée que ses crimes sur les Ivoiriens s’étant évaporés dans les calculs géopolitiques de la « communauté internationale », il pouvait se permettre d’en commettre d’autres au-delà des frontières de son pays. Aussi, le p’tit gros n’hésita-t-il pas à mettre Zida et d’autres personnalités burkinabè sur sa liste de spécimens à abattre. Et c’est tout ce qu’il fallut pour que notre Zida lui rappelle que la vie des peuples est sacrée et que personne ne devrait ambitionner de tuer la moitié d’un peuple dans le but de régner sur l’autre moitié restante ; ambition qui en Côte d’Ivoire est parfaitement conseillée et soutenue par les officiers burkinabè.

 

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Côte-d’Ivoire Burkina – La saga des «fuites» d’écoutes téléphoniques continue

Gilbert-Diendéré1La série des « fuites » des écoutes téléphoniques continue de dérouler ses notes sonores. Après l’épisode Djibrill Bassolé et Guillaume Soro, qui n’a d’ailleurs pas encore connu son épilogue, voici d’autres écoutes téléphoniques ou supposées comme telles livrées sur la toile. Elles concernent le Général Gilbert Diendéré et le Général Djibrill Bassolé. Les deux enregistrements ont été publiés par un certain Sidi Koné, non encore identifié.

Le premier enr.egistrement, long de 9 minutes 54, concernerait le Général Gilbert Diendéré, auteur du putsch du 16 septembre 2015. Le nom des interlocuteurs n’est pas cité, mais l’auteur de la publication déclare qu’il s’agit du Général et de son fils.

On y entend Diendéré être appelé par celui qui est présenté comme son fils, qui s’inquiète que le camp Naaba Koom est bombardé. On imagine que cette conversation a eu lieu le 29 septembre, le jour où le camp Naaba Koom II, où était retranché le Général, a été pris d’assaut par l’armée burkinabè.

Le Général Gilbert Diendéré, ou en tout cas celui qui est présenté comme tel, y explique à son fils que les carottes sont cuites et que « les enfants (les militaires du Régiment de sécurité présidentielle, (RSP) ont fui » du camp. Il dit avoir compris que ces derniers n’étaient là que « pour l’argent » et qu’ils ont pris la fuite dès qu’ils ont eu satisfaction. La voix supposée du Général Diendéré avoue à son « fils » qu’il se serait dans tous les cas rendu.

Puis, il annonce à ce dernier la suite inéluctable des évènements : « Tu auras un papa prisonnier. Voilà ». Il tente ensuite de rassurer son fils. Suivent quelques secondes de silence avant la fin de la conversation.

Le deuxième élément, toujours diffusé par « Sidi Koné », concernerait le Général Djibrill Bassolé, ancien ministre des affaires étrangères de Blaise Compaoré et inculpé dans le cadre du putsch du 16 septembre, et s’entretenant avec une certaine « Rebecca », selon les noms qui ont été cités par les deux interlocuteurs de la conversation longue de 10 minutes 37.

Bassolé, ou celui dont la voix est présentée comme étant la sienne, y semble très serein et rit aux éclats. Il rassure même son interlocutrice inquiète que « ça se passe superbement bien » pour lui. Ensuite, il se moque de la décision du gel de ses avoirs, estimant que ses comptes bancaires concernés ne sont pas les principaux.

« Ils vont être déçus quand ils vont aller voir mon compte à la BOA (…). Ce sont de petits comptes de fonctionnement quotidiens, je paye de petits trucs avec. Mais l’essentiel de mes mouvements, ce n’est certainement pas là-bas », peut-on entendre dans la conversation, qui a dû avoir lieu dans les premiers jours du désarmement du RSP, notamment avant le 29 septembre.

Le Général Bassolé y révèle aussi que la fin du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) n’est pas encore actée car il y a de la résistance et une contre-offensive est même en préparation. Il estime, en outre, que sans les mesures d’exclusion prises par le gouvernement de transition « on est à Kossyam », tant il dit avoir des « atouts ».

Les interlocuteurs parlent enfin d’un mystérieux « ami de Côte d’Ivoire », qui a pris des contacts avec « la femme de Gilbert » alors qu’il était à Ouagadougou, qui est « grillé » et envers qui il « recommande beaucoup de prudence ».

Quel crédit faut-il accorder à ces enregistrements ? Sont-ils authentiques ? A quelles fins sont-ils divulgués ? Il faut noter que toutes ces conversations rendues publiques n’ont jusqu’à présent pas été authentifiées.

Burkina24

 

 

 

 

Les Biens Mal Acquis des Présidents Africains Reportage

Retour en Centrafrique

Burkina Faso: Adieu et Bienvenue, Blaise Compaoré ! Frindéthié

RochQuelle révolution ? Quel changement ? De tout cela, il n’y a rien eu au Burkina. Après le tintamarre, les lamentations, les déflagrations et les bonnes émotions nègres, les Burkinabè sont allés aux urnes ramener Blaise Compaoré au palais de Kosyam par le biais de ses anciens plantons, Roch Marc Christian Kaboré et Zéphirin Diabré. Tout ça pour ça ? Roch ou Compaoré, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. On a pris les mêmes ingrédients et on a servi la même sauce aux Burkinabè, cuite cette fois-ci sur un feu de fagots d’émoi.

Meet The Man Who Funds ISIS: Bilal Erdogan, The Son Of Turkey’s President

Bilal Erdogan, the son of Turkey's President Recep Tayyip Erdogan leaves a polling station after he voted, in Istanbul, Turkey, Sunday, June 7, 2015. Turks are heading to the polls in a crucial parliamentary election that will determine whether ruling party lawmakers can rewrite the constitution to bolster the powers of President Erdogan. All eyes will be on the results for the main Kurdish party, the Kurdish Peoples' Democratic Party, (HDP). If it crosses a 10 percent threshold for entering parliament as a party, that would extinguish AKP's constitutional plans. (AP Photo/Emrah Gurel)

Bilal Erdogan, the son of Turkey’s President Recep Tayyip Erdogan leaves a polling station after he voted, in Istanbul, Turkey, Sunday, June 7, 2015. Turks are heading to the polls in a crucial parliamentary election that will determine whether ruling party lawmakers can rewrite the constitution to bolster the powers of President Erdogan. All eyes will be on the results for the main Kurdish party, the Kurdish Peoples’ Democratic Party, (HDP). If it crosses a 10 percent threshold for entering parliament as a party, that would extinguish AKP’s constitutional plans. (AP Photo/Emrah Gurel)

In addition to son Bilal’s illegal and lucrative oil trading for ISIS, Sümeyye Erdogan, the daughter of the Turkish President apparently runs a secret hospital camp inside Turkey just over the Syrian border.

Russia’s Sergey Lavrov is not one foreign minister known to mince his words. Just earlier today, 24 hours after a Russian plane was brought down by the country whose president three years ago said “a short-term border violation can never be a pretext for an attack”, had this to say: “We have serious doubts this was an unintended incident and believe this is a planned provocation” by Turkey.

But even that was tame compared to what Lavrov said to his Turkish counterparty Mevlut Cavusoglu earlier today during a phone call between the two (Lavrov who was supposed to travel to Turkey has since canceled such plans)

As Sputnik transcribes, according to a press release from Russia’s Ministry of Foreign Affairs, Lavrov pointed out that, “by shooting down a Russian plane on a counter-terrorist mission of the Russian Aerospace Force in Syria, and one that did not violate Turkey’s airspace, the Turkish government has in effect sided with ISIS.

It was in this context when Lavrov added that “Turkey’s actions appear premeditated, planned, and undertaken with a specific objective.

More importantly, Lavrov pointed to Turkey’s role in the propping up the terror network through the oil trade. Per the Russian statement:

“The Russian Minister reminded his counterpart about Turkey’s involvement in the ISIS’ illegal trade in oil, which is transported via the area where the Russian plane was shot down, and about the terrorist infrastructure, arms and munitions depots and control centers that are also located there.”

Others reaffirmed Lavrov’s stance, such as retired French General Dominique Trinquand, who said that “Turkey is either not fighting ISIL at all or very little, and does not interfere with different types of smuggling that takes place on its border, be it oil, phosphate, cotton or people,” he said.

The reason we find this line of questioning fascinating is that just last week in the aftermath of the French terror attack but long before the Turkish downing of the Russian jet, we wrote about “The Most Important Question About ISIS That Nobody Is Asking” in which we asked who is the one “breaching every known law of funding terrorism when buying ISIS crude, almost certainly with the tacit approval by various “western alliance” governments, and why is it that these governments have allowed said middleman to continue funding ISIS for as long as it has?

Precisely one week later, in even more tragic circumstances, suddenly everyone is asking this question.

And while we patiently dig to find who the on and offshore “commodity trading” middleman are, who cart away ISIS oil to European and other international markets in exchange for hundreds of millions of dollars, one name keeps popping up as the primary culprit of regional demand for the Islamic State’s “terrorist oil” – that of Turkish president Recep Erdogan’s son: Bilal Erdogan.

His very brief bio:

Necmettin Bilal Erdogan, commonly known as Bilal Erdogan (born 23 April 1980) is the third child of Recep Tayyip Erdo?an, the current President of Turkey.

After graduating from Kartal Imam Hatip High School in 1999, Bilal Erdogan moved to the US for undergraduate education. He also earned a Masters Degree in John F. Kennedy School of Government at Harvard University in 2004. After graduation, he served in the World Bank as intern for a while. He returned Turkey in 2006 and started to his business life. Bilal Erdogan is one of the three equal shareholders of “BMZ Group Denizcilik “, a marine transportation corporation.

Here is a recent picture of Bilal, shown in a photo from a Turkish 2014 article, which “asked why his ships are now in Syria”:

In the next few days, we will present a full breakdown of Bilal’s various business ventures, starting with his BMZ Group which is the name implicated most often in the smuggling of illegal Iraqi and Islamic State through to the western supply chain, but for now here is a brief, if very disturbing snapshot, of both father and son Erdogan by F. William Engdahl, one which should make everyone ask whether the son of Turkey’s president (and thus, the father) is the silent mastermind who has been responsible for converting millions of barrels of Syrian Oil into hundreds of millions of dollars of Islamic State revenue.

By F. William Engdahl, posted originally in New Eastern Outlook:

Erdogan’s Dirth Dangerous ISIS Games

More and more details are coming to light revealing that the Islamic State in Iraq and Syria, variously known as ISIS, IS or Daesh, is being fed and kept alive by Recep Tayyip Erdogan, the Turkish President and by his Turkish intelligence service, including MIT, the Turkish CIA. Turkey, as a result of Erdogan’s pursuit of what some call a Neo-Ottoman Empire fantasies that stretch all the way to China, Syria and Iraq, threatens not only to destroy Turkey but much of the Middle East if he continues on his present path.

In October 2014 US Vice President Joe Biden told a Harvard gathering that Erdogan’s regime was backing ISIS with “hundreds of millions of dollars and thousands of tons of weapons…” Biden later apologized clearly for tactical reasons to get Erdo?an’s permission to use Turkey’s Incirlik Air Base for airstrikes against ISIS in Syria, but the dimensions of Erdogan’s backing for ISIS since revealed is far, far more than Biden hinted.

ISIS militants were trained by US, Israeli and now it emerges, by Turkish special forces at secret bases in Konya Province inside the Turkish border to Syria, over the past three years. Erdo?an’s involvement in ISIS goes much deeper. At a time when Washington, Saudi Arabia and even Qatar appear to have cut off their support for ISIS, they remaining amazingly durable. The reason appears to be the scale of the backing from Erdo?an and his fellow neo-Ottoman Sunni Islam Prime Minister, Ahmet Davuto?lu.

Nice Family Business

The prime source of money feeding ISIS these days is sale of Iraqi oil from the Mosul region oilfields where they maintain a stronghold. The son of Erdogan it seems is the man who makes the export sales of ISIS-controlled oil possible.

Bilal Erdo?an owns several maritime companies. He has allegedly signed contracts with European operating companies to carry Iraqi stolen oil to different Asian countries. The Turkish government buys Iraqi plundered oil which is being produced from the Iraqi seized oil wells. Bilal Erdogan’s maritime companies own special wharfs in Beirut and Ceyhan ports that are transporting ISIS’ smuggled crude oil in Japan-bound oil tankers.

Gürsel Tekin vice-president of the Turkish Republican Peoples’ Party, CHP, declared in a recent Turkish media interview, “President Erdogan claims that according to international transportation conventions there is no legal infraction concerning Bilal’s illicit activities and his son is doing an ordinary business with the registered Japanese companies, but in fact Bilal Erdo?an is up to his neck in complicity with terrorism, but as long as his father holds office he will be immune from any judicial prosecution.” Tekin adds that Bilal’s maritime company doing the oil trades for ISIS, BMZ Ltd, is “a family business and president Erdogan’s close relatives hold shares in BMZ and they misused public funds and took illicit loans from Turkish banks.”

In addition to son Bilal’s illegal and lucrative oil trading for ISIS, Sümeyye Erdogan, the daughter of the Turkish President apparently runs a secret hospital camp inside Turkey just over the Syrian border where Turkish army trucks daily being in scores of wounded ISIS Jihadists to be patched up and sent back to wage the bloody Jihad in Syria, according to the testimony of a nurse who was recruited to work there until it was discovered she was a member of the Alawite branch of Islam, the same as Syrian President Bashar al-Assad who Erdogan seems hell-bent on toppling.

Turkish citizen Ramazan Bagol, captured this month by Kurdish People’s Defence Units,YPG, as he attempted to join ISIS from Konya province, told his captors that said he was sent to ISIS by the ‘Ismailia Sect,’ a strict Turkish Islam sect reported to be tied to Recep Erdogan. Baol said the sect recruits members and provides logistic support to the radical Islamist organization. He added that the Sect gives jihad training in neighborhoods of Konya and sends those trained here to join ISIS gangs in Syria.

According to French geopolitical analyst, Thierry Meyssan, Recep Erdogan “organised the pillage of Syria, dismantled all the factories in Aleppo, the economic capital, and stole the machine-tools. Similarly, he organised the theft of archeological treasures and set up an international market in Antioch…with the help of General Benoît Puga, Chief of Staff for the Elysée, he organised a false-flag operation intended to provoke the launching of a war by the Atlantic Alliance – the chemical bombing of la Ghoutta in Damascus, in August 2013. “

Meyssan claims that the Syria strategy of Erdo?an was initially secretly developed in coordination with former French Foreign Minister Alain Juppé and Erdogan’s then Foreign Minister Ahmet Davuto?lu, in 2011, after Juppe won a hesitant Erdogan to the idea of supporting the attack on traditional Turkish ally Syria in return for a promise of French support for Turkish membership in the EU. France later backed out, leaving Erdogan to continue the Syrian bloodbath largely on his own using ISIS.

Gen. John R. Allen, an opponent of Obama’s Iran peace strategy, now US diplomatic envoy coordinating the coalition against the Islamic State, exceeded his authorized role after meeting with Erdogan and “promised to create a “no-fly zone” ninety miles wide, over Syrian territory, along the whole border with Turkey, supposedly intended to help Syrian refugees fleeing from their government, but in reality to apply the “Juppé-Wright plan”. The Turkish Prime Minister, Ahmet Davutoglu, revealed US support for the project on the TV channel A Haber by launching a bombing raid against the PKK.” Meyssan adds.

There are never winners in war and Erdogan’s war against Syria’s Assad demonstrates that in bold. Turkey and the world deserve better. Ahmet Davutoglu’s famous “Zero Problems With Neighbors” foreign policy has been turned into massive problems with all neighbors due to the foolish ambitions of Erdogan and his gang.

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Affaire Soro-Bassolé : Accusé, Théophile KOUAMOUO crache ses vérités

Affaire écoute Soro-Bassolé: le porte-parole de Soro enfonce l’ex-chef rebelle

Se regarder en face et exorciser ses propres démons, telle est la vraie guerre que la France doit mener, par Jean-Claude DJEREKE

l-assemblee-nationale-le1Après l’hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, après la douleur et les pleurs des parents et amis, après les indignations et condamnations, que doit faire la France? Pour Hollande, il faut non seulement reprendre et intensifier les frappes contre Daech mais travailler à ce que Bachar Al-Assad ne soit plus au pouvoir à Damas. Depuis plusieurs mois, en effet, le président français soutient qu’une solution politique en Syrie passe par la mise à l’écart du président syrien. Et le fait qu’il l’ait répété lors de sa dernière visite aux États-Unis prouve que l’ancien secrétaire du Parti Socialiste est vraiment obsédé par la chute du numéro 1 syrien. Les Ivoiriens se rappellent certainement que Sarkozy était, lui aussi, obsédé par le renversement de Laurent Gbagbo jugé par la France (droite et gauche confondues) pas assez docile pour laisser ses multinationales piller les richesses des Ivoiriens. En matière d’obsession, Hollande n’innove donc pas.

En d’autres termes, dans la guerre contre les présidents qui refusent de se soumettre aux diktats des Occidentaux, il n’y a rien de nouveau sous le soleil français. Ce qui est nouveau, c’est que la Russie de Poutine a clairement affirmé qu’elle ne se laisserait plus tromper par la France et ses alliés de l’OTAN qui avaient mis en avant l’instauration de la démocratie et la protection des populations civiles pour intervenir en 2011 en Libye. Ayant découvert avec le temps que ces pays avaient menti comme George W. Bush avait trompé le monde entier sur les armes de destruction massive que détiendrait Saddam Hussein et que le vrai mobile de leur ingérence dans les affaires libyennes était l’élimination physique de Kadhafi et l’accaparement du pétrole libyen, le président russe a décidé de soutenir le président syrien. Cela signifie qu’Assad n’est pas orphelin comme Gbagbo l’était de 2000 à 2011 et que les dirigeants français devront y réfléchir par deux fois avant de croiser le fer avec la Russie qui, en plus d’être membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU, est une vraie puissance militaire qui n’entend pas laisser les pays occidentaux continuer à jouer les gendarmes du monde.

Au fait, qui a fait de Hollande, de Fabius, de Sarkozy, de Juppé et d’autres petits prétentieux français les maîtres du monde? Qui les a institués juges et arbitres de la terre? De qui tiennent-ils le mandat et le pouvoir de décider de qui mérite de diriger ou de vivre? Et au nom de quoi eux seuls, malgré le fait qu’ils aient du sang sur les mains et traînent une flopée de casseroles, auraient le droit de vivre? Qu’est-ce qui les autorise à décréter qu’un tel peut vivre pendant que tel autre devrait mourir? Face à une telle arrogance, on est évidemment tenté de donner raison à Me Jacques Vergès qui estimait en 2011 que “l’État français est conduit par des voyous et des assassins”.

Ce que je veux mettre en relief ici, c’est que bomber le torse ou menacer de faire partir Assad ne sert à rien dans la mesure où les autorités russes se sont solidement mises derrière le président syrien et ne sont pas près de le lâcher. Pour le dire autrement, le refus de faire son mea culpa et le départ d’Assad réclamé à tout bout de champ par Hollande ne sont que de fausses solutions. Le locataire de l’Élysée ferait mieux d’entendre et de considérer sérieusement les vraies solutions proposées par certains de ses compatriotes. Il gagnerait, d’abord et avant tout, à prendre connaissance de ce que certains internautes français pensent de sa manière de gérer le pays. “On peut encore pardonner après un premier attentat mais là, un second aussi meurtrier juste 10 mois après, c’est inadmissible! C’est une faute lourde de l’État ! Le gouvernement savait, il n’a rien fait”, s’insurge un internaute. Un autre met en garde: “Non à la récupération politique. Hollande devrait avoir honte de son inaction coupable; au lieu de quoi, il se balade à nos frais et en polluant un max pour jouer le maître du monde.” Un troisième, pour qui “c’est ni plus ni moins de la sale campagne électorale tachée de sang, conseille de “ne pas tomber dans cette mascarade et complot du style la marche de Charly [qui est] de la grosse hypocrisie de la part de personnes qui ne font rien fait pour la France.” Un quatrième internaute se demande: “La gauche a t-elle déjà fait quelque chose sur quel sujet que ce soit ? Ah si, elle a marié les homos. M. Valls, après les attentats de Charlie, des promesses et des regards belliqueux, il en a fait mais en réalité c’est du laxisme comme tout ce gouvernement de socialo, les faits sont là…130 morts…ils savaient. Le président par défaut aussi… Eh bien, l’angélisme d’Hollande n’a pas su prévenir et maintenant il essaye de panser les blessures, je ne supporte plus de le voir présenter ses condoléances à chaque attentat alors que je me dis qu’il n’a pas tout fait pour l’éviter, même après Charlie y a eu le Thalys, qu’il n’a pas su empêcher, l’attentat arrêté par des soldats qui se trouvaient là par hasard, ce n’est que maintenant après autant de morts qu’on a l’impression qu’il prend des mesures fermes.

Et Mr Valls qui a refusé de l’État syrien la liste de djihadistes français en Syrie. Rien n’a été fait depuis les attentats de janvier; dix mois plus tard, les mêmes hommes sont en mesure de recommencer.” Quant à Emmanuelle Prévost, la sœur d’une victime tuée au Bataclan, elle s’étonne que “des personnes fichées S circulent librement, empruntent n’importe quel moyen de locomotion”. D’autres citoyens français sont allés au-delà de l’exaspération pour faire des propositions à même de combattre efficacement et durablement le terrorisme. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon pour qui il est urgent de « sortir des ambiguïtés avec le Qatar et l’Arabie Saoudite” et de considérer que “la Russie est un partenaire et non un adversaire abominable”. Et le co-président du Parti de Gauche d’appeler tous ses compatriotes à ne pas se contenter “d’analyser les erreurs sans fin des dirigeants politiques qui nous ont amenés à cette situation mais à faire aussi aussi le point sur nous-mêmes. Je veux dire sur tous ceux qui ont laissé se prendre des décisions contraires à l’intérêt de notre pays pendant aussi longtemps sans dire un mot et sans sanctionner aucun responsable les jours de vote ». Je trouve l’interpellation de Mélenchon d’autant plus intéressante que le peuple français nous a jusqu’ici donné l’impression de ne pas être au courant des crimes, pillages et coups tordus de ses dirigeants en Afrique francophone, de n’avoir jamais vu des Ivoiriens battre le pavé à Paris pour la libération de Laurent Gbagbo injustement détenu à la Haye, de n’avoir jamais entendu parler de biens mal acquis et cachés en France par plusieurs chefs d’État africains. Pour sa part, Éric Montana fait l’aveu suivant: “En Afghanistan, en Irak, en Libye, au Tchad, en Syrie nous avons semé la mort et la terreur. Nous avons voulu imposer la démocratie à coups de bombes à des peuples qui n’en veulent pas. Nous avons voulu exporter des valeurs auxquelles nous-mêmes ne croyons plus. Nous avons infligé tellement de souffrances qu’aujourd’hui nous récoltons ce que nous avons semé. Nos politiciens font les guerres au lieu de s’occuper des problèmes graves de notre pays. Le chômage explose, la misère s’étend, nos retraités font les poubelles pour pouvoir survivre, notre jeunesse n’a plus d’espoir et nos gouvernements dépensent des milliards à bombarder des pays et des peuples étrangers.” Le chanteur français poursuit: “Arrêtons de nous mêler des affaires du monde. Nous ne sommes ni des exemples à suivre ni des justiciers. Il est temps d’ouvrir les yeux : à force de semer la haine, le racisme et la mort, nous, nous récoltons le terrorisme et la peur. Et ces politiciens irresponsables qui nous conduisent vers l’abîme, ces pompiers pyromanes, profitent du terrorisme pour nous infliger l’état d’urgence, réduire nos libertés et nous dresser les uns contre les autres au risque de provoquer une guerre civile dans notre propre pays.” La suggestion du philosophe Michel Onfray ne me paraît pas moins pertinente. À la question de savoir quelle devrait être la bonne attitude pour la France, il répond sans hésiter: “Moi, je serais pour qu’on se désengage absolument de tous les conflits planétaires dans lesquels on s’en va bombarder des populations musulmanes… Pourquoi on aurait le droit d’intervenir au Mali mais pas le droit d’intervenir à Cuba, le devoir d’intervenir en Libye mais pas en Corée du Nord? Qu’est-ce qui fait qu’on a des indignations sélectives ? On ne peut pas aller faire le gendarme sur la planète entière ! Donc on a des indignations sélectives parce qu’il faut penser en termes de géologie, de stratégie, de sous-sol. Faites une carte géologique et vous verrez que ce sont les endroits géostratégiques où ont lieu les guerres. Parce que là où il y a du pétrole, il y a toujours des militaires.”

Ces propos de M. Onfray, si c’est un Africain qui les avait tenus, il aurait été accusé de la théorie du complot dont raffolent ceux qui non seulement manquent d’arguments face à des faits qui les accablent mais sont dans le déni permanent et se refusent à faire repentance. La France doit cesser de penser qu’elle est blanche comme neige, que la colonisation fut une bonne chose, qu’elle fait œuvre salvatrice et civilisatrice en envoyant des soldats et/ou en s’ingérant dans les affaires intérieures des pays africains. Ces interventions, qui se sont toutes soldées par la désolation, le chaos, la misère et la mort précoce de milliers de personnes, il est temps qu’elles prennent fin. Autrement dit, les dirigeants français doivent enfin se regarder en face ou dans le miroir. Ils comprendront alors qu’ils ont fait trop de mal ici ou là et qu’ils doivent s’atteler dorénavant à régler d’abord les nombreux problèmes auxquels leur pays est confronté. Quand ils auront fait cela, quand ils auront fini de rendre leurs compatriotes heureux et, si nous le désirons, alors nous pourrions faire appel à eux. Pour l’instant, ils seraient mieux inspirés d’exorciser leurs propres demons et de relever leurs propres défis au lieu de se lancer dans une perpétuelle fuite en avant. Concrètement cela veut dire fermer toutes les bases militaires en Afrique qui ne servent qu’à protéger des dictateurs corrompus et sanguinaires, laisser les Africains d’expression française se débrouiller tout seuls comme le font si bien Ghanéens, Zambiens, Nigérians, Kenyans, Botswanais ou Ougandais, ne plus empoisonner ou assassiner les Africains épris de liberté et de souveraineté. Car, tant qu’Africains et Arabes seront exploités, méprisés et humiliés, tant que ne sera pas engagée la vraie guerre, celle contre la duplicité et contre le soutien à des terroristes et rebelles cà et là pour déstabiliser des présidents qui refusent d’être des pantins, tant que perdurera la volonté de dire aux autres comment ils doivent vivre et qui doit les diriger, il sera difficile, voire impossible d’éradiquer le terrorisme.
Jean-Claude DJEREKE

Nègreries

Attentat de Paris: marche de soutien des députés ivoiriens

Attentat de Paris: marche de soutien des députés ivoiriens

Alors que ses prisons et ses fosses communes débordent de ses  propres frères et sœurs qu’il ne sait aimer, un Nègre, assis sur un rocher au bord de l’Atlantique, les coudes sur les genoux, le menton dans les mains, les yeux rivés sur un hypothétique Occident qu’il imagine loin au-delà de l’horizon, s’exclame pitoyable : « y a-t-il quelqu’un là-bas qui m’aime ? » Ce cri, cet appel de détresse, cette incertitude, est le mode primordial d’expression du névrosé abandonnique. Et à ce supplice, répond une voix du « là-bas », qui lui fait la fausse promesse d’un salut universel. Là où l’amour était naguère interdit au Nègre, là où les portes du « paradis blanc » étaient fermées à l’égo nègre, désormais, le Nègre abasourdi se voit promettre par l’Occident la possibilité d’une « jouissance blanche », à condition que l’égo nègre abandonne à l’Occident l’objet d’échange pour un peu d’amour opalin ; à condition que l’égo nègre abandonne à l’Occident ce qu’il aurait dû garder pour l’échange commercial. Et voilà que, pour l’assurance d’une amitié lactescente, où l’amour ne présuppose aucun échange d’objet, le Nègre, désormais névrosé abandonnique, abandonne tout objet d’échange ; pire, s’abandonne lui-même, dans sa course effrénée vers l’accumulation des signata de l’autre ; l’expérience de ceux qui l’ont précédé ne lui ayant jamais rien appris.

Explication d’une députée rattrapée du Dozoland sur le soutien de la Rattrapocratie aux victimes de la France mais pas à celles du Nigéria:

Sogoma« Tu me calcules, je te calcule. Quand c’est chaud sur nous ce n’est pas le Nigeria que nous regardons d’abord et ce n’est pas le Nigeria qui nous regarde. C’est bel et bien la France…Nous dirons Yako d’abord à ceux avec qui nous sommes fortement liés par l’histoire, la langue et l’économie….Et quand notre Assemblée Nationale avait brûlé, l’ambassade du Nigeria était toujours notre voisin mais c’est la France qui nous a aidés à sa réhabilitation…vraiment polémiquer pour polémiquer? » (Source First Magazine)

Nous vous l’avions dit: il n’y aurait pas d’élection le 25 octobre, M. Frindéthié

Électeurs allant chercher leur argent derrière un bureau de vote dimanche à Abidjan (Photo, KOACI)

Électeurs allant chercher leur argent derrière un bureau de vote dimanche à Abidjan (Photo, KOACI)

Nous qui pensons et marchons gangasrotogati vous l’avions dit : il n’y aurait pas d’élection présidentielle en Côte d’Ivoire le 25 octobre 2015, et les élections ivoiriennes, lorsqu’elles auront vraiment lieu, se passeront entre les fils et filles de la Côte d’Ivoire, sans l’apatride et son bétail électoral importé des pays frontaliers. Des jours durant, les Ivoiriens, dans leur écrasante majorité, sont demeurés impassibles aux vociférations des griots appelant, darboukas sous les aisselles, à la légitimation de l’imposture de l’apatride et au plébiscite du mensonge, de la dictature et du rattrapage ethnique. Et ce dimanche, tout se passa comme si de rien n’était : ce fut dramane contra dramane. Vomi, dégurgité par les Ivoiriens comme une mauvaise insipidité, dramane battit campagne contre lui-même, se débattit contre lui-même, tricha contre lui-même, bourra les urnes contre lui-même, fit voter les doublons, les morts et les pas-encore-nés contre lui-même, et malgré tout cela, dut corrompre les électeurs pour ne finir qu’avec un taux d’abstention de 92%. Et ce n’est pas que nous qui le disons ; c’est aussi le constat du site KOACI.com, proche du chef rebelle sorrow kigbafori. La lutte contre l’imposture et pour la libération totale de la Côte d’Ivoire continue !

© koaci.com – Dimanche 25 Octobre 2015 – Certains des trois millions d’électeurs en possession de leurs cartes semblent être mieux nantis que d’autres ce dimanche.

En effet, des personnes convoyées au niveau de bureau de vote sont rémunérées après leur passage dans l’isoloir comme constaté par KOACI.

Mais malheureusement tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Si une catégorie se voit octroyer une prime de transport de 5000 FCFA, ce n’est pas le cas d’autres à qui on propose une somme en deçà, comme en attestent les témoignages.

« Ils ont les foutaises ! », s’exclame en colère un électeur rencontré au niveau de la chambre d’industrie et de commerce au Plateau, qui poursuit: « On nous a dit, tu votes Ouattara tu as 5000 FCFA. Nous qui avons fait le déplacement nous sommes du Rdr, on fini de voter on nous parle de 2000 FCFA alors que d’autres ont eu 5000 Fcfa. Donc nous avons dit à nos proches de ne pas voter pour le moment avant d’éclaircir cette affaire. »

Nous constaterons que la distribution d’argent s’effectue à l’arrière du bureau de vote où, une fois le devoir de citoyen effectué, chaque électeur acceptant la combine, est convié à se rendre. Rien n’indique pour autant que les votant aient bel et bien voté Alassane Ouattara.

Dans le même registre des incitations, durant la campagne nous a été donné d’observer qu’un tee shirt d’Ado était promis à tout ceux qui seraient allés retirer leur carte d’électeur.

Par ailleurs, est également constaté une non maitrise technique des agents de la Cei, nombre d’entre eux affichent des difficultés à la manipulation de la tablette en rapport avec le vote biométrique. Ils indiquent devant la grogne d’électeurs impatients, un manque de formation et des soucis techniques liés à la solution.

KOACI

Source: http://koaci.com/index.php/prime/cote-divoire-presidentielle-votes-donne–92624.html

Côte-d’Ivoire : «Seuls les idiots sont heureux», des cafouillages et une faible participation, Libération

pas foule

Maria Malagardis, envoyée spéciale en Côte d’Ivoire

Alors que le président sortant, Alassane Ouattara, apparaît comme le favori, les bureaux de vote connaissent, ce dimanche, des difficultés d’organisation. Et malgré les appels au civisme, le scrutin peine à mobiliser les foules.

«Jamais on n’avait vu une élection aussi mal organisée en Côte-d’Ivoire !»pestent les hommes assis sur les bancs du Café Emergence, une bicoque au toit en paille plantée au milieu d’un vaste terrain vague qui tient lieu de «place», à Abobo, l’un des quartiers populaires les plus densément peuplés d’Abidjan avec près de deux millions d’habitants. Ce dimanche, les Ivoiriens étaient invités à désigner leur président lors du premier scrutin organisé depuis la fin d’une longue période de conflit qui s’était achevée par une explosion de violences lors de la précédente présidentielle, fin 2010. En principe, cette fois, le scrutin de dimanche aurait dû se dérouler sans incidents, malgré les appels au boycott d’une partie de l’opposition, interdite de manifestation voire de médias depuis plusieurs semaines.

Mais à Abobo, un grand nombre de bureaux de vote n’avaient toujours pas ouvert leurs portes dimanche à midi. Comme celui abrité dans le grand lycée technique, juste en face du Café Emergence, où les hommes patientent quelque peu agacés par ces retards inexplicables. «On nous dit que certaines salles ne sont pas équipées de prise électrique pour les tablettes biométriques qui doivent enregistrer les électeurs. Ils n’auraient pas pu vérifier avant ?»s’indigne M. Koulibaly. Autour de lui, les langues claquent, signes d’une colère sourde qui n’ose encore s’exprimer totalement. «La vraie question est ailleurs», interrompt un autre homme la mine renfrognée. Comment se fait-il que dans ce lycée, construit il y a quinze ans, personne n’avait prévu de prises ?» interroge-t-il. «Tu ne sais pas ? s’amuse un autre, goguenard. Ils ont mangé l’argent !» Tous hochent encore la tête, lorsque Bakary s’exclame :«Mais c’est incompréhensible ! Le président pénalise son propre fief !»

«Seuls les idiots sont heureux»

Abobo est en effet traditionnellement une zone favorable au président sortant, Alassane Ouattara. Pendant la crise postélectorale de 2010-2011, ses habitants ont payé un lourd tribut en défendant Ouattara au péril de leurs vies, face aux partisans de son challenger, Laurent Gbagbo.

Ici, les appels au boycott des urnes, lancés par une partie de l’opposition, ne risquaient pas d’être entendus : tous les hommes présents sous le toit de paille du Café Emergence plébiscitent Ouattara. «Je l’aime, c’est un homme bien et qui bosse», confesse Bakary. Mais au fur et à mesure que l’attente s’éternise devant le bureau de vote fermé, les langues se délient : non, rien n’a changé ici depuis qu’il est au pouvoir. Au contraire, en faisant détruire manu militari des zones entières de bidonvilles, le régime a accentué la pression sur le quartier à cause de l’afflux soudain des victimes de ces«déguerpissements»«Désormais, il faut payer 30 000 francs CFA [près de 50 euros, ndlr] pour une simple chambre à peine plus grande qu’un placard», explique un chauffeur de bus au chômage. «Vous voyez la route qui passe devant le lycée technique ? signale Bakary en désignant une bande de goudron déjà abîmée. C’est la seule réalisation ici depuis son arrivée au pouvoir. Et il n’y est pour rien : elle a été financée par la coopération japonaise.»

Pour tous, néanmoins, c’est «l’entourage du Président» qui est responsable de cette indifférence au sort des plus pauvres, fussent-ils des sympathisants. «Tout va changer avec son second mandat», croit savoir un homme, qui comme tout le monde à Abidjan n’envisage même pas un second tour, pariant sur la victoire immédiate de Ouattara. «Ah bon ? Et pourquoi rien n’a été fait lors du premier mandat ?» se moque gentiment son voisin, fustigeant ces «dirigeants africains qui multiplient les promesses sans lendemain». «En Afrique, les gens intelligents souffrent parce qu’ils se posent des questions. Seuls les idiots sont heureux », conclut-il.

«Ouattara compte sur les siens»

Loin des palabres d’Abobo, à Yopougon, un autre grand quartier populaire, c’est le silence qui frappe. Les bureaux de vote sont déserts. Des assesseurs avachis sur des bancs d’école épluchent nonchalamment les listes d’électeurs avant de les diriger vers deux boîtes en carton, empilées l’une sur l’autre, qui tiennent lieu d’isoloirs. Ici, les consignes de boycott semblent avoir été bien suivies. A moins que ce ne soit cette maudite pluie qui transforme les cours d’école en lacs qui ait découragé les électeurs ? Reste que seules 55% des cartes d’électeurs ont été retirées cette semaine en Côte-d’Ivoire, malgré les nombreux appels au civisme de la commission électorale.

Et malgré le peu d’affluence, les problèmes n’ont pas épargné non plus les bureaux de Yopougon. «C’est la tablette qui déconne», explique sans détour l’assesseur d’un bureau de vote dans la zone de Sicogi 7. L’introduction des tablettes électroniques était censée assurer plus de transparence et de rapidité en enregistrant les électeurs par voie biométrique. Mais l’absence de prises électriques, ici aussi, et les bugs à répétition, ont provoqué des retards. Dans une école primaire aux murs délabrés de Sicogi 5, un tableau noir affiche la leçon du jour : «Leçon numéro 1 : être toujours ponctuel», alors que des assesseurs observent, intrigués, la fameuse tablette comme si elle allait redémarrer sous la pression de leurs regards intenses. Dehors, quelques femmes attendent patiemment de pouvoir voter, «depuis 7 heures du matin», souligne l’une d’elles, visiblement fatiguée à la mi-journée. «Ce sont des femmes dioulas, Ouattara compte sur les siens», grince Didier, un instituteur abstentionniste qui traîne devant le bureau de vote et qui se souvient encore des queues immenses qui s’étaient formées lors du précédent scrutin, en 2010.

Une partie des Ivoiriens n’a jamais reconnu la victoire de Ouattara, à la sortie de la dernière crise postélectorale. Et cinq ans après, le véritable résultat des urnes de cette époque, donnant pour les uns Ouattara vainqueur et pour les autres Gbagbo, ne fait toujours pas consensus en Côte-d’Ivoire. Chaque camp maintient sa version de l’histoire. De manière presque désabusée, certains estiment aussi que «les résultats seront facilement truqués alors que 90% des présidents de commissions électorales locales sont des pro-Ouattara». A Abidjan, en tout cas, le régime actuel aura du mal à convaincre qu’il y a eu une participation record, et les cafouillages du jour de vote ne manqueront pas d’alimenter les rumeurs dans l’attente des résultats.

source: http://www.liberation.fr/planete/2015/10/25/cote-d-ivoire-des-cafouillages-et-une-faible-participation_1408705?xtor=rss-450</a><br><br&gt;

Miaka Oureto interpelle Copé: « Ouattara n’est pas la chance de la Côte d’Ivoire » (23 mars 2013)

Miaka_OuretoLe Front populaire ivoirien a interpellé, le jeudi 21 mars dernier, la France sur la situation qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire. Au siège provisoire du parti, à la Riviera Attoban, où il a animé une conférence de presse, son président intérimaire, Sylvain Miaka Ouretto, n’a pas mâché les mots pour appeler le président français à intervenir en Côte d’Ivoire où la démocratie est menacée. Mieux, il a invité François Hollande à prendre toutes ses responsabilités devant la tragédie qui se prépare et dont les germes sont déjà bien visibles à l’horizon. « Nous sommes conscients que François Hollande est venu au pouvoir dans des conditions extrêmement difficiles car il a hérité d’une situation difficile. Aujourd’hui, c’est des problèmes sociaux en France. C’est qu’il est sous l’emprise des multinationales… Mais tout de même, il est le président de la République française. Il a les leviers sur lesquels il peut jouer pour assurer les valeurs de Gauche pour mettre un holà à la dictature cerbérique qui s’installe en Côte d’Ivoire et mettre fin au conflit qu’on prépare à l’horizon. Parce que quand ce conflit va éclater, les intérêts des Occidentaux seront remis en cause. Il faut qu’il prenne ses responsabilités », a lancé le président du parti de Laurent Gbagbo. Car ce n’est un péché pour personne que la France a participé au plus haut niveau à l’installation d’Alassane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire. C’est sous les bombes de l’armée française que le président Laurent Gbagbo a perdu son pouvoir, le 11 avril 2011.

Sylvain Miaka Ouretto au cours de cette conférence de presse est aussi revenu sur les propos tenus par le président de l’Ump (la Droite française) sur la situation ivoirienne. Jean-François Copé était récemment au bord de la lagune Ebrié pour une visite discrète au chef de l’Etat ivoirien. Le président du Fpi n’a pas apprécié qu’il dise d’Alassane Ouattara qu’il est la chance de la Côte d’Ivoire. Pour le président Sylvain Miaka Ouretto, son homologue de l’Ump aurait à gagner en se préoccupant plus de la situation difficile dans laquelle se trouve actuellement la France. Une situation créée par Nicolas Sarkozy et laissée en héritage à son successeur François Hollande, actuel locataire de l’Elysée. « Que Jean-François Copé se contente de gérer le désordre que Nicolas Sarkozy a laissé en France là-bas et pour la gestion duquel François Hollande est en train de se torturer les méninges pour trouver une solution au drame français. Qu’il l’aide plutôt à gérer le drame français que de venir aider Ouattara à gérer le drame ivoirien. Nous ici, considérons que Ouattara n’est pas une chance », a réagi Sylvain Miaka Ouretto. Pour le président du Fpi, rien ne va plus en Côte d’Ivoire depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara à la tête de l’Etat. Outre la violence quotidienne sur d’honnêtes citoyens, tout se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire comme si le régime Ouattara cherchait à exclure les Ivoiriens de tous les secteurs de l’activité économique et sociale. « Tout est pensé pour que cela soit ainsi », dira-t-il. Et pour cause, le pouvoir d’achat des Ivoiriens est devenu de plus en plus faible et le panier de la ménagère est par ricochet de plus en plus vide. De 1,2 million de tonne, la production moyenne annuelle de cacao de la Côte d’Ivoire atteint aujourd’hui à peine les 600.000 tonnes. « Ce n’est pas une chance. La chance, c’est d’avancer. On ne peut parler de chance quand nous souffrons avec des agressions partout. Regardez ! D’honnêtes citoyens qu’on peut tuer comme ça impunément ! Mais pourquoi ? Cette dame, l’épouse du directeur général de la Sicta, qu’est-ce qu’elle a fait ? Peut-être la soupçonnait-on aussi d’être pro-Gbagbo ou que son mari finance le Fpi ? Personne ne finance d’ailleurs le Fpi. Mais ce qui arrive à la Côte d’Ivoire aujourd’hui, ce n’est pas normal », s’est-il offusqué par ailleurs.

Robert Krassault

Notre Voie

Portrait du Dictateur, M. Frindéthié

Le  dictateur, qu’il soit du Nazisme ou de la Rattrapocratie,  a ce déséquilibre psychologique, qu’il est un névrosé abandonnique. Intellectuellement inculqué de la toxine de l’infériorité, il est d’abord un persécuté mental parce qu’éduqué à se désavouer, à renier ses origines, à rechercher une jouissance étrangère considérée comme un état de grâce à atteindre au prix fort d’une totale aliénation, d’un total abandon de soi.

 S’étant donc fui, ayant décampé de lui-même pour se couvrir des oripeaux de l’autre, ayant fait le grand écart par lequel il a effacé toute trace de son passé, et déchiré toute carte de son ascendance, le névrosé abandonnique, qui n’a plus de commencement dans un monde où tout est question de commencement, dans un monde où ceux-là même qui lui ont appris à s’abjurer célèbrent leurs originalités, se réjouissent de leurs spécificités culturelles, commémorent leurs nationalités acquises,  le névrosé abandonnique, haïssant ceux qui lui rappellent son esclavage mental, ne rêve en permanence que de devenir un persécuteur.

Aussi, le dictateur, ce névrosé abandonnique, qui, pour se hisser au pouvoir, a massacré femmes et enfants et balafré constitutions, est habité d’une fébrilité qui n’a d’égale mesure que sa propension à la sédition. Chez le névrosé abandonnique, tout songe, toute imagination, toute insinuation, a valeur épiphanique. Ses anxiétés, c’est sur les autres que le dictateur, le névrosé, l’abandonnique les condense et les transfère. Sa vision déformée du monde ne lui donne à voir que des ennemis et des conspirations autour de lui. Et pour s’en protéger, il suit ses pulsions et massacre davantage. Et plus il massacre, plus il se sent vulnérable, s’entoure de neuf armées de défense,  transforme son palais en terrier où aucune chambre ne sert deux fois de suite, ne dort que d’un sommeil vaporeux, ou s’exile dans un ailleurs où il espère exister.

Le dictateur, ce névrosé abandonnique n’a ni ami ni collaborateur. Lui seul décide et insiste que l’on lui obéisse. Ses décisions impromptues et farfelues ont force de loi. . Derrière la fausse vitrine de démocratie, le névrosé abandonnique s’achète la loyauté politique en utilisant les ressources de l’Etat. Ceux qu’il ne peut pas acheter, il les convainc avec les muscles de l’Etat.

(Vidéo) KOUADIO KONAN BERTIN dénonce le désordre et l’injustice en rattrapocratie

Gbagbo Laurent et la référence au mur de Berlin : être démocrate ou boyocrate ?, Martial Frindéthié

Dans son intervention du 28 février 2013 à la CPI, le Président Gbagbo s’est appesanti sur sa lutte pour la vraie démocratie, qui a débuté longtemps avant la chute du Mur de Berlin. Pourquoi cette référence mérite-t-elle que l’on s’y attarde ? En effet, c’est avec la chute du mur de Berlin de 1989 et l’imminence d’un nouvel ordre mondial que les acteurs de la Conférence de Berlin de 1885 se sont activés à se trouver de nouveaux concierges noirs, de nouveaux boys en Afrique, des névrosés abandonniques en trois-pièces – pour parler comme Fanon – qui sous de faux masques noirs feraient la politique de génocide économique et humain de l’Occident. La ligue de ces concierges noirs, dont fait partie Dramane Ouattara, ce qu’elle fait, c’est de la « boyocratie » et non de la démocratie. Et le président Gbagbo, qui malgré ses longs mois d’internement à la Haye n’a jamais perdu ni de sa dignité ni de sa superbe, tenait à rappeler à travers son intervention que boyocrate, il n’est pas ; car son combat ne date pas de ce très récent épiphénomène occidental à partir duquel se définissent de nombreux concierges noirs.

Admirable jusqu’au dernier moment, ce Gbagbo !

La libération nationale est toujours un phénomène violent, Fanon

Les damnés de la terre: De la violence

Plus qu’un écrivain, Franz Fanon (20 juillet 1925- 6 décembre 1961) est le maître à penser incontestable du courant tiers-mondiste dont il est l’un des fondateurs. Son livre Les Damnés de la Terre est un manifeste pour la lutte anticoloniale et l’émancipation du tiers-monde. Le texte qui suit est la première partie du chapitre I de ce livre, intitulé De la violence. L’auteur y montre que le processus de décolonisation ne peut aboutir s’il ne substitue pas le colonisé au colon. La violence qui préside à cette substitution est inéluctable.

Libération nationale, renaissance nationale, restitution de la nation au peuple, Commonwealth, quelles que soient les rubriques utilisées ou les formules nouvelles introduites, la décolonisation est toujours un phénomène violent. A quel­que niveau qu’on l’étudie : rencontres interindividuelles, appellations nouvelles des clubs sportifs, composition hu­maine des cocktails parties, de la police, de conseils d’admi­nistration des banques nationales ou privées, la décoloni­sation est très simplement le remplacement d’une « espèce » d’hommes par une autre « espèce » d’hommes. Sans tran­sition, il y a substitution totale, complète, absolue. Certes, on pourrait également montrer le surgissement d’une nou­velle nation, l’installation d’un État nouveau, ses relations diplomatiques, son orientation politique, économique. Mais nous avons précisément choisi de parler de cette sorte de table rase qui définit au départ toute décolonisation. Son importance inhabituelle est qu’elle constitue, dès le premier jour, la revendication minimum du colonisé. A vrai dire, la preuve du succès réside dans un panorama social changé de fond en comble. L’importance extraordinaire de ce chan­gement est qu’il est voulu, réclamé, exigé. La nécessité de ce changement existe à l’état brut, impétueux et contrai­gnant, dans la conscience et dans la vie des hommes et des femmes colonisés. Mais l’éventualité de ce changement est également vécue sous la forme d’un avenir terrifiant dans la conscience d’une autre « espèce » d’hommes et de fem­mes : les colons.

La décolonisation qui se propose de changer l’ordre du monde, est, on le voit, un programme de désordre absolu. Mais elle ne peut être le résultat dune opération magique, d’une secousse naturelle ou d’une entente à l’amiable. La décolonisation, on le sait, est un processus historique : c’est-à-dire qu’elle ne peut être comprise, qu’elle ne trouve son intelligibilité, ne devient translucide à elle-même que dans l’exacte mesure où l’on discerne le mouvement histori­cisant qui lui donne forme et contenu. La décolonisation est la rencontre de deux forces congénitalement antagonistes qui tirent précisément leur originalité de cette sorte de substantialisation que secrète et qu’alimente la situation coloniale. Leur première confrontation s’est déroulée sous le signe de la violence et leur cohabitation – plus précisément l’exploi­tation du colonisé par le colon- s’est poursuivie à grand renfort de baïonnettes et de canons. Le colon et le colonisé sont de vieilles connaissances. Et, de fait, le colon a raison quand il dit : «les » connaître. C’est le colon qui a fait et qui continue à faire le colonisé. Le colon tire sa vérité, c’est-à­-dire ses biens, du système colonial.

La décolonisation ne passe jamais inaperçue car elle porte sur l’être, elle modifie fondamentalement l’être, elle trans­forme des spectateurs écrasés d’inessentialité en acteurs privilégiés, saisis de façon quasi grandiose par le faisceau de l’histoire. Elle introduit dans l’être un rythme propre, ap­porté par les nouveaux hommes, un nouveau langage, une nouvelle humanité. La décolonisation est véritablement création d’hommes nouveaux. Mais cette création ne reçoit sa légitimité d’aucune puissance surnaturelle: la « chose » colonisée devient homme dans le processus même par lequel elle se libère.

Dans décolonisation, il y a donc exigence d’une remise en question intégrale de la situation coloniale. Sa définition peut, si on veut la décrire avec précision, tenir dans la phrase bien connue: « Les derniers seront les premiers. » La décolonisation est la vérification de cette phrase. C’est pourquoi sur le plan de la description, toute décolonisation est une réussite

Présentée dans sa nudité, la décolonisation laisse deviner à travers tous ses pores, des boulets rouges, des couteaux sanglants. Car si les derniers doivent être les premiers, ce ne peut être qu’à la suite d’un affrontement décisif et meurtrier des deux protagonistes. Cette volonté affirmée de faire re­monter les derniers en tête de file, de les faire grimper à une cadence (trop rapide, disent certains) les fameux échelons qui définissent une société organisée, ne peut triompher que si on jette dans la balance tous les moyens, y compris, bien sûr, la violence.

On ne désorganise pas une société aussi primitive soit-­elle, avec un tel programme si l’on n’est pas décidé dès le début, c’est-à-dire dès la formulation même de ce pro­gramme, à briser tous les obstacles qu’on rencontrera sur sa route. Le colonisé qui décide de réaliser ce programme, de s’en faire le moteur, est préparé de tout temps à la vio­lence. Dès sa naissance il est clair pour lui que ce monde rétréci, semé d’interdictions, ne peut être remis en question que par la violence absolue.

Le monde colonial est un monde compartimenté. Sans doute est-il superflu, sur le plan de la description, de rap­peler l’existence de villes indigènes et de villes européennes, d’écoles pour indigènes et d’écoles pour Européens, comme il est superflu de rappeler l’apartheid en Afrique du Sud. Pourtant, si nous pénétrons dans l’intimité de cette compar­timentation, nous aurons au moins le bénéfice de mettre en évidence quelques-unes des lignes de force qu’elle comporte. Cette approche du monde colonial, de son arrangement, de sa disposition géographique va nous permettre de délimiter les arêtes à partir desquelles se réorganisera la société déco­lonisée.

Le monde colonisé est un monde coupé en deux. La ligne de partage, la frontière en est indiquée par les casernes et les postes de police. Aux colonies, l’interlocuteur valable et institutionnel du colonisé, le porte-parole du colon et du ré­gime d’oppression est le gendarme ou le soldat. Dans les so­ciétés de type capitaliste, l’enseignement religieux ou laïque, la formation de réflexes moraux transmissibles de père en fils, l’honnêteté exemplaire d’ouvriers décorés après cin­quante années de bons et loyaux services, l’amour encou­ragé de l’harmonie et de la sagesse, ces formes esthétiques du respect de l’ordre établi, créent autour de l’exploité une atmosphère de soumission et d’inhibition qui allège considé­rablement la tâche des forces de l’ordre. Dans les pays capitalistes, entre l’exploité et le pouvoir s’interposent une multitude de professeurs de morale, de conseillers, de «déso­rientateurs». Dans les régions coloniales, par contre, le gendarme et le soldat, par leur présence immédiate, leurs interventions directes et fréquentes, maintiennent le contact avec le colonisé et lui conseillent, à coups de crosse ou de napalm, de ne pas bouger. On le voit, l’intermédiaire du pouvoir utilise un langage de pure violence. L’intermédiaire n’allège pas l’oppression, ne voile pas la domination. Il les expose, les manifeste avec la bonne conscience des forces de l’ordre. L’intermédiaire porte la violence dans les mai­sons et dans les cerveaux du colonisé.

La zone habitée par les colonisés n’est pas complémentaire de la zone habitée par les colons. Ces deux zones s’opposent, mais non au service d’une unité supérieure. Régies par une logique purement aristotélicienne, elles obéis­sent au principe d’exclusion réciproque : il n’y a pas de conciliation possible, l’un des termes est de trop. La ville du colon est une ville en dur, toute de pierre et de fer. C’est une ville illuminée, asphaltée, où les poubelles regorgent toujours de restes inconnus, jamais vus, même pas rêvés. Les pieds du colon ne sont jamais aperçus, sauf peut-être dans la mer, mais on n’est jamais assez proche d’eux. Des pieds protégés par des chaussures solides alors que les rues de leur ville sont nettes, lisses, sans trous, sans cailloux. La ville du colon est une ville repue, paresseuse; son ventre est plein de bonnes choses à l’état permanent. La ville du colon est une ville de Blancs, d’étrangers.

La vile du colonisé, ou du moins la ville indigène, le vil­lage nègre, la médina, la réserve est un lieu malfamé, peu­ple d’hommes malfamés. On y naît n’importe où, n’importe comment. On y meurt n’importe où, de n’importe quoi. C’est un monde sans intervalles, les hommes y sont les uns sur les autres, les cases les unes sur les autres. La ville du colonisé est une ville affamée, affamée de pain, de viande, de chaussures, de charbon, de lumière. La ville du colonisé est une ville accroupie, une vile à genoux, une ville vau­trée. C’est une vile de nègres, une ville de bicots. Le regard que le colonisé jette sur la ville du colon est un regard de luxure, un regard d’envie. Rêves de possessions. Tous les modes de possession : s’asseoir à la table du colon, coucher dans le lit du colon, avec sa femme si possible. Le colonisé est un envieux. Le colon ne l’ignore pas qui, surprenant son regard à la dérive, constate amèrement mais toujours sur le qui-vive : « Ils veulent prendre notre place. » C’est vrai, il n’y a pas un colonisé qui ne rêve au moins une fois par jour de s’installer à la place du colon.

Ce monde compartimenté, ce monde coupé en deux est habité par des espèces différentes. L’originalité du contexte colonial c’est que les réalités économiques, les inégalités, l’énorme différence des modes de vie, ne parviennent jamais a masquer les réalités humaines. Quand on aperçoit dans son immédiateté le contexte colonial, il est patent que ce qui morcelle le monde c’est d’abord le fait d’appartenir ou non à telle espèce, à telle race. Aux colonies, l’infrastructure économique est également une superstructure. La cause est conséquence : on est riche parce que blanc, on est blanc parce que riche. C’est pourquoi les analyses marxistes doivent être toujours légèrement distendues chaque fois qu’on aborde le problème colonial. Il n’y a pas jusqu’au concept de société pré-capitaliste, bien étudié par Marx, qui ne demanderait ici a être repensé. Le serf est d’une essence autre que le chevalier, mais une référence au droit divin est nécessaire pour légitimer cette différence statutaire. Aux colonies, l’étranger venu d’ailleurs s’est imposé à l’aide de ses canons et de ses machines. En dépit de la domestication réussie, malgré l’appropriation, le colon reste toujours un étranger. Ce ne sont ni les usines, ni les propriétés, ni le compte en banque qui caractérisent d’abord « la classe dirigeante ». L’espèce dirigeante est d’abord celle qui vient d’ailleurs, celle qui ne ressemble pas aux autochtones, « les autres ».

La violence qui a présidé à l’arrangement du monde colo­nial, qui a rythmé inlassablement la destruction des for­mes sociales indigènes, démoli sans restrictions les systèmes de références de l’économie, les modes d’apparence, d’habillement, sera revendiquée et assumée par le colonisé au moment où, décidant d’être l’histoire en actes, la masse colonisée s’engouffrera dans les villes interdites. Faire sauter le monde colonial est désormais une image d’action très claire, très compréhensible et pouvant être reprise par cha­cun des individus constituant le peuple colonisé. Disloquer le monde colonial ne signifie pas qu’après l’abolition des frontières on aménagera des voies de passage entre les deux zones. Détruire le monde colonial c’est ni plus ni moins abolir une zone, l’enfouir au plus profond du sol ou l’expulser du territoire.

La mise en question du monde colonial par le colonisé n’est pas une confrontation rationnelle des points de vue. Elle n’est pas un discours sur l’universel, mais l’affirmation échevelée d’une originalité posée comme absolue. Le monde colonial est un monde manichéiste. Il ne suffit pas au colon de limiter physiquement, c’est-à-dire à l’aide de sa police et de sa gendarmerie, l’espace du colonisé. Comme pour illustrer le caractère totalitaire de l’exploitation coloniale, le colon fait du colonisé une sorte de quintessence du mal (1). La société colonisée n’est pas seulement décrite comme une société sans valeurs. II ne suffit pas au colon d’affirmer que les valeurs ont déserté, ou mieux n’ont jamais habité, le monde colonisé. L’indigène est déclaré imperméable à l’éthique, absence de valeurs, mais aussi négation des valeurs. Il est, osons l’avouer, l’ennemi des valeurs. En ce sens, il est le mal absolu. Élément corrosif, détruisant tout ce qui l’approche, élément déformant, défigurant tout ce qui a trait à l’esthétique ou à la morale, dépositaire de forces maléfiques, instrument inconscient et irrécupérable de forces aveugles. Et M. Meyer pouvait dire sérieusement à l’Assemblée nationale française qu’il ne fallait pas prostituer la République en y faisant pénétrer le peuple algérien. Les valeurs, en effet, sont irréversiblement empoisonnées et infectées dès lors qu’on les met en contact avec le peuple colonisé. Les coutumes du colonisé, ses traditions, ses mythes, surtout ses mythes, sont la marque même de cette indigence, de cette dépravation constitutionnelle. C’est pourquoi il faut mettre sur le même plan le D. D. T. qui détruit les parasites, vecteurs de maladie, et la religion chrétienne qui combat dans l’œuf les hérésies, les instincts, le mal. Le recul de la fièvre jaune et les progrès de l’évangélisation font partie du même bilan. Mais les communiqués triomphants des missions renseignent en réalité sur l’importance des ferments d’aliénation introduits au sein du peuple colonisé. Je parle de la religion chrétienne, et personne n’a le droit de s’en étonner. L’Église aux colonies est une Église de Blancs, une Église d’étrangers. Elle n’appelle pas l’homme colonisé dans la voie de Dieu mais bien dans la voie du Blanc, dans la voie du maître, dans la voie de l’oppresseur. Et comme on le sait, dans cette histoire il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Parfois ce manichéisme va jusqu’au bout de sa logique et déshumanise le colonisé. A proprement parler, il l’animalise. Et, de fait, le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la vile indigène, aux hordes, à la puanteur, au pullulement, au grouillement, aux gesticulations. Le colon, quand il veut bien écrire et trouver le mot juste, se réfère constamment au bestiaire. L’Européen bute rarement sur les termes « images». Mais le colonisé, qui saisit le projet du colon, le procès précis qu’on lui intente, sait immédiatement à quoi l’on pense. Cette démographie galopante, ces masses hystériques, ces visages d’où toute humanité a fui, ces corps obèses qui ne ressemblent plus à rien, cette cohorte sans tête ni queue, ces enfants qui ont l’air de n’appartenir à personne, cette paresse étalée sous le soleil, ce rythme végétal, tout cela fait partie du vocabulaire colonial. Le général de Gaulle parle des « multitudes jaunes » et M. Mauriac des masses noires, brunes et jaunes qui bientôt vont déferler. Le colonisé sait tout cela et rit un bon coup chaque fois qu’il se découvre animal dans les paroles de l’autre. Car il sait qu’il n’est pas un animal. Et précisément, dans le même temps qu’il découvre son humanité, il commence à fourbir ses armes pour la faire triompher.

Dès que le colonisé commence à peser sur ses amarres, à inquiéter le colon, on lui délègue de bonnes âmes qui, dans les « Congrès de culture », lui exposent la spécificité, les richesses des valeurs occidentales. Mais chaque fois qu’il est question de valeurs occidentales il se produit, chez le colonisé, une sorte de raidissement, de tétanie musculaire. Dans la période de décolonisation, il est fait appel à la raison des colonisés. On leur propose des valeurs sûres, on leur explique abondamment que la décolonisation ne doit pas signifier régression, qu’il faut s’appuyer sur des valeurs expérimentées, solides, cotées. Or il se trouve que lorsqu’un colonisé entend un discours sur la culture occidentale, il sort sa machette ou du moins s’assure qu’elle est à portée de sa main. La violence avec laquelle s’est affirmée la suprématie des valeurs blanches, l’agressivité qui a imprégné la confrontation victorieuse de ces valeurs avec les modes de vie ou de pensée des colonisés font que, par un juste retour des choses, le colonisé ricane quand on évoque devant lui ces valeurs. Dans le contexte colonial, le colon ne s’arrête dans son travail d’éreintement du colonisé que lorsque ce dernier a reconnu à haute et intelligible voix la suprématie des valeurs blanches. Dans la période de décolonisation, la masse colonisée se moque de ces mêmes valeurs, les insulte, les vomit à pleine gorge.

Ce phénomène est d’ordinaire masqué parce que, pendant la période de décolonisation, certains intellectuels colonisés ont établi un dialogue avec la bourgeoisie du pays colonialiste. Pendant cette période, la population autochtone est perçue comme masse indistincte. Les quelques individualités indigènes que les bourgeois colonialistes ont eu l’occasion de connaître ça et là ne pèsent pas suffisamment sur cette perception immédiate pour donner naissance à des nuances. Par contre, pendant la période de libération, la bourgeoisie colonialiste cherche avec fièvre des contacts avec les « élites ». C’est avec ces élites qu’est entrepris le fameux dialogue sur les valeurs. La bourgeoisie colonialiste, quand elle enregistre l’impossibilité pour elle de maintenir sa domination sur les pays coloniaux, décide de mener un combat d’arrière-garde sur le terrain de la culture, des valeurs, des techniques, etc. Or, ce qu’il ne faut jamais perdre de vue c’est que l’immense majorité des peuples colonisés est imperméable à ces problèmes. Pour le peuple colonisé la valeur la plus essentielle, parce que la plus concrète, c’est d’abord la terre : la terre qui doit assurer le pain et, bien sûr, la dignité. Mais cette dignité n’a rien à voir avec la dignité de la « personne humaine ». Cette personne humaine idéale, il n’en a jamais entendu. Ce que le colonisé a vu sur son sol, c’est qu’on pouvait impunément l’arrêter, le frapper, l’affamer ; et aucun professeur de morale jamais, aucun curé jamais, n’est venu recevoir les coups à sa place ni partager son pain avec lui. Pour le colonisé, être moraliste c’est, très concrètement, faire taire la morgue du colon, briser sa violence étalée, en un mot l’expulser carrément du panorama. Le fameux principe qui veut que tous les hommes soient égaux trouvera son illustration aux colonies dès lors que le colonisé posera qu’il est l’égal du colon. Un pas de plus, il voudra se battre pour être plus que le colon. En fait, il a déjà décidé de remplacer le colon, de prendre sa place. Comme on le voit, c’est tout un univers matériel et moral qui s’écroule. L’intellectuel qui a, pour sa part, suivi le colonialiste sur le plan de l’universel abstrait va se battre pour que colon et colonisé puissent vivre en paix dans un monde nouveau. Mais ce qu’il ne voit pas, parce que précisément le colonialisme s’est infiltré en lui avec tous ses modes de pensée, c’est que le colon, dès lors que le contexte colonial disparaît, n’a plus d’intérêt à rester, à coexister. Ce n’est pas un hasard si, avant même toute négociation entre le gouvernement algérien et le gouvernement français, la minorité européenne dite «libérale » a déjà fait connaître sa position : elle réclame, ni plus ni moins, la double citoyenneté. C’est qu’en se cantonnant sur le plan abstrait on veut condamner le colon à effectuer un saut très concret dans l’inconnu. Disons-le, le colon sait parfaitement qu’aucune phraséologie ne se substitue au réel.

Le colonisé, donc, découvre que sa vie, sa respiration, les battements de son cœur sont les mêmes que ceux du colon. II découvre qu’une peau de colon ne vaut pas plus qu’une peau d’indigène. C’est dire que cette découverte introduit une secousse essentielle dans le monde. Toute l’assurance nouvelle et révolutionnaire du colonisé en découle. Si, en effet, ma vie a le même poids que celle du colon, son regard ne me foudroie plus, ne m’immobilise plus, sa voix ne me pétrifie plus. Je ne me trouble plus en sa présence. Pratiquement, je l’emmerde. Non seulement sa présence ne me gêne plus, mais déjà je suis en train de lui préparer de telles embuscades qu’il n’aura bientôt d’autre issue que la fuite.

Le contexte colonial, avons-nous dit, se caractérise par la dichotomie qu’il inflige au monde. La décolonisation unifie ce monde en lui enlevant par une décision radicale son hétérogénéité, en l’unifiant sur la base de la nation, quelquefois de la race. On connaît ce mot féroce des patriotes sénégalais évoquant les manœuvres de leur président Senghor : « Nous avons demandé l’africanisation des cadres, et voici que Senghor africanise les Européens.» Ce qui veut dire que le colonisé a la possibilité de percevoir dans une immédiateté absolue si la décolonisation a lieu ou non : le minimum exigé étant que les derniers deviennent les premiers.

Mais l’intellectuel colonisé apporte des variantes à cette pétition et, de fait, les motivations ne semblent pas lui manquer : cadres administratifs, cadres techniques, spécialistes. Or le colonisé interprète ces passe-droits comme autant de manœuvres de sabotage et il n’est pas rare d’entendre, ça et la, un colonisé déclarer : « Ce n’était pas la peine, alors, d’être indépendants… »

Dans les régions colonisées ou une véritable lutte de libération a été menée, où le sang du peuple a coulé et la durée de la phase armée a favorisé le reflux des intellectuels sur des bases populaires, on assiste a une véritable éradication de la superstructure puisée par ces intellectuels dans les milieux bourgeois colonialistes. Dans son monologue narcissiste, la bourgeoisie colonialiste, par l’intermédiaire de ses universitaires, avait profondément ancré en effet dans l’esprit du colonisé que les essences demeurent éternelles en dépit de toutes les erreurs imputables aux hommes. Les essences occidentales, s’entend. Le colonisé acceptait le bien-fondé de ces idées et l’on pouvait découvrir, dans un repli de son cerveau, une sentinelle vigilante chargée de défendre le socle gréco-latin. Or, il se trouve que, pendant la lutte de libération, au moment où le colonisé reprend contact avec son peuple, cette sentinelle factice est pulvérisée. Toutes les valeurs méditerranéennes, triomphe de la personne humaine, de la clarté et du Beau, deviennent des bibelots sans vie et sans couleur. Tous ces discours apparaissent comme des assemblages de mots morts. Ces valeurs qui semblaient ennoblir l’âme se révèlent inutilisables parce qu’elles ne concernent pas le combat concret dans lequel le peuple s’est engagé.

Et d’abord l’individualisme. L’intellectuel colonisé avait appris de ses maîtres que l’individu doit s’affirmer. La bourgeoisie colonialiste avait enfoncé à coups de pilon dans l’esprit du colonisé l’idée d’une société d’individus où chacun s’enferme dans sa subjectivité, où la richesse est celle de la pensée. Or, le colonisé qui aura la chance de s’enfouir dans le peuple pendant la lutte de libération va découvrir la fausseté de cette théorie. Les formes d’organisation de la lutte vont déjà lui proposer un vocabulaire inhabituel. Le frère, la sœur, le camarade sont des mots proscrits par la bourgeoisie colonialiste parce que pour elle mon frère c’est mon portefeuille, mon camarade c’est ma combine. L’intellectuel colonisé assiste, dans une sorte d’autodafé, à la destruction de toutes ses idoles l’égoïsme, la récrimination orgueilleuse, l’imbécillité infantile de celui qui veut toujours avoir le dernier mot. Cet intellectuel colonisé, atomisé par la culture colonialiste, découvrira également la consistance des assemblées de villages, la densité des commissions du peuple, l’extraordinaire fécondité des réunions de quartier et de cellule. L’affaire de chacun ne cesse plus désormais d’être l’affaire de tous parce que, concrètement, on sera tous découverts par les légionnaires, donc massacrés, ou on sera tous sauvés. Le « démerdage », cette forme athée du salut, est, dans ce contexte, prohibée.

On parle beaucoup, depuis quelque temps, de l’autocritique : mais sait-on que c’est d’abord une institution africaine ? Que ce soit dans les djemââs d’Afrique du Nord ou dans les réunions d’Afrique-Occidentale, la tradition veut que les conflits qui éclatent dans un village soient débattus en public. Autocritique en commun bien sûr, avec cependant une note d’humour parce que tout le monde est détendu, parce que nous voulons tous en dernier ressort les mêmes choses. Le calcul, les silences insolites, les arrière-pensées, l’esprit souterrain, le secret, tout cela l’intellectuel l’abandonne au fur et a mesure de sa plongée dans le peuple. Et il est vrai qu’on peut dire alors que la communauté triomphe déjà à ce niveau, qu’elle secrète sa propre lumière, sa propre raison.

Côte d’Ivoire: Amnesty demande l’arrêt de la brutalité contre l’opposition

Amnesty International se réveille en Côte d’Ivoire. Elle demande au gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara d’arrêter les arrestations arbitraires d’opposants.

le burkinabeDepuis plusieurs années, les arrestations d’opposants au régime d’Abidjan sont monnaie courante dans le pays. Ces derniers temps, celles-ci ont été amplifiées pour dissuader les manifestants exigeant des conditions transparentes pour les prochaines élections présidentielles du 25 octobre.

Pour l’organisation, la « Côte d’Ivoire doit mettre fin à la vague d’arrestations arbitraires d’opposants politiques et au recours à toute forme de mauvais traitements ». Selon Amnesty International, « une soixantaine de personnes dont plusieurs cadres de l’opposition ont été arrêtées depuis la mi-septembre, suite à la publication par le Conseil Constitutionnel de la liste des 10 candidats à l’élection présidentielle… »

« Au moins trente sont toujours en détention », selon le communiqué d’Amnesty. Le dernier opposant enfermé par le régime d’Aidjan est Samba David, membre de la Coalition nationale pour le changement (CNC). Il a pris six mois de prison pour avoir appelé à manifester contre l’acceptation de la candidature aux prochaines élections présidentielles d’Alassane Dramane Ouattara par le Conseil Constitutionnel

« Les récurrentes arrestations et détentions arbitraires d’opposants politiques créent un climat de peur qui compromet l’exercice de la liberté d’expression », fait remarquer l’organisation internationale, qui met l’accent sur les très mauvais traitements infligés par le pouvoir ivoirien à « Samba David », qui a été « arrêté le 13 septembre à son domicile (…). Sa maison a été saccagée et il a été frappé à coups de crosse, y compris au niveau des organes génitaux. Il a été détenu au secret pendant deux jours sans accès à un médecin », affirme Amnesty International.

Un autre opposant au régime d’Alassane Dramane, le pro-Gbagbo Assoa Adou est lui aussi emprisonné depuis plusieurs mois. Le chef de l’État ivoirien, en visite d’État dans l’Indénié-Djuablin, a choqué son auditoire en faisant mine d’ignorer que ce dernier était aux arrêts depuis plusieurs mois.

« Dans le cas d’Assoa Adou, je ne sais pas. Il est toujours au Ghana je crois ou bien il est là ?», s’était-il interrogé avant de rajouter : « Vous savez, c’est la preuve que je ne m’intéresse pas aux cas particuliers. Je pensais d’ailleurs qu’il était au Ghana, bon on me dit qu’il est ici. Il est en liberté ou il est en prison ?…»

Source: http://www.afrique-sur7.fr/6190/arrestations-arbitraires-en-cote-divoire-amnesty-international-hausse-le-ton/

Ivory Coast must end wave of arrests, abuse ahead of polls – AI

Alassane Ouattara uses torture and assassinations to silence political opposition

Alassane Ouattara uses torture and assassinations to silence political opposition

Abidjan – Authorities in Ivory Coast must put an end to what Amnesty International claims is a wave of arbitrary arrests and abuse targeting opposition supporters in the run-up to a presidential election later this month, the rights campaigner said on Monday.

Ivorians go to the polls on October 25 in the first presidential vote since a post-election civil war killed over 3 000 people in 2011.

President Alassane Ouattara, who faces a fractured opposition, is heavily favoured to win a second five-year term in a poll meant to draw a line under the crisis years and cement the West African nation’s rapid post-war economic revival.

In a statement, Amnesty said around 60 opposition supporters have been arrested since mid-September. At least 30 are still being detained, it said.

« As the elections approach, the authorities must stop the harassment manoeuvres and continual intimidation that political opposition supporters are subject to, » Amnesty West Africa researcher Francois Patuel said.

Issue of identity

Government spokesperson Bruno Kone was not immediately available to comment on Amnesty’s accusations. However, he denied similar allegations of arbitrary arrests made by opposition leaders last month and stated that the authorities were within their rights to detain anyone responsible for inciting violence.

Members of the National Coalition for Change (CNC) opposition bloc called a series of demonstrations last month after Ivory Coast’s constitutional court validated Ouattara’s candidacy.

Before winning power in an election in 2010, Ouattara was twice excluded from running for office as opponents questioned his national origins. The issue of identity was among the central causes of years of turmoil, including civil wars in 2002 and 2011.

At least two people were killed when opposition demonstrations degenerated into ethnic clashes in and around the western towns of Bayota and Gagnoa.

Amnesty said several opposition supporters were rounded up in the wake of the violence.

Youth leader Samba David was arrested at his home in the commercial capital Abidjan on September 13, Amnesty said. Uniformed security agents ransacked his house and struck him with rifle butts, including in the genitals.

He was held for two days in secret without access to a doctor and was later convicted on several charges, including disturbing the peace, and sentenced to six months in prison.

Other opposition figures were held without charge beyond legal limits before eventually being released.

« Ivory Coast must not use political and inter-ethnic violence as a pretext for restricting freedom of peaceful assembly and carrying out arbitrary arrests of opposition members, » Patuel said.

Source: http://www.news24.com/Africa/News/Ivory-Coast-must-end-wave-of-arrests-abuse-ahead-of-polls-AI-20151006

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