Tais-toi, menteur!

Un Manager de Fast-Food Gérerait Mieux que Dramane Wattra.

electricityDramane Wattra a décidé d’augmenter le coût de l’électricité en Côte d’Ivoire pour faire face à son déficit budgétaire; une mesure qui intervient seulement quelques semaines après l’augmentation du coût du carburant, du gaz butane, du riz et du sucre.

Le Warifatchè est devenu Waribana, un brouteur, un arnaqueur, un leveur de poussière qui fait plus de bruit qu’il ne produit de résultats, qui promet plus qu’il ne peut en donner. En un mot, un menteur !

N’est-ce pas Dramane qui vociférait qu’il savait où trouver de l’argent ? Qu’en 5 ans il transformerait la Côte d’Ivoire en une oasis de bonheur et de prospérité ?

Mais en vérité, qu’a donné cet affabulateur à la Côte d’Ivoire en 4 ans de dictature à part la pénurie, les délestages, le chômage, la paupérisation, la cherté, la vulgarité, la saleté, l’indiscipline, le désordre, l’immolation, la persécution religieuse et ethnique, la bokoharamisation, la déscolarisation, l’incarcération arbitraire, la criminalité, l’insécurité, le  racket, la corruption, l’incivisme, la dépossession, la vente de postes, et l’incompétence ?

Aujourd’hui, selon la Banque mondiale, 70% des Ivoiriens sont pauvres. Aujourd’hui, l’indice Mo Ibrahim place la Côte d’Ivoire derrière l’île Maurice (1er), le Sénégal (9e), le Ruanda (11e), le Bénin (18e), le Burkina Faso (21e), le Gabon (27e), le Mali (28e), le Niger (29e), les Comores (30e), Madagascar (30e), le Cameroun (33e), la Mauritanie (39e), etc.

La Côte d’Ivoire des brouteurs, des salamandres, des microbes et des gnambros arrive à la queue, en 40e position sur 52 pays. Et pendant ce temps, le génocidaire en chef bat campagne sur une plateforme de réussite.

Mais de quelle réussite parle Dramane, quand il vient de prouver à la Côte d’Ivoire toute entière qu’un petit manager dans un fast-food comme McDonald ferait un bien meilleur gestionnaire que lui. Dramane Ouattara est peut-être un bon dictateur, mais en gestion, il est sans le moindre doute un piètre écolier !

(Vidéo) Massacres au Camp de Réfugiés de Nahibly : Ils y étaient comme à un spectacle, M. Frindéthié

NahiblyL’évidence montre de plus en plus que non seulement l’attaque par la coalition FRCI-dozos du camp de réfugiés Wê de Nahibly était planifiée par les barons du RDR, mais aussi que, dans un élan des plus répugnants, dans un geste des plus inhumains, les autorités du régime génocidaire étaient aux premières loges pour assister en spectateurs privilégiés au massacre des Wê. Une vidéo postée récemment sur Facebook  (voir ci-dessous) montre comment des casques bleus, des FRCI,  et des autorités préfectorales sont restés bien en retrait, impassibles à la sauvagerie qui se jouait sous leur yeux, à regarder et commenter le massacre des Wê par des miliciens RDR, qui, ayant d’abord mis le feu au camp, l’ont ensuite encerclé pour équarrir à la machette et assommer au gourdin quiconque tentait de sortir de la fournaise.

https://www.facebook.com/photo.php?v=128446120645986&set=vb.100004417961800&type=2&theater

Audio: Le Cadeau de Wattra-Enquête sur les enfants «microbes» à Abidjan (RFI)

abobo19

Cliquez sur le lien ci-dessous: Le plus ridicule, c’est ce « sociologue » du nom de Koné qui tente de dédouaner le régime de Dramane Wattra en ramenant les causes du phénomène des « microbes » au choc pétrolier de 1970. Les messagers de Dramane n’ont pas fini de nous étonner.

http://www.rfi.fr/emission/20150515-enquete-microbes-abidjan/

Que croyais-tu, mon cher Lobognon?

alain-lobognonQue croyais-tu, mon cher Lobognon ? Que tu étais un rattrapé authentique ? Non ! Pour ça, tu aurais dû te nommer Bictogo, Bacongo, Soro, Gon, Diallo ou Ouattara. Dans la nomenclature de la Rattrapocratie, tu n’étais qu’un figurant, un rabatteur, censé amener du gibier godié à la dozocratie. Cela, tu ne l’as jamais compris ; et tu as passé ton temps à te prendre pour un rattrapé. Bictogo, lui, peut se permettre d’empocher l’argent des victimes du Probo Koala et être ensuite promu directeur de Campagne de Dramane. Gon, lui, peut faire disparaitre plus de 400 milliards d’un coup de baguette magique et demeurer ministre d’Etat. Bacongo, lui, peut se permettre de facturer une couche de peinture à 110 milliards et demeurer ministre. Ahmed Bakayoko, lui peut se permettre de rançonner les opérateurs du pétrole (Gunvor entre autres) et demeurer ministre de l’intérieur. Ce sont de vrais rattrapés. Mais toi, pauvre petit Godié qui a vu le rattrapage te monter à la tête du fait de son rôle dans la rébellion,  croyais-tu vraiment être des leurs ? Tu aurais dû t’en rendre compte le jour où tu nommas « l’autre sœur » Mourad à la place de Salif Koné (DG de l’Ons), et que 48 heures après, il te fut sommé de remettre Koné à son poste. Tu aurais dû comprendre que tu n’étais pas un rattrapé bon teint, inamovible. Tu n’étais, tout comme Ouloto et bien d’autres, qu’un pantin en sursis.

Le cadeau de Wattra, M. Frindéthié

Child on a suitcaeEt voilà le fier Ivoirien d’antan, aujourd’hui la risée du monde, fuyant par tous les moyens son pays pris en otage par des vendeurs d’illusions et de morts.

Embarqué sur les bateaux migrants, cachés dans les valises, dissimulés dans les conteneurs sous les sacs de cacao, les Ivoiriens fuient cette déchirure qu’est devenue la Côte d’Ivoire de Dramane Wattra. Abidjan n’est plus « doux », comme se plaisaient à le dire les fiers Ivoiriens. Abidjan n’est plus vivable. Et l’on va voir ailleurs si on y respire mieux.

Où est donc passée cette croissance à deux chiffres ? Où sont ces emplois-jeunes ? Pourquoi l’Ivoirien préfère-t-il soudain la misère de l’ailleurs au bonheur que lui offre Wattra ici etmaintenant ?

En vérité, nul n’est besoin de chercher trop loin. La fuite de l’Ivoirien enfermé dans les bagages, embarqué sur les radeaux de la mort ou caché dans les cales des navires, les longues files humiliantes d’Ivoiriens à la recherche de visas devant les ambassades étrangères, les piles de dossiers d’Ivoiriens à l’étranger demandant l’asile politique en disent long. Le cadeau de Wattra à la Côte d’Ivoire, ce sont les escadrons de la mort, les tortures, les expropriations, la misère, le chômage, les microbes, les gnambros, les « Amara le gros », le nivellement par le bas des Wattao, des Loss ; des Soro, des Chérif Ousmane, des Ben Laden, l’indiscipline, la saleté, l’antiintellectualisme, les enlèvements, les mutilations.

Et à l’approche des élections annoncées–que nous, qui pensons gangasrotogati, savons se feront sans Dramane, car il sera parti, il sera chassé par la rue, dégurgité comme son frère Blaise–l’Ivoirien moyen voit encore pointer à l’horizon la dame à la faux ; et l’Ivoirien moyen « se cherche ». Le cadeau empoisonné de Wattra, il n’en veut pas.

Special Report: Why gold threatens Ivory Coast’s peace, Joe Bavier

Prospectors search for gold at a gold mine near the village of Gamina, in western Ivory Coast, March 18, 2015.   REUTERS/Luc Gnago

Prospectors search for gold at a gold mine near the village of Gamina, in western Ivory Coast, March 18, 2015. REUTERS/Luc Gnago

Nestled among the cocoa plantations of western Ivory Coast is a gold mine that does not feature on any official maps. It is not run by an industrial mining company, nor does it pay taxes to the central government.

The unlicensed mine is a key part of a lucrative business empire headed by the deputy commander of the West African nation’s elite Republican Guard, United Nations investigators allege. He is one of the principal players in a network of senior officers – former rebel commanders who have integrated into the Ivorian army – that has seized control of mines that generate tens of millions of dollars a year, and that engages in illegal taxation, smuggling and racketeering, they say.

Interviews with more than two dozen military insiders, diplomats, U.N. officials, local authorities, analysts and miners also reveal that the network of former rebels continues to maintain loyalist fighters under their exclusive control. A confidential U.N. arms inventory, reviewed by Reuters, showed that one former rebel commander possesses enough weapons – from surface-to-air missiles to millions of rounds of ammunition – to outgun the Ivorian army.

A senior Ivorian army officer said that the network represents a parallel force within the military that threatens the stability of the country, which has emerged from a 2011 civil war as one of Africa’s fastest growing economies.

Elections in October are expected to return President Alassane Ouattara for a second and final term. But some former rebel commanders are loyal to rival political figures. As politicians position themselves to follow Ouattara, they risk dragging the country back into turmoil.

« I don’t know how we’re going to sort this out, » said the senior army officer. « They (the former rebel commanders) are completely out of our control. »

« THE ONLY WORK THERE IS »

A hundred meters or so beyond a checkpoint manned by armed former rebel fighters outside the village of Gamina, a deep trench runs through what used to be rice fields. Thousands of men hack through the earth and rock with picks and chisels as a handful of soldiers look on from above.

Two years ago a rubber farmer here struck a vein of gold ore. Today, a sprawling system of pits, trenches and underground tunnels covers some 180 hectares (445 acres). The mine employs nearly 16,000 workers and produces gold worth nearly $97 million a year, according to U.N. investigators.

Laborers have flooded in and say that, with luck, they can make up to 250,000 CFA francs ($430) in a few weeks, about what they would earn in a season working on a cocoa plantation.

« This is the only work there is, » beamed Adama Bamba, a 26-year-old mud-caked miner. « It’s a dog’s life under the cocoa trees. »

The mining is backbreaking and dangerous. Miners and local villagers told Reuters that dozens of bodies, victims of regular cave-ins, are buried in unmarked graves beneath nearby coffee trees. Others have been left in the rubble at the bottom of the pits, some of which cut down 60 meters into the earth.

A U.N. expert panel charged with monitoring an arms embargo imposed on Ivory Coast by the Security Council, as well as military sources at the mine and within the Ivorian army, say the Gamina mine is controlled by Lieutenant-Colonel Issiaka Ouattara (no relation to President Ouattara). Issiaka Ouattara is a former rebel leader who is now the deputy commander of the Republican Guard and a man known ubiquitously by his three-syllable nom de guerre: Wattao.

A Reuters reporter witnessed soldiers loyal to Wattao in control of the mine and overseeing the miners. Those soldiers were also present inside the « comptoirs, » or offices where the miners sell the gold they find.

One of the soldiers based at the mine told Reuters that he was an ex-rebel who had gone through a donor-backed disarmament program but returned to his old unit. He said other soldiers in Gamina had done the same or were still waiting to go through the program. He named his two commanders and said those officers answered to Wattao. A senior army officer familiar with the operation confirmed to Reuters that Wattao controlled local fighters and the mine.

Wattao denies any involvement in the mining operation or the existence of a private force of loyalist fighters. « These are pure lies … I’ve never been involved in gold, » he told Reuters by telephone in April. « They’re looking to find some false problem at all costs in order to put Wattao under sanctions. »

Source: http://www.reuters.com/article/2015/05/07/us-ivorycoast-gold-army-specialreport-idUSKBN0NS0V620150507

Ils ont vidé les caisses de l’Etat : Warifatchè est devenu Waribana !

caisses videsEn moins de deux semaines, les ponctions effectuées sur les salaires des enseignants pour les punir de revendiquer leurs droits sont introuvables. L’argent s’est envolé ! Dépensé par l’Etat de Côte d’Ivoire.

Et c’est un Dramane Wattra sans vergogne qui vient dire ceci aux enseignants : « l’argent que je vous ai chapardé de vos salaires, je confesse que je ne l’ai plus. Je l’ai utilisé à d’autres fins. Vous savez, cette investiture ratée nous a coûté pas mal de milliards. Mais si vous me le permettez, je commencerai à vous le rendre à partir de de juillet 2015, et sur une période de 6 mois ».

Non seulement Dramane n’a plus sur lui l’argent volé aux enseignants de Côte d’Ivoire, mais en plus, contrairement à ce que trompétait Kandiarousse, Dramane n’a mentionné aucune des revendications insatisfaites qui ont conduit à la grève des enseignants et des étudiants.

Les caisses de L’Etat sont vides. Les arnaqueurs de la Dozocratie les ont vidées, qui sont toujours au FMI à solliciter des prêts qui disparaissent dans leurs comptes privés pendant que Kaba Nialé s’épanche à longueur de journées sur la nécessité de financements organiques.

Le Warifatchè est devenu Waribana, un brouteur, un arnaqueur, un leveur de poussière qui fait plus de bruit qu’il ne produit de résultats, qui promet plus qu’il ne peut en donner. En un mot, un menteur !

La poudre aux yeux ? 65000 classes, 5 universités en 5 ans, l’école gratuite jusqu’à 16 ans, l’assurance universelle, des logements sociaux à 5.000.000 CFA, le dédommagement des déguerpis (984.000 francs par foyer annoncés sur CNN), le décrochage des enseignants, des médecins, des fonctionnaires dès l’obtention du statut de PPTE, l’université nouveau départ, les primes des éléphants, l’allègement du panier de la ménagère, la réforme des secteurs de l’électricité, de l’énergie, du cacao, la réduction du coût du gaz et du carburant, etc., etc. la liste des annonces vides de contenu est trop longue à énumérer.

Que de promesses restées vaines quand en retour les Ivoiriens n’ont récolté en définitive que pénurie, délestages, chômage, paupérisation, cherté, vulgarité, saleté, indiscipline, désordre, immolation, persécution religieuse et ethnique, islamisation radicale, déscolarisation, incarcération arbitraire, criminalité, insécurité, racket, corruption, incivisme, dépossession, vente de postes, et incompétence !

Un vrai brouteur au sommet de l’Etat ! 

Ce qu’écrivait Venance Konan sur Dramane Ouattara

Venance KonanVenance Konan, cet écrivaillon du ventre, a bien la plume bavarde ces derniers jours. Et si nous revisitions tel quel son gribouillage d’il y a quelques années ? Peut-être que cela nous aiderait un peu à pénétrer les effluves épais qui enfument sa cervelle pour découvrir l’essence de ce qu’il est vraiment.

IVOIRIENS ET LEUR IVOIRITE  (Vendredi 13 Février 1998 )

De nombreuses personnes, souvent très proches du PDCI disent que ce qui les gènes dans ce code électoral en discussion en ce moment est qu’il semble dirigé contre Monsieur Alassane Ouattara. Les gens du PDCI s’en défendent. Pour ma part, je pense que si ce code électoral était dirigé contre Monsieur Alassane Ouattara ce serait une très bonne chose.

Pourquoi ne dit-on pas que ce code électoral est dirigé contre Monsieur Gbagbo Laurent (qui lui a déjà déclaré qu’il sera candidat à a Présidence et affirme avoir le plus grand parti de Côte d’Ivoire) ou Monsieur WODIE, ou Monsieur Gueu Dro, ou moi ? Pourquoi seulement Alassane Ouattara alors qu’il n’a jamais dit qu’il briguera la présidence de la république de la Côte d’Ivoire, c’est parce que ceux qui le soutiennent et ceux qui le soutienne et ceux qui ne le soutiennent pas savent qu’il est celui qui a un problème de nationalité. Alassane Ouattara affirme être un ivoirien. C’est sans doute vrai. Mais il est un fait qu’à une certaine période de sa vie, il porta la nationalité du Burkina Faso actuel. Fut-il d’abord ivoirien, puis burkinabé avant de redevenir ivoiriens ? Est-ce parce que l’un de ses parents était burkinabè, si c’est le cas, nous constatons simplement qu’il eut des liens et des sentiments très forts avec ce pays pour s’en réclamer ressortissant. Pourquoi les ivoiriens doivent-ils prendre le risque de confier leur destin à un homme dont le patriotisme n’est pas exclusivement ivoirien ? Au nom de quel principe ?

A-t-il pris la nationalité burkinabé simplement parce que ça lui permettait d’entrer au FMI et à la BCEAO ?, si c’est le cas c’est un aventurier dont le patriotisme fluctue au gré de ses intérêts. Pourquoi les ivoiriens devraient-ils prendre le risque de confier leur destin à un homme dont le nationalisme varie selon l’air du temps ? Au nom de quel principe ?

Gbagbo Laurent et Djeny Kobina disent que cette loi est raciste, xénophobe etc que tous ceux qui ont la nationalité ivoirienne même s’ils ont été naturalisés hier doivent être candidats à la Présidence. Ignorons-nous que de nombreux ivoiriens vivant en France font tout aujourd’hui pour avoir la nationalité française afin d’échapper aux foudres de la police de Pasqua, ceux-là seront-ils fondés à briguer un jour la présidence française ? Ignorons-nous que de nombreux Guinéens, burkinabè, Maliens, Camerounais, Zaïrois, Nigérians font tout pour avoir la nationalité ivoirienne pour aller travailler dans des organismes internationaux, pour entrer en Europe (parce que s’ils disent leur vraie nationalité ils sont aussitôt suspects) ou pour venir vivre et travailler chez nous, combien de fois ivoir’soir n’a-t-il pas parlé des trafics de fausses pièces d’identité,

Est-ce d’être raciste et xénophobe que de prendre un minimum de précautions pour que notre pays ne tombe pas aux mains d’aventuriers, est-ce aller trop long que d’exiger que le père et la mère au moins soient ivoiriens pour être sûr que celui qui dirigera notre pays n’aura pas un coeur qui balance ailleurs, les ivoiriens savent-ils qu’ailleurs on exige que les parents eux-mêmes soient de père et mère nationaux pour briguer la présidence. On a aussi beaucoup commenté la disposition qui dit qu’il faut avoir résidé de façon continue en Côte d’Ivoire pendant les cinq années qui précèdent la date des élections, pour déduire qu’elle vise Alassane Ouattara. On a oublié de lire le paragraphe suivant qui dit que cette disposition ne s’applique pas aux ivoiriens choisis par l’Etat de Côte d’Ivoire pour servir dans des organisations internationales. Rappelons que lorsque Monsieur Alassane Ouattara allait au FMI, le gouvernement avait dit que c’était lui qui l’avait choisi. Et c’était ceux qui le supportent aujourd’hui, à savoir Gbagbo Laurent et Djeny Kobina, qui disaient que c’étaient faux, qu’il y était par ses propres mérites. Qui dit vrai aujourd’hui ? S’il y a été envoyé par la Côte d’Ivoire il est évident qu’il n’est pas visé par cette disposition. Donc où est le problème, s’il a décidé tout seul aller se mettre au service du FMI ? Pourquoi cela nous sera-t-il opposable aujourd’hui ?

Pourquoi le candidat doit-il avoir résidé au moins 5 ans dans le pays avant les élections, ceux qui ont suivi les dernières élections en Pologne ont la réponse. Vous vous en souvenez, un polonais qui avait vécu toute sa vie au canada a débarqué et s’est présenté à la candidature. Il a distribué des millions, promis la lune aux polonais et a mis Lech Walesa en ballotage après avoir battu le Premier Ministre Tadeuz Mazowiescki. Il s’en est fallu de peu qu’il ne devienne Président. Et l’on s’est rendu compte après qu’il n’était qu’un escroc. Il a disparu de la circulation après. La Côte d’Ivoire peut-elle se permettre de prendre un tel risque, Je pense que nous devons arrêter de voir Bédié, Alassane ou Gbagbo dans cette affaire de code électoral. Nous devons arrêter de voir nos ethnies, nos régions et nos religions dans cette affaire. Nous ne devons voir que la Côte d’Ivoire. La nôtre, celle de nos enfants, de nos petits-enfants, de nos arrière-petits-enfants. La Côte d’Ivoire éternelle. Si nous confions notre pays à des mains peu sûres et qu’il se brise, il n’y aura aucune ethnie ou religion qui sera épargnée. Et c’est aujourd’hui que nous devons poser les règles de cette Côte d’Ivoire que nous voulons solide. Et je crois que nous devons aujourd’hui remercier Alassane Ouattara de nous avoir permis d’ouvrir les yeux sur notre réalité, notre ivoirité. Pendant longtemps nous avons tous baigné dans un certain laxisme, nous avons tous fermé les yeux, et tout le monde a fait ce qu’il voulait dans notre pays. Aujourd’hui nous ouvrons les yeux et nous constatons que notre pays a au moins 40% d’étrangers, que notre économie ne nous appartient plus, que des assassins libériens font la loi dans l’Ouest de notre pays et que si nous n’y prenons garde nous confierons notre pays à quelqu’un qui n’est pas ivoirien ou pas suffisamment pour souffrir ou mourir avec lui. Et Messieurs Gbagbo et Kobina veulent que nous continuions dans cette voie dangereuse, au mon de quel principe ?

Nous sommes panafricanistes. Nous sommes fermement convaincus que l’intégration est notre voie de salut. Mais l’intégration suppose que nous marchions tous du même pas. Toutes nos boutiques sont tenues par des Mauritaniens. Allez essayer d’ouvrir une boutique en Mauritanie. Ou au Nigeria. Ou au Ghana. Essayer d’aller au Gabon sans visa. L’intégration suppose que tous les pays candidats à cette intégration se fixent des règles communes et des objectifs à atteindre et que tout le monde respecte ces règles. Mais on ne peut pas demander à l’un de perdre son identité au profit des autres.

Alors ce code électoral vise Alassane Ouattara, Oui, et alors, il n’est pas le seul. Mais il y a aussi des millions d’ivoiriens de souche, de père et de mère et arrière grands-parents ivoiriens, qui n’ont jamais renoncé à leur nationalité et qui ont consacré toute leur vie à bâtir ce pays. Pourquoi ne parle-t-on pas de ceux-là ?

On dit aussi qu’Alassane Ouattara fut Premier Ministre. Et que cela lui donne une légitimité pour briguer la présidence. D’abord il n’a pas été élu Premier Ministre. Et le débat actuel porte sur la présidence. Et, rappelons-le-encore, ceux qui le combattirent le plus violemment parce qu’il était Burkinabè. Mais tout ça c’était une autre époque. Celle où les ivoiriens toléraient beaucoup de choses. Il y en a une autre qui commence où les ivoiriens veulent conduire eux-mêmes leurs affaires.

Venance KONAN Fraternité Matin / Vendredi 13 Février 1998

QUE RECHERCHE LE RDR ? (Vendredi 20 Mars 1998)

A Odienné le RDR est chez lui. C’est « son territoire ». Ne dit-on pas que la mère de leur gourou vient de là-bas, dans un village qui est la frontière avec la Guinée, N’est-ce pas dans la région d’Odienné que le RDR a eu plus de voix ? Alors la région d’Odienné est son “territoire” Aussi lorsque la première dame de Côte d’Ivoire veut se rendre à Odienné, le RDR considère cela comme une violation de domicile, un casus belli ; Il ne peut l’accepter. Madame Henriette Konan BEDIE n’est-elle pas l’épouse de Monsieur Henri Konan BEDIE ? Leur ennemi, celui qui a ravi la place qui, selon eux, devait revenir à leur “Bravetchê” au nom d’on ne sait qu’elle constitution ou loi de quel pays ? Pour ce qui nous concerne en côte d’ivoire, tous les ivoiriens savent qu’en 1993, la constitution prévoyait qu’en cas de décès du Président de la République, le Président de l’Assemblée Nationale lui succèderait aussitôt.

Puisqu’ils ne peuvent empêcher Madame la Présidente de se rendre à Odienné qui est sur le territoire ivoirien, l’ineffable Mamadou Ben Soumahoro et ses comparses ont tenté, par des formules alambiquées de faire échouer cette visite. Las ! La population d’Odienné est sortie massivement pour accueillir la Dame au grand cœur. Parce que cette population savait que Madame BEDIE était venue pou la servir, comme elle le fait à travers tout le pays. Même l’envoyé spécial d’un journal proche du RDR a dû, à son corps défendant, reconnaître que la visite de Madame La Présidente avait été un succès populaire. On ne peut pas cacher la forêt avec la main. Mais le Député-maire d’Odienné, sans craindre le ridicule a tenu à dire qu’il était là. C’est comme il lui plaît. La population d’Odienné, celle que Madame BEDIE était partie rencontrer était bien présente et c’est là l’essentiel.

Mais tout ceci nous amène à nous interroger sur les objectifs de ce parti appelé RDR. On se souvient tous des propos invitant à la haine tribale tenus par Djeni Kobina lors de sa récente tournée à travers notre pays. Des propos que l’on ne saurait tenir dans un autre pays, au Ghana par exemple, sans se retrouver en prison. On se souvient aussi des propos de Mamadou Ben Soumahoro qui demandait carrément que les Baoulé soient confinés dans leur terroir d’origine. C’est à peine s’il n’a pas demandé que l’on leur interdise de se déplacer sur le territoire ivoirien. On se souvient encore de tous les efforts du RDR pour faire croire à une partie des ivoiriens qu’ils étaient des martyrs. Que veut le RDR à la Côte d’Ivoire ? Au fond, le tort de la Côte d’Ivoire est d’avoir confié de hautes responsabilités à un travailleur immigré du nom d’Alassane Ouattara. Parce que feu Houphouët Boigny, vers la fin de sa vie a nommé Premier Ministre un homme dont la nationalité voltaïque a parfaitement été établie, certaines personnes veulent aujourd’hui que cet homme devienne le Président de la côte d’ivoire. Parce qu’il n’y a pas d’ivoiriens dignes de diriger la Côte d’Ivoire ? Nous voulons bien comprendre que certaines personnes qui ont bénéficié de substantiels avantages au temps d’Alassane Ouattara le regrettent aujourd’hui. Mais les ivoiriens ne peuvent accepter que ces personnes là tente de les diviser et mettent en péril leur pays.

Les Ivoiriens qui n’ont pas la mémoire si courte se souviennent encore des moments difficiles qu’ils ont vécus sous l’ère Alassane Ouattara. Ceux qui le suivent aveuglement aujourd’hui doivent se demander objectivement ce que cet homme a apporté à ce pays et ce qu’il pourrait lui apporter si nous le lui confions de nouveau. Monsieur Ben Soumahoro qui l’insultait dans les journaux savait bien ce qu’il lui reprochait. Aujourd’hui qu’il a retourné son boubou pour devenir son sofa, il pourrait peut-être nous expliquer son programme ?

Depuis 1994, la Côte d’Ivoire a renoué avec la croissance. Les populations en attendent légitimement les retombées. Elles ont commencé à les toucher à travers les routes, les écoles que l’on construit partout dans le pays, les village que l’on électrifie chaque jour, la valorisation du prix des matières premières, les enfant que l’on vaccine contre la polio, etc. les populations attentent plus. C’est légitime.

Mais, comme nous le répète inlassablement le Président Henri Konan BEDIE, pour avoir ce plus il nous faut faire preuve de rigueur, de persévérance dans le travail et il nous faut surtout maintenir la cohésion nationale. C’est pour cela que nous ne pouvons accepter les actions des dirigeants du RDR qui ne rêvent que de voir ce pays déchiré, ensanglanté. Parce qu’ils croient que leur « Bravetchê » pourrait profiter de ce chaos.

Aujourd’hui la Banque Mondiale et le FMI viennent de nous accorder 1200 milliard de francs. Quant de telles institutions débloquent une telle somme en faveur d’un pays, cela signifie qu’elles font confiance à ses dirigeants et à leur bonne gouvernance. Nous ivoiriens devons nous montrer digne de cette confiance en continuant dans l’effort et en refusant que des étrangers sabotent les actions menées par nos dirigeant pour notre bien-être.

Y a-t-il un ivoirien qui parcourt le Ghana ou le Burkina en insultant leurs dirigeant et en suscitant la haine tribale ?

Revenons à la réalité. On les a trop longtemps menés en bateau. Et beaucoup d’entre eux ont gâché leur vie pour rien. La réalité est que le RDR ne mène nulle part. Un petit groupe de personnes entretiennent des frustrations artificielles chez des milliers d’ivoiriens pour se faire une place au soleil. C’est tout. Djéni avait espéré entrer au gouvernement grâce au RDR. Il est furieux que ce soit Adama Coulibaly qui ait été choisi. Les tribulations de Djeni Kobina Jackson lors des dernières élections législatives montrent bien qu’il n’a aucune assise dans ce pays et que de ce fait, le suivre, c’est foncer dans le vide. N’avait-il pas promis aller à Korhogo pour « dire la vérité » aux populations sur l’entrée d’Adama Coulibaly au gouvernement ? Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Parce qu’il a compris que la population de Korhogo préférait suivre un de ses fils, qui est enraciné dans sa culture plutôt qu’un aventurier qui a tout le mal du monde pour dire simplement le nom de son village. Pourquoi des ivoiriens qui aimaient leur pays et sont fiers d’être ivoiriens, suivraient-ils un autre aventurier qui ne peut indiquer le village de son père, qui change de nationalité au grès de ses intérêts et qui ne montre aucun intérêt pour les problèmes des ivoiriens ? Si ADO veut croire que l’on peut faire de la politique par procuration et si Djéni veut attendre qu’un messie vienne réaliser son destin, laissons-les à leurs illusions. Mais il est temps que les ivoiriens comprennent que eux, n’ont pas deux pays et que s’ils laissent quelqu’un d’autre venir détruire celui qu’ils ont en y semant la haine, en montant des populations contre d’autres, ils seront les seuls à s’en mordre les doigts.

Venance Konan Fraternité Matin/Vendredi 20 Mars 1998

« OU EST TON VILLAGE ? » (30 Avril 1999)

Il y a quelque chose de pathétique dans les constantes références de Djéni Kobina à Alassane Dramane Ouattara. Surtout après l’entrée de Monsieur Adama Coulibaly au gouvernement. A l’entendre, ce qui lui a le plus fait mal, ce n’est pas qu’il n’ait pas été informé mais qu’ADO ne l’ait pas été. ADO, le messie, pour l’arrivée duquel il faut nettoyer les écuries, rendre droits les chemins tortueux, aplanir les collines, boucher les trous. Djéni Kobina, leader politique, chef d’un parti représenté au Parlement ne fait donc de la politique que pour préparer la voie à un homme miraculeux qui viendra guérir tous les maux de la Côte d’Ivoire, avec bien entendu lui-même à sa droite et sans doute l’impayable Ben Soumahoro à sa gauche. Et ADO, en homme providentiel qu’il est, ne parle pas. Pourquoi se fatiguerait-il ? Djeni parle pour lui. ADO est le père spirituel du RDR, disent les militants de ce parti. Le dieu de ce parti. Et en bon dieu qu’il est, il ne saurait s’adresser directement aux hommes. A-t-il jamais tenu un meeting ? A-t-il jamais montré un quelconque intérêt à l’égard de ceux qui sont prêts à mourir pour lui ? A-t-il jamais montré un quelconque intérêt pour ce pays qu’i dit être le sien avent d’être parachuté Premier Ministre, et depuis qu’il ne l’est plus ? Quant il arrive dans ce pays qu’i prétend vouloir diriger serait probablement trop salissant pour le grand fonctionnaire international qu’il est.

Ou alors, la réalité est tout autre. Il ne se sent pas chez lui ici. En Côte d’Ivoire tous les hommes politiques ont un fief. Houphouët avait Yamoussoukro, Bédié à Daoukro, Fologo à Sinématiali, Adama Coulibaly à Korhogo, Gbagbo Laurent à Ouragahio, Zadi Zaourou à Soubré, etc. Aujourd’hui, chaque ivoirien, qu’il soit en côte d’Ivoire ou à l’étranger, est fier d’avoir son village, fût-il petit ou grand, d’y aller aussi souvent que possible, de participer à son développement. C’est l’une des caractéristiques de la Côte d’Ivoire et qui a assuré son développement par rapport aux autres pays d’Afrique. Le rêve de tout cadre ivoirien est d’avoir sa maison au village. Et l’homme politique qui n’a pas usé de ses moyens personnels ou de son influence pour développer son village ou sa région est critiquée. Quiconque veut se lancer dans la politique sans avoir une maison chez lui part avec un gros handicap.

Djeni Kobina est en train de découvrir cette réalité aujourd’hui, la réalité que pour faire de la politique, il faut avoir un fief. « Djeni, où est ton village ? » lui demandent aujourd’hui ceux qui hier étaient ses plus proches compagnons. Posons aussi la question à son mentor : « ADO, où est ton village ? Si tu en as, pourquoi tu n’y vas pas ? Pourquoi restes-tu toujours à Abidjan quand tu viens en Côte d’Ivoire ? ».

Il faut que les militants du RDR, s’ils aiment ce pays

Venance Konan Fraternité matin du 30 Avril 1999

POURQUOI S’AGITE T-ON? (Vendredi 05 Juin 1998)

Où et le débat ? Nos amis du RDR crient à tous vent que leur candidat se présentera coûte que coûte en 2000. Oui, et alors ? Le PDCI sait aussi que son candidat se présentera en 2000 ? Mais a-t-il besoin de crier sur tous les toits ? le RDR dit que ADO, son champion, sera candidat. Où est le problème ? Quel Ivoirien n’empêcher un autre ivoirien remplissant les conditions exigées par le code électoral de se présenter à présidentielle ? Il y avait un code électoral. Un nouveau est en chantier. Pourquoi s’exciter avant qu’on ne le connaisse ? Le RDR veut-il nous dire qu’il est prêt à présenter un candidat qui ne remplit pas toutes les conditions exigées par le code électoral ? Et bien qu’il le fasse donc ! Nous sommes dans un pays de droit. Les structures compétentes de l’Etat examineront les différentes candidatures et décideront de celle qui sont acceptables et de celles qui ne le sont pas au regard du droit ivoirien.

C’est tout. On ne voit aucun autre parti, à part le RDR qui ait un candidat dont la nationalité pose problème. ADO est-il ivoirien ou non ? On n’a pas à s’agiter parce qu’il existe tout de même dans ce pays des structures capables de nous dire si oui ou non. Franchement il n’y a pas de quoi s’exciter. Même le FPI pour une fois est calme. Parce que son candidat potentiel n’a aucun problème avec sa nationalité. Le porte-parole du FPI n’a pas besoin de se fendre de deux pages dans un journal pour prouver que son candidat potentiel est « ivoirien à 100% » Ni celui du PDCI, ni celui du PIT, ni celui de l’USD… c’est le RDR seul qui a un problème avec la nationalité de son candidat. La girouette Ben Soumahoro a voulu nous prouver que celui qui lui donne à manger en ce moment est « ivoirien à 100% ». Il nous explique que ADO était vice-gouverneur de la BCEAO avec un passeport voltaïque parce que Houphouët l’avait envoyé en mission, avec la complicité du Président voltaïque de l’époque qu’il ne nomme pas.

On suppose qu’ Houphouët qui était visionnaire avait aussi envoyé ADO en mission lorsque la Haute Volta de l’époque lui donnait une bourse pour aller étudier aux Etats-Unis. Ou bien la Haute Volta était si généreuse en 1962 qu’elle a préféré laisser un ivoirien bénéficier de la bourse que lui offraient les Etats-Unis. Ou bien la Haute Volta était. C’est toujours parce qu’il était en mission commandée qu’ADO a étudié et commencé à travailler aux Etats-Unis sous la nationalité voltaïque. Monsieur Ben Soumahoro qui sait tout peut-il nous certifier que celui qui le nourrit n’a pas été aux Etats-Unis sous la nationalité voltaïque ? Qu’il n’était pas vice gouverneur de la BCEAO sous la nationalité Burkinabé ? Qu’ADO se soit par la suite naturalisé ivoirien, où est le problème ? La loi le permet. Sa mère n’est-elle pas ivoirienne d’après ce qu’on nous dit ? Tout le monde sait pourquoi Ben Soumahoro qui hier insultait ADO est accroché aujourd’hui à ses basques. Le ventre a ses raisons que la raison ignore. Ben Soumahoro qui n’a certainement pas la mémoire courte doit se souvenir de tout ce qu’il nous a dit, à moi-même et à ma consœur Dominique Mobioh sur Alassane, au moment où il nous raccompagnait, sur le pas de sa porte, un jour où nous avions été l’interviewer pour notre rubrique « l’Actualité vue par… ». C’était avant la mort d’Houphouët. Quand nous voyons aujourd’hui sa duplicité, sa versatilité, son avidité, ses délires tribalistes et ses mensonges nous ne pouvons qu’être tristes nous autres jeunes journaliste qui l’avions tant admiré et qui avons embrassé ce métier en partie parce que nous voulions être comme lui.

Mais le ventre de Ben Soumahoro a ses raisons que la raison ignore. Le peuple qui n’a pas la mémoire courte se souvient tout de même de l’époque très récente où il faisait tapisserie chez le Président BEDIE parce qu’il attendait une nomination. Mais en tout état de cause, que Ben Soumahoro arrête de distraire le monde. Les représentants du peuple ivoirien décideront bientôt qui peut être candidat à l’élection présidentielle et qui ne le peut pas. Et chacun prendra alors ses responsabilités. Les gens du RDR menacent à mots à peine voilés de mettre le feu à ce pays. Normal. Bon nombre d’entre eux ne sont ici que par intérêt. On a vu les Sidya Touré, Directeur de Cabinet du Premier Ministre être Premier Ministre en Guinée. Son Ministre de la Justice était enseignant et avocat ici sous la nationalité ivoirienne. Les exemples sont multiples. La Côte d’Ivoire n’a-t-elle pas toujours été le pays qui donne plus aux autres qu’à ses propres fils ? Mais que ceux qui veulent sachent qu’ils trouveront en face d’eux ceux qui n’ont que ce pays, qui n’aiment que ce pays et dont le patriotisme ne fluctue pas en fonction des intérêts.

Venance KONAN Fraternité Matin duVendredi 05 Juin 1998

GAOUSSOU NOUS ECLAIRE ENFIN ! (12 juin 1998)

Nous avons tous lu avec intérêt l’interview de Monsieur Gaoussou Ouattara, le frère aîné de Monsieur Alassane Ouattara parue dans le « le jour » du 22 Mai. Et ses propos appellent de notre part un certain nombre d’observations. Monsieur Ouattara dit qu’il ne se sent pas concerné par la balkanisation coloniale qui a partagé le royaume de ses ancêtres entre plusieurs Etats, et qu’il et autant chef traditionnel en Côte d’Ivoire qu’au Burkina Faso. Le royaume de Kong n’est pas le seul à avoir subi cet avatar de l’histoire. C’est le cas partout en Afrique, et à l’Est comme à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, on trouve aussi des chefs traditionnels qui exercent de part et d’autre de la frontière. Niera-t-on pour autant l’existence de nos Etats actuels ?

Quoi que l’on puisse penser de la colonisation, de ses effets négatifs sur nos sociétés et leurs organisations originelles, elle nous a légué nos Etats actuels, dans les limites qu’elle nous a imposées. Et nous sommes en train de bâtir nos nations dans ces limites, en dépit des liens historiques, familiaux, tribaux ou tout autre qui lient des habitants de deux pays. C’est ainsi que le Lobi de Doropo appartient à la même nation que le Kroumen de Tabou, et n’a plus le même destin que le Lobi du Burkina ou du Ghana. Parce qu’ils vivent désormais dans des pays différents. C’est comme cela et l’on doit faire avec.

Pour l’instant, le principe que tous les pays membres de l’OUA ont adopté est celui de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Jusqu’à ce que, grâce à l’intégration que nous souhaitons tous, nous arrivions à réformer les grands ensembles d’antan, que par exemple, les pays de la CEDEAO forment un jour, un seul Etat.

Nous n’y sommes malheureusement pas encoure et aujourd’hui, malgré les liens familiaux, historiques, traditionnel, un Ouattara du Burkina Faso est Burkinabé et un Ouattara de Côte d’ivoire est Ivoirien. Monsieur Gaoussou Ouattara nous dit : « A Bobo-dioulasso il y aujourd’hui un quartier de Kombougou où il y a environ 40 à 50.000 individus qui sont en fait originaires de Kong et qui se considèrent comme tels. » Sont-ils ivoiriens pour autant ? Il y a bien en Côte d’Ivoire des millions de personnes dont l’origine se situe quelque part au Ghana ou à Djénné au Mali. Sont-ils pour autant Ghanéens ou Maliens ? Il y a bien des Baoulé en Côte d’ivoire et au Togo. Ont-ils encore le même destin national ?

La colonisation a posé les frontières sans tenir compte de nos réalités. Et de nombreuses familles se sont trouvées divisées. Les Ouattara ne sont pas les seuls. Beaucoup n’ont pas eu à choisir. Cela s’est imposé à eux avec son lot de déchirement, de drames familiaux. D’autres par contre ont eu le choix. Et c’est le cas du père de Messieurs Gaoussou Ouattara et Alassane Ouattara. Monsieur Gaoussou Ouattara nous dit de leur père : « Il avait le choix entre s’installer à Linguêkro (Côte d’Ivoire ou résider à Sindou au Burkina Faso. Il a préféré s’installer à Sindou, et en partant, il a emmené les plus jeunes d’entre nos frères, dont Alassane ». C’est clair. C’était en 1949. Deux ans auparavant, en 1947, les colonies de Haute-Volta et de Côte d’Ivoire qui formaient un même ensemble territorial s’étaient scindées en deux colonies bien distinctes. Le père Ouattara avait choisi en toute conscience entre deux territoires. Le petit Alassane n’a pas choisi. Mais nous sommes tous tributaires des choix que font nos parents à certains moments de notre existence.

En 1960, la Côte d’Ivoire et la Haute Volta sont devenus deux Etats indépendants. Alors, que l’on arrête de vouloir noyer le poisson dans beaucoup d’eau. A partir de 1960, le père Ouattara se trouvait-il en Haute Volta en tant que voltaïque ou en tant qu’émigré ivoirien ? Le petit Alassane se trouvait-il là bas en tant que petit voltaïque ou en tant que petit ivoirien ? Signalons que le code de la nationalité ivoirienne comme c’était le cas en France jusqu’aux nouvelles lois Pasqua. Puisque le grand frère Gaoussou veut éclairer notre lanterne, qu’il nous dise franchement si son père et son frère étaient en Haute-Volta en tant qu’ivoiriens ou tant que Voltaïques ? Le fait que lui soit ivoirien n’induit pas forcément que son frère soit aussi ivoirien. Surtout maintenant que l’on connaît l’histoire de la famille, tout s’éclaire.

On glose aussi beaucoup sur le fait qu’ADO ait été gouverneur de la BCEAO, un poste réservé à la Côte d’ Ivoire, puis premier Ministre de la Côte d’ Ivoire. Jusqu’à ce poste de gouverneur, il avait toujours étudié et travailler comme Voltaïque ou Burkinabé. Alors pourquoi occupe t-il le poste réservé aux ivoiriens. Son frère nous donne la réponse : c’était un geste de reconnaissance d’Houphouët envers leur père qui lui aurait rendu des services. Et cela ne saurait étonner de la part d’Houphouët.

Mais cela autorise t-il ADO à prétendre aujourd’hui être le Président des Ivoiriens ? En tout état de cause, que Monsieur ADO sache ceci : lorsqu’on veut diriger un peuple, on vit avec lui, on apprend à la connaître, à le comprendre, à l’aimer. On ne prend pas un peuple comme on va prendre une prostituée, simplement en payant. On ne prend pas par la force, comme on viole une femme. Un peuple, on l’aime, on le courtise. Autant que nous sachions, Monsieur ADO n’a commencé à vivre avec nous qu’à partir de 1990, quand Houphouët l’a nommé Premier Ministre. Trois ans après, n’étant plus à ce poste, il est parti chercher mieux ailleurs. Aujourd’hui il veut revenir pour être notre Président. En nous proposant quel programme ? Quel rêve ? Simplement parce qu’il a de l’argent et qu’il peut acheter certaines personnes ? N’est-ce pas se moquer un peu de ce pays où il n’est même pas capable d’indiquer son village ? Son frère nous dit que le village où leur père a choisi de vivre à partir de 1949 avec ADO, le village où leur père est mort et enterré, le village avec lequel ADO entretient des relations mystiques se trouve au Burkina Faso. Et il veut que les ivoiriens se reconnaissent en lui ! Soyons sérieux de temps en temps.

Mr Gaoussou Ouattara dit qu’il ne se sent pas concerné par la balkanisation de l’Afrique. Nous si. Et nous ne pouvons pas accepter que le village de notre président se trouve au Burkina Faso.

Venance KONAN Fraternité Matin du 12 Juin 1998

NOTRE BIEN A TOUS (03 Juillet 1998)

Le débat sur l’origine de Monsieur Alassane Ouattara est désormais clos, puisque son frère aîné nous a expliqué qu’en 1949, lorsque la Côte d’Ivoire et la haute volta sont devenues deux colonies bien distinctes, leur père a choisi de retourner chez lui à Sindou, dans l’actuel Burkina Faso pour ne plus revenir en Côte d’Ivoire. On ne voit pas pourquoi il serait retourné à Sindou pour y être chef si ce n’était pas chez lui.

Le choix du père Ouattara était clair. Jusqu’en 1947, la Côte d’Ivoire et la Haute-Volta formaient une seule colonie. Les fonctionnaires de l’époque étaient indistinctement affectés dans les localités de cette colonie. Nous connaissons beaucoup d’ivoiriens qui sont nés sur le territoire de l’actuel Burkina Faso parce que leur père y était fonctionnaire. Beaucoup de personnes sont descendues de la Haute-Volta pour travailler dans ce que l’on appelait la Basse côte. Lorsque le territoire a été scindé en deux colonies distinctes, et que l’indépendance n’apparaissait plus comme un simple rêve depuis le discours du Général De Gaulle de Brazzaville, chacun est retourné chez lui, pour aider à la construction du futur Etat. Certains d’entre eux ont activement participé à la lutte pour l’indépendance de la Côte d’Ivoire, à la lutte pour le développement de la Côte d’Ivoire. Ils sont tous connus. Et il ne viendra à l’idée de personne de leur nier leur qualité d’ivoiriens. L’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante est récente et il reste encore beaucoup de témoins de la lutte émancipatrice encore vivants.

Le père Ouattara a choisi dès 1949 de rentrer en Haute-Volta. Au moment de l’indépendance, il n’est pas revenu en Côte d’ivoire pour se réclamer ivoirien. D’où vient-il qu’aujourd’hui son fils qui a vécu avec lui en Haute-Volta prétende vouloir régner sur les ivoiriens,

De 1960 à 1980, la Côte d’ivoire a connu une période de croissance qui a attiré beaucoup de ressortissants de pays voisins ou lointains. Tous les acteurs de cette période faste aux divers échelons de notre administration ou sur l’échiquier politique sont tous connus. Et nulle part n’apparaît le nom d’un certain Alassane Dramane Ouattara.

De 1980 à 1990, ça a été ce que l’on appelait la « conjoncture ». Comme partout sur le continent. Les ivoiriens se sont battus pour sortir de cette crise. Ils ont fait des sacrifices. Et personne ne se souvient avoir vu un certain Alassane Dramane Ouattara à cette époque. En 1990, le vent d’Est crée une nouvelle crise. C’est à ce moment qu’apparaît Alassane Dramane Ouattara. Houphouët lui fait appel pour une mission ponctuelle. Parce que Houphouët reste toujours à la barre. Ne jugeons pas les trois années de Monsieur Alassane Ouattara. Mais les ivoiriens se souviennent que peu de temps avant le décès d’ Houphouët, tous les clignotants étaient au rouge et que la menace d’une réduction des salaires était réapparue.

Fin 93. Houphouët meurt. Monsieur Alassane Ouattara part monnayer ses talents ailleurs. L’histoire de la Côte d’Ivoire continue, avec ses débats, parfois houleux, avec ses problèmes comme par exemple ceux de l’école, du code foncier, de la reforme des Institutions, de la négociation de la dette, de l’insécurité etc. A aucun moment Monsieur Alassane Ouattara ne participe à ces débats. A aucun moment il ne participe à la vie de la Côte d’Ivoire. A aucun moment on ne voit de quelle façon il apporte une pierre si petite soit-elle à la construction de la Côte d’Ivoire. Se refugiant derrière le très commode « droit de réserve », il ne se donne même pas la peine de donner ne serait-ce qu’un conseil, lui que l’on dit si brillant, pour la bonne marche de ce pays qu’il dit être le sien. D’où vient-il donc qu’il prétende aujourd’hui vouloir diriger ce pays ? Trois années. Trois petites années qu’il a passées dans ce pays qu’il veut diriger. Peut-il objectivement dire qu’il connaît ce pays, ce peuple ? Peut-il dire objectivement qu’il aime ce peuple ?

Que des ivoiriens qui soutienne Monsieur Alassane Ouattara se ressaisissent et comprennent que leur pays n’est pas une entreprise sur laquelle on fait une OPA (Offre Publique d’Achat) comme cela se fait dans le monde des affaires, où l’on achète des entreprises où on n’a jamais mis les pieds. Que ces ivoiriens-là se ressaisissent et comprennent que malgré nos différends, malgré ce que l’on peut reprocher aux uns et aux autres, notre pays est notre bien à tous, nous ivoiriens.

Que Monsieur Alassane Ouattara vienne, deux ans avant les élections créé des associations caritatives, distribuer de l’argent, critiquer ce que les autres ont fait ou n’ont pas fait, ne doit pas nous faire perdre de vue d’essentiel : cet homme n’a jamais été avec nous.

Venance KONAN Fraternité Matin du 03 Juillet 1998

PRINCIPES REFONDATEURS (Vendredi 27 août 1999)

L’article 49 du Code électoral qui avait fait couler tant de salive, d’encre et de sang en 1995 ressurgit. Cette fois sous une autre forme. Il est désormais incorporé dans la Constitution. Que dit-il ? Il dit pour l’essentiel, que pour être candidat à la présidence la Côte d’Ivoire il faut être ivoirien de père et de mère. Le débat récent avait porté sur la nécessité ou non de ne retenir que la nationalité d’un seul parent, et lequel. Les députés ont décidé que ce soit les deux. Et déjà l’on entend les mêmes mots qu’en 1995 : exclusion, xénophobie, affrontement. Qui est exclu par cette disposition ? L’Ivoirien dont un parent n’est pas Ivoirien. Exclu de quoi ? Du seul poste de Président de la République.

Certains en font un cheval de bataille, comme si la destinée normale de tout Ivoirien était de finir un jour Président de la République, Combien de Président y a-t-il à chaque fois dans un pays de plusieurs dizaines, voire de centaines de millions d’habitants ? Combien d’entre nous, Ivoiriens d’aujourd’hui, peuvent prétendre raisonnablement accéder au poste de Président de la République dans deux ans, dix ans, vingt ans, cinquante ans ?

Si c’est pour une question de principe que certains veulent affronter d’autres, eh bien parlons-en ! Qu’y a-t-il d’anormal à ce qu’un Ivoirien ayant un parent non Ivoirien ne puisse pas être Président des Ivoiriens ? Quel Ivoirien ne peut-il pas comprendre que celui qui a un parent ivoirien et un non-ivoirien a nécessairement une autre nationalité ou peut se prévaloir d’une autre nationalité ? Comment peut-on ne pas comprendre qu’un responsable ne peut se confier à un homme ou une femme qui a une autre nationalité, une autre allégeance, un autre patriotisme, d’autres obligations, sentimentales ou d’autres envers un autre pays ? Savez-vous qu’aux Etats-Unis, le simple fait de naître, même accidentellement dans un autre pays vous disqualifie automatiquement pour être Président de la République ? Quel que soit l’enracinement de votre famille dans le pays ? La raison est que les Etats-Unis ne veulent pas être dirigés par quelqu’un qui peut se réclamer d’une autre nationalité. Parce qu’il y a des pays, comme la France par exemple qui applique ce qu’on appelle le droit du sol c’est-à-dire que le simple fait de naître en France, même accidentellement, vous confère automatiquement la nationalité française. Ainsi de nombreux jeunes ivoiriens qui sont nés en France mais qui ont toujours vécu en Côte d’Ivoire ont-ils eu la désagréable surprise d’être convoqués pour le service militaire.

Je crois qu’au delà des passions, qui naissent parfois de la mauvaise compréhension des choses et des calculs politiciens, il faut regarder notre pays, et le situer dans son environnement. Pourquoi cette disposition soulève-t-elle tant de passions chez nous alors qu’elle existe dans tous les pays qui nous entourent sans que cela fasse l’objet d’un débat ? Lorsque nous discutons avec nos amis de ces pays, leur étonnement vient justement de l’absence d’une telle disposition dans notre constitution. Cela leur semble tellement surréaliste que nous nous affrontions sur une telle disposition !

On entend certains dire, « par le passé il y a eu ceci, ou cela, ils ont fait ceci, ou cela » si par le passé certaines erreurs ont été commises, sommes-nous tenus ad vitam aeternam de perpétuer ces erreurs ? Dans l’histoire de tout pays, de toute nation, il est des moments où il faut s’arrêter pour voir le chemin parcouru, celui qui reste à parcourir et se dire : « avons-nous raison de continuer sur cette voie ? ». N’est-il pas plus judicieux de changer de voie ? Aujourd’hui la France est en plein débat pour savoir s’il faut maintenir ou supprimer le droit de sol, ce droit vieux de plusieurs siècles. Dans les années soixante dix la même France importait par cargos des Maliens, des Sénégalais, des arabes. Aujourd’hui cette même France les renvoie par cargos entier et les Africains résidant illégalement en France vivent dans la terreur. L’ancien candidat à la présidence, Edouard Balladur, ancien Premier Ministre vient de proposer un débat sur la préférence nationale. Aux Etats Unis on construit des murs à la frontière pour empêcher les Mexicains d’entrer.

Pourquoi nous ivoiriens, au nom d’on ne sait quel principe nous voulons fermer les yeux sur nos réalités ? Pourquoi nous ivoiriens de naissance, ou d’adoption, pouvons-nous nos affronter sur la question de savoir si celui qui doit nous diriger doit être totalement de chez nous ? Certains partent du principe que ce pays n’appartient à personne et que par conséquent il appartient à tout le monde. Nous disons, nous que ce pays appartient aux ivoiriens. Et qu’il doit fonctionner sur un minimum de principes. Si ce pays s’est beaucoup donné aux autres, aujourd’hui il dit qu’il ne veut plus être la prostituée qui s’offre au plus offrant.

Si c’est aujourd’hui que les principes refondateurs doivent être arrêtés nous disons qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Pour peu que nous respections nous-mêmes nos principes, et que nous appliquions les lois et les décisions que nous prenons.

Par Venance Konan Fraternité Matin duVendredi 27 août 1999

C’EST QUEL IVOIRIEN CA ? (04 Septembre 1998)

Monsieur Alassane Ouattara est donc candidat à l’élection présidentielle de l’an 2000. Parce qu’il est ivoirien et éligible. Contrairement à 1995 où il avait reconnu ne pas être éligible. Qu’est-ce qui s’est donc passé ? Pour ce que nous savons, rien n’a changé au niveau des conditions d’éligibilité.

C’est donc au niveau de Monsieur Ouattara que quelque chose a changé. Lors du congrès de son parti, il a affirmé haut et fort qu’il est ivoirien. Et Balla Keïta l’a confirmé. Il a déclare dans « le jour » que Monsieur Ouattara est bien ivoirien, originaire de Kong. D’ailleurs, au moment ou Monsieur Ouattara devait être nommé Premier Ministre, le Président Félix Houphouët-Boigny l’avait envoyé, lui Balla Kéïta, annoncer aux habitants de Kong que Monsieur Ouattara était originaire de chez eux. Un bien drôle d’ivoirien que cet Ouattara, que Balla Keïta est obligé d’aller présenter aux gens de son village pour qu’ils sachent qu’il est effectivement de chez eux.

Et seulement au moment où, il va être nommé Premier Ministre. Il n’avait donc jamais mis les pieds dans son village auparavant ? Monsieur James Cenach, le grand journaliste que nous connaissons, est devenu grand enquêteur ès Ouattara. Il a annoncé sur RFI le 04 Août dernier qu’Alassane Ouattara était bien ivoirien puisque Kong était le foyer des Ouattara. Et il a précisé que les limites des royaumes traditionnels ne coïncident pas forcément avec les frontières, héritées de la colonisation. Mais Monsieur James Cenach, oublie sans doute que ce dont il est question actuellement n’est pas l’élection du roi ou de l’empereur ou du chef traditionnel de Kong, mais du Président de la République de Côte d’Ivoire. Et la Côte d’Ivoire ne va pas au-delà de Ouangolodougou.

Nous avons tous accepté les frontières héritées de la colonisation. Et c’est à partir de ce découpage que depuis l’indépendance le Ouatttara de Kong partage la même nationalité que le Ehui d’Adiaké, le Kipré de Gagnoa, le Tra Bi de Bouaflé, le Konan de Bocanda, le Kambiré de Bouna, le Beugré de Sassandra, mais pas avec le Ouattara de Bobo Dioulasso. C’est comme çà. Et nous l’avons accepté. Monsieur Gaoussou Ouattara, qui est depuis à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire sait que les lois qu’il vote ne concernent pas les Ouattara du Burkina Faso ou du Mali, même s’il est par ailleurs le chef traditionnel de tous les Ouattara. Le Kouamé dont le foyer originel se trouve quelque part vers Kumassi ne va pas pour autant avoir des prétentions au Ghana, même s’il y retrouve des parents.

Alors, arrêtons de jouer avec les mots, les formules, l’histoire. Monsieur Gaoussou Ouattara a bien déclaré dans « le jour » qu’en 1948 au moment où la Côte d’Ivoire et la Haute volta se séparaient pour devenir deux colonies distinctes, leur père est rentré en haute Volta avec les plus jeunes de ses frères, dont Alassane Ouattara, pour être chef traditionnel à Sindou ; c’est Sindou le village du père d’Alassane Ouattara et non Kong, si Kong était chez lui ? Pourquoi ne reconnaîtrions-nous pas simplement qu’en 1990, Houphouët-Boigny voulant le nommer Premier Ministre, il fallait absolument lui trouver une attache en Côte d’Ivoire ? Pourquoi ce « digne fils » de Kong, qui a exercé les plus hautes fonctions dans les institutions internationales, qui a été Premier Ministre de la Côte d’ivoire, n’a commencé que maintenant à construire une maison dans « son village » ? C’est quel ivoirien ça ? Lors du congrès de son parti, Monsieur Alassane Ouattara a exhibé sa carte d’identité ivoirienne et celle de sa mère. Et l’on s’est aperçu que la sienne n’a été établie qu’en 1982, alors qu’il avait déjà 40 ans. Sous quelle identité avait-il donc vécu jusque là ?

Que l’on ne dise pas qu’il s’agit d’un renouvellement. Parce que lorsque l’on renouvelle sa carte d’identité, elle garde toujours le numéro de l’année où elle a été établie pour la première fois. Et le numéro de la carte d’identité de Monsieur Alassane Ouattara indique bien qu’elle a été établie pour la première fois en 1982.

L’on s’est aperçu également que sur sa carte d’identité sa mère s’appelle Nabintou Ouattara. Et pourquoi, celle qu’il a présentée et dont il a montré les papiers s’appelle Nabintou cissé, née à Dabou. D’autre part, sur sa demande de carte d’identité formulée en 1990, il est précisé que son père est à Kong et sa mère à Odienné. Et pourtant sur leurs cartes d’identité ils sont nés respectivement à Dimbokro et Dabou. Que signifie tout cela ? Aujourd’hui, ce qui est en question est l’avenir de la Côte d’ivoire. Et cet avenir, personne n’a le droit de jouer avec. Surtout pas pour une question d’orgueil ou d’ambition personnelle. Puisque Monsieur Alassane Ouattara veut diriger les ivoiriens, dans la transparence, il leur doit des éclaircissements sur un certain nombre points.

A-t-il jamais porté la nationalité voltaïque ou Burkinabé ? Il a déclaré qu’il a servi la Haute Volta. A quel titre ? En tant que Voltaïque ou en tant que coopérant ivoirien. Après l’indépendance de la Haute Volta en 1960, est-il resté dans ce pays en tant que Voltaïque ou en tant qu’émigré ivoirien ?

Est-il vrai que sa vraie mère, Nabintou Ouattara, venue de sa Haute Volta natale rejoindre son mari est morte et qu’il a été élevé par la seconde épouse de son père, Nabintou Cissé ? Etait-il ou non le Président des cadres Burkinabé travaillant à Dakar, pourquoi est-ce seulement en 1982 qu’il a établi sa première carte d’identité ivoirienne ? Et pourquoi toutes ces confusions sur le nom de sa mère, sur les lieux de naissance de ses parents ?

Si Monsieur Alassane Ouattara veut vraiment être le Président des ivoiriens, il leur doit des réponses claires à toutes ces questions, et surtout à celle-ci : pourquoi, alors qu’il avait refusé de se présenter en 1995 à cause du code électoral, il décide de le faire maintenant sans que ce code n’ait changé ?

Aujourd’hui nous entendons ici et là des menaces à peine voilées du genre « si ADO n’est pas candidat on va voir ». « Nettoyez vos fusils, aiguisez vos machettes ». Certains se disent prêts à mettre ce pays à feu et à sang si la candidature d’ADO n’est pas retenue. C’est entendu. Ceux qui mourront, mourront. Et ceux qui doivent perdre leurs biens les perdront. Mais ce qui est sûr, ils se font peur à eux mêmes.

Il ne faut jamais forcer le destin. Et nous pensons que Monsieur Alassane Ouattara a eu un destin formidable. Il a été gouverneur de la BCEAO, Premier Ministre de la Côte d’Ivoire sous Houphouët-Boigny dont il assurait parfois l’intérim (comme il se plait à le répéter) et Directeur Général adjoint du FMI. Pourquoi veut-il à tout prix la seule chose qu’il sait qu’il ne peut obtenir ?

Par Venance KonanFraternité Matin /04 Septembre 1998

HOSPITALITE ET STUPIDITE

A propos du conflit Agnis-bozos à ayamé, un confrère du « Libéral » le journal qui soutient ADO, écrit ces lignes dans l’édition du Jeudi 3 Septembre : « pour nombre d’observateurs avertis et des moins privilégiés des dégâts causés, le conflit qui a opposé Agnis et Bozos à Ayamé trouve sa source dans la mauvaise interprétation par les autochtones de la nouvelle loi sur l’immigration et le projet de loi portant code foncier rural. L’un et l’autre de ces textes de loi soutiennent qu’une « certaine préférence » soit accordée aux seuls nationaux tout en préconisant que les ressources des terres et des eaux sur le territoire appartiennent en premier lieu aux nationaux. Mais à bien y réfléchir on en vient à déduire que le conflit Agnis-Bozo est la résultante directe des lois stupides et impopulaires aux conséquences imprévisibles votées récemment par la majorité parlementaire PDCI »

Plus loin notre confrère poursuit : « Il apparaît que les autochtones Agni ont délibérément voulu adopter une position d’auto-défense face au monopole de fait que détenaient les pêcheurs maliens sur les activités de pêche dans la région »

La première question qui nous vient en tête est de savoir si un Ivoirien peut écrire cela. Un ivoirien peut-il trouver stupides des lois ivoiriennes qui accordent une « certaine préférence » aux ivoiriens en Côte d’Ivoire ? Un ivoirien peut-il trouver stupides des lois ivoiriennes qui préconisent que les ressources des terres et des eaux sur le territoire ivoirien appartiennent en premier lieu aux Ivoiriens ?

Assurément non. Car l’Ivoirien, quelle que soit sa tendance politique, quelle que soit sa stupidité, aime son pays et veut s’y sentir chez lui. Dans quel autre pays l’Ivoirien peut-il jouir d’une « certaine préférence » ? Dans quel autre pays, l’Ivoirien pourra t-il posséder les ressources des terres et des eaux ?

L’hymne national ivoirien parle de « pays de l’hospitalité ». Et le comportement des Ivoiriens depuis l’indépendance a démontré que ces lignes de notre hymne national n’étaient pas que des mots, mais un comportement. Quel est le pays en Afrique, ou même dans le monde où le tiers de la population est composé d’étrangers, ou des étrangers ont le monopole sur les plus importants secteurs de l’économie. Dans quel pays d’Afrique des Ivoiriens pourront prétendre avoir le monopole sur les activités de pêche d’une région, au point de prétendre interdire cette activité aux natifs de la région ?

La Côte d’Ivoire est pionnière dans l’intégration de la sous-région. Elle est le pays qui offre le plus aux autres, quand ailleurs tout lui est refusé. Nous avons eu l’occasion de visiter tous les pays de la sous-région. De nombreux autres Ivoiriens également. Aussi nous savons de quoi nous parlons lorsque nous disons : « Allez essayer d’ouvrir un magasin ou un maquis au Ghana ou en Mauritanie et vous verrez ! » La première recommandation que nos diplomates donnent aux Ivoiriens en voyage dans les pays voisins est de se faire petits et d’éviter d’avoir des histoires avec les nationaux. Parce qu’ils en ressortiraient perdants.

Que se passe t-il en Côte d’Ivoire ? On traite nos lois (par conséquent ceux qui les ont votées) de stupides parce qu’elles accordent une « certaine préférence » aux Ivoiriens en Côte d’Ivoire. Dire que l’on est ivoirien et que ce pays appartient aux Ivoiriens c’est être xénophobe. Pendant combien de temps les ivoiriens vont assister passivement à leur spoliation accompagnée d’injures ? Pendant combien de temps les ivoiriens vont supporter que l’on insulte leurs institutions, leur chef d’Etat, leurs représentants et eux-mêmes au nom de la liberté d’expression, de la tolérance et de l’hospitalité ?

La Côte d’Ivoire a offert ce qu’elle pouvait à ses frères venus chercher le bonheur et la sécurité. Mais comme le disait feu Félix-Houphouët-Boigny : « la plus belle fille ne peut offrir que ce qu’elle a ». Nous avons donné ce que nous avons aux frères. Mais nous ne pouvons pas leur donner notre pays. Désolés ! Que l’on nous traite de xénophobes. Mais nous ne pouvons jouir d’une certaine préférence dans notre pays. La France, pays des droits de l’homme, de la fraternité et de l’égalité expulse chaque jour des centaines d’étrangers. Le Premier Ministre a dit récemment qu’il ne peut pas régulariser tous les étrangers en situation irrégulière dans son pays. Par conséquent, il faudra les expulser. C’est ce que la Côte d’ivoire indépendante n’a jamais fait. Et c’est probablement ce que l’on lui reproche.

Le Président BEDIE avait dit dans son premier discours de Chef d’Etat qu’il était intolérable que le commerce ivoirien soit entièrement aux mains des étrangers. Il nous appartient désormais, à nous ivoiriens de faire en sorte qu’il nous revienne.

Dimanche 8 Mai 2011
La Dépêche D’Abidjan

Côte d’Ivoire: Dramane, un fruit pourri qui s’ignore

Ces jours-ci, le gouvernement des salamandres a du mal à dissimuler son angoisse. La fébrilité de la dictature militaire de Ouattara trahit l’effroi qui l’habite. L’important détachement de dozos et FRCI  contre les manifestations de Mama, contre la grève des enseignants et contre les manifestations d’étudiants rappelle la fébrilité des dictatures en fin de parcours.

L’autocratie prétorienne de Dramane, sérieusement apeurée, fait feu de tout bois et réprime dans le sang le moindre éternuement d’un peuple ivoirien de plus en plus désabusé, qui émerge progressivement de sa stupeur du 11 avril 2011. Dramane est sur le départ ; et il le sait. Les élections de 2015 pour lesquelles il a placé aux postes stratégiques ses falsificateurs de 2010 n’auront pas lieu.

Dramane est un fruit pourri dans l’arbre et prêt à tomber. Et ce ne sont pas les vagues d’arrestations des leaders de l’opposition qui changeront quoi que soit à son destin. Les populations ivoiriennes ont décidé de mettre fin à la promotion de la médiocrité des dozocrates, de la  déliquescence morale et de l’impunité des FRCI, de l’absence totale de justice et de la conséquente aggravation de la criminalité, de l’arrestation arbitraire et de l’assassinat suprajudiciaire, du vandalisme de la presse d’opposition et de la condamnation extrajudiciaire de journalistes, du tribalisme et du clientélisme insultants, du chômage galopant, de la cherté de la vie, de la paupérisation des populations, de la transformation des hôpitaux en mouroirs, du vol, des détournements, et de l’anti-intellectualisme.

Le problème de Ouattara, nous ne cesserons de le dire, est son manque de tout discernement historique. Et pourtant, Compaoré est tout près de lui, qui devrait lui rappeler qu’aucune dictature n’est éternelle.

De gré ou de force, Dramane est sur le départ. Les prochaines élections ivoiriennes se feront, mais sans Dramane.

Côte d’Ivoire : le gouvernement des salamandres interdit le commerce des produits cosmétiques décapants : Faut-il en rire ou en pleurer ?

Affoussi avant

Affoussi avant

Affoussi après xessal

Affoussi après xessal

 

A

décapée 3décapée 4

Ouloto Avant Xessal

Ouloto Avant Xessal

Ouloto après Xessal

Ouloto après Xessal

C’est la salamandre en chef, Affoussi Bamba, notre négresse blanche, qui s’en est fait la porte-parole : la commercialisation des produits décapants sera désormais interdite en Côte d’Ivoire, parce que nuisible à la santé des utilisateurs.

Et je ne sus s’il fallait en rire ou en pleurer, tellement l’annonce était lourde de triste ironie.

Quel est le vrai motif derrière cette interdiction, est-on tenté de se demander, surtout lorsque l’on sait que depuis avril 2011, c’est la foire des rattrapés décapés et la course au « KHESS PETCH »?

Le gouvernement des salamandres est-il vraiment mû par le souci de protéger la population ivoirienne des dangers de ces produits abrasifs ?  Ou bien interdit-il ces produits parce-ce qu’il n’y en a plus assez sur le marché depuis que les rattrapés « ont gagné coupou » et qu’il préfère s’en assurer l’exclusivité?

Raymonde Goudou avant Xessal

Raymonde Goudou avant Xessal

décapée 8

décapée 9décapée 10

 

Ndri Yoman avant

Ndri Yoman avant

Yoman après xessal

Yoman après xessal

La go de Jah Gao pendant xessal

La go de Jah Gao pendant xessal

la go de jah Gao après

la go de jah Gao après

Au vu du mépris que la Dozocratie déploie depuis 2011 pour les populations ivoiriennes qu’elle torture et trucide, il est évident que c’est plutôt la seconde hypothèse qui apparaît logique.

La vérité est que nos négresses blanches, Affoussi Bamba, Kandia Camara, Raymonde Goudou et compagnie ont plutôt à cœur de protéger leur stock de « Xessal » contre la concurrence.

Depuis Avril 2011, ce n’est pas que l’inculture qui est entrée au gouvernement: C’est aussi la vulgarité !.

la 2e go de Jah Gao avant

la 2e go de Jah Gao avant

la 2e go de Jah Gao après xessal.

la 2e go de Jah Gao après xessal.

La cellule Afrique de l’Élysée au centre de l’affaire de Bouaké ?

bombardement-de-BouakeRetour sur la crise franco-ivoirienne de novembre 2004 (lire notre dossier dans Billets n°240, novembre 2014), dont le bilan tragique des morts fait état d’un Américain, neufs militaires français et environ 60 civils ivoiriens.

Les crimes commis contre les civils ivoiriens par l’armée française dans les heures et les jours qui ont suivi le bombardement d’un camp militaire français installé dans un lycée de Bouaké le 6 novembre 2004, imprescriptibles puisqu’il s’agit de crimes contre l’humanité, n’ont encore fait l’objet d’aucune enquête judiciaire. En revanche, l’instruction sur le bombardement lui­-même, ouverte suite aux plaintes des victimes et des familles des soldats français, continue d’avancer. Suite à une nouvelle audition du général Poncet par la juge Khéris début février, L’Humanité (24/02) a publié des extraits de notes de l’Élysée du 2 novembre 2004, quatre jours avant le bombardement de Bouaké. Pour le général Jean-­Louis Georgelin, chef d’état­-major particulier de Jacques Chirac, il est alors « impératif de tenter de dissuader le président Gbagbo » de lancer l’offensive aérienne contre la rébellion qui contrôle le nord du pays, y compris en le menaçant d’une « riposte des forces impartiales » et d’une « intervention possible du Liberia et du Burkina Faso au plan militaire ». Malgré ses dénégations, l’Élysée était donc décidé à protéger la rébellion ivoirienne et parfaitement infor­mé du soutien militaire que les présidents Blaise Compaoré – aujourd’hui accueilli en Côte d’Ivoire, après sa chute l’automne dernier – et Charles Taylor – condamné à 50 ans de prison pour une autre guerre, menée en Sierra Leone – avaient apporté dès le début à la rébellion ivoirienne.

Georgelin ajoute qu’il faut convaincre Guillaume Soro – qui dirige la rébellion – et Alassane Ouattara, que « la seule possibilité de renverser le président Gbagbo passe par les élections ». Quant au conseiller Afrique de Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse, il précise (toujours le 2 novembre 2004) qu’Alassane Ouattara « sait n’avoir aucune chance » d’être élu et « souhaite un effondrement général qui pourrait lui être profitable ». La cohérence avec ce qu’il s’est finalement passé lors de la crise électorale de 2010/2011 est pour le moins troublante : des élections dans une Côte d’Ivoire toujours coupée en deux, en présence d’une rébellion jamais désarmée, de larges fraudes sur lesquelles la « communauté internationale » a fermé les yeux, le passage en force d’Alassane Ouattara soutenu par la France et les Nations Unies, forces faussement désignées « impartiales », et celui de Laurent Gbagbo proclamé vainqueur par un Conseil constitutionnel manquant tout autant de neutralité, puis finalement le renversement de Gbagbo par l’armée française, alliée aux rebelles de Guillaume Soro.

Ces nouveaux éléments sont à rapprocher du témoignage clé de Jean-­Jacques Fuentès, mercenaire instructeur au sein de l’armée ivoirienne : « Le 5 novembre [2004] au soir, un officier ivoirien a reçu un coup de fil de la cellule Afrique. A priori, c’était une désignation de cible, qu’il aurait fallu bombarder pour finir la guerre […] à quelques centaines de mètres du lycée Descartes [devenu camp militaire français], où se tenait prétendument une réunion des chefs rebelles ». Bien qu’incroyable a priori, cette intoxication par la cellule africaine de l’Élysée que dirigeait Michel de Bonne­corse est jusqu’ici la seule explication rationnelle du bombardement du camp militaire français par l’armée ivoirienne.

En janvier 2007, le journaliste indépendant Alain Chabod avait recueilli une longue confession filmée de Jean-­Jacques Fuentès qui, bien qu’évoquée dans plusieurs articles de presse, n’a jamais été diffusée. En mai 2007, Fuentès était opportunément arrêté à Bordeaux, puis extradé vers Malte pour l’exportation illégale, en 2003, de deux avions militaires vers la Côte d’Ivoire. Une affaire d’où il sortit blanchi par la justice maltaise. C’est finalement en mars 2010 que la juge Florence Michon recueillit son témoignage, qui accrédite le rôle central de l’Élysée dans l’affaire du bombardement du camp militaire français de Bouaké.

Source: http://survie.org/billets-d-afrique/2015/244-mars-2015/article/la-cellule-afrique-de-l-elysee-au-4938

(Audio) des professeurs grévistes menacés à leurs domiciles par des membres du RDR

Griotisme et mélanisme : De Soukeina à Isabelle ou comment la femme noire devint « blanche », M. Frindéthié

Affoussi Bamba a subitement changé de couleur de peau avec la mobilité sociale

Affoussi 2

Il a toujours persisté dans le discours griotique une ligne de fuite phallocratique, qui continue de générer de nouveaux parangons de vertu au fur et à mesure qu’elle se meut. Du fait de sa versatilité et de sa caractéristique insidieuse, ce dispositif, qui gouverne l’essentiel de la pratique discursive en Afrique occidentale, rend problématique toute opération d’individuation véritablement fémino-centrique. En effet, à peine est-elle entamée, que la démarche féminine qui concourt à subvertir ce mécanisme se compromet dans la re-production et dans la légitimation de conditions sociales constituées par l’homme, au profit de l’homme. Je suggère que le phénomène de la dépigmentation de l’épiderme dans lequel de nombreuses africaines investissent considérablement d’argent et d’expectatives, tout comme le fait de l’oscillation ininterrompue de la femme entre la perte et le gain de poids, s’inscrit, étrangement, dans une économie de perturbation de la volonté structurante de l’homme et dans un raisonnement d’effondrement des enceintes sociales que l’homme a érigées sur la base de responsabilités spécifiques conférées aux sexes masculin et féminin. Néanmoins, cette mutinerie féminine préfigure toujours déjà une jouissance en reste. C’est une rébellion qui s’agence trop souvent comme une posture réactive au sein de la machinerie masculine, et qui, en définitive, conduit la femme à réitérer un geste qu’elle s’évertue à exorciser.

D’abord annoncé par les aèdes et généalogistes traditionnels, puis récupéré et reformulé  par des néophytes moins consciencieux, le griotisme–car tel sera le nom propre de la ligne de fuite, de la machinerie phallocratique, que je signalais tantôt–a fossilisé en Afrique noire un habitus politique, économique, sociale et culturelle. Le griotisme, c’est le côté tragique de l’esprit d’identification de l’Africain. C’est une obstination presque toujours en veilleuse dans les discours africains francophones, et qui tente de faire obstacle à tout devenir-moléculaire, qui s’oppose à toute performativité haeccéitique, rappelant inlassablement au sujet postcolonial qu’il a une mémoire collective à préserver, des préférences culturelles communes à reproduire, des archétypes authentiques à mimer, des mythes ancestraux à renouveler, un censeur et un Grand-Narrateur–le griot ou tout ce qui revient à son nom–à émuler.

Ce que je qualifie ici de griotisme est une posture attentiste qui n’est pas à confondre, bien qu’elle s’en soit inspirée, à la pratique du griot authentique, qui elle était plutôt célébrée pour son éthique de couture d’expériences individuelles en un point de capiton collectif. Le griotisme, c’est l’abâtardissement de l’art du griot à des fins propagandistes, idéologiques, et souvent mercantiles. C’est un processus hypocrite, d’abord, d’appropriation, ensuite, de complication, de l’image et des thèmes du griot traditionnel par des directeurs de conscience (hommes et femmes de culture) africains, de sorte que le précurseur lui-même est subtilement écarté, mis au rebut à la périphérie du pouvoir linguistique, économique, et culturel, alors que demeure la force génératrice–la puissance d’interpellation, d’unification, et de totalisation–que crée la simple évocation de son nom. Qui donc est cet historiographe traditionnel dont l’invocation du nom invite à la génuflexion ?

Avant l’adoption de l’alphabet par le continent africain, tout savoir se transmettait oralement aux générations à venir. Les histoires particulières des individus, des familles, des clans et des tribus étaient préservées grâce aux narrations répétées du griot. Le griot, appelé aussi Djeliba en Côte d’Ivoire, Diali au Soudan, Guewel au Sénégal, Belen Tigui ou Mabo en Guinée, quimboiseur ou oraliturain aux Antilles, était en général aussi bien un poète-chanteur qu’un historien et généalogiste qui, selon certains témoignages, possédait des pouvoirs mystiques[i]. Bien que le griot ne fît pas nécessairement partie de la noblesse africaine, sa fonction dans la communauté était indéniablement essentielle, et l’on le consultait souvent avant que ne soient prises des décisions importantes.

            Lorsque dans l’entre deux-guerres un souffle antirationnel, initié par les adeptes du surréalisme, se mit à balayer la toute-puissante téléologie eurocentrique, c’est en invoquant l’éthique du griot, en se proclamant les fidèles disciples de l’historien africain, que les hommes de culture noirs revendiquèrent leur différence spécifique. Aussi, dans leur effusion de gratitude au griot, certains n’hésitèrent-ils pas à lui attribuer l’essentiel de leur talent. Ainsi, par exemple, Djibril Tamsir Niane affirmait qu’en écrivant son Soundjata ou l’épopée mandingue (1960),il n’avait fait que traduire verbatim les paroles de Djeli Mamoudou Kouyaté, un griot authentique d’un petit village de Guinée. De même, le romancier et poète dramaturge camerounais, Francis Bebey, attribuait aux griots traditionnels de son pays sa technique de narration caractéristique pour ses digressions et ses répétitions[ii] ; et Senghor, arguant que l’un des buts idéologiques du système colonial français était de supprimer en l’étudiant noir toute trace de l’héritage du griot, base de son “Africanité”, se proclamait volontiers le griot de l’Afrique des indépendances, un titre que lui convoitèrent de nombreux autres hommes et femmes de culture[iii]. Aussi les nouveaux griots auto-proclamés s’érigèrent-ils en directeurs des consciences, définissant pour l’homme noir, et surtout pour la femme noire, une façon d’être, de penser et de vivre sa condition de noir, c’est-à-dire, sa négritude.

            Ce fut alors la littérature de la Négritude qui la première consacra les vertus de la femme noire idéale. Ce furent les premiers griots modernes qui, par un contrecoup sublimatoire, nous la révélèrent dans une dichotomie insolite : Celle de la Noire et de son antithèse. Noire, comme la terre africaine farouche et indomptable qu’elle incarnait, elle était énigmatique, pure, fertile, robuste, prépondérante . . . et menaçante à la fois. Et le mystère exotique qui l’entourait éveillait en l’homme une volonté de pénétration et de possession inexplicable. Ne fallait-il pas qu’elle fût grande, obscure et irréductible, celle par qui naissait le surhomme noir? Toutefois, ne fallait-il pas non plus qu’elle fût disciplinée par l’homme noir, afin que dans son giron s’ancre la semence de la vie? La mère de Soundjata, nous dit la légende, ne fut ensemencée que lorsque sous menace de mort, elle perdit connaissance et devint plus soumise, moins combative.[iv] Aujourd’hui encore, les filles de Sogolon se font soumettre  avant de porter l’enfant de l’homme. Cependant, le rituel phallocratique, qui par une stratégie de connivence, est délégué par l’homme à la femme, afin qu’elle occulte l’appareil qui dans la fille donnerait à celle-ci des appétences d’homme, prend la forme plus matérielle et plus tragique d’une clitoridectomie.  Et alors que la femme noire se fait contusionner, ses bourreaux—que dis-je, ses griots–lui déclament des panégyriques, rehaussant sa meurtrissure à un état de grâce ; car le griot n’est pas un signifiant neutre, mais plutôt le phallus, le nom-du-père, en déguisement avenant, et qui enjoint ceci à la femme :

Gratte-toi ici.

Bonne fille !

Maintenant gratte-toi là.

Comme tu es sage !

Répète après moi : « j’aime moi »

Dis : « oh ! que j’aime ce moi qui n’est pas toi,

mais qui demeure le moi de ma culture particulière,

une culture dont je suis très fière,

et qui est fixée dans le temps par koras et balafons ».

Et au moment même où elle a fini de réitérer les injonctions du griot, la femme noire est plus idéologiquement structurée que le griot lui-même en aurait rêvé, disposée qu’elle est à pérenniser sa propre servitude, même en l’absence de son geôlier.

Une scène du film Finzan du cinéaste malien Cissoko est symptomatique de ce fait : Dans la société traditionnelle bambara où il est impérieux que les femmes soient excisées, Fili, une jeune fille qui a grandi en ville, a pu échapper à la clitoridectomie. Fili souffre de l’Hémophilie, et pour son père, il n’est pas question qu’elle soit soumise à la lame de l’exciseuse. Cependant, pour punir Fili de son indocilité, son père l’envoie au village, loin de la ville qui dénaturalise, afin qu’il lui soit trouvé un mari bambara respectable. C’est au village que le secret de Fili est découvert par les femmes, qui, scandalisées par la monstruosité sexuelle de la jeune fille, la dénoncent au conseil des hommes. Fili est le monstre qui met en péril le socius bambara. Elle est la graine anti-généalogique qui veut miner l’autorité du Grand-Narrateur. Aussi les hommes ordonnent-ils aux de femmes de rectifier l’anomalie de Fili. Les femmes du village tendent une embuscade à Fili et excisent de force la jeune fille qui se met à saigner profusément. Lorsque son père averti arrive précipitamment sur les lieux du drame, il n’est que trop tard. La tragédie de Fili illustre le caractère insidieux de la patriarchie, qui peut dormir en paix, laissant à la femme noire le soin d’arroser et de défricher le jardin qu’il a si bien entamé, occupé qu’il est désormais à poursuivre d’autres objectifs, n’intervenant que pour corriger les écarts ou inaugurer de nouveaux critères d’appréciation, que récupérera la femme dès qu’il les aura établis.

Babani Koné, chanteuse malienne et grande annonceuse des produits de dépigmentation

Babani Koné, chanteuse malienne et grande annonceuse des produits de dépigmentation

Dans sa quête d’épreuves nouvelles, c’est vers Isabelle–ou tout ce qui tend vers elle—c’est vers cette Négresse blanche que se tourne le griot, car en vérité, il nous l’avoue, pris entre deux eaux, d’Isabelle et de Soukeïna, il ne peut dire exactement qui est sa sœur et qui est sa sœur de lait.[v] Isabelle, l’antithèse de Soukeïna, sensuelle, tendre, vulnérable et préservée dans toute sa féminité, est pourtant celle qui éveille ses plus grandes avidités et vers qui il tendra des bras implorants, alors qu’à peine s’achève l’éloge qu’il écrit à Soukeïna et l’interdiction qu’il lui profère de chercher lactification.[vi] Cependant, la supercherie ne durera que quatre longues décennies. Voici que de nouveaux griots, d’un verbe moins académique mais non moins hermétique pourtant, nous révèlent la supercherie de leurs pères : Soukeïna, l’on a beau chanter ton éclat et ta grâce, ce qui compte désormais, c’est d’être « une go chawarma . . . mince, mince . . . teint clair . . . fille à papa . . . toujours sexy »[vii] Cela est d’autant plus vrai que d’éminentes griottes—Ö oxymoron monumental que ce néologisme ! Y a-t-il jamais eu une langue maternelle ? Le langage de la griotte n’est-il pas toujours déjà investi de l’autorité du phallus ? —cela est d’autant plus vrai, disais-je donc, que des griottes défilent sur les petits écrans africains faire la réclame de lotions de dépigmentation. Quiconque n’a passé que quelques heures à regarder la télévision malienne se souviendra de cette publicité : La scène se passe dans un restaurant huppé de Bamako. Des clients y sont attablés, qui mangent et discutent discrètement. Entre alors Babani Koné, une diva de la chanson malienne, et assurément la griotte la plus célébrée du pays. Elle est éblouissante. Une véritable go chawarma, dirait Tévécinq. Elle est mince, mince, teint clair, le maquillage éclatant, la coiffure parachevée par de longues mèches, la mise sexy.  Tous les regards se tournent vers ce délice des yeux. Un homme assis à une table en face d’une femme ne peut s’empêcher de hasarder une question à l’endroit de cette apparition paradisiaque. Il se retourne et la hèle en Bambara : « Madame ! Quel est le secret de votre beauté ? » Et la pétitionnée de lui déballer toute une gamme de toilettes aux effets de dépigmentation, et les clientes du restaurant de boire à petits laits, avec des hochements de tête, le discours de la griotte bienfaitrice  qui livre à ses sœurs le secret du bonheur absolu. A présent que la griotte a pris le relais du griot, King, mon ami et homme d’affaires Africain-américain éprouve du remord, qui me confie : « Je me suis fait tellement d’argent à vendre aux Africaines des lotions, des comprimés et des sérums de dépigmentation que j’en ai honte aujourd’hui ». Il est évidemment trop tard pour rectifier le tir. Les multinationales de produits cosmétiques ont compris qu’il y a du profit à se faire dans la réplique des femmes noires à la politique de la reconnaissance à relents aquarellistes du griotisme, et elles ne sont pas près de lâcher prise.

            En effet, le phénomène de la dépigmentation doit s’entendre à la lumière d’un colorisme social. En dépit des slogans fier d’être noir, les médias sont envahis de discours à peine voilés qui valorisent à l’excès le teint clair. Les petits africains apprennent par leurs dessins animés favoris que les méchants ont la peau plus foncée que les bons (le roi lion et Alladin en sont des références symptomatiques), et ils observent leurs parents accorder plus de concessions aux peaux moins foncées qu’aux peaux foncées dans les espaces professionnels et domestiques. Si être noir participe d’une malédiction, n’est-ce pas qu’être femme et noire équivaut à une double infortune ? La psychologie de la dépigmentation est qu’elle est une volonté-de-passage de la condition d’invisibilité à la situation de visibilité; elle est une stratégie d’effacement des limites traumatiques de compartimentation de la société en zones de fortunés et de moins fortunés, pour que se joue, enfin, sur un terrain impartial, un rapport en miroir, une reconnaissance réciproque. Que nous dit-on des gos (filles) qui ont la couleur et la minceur du chawarma—car il est vrai que depuis la crise ivoirienne, ce sandwich libanais s’est bien amenuisé et se cuit moins longtemps, bien que son prix ait doublé–sinon que leur condition leur confère un état de grâce, qu’elles sont d’ores et déjà perçues comme appartenant à la haute classe sociale (filles à papa) et donc prédisposées à un meilleur traitement social ?

La dépigmentation est un engagement pour la survie. C’est une lutte pour atteindre ce nouvel état de grâce édifié par les griots de l’ère moderne.  La femme africaine qui est quotidiennement exposée au colorisme, cette discrimination sociale fondée sur son niveau élevé de mélanine, lorsqu’elle s’arme des seuls moyens dont elle dispose (les produits de dépigmentation), et qu’elle décide de redresser le préjudice qui lui est journellement fait, ne peut s’embarrasser des discours cliniques qui tentent de la psychanalyser. La plupart des femmes, même si elles ignorent les dangers sur la santé qu’elles courent en utilisant ces produits abrasifs, sont conscientes des regards curieux qui se posent sur elles et des commentaires malicieux qui fusent lorsqu’elles passent, exhibant leurs épidermes tigrés, mouchetés, zébrés ou tout simplement peinturlurés, tels des aquarelles d’amateurs. Cependant, de ces indispositions éphémères, la Noire en passe de devenir teint clair n’en a cure, car son combat, elle le perçoit comme une lutte d’affranchissement qui en vaut la peine et pour lequel elle est déterminée à subir quelques désagréments. C’est une cause pour laquelle elle mettrait même sa vie en danger. N’est-ce d’ailleurs pas au péril de la vie que s’acquiert la vraie liberté ?          

Nonobstant la légitimité de l’engagement de la femme noire qui tente de se sortir des confins de ce discours griotique qui l’a si tragiquement marquée du sceau de l’amoindrissement, peut-on rester insensible à la prédestination de sa lutte ? La femme noire disposera-t-elle d’assez de ressources et d’énergie pour mener un combat pour lequel ses zones d’engagement, ses armes et ses dénouements lui sont imposés par ceux-là même dont elle cherche à s’émanciper ? Jusque là, les arguments dont se sert la femme pour combattre l’objectification griotique sont estampillés de la signature du griot, et les issues qu’elle devine comme des écarts ne sont que des tracés griotiques qui la ramènent au cœur même de son avilissement. Peut-être faudrait-il que la femme se trouve une autre  carte hors de nébuleuse phallogriocentrique, un autre langage, une expression différente, qui lui soit propre, c’est à dire qui se déterritorialise du discours et de l’odeur du père-griot. C’est seulement lorsqu’elle se sera inventé une langue propre qui définisse pour elle une façon d’être et de se sentir, plutôt qu’une langue qui, prétendant être une langue maternelle, ne fait que reproduire des aspirations paternelles, que la femme noire saura entre-voir l’issue de sa lutte. Si donc, femmes, je vous avise que c’est en tant qu’homme que je paraphe cet article, est-ce là aussi une astuce que je vous inflige et qui ne cache qu’une volonté-de-pouvoir masculiniste ? Et cet avertissement ne cache-t-il qu’une autre astuce . . . ad infinitum.  voir reportage : http://www.youtube.com/watch?v=tIL98fKsZic&feature=player_embedded


Notes

[i] Consulter, entre autres,  Camara Laye, Le Maître de la parole (Paris: Plon, 1978); Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant, Lettres créoles: tracées antillaises et continentales de la littérature (Paris: Hatier, 1991).

                [ii] Voir Norman Stockles, “Toward an Africanization of the Novel: Francis Bebey’s Narrative Technique”, New West African Literature, ed. Kalawole Ogungbesan (London: Heinmann, 1979), p. 109-10.

[iii] Voir Ce que je crois, p. 158

[iv] Voir à ce propos le beau film de Cheick Oumar Cissoko, Keita : l’héritage du griot

[v] Une allusion à Senghor, le grand chantre de la beauté de la femme noire. Dans son poème intitulé que m’accompagnent Koras et balafon, Senghor révèle sa schizophrénie culturelle, qui est aussi la contradiction de tout sujet postcolonial Isabelle (la Blanche) et Soukeïna (la Noire) sont les deux personnages entre qui se joue la dialectique senghorienne.

[vi] Une allusion à la critique hypocrite de Mayotte Capécia faite par Frantz Fanon dans Peau noire masques blancs (Paris : Editions du Seuil, 1952). Il est évident que Fanon, qui était lui-même marié à une Blanche, ne voyait le désir de lactification que chez les autres.

[vii] Les Gos chawarma, Tévécinq, artiste chanteur ivoirien.

Primes impayées des Eléphants : Sidy Diallo prend-il les pots cassés pour Dramane ?

Sidy-Diallo-Bilan

Nous vous annoncions ici il y a une semaine que l’argent des primes impayées des Eléphants et de leurs encadreurs se trouvait à la Présidence ; que Dramane l’arnaqueur ne l’avait jamais décaissé en dépit de ses déclarations pompeuses à cet effet. D’ailleurs Sidy Diallo l’avait lui-même reconnu, qui avait demandé au directeur du Trésor de rendre disponible l’argent déboursé par Dramane.

Or, revirement étrange, voici qu’après trois mois de « je vous jure que je ne suis pas en possession de la prime des joueurs. J’attends que le Trésor s’exécute et décaisse les fonds promis par le chef de l’Etat », Sidy Diallo revient subitement déblatérer aux Ivoiriens ceci : « l’argent que le Chef de l’Etat dans sa clairvoyance a blablablabla, était en réalité en ma possession et que c’est plutôt la FIF qui tarde à le distribuer ».

Dans cette Dozocratie, quelqu’un cherche à protéger quelqu’un d’autre d’imposture, de mensonges, et de mystifications. Connaissant le goût prononcé qu’a Dramane pour les galéjades, moi idée que dans cette affaire-là, c’est encore une autre menterie du boucher que l’on cherche à couvrir. Dramane s’est-il enfin résolu à tenir cette promesse-là au moins, à payer les auteurs de la victoire qu’il s’évertuait à présenter comme émanant de la «politique gagnante » de la Dozocratie ?

Bientôt, c’est Kandiarousse qui viendra à son tour nous dire qu’en vérité, les arriérés à payer aux enseignants avaient été décaissés par Dramane « dans sa clairvoyance », et que c’était plutôt elle, qui tardait à les virer sur leurs comptes.

Balivernes !

Côte d’Ivoire: Teachers and Students on Strike Shot by Army

BakayokoThe Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) are taking no prisoners this morning. They have received a firm order by Interior Minister Hamed Bakayoko to ‘shoot to kill’ in order to send a clear message that the regime will tolerate no ‘disturbance’.

Bakayoko’s goal, as instructed him by his boss President Dramane Ouattara, is to silence any discordant voice by all means necessary, and especially put off the movements of teachers and students–on strike over the last three days for better wages and improved working conditions–and force them back into the classrooms.

The Government’s promises 4 years ago to renovate and equip the learning institutions of the country and improve teachers’ wages have not been fulfilled. The infrastructures destroyed by the rebels that supported the regime during the civil war have not been replaced or repaired. The university libraries are completely empty; the laboratories lack the most basic equipment; there are no chairs nor desks in the rooms; the faucets are out of order, and the student residences are squatted by Ouattara’s rebels. To call attention on the Government indifference, teachers and students launched a general strike three days ago; which the Government is determined to break at all costs.

Since his forced installation by the ‘international community’, Dramane Ouattara has marshalled in an autocratic regime that allows no room for dissension. Several members of opposition parties have been kidnapped and tortured by armed masked men in military uniforms before behind dropped in open fields a few days later. Over the last two years, two journalists whose articles were critical of the regime have met with death in mysterious circumstances.

In the wee hours of April 30, 2015, in the town of Mama (south-west Côte d’Ivoire), Dramane’s troops killed 2 and wounded 6 people in an effort to discourage a meeting organized by members of the largest opposition party, the FPI.

This climate of insecurity augurs nothing good for the upcoming presidential election (November 2015) whose democratic spirit has yet to be guaranteed.

Congrès du FPI à Mama : Hamed Bakayoko ordonne de tirer sur les congressistes ; 2 morts et 6 blessés par balles

Mama Le Congrès du FPI qui devait se tenir ce jeudi 30 avril 2015 à Mama, village du président Gbagbo, a été pris d’assaut par les FRCI. Arrivées à Mama hier sous prétexte de sécuriser le congrès, les forces d’Hamed Bakayoko ont fini par dévoiler leur vrai motif ; celui d’empêcher par tous les moyens que se tienne le congrès d’investiture du Président Gbagbo, élu à plus de 98% à la présidence de son parti, le FPI.

Et les soldats d’Hamed Bakayoko n’y sont pas allés de mains mortes. Usant de grenades et de balles réelles Durant l’intervention, la milice armée de Bakayoko a fait 2 morts et 6 blessés par balles parmi les congressistes; un bilan macabre qui vient s’ajouter à celui des élèves, étudiants et enseignants grévistes tailladés à la machette par les milices du RDR.

Dramane Ouattara, son ministre de l’intérieur et son parti (RDR) sont dans leur logique de dissuasion par la sauvagerie de toute voix discordante à la politique du RDR et à l’appel de Daoukro. Jusqu’où ira la folie meurtrière de Dramane qui a en face de lui une population ivoirienne déterminée à se libérer de sa dictature ?

UN aid worker suspended for leaking report on child abuse by French troops

1000Anders Kompass said to have passed confidential document to French authorities because of UN’s failure to stop abuse of children in Central African Republic

A senior United Nations aid worker has been suspended for disclosing to prosecutors an internal report on the sexual abuse of children by French peacekeeping troops in the Central African Republic.

Sources close to the case said Anders Kompass passed the document to the French authorities because of the UN’s failure to take action to stop the abuse. The report documented the sexual exploitation of children as young as nine by French troops stationed in the country as part of international peacekeeping efforts.

Kompass, who is based in Geneva, was suspended from his post as director of field operations last week and accused of leaking a confidential UN report and breaching protocols. He is under investigation by the UN office for internal oversight service (OIOS) amid warnings from a senior official that access to his case must be “severely restricted”. He faces dismissal.

The treatment of the aid worker, who has been involved in humanitarian work for more than 30 years, has taken place with the knowledge of senior UN officials, including Zeid Ra’ad Al Hussein, the high commissioner for human rights, and Susana Malcorra, chef de cabinet in the UN, according to documents relating to the case.

Analysis France’s poisoned legacy in the Central African Republic

Latest mission to the former colony in 2013 was to protect people displaced by sectarian conflict – now French troops are accused of engaging in child abuse

The abuses took place in 2014 when the UN mission in the country, Minusca, was in the process of being set up.

The Guardian has been passed the internal report on the sexual exploitation by Paula Donovan, co-director of the advocacy group Aids Free World, who is demanding an independent commission inquiry into the UN’s handling of sexual abuse by peacekeepers.

It was commissioned by the UN office of the high commissioner for human rights after reports on the ground that children, who are among the tens of thousands displaced by the fighting, were being sexually abused.

Entitled Sexual Abuse on Children by International Armed Forces and stamped “confidential” on every page, the report details the rape and sodomy of starving and homeless young boys by French peacekeeping troops who were supposed to be protecting them at a centre for internally displaced people in Bangui, capital of the Central African Republic.

Donovan said: “The regular sex abuse by peacekeeping personnel uncovered here and the United Nations’ appalling disregard for victims are stomach-turning, but the awful truth is that this isn’t uncommon. The UN’s instinctive response to sexual violence in its ranks – ignore, deny, cover up, dissemble – must be subjected to a truly independent commission of inquiry with total access, top to bottom, and full subpoena power.”

The UN has faced several scandals in the past relating to its failure to act over paedophile rings operating in the Democratic Republic of Congo, Kosovo and Bosnia. It has also faced allegations of sexual misconduct by its troops in Haiti, Burundi and Liberia.

The treatment of Kompass, a Swedish national, threatens to spark a major diplomatic row.

This month, the Swedish ambassador to the United Nations warned senior UN officials “it would not be a good thing if the high commissioner for human rights forced” Kompass to resign. The ambassador threatened to go public if that happened and to engage in a potentially ugly and harmful debate.

The abuses detailed in the internal report took place before and after Minusca was set up last year. Interviews with the abused children were carried out between May and June last year by a member of staff from the office of the high commissioner for human rights and a Unicef specialist. The children identified represent just a snapshot of the numbers potentially being abused.

Sex abuse poses ‘significant risk’ to UN peacekeeping, says leaked report

Internal UN research talks of a culture of impunity and underreporting on sexual abuse cases in peacekeeping missions

The boys, some of whom were orphans, disclosed sexual exploitation, including rape and sodomy, between December 2013 and June 2014 by French troops at a centre for internally displaced people at M’Poko airport in Bangui.

The children described how they were sexually exploited in return for food and money. One 11-year-old boy said he was abused when he went out looking for food. A nine-year-old described being sexually abused with his friend by two French soldiers at the IDP camp when they went to a checkpoint to look for something to eat.

The child described how the soldiers forced him and his friend to carry out a sex act. The report describes how distressed the child was when disclosing the abuse and how he fled the camp in terror after the assault. Some of the children were able to give good descriptions of the soldiers involved.

In summer 2014, the report was passed to officials within the office of the high commissioner for human rights in Geneva. When nothing happened, Kompass sent the report to the French authorities and they visited Bangui and began an investigation.

It is understood a more senior official was made aware of Kompass’s actions and raised no objections. But last month Kompass was called in and accused of breaching UN protocols by leaking details of a confidential report, according to sources.

Kompass’s emails have been seized as part of the investigation into the alleged leak. One senior UN official has said of Kompass that “it was his duty to know and comply” with UN protocols on confidential documents.

Bea Edwards, of the Government Accountability Project, an international charity that supports whistleblowers, condemned the UN for its witch-hunt against a whistleblower who had acted to stop the abuse of children.

“We have represented many whistleblowers in the UN system over the years and in general the more serious the disclosure they make the more ferocious the retaliation,” said Edwards. “Despite the official rhetoric, there is very little commitment at the top of the organisation to protect whistleblowers and a strong tendency to politicise every issue no matter how urgent.”

UN sources confirmed an investigation by the French was ongoing – in cooperation with the UN – into allegations of a very serious nature against peacekeepers in the Central African Republic.

On Wednesday the French government confirmed that authorities in Paris were investigating the allegations. A statement from the defence ministry said the government “was made aware at the end of July 2014 by the UN’s high commission for human rights of accusations by children that they had been sexually abused by French soldiers.”

An investigation was opened shortly after by Paris prosecutors, it said.

“The defence ministry has taken and will take the necessary measures to allow the truth to be found,” the statement added. “If the facts are proven, the strongest penalties will be imposed on those responsible for what would be an intolerable attack on soldiers’ values.”

The ministry said the abuse was alleged by around 10 children and reportedly took place at a centre for internally displaced people near the airport of the capital Bangui between December 2013 and June 2014.

The ministry said that French investigators had gone to the CAR from 1 August last year to begin their inquiry.

A spokesman for the UN office of the high commissioner for human rights confirmed an investigation was under way into the leaking of confidential information by a staff member.

Source: http://www.theguardian.com/world/2015/apr/29/un-aid-worker-suspended-leaking-report-child-abuse-french-troops-car

Des soldats français accusés de viols sur des enfants en Centrafrique, Tanguy Berthemet

centrafriqueUn rapport des Nations unies accuse des troupes internationales, et particulièrement les soldats français, d’avoir commis des viols sur des enfants en Centrafrique. Le ministère de la Défense français a ouvert une enquête interne et promet de faire toute la lumière.

Le texte, révélé par le quotidien britannique The Guardian, affirme que des militaires ont abusé de mineurs en «échange d’argent ou de nourriture». Les faits se seraient déroulés à Bangui en décembre 2013 et juin 2014. La capitale centrafricaine était alors la proie d’intenses combats entre les miliciens chrétiens anti-Balaka et musulmans de la Séléka. Des centaines de milliers de civils avaient alors fui leur maison pour se cacher sur l’aéroport de M’Poko à Bangui. C’est dans ce camp de réfugiés que les viols auraient eu lieu.

Des victimes âgées de 9 ans

Un agent du BINUCA (Bureau Intégré de l’Organisation des Nations Unies en Centrafrique) assisté de personnels de l’UNICEF a recueilli plusieurs témoignages d’enfants, dont certains âgés de 9 ans, racontant les sévices dont ils ont été victimes. Le rapport de la MINUSCA (Mission des Nations Unies en Centrafrique), estampillé «confidentiel» est extrêmement détaillé. Un garçon de 9 ans raconte ainsi avoir été agressé sexuellement par deux soldats alors qu’il était à un check point dans l’espoir de trouver quelque chose à manger. Les victimes, très choquées, ont néanmoins pu donner des descriptions précises de certains violeurs.

Rédigé à l’été 2014 par une équipe des Nations unies, le rapport est très longtemps resté secret. L’enquête semblait s’enliser laissant craindre qu’aucune sanction ne soit prise. «Les abus sexuels par les forces de maintien de la paix couverts par les Nations unies montre un mépris des victimes. Mais l’affreuse vérité est que ce n’est pas rare. Le manque de réaction de l’ONU aux abus sexuels commis par ses membres doit faire l’objet d’une enquête», assure Paula Donovan, de l’ONG Free World.

«Des cas isolés» selon la Défense

Anders Kompass, un travailleur humanitaire de l’ONU, en poste à Genève, lassé de ce manque de volonté, a finalement décidé de son propre chef de saisir les autorités françaises. Le ministère de la Justice français a annoncé mercredi que le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire à ce sujet en juillet 2014. Plus étonnant, Anders Kompass est lui aussi la cible d’une enquête de l’ONU. On lui reproche d’avoir diffusé le rapport, ce qui pourrait lui valoir un licenciement.

Le ministère de la Défense français explique que le dossier lui a été transmis par l’ONU le 29 juillet, et qu’il a saisi le jour même le parquet de Paris sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale. Les investigations ont été confiées au commandement de la gendarmerie prévotale, l’équivalent pour ce corps de la «police des polices». En parallèle, l’armée a ouvert une enquête interne, «une enquête de commandement». «L’ensemble des investigations n’ont pas permis d’identifier les éventuels responsables de ces actes. Il ne s’agit pas de quelque chose de systémique mais de cas isolés» explique-t-on au ministère. Toujours selon cette source, les enquêteurs se heurtent à des difficultés pour retrouver certains des enfants victimes et les témoignages ne sont pas assez précis pour permettre une identification claire des violeurs. Mais les investigations seraient toujours en cours.

Les Nations unies ont déjà dû faire face à plusieurs scandales de pédophilie dans ses rangs lors d’opération de maintien de la paix. La révélation de ces viols pourrait rendre plus difficile la mission de la France en Centrafrique où 1000 soldats français sont toujours stationnés.

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2015/04/29/01003-20150429ARTFIG00254-des-soldats-francais-accuses-de-viols-sur-des-enfants-en-centrafrique.php

Côte d’Ivoire – des enseignants grévistes « attaqués » à leurs domiciles par des militants du parti de Ouattara

dozosSoupçonnés d’être « les instigateurs de la grève des enseignants » dans leur localité, des enseignants dont Arnaud Boka Kouadio, secrétaire général du Syndicat pour la revalorisation des enseignants du secondaire (SYRES) de Côte d’Ivoire, professeur au lycée de Divo (191 Km au Nord-ouest d’Abidjan), affirment avoir été « attaqués » depuis mardi à leurs domiciles par des individus armés.

« Tout s’est passé hier (mardi) autour de 20H GMT (heure locale). J’allais être attaqué par une cohorte de personnes », mais « alerté (…) j’étais dans mon arrière-cour » où « j’ai sauté la clôture (de l’habitation) pour me mettre en lieu sûr », a raconté M. Boka, joint au téléphone:

Boka accuse des proches du pouvoir membre du Rassemblement des Enseignants Républicains (RER) d’avoir « organisé » cet assaut sur son domicile, indexant ouvertement M. Mamery Konaté, instituteur dans une école publique de la ville de Divo, d’en être le « commanditaire ».

« Je n’ai pas été touché physiquement » par ces individus qui ont par ailleurs « menacé mon enfant », la dizaine, et d’autres membres de la famille, qui ont pu être exfiltrés par la police plus tard.

Ces personnes « nous reprochent d’être des instigateurs » de cette grève, « diligentée contre le pouvoir et il faut nous mettre hors d’état de nuire », a-t-il ajouté.

Depuis, « on recevait des menaces », ce qui a amené des enseignants grévistes à se « cacher » et « plusieurs responsables syndicaux sont en cavale », a poursuivi le secrétaire général du SYRES, Boka Kouadio.

Ettien Félix, un autre enseignant à Divo raconte « Nous sommes dans une situation de terreur actuellement à Divo. Nous sommes en fuite de nos domiciles. Des individus armés de machettes, de gourdins et d’armes à feu circulent à moto à la recherche des domiciles des enseignants. Nous sommes refugiés dans des endroits. Faites passer l’info pour sauver nos vies »

Plusieurs syndicats d’enseignants ivoiriens sont en grève sur l’ensemble du territoire, depuis quelques semaines, pour réclamer au gouvernement le déblocage des salaires et des avancements indiciaires.

A Abidjan, la capitale économique du pays, quelques manifestations d’élèves sont observées depuis lundi, pour demander aux enseignants de reprendre les cours.

Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, avait promis le déblocage des avancements indiciaires au niveau des agents de la fonction publique. Il devrait rencontrer les confédérations syndicales des différents secteurs, le 1er mai.

En cas de non satisfaction de leurs préoccupations, le chronogramme des examens de fin d’année, prévu entre mai et fin juillet, pourrait connaître une perturbation.

Connectionivoirienne.net avec Alerte Info [Patrice ALLEGBE]

Guerre des chiffres et falsifications: mystère et boule de gomme!

photo prise lors de l'investiture du Président Gbagbo en octobre 2010 au Félicia

photo prise lors de l’investiture du Président Gbagbo en octobre 2010 au Félicia

Par quelle magie la même image réapparaît-elle comme étant une photo prise le 25 avril à l'investiture de Dramane?

Par quelle magie la même image réapparaît-elle comme étant une photo prise le 25 avril à l’investiture de Dramane?

Observez bien ces deux images :

  • La première a été prise lors du meeting du Président Gbagbo en octobre 2010 au Félicia.
  • La seconde image est censée être une photo prise lors de l’investiture de Dramane le 25 avril 2015 au Félicia.

Non, vous n’avez pas la berlue ! Ce n’est pas l’éternel retour du même. C’est bien la même photo !

Pressés de rendre compte des 2.000.000.000 CFA du contribuable dépensés dans l’investiture foirée de Dramane, les alchimistes de la rue Lepic ont cru bon de faire du faux.

Ils ont tout bonnement fait du couper-coller, reprenant à leur compte des photos prises en 2010 lors de l’investiture du Président Gbagbo, qu’ils ont présentées comme étant des images de leur show manqué du 25 avril.

Décidément, Bictogo et compagnie prennent les membres du RDR pour des idiots !  

Rénovation du Félicia: ça vous met les larmes aux yeux !

a la dabaa la daba 2Quelles conditions faut-il vraiment remplir au Dozoland pour remporter un appel d’offres ? Après la construction des ghettos OPES à Bingerville confiée à …, voici nos ingénieurs paysagistes, dabas en mains, en pleine rénovation du Stade Félix Houphouët-Boigny.

Non, ce ne sont pas de buttes d’ignames ! On prépare plutôt le terrain pour la pelouse sous le regard bienveillant du « Boss ». Pourvu qu’on atteigne l’émerzance version Dramane !

Investiture de Dramane: malgré le convoyage des populations, le stade était vide, vide, vide!

Investiture-0001Les griots de la Rattrapocratie avaient annoncé 200.000 militants et 12 chefs d’Etat étrangers à l’investiture de Dramane ce samedi 25 avril 2015. Au final, malgré le convoyage des populations, Dramane n’a même pas pu faire le plein d’un stade prévu pour 50.000 personnes au plus. C’est devant une foule clairsemée et ennuyée que Dramane a débité son nouveau rosaire de promesses. En fait de chefs d’Etat étrangers, il n’y eut qu’Ali Bongo, qui, à Abidjan pour la messe des francs-maçons, fit une visite de courtoisie au Félicia. fiasco 3

Au vu de cet échec cinglant, la question reste plus que jamais pertinente : Qui a vraiment remporté les élections de 2010 ? la réponse est dans la vidéo ci-dessous. 

Le maire Adama Tougara d’Abobo vous présente son lieu de travail

Voici la salle des mariages de la mairie d’Abobo, la mairie du maire « choco » d’Abobo Adama Toungara. C’est ça la vitrine d’Abobo. Imaginez le reste!

AboboSalle de mariage Abobosalle de mariage d'abobo

(Vidéo) Michel Gbagbo: Dramane Ouattara pas éligible

La ghettoïsation de la Côte d’Ivoire continue, M. Frindéthié

Logements sociaux d'Houphouët: Imaginez un peu ce que c'était il y a 40 ans

Logements sociaux d’Houphouët: Imaginez un peu ce que c’était il y a 40 ans

Logements sociaux de Dramane: Imaginez un peu ce que ce sera dans 5 ans

Logements sociaux de Dramane: Imaginez un peu ce que ce sera dans 5 ans

40 ans après les premiers logements sociaux du Président Houphouët (Sicogi, Sogefia) la Côte d’Ivoire peine à offrir des habitations décentes aux Ivoiriens.

Au contraire, ce qui se donne à voir depuis l’arrivée des Rattrapés au pouvoir, c’est un nivellement par le bas, une ghettoïsation de la Côte d’Ivoire. Le standard des constructions qui sous l’égide du « ministère de la construction » de Dramane poussent comme des champignons ces dernières années fait honte. Ce n’est pas un standard digne de la Côte d’Ivoire.

Tout n’est pas de superposer des briques comme un angelot s’amusant au jeu du lego. Il faut savoir  proposer aux Ivoiriens quelque chose qui fait plaisir aux yeux et rehausse la dignité humaine. Ces poulaillers en construction que l’on nomme fièrement « logements sociaux » sont en deçà de ce qui se construisait il y a 40 ans ; et c’est inadmissible. Quel gâchis ! Et puisqu’une image vaut bien mille mots, nous vous offrons par images la comparaison suivante :

En haut, les logements sociaux d’Houphouët d’il y a 40 ans.

En bas, la version dramanique de 2015.

Oh oui, des locataires inconscients ont laissé se dégrader les « maisons d’Houphouët ». Mais même dans leurs décrépitudes, ces bâtiments d’il y a 40 ans sont loin d’être rattrapés par les poulaillers de nos Rattrapés.

Primes impayées des Eléphants : L’argent se trouve chez Incubus, M. Frindéthié

incubusDramane Ouattara a pompeusement déclaré avoir décaissé des millions pour les Eléphants victorieux de la Coupe d’Afrique des nations et leur a promis à chacun « une villa » dans ce nouveau ghetto « Cité OPES 1 » qui s’érige à Bingerville.

Mais pour les joueurs qui depuis le vuvuzela et les grelots de la dictature attendent de voir la couleur de leurs primes, c’est gbanzan, rien, nothing, nada, likéfi !

Au Trésor, à la FIF, au Ministère des sports, l’on s’entraccuse, mais personne n’ose accuser Dramane. Or la vérité vraie, c’est que Dramane a fait sa déclaration mais n’a jamais rien décaissé … comme les « 5 millions et une villa promis à ses mercenaires », comme « la pluie de milliards promise aux Ivoiriens » qui s’est plutôt muée en un déluge de mille misères, comme « le décrochage promis aux fonctionnaire après l’obtention du statut de PPTE », comme « l’université nouveau départ », comme les « 5 universités en 5 ans », comme « les maisons sociales à moins de 5 millions de francs CFA », comme les « 65,000 classes équipées »,comme tout ce que Dramane promet et va continuer de promettre à ses foules convoyées à son « investiture » de demain.

Dramane Ouattara est un affabulateur, un mythomane. Dramane n’est pas Dramane s’il ne ment. Les seules promesses qu’il ait pu tenir ont été de « frapper » les gouvernements respectifs de Bédié et de Gbagbo et de « rendre la Côte d’Ivoire ingouvernable ». Dramane Ouattara n’a jamais rien décaissé pour les Eléphants. La FIF, le Trésor, et le Ministère de Lobognon le savent. Ils peuvent s’entraccuser, mais personne n’osera pointer le doigt vers Dramane, car Amadou Cimetière les a prévenus : « tous ceux qui osent critiquer Dramane se retrouvent au cimetière ».

Dramane est un leveur de poussière. Dans les bals poussière, il y en a toujours un qui se trémousse plus que tout le monde, soulève plus de poussière qu’il ne danse bien. C’est ça Dramane : un leveur de poussière. Beaucoup de tapage pour pas grand-chose !

La prime se trouve encore chez Dramane. Mais il vaut mieux s’entraccuser que de le dire.

ANAKY KOBENA CONTRA DRAMANE OUATTARA

(Vidéo) KKB en meeting à Paris le 21 mars 2015

Côte d’Ivoire : Attention ! Poudrière Identitaire, M. Frindéthié

Depuis l’installation martiale d’Alassane Dramane Ouattara au Palais Présidentiel d’Abidjan par les troupes françaises, nous n’avons pas cessé d’interpeller le monde sur les dérives identitaires de son régime. Convaincu qu’il jouit d’une immunité internationale, Alassane Dramane Ouattara encourage personnellement une politique d’épurement ethnique qu’il théorise sans apologie aucune comme « politique de rattrapage ethnique ». Cette politique hitlérienne de purification déguisée en des termes si peu adroits – devrait-on s’en étonner ? – Ouattara la justifie de ce que, de tous les temps, les Nordistes auraient été mis en marge de la société ivoirienne. Ah ! Si mensonge avariait bouche !

Dans son application la moins monstrueuse, la « politique de rattrapage ethnique » de Ouattara consiste à épurer aussi bien les entreprises de l’Etat que les entreprises privées, les associations culturelles, les associations sportives et les organisations non gouvernementales des ressortissants des régions où le président Gbagbo a enregistré une majorité de votes pendant les dernières élections présidentielles, afin de les remplacer par des ressortissants du Nord, où Ouattara a enregistré des scores suspicieusement immesurés. Ainsi, des milliers de travailleurs sudistes sont-ils allés augmenter la pléthore de chômeurs occasionnée par la guerre importée de Ouattara, alors que des milliers de Nordistes les remplaçaient ou décrochaient des contrats publics sans en démontrer les compétences nécessaires.

Dans son application la plus barbare, la « politique de rattrapage ethnique » consiste à laisser faire l’escadron de la mort et les milices armées de Ouattara, de tourner le dos de l’indifférence pendant qu’ils assassinent et commettent des horreurs de toutes sortes sur les populations du Sud. Ainsi, ne se passe-t-il pas un seul jour sans que des civils non armés soient criblés  de balles dans le silence de l’impunité.

Aujourd’hui, la politique d’épurement ethnique de Ouattara semble avoir réussi à pousser la colère des souffre-douleurs à son paroxysme. Les nombreux foyers de tensions qui ont surgi ces derniers mois sont l’évidence que les populations du Sud ont décidé de ne plus se résigner à la mort que leur offre Ouattara. La Côte d’Ivoire est d’autant plus assise sur une poudrière identitaire que Ouattara n’a aucune intention de réviser sa politique ethnocentrique.

Pendant l’épuration nazie, alors que montaient des hauts fourneaux d’Auschwitz les fumées chargées d’effluves de souffrance, de nombreuses populations des villages environnants prétendaient ne rien sentir ni ne rien voir. Aujourd’hui aussi, en Côte d’Ivoire, nombreux sont ceux qui, bénéficiaires de la politique d’épuration ethnique de Ouattara, prétendent ne rien voir ni ne rien entendre … jusqu’au moment inévitable.

(Vidéo) Côte d’Ivoire: Les cités universitaires occupées par les milices de Ouattara sont devenues des ghettos méconnaissables

Adama Bictogo ou le symptôme d’une dégénérescence morale pernicieuse au sein de la Rattrapocratie, M. Frindéthié

Adama Bictogo

Suite à la dénonciation des medias  et au malaise généré dans les chancelleries étrangères par l’escalade de la pandémie de corruption au sein de l’administration de la Rattrapocratie, Alassane Dramane Ouattara s’est vu contraint de se séparer d’un de ses plus fidèles lieutenants, Adama Bictogo, qui lundi encore occupait la fonction de ministre de l’intégration africaine. Bictogo se serait rendu coupable de faux et usage de faux et de détournement de plus de 4 milliards de francs Cfa destinés à l’indemnisation des victimes de déchets toxiques déversés en août 2006 à Abidjan par le Probo Koala, et qui avaient fait des milliers de victimes. On rapporte aussi qu’au Mali, où il était mandaté par la CEDEAO pour négocier une issue à la crise malienne, Bictogo se serait compromis dans des transactions personnelles sur des mines d’or avec la junte militaire qui a renversé le président ATT. Bictogo a donc été lâché par Ouattara pour, dit-on, sa violation de la charte d’éthique imposée aux membres du gouvernement.

Le problème de Ouattara, et qui crève l’œil tel un abcès manifeste, c’est que Bictogo n’est que le symptôme de la moralité crépusculaire, qui foisonne depuis son entrée en politique ivoirienne, et qui a phagocyté une partie de la jeunesse ivoirienne, convaincue qu’elle est de ce que la mobilité sociale doit d’abord plonger ses racines dans la fange de l’insolence, du mensonge, du vol, de la corruption, du rançonnage, du pillage et de l’assassinat. L’entourage de Ouattara est pourri, qui ne peut se condenser dans le seul « nom propre » de Bictogo.

Bictogo s’en va vers d’autres horizons poursuivre ses tripotages ténébreux. Mais l’essentiel du dispositif de décrépitude morale demeure, avec à sa tête, un chef, qui, en contradiction avec ses propres prétentions d’honnêteté, n’a pas encore su trouver le moyen le plus amène d’expliquer sa subite fortune colossale et celle de son épouse, encore moins d’honorer à l’obligation constitutionnelle de déclaration de biens, à laquelle Macky Sall et François Hollande, arrivés bien après lui, ont satisfait.

Bictogo s’en va – peut-être ! -, mais il n’est que la manifestation extérieure de l’immense avilissement intérieur de la Rattrapocratie ; un avilissement à écraser !

2015: Le roi de la triche annonce 80% au premier tour

Dramane Ouattara ne sera pas aux prochaines élections, M. Frindéthié

Depuis bientôt deux semaines, les alchimistes de la rue Lepic ne cessent de faire publier dans les feuilles de chou du RDR que tricheDramane Ouattara remportera les élections présidentielles d’octobre 2015 à plus de 80% dès le premier tour. D’évidence, le boucher de Duékoué reçoit de très précieux conseils de son hôte, le boucher de Ouaga. Compaoré a dû conseiller à Dramane un de ces scores soviétiques dont il connaît si bien le secret, et qui au Burkina le faisaient toujours vainqueur des élections présidentielles à plus de 98%. Et depuis, les Bacongo, Bictogo, et Soro se sont fait griots de la forfaiture en préparation. Le rêve est permis ! Ce qui est certain, cependant, c’est que les prochaines élections présidentielles, quelle que soit leur date, se feront sans l’homme de Sindou. Dramane Ouattara n’y participera pas. Il aura déjà été évincé par la rue … comme son conseiller de Ouaga.

(Vidéo) Violence en Dozocratie: Amara (le Gros), le nouveau ministre de la sécurité de Dramane Ouattara, prend la parole

Des migrants chrétiens jetés par-dessus bord par des Musulmans

migrantsAu moins douze migrants africains sont morts après avoir été jetés à la mer par d’autres passagers, affirme la police italienne.

La police du port sicilien de Palerme dit avoir arrêté 15 migrants d’origines malienne, ivoirienne et sénégalaise soupçonnés d’avoir attaqué et jeté par-dessus bord d’autres passagers après une dispute à caractère religieux sur un bateau se dirigeant vers l’Italie. Accusés de multiples assassinats motivés par la haine religieuse, les 15 migrants musulmans ont été arrêtés à leur arrivée en Italie. Ces 15 personnes arrêtées sont toutes musulmanes alors que leurs douze victimes étaient des  Chrétiens du Ghana et du Nigéria.

Source: Al Jazeera et AFP

Migrants ‘thrown overboard’ as Mediterranean toll rises

migrants

A dozen African migrants have died after being thrown overboard by fellow passengers, Italian police say, as another 41 boat migrants were feared drowned in a separate incident.

Police in the Sicilian port of Palermo said they had arrested 15 migrants suspected of attacking other passengers after a religious row on a boat headed for Italy, which is struggling to cope with a huge spike in illegal migrants arriving on its shores.

The 15 men were accused of « multiple aggravated murder motivated by religious hatred, » police said in a statement.

The police said those arrested were Muslims while those thrown overboard were Christians.

The 12 victims were all Nigerians and Ghanaians while the 15 suspects came from Senegal, Mali and Ivory Coast.

Distraught survivors, who set off from Libya on Tuesday before being rescued by an Italian vessel on Wednesday, told a « dreadful » story of « forcefully resisting attempts to drown them, forming a veritable human chain in some cases, » police said.

41 missing

In another incident, 41 migrants were missing feared drowned after their dinghy sank en route to Italy, the International Organisation for Migration (IOM) said, days after 400 migrants are believed to have died in another shipwreck off the coast of Libya.

The four survivors of Thursday’s shipwreck, who came from Nigeria, Ghana and Niger, said their boat sank after setting sail from Libya with 45 people on board.

Their vessel was spotted by a plane, which alerted the Italian coastguard but by the time a navy ship arrived to help them only four passengers were found alive.

10,000 rescued in a week

The latest deaths bring the number of migrants killed while attempting to cross the Mediterranean this year up to 900, the IOM said, up from 96 between January and April last year.

The agency said some 10,000 people had been rescued off Italy since Friday alone, with recent good weather prompting a spike in the number of migrants attempting the risky crossing, many of them fleeing conflict and poverty in Africa and the Middle East.

The flood of people trying to reach Italy in recent days has been « extraordinary », IOM’s Giovanni Abbate said in the Sicilian port of Augusta, where more new arrivals were disembarking.

Al Jazeera’s Paul Brennan, reporting from Augusta, said volunteers were called in to assist doctors because of the enormous influx of people.

« What they have seen hauled from the water in recent weeks is harrowing, » our correspondent said.

A doctor told our correspondent: « We see people who have swallowed water and gasoline. It’s awful. »

Italy pleaded for more help on Thursday from other European Union countries to rescue the migrants and share the burden of accommodating them.

Source: Al Jazeera And AFP

Dramane Ouattara est-il l’assassin de Guy André Kieffer? Tout porte à le croire!

imagesL4OE0ZEXEn général, Guy-André Kieffer est présenté comme le journaliste d’investigation poil à gratter qui enquêtait sur les «affaires» réelles ou supposées dans lesquelles étaient mouillés les barons du régime Gbagbo.

Mais il est bon de se souvenir que, de tous ses fameux articles publiés sous pseudonyme dans la presse ivoirienne, celui qui a créé un vrai gros «buzz» international mettait en cause… Anthony Ward, le patron de la société Armajaro, notamment spécialisée dans le négoce de cacao, et dont le directeur Afrique est depuis quelques années Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara.C’était juste après le déclenchement de la rébellion ivoirienne, le 19 septembre 2002. Dans un article paru en dernière page de «Fraternité-Matin», signé «Laurent», Guy-André Kieffer dénonçait «Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation». Il met en relation l’achat de plus de 5% de l’offre mondiale de cacao par Armajaro et le lancement de la rébellion, qui permet une déstabilisation des approvisionnements, une hausse des cours et une grosse plus-value pour les spéculateurs encagoulés. A l’époque, l’évocation d’Armajaro par Kieffer divise les différents clans autour de Gbagbo, dans la mesure où lui-même a à coeur de faire payer ses déconvenues en affaires à certains d’entre eux. Notre Voie riposte à l’article.

La confusion s’empare de l’opinion ivoirienne qui oublie. La mort de Guy-André Kieffer enterre définitivement ce fameux dossier Armajaro. Jusqu’au mois d’août 2010, où il récidive dans une opération d’achat massif de cacao comme celle qui a précédé la «première guerre». Ministre du Budget sous le gouvernement Aké N’Gbo, Koné Katinan a confirmé, dans «Côte d’Ivoire : le coup d’Etat», la forte implication d’Armajaro dans le financement des assauts sur Abidjan par les forces pro-Ouattara.

« En ce qui concerne la suspension des exportations du cacao de janvier 2011, il est clair que sous le couvert des sanctions de l’Union Européenne, se cachait une vaste opération spéculative sur le cacao menée par Armajaro.

En effet, en juillet 2010, tout juste avant les élections de novembre, cette société a acheté un fort tonnage de cacao, au delà de ses achats habituels. Les services de la filière café cacao parlent de plus de 200 000 tonnes de produits achetés par ladite société. Ces énormes achats ont fait réagir les autorités chargées de gérer la filière
café cacao. La crise née des élections devait logiquement entraîner une augmentation des prix sur le marché international.

Cette embellie allait bénéficier à ladite société qui avait décidé d’écouler le cacao à prix d’or. Ainsi, la décision du 24 juillet, en provoquant une pénurie du produit sur le marché international, a donné l’occasion d’écouler à un prix ultra élevé le stock monumental constitué par la société Armajaro. Donc Loïc Folloroux, bénéficiant d’informations de première main de la part de ses parents (Dominique et Alassane Ouattara) sur les différentes actions de déstabilisation en cours dans le pays, a probablement informé ses partenaires et la société Armajaro a pu constituer des stocks à des fins spéculatives.

C’est exactement ce qu’elle avait fait en 2002, un an seulement après avoir obtenu son agrément en Côte d’Ivoire. Cette spéculation lui avait permis de financer la rébellion. Ce que je peux dire sur cette affaire, c’est que les achats et la constitution de stocks étaient des pratiques méconnues des sociétés d’exportation en Côte d’Ivoire jusqu’à l’avènement d’Armajaro. »

Au moment où l’affaire Kieffer se retourne spectaculairement contre le régime Ouattara, les informations qui précèdent permettent de comprendre que le journaliste et consultant franco canadien n’inquiétait pas que certains barons de la Refondation. Et qu’il avait été le premier à mettre en lumière une des plus grosses affaires de spéculation et de guerre économique de ces dernières années.

Phillipe Brou

Cote d’Ivoire: Ouattara’s Former Child Soldiers Evolve into Vicious Criminals, M. Frindéthié

gang des microbes

“My name is H.T. I am a shoeshine boy. I belong to the gang of the Crazy Microbes. We mainly operate around the bus station of Abobo. During the civil war, the rebels recruited many of us from the street and outfitted us with weapons so we can fight on their side. Those of us who were too young to carry arms served as informers. Today, we mug unsuspecting passers-by to feed ourselves. Sometimes, we work as dock-hands to purchase drugs. Many among us would like to return to their parents, but they no longer know where to find them. Others just refuse to go back home.”

In this stunning confession published last Wednesday in Le Mandat, a paper close to the party in power, a teenager from Cote d’Ivoire explains how he and many other kids like him have morphed from former child soldiers of Alassane Ouattara’s rebel army to violent criminals. “The gang of the Microbes” is just one of several violent gangs of former child soldiers in Abidjan; others being the “the Machete gang” and “The Vonvons.” In the last few months, their activities have increased in intensity and violence. These former child soldiers turned gangsters are responsible for scores of brutal robberies and sadistic killings in Abidjan. Today, as the chickens have come home to roost, the very people who once sowed the seed of violence into these children in order to better exploit them for political power are now unable to contain them.

L’Excuse est bien faible ! Martial Frindéthié (vendredi 20 septembre 2013)

Ehivet

Le scoop de ce vendredi 20 septembre 2013 est que le gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara a décidé, au sortir d’un conseil de ministres extraordinaire, de sursoir à la demande d’extradition par la Cour pénale internationale de Mme Ehivet Simone Gbagbo, Députée d’Abobo, 2e vice-président du Front Populaire Ivoirien (FPI), épouse du Président Laurent Gbagbo incarcéré à la Haye depuis le 29 novembre 2011 pour crimes allégués contre l’humanité. L’excuse qui veut justifier cette décision du gouvernement génocidaire d’Abidjan est que depuis la déportation du Président Gbagbo à la CPI, l’appareil judiciaire ivoirien, qui, du fait de la guerre postélectorale, se trouvait en désarroi, s’est reconstitué, et peut donc désormais juger Mme Gbagbo et les dizaines de milliers de prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles de la dictature ouattariste : « A l’époque du transfèrement du président Gbagbo, nous avions dû prendre une décision dans l’urgence. Notre justice était pratiquement en déshérence. Les tribunaux étaient détruits, les juges en cavale ou introuvables. Il n’y avait pas de justice. Même la sécurité de M. Gbagbo n’était pas assurée … Mais aujourd’hui, la justice est en marche. Rien ne justifie le transfèrement à La Haye de Madame Gbagbo », tentait d’expliquer Koné Bruno.

La justice n’est pas moins en « déshérence » qu’en novembre 2011

L’excuse est bien faible et ne peut, à la rigueur, que convaincre la moutonnerie dévote qui s’est habituée à déceler dans tous les embrouillements des génocidaires les signes d’une virtuosité. La justice n’était pas moins en « déshérence » alors que des hommes politiques de renom, tels le Premier Ministre Aké Ngbo, le Président du FPI Affi Nguessan, le premier vice-président du FPI Abou Drahamane Sangaré, et la deuxième vice-présidente du FPI Simone Gbagbo, croupissaient dans les geôles de Ouattara dans l’attente de procès promis mais jamais exécutés. En outre, comment le gouvernement Ouattara peut-il continuer de parler d’une justice équitable en Côte d’Ivoire lorsque tous les observateurs sérieux, dont Amnesty International, Human Rights Watch, s’accordent à dénoncer une « justice des vainqueurs » appliquée à travers le prisme partisan, religieux et ethnique, qui encourage l’expropriation, les tortures et les tueries et récompense l’impunité et la sénescence morale ? A ce jour, aucun des acteurs directement responsables des mutilations, des viols, et du carnage de milliers d’Ivoiriens de Bouaké à Nahibly, en passant par Duékoué et Anokoua Kouté, n’a été inquiété par le régime en place ; au contraire, Ouattara a ouvertement récompensé ses lieutenants de basses besognes en les nommant à des postes de hautes responsabilités ou en instrumentalisant leur élection par des processus biaisés et antidémocratiques. Ainsi,  Soro Guillaume, le concepteur des tueries de 2002 est-il fait Président de l’Assemblée nationale ; Tuo Fozié, Ben Laden et Massemba, chefs de guerre impitoyables, sont-ils nommés préfets de régions, etc.

D’évidence, la justice ivoirienne n’est pas mieux lotie maintenant qu’elle ne l’était le 29 novembre 2011, et elle n’est pas plus adaptée aujourd’hui à juger les prisonniers politiques ivoiriens qu’elle ne l’était au moment où Ouattara faisait mains et pieds pour que le Président Gbagbo fût déporté à la Haye. Pourquoi donc cet empressement à déporter le Président Gbagbo et ce manque soudain d’alacrité et d’enthousiasme de la part des génocidaires à voir la vraie Première dame de Côte d’Ivoire en route pour la Haye, surtout à un moment où les Ivoiriens excédés semblent dire à Ouattara, « vas-y, déporte Mme Gbagbo et tous ceux qui sont sous mandat d’arrêt de la CPI ! » ?

Dramane Ouattara a le mérite d’avoir commencé le démantèlement de la CPI

Alassane Dramane Ouattara a le don de la destruction ; l’affirmer est une évidence logique. A la minute où le Président Houphouët offrit à Ouattara un passeport diplomatique ivoirien pour le soustraire du courroux de son président, Thomas Sankara, de qui il avait refusé un poste de ministre de l’économie et des finances, préférant son poste plus juteux et plus sécurisé de représentant de la Haute Volta à la BCEAO, Ouattara s’était résolument attelé à la destruction, non seulement de la vie privée de son bienfaiteur, mais aussi du pays de celui-ci. Aujourd’hui violée,  décousue, endeuillée, exilée, colonisée, la Côte d’Ivoire a bien fait les frais des desseins séditieux de Dramane Ouattara. La Côte d’Ivoire, dont le miracle économique avait alimenté les colonnes de bulletins internationaux, et qui, en compagnie du Japon, s’était lancée à la conquête du monde—nous nous souvenons encore de notre sujet de géographie au baccalauréat, qui était de comparer le miracle ivoirien au miracle japonais—se retrouve aujourd’hui à la traine des pays africains (46e sur 52 pays) du fait des violentes secousses guerrières que ne cesse de lui infliger Ouattara depuis 1999. S’il y a, cependant, une chose dont Dramane Ouattara peut vraiment être fier dans son élan nuisible et dévastateur, c’est le démantèlement entamé de la Cour pénale internationale, cet épouvantail que brandissent les Occidentaux pour faire chanter les Africains inflexibles.

Croyant avoir trouvé le moyen rêvé de se débarrasser du Président Gbagbo afin d’asseoir paisiblement son règne illégitime, Dramane Ouattara s’est empressé de faire déporter le Président Gbagbo à la Haye, puis de verser au dossier de ses patrons de la CPI contenant les charges contre le Président Gbagbo des témoignages farfelus, des déclarations biscornues et des preuves fantaisistes concoctés par les alchimistes du RHDP, qui s’en étaient allés même jusqu’au Kenya récolter des vidéos d’horreur à attribuer au Président Gbagbo. Et lorsque les séances de confirmation/infirmation des charges de février 2013 furent enfin entamées, et que la poudre-aux-yeux de Dramane se fut enfin tassée, de « preuves irréfutables », l’on ne retint rien d’autre que la gêne, les démangeaisons, les bougeottes, et les subites quintes de toux de l’accusation tentant de faire diversion et d’étouffer le réquisitoire de la défense qui pourfendait les « preuves » mensongères de Dramane Ouattara et de ses maîtres.

Obama, Sarkozy, Ban-Ki Moon et Ocampo avait tout mis en œuvre pour que Dramane Ouattara raffermisse son règne illégitime. Trouver des preuves un tant soit peu crédibles était tout ce qu’il lui était demandé. Au lieu de cela, Ouattara avait fini par détruire totalement aux yeux du monde la crédibilité déjà vacillante de la CPI et avait commencé le processus de démantèlement de ce tribunal de plantation avec le retrait contagieux du Kenya. Dans ces circonstances, avec la honte à peine digérée du premier faux procès, celui du Président Gbagbo, il n’était plus question que la CPI et les maîtres de Dramane s’affublent d’une autre mascarade, d’un deuxième déshonneur, d’un autre faux procès, qui viendrait ternir outre mesure leur cape de justicier déjà bien souillée. Aussi, Dramane Ouattara, l’enfant choisi d’antan, le messie d’hier, l’ami de tous les saints et de tous les grands de l’extérieur devint-il soudain infréquentable et innommable, sinon que pour se faire sommer de libérer les milliers de prisonniers politiques dont grouillent ses cachots. Affi Nguessan, qui avec d’autres leaders du RDR, recouvrait la liberté après deux ans d’incarcération dans les goulags du Nord, savait de quoi il parlait lorsqu’il affirmait que sa libération ne lui venait pas du régime mais d’une autre instance, des efforts des Ivoiriens de Côte d’Ivoire et de la Diaspora dénonçant le travestissement des maîtres de Dramane. Et ce n’est pas une coïncidence si l’annonce du « refus » du pouvoir de ne pas transférer la Première Dame ivoirienne à la CPI s’accompagne de l’annonce de la libération de 3000 prisonniers. Ah, que les prisons de Dramane fourmillent de monde ! En deux ans, Dramane le vassal de la « Communauté internationale » a réussi la difficile prouesse de détruire la Côte d’Ivoire, la « réputation » de la CPI et la confiance que les souverains occidentaux placent en leurs concierges noirs.

Mme Gbagbo n’ira pas à la CPI. Qu’en est-il de Soro et des chefs de guerre ?

Au sein de la moutonnerie partisane, d’aucuns se délectent déjà de ce que l’injonction faite à Ouattara par ses maîtres de libérer les prisons ivoiriennes et de surseoir à la requête de transférer la Première Dame de Côte d’Ivoire à la CPI impliquerait que, par ricochet, les chefs de guerre visés par des chefs d’accusation du Tribunal international seraient automatiquement épargnés de toute poursuite internationale. Peut-être ont-ils raison de jubiler ; car si la CPI consent que la Côte d’Ivoire est apte à juger Mme Gbagbo, pourquoi ne consentirait-elle pas, pour rester dans sa logique, que la Côte d’Ivoire détient aussi les instruments judiciaires adéquats pour juger les chefs de guerre à Abidjan. Ce raisonnement aurait tenu si les crimes contre l’humanité allégués à Soro et à sa clique bénéficiaient de la même contingence que les allégations contre la Première Dame. Seulement voilà : le document contenant les charges contre le Président Gbagbo est vide. Les séances de confirmation des charges n’ont causé qu’embarras et gênes à la CPI. D’évidence, les charges contre Mme Gbagbo, que même les alchimistes du RDR reconnaissent moins marquées que celles brandies contre le Président Gbagbo, ne résisteraient pas au test de la réfutation. Le Président Gbagbo a embarrassé la CPI ; Mme Gbagbo signerait la fin de ce truc burlesque qu’est la CPI si un procès contre elle s’y tenait. C’est pourquoi Madame Gbagbo n’ira pas à la CPI. Il n’est pas question de ridiculiser outre mesure les souverains de Dramane Ouattara.

 Par contre, pour ce qui est de Soro et de ses chefs de guerre, le doute sur la véracité de l’évidence ne leur serait pas aussi favorable qu’il le fut au Président Gbagbo et l’aurait été à la Première Dame, fût-elle jugée sur les planches de ce théâtre de l’absurde. Les preuves de la sauvagerie assassine de la bande à Soro pullulent comme les grains de sable sur la plage. Les témoignages des victimes sont pléthoriques ; les attestations filmées et audio sont surabondantes ; et les aveux filmés des chefs de guerre, qui dans leur euphorie n’ont jamais pensé que les choses reviendraient à la normale, sont nombreux. En dépit de tout cela, le gouvernement des génocidaires n’a jamais éprouvé le besoin d’interpeller ses tueurs. Au contraire, Dramane Ouattara les a tout simplement récompensés par des promotions insolemment irrationnelles ; prouvant par-là même, que contrairement aux contorsions du régime génocidaire, qu’il n’y a pas de justice en Côte d’Ivoire aujourd’hui, et donc pas de mécanisme crédible qui jugerait ceux qui ont commis l’un des plus gros carnages dans l’histoire de l’Afrique. La CPI, cet épouvantail auquel plus personne ne croit, ce croquemitaine contre lequel se mobilisent déjà une trentaine de pays africains, a besoin de se rendre pertinent, de redorer son blason terni, de dire qu’il compte encore dans l’imaginaire mondial. Pour ce faire, la CPI a besoin d’un procès qu’elle peut remporter, un procès dont les preuves contre les accusés sont inébranlables. Pour montrer qu’elle est pertinente, quelles preuves plus irréfutables la CPI peut-elle encore présenter à ses détracteurs que celles d’un Soro, d’un Wattao, d’un Fofié Kouakou ou d’un Koné Zakaria ordonnant aux dozos de violer, voler et tuer au nom d’Alassane Ouattara ? Mme Gbagbo n’ira pas à la CPI ; l’on ne peut pas en dire autant de la bande à Soro. C’est leur CPI, qu’ils la rendent crédible, au prix de s’y rendre en sifflotant.

Insécurité / Microbes : L’imam Diaby Almamy « De grosses têtes de la rébellion sont derrière ces enfants »

microbesImam de la Mosquée Ifpg au Plateau et président de l’Ong Nouvelle Vision contre la pauvreté, Diaby Almamy, mène plusieurs actions dans le cadre de la réinsertion des ex-combattants. Nous l’avons rencontré le samedi 2 août 2014 au Plateau. A cette occasion, le guide réligieux qui est également un collaborateur de l’Onuci, s’est prononcé sur le phénomène des ‘’microbes’’, ces enfants qui agressent à main armée dans des communes d’Abidjan.

Il est de plus en plus question à Abidjan du phénomène des »Microbes ». Qui sont-ils exactement ?

Diaby Almamy : Il faut le dire. C’est une affaire qui concerne trois types d’enfants. Il y a celui des ex-combattants, celui des enfants qui ont servi d’indicateurs pendant la crise et ceux qui ont intégré ces groupes juste par suivisme. Mais, le fond du problème est purement politique. Le politique a utilisé ces enfants pendant les heures chaudes où il fallait trouver le moyen de faire partir le président Laurent Gbagbo. Et, une partie de ces enfants brûlaient les pneus, participaient aux opérations ville morte. Ils paralysaient tout le système dans les communes d’Adjamé, d’Abobo et d’Attécoubé. Aujourd’hui, ils ont vu que la situation s’est normalisée. Et, ceux qui les mettaient dans la rue sont aujourd’hui à l’aise pendant qu’eux souffrent. C’est l’une des parties du problème. Il y a aussi le cas des ex-combattants. Des enfants se sont battus avec eux pendant la crise. Ils avaient entre 18 et 25 ans. Et maintenant qu’on doit s’occuper d’eux, on leur dit qu’ils ne savent ni lire, ni écrire. Ils ont donc décidé de constituer un bloc à Attécoubé.

Quand ces enfants attaquent des personnes, que font-ils des biens volés ?

D.A : Ils ont des ex-combattants derrière eux, à qui, ils reversent tout cela, une sorte de commandement.

Qui sont ces personnes, ces ex-combattants ?

D.A : A Attécoubé, ce sont les éléments de la Marine. Il y avait deux groupes. Un qui acceptait de travailler pour eux quand un autre groupe refusait. Ce qui faisait que lorsque les deux groupes s’affrontaient, au lieu de les séparer, ils choisissaient de tirer sur ceux qui ne travaillent pas pour eux. Attécoubé était devenue infréquentable. Je suis allé voir la commissaire (de police) pour lui demander les raisons de cette situation. Elle m’a fait savoir que quand on arrête ces enfants, des hommes en armes, en treillis, viennent les libérer sous prétexte que ces enfants ont combattu avec eux. Je suis allé à la Marine pour discuter avec le commandant. Il m’a dit que ce ne sont pas eux les responsables. Mais, après nos investigations, nous avons compris que ce sont ses éléments qui le faisaient. Pour aller plus loin, je vous informe que le chef des microbes de Boribana dormait à la Marine.

Ce chef-microbe est-il un soldat ?

D.A : Non, c’est un civil. Et, il dormait à la Marine au vu et au su de tous. Quand les gens de la Cie (Compagnie ivoirienne d’électricité, Ndlr) sont venus à Boribana pour couper le courant parallèle, ces enfants ont coupé le bras d’un élément Frci du ‘’commandant Barbu’’. Cela n’a pas été sanctionné. On constate que ces enfants font ce qu’ils veulent et personne n’en parle. Nous avons organisé une grande cérémonie pour proposer des solutions à ce problème. Ces enfants nous disaient tout. Après les échanges avec les enfants, nous avons compris que le problème à Attécoubé vient de la Marine. Celui d’Abobo vient des anciens ‘’syndicats’’ qui ont leur enfants parmi ces microbes.

Concernant ces éléments des ‘’syndicats’’, à quel niveau sont-ils impliqués dans cette affaire ?

D.A : Il y a 4 enfants que nous sommes allés trouver à la Maca (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). On leur a demandé pourquoi ils se sont retrouvés en prison. C’étaient des enfants de 15 à 17 ans maximum. Ils nous ont expliqué qu’ils étaient dans les gares. Ils prenaient ce qu’ils devaient prendre pour le remettre aux chefs des syndicats. A un moment, ils se sont rendus compte que les chefs ne s’occupaient pas bien d’eux. Ilsmicrobes 2 ont donc décidé d’arrêter. Quand ils ont arrêté, on les a envoyés de Cocody à Abobo. Après, ils se sont retrouvés à la Maca. Ces enfants n’y sont pour rien. C’est pour vous dire qu’il y a de grosses têtes qui ont combattu au niveau de la rébellion qui sont derrière ces enfants.

Des officiers supérieurs ?

D.A : Oui. Des gens bien connus aujourd’hui, qui ont participé à la rébellion. Ce sont aujourd’hui des haut gradés. Cela nous choque vraiment de voir cela. Parce que cela n’aide pas le président (de la république) à sortir le pays du trou. Il fait tout ce qu’il peut. Mais, ces gens créent toujours un blocage. Ils allument le feu et viennent après jouer les pompiers. Il y a des enfants de ‘’syndicats’’ bien connus, qui sont des microbes. Donc, ils ne peuvent jamais contribuer à arrêter ce phénomène. Puisque, quand ces enfants prennent des portables, des bijoux de valeur, ils viennent les remettre à ces soi-disant chefs. Et quand après le partage ils ne sont pas contents, ils retournent encore sur le terrain. Mais, il y a un fait qu’il faut souligner. La plupart de ces enfants sont des ressortissants des pays voisins. Pour beaucoup, ils ne sont pas Ivoiriens. Il y a des Maliens, des Guinéens, des Burkinabés. Le chef d’Attécoubé par exemple est Burkinabé. Son second est Malien. Nous avions décidé de rentrer en contact avec les Ambassades de ces pays pour qu’ils puissent aussi faire la sensibilisation à leur niveau. Tous ceux-là sont soutenus par des chefs de guerre. Il ne faut surtout pas oublier ce côté.

Qu’est ce qui motive aujourd’hui ces officiers supérieurs qui vivent quand même dans de bonnes conditions à encadrer ces enfants ?

D.A : Les syndicats par exemple sont soutenus par certains chefs de guerre parce que dans chaque gare, ils ont leur ration. De ce fait, ils ne veulent pas mettre fin à ce qu’on appelle le phénomène des Gnambros (membre de syndicats de transporteurs : Ndlr). Et, c’est le phénomène des Gnambros qui alimente celui des »Microbes ». Puisque, la plupart de ces enfants sont les fils des syndicats. Il faut le dire. Aujourd’hui, je me retrouve souvent menacé par des syndicats, des Frci. J’ai été mandaté par l’Onuci (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire : Ndlr) pour suivre le processus des ex-combattants. J’ai aidé plus de 300 à Abobo à avoir un emploi. Je sais donc de quoi je parle.

Ne craignez-vous pas pour votre vie à l’allure où vont les choses ?

D.A :Pas du tout. Je suis guide religieux. Imam de la mosquée Ifpg au Plateau, qu’on appelle la mosquée Aemci. Je me dis que c’est une mission de Dieu. Ils peuvent me tuer s’ils le veulent. Mais, qu’ils sachent que tout ce qu’ils sèment, ils le récolteront un jour.

Pour revenir à la question de ces bandes, comment fonctionne une équipe de »microbes » ?

D.A : Il y a ce qu’ils appellent ‘’Opération ville propre’’. Ils peuvent se mettre à près de cent. Ils occupent une voie. Et ce jour-là, tous ceux qu’ils rencontrent sur cette voie, sont dépouillés de tout. Il y a deux semaines à Attécoubé, il y a un microbe qui a foncé sur moi. Arrivé à mon niveau. Il a crié ‘’Eh vieux père, c’est toi’’ et il est parti. Il avait sa machette et son pistolet en main.

En plus des armes blanches, ils ont donc des armes à feu…

D.A :Oui, ils ont des armes à feu. Vous savez, ces enfants n’ont plus peur de rien. J’étais à Agboville, il y a quelque temps. A 23 h, »le commandant Barbu » qui est à la Sodeci à Attécoubé, m’a appelé. Il m’a dit que ces enfants ont même cassé sa voiture à Boribana. J’ai dit au commandant que »ceux qui te créent des problèmes sont au sein de ton groupe ». Ce qui se passe actuellement risque de ternir fortement l’image du président Ouattara. C’est pour cela que nous avons décidé de dire la vérité aux Ivoiriens.

Quelle est cette vérité ?

D.A :La vérité est que pour finir avec les »Microbes », il faut régler le problème des ex-combattants. Il y en a qui ont combattu et qui n’ont pas été pris en compte pendant que des autorités allaient chercher leurs frères au village pour les (…) Lire La suite sur Linfodrome

(Vidéo 1, jour 4) Coup de tonnerre à la CPI: bougeotte, toux, gêne, démangeaisons, et blocage quand la défense prend la parole

Pour la compréhension du contexte général de la crise, occulté par convenance par l’accusation,  la défense établit, preuves à l’appui, les faits suivants :

Dramane Ouattara est un putschiste chronique (coup d’état contre Bédié, contre Guéi, et contre Gbagbo) entouré de criminels invétérés.

Guillaume Soro : « C’est vrai, en 2002 nous avons tué. Mais nous avons été amnistiés. On ne doit donc plus se référer à nous comme des criminels ». Et pourtant Guillaume a bénéficié et continue de bénéficier des tueries et du système de racket institué depuis 2002.

Ibrahim Coulibaly (IB) : Bras droit et ancien garde du corps de Dramane Ouattara ; avec Guillaume Soro, il est l’un des principaux acteurs de la Rébellion de 2002. La rivalité Soro-IB est aussi à la base de nombreuses morts. IB , Cité par International Crisis Group pour déstabilisation. Son commando invisible agissant au compte de Dramane Ouattara a commis de graves exactions contre les civils à Abobo et ses environs.

Soumaïla Bakayoko : ex-CEMA des FAFN, présentement CEMA des FRCI nommé par Dramane Ouattara. Précédemment établi à Bouaké, Soumaïla Bakayoko était l’administrateur de l’armée et du gouvernement parallèles nés de la Rébellion de 2002. L’armée qu’il commandait a pillé, tué , racketté, volé, massacré, brûlé des populations civiles (hommes, femmes, enfants, vieillards).

Ousmane Coulibaly (alias Ben Laden) : Commandant de la faction rebelle de l’Ouest, puis ComZone d’Odienné. Soupçonné par Human Right Watch, Amnisty International, International Crisis Group de graves crimes contre l’humanité à Man et ses environs (exécutions systématiques, abus sexuels). Nommé commandant de la BAE en 2011 à Yopougon, il y tortura et exécuta de nombreux civils. En 2012, il dirige les opérations de « nettoyage » à Dabou et y extorque, torture et assassine de nombreux civils. Ousmane Coulibaly entretenait des rapports très étroits avec Charles Taylor et les mercenaires libériens, selon Human Rights Watch. Satisfait du travail de Ben Laden, Dramane Ouattara le promeut Préfet de la région de San-Pédro le 26 septembre 2012.     

Chérif Ouamane (le Nettoyeur) : Homme des basses œuvres de Ouattara. Accusé d’avoir directement ordonné l’assassinat de 29 personnes à Yopougon, selon HRW. Promu par Ouattara comme Commandant en second du groupe de sécurité de la force républicaine.

Issiaka Ouattara (Wattao) : Ex-Commandant de la Zone Rebelle 5 (Séguéla et Vavoua), ex-CEMA adjoint FAFN. Impliqué dans de nombreux trafics de diamants au Nord pendant toute la période de la Rébellion. Il travaillait aussi bien pour le financement de la Rébellion que pour son enrichissement illicite personnel, selon les renseignements français. Soupçonné par ICG d’avoir déstabilisé le processus de paix à multiple reprises et d’être responsable du massacre de Bouaké en 2007. Promu Commandant en second de la Garde Républicaine.

Losseni Fofana : Ex-Commandant des FAFN à Man, il était impliqué dans de nombreux trafics. En février 2009, dans un règlement de compte entre rebelles, Losseni Fofana monte des mitraillettes et des lance-roquettes sur des pickups et mitraillent une foule de civils de façon indiscriminée. En mars 2011, ses hommes prennent une part très active dans le massacre des Guérés à Duékoué. Satisfait de son travail, Dramane l’a fait un des responsables des Forces Spéciales.

Martin Kouakou Fofié : Commandant de la Compagnie Territoriale de Korhogo depuis 2002. Un indécrottable fidèle de Soro. Accusé par les Nations Unies d’voir tué par asphyxie dans des conteneurs au moins 84 personnes. Sous sanction du Conseil de sécurité des Nations Unies depuis 2006 pour « recrutements d’enfants soldats, enlèvements, impositions de travaux forcés, sévices sexuels sur les femmes, arrestations arbitraires, exécutions extra-judiciaires ». Et pourtant, les Nations Unies ont trouvé normal qu’il soit le geôlier du président Gbagbo et d’autres prisonniers politiques.

Koné Zakaria : Précédemment Com-Zone de la Zone 5 (Séguéla et Vavoua), il fut déposé par Wattao à la suite d’une guerre sanglante entre rebelles pour le contrôle du trafic de diamants. Il a commandé l’unité de 1500 dozos qui a participé à la Rébellion de 2002. Satisfait de son travail, Dramane Ouattara le nomme Commandant de la Police Militaire. Accusé de nombreux crimes à Adjamé par les organisations des droits de l’homme. Présentement Commandant de l’Artillerie solaire à Akouédo.

Et toute cette pègre, avec à sa tête Dramane Ouattara, quand elle n’est pas dans les tortures, le cannibalisme, les exécutions sommaires, et les charniers, fait du Burkina Faso, un pays qui n’a jamais planté un seul pied de cacao, un exportateur important de cacao, et du Mali et de la Guinée, des exportateurs mondiaux de diamants ivoiriens.

Marche d’Abobo: La mise en scène

Aichatou Mindaoudou est-elle impartiale dans la crise ivoirienne? NON!

L'autre concierge

En 2010, Aichatou Mindaoudou faisait partie d’un groupe d’intellectuels africains qui signaient une pétition très partiale pour soutenir le coup d’état constitutionnel contre la Côte d’Ivoire et demander le départ du Président Laurent Gbagbo (voir sa signature au bas de la pétition ci-dessous). Quelques mois plus tard, elle se retrouvait à la tête de l’ONUCI. Coïncidence ? Seulement pour qui croit à la danse de la pluie. La promotion d’Aichatou Mindaoudou à l’ONUCI n’est rien d’autre qu’une récompense pour service rendu à la Troika (France-ONU-EU). Elle n’est qu’une autre concierge censée assurer la mission partiale de l’ONU en Côte d’Ivoire. Et cela se voit bien : Depuis sa chute en Côte d’Ivoire, Aichatou Mindaoudou n’a rien fait d’autre que du tourisme de luxe, où reçue par la dictature ou des populations acquises à la dictature de Ouattara, l’on la voit quotidiennement vautrée dans de grands fauteuils recouverts de pagnes kita, assistant aux carnavals folkloriques et recevant des accolades d’autosatisfaction.

1. Arrivé au pouvoir en octobre 2000, Laurent Gbagbo a été confronté dès le 19 septembre 2002 à une crise militaro-politique à laquelle les accords de Linas-Marcoussis ont apporté une réponse révisée successivement lors des différents sommets d`Accra. En octobre 2005, arrive la fin légale de son mandat. Depuis cette date, la Côte d`Ivoire n`est plus régie seulement par sa constitution mais aussi par des Accords internationaux et des Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies dont l`Accord de Pretoria signé en 2005, l`accord politique de Ouagadougou intervenu en mars 2007. Adoptée par les principaux acteurs politiques ivoiriens dont Laurent Gbagbo lui-même, Guillaume Soro, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara à Pretoria, la certification des élections est adoptée par la Côte d`Ivoire et la communauté internationale en 2007 par la résolution 1765 des Nations Unies. En tant qu`accord international, il est réputé supra national.
2. Après six reports successifs, les élections présidentielles ivoiriennes qui auront coûté 3 milliards et demi de dollars US et apparaissent comme les plus chères au monde, se sont finalement déroulées le 31 octobre 2010 pour le 1er tour de scrutin. Ensemble les 14 candidats retenus ont motivé le vote de 84% des électeurs. En dépit des réclamations du Président Henri Konan Bédié qui estimait avoir été lésé de 525.000 suffrages exprimés en sa faveur, les résultats provisoires annoncés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) ont été proclamés par le Conseil Constitutionnel en l`état, puis certifiés par les Nations Unies.
Le 2ème tour de scrutin est intervenu le 28 Novembre 2010 à l`issue d`une campagne électorale émaillée de violences. Il a opposé le Président Laurent Gbagbo et l`ancien Premier Ministre du Président Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo, le président-candidat a unilatéralement décrété un couvre-feu le jour même du scrutin. Des mesures d`interdiction des médias étrangers viendront alourdir l`ambiance déjà surchauffée par les médias d`État qui affichent sans nuance leur parti pris.
3. Le mardi 30 novembre 2010, le porte-parole de la CEI qui procédait à la proclamation des résultats par régions a été interrompu par deux représentants du président Gbabgo au sein de la commission. Des PV de vote ont été arrachés et déchirés empêchant M. Yacouba Bamba, le Porte-parole de la CEI de continuer la proclamation des résultats. Finalement, le jeudi 02 décembre 2010, le Président de la CEI, M. Youssouf Bakayoko, proclamait le Candidat Alassane Ouattara comme vainqueur avec 54,10% des voix contre 45,90 % pour le candidat Laurent Gbagbo.
S`autosaisissant du dossier, le Président du Conseil Constitutionnel, après avoir invalidé les résultats de sept (7) départements (Bouaké, Korhogo, Ferkessédougou, Katiola, Boundiali, Dabakala, Séguéla) tous situés en zone Centre-Nord-Ouest, a proclamé M. Laurent GBAGBO vainqueur de l`élection présidentielle 2010 avec 51, 45 % contre 48,55 % pour M. Alassane OUATTARA. Intervenant en dernière instance, comme il l`avait fait déjà pour les validations des listes électorales et des résultats du premier tour des élections présidentielles, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a pour sa part certifié les résultats provisoires collectés par la CEI et rejeté ceux proclamés par le Conseil Constitutionnel après avoir rejeté ceux proclamés par le Conseil Constitutionnel, pour raison de  » non conformité à la réalité des faits « .
4. Depuis lors, la Côte d`Ivoire semble avoir un président de la République de trop. Laurent Gbagbo, le président sortant, revendique la victoire au nom du Conseil Constitutionnel et bénéficie du soutien d`une partie des forces armées. Considérant que les institutions internationales agissent sous l`injonction du président français, le camp de Laurent Gbagbo insiste sur le nécessaire respect de la souveraineté nationale et dénonce un complot de la France et des Etats-Unis. Le complot consisterait à évincer Laurent Gbagbo, le patriote et le héros de l`indépendance nationale et de l`indépendance africaine, pour installer Alassane Ouattara, présenté comme le candidat de l`étranger, qui facilitera le pillage des immenses richesses nationales. Dans le même temps, la télévision et la presse acquises au pouvoir sortant, protestent contre la  » politisation de l`UEMOA  » et considèrent que la CEDEAO a déclaré la guerre à la Côte d`Ivoire, mettant en danger leurs millions de ressortissants en Côte d`Ivoire.
Quant à Alassane Ouattara, déclaré vainqueur tour à tour par la Commission électorale indépendante, puis par le Représentant spécial des Nations Unies en Côte d`Ivoire, il bénéficie de la reconnaissance de la communauté internationale. Au nom de cette reconnaissance, il a obtenu l`exclusivité de sa signature et de ses mandants à l`Union Monétaire Ouest-Africaine, puis à la Banque des Etats d`Afrique de l`Ouest et procède à des remplacements d`ambassadeurs.
5. La situation prêterait à sourire si elle n`avait déjà ouvert un champ d`insécurité intérieure où s`activent différents opérateurs de la violence militaro-politique : milices locales, mercenaires libériens et angolais. Depuis le 28 novembre en particulier, les associations des droits de l`homme, dont Human Rights Watch, ont signalé des exactions graves dont des exécutions extrajudiciaires, des disparitions de personnes, des confrontations mortelles entre forces de défense et de sécurité et manifestants de l`opposition. Le HCR estime à plus de 20 000, le nombre des personnes dont une majorité de femmes et d`enfants, qui entre le 1er et le 27 décembre 2010, anticipant les violences qu`elles considèrent comme inéluctables, ont fui la Côte d`Ivoire pour se réfugier au Libéria. Dans les quartiers d`Abidjan, les partisans des deux camps redoutent chacun une attaque de l`autre, et chacun ne dort plus que d`un œil. Il y a urgence à préserver les vies humaines, à privilégier la paix, à promouvoir la justice et la légitimité.
6. Après le Prix Nobel Wolé Soyinka qui a déjà appelé le président Laurent Gbagbo à céder le pouvoir, les signataires du présent appel, des intellectuels relevant des nations africaines et ceux pour lesquels l`Afrique reste un engagement de vie, souhaitent contribuer à conjurer l`imminence de la confrontation. Vivement préoccupés de l`évolution de la situation en Côte d`Ivoire, ils restent néanmoins convaincus que les leaders politiques ivoiriens, en général, et le président Laurent Gbagbo, en particulier, peuvent par leur attitude respective, libérer les populations ivoiriennes et l`Afrique tout entière des angoisses qui les étreignent. Les signataires du présent appel considèrent que l`arrêt du ConseilConstitutionnel du 3 décembre 2010 n`a été inspiré ni par le droit, ni par la justice. Il n`est pas fondé en droit ; il compromet gravement l`unité nationale tout en rendant un mauvais service à celui qu`il entend servir. Il contribue à l`isolement politique et diplomatique de la Côte d`Ivoire
7. L`arrêt du Conseil Constitutionnel n`est pas fondé en droit car l`Article 64 du Code électoral ivoirien dispose :  » Dans le cas où le Conseil constitutionnel saisi (par le candidat malchanceux), constate les irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d`ensemble, il prononce l`annulation de l`élection et le nouveau scrutin dont la date est fixée par décret en Conseil de Ministres sur proposition de la CEI a lieu au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel « . En conséquence, la loi ne reconnaît pas au Conseil constitutionnel le pouvoir d`annuler les voix des électeurs d`une ou de plusieurs régions, pour un motif ou un autre. En revanche, elle lui reconnait le pouvoir de proclamer les résultats des élections telles qu`à lui transmises, et à défaut, d`annuler globalement lesdits résultats, appelant de ce fait à une reprises des élections.
8. L`arrêt du Conseil Constitutionnel compromet l`unité nationale dans la mesure où l`annulation des votes dans les 8 régions citées plus haut, prive les habitants de leur droit de vote et donc de leur qualité de citoyen. Comment peut-on concevoir une république en expulsant un sous-ensemble de la nation de l`exercice du suffrage universel ? Au surplus, en ce qu`elle frappe des régions relevant de la zone anciennement sous le pouvoir de la rébellion, la mesure d`annulation régionale des suffrages alimente le sentiment d`exclusion des citoyens relevant de ces régions qui, au demeurant, se plaignaient déjà de faits d`exclusion. Notons également que l`ensemble des rapports des préfets sur le déroulement du scrutin indique que les élections se sont passées partout dans des conditions acceptables, corroborant ainsi les conclusions des rapports des observateurs internationaux.
9. L`arrêt du Conseil constitutionnel rend un mauvais service à Laurent Gbagbo en ce sens que le renversement des voix auquel il procède se révèle expéditif et illogique. Laurent Gbagbo qui reconnait être arrivé au pouvoir en 2000 dans  » des conditions calamiteuses « , ne peut retirer aucune légitimité d`une décision qui vide les élections de leur sens et de leur fonction de régulation sociale. Au surplus, M. Choi, le Représentant spécial des Nations Unis en Côte d`Ivoire et le certificateur des élections, a démontré que même après l`annulation des votes dans les 8 départements mis à l`index, M. Alassane Ouattara reste le vainqueur des élections présidentielles.
10. Plus que jamais, la communauté internationale parle d`une même voix, et de manière de plus en plus ferme. Déjà des mesures coercitives ont déjà été adoptées par les Etats-Unis, l`Union Européenne, les Nations Unies contre des proches du Président Laurent Gbagbo. Les appels de la CEDEAO, de l`UA, de l`UE, des USA, des Nations Unies et des principales puissances de la planète (USA, Canada, Allemagne, France, Afrique du Sud, Nigeria…) se sont relayés pour réclamer une issue pacifique du conflit. Le sommet extraordinaire des chefs d`états de la CEDEAO sur la Côte d`Ivoire tenue à Abuja, le 24 décembre 2010, a dépêché à Abidjan une délégation de haut niveau à l`effet de négocier le départ de Laurent Gbagbo, tout en indiquant  » qu`en cas de rejet de la demande non négociable par Laurent Gbagbo, la Communauté n`aura d`autre choix que de prendre toutes mesures nécessaires, y compris l`usage de la force légitime pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien « .
11. Au regard de ce qui précède, les signataires du présent appel demandent aux acteurs politiques ivoiriens : combien de morts faut-il à une élection présidentielle pour qu`enfin le vainqueur puisse se mettre au travail et redonner confiance aux populations et espoir la Jeunesse ?
Ils invitent les leaders politiques ivoiriens à entendre l`immense besoin de paix et de justice qui monte des cœurs meurtris des populations ivoiriennes durement éprouvées depuis une dizaine d`années.
Ils demandent aux parties en conflit de se retenir de tout mot d`ordre susceptible d`ouvrir ou de rouvrir de nouveaux champs de violence et de conflits.
Ils en appellent aux forces de défense et de sécurité pour qu`elles protègent les biens et les personnes vivant en Côte d`Ivoire, en tâchant de préserver en priorité les vies humaines.
Cette crise postélectorale place Laurent Gbagbo dans la position de choisir le meilleur pour l`émancipation démocratique de la Côte d`Ivoire et de l`Afrique. Il n`est pas tard pour lui de respecter la souveraineté du peuple telle qu`elle s`est massivement exprimée dans les urnes, évitant ainsi à son pays de dériver dans une situation politique et sociale encore plus désastreuse,.
Les signataires de la présente déclaration en appellent au sens de l`histoire et à l`esprit démocratique de M. Laurent Gbagbo pour qu`en toute dignité, il respecte le résultat des urnes et la volonté du Peuple comme il l`a promis lors du débat télévisé du 25 novembre 2010 et par conséquent, qu`il cède le pouvoir au véritable vainqueur des élections: M. Alassane Ouattara.
Un échantillon des 150 intellectuels signataires

– Elikia M`Bokolo, Professeur des Universités à l`Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris) et à l`Université de Kinshasa (RDC)
– Abdoulaye Sangaré, Journaliste-éditeur de presse, Cote d`Ivoire
– Abib Kazdaghli, professeur universitaire d`Histoire, Tunis (Tunisie)
– Abioseh Michael Porter, Ph.D. Professor of English and Department Head, Editor, JALA (Journal of the African Literature Association), Department of English & Philosophy, Drexel University
– Abou B. Bamba, Department of History/Africana Studies, Gettysburg College Gettysburg, PA 17325
– Aboubacar Abdoulaye Barro, Chercheur/consultant, Sénégal
– Adama Diambourou Diarra, Consultant international, Bamako, Mali
– Adriana Piga Sapienza, Prof, Chaire de Systèmes politiques et sociaux, Université de Rome Italie
– Ahamed Mohamed Said Maouloud Sangaré, URD-Bénin
Aichatou Mindaoudou, Faculté des Sciences Economiques et Juridiques de Niamey, Niger
– Akissi Gbocho, Maître de Conférences, Abidjan, Côte d`Ivoire
– Alain Pascal kaly, Dr. en sociologie, Professeur d´Histoire et de cultures africaines, Universite Federale Rurale de Rio de Janeiro
– Alassane Diakité, Professeur, Bamako MALI
– Aliko Songolo, Professeur, University of Wisconsin à Madison
– Amadou ,Alginy Hama, Magistrat,Niamey, Niger
— Trutz von Trotha, Emeritus Dr. phil. Habil, Chaire de Sociologie, Université de Siegen, Allemagne

Discours de fin de règne.

chefs rebelles

Dans un embrouillamini censé rassurer ses chefs rebelles inquiets d’une possible interpellation de la CPI après l’énième justificatif de Bensouda, Dramane Ouattara n’a réussi qu’à confirmer la hantise qui trouble ses nuits : celle des dictateurs en fin de règne. Avant Dramane, les dictateurs comme Compaoré et Mobutu avaient fait montre de la même grossièreté intellectuelle au moment où leur barque prenait eau de toutes parts. Simple stupidité ou stratégie de défense ?

Dramane Ouattara, a déclaré samedi que « personne n’ira » à la Cour pénale internationale (Cpi), dans le cadre de la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011, après les transfèrements de l’ex-président Laurent Gbagbo et l’ancien leader des jeunes patriotes, Blé Goudé, lors d’une cérémonie à Abidjan.

« Nous allons continuer à juger ceux qui ont commis des crimes, personne n’ira à la CPI. Nous jugerons toutes les personnes ici en Côte d’Ivoire parce que nous en avons la capacité et (pour) montrer que nous sommes un pays moderne et un pays de droit », a dit M. Ouattara.

 « Tous ceux qui ont commis les atrocités seront jugés et continueront d’être jugés quelles que soient les opinions nationales et internationales », a affirmé M. Ouattara, devant des organisations de victimes de la crise postélectorale.

Si « tous ces bourreaux » veulent « la clémence de la Nation, par l’intermédiaire du président de la République, il faut qu’ils demandent pardon aux Ivoiriens (sinon) il n’y aura pas de grâces ou d’amnistie », a-t-il prévenu.

« J’entends ici et là des bêtises de justice des vainqueurs, est-ce qu’on a besoin d’une justice des vaincus? Si c’était les autres, ils nous auraient tués tous », a-t-il lancé, ajoutant: « nous sommes un pays de droit ».

Ce gouvernement où tout s’annonce et rien ne s’accomplit !

Université de Cocody: les cours se prennent à même le sol

Université de Cocody: les cours se prennent à même le sol

  • Le vivre-ensemble : Annoncé, le rattrapage ethnique pratiqué
  • Déclaration des biens en conformité avec la Constitution : Annoncée, pas faite !
  • Construction de 5 nouvelles universités en 5 ans : Annoncée, pas faite (même pas une seule)
  • 65.000 classes en 5 ans : Annoncées, jamais construites
  • Equipement des universités existantes : Annoncé, jamais réalisé (même pas de toilettes fonctionnelles, les cours se prennent à même le sol)
  • Amélioration de l’éducation : Annoncée ; promotion de l’inculture et de l’illettrisme pratiquée (une belle métaphore à la tête du ministère de l’éducation : la Kandia nationale)
  • Assurance Maladie Universelle : Annoncée, à la place une arnaque appelée CMU et pilotée par Bictogo, le même Bictogo des 4 milliards des déchets toxiques détournés.
  • Allègement du panier de la ménagère : Annoncé ; quelle comédie !
  • Croissance à deux chiffres : Annoncée, vite oubliée après les railleries des économistes mondiaux
  • Réduction du coût du gaz : Annoncée, jamais réalisée
  • Réforme des secteurs de l’électricité, de l’énergie, du cacao : Annoncée ; rien que de la poudre aux yeux
  • Restitution des domiciles occupés par les rebelles : Annoncée, jamais réalisée
  • Restitution des terres occupées par les rebelles à l’ouest : Annoncée, aucune intention de le faire
  • Justice impartiale : Annoncée, justice des vainqueurs pratiquée
  • Démantèlement des coupeurs de routes : Annoncé, aujourd’hui, des voyageurs détroussés à Niakara par des coupeurs de route
  • 6 août 2014, libération de 3.000 prisonniers politiques : Annoncée, pas un seul détenu libéré. Au contraire, la dictature continue de remplir ses prisons.
  • Libération du Mont Péko : Annoncée, jamais entreprise
  • Enquête sur les massacres de Duékoué, Nahibly, etc. : Annoncée jamais réalisée
  • Réconciliation des Ivoiriens : Annoncée : jamais faite ; jamais voulue
  • Logements sociaux : Annoncés jamais réalisés. Pardon, quelques poulaillers construits à Bingerville.
  • Dédommagement des déguerpis : Annoncé jamais réalisé
  • Décrochage des fonctionnaires dès l’obtention du statut de PPTE : Annoncé, pas fait !
  • La liste des annonces ? Très longue ; celles des réalisations ? pratiquement inexistante !

Johnny Patcheko s’adresse à KKB, Essy Amara, et Charles Konan Banny

(Vidéo) Konan Banny: La Côte d’Ivoire doit sortir de la peur

(Vidéo) Quand Lamine Diabaté haranguait le Nord en préparation de la rébellion armée

Cote d’Ivoire: Ouattara’s Former Child Soldiers Evolve into Vicious Criminals, M. Frindéthié

gang des microbes

“My name is H.T. I am a shoeshine boy. I belong to the gang of the Crazy Microbes. We mainly operate around the bus station of Abobo. During the civil war, the rebels recruited many of us from the street and outfitted us with weapons so we can fight on their side. Those of us who were too young to carry arms served as informers. Today, we mug unsuspecting passers-by to feed ourselves. Sometimes, we work as dock-hands to purchase drugs. Many among us would like to return to their parents, but they no longer know where to find them. Others just refuse to go back home.”

In this stunning confession published last Wednesday in Le Mandat, a paper close to the party in power, a teenager from Cote d’Ivoire explains how he and many other kids like him have morphed from former child soldiers of Alassane Ouattara’s rebel army to violent criminals. “The gang of the Microbes” is just one of several violent gangs of former child soldiers in Abidjan; others being the “the Machete gang” and “The Vonvons.” In the last few months, their activities have increased in intensity and violence. These former child soldiers turned gangsters are responsible for scores of brutal robberies and sadistic killings in Abidjan. Today, as the chickens have come home to roost, the very people who once sowed the seed of violence into these children in order to better exploit them for political power are now unable to contain them.

Il n’y a vu que du feu!

EmmergenceLes Ivoiriens ont des façons bien intelligentes de dire « non » à Dramane et à ses rattrapés sans s’attirer la foudre de leur armée d’agressifs. Ils le font par un maniement expert de l’ironie.

Avant-hier, c’était Soro chez les Bété qu’on affublait d’un pagne Kita qui laissait apparaître son bras gauche. Or les peuples porteurs de Kita le savent bien : le bras gauche hors du kita, c’est la marque déposée de « l’idiot du village ».

Hier c’était Bédié qui au Félicia annonçait son soutien à « Dramane Wattra » là où « Alassane Ouattara » avait dépensé 2 milliards de francs pour réussir son investiture. Tout le monde sait qu’en Côte d’Ivoire, il est interdit de nommer Dramane « Dramane » à moins de vouloir subir le courroux de ses dozos. Pour Bédié, comme l’a dit KKB, c’est une façon de faire un clin d’œil connotatif au PDCI, car il n’y a pas de candidat « Dramane » en Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui encore, c’est le peuple la Région de la Mé qui, forcé par les FRCI de sortir en masse en ce jour décrété expressément férié payé pour donner bonne foule à « Dramane », lui dit : « toi et ton émergence de mer…, on t’emmer… ». Car tous les initiés le savent, le mot « emmergence », sorti tout droit de la pharmacie d’Akwaaaaaa d’Abidjantalk.com dit bien ce que Dramane n’aurait pas voulu que son émergence fût.

Et de tout cela, Dramane n’a rien compris, qui rit et applaudit benoîtement.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 62 autres abonnés