L’évangile selon Philippe Mangou, M. Frindéthié

mangou(1)Dans une interview accordée à un journal gabonais, l’ex-CEMA Philippe Mangou se défend de ce que les Ivoiriens continuent de lui coller l’étiquette de traitre pour avoir fui le théâtre des combats lors de la « bataille d’Abidjan » : « Est-ce que c’est Laurent Gbagbo qui a payé mon école pour me faire rentrer à l’EFA … Est-ce que c’est Gbagbo qui a fait de moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire. Depuis l’époque de Bédié, moi je suis officier. Et puis je sers la Côte d’Ivoire, pas Laurent Gbagbo … Donc j’ai trahi aussi Bédié alors? Parce que Bédié a été président avant Gbagbo Laurent … Donc si Gbagbo Laurent n’est plus président, moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire, je dois arrêter mon travail pour le suivre … je suis désolé pour vous monsieur le journaliste. Voilà qui est claire! Quand on t’envoie, il faut savoir t’envoyer soi-même, disait-il …».

Le problème de Mangou, c’est qu’il n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Prenant pour prétexte la profession de pasteur de son père et sa soi-disant éducation familiale de pacifiste, Mangou, abandonnant les jeunes soldats sous son commandement sans aucune direction, s’était réfugié à l’Ambassade de l’Afrique du Sud au moment où les troupes rebelles sous escorte française et onusienne rentraient à Abidjan.

Ce que les Ivoiriens reprochent au CEMA déserteur, c’est moins de n’avoir pas défendu la personne du Président Gbagbo que d’avoir failli à la mission qui était la sienne en tant qu’officier de la République : Celle de défendre la Côte d’Ivoire. Or Mangou a pris la poudre d’escampette dès les premiers coups de feu, exposant des milliers de militaires sans commandement aux bombes françaises. Mangou ne savait-il pas que son père était pasteur, que son éducation familiale lui dictait une vie de pacifiste au moment où il entrait à l’école militaire ? Ne savait-il pas que le rôle premier du militaire est de défendre la nation, et que son outil de prédilection est le fusil ? Mangou aurait pu se faire pasteur, mais il a choisi plutôt d’être un officier déserteur pour le malheur des Ivoiriens. Mangou est un pilote de ligne qui saute en parachute avant de lancer délibérément son avion contre le flanc d’une montagne.

Oh honte ! Mangou devrait avoir honte. Mais il y a, comme le dirait ma mère, « des gens qui sont nés sans cils et ne connaissent pas la honte ». Mangou est de cette race-là. C’est un couard qui a cru venir à l’armée comme l’on va en kermesse—car il est vrai qu’au temps où cette majorette entrait à l’école militaire, l’armée ivoirienne n’était d’armée que de nom. C’était là où, assuré de d’un bon traitement, l’on allait prendre tranquillement du ventre. Le malheur de Mangou est d’avoir été promu au moment même où il fut nécessaire que l’officier ivoirien démontrât sa formation et défendît son pays. Et Mangou, le fils de pasteur, qui était entré à l’armée comme une jeune fille se joint à une équipe de majorettes, abandonna ses armes et son uniforme et, le premier de tous les Ivoiriens, s’enfuit chercher refuge dans une chancellerie étrangère.

Mangou n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Mangou est coupable d’avoir donné au peuple ivoirien la fausse assurance que leur Chef d’Etat-major des Armées était encore à leur côté pour défendre la nation agressée, alors que Mangou lui-même préparait sa sortie en catimini. Mangou est coupable de la mort de milliers d’Ivoiriens. Sous d’autres cieux, un déserteur de sa trempe serait passé en cour martiale. Mangou n’a ni servi Gbagbo, ni servi la Côte d’Ivoire. Mangou a trahi Gbagbo et Mangou a trahi la Côte d’Ivoire. L’histoire retiendra de Mangou qu’il fut un pleutre, un déserteur, un traitre pour son pays.

Qui a trahi une fois est bien susceptible de trahir une seconde fois. Même Dramane Wattra à qui la majorette Mangou a fait allégeance le sait, qui a préféré tenir ce traitre loin de lui, dans une retraite dorée au Gabon. Que Mangou se taise et bouffe ; car, en plus d’être un traitre, il a la mauvaise manie de parler la bouche pleine.

La Mission Permanente de la Côte d’Ivoire à L’ONU épinglée pour vente de postes humanitaires

Rien n’est sacré au Dozoland ! Tout s’y vend. La Mission Permanente de la Côte d’Ivoire à l’ONU vient de se distinguer sur la scène internationale pour corruption avérée. Le remplaçant de Youssoufou Bamba à la représentation de la Côte d’Ivoire à l’ONU, Bafétigué Ouattara vient de se faire prendre la main dans le sac par une enquête des Nations Unies à vendre des postes de missions humanitaires en Haiti, au Mali, et en République Centrafricaine. Pas moins de $4.000 ! Voici ce qu’exigeait Monsieur Bafétigué Ouattara par poste. Cet argent était versé sur le compte de sa petite amie Hubertine Foué, qui le reversait ensuite sur le compte de Bafétigué Ouattara à Abidjan. Apparemment, le circuit n’était pas assez labyrinthique pour échapper aux enquêteurs de l’ONU. Le commerce de Bafétigué Ouattara prospérait depuis qu’il était le Premier Conseiller de Youssoufou Bamba ; et c’est ce dernier, qui pour se venger de son limogeage « injuste » aurait alarmé les enquêteurs de l’ONU. Est-ce à dire que Youssouf Bamba s’était tu sur un commerce qu’il savait illégal ? Pour Matthew Russell de InnerCity Press, ce chapelet de corruptions au sein des pays francophones serait-il un legs de la culture française ? Quoi qu’il en soit, la Côte d’Ivoire des rattrapés s’est encore illustrée sur le plan international par sa propension à la dégénérescence morale. Visitez à ce propos le lien de InnerCity Press http://www.innercitypress.com/uncovered1dpkocorruptionicp020715.html

(Débat télévisé) Côte d’Ivoire: le Coup d’état

’60 Minutes Blasted For ‘Anachronistic Style’ Of Africa Coverage

Heart of Darkness Revisited

Heart of Darkness Revisited

by Lisa de Moraes

A group of academics and journalists is accusing 60 Minutes of turning black Africans into background extras in its recent segments from the continent.

60 Minutes has managed, quite extraordinarily, to render people of black African ancestry voiceless and all but invisible” in a series of recent segments, says a letter penned by Howard W. French and signed by more than 150 people that was emailed to 60 Minutes exec producer Jeff Fager and posted on the blog A Glimpse of the World. French, who spent most of his 23-year career at The New York Times as a foreign correspondent, now is an associate professor at the Columbia University Graduate School of Journalism, where he has taught journalism and photography since 2008.

In the letter, the signers most notably dinged the CBS newsmagazine for a segment in which Lara Logan went to Liberia last year to cover the ebola epidemic in that country. “In that broadcast, Africans were reduced to the role of silent victims. They constituted what might be called a scenery of misery: people whose thoughts, experiences and actions were treated as if totally without interest,” the letter scolds. “Liberians were shown within easy speaking range of Logan, including some Liberians whom she spoke about, and yet not a single Liberian was quoted in any capacity” though Liberians not only died of ebola, many of them contributed to the fight against the disease, including doctors, nurses and other caregivers, some of whom died in the effort. “Despite this, the only people heard from on the air were white foreigners who had come to Liberia to contribute to the fight against the disease.”

Back when that report aired in November, French tweeted: “Not a single African voice in @60Minutes piece from Liberia on ebola. Not remotely acceptable? We see a father whose son is dying. No quote.”

Today, in his letter to Fager, he complained:

“Taken together, this anachronistic style of coverage reproduces, in condensed form, many of the worst habits of modern American journalism on the subject of Africa. To be clear, this means that Africa only warrants the public’s attention when there is a disaster or human tragedy on an immense scale, when Westerners can be elevated to the role of central characters, or when it is a matter of that perennial favorite, wildlife.”

Speaking of wildlife, the letter also smacked the newsmag for two segments it said were “remarkably similar…featuring white people who have made it their mission to rescue African wildlife. In one case, these were lions, and in other, apes. People of black African descent make no substantial appearances in either of these reports, and no sense whatsoever is given of the countries visited, South Africa and Gabon.”

In all these segments, the letter said, “Africans themselves are typically limited to the role of passive victims, or occasional brutal or corrupt villains and incompetents; they are not otherwise shown to have any agency or even the normal range of human thoughts and emotions. Such a skewed perspective not only disserves Africa, it also badly disserves the news viewing and news reading public.”

In the letter, the group says American views of Africa, a continent of 1.1 billion people, “are badly misinformed” and blamed “the mainstream media.”

A 60 Minutes rep sent Deadline a statement, saying, “60 Minutes is proud of its coverage of Africa and has received considerable recognition for it. We have reached out to Mr. French to invite him to discuss this further and we look forward to meeting with him.”

The statement did not specify which of its reports about Africa it was referencing, but a Bob Simon report titled Joy In The Congo,” about the only all-black orchestra in Central Africa, won a Peabody Award and two Emmys in 2013, and Scott Pelley’s “Africa Mercy,” about a hospital ship that repaired Africans’ cleft palates and other problems relating to the jaw or face, won a News Emmy.

Here is the full list of signatories to the letter:

Howard W. French, Associate Professor, Columbia University Graduate School of Journalism; author of China’s Second Continent and A Continent for the Taking: The Tragedy and Hope of Africa

Fatin Abbas, Manhattanville College

Akin Adesokan, Novelist and Associate Professor, Comparative Literature and Cinema and Film Studies, Indiana University Bloomington

Anthony Arnove, Producer, Dirty Wars

Adam Ashforth, Department of Afroamerican and African Studies, University of Michigan

Sean Jacobs, Faculty, International Affairs, Milano, The New School and Africa is a Country.

Teju Cole, Distinguished Writer in Residence, Bard College/Photography Critic, The New York Times Magazine

Richard Joseph, John Evans Professor of International History and Politics, Northwestern University

Leon Dash, Swanlund Chair Professor in Journalism, Professor, Center for Advanced Study, University of Illinois at Urbana-Champaign

Michael C. Vazquez, Senior Editor, Bidoun: Art and Culture from the Middle East

Achille Mbembe, Professor, Wits University and Visiting Professor of Romance Studies and Franklin Humanities Institute Research Scholar, Duke University

M. Neelika Jayawardane, Associate Professor of English Literature at State University of New York-Oswego, and Senior Editor of Africa Is a Country

Adam Hochschild, author

Eileen Julien, Professor, Comparative Literature, French & Italian, African Studies, Indiana University Bloomington

Mohamed Keita, freelance journalist in NYC, former Africa Advocacy Coordinator of the Committee to Protect Journalists (CPJ)

Aaron Leaf, Producer, Feet in 2 Worlds, The New School

Dan Magaziner, Assistant Professor, History, Yale University

Marissa Moorman, Associate Professor, Department of History, Indiana University

Sisonke Msimang, Research Fellow, University of Kwazulu-Natal.

Achal Prabhala, Writer and Researcher, Bangalore, India.

Janet Roitman, Associate Professor of Anthropology, The New School

Lily Saint, Assistant Professor of English, Wesleyan University.

Abdourahman A. Waberi, writer and Professor of French and Francophone Studies George Washington University

Binyavanga Wainaina, Writer

Chika Unigwe, Writer

James C. McCann, Chair, Department of Archaeology, Professor of History, Boston University

Susan Shepler, Associate Professor, International Peace and Conflict Resolution, School of International Service, American University

Peter Uvin, Provost, Amherst College

G. Pascal Zachary, professor of practice, Arizona State University

Cara E Jones, PhD, Assistant Professor of Political Science, Mary Baldwin College

James T. Campbell, Edgar E. Robinson Professor of History/Stanford University

Nii Akuetteh, Independent International Affairs Analyst, Former Executive Director of OSIWA, the Soros Foundation in West Africa

Mary Ratcliff, editor, San Francisco Bay View National Black Newspaper

James Ferguson, Susan S. and William H. Hindle Professor, Stanford University

Alice Gatebuke, Rwandan Genocide and War survivor. Communications Director, African Great Lakes Action Network (AGLAN)

Max Bankole Jarrett, Deputy Director, Africa Progress Panel Secretariat

Mohamed Dicko, retired Computer Applications Analyst in St Louis, Missouri

Mojúbàolú Olufúnké Okome, Ph.D., Professor of Political Science, African & Women’s Studies, Brooklyn College, CUNY

Adam Ouologuem

John Edwin Mason, Department of History, University of Virginia

Dele Olojede, newspaperman

Dr. Jonathan T. Reynolds, Professor of History, Northern Kentucky University

Daniel J. Sharfstein, Professor of Law, Vanderbilt University

Claire L. Adida, Assistant Professor of Political Science at the University of California San Diego

Lisa Lindsay, University of North Carolina

Anne-Maria B. Makhulu, Assistant Prof. of Cultural Anthropology and African and African American Studies, Duke University

Karin Shapiro, Associate Professor of the Practice African and African American Studies, Duke University

Garry Pierre Pierre, Executive director of the Community Reporting Alliance, New York City

Lynn M. Thomas, Professor and Chair, Department of History, University of Washington

Martha Saavedra, Associate Director, Center for African Studies, University of California, Berkeley

Kathryn Mathers, Visiting Assistant Professor, International Comparative Studies, Duke University

Siddhartha Mitter, freelance journalist

Alexis Okeowo, Contributor, The New Yorker and The New York Times Magazine

Susan Thomson, Assistant Professor of Peace and Conflict Studies, Colgate University

Nicolas van de Walle, Maxwell M. Upson Professor of Government, Cornell University

David Newbury, Gwendolen Carter professor of African studies, Smith College

Charles Piot, Professor, Department of Cultural Anthropology & Department of African and African American Studies Co-Convener Africa Initiative, Duke University

Adia Benton, Assistant Professor of Anthropology, Brown University

Gregory Mann, historian of francophone Africa, Columbia University

Anne Pitcher, University of Michigan

Howard Stein, University of Michigan

Adam Shatz, London Review of Books

Peter Rosenblum, professor of international law and human rights, Bard College

Timothy Longman, African Studies Center Director, Chair of Committee of Directors, Pardee School of Global Studies, Associate Professor of Political Science, Boston University

Laura E. Seay, Assistant Professor, Department of Government, Colby College

Robert Grossman, Producer

Daniel Fahey, Visiting Scholar at UC Berkeley, and served on the UN Group of Experts on DRC from 2013-2015

Jennie E. Burnet, Associate Professor of Anthropology, University of Louisville

Kim Yi Dionne, Assistant Professor, Smith College

Lonnie Isabel, Journalist

Karen L. Murphy

Ann Garrison, Pacifica Radio reporter/producer and contributor to SF Bay View, Black Agenda Report, Black Star News, Counterpunch, Global Research

Ryan Briggs, Assistant Professor, Department of Political Science, Virginia Tech

Yolande Bouka, PhD, Researcher, Institute for Security Studies

Elliot Fratkin PhD, Gwendolen M. Carter Professor of African Studies, Department of Anthropology, Smith College

Gretchen Bauer, Professor and Chair, Department of Political Science and International Relations, University of Delaware

John Woodford, journalist

Frank Holmquist, Professor of Politics, Emeritus, School of Critical Social Inquiry, Hampshire College

Alice Kang, Assistant Professor, Department of Political Science, Institute for Ethnic Studies – African and African American Studies, University of Nebraska-Lincoln

Michel Marriott, journalist, author

Jennifer N. Brass, PhD, Assistant Professor, School of Public & Environmental Affairs, Indiana University

Séverine Autesserre, Department of Political Science, Barnard College, Columbia University

Jill E. Kelly, Assistant Professor, Clements Department of History, Southern Methodist University

Dr. Meghan Healy-Clancy, Lecturer on Social Studies and on Women, Gender, and Sexuality, Harvard University

Dayo Olopade, journalist, author

Mary Moran, Colgate University

Sharon Abramowitz, UFL

Rebecca Shereikis, Interim Director, Institute for the Study of Islamic Thought in Africa, Northwestern University

Barbara B. Brown, Ph.D., Director of the Outreach Program, African Studies Center, Boston University

Jeffrey Stringer

David Alain Wohl, MD, Associate Professor, The Division of Infectious Diseases, University of North Carolina at Chapel Hill

Andy Sechler, MD, Instructor in Medicine, Harvard Medical School

John Kraemer, Assistant Professor, Dept of Health Systems Admin. & African Studies Program, Georgetown University

Barbara Shaw Anderson, Associate Director, African Studies Center, Lecturer, Department of African, African American, and Diaspora Studies, African Studies Center, University of North Carolina

Adrienne LeBas, Assistant Professor of Government, American University, DC

Catharine Newbury, Professor Emerita of Government, Smith College

Ana M. Ayuso Alvarez, Epidemiology Programme applied to the Field, M. Art (Anthropologist)

Cynthia Haq MD, Professor of Family Medicine and Population Health Sciences, University of Wisconsin School of Medicine and Public Health

Aili Tripp, Professor of Political Science & Gender and Women’s Studies, University of Wisconsin-Madison

Gloria Ladson-Billings, Professor, Department of Curriculum & Instruction, Kellner Family Professor in Urban Education, University of Wisconsin

Anne Jebet Waliaula, PhD, Outreach Coordinator, African Studies Program, University of Wisconsin-Madison

Judith Oki, Salt Lake City, UT, former Capacity Building Advisor for Rebuilding Basic Health Services, Monrovia, Liberia

Sandra Schmidt, PhD, Assistant Professor of Social Studies and Education, Teachers College, Columbia University

Emily Callaci, Assistant Professor, Department of History, University of Wisconsin-Madison

Louise Meintjes, Assoc Prof, Departments of Music and Cultural Anthropology, Duke University

May Rihani, Former Co-Chair of the United Nations Girls’ Education Initiative (UNGEI), Author of Cultures Without Borders

Tejumola Olaniyan, University of Wisconsin-Madison

Selah Agaba, Doctoral Student, Anthropology & Education Policy Studies, University of Wisconsin

Casey Chapman, Wisconsin

Ted Hochstadt, Returned Peace Corps Volunteer (Lesotho)

Kah Walla, CEO – STRATEGIES!, Cameroon

Kofi Ogbujiagba, journalist, Madison, Wisconsin

Matthew Francis Rarey, Visiting Assistant Professor of Art History, University of Wisconsin-Milwaukee

David B. Levine, consultant in international development, Washington, DC

Claire Wendland, Medical Anthropologist, University of Wisconsin-Madison

Frederic C. Schaffer, Professor of Political Science, University of Massachusetts Amherst

Joye Bowman, Professor and Chair, Department of History, University of Massachusetts Amherst

Cody S. Perkins, Ph.D. Candidate, Corcoran Department of History, University of Virginia

Eric Gottesman, Colby College Department of Art

Lynda Pickbourn, Ph.D., Assistant Professor of Economics, School of Critical Social Inquiry, Hampshire College

Kate Heuisler, Phnom Penh, Cambodia

Henry John Drewal, Evjue-Bascom Professor of African and African Diaspora Arts, Departments of Art History and Afro-American Studies, University of Wisconsin-Madison

Sarah Forzley, lecturer in the English department at the University of Paris 10- Nanterre (France)

Laura Doyle, Professor of English,University of Massachusetts-Amherst

Ralph Faulkingham, PhD Emeritus Professor of Anthropology (and former Editor, The African Studies Review), University of Massachusetts Amherst

Dr. Jessica Johnson, University of Massachusetts Amherst History Department

Joseph C. Miller, University of Virginia ret.

Sean Hanretta, Associate Professor, Department of History, Northwestern University

Iris Berger, Vincent O’Leary Professor of History, University at Albany

Jackson Musuuza, MBChB, MPH, MS, PhD student in Clinical Epidemiology, University of Wisconsin Madison

Dr. Anita Schroven, Researcher, Max Planck Institute for Social Anthropology, Halle/Saale, Germany

Prof. Dr. Baz Lecocq, Chair of African History, Humboldt University of Berlin, Germany

Monica H. Green, Professor of History, Arizona State University

Sandra Adell, Professor, Department of Afro-American Studies, University of Wisconsin-Madison

Pamela Feldman-Savelsberg, Broom Professor of Social Demography and Anthropology Director, African and African American Studies Program, Acting Chair, Department of Sociology and Anthropology, Carleton College

Michael Herce, MD, MPH, University of North Carolina at Chapel Hill, Centre for Infectious Disease Research in Zambia (CIDRZ)

Satish Gopal MD MPH, UNC Project-Malawi (Director, Cancer Program), UNC Institute for Global Health & Infectious Diseases

Mina C. Hosseinipour, MD, MPH, Scientific Director, UNC Project, Lilongwe Malawi

Cliff Missen, M.A.

Director, WiderNet@UNC and The WiderNet Project, Clinical Associate Professor

School of Information and Library Science, University of North Carolina, Chapel Hill

Groesbeck Parham, Professor, UNC (working in Zambia)

Norma Callender, San Jose

Harry McKinley Williams, Jr., Laird Bell Professor of History, Carleton College

Robtel Neajai Pailey, Liberian academic, London

Rose Brewer, professor, University of Minnesota

Fodei J. Batty, Ph.D., Assistant Professor of Political Science, Quinnipiac University

Graham Wells, MS. PE, (Professor, Retired), Dept of Mechanical Engineering, Mississippi State University

CHOUKI EL HAMEL, Ph.D., Professor of History, School of Historical, Philosophical and Religious Studies Arizona State University

Obioma Ohia, Postdoctoral Fellow, University of Maryland Department of Physics

Paschal Kyoore, Professor of French, Francophone African/Caribbean Literatures & Cultures

Director, African Studies Program, Gustavus Adolphus College, Saint Peter, Minnesota

Preston Smith, Chair of Africana Studies. Professor of Politics, Mount Holyoke College

Catherine E. Bolten. Assistant Professor of Anthropology and Peace Studies. The Joan B. Kroc Institute for International Peace Studies, University of Notre Dame

Michael Leslie, associate professor of telecommunication, College of Journalism and Communications, University of Florida

Agnes Ngoma Leslie, Senior Lecturer and Outreach Director, Center for African Studies, University of Florida

Martin Murray, Urban Planning and African Studies, University of Michigan

Laura Fair, Associate Professor of African History, Michigan State University

Noel Twagiramungu, Post-doctoral Research Fellow, World Peace Foundation, The Fletcher School, Tufts University

PPTE, 3 ans après les promesses sont restées vains mots, M. Frindéthié

Soyez patients ; nous trouverons solution à tous vos problèmes lorsque nous serons reconnus par les institutions de Bretton Woods comme un pays pauvre très endetté. Voici la réponse que le régime de Ouattara, à travers son ministre de la santé, le Pr. N’Dri Yoman, offrait au professionnels de la santé à l’issue d’une réunion que ceux-ci avaient eue avec M. Ahoussou Jeannot dans le cadre de revendications syndicales en avril 2012. Voici là une façon très peu orthodoxe de répondre aux attentes des populations. Faut-il s’en étonner ? Pas du tout, surtout dans un pays ou le bizarre, le biscornu, le loufoque, ont été érigés en règle d’or.

Alassane Dramane Ouattara suppliait les Ivoiriens qui ployaient sous le fardeau de la maladie, de la cherté de la vie, du licenciement, du chômage, de l’insécurité, du délestage, du manque d’eau, d’attendre que le pays soit bien plus pauvre qu’il ne l’était déjà afin de remédier leurs souffrances. Ahurissant ! Et voilà 3 ans que le statut de PPTE fut accordé à la Côte d’Ivoire; et les Ivoiriens attendent toujours que les promesses se transforment en réalités.

N’est-ce pas Dramane Ouattara qui, pendant la campagne présidentielle, se vantait d’avoir sorti 15 pays de la misère lorsqu’il travaillait au FMI ? N’est-ce pas lui qui promettait de transformer la Côte d’Ivoire en un eldorado en 6 mois ? N’est-ce pas lui qui promettait aux Ivoiriens un déluge de milliards ? N’est-ce pas lui que les griots de la dictature glorifiaient d’être un Surhomme au carnet d’adresses exceptionnel ?

Ainsi donc les sceptiques avaient-il raison ? Ouattara n’est-il en fin de compte qu’un falsificateur, un brouteur, un arnaqueur dont les promesses ne valent même pas le papier sur lequel elles sont griffonnées ? Tout porte à le croire. Trois ans après, le gouvernement des rattrapés s’étonne de « l’impatience » des étudiants et des travailleurs.

BCEAO: les dessous d’un hold-up, Francis Kpatindé – Source: Jeuneafrique.com

 

 beceaoQui est derrière le casse de l’agence de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest à Bouaké ? Quel est le montant du butin ? Que fait-on pour retrouver les auteurs et les sommes dérobées ?

Il est midi passé, ce mercredi 24 septembre 2003, lorsque, soudain, des rafales d’armes automatiques retentissent dans Bouaké, deuxième ville de Côte d’Ivoire et fief des Forces nouvelles (rébellion). Rixe entre bandes rivales après une beuverie ? Attaque surprise des FANCI, les forces armées nationales de Côte d’Ivoire, fidèles au président Laurent Gbagbo ? Les tirs semblent provenir du quartier résidentiel et commercial, à l’entrée sud d’une agglomération qui comptait, avant le déclenchement de la guerre civile, en septembre 2002, quelque 760 000 habitants. Autour de l’agence locale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), située dans ce périmètre, règne une grande confusion. Des hommes puissamment armés affrontent des individus repliés à l’intérieur de l’établissement. Pour se dégager, ces derniers n’hésitent pas à balancer en l’air plusieurs liasses de billets, des coupures neuves de 10 000 F CFA, qu’ils viennent juste de dérober. Alléchés par cette manne inespérée, badauds, combattants et même quelques icônes de la rébellion (plusieurs témoins affirment ainsi avoir aperçu sur les lieux le chef de guerre Issiaka Ouattara, alias « Wattao ») s’en donnent à cœur joie.

Les échanges de tirs, d’abord nourris, puis sporadiques, dureront trois jours. « Débordé », le chef d’état-major des « forces armées » des Forces nouvelles, le colonel Soumaïla Bakayoko, appelle à la rescousse les troupes ouest-africaines d’interposition et les soldats français de l’opération Licorne, « des forces neutres, que tout le monde respecte et que l’on peut facilement identifier ». Ces derniers réussissent rapidement à sécuriser la zone et à ramener le calme. Les mystérieux braqueurs, eux, s’évanouissent dans la nature avec un joli pactole estimé, selon les sources, entre 16 et 20 milliards de F CFA (entre 24 et 30 millions d’euros), pendant que Bouaké compte ses victimes et panse ses plaies : vingt-trois morts et une trentaine de blessés.

Lorsqu’ils pénètrent, quelques jours plus tard, dans l’immeuble de la BCEAO, les militaires français, sénégalais, béninois, nigériens, togolais et ghanéens, ainsi que leurs accompagnateurs des Forces nouvelles, n’en croient pas leurs yeux. L’agence a été carrément mise à sac, les murs éventrés, les meubles brisés, les archives brûlées ou répandues par terre. La porte blindée d’accès aux caveaux est grande ouverte, tout comme certains coffres, défoncés au chalumeau ou à la dynamite. « Sur place, on a retrouvé des morceaux de pain moisi, des boîtes de sardines vides, des assiettes avec des restes de repas, des bouteilles de Coca-Cola et de Fanta, raconte, au téléphone, le porte-parole des Forces nouvelles, Sidiki Konaté. Il y avait même des lits de camp. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les malfaiteurs ont pris tout leur temps avant d’agir. Ils bénéficiaient sans doute de solides complicités. Un vrai travail de professionnels ! » Voilà pour les faits. Restent les questions.

La première s’impose d’elle-même : Qui ? Au moment des faits, fin septembre, le même Sidiki Konaté indiquait, avec un accent de sincérité, que le casse était l’oeuvre « d’hommes armés venus de Korhogo », autre ville rebelle, située plus au nord. Accusations aussitôt balayées du revers de la main par son camarade Messemba Koné, chef militaire de la zone incriminée et ministre des Victimes de guerre dans le gouvernement de réconciliation nationale : « Dès que j’ai été informé des événements qui se déroulaient à Bouaké, j’ai fait boucler ma zone, assure ce dernier. Personne n’est donc parti de chez nous pour Bouaké. Et nous ne sommes impliqués ni de près ni de loin dans l’attaque. »

Alors, si ce ne sont pas ceux de Korhogo, qui donc a fait le coup ? « Vos collègues de l’Agence France Presse ont mal interprété mes propos, se défend aujourd’hui, sans convaincre, Sidiki Konaté. Compte tenu de la situation d’insécurité qui prévalait autour de la Banque, nous avions demandé l’appui de nos camarades de Korhogo, qui ne sont d’ailleurs pas venus. Nous étions en présence d’une situation inédite. Nos hommes, après tout, n’ont pas été formés pour protéger des banques, mais pour faire la guerre. »

« Le cambriolage a été commis par des gangsters, affirme pour sa part, de façon sibylline, le chef d’état-major des Forces nouvelles, le colonel Soumaïla Bakayoko. Je ne connais pas leur identité parce que cette affaire est confuse, mais je me refuse à dire que ce sont mes éléments. Cela dit, notre organisation n’est pas parfaite. Il y a des difficultés, d’autant plus que certains d’entre nous sont très jeunes et peuvent être tentés d’ignorer les ordres. Mais ils sont globalement disciplinés, sinon c’est tout Bouaké qu’on aurait retrouvé à l’intérieur ou aux alentours de la BCEAO. […] La présence de l’argent a pu attiser les convoitises de nos populations et de certains de nos éléments. C’est compliqué, parce que cela se passe entre nous… » Une déclaration prudente, certes, mais qui sonne comme un aveu.

Qui donc, dans une zone tenue depuis plus d’un an par une rébellion armée, a pu organiser et réussir le cambriolage d’une succursale de la « Banque des banques », la deuxième opération du genre en Côte d’Ivoire en un an, après le spectaculaire hold-up de l’agence nationale de la BCEAO, le 27 août 2002, à Abidjan ? Qui, sinon un de ceux qui affirment contrôler la région ? De fait, même si l’enquête, ouverte sur plainte de la BCEAO et de l’État ivoirien, n’en est encore qu’à ses débuts, beaucoup d’observateurs pointent déjà du doigt le secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI), Guillaume Soro, fortement soupçonné d’être le cerveau de ce fric-frac. C’est, du moins, la conviction de certains responsables de la BCEAO proches du dossier. Celle des milieux de renseignement occidentaux, mais aussi, mezza voce, de la France officielle, qui maintient actuellement en Côte d’Ivoire quelque quatre mille soldats. « Tout laisse croire que cette opération a été montée de toutes pièces par Soro, indique-t-on ainsi de bonne source à Paris. On peut comprendre, dans ce cas, sa réticence, depuis plusieurs semaines, à aller à Abidjan. S’il se fait épingler dans le cadre de cette affaire, nous ne lèverons pas le petit doigt pour lui venir en aide. »

L’affaire de Bouaké intervient, il est vrai, alors qu’on note une criminalisation croissante de la rébellion ivoirienne et une recrudescence de l’insécurité dans le Nord, désormais qualifié par certains de « Far North ». Le monde entier est informé des exactions et autres violations des droits de l’homme commises dans le « Gbagboland ». Un voile opaque semble recouvrir celles qui le sont dans le « Soroland ». Rackets, intimidations, braquages se multiplient dans une zone de non-droit où toute manifestation de dissidence, même pacifique – le fait est insuffisamment signalé – est proscrite. Tout comme les agences de la BCEAO de Bouaké et de Korhogo, plusieurs établissements financiers et administrations de la deuxième ville de Côte d’Ivoire – la Caisse autonome d’amortissement et la Trésorerie publique, notamment – ont été attaqués ces dernières semaines. Idem pour la succursale de la BIAO, à Ferkessédougou, plus au nord. Des pillages, bien souvent, accompagnés de rixes entre les miliciens des Forces nouvelles, qui réclament chacun leur part du gâteau.

Il arrive même parfois à ces derniers de s’en prendre aux observateurs de l’ONU. Ainsi, le 24 octobre dernier, certains d’entre eux ont poursuivi en voiture un avion des Nations unies qui s’apprêtait à prendre son envol sur la piste de l’aéroport de Bouaké, et l’ont contraint à s’arrêter. L’un des soldats a alors tiré un coup de feu sur le tarmac, près de l’appareil. Dans le cadre d’un autre incident très grave, le 25 octobre, des éléments des Forces nouvelles ont détenu et menacé de tuer sept officiers de liaison de la Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Minuci) qui étaient en mission de reconnaissance à Man. L’équipe a heureusement été délivrée par un autre groupe de miliciens, qui l’a escortée en dehors de la ville…

Une partie du butin du casse de Bouaké aurait ainsi servi pour la solde des combattants de plus en plus indisciplinés et furieux de ne pas être payés en retour des sacrifices qu’ils affirment avoir consentis dans la lutte contre le pouvoir d’Abidjan, alors même que certains de leurs chefs roulent désormais carrosse, fréquentent les palaces et sont reçus avec les honneurs par les chefs d’État africains. Le reste de l’argent dérobé aurait été placé en lieu sûr, notamment au Mali voisin. Une accusation rejetée avec force à Bamako : « Les gens ne savent pas de quoi ils parlent, s’insurge Ousmane Thiam, le ministre malien de la Promotion des investissements et du Secteur privé, lui-même banquier de profession. Il est impossible de recycler du franc CFA sale dans le circuit bancaire de l’un des pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine, pour la simple raison que ce type d’opération n’échappera pas au contrôle des fins limiers de la BCEAO. »

« Le secrétaire général a autre chose à faire que d’organiser des hold-up, souligne, pour sa part, Sidiki Konaté, en prenant la défense de Guillaume Soro. Dans cette affaire, on nous fait un mauvais procès. Il ne faut pas oublier que nous avons perdu plusieurs de nos hommes, une vingtaine, alors qu’ils cherchaient à protéger de l’argent qui n’est pas à nous ! Nous avons dû tirer sur nos propres hommes et sur la population parce que nous étions débordés. Même à Paris, si vous braquez une banque et que vous jetez une partie de l’argent dans la rue, les gens accourront pour se servir. Je vous le rappelle, nous n’avons pas pris les armes pour surveiller des banques, qui ne sont, après tout, qu’un détail dans notre combat pour la justice en Côte d’Ivoire. » La rébellion, dont les supposés parrains libyen et burkinabè sont devenus parcimonieux, a-t-elle braqué l’agence de la BCEAO à Bouaké pour payer ses troupes ? « Nos combattants ne sont pas payés, poursuit Konaté. Ils se débrouillent comme ils peuvent. Et nous n’avons pas de nouvelles recrues. Cet argument ne tient donc pas. Par ailleurs, nous avons nos fonds propres. Nous levons des taxes auprès des sociétés opérant dans les zones sous notre contrôle… »

Deuxième question d’importance : Le montant du casse. Seize milliards de F CFA ? Vingt ? Un peu plus ? Un peu moins ? Motus et bouche cousue, comme de tradition, au siège régional de la BCEAO, à Dakar. Joint au téléphone à Bissau, où il était en mission, le gouverneur (ivoirien) Charles Konan Banny fait dans l’esquive : « Quand bien même on n’aurait volé qu’un centime, je ne puis l’accepter. Cet argent appartient aux huit pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Je ferai tout mon possible pour faire arrêter les responsables et les envoyer devant les tribunaux. » Mais quel est donc le montant de la somme que les malfaiteurs ont subtilisée ? « Tout ce qui touche à une Banque centrale est extrêmement sensible. Je ne suis tenu de rendre compte qu’aux seuls chefs d’État membres, et, sauf erreur de ma part, vous n’en êtes pas un. »

Et pourquoi la BCEAO a-t-elle laissé, depuis un an, des fonds aussi importants dans des agences installées dans une zone tombée aux mains d’une rébellion armée ? « Dès septembre 2002, nous avons entrepris des démarches aussi bien auprès des autorités de l’UMOA que du gouvernement ivoirien pour sécuriser nos agences dans une région devenue inaccessible aux forces de défense et de sécurité de la République de Côte d’Ivoire. » On n’en saura pas davantage. « Depuis novembre 2002, nous avons écrit à plusieurs reprises à la BCEAO pour qu’elle renvoie dans notre zone ceux de ses agents qui ont abandonné leurs postes depuis un an et pour lui demander de rouvrir les agences, affirme Sidiki Konaté. On ne nous a pas répondu. Faut-il, dans ces conditions, s’étonner de ce qui s’est passé ? Après tout, il n’y a pas de statut particulier pour une banque en zone de guerre. »

Il n’empêche ! Aussitôt informé du braquage de l’agence « auxiliaire » de Bouaké, Charles Konan Banny prend une série de décisions. Le 27 septembre 2003, il envoie sur place, grâce à l’appui des forces d’interposition françaises et ouest-africaines, une « mission exploratoire ». Trois jours plus tard, c’est au tour d’une « mission pluridisciplinaire » composée d’experts de faire le déplacement. Leur rapport est transmis, le 8 octobre, au président Laurent Gbagbo. Qui, tout comme la Banque, dépose une plainte contre X devant les tribunaux ivoiriens.

Dans une lettre adressée, le 14 octobre, aux huit chefs d’État membres de l’UMOA, et dont Jeune Afrique/l’intelligent a obtenu copie (voir fac-similé), le gouverneur affirme par ailleurs avoir « pris les mesures requises pour prévenir le risque de recyclage des fonds dérobés dans les circuits économiques et financiers normaux ». « J’ai en outre sollicité et obtenu des autorités ivoiriennes la mise à contribution, dans ce cadre, des polices économiques et des frontières, des services des douanes ainsi que des importantes sociétés commerciales et de commercialisation des produits agricoles. […] J’ai également invité les ministres des Finances des autres États membres à prendre des dispositions similaires… »

Cela suffira-t-il pour recouvrer les fonds dévalisés ? Plusieurs personnes ont été arrêtées, ces dernières semaines, du côté de Korhogo et de Ferkessédougou en possession de billets provenant du pillage. À la mi-novembre, un ressortissant béninois installé de longue date en Côte d’Ivoire a même été interpellé au Mali pour « recel de billets de banque frauduleusement soustraits », alors qu’il venait déposer dans une banque de Sikasso quelques millions de francs CFA, fruit de la vente de sa maison de Bouaké à un quidam qui l’a payé avec de l’argent volé. Maigre consolation pour l’UMOA, dont la BCEAO est l’institut d’émission ! Pour l’instant, le joli « matelas » de plusieurs milliards de F CFA reste introuvable.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : BCEAO : les dessous d’un hold-up | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Blanchiment de l’argent des casses de la BCEAO: Un ministre d’Etat sénégalais révèle comment Wade a procédé

Amath Dansokho, leader historique de la gauche sénégalaise, aujourd’hui ministre d’Etat dans le gouvernement Macky Sall, confirme ses accusations anciennes sur les collusions financières entre Wade et les ex-rebelles ivoiriens qui ont pillé les agences de la BCEAO à Bouaké et à Korhogo. Il récidive en disposant aujourd’hui des moyens de renseignement de l’Etat. Dans une interview accordée au site Seneweb, il évoque des mécanismes de blanchiment et promet une liste de «hautes autorités» sénégalaise impliquées. Il parle également de relations financières douteuses entre Karim Wade et des figures de la Sarkozie. Extraits.

Parlant d’argent sale, vous avez une fois soutenu que l’argent issu de la casse des banques de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) de Bouaké et de Korhogo a été blanchi à Dakar. Est-ce que maintenez vos propos ?

Je maintiens que l’argent a été blanchi ici à Dakar. Le ministre des Finances ivoirien de l’époque l’a dit ici, et personne n’a protesté. Il (N.d.l.r. : Wade) s’acharnait contre Banny (N.d.l.r. : ancien directeur de la banque) (…). Lors d’une conférence de presse à Dakar, Banny a dit qu’il ne sait pas si demain il sera encore vivant, évoquant une menace de mort, mais nous savons que de hautes autorités ont blanchi l’argent de Bouaké et Korhogo et nous rendrons la liste publique dans quelques jours. Dès le lendemain, Abdoulaye Wade est allé s’agenouiller devant lui pour le supplier de ne pas le faire.

Depuis ce jour, il ne parle plus de la banque centrale avec laquelle il avait toujours des difficultés. Pourquoi le procès qu’il avait intenté contre moi n’est pas allé loin ?

Me Diop, l’avocat de ma défense, avait mis dans le dossier un procès-verbal dans lequel un homme avouait avoir blanchi cet argent avec l’aide de hautes autorités de l’Etat sénégalais. Un agent secret italien est venu dans mon salon me raconter que Wade a été découvert parce que lorsqu’il voyageait, il amenait dans les soutes de l’avion présidentiel des milliards d’euros, de devises qu’il prenait à la Société générale qu’il échangeait avec des francs CFA qu’on reversait à la Banque centrale.

Les gens se sont rendus compte qu’il y avait des billets issus de casse des banques de la Côte d’Ivoire (N.d.l.r. : de Bouaké et Korhogo). Ils échangeaient 1 franc ivoirien, qui a la même valeur ici, avec 50 centimes sénégalais. Il a fait tellement de scandales financiers, et c’est d’ailleurs pourquoi il dit que son fils est un génie en ingénierie financière. C’est pour l’habillage…

Comment expliquez-vous l’attitude du président sortant qui, après avoir annoncé un voyage à l’extérieur, est tout de même resté au pays, et ne manque pas de faire preuve d’une certaine agitation de sa retraite des Almadies ?

(rires) Tout ce que Wade fait, c’est parce qu’il sait que le Sénégal est en mesure de faire rapatrier ses ressources. L’instrument existe, c’est un instrument de la Banque mondiale et de l’Onu qui s’appelle Star. Il suffit juste que l’on dépose les dossiers, que les enquêtes soient faites…On l’a fait pour Mobutu, et actuellement pour Nguema et son fils, pour Abacha, Babaginda. Il faut certes faire vite. Mais on sait où est l’argent. Depuis le 11 septembre, tout argent qui circule dans les banques, sauf cette partie que contrôlent les mafias, tous les dépôts ordinaires dans les banques, on sait d’où ça vient et où ça va. Quelqu’un m’a confié, alors que j’étais malade à Saly, le montant de la fortune de Karim (je me garde bien de vous le dire). (…) Madické Niang (N.d.l.r. : ancien ministre des Affaires étrangères sous Wade), on sait qu’il a des milliards dans sa maison, ce sont ses enfants qui l’ont révélé. On l’a pris en train de vouloir changer un milliard. L’argent est là. Ils ont construit des trous, des salles réfrigérées, parce qu’ils ne peuvent pas amener cet argent dans les banques. Une opération aux Almadies nous aurait permis de récupérer des milliards.

Et vous dites que l’Etat sénégalais a les moyens de cet argent mal acquis ?

Par des mesures de police, des mesures légales, l’Etat sénégalais est bien en mesure de récupérer cet argent. (…) Je ne sais pas jusqu’à quand on peut laisser l’argent des Sénégalais s’évaporer comme ça. On ne peut pas faire autrement, il faut ramener l’argent ici. C’est une question de réalisme. (…) Ils ont certes des alliés en Occident, comme l’a révélé Péan dans son livre. Ruffin (N.d.l.r. : ancien ambassadeur de la France au Sénégal) lui-même a dit publiquement que Karim a remis de l’argent à des gens de l’entourage de Sarkozy. Mais les opinions publiques occidentales, de plus en plus à droite, ne permettront pas qu’on leur demande de payer des impôts pour venir en aide aux pays pauvres, pendant que les dirigeants de ces pays financent les campagnes électorales de leurs politiciens.

Pont de Jacqueville : Ouf ! On s’est rebiffé ! M. Frindéthié

Motocyclistes, cyclistes et piétons, débrouillez-vous!

Motocyclistes, cyclistes et piétons, débrouillez-vous … entre les lampadaires!

Après nos nombreuses dénonciations, les racketteurs semblent être revenus à une meilleure éthique : le pont de Jacqueville, nommé paradoxalement après celui-là même qui n’a jamais souhaité qu’il fût construit, ne sera plus à péage ! Car ce pont, en vérité, était prévu, jusqu’au pénultième moment, être une autre escroquerie, comme l’atteste la vidéo ci-dessous.

Ouf ! Il ne sera pas à péage ! C’est du moins ce qu’aurait déclaré Dramane Wattra à l’inauguration du pont de Jacqueville, où, pour la première fois depuis son atterrissage sur la scène politique ivoirienne, il rendit à César ce qui est à César, et fit hommage à Gbagbo, qui avait commencé les travaux de ce pont.

Espérons que l’esprit des Alladians, qui semble avoir touché l’âme de Wattra, lui insufflera davantage d’humanisme, afin qu’il libère la pléthore de prisonniers politiques qui croupissent dans ses geôles, afin qu’il débarrasse les propriétés assiégées de ses bourreaux, afin qu’il permette que les enfants de la Côte d’Ivoire éparpillés de par le monde rentrent dans la sérénité, et qu’il soit restitué à la Côte d’Ivoire un peu de son sourire d’antan.

Espérons aussi que ce pont, construit en deçà de nos expectatives, sans voies cyclables ni piétonnes–dans une zone rurale où la moto et la bicyclette constituent des moyens de transport majeurs, ne connaitra pas, dès les premières pluies, le sort du 3e pont !

Ahmed Bakayoko Appelle les Musulmans de Côte d’Ivoire au Jihad

Pour les élections de 2015, les génocidaires affûtent déjà les armes de la violence.

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Dernière interview du Président Gbagbo avant son arrestation par les forces françaises

Modèle du Dozoland: Une intelligence lilliputienne et assassine à l’Assemblée Nationale : Rien de nouveau en République Rattrapocratique de Côte d’Ivoire (12 mars 2012), M. Frindéthié

Faut-il s’étonner de la « nomination » du chef rebelle, Soro Kigbafori Guillaume, comme président de l’Assemblée Nationale de la République Rattrapocratique de Côte d’Ivoire ? Absolument pas. Dans un pays où des illettrés sont nommés à la tête de structures étatiques, où d’anciens lieutenants de John Pololo le Loubard sont ministres d’Etat, et où des cambrioleurs et assassins sont d’abord nommés commandants et généraux avant de retourner en cours primaires du soir, tout cela sur la base de leur appartenance tribale, et selon une logique d’épuration présentée sous la fumeuse désignation de « politique de rattrapage ethnique », rien n’étonne plus.

Que l’on veuille comparer l’intelligence lilliputienne et l’impécuniosité instructive d’un Soro à la hauteur culturelle d’un Yacé Philippe, d’un Konan Bédié, ou d’un Mamadou Koulibaly – non pas que ces hommes ne nous aient maintes fois déçus – n’étonne plus personne. Le boucher d’Abidjan, Dramane Ouattara est bien décidé à transformer la Côte d’Ivoire en une cancrecratie (une république bananière dirigée par des cancres). Dans cette optique, il est tout à fait normal qu’à la présidence de l’Assemblée Nationale, Dramane impose aux Ivoiriens un cancre armé. Avec Dramane Ouattara, la Côte d’Ivoire a basculé 50 ans en arrière ; et elle continuera sa régression applaudie par une moutonnerie en liesse, jusqu’à ce que …

Modèle du Dozoland: WATTAO, UNE INSULTE A L’INTELLIGENCE, Bernard Houdin (15 novembre 2013)

wataoLe 6 novembre dernier, sur France Culture, le journaliste Emmanuel Leclère a dressé un portrait surréaliste d’Issiaka Ouattara, dit « Wattao », l’un des personnages centraux de la crise ivoirienne depuis la rébellion issue du Coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire.

Quand j’ai écouté la première fois ce billet « culturel » ( ?!), j’ai d’abord fait le rapprochement avec le récent reportage de Christophe Hondelatte où ce même Wattao joue la « vedette américaine » en exposant sans vergogne sa « belle gueule » et son « bling-bling » comme le répète Leclère. Puis je me suis posé la question : pourquoi une telle médiatisation d’un personnage falot qui ne doit sa « réussite » qu’à ses rapines de soudard éclaboussé du sang de ses compatriotes ?

En effet Wattao n’est ni un « ancien chef de guerre », ni un « ex-chef rebelle efficace », ni un « bon commerçant dioula » (pour les connaisseurs, c’est un pléonasme)….Non Wattao est un prédateur nourri de mutineries, de désertions et de rébellions, bras armé des vrais profiteurs de la
longue agonie de la démocratie en Côte d’Ivoire, qui n’aurait jamais atteint le sommet du Pouvoir sans l’intervention militaire française en 2011, comme le reconnaît benoîtement Monsieur Leclère.

Wattao est au niveau des autres chiens de guerre qui ont sévit et continuent de sévir un peu partout en Afrique, le plus souvent « commandités » par des mains « obscures » mais expertes à manipuler des pauvres bougres vite enivrés par un pouvoir « inespéré » et qui finit, toujours, par les dévorer.

J’ai connu Wattao petit kakaba du Coup d’Etat contre Bédié en 1999. Il errait dans les couloirs de la Primature (où le Général Guei avait pris ses quartiers au début de la Transition). Il réapparait au cours du Coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002, après avoir fui au Burkina à la suite de l’échec d’une mutinerie anti-Guei en 2000. Il fait rapidement partie des Commandants de Zones (les « Com’Zones ») mis en place par la rébellion qui s’installe dans le Nord du paysaprès l’échec du Coup lui-même. Il dirige la « compagnie »Anaconda (sans doute dénommée  ainsi d’après son surnom personnel : Saha Bélé Bélé – le gros serpent en dioula).Maître de la zone de Seguela, il organise tous les trafics possibles (or, diamant, braquages des agences de la BCEAO…) et n’hésite pas à étendre son territoire en « annexant » la zone de son complice et néanmoins adversaire « en affaires », Koné Zacharia, lors de la disgrâce de celui-ci prononcée par Guillaume Soro, après une énième exaction mal venue dans le contexte du rapprochement « tactique » entamée par le leader des rebelles qui, on le sait aujourd’hui, n’était que le début de la machination qui devait conduire au renversement du président Gbagbo par tous les moyens.

Ainsi, lors de la cérémonie pour la Fête Nationale le 7 aout 2007, le « Commandant » Wattao exhibe son bel uniforme d’officier et s’affiche, dans le sillage du président Gbagbo, entre le Général Mangou, Chef d’Etat Major des Armées et le Général Clément-Bollée, patron de la Force Licorne (celui-là même que Ouattara vient d’appeler pour « tenter » de recréer une armée nationale digne de ce nom…).

Wattao et ses coreligionnaires sont de retour dans la République. Mais, dès le début de la crise postélectorale, lui et les autres retournent à leur destin : mercenaires sans foi ni loi, à la tête d’une horde hétéroclite chargée de prendre Abidjan après avoir semé terreur et désolation dans tout le pays. Malgré l’apport logistique et l’ordonnancement tactique mis au point par les « donneurs d’ordre » occidentaux, ils seront mis en déroute les 31 mars et 1er avril 2011, contraints de se retirer de la majeure partie de la ville. Et si la Force Licorne n’avait pas, comme le dit Emmanuel Leclère, « fait le ménage », Wattao ne serait jamais arrivé à la Résidence le 11 avril (où, d’ailleurs, ni lui, ni personne, n’a « passé » les menottes au président Gbagbo).

Il fallait rappeler tout cela pour faire comprendre la réalité de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui. Plus de 30 mois se sont écoulés depuis que François Fillon, Premier Ministre à l’époque, a déclaré devant l’Assemblée Nationale française qu’il « était fier que l’armée française ait
participé au rétablissement de la démocratie en Côte d’Ivoire ». Quelle démocratie ? Celle qui érige en maitres du jeu des chefs de bandes qui n’obéissent qu’à leurs propres lois, celle qui piétine les libertés fondamentales au gré de ses humeurs, celle qui laisse mourir en prison les uns et contraint à l’exil les autres, celle qui pille l’économie nationale et étale insolemment le fruit de ses méfaits face à une population exsangue et meurtrie ?

Pour quelques observateurs des médias internationaux, des « sujets » comme Wattao sont, peut-être, une « source d’inspiration » pour des reportages « chocs », mais pour l’immense majorité des ivoiriennes et des ivoiriens, ainsi que pour tous ceux qui sont attachés au respect du Droit et des Libertés, où qu’ils soient, c’est une forme d’ « insulte à l’intelligence ». En effet, alors que le Procureur à la Cour Pénale Internationale (CPI) n’en finit plus d’essayer de se justifier dans sa tentative désespérée de trouver des charges contre le président Gbagbo, la Côte d’Ivoire s’enfonce, jour après jour, dans une spirale infernale. Aujourd’hui le pays du président Houphouët, père du « miracle ivoirien », le pays du président Gbagbo, qui avait réussi à atteindre, dans un climat de guerre larvée et de partition du pays, le Point de Décision de l’initiative PPTE (que Ouattara s’est « adjugé », comme beaucoup d’autres réalisations entamées
sous le président Gbagbo), ce pays-phare de l’Afrique, vient tendre piteusement la main, ici et là, pour faire « ses fins de mois »…. !

Il est temps que la « communauté internationale », ou du moins ceux qui s’en prévalent, comprennent enfin qu’une Nation ne peut pas être l’otage de « héros » de mauvais films confortés par la lâcheté d’une petite partie de la classe politique prête à toutes les compromissions pour assouvir une soif effrénée d’argent et de pouvoir. La Côte d’Ivoire est une grande nation qui ne se reconnaît pas dans des quelconques Wattao et qui aspire à se développer dans l’harmonie et la concorde, dans le respect des convictions des uns et des autres, dans le cadre d’un débat démocratique libre et pacifique. L’immense espoir qui commence à naître, dans le sillage des actions menées à travers le pays par les dirigeants du FPI, dans l’attente de l’élargissement, indispensable désormais du président Gbagbo, préfigure cette Côte d’Ivoire de demain où personne, quelques que soient ses choix politiques ou religieux, ne sera exclu de la communauté nationale.

La Côte d’Ivoire est un territoire pas encore autonome en Afrique, M. Frindéthié

Ahmed Bakayoko posing with his death squad

Ahmed Bakayoko posing with his death squad

La Côte d’Ivoire est un territoire pas encore autonome en Afrique. La Côte d’Ivoire est une colonie d’exploitation française acquise par la violence armée. La France y a placé un concierge noir qui n’a d’autorité que celle que lui confère la France.

De même que le fut l’Algérie, et de même que le fut l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire aujourd’hui se trouve sous occupation étrangère. La période que vivent les Ivoiriens doit être reconnue comme celle de l’Occupation, et se doit d’être nommée par les Ivoiriens comme « l’Occupation ». Aussi longtemps que durera l’ère du concierge Ouattara, cette ère doit être désignée comme « l’Occupation », référée dans nos livres comme « l’Occupation », enseignée à nos étudiants, par référence à la traitrise du gouvernement de Vichy, comme « l’Occupation » et expliquée à nos enfants comme « l’Occupation ».

Et comme ce fut le cas en Algérie sous l’occupation française, ou en Afrique du Sud sous l’occupation aryenne, des collaborateurs se bousculent à la porte de nos bourreaux, prêts à leur vendre leur âme pour un bout de bonheur. Nos enfants et nos étudiants ont le droit de comprendre la motivation de ces collaborateurs, comme la France résistante enseignait à ses enfants  les motivations des collaborateurs français pendant l’occupation allemande, qui pour un bout de pain vendaient leur âme au Nazis. Ce que la Côte d’Ivoire a vécu sous les bombardements français et onusiens, ce qu’elle a vécu à l’Ouest, ce qu’elle continue de vivre chaque jour sous l’Occupation est bien un programme d’extermination ethnique systématique. N’ayons pas peur des mots. La Côte d’Ivoire occupée est soumise à un holocauste qui ne dit pas son nom.  Ne nous méprenons pas, cependant : Les Ivoiriens dans leur grande majorité n’approuveront jamais de subir l’occupation française que l’on veut leur imposer par la force des armes, et garderont, comme une veilleuse, au fond de leur cœur l’idéal de liberté et de dignité.

La Côte d’Ivoire sera libre un jour, comme le furent l’Algérie de l’occupation française et l’Afrique du Sud de l’occupation aryenne. Ce ne sont pas les méditations et les alléluias qui libéreront la Côte d’Ivoire, de même qu’aucun alléluia n’aurait libéré l’Afrique du Sud ou l’Algérie pendant leur occupation. Les peuples libres nous ont donné la mesure de ce qu’il en coûte  d’être libre. Ce ne sont ni les alléluias ni la bonne foi des bourreaux qui libèrent les peuples assujettis.

Laurent Gbagbo: un homme, une vie

Petite Lettre Ouverte à Pascal Affi N’Guessan, M. Frindéthié

AffiCher Affi,

Il arrive un moment où le chasseur comprend que gibier, il n’y en a plus, que la nuit est tombée sur la forêt, et qu’au risque de s’égarer pour de bon dans les épais, il gagnerait à commencer à chercher le chemin du village.

Ne croyez-vous pas vraiment, cher Affi, que votre égarement ait assez duré ? Et qu’il soit temps que vous retourniez sur vos pas, aussi douloureux que cela puisse vous paraitre ?

Je lis aujourd’hui que vous convoquez vos amis du Front Populaire Ivoirien devant les tribunaux ? Quels tribunaux ? La justice ivoirienne s’est-elle dotée ces trois derniers jours de nouveaux instruments procéduriers crédibles qui seraient à même de rendre un jugement impartial à ceux que vous lui livrez ? Ou bien s’agit-il toujours de la caricature de Dramane et de Bakayoko, qui hier vous absolvait et condamnait à des peines démentes vos compagnons d’antan ? Est-ce à cette bouffonnerie hitlérienne que vous convoquez vos compagnons d’hier ? Votre intention est-elle de faire emmurer tous ceux qui refuseraient de couvrir de pétales de rose le chemin vers l’imposture de Dramane ?

Que vous arrive-t-il ? Au sortir de ce maquillage de procès ethnocide qui s’est soldé par la damnation de vos amis, votre réflexe de démocrate, si vous en aviez, vous aurait dicté de dénoncer les abus qui minent la cohésion sociale et conduisent irrémédiablement la Côte d’Ivoire vers d’inévitables belligérances. Au lieu de cela, et comme si vous aussi aviez gouté au nectar que sert Dramane à Bédié, vous sanctifiez la mystification juridique de Dramane en y convoyant vos compagnons ?

Avez-vous donc perdu toute décence humaine ? Je ne sais vraiment pas de qui vous prenez vos conseils, cher Affi, mais votre entêtement à détruire ce que vous aviez construit avec vos amis d’un temps ne vous fait pas gagner plus d’adeptes. Au contraire, il vous fait perdre des alliés.

Il est temps, et grand temps, que vous vous rendiez à l’évidence, et que vous mettiez fin à la folie circulaire dans laquelle vous tourbillonnez depuis bientôt un an. Affi, recouvrez vos esprits, car la condamnation de vos compagnons par le système répressif de Dramane ne durera que le temps où Dramane est encore au pouvoir, et pas plus.

Après, il faudra faire le bilan des coups reçus et des coups donnés. C’est dans cet après, très prochain d’ailleurs, que vous gagneriez à vous situer, pas dans ce maintenant très élusif dans lequel pataugent malheureusement trop d’attentistes.

Dramane Ouattara: « Je suis éligible en 2015″

DramaneGbagbo m’a fait candidat en 2010, je suis donc éligible en 2015. En droit, mes conseillers juridiques me disent qu’il y a ce qu’on appelle jurisprudence. A partir du moment où des dispositions ont été appliquées, telle que ma candidature exceptionnelle en 2010, alors elles seront applicables dans l’avenir. Si donc Gbagbo m’a fait candidat en 2010, je peux l’être aussi en 2015 sans que ne soit modifié l’article 35 de la Constitution.

Ainsi, tout en reconnaissant son inéligibilité, et conscient de la mise en garde que lui ont lancée les populations ivoiriennes sur son intention de fricoter avec la Constitution ivoirienne, Dramane Ouattara revendique son éligibilité par action rétroactive et entend se présenter aux élections de 2015 en dépit de son inéligibilité constatée.

(Vidéo) Interview avec Gildas LeLidec-Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire (2002-2005)

(Vidéo) Tirbuce Koffi avant et maintenant

(Vidéo): Wade à Macky Sall: « Tu es fils d’esclave; en d’autres temps je t’aurais vendu »

 

La preuve par neuf que de 2000 à 2012, le navire Sénégal était piloté par un matelot ivre. Mais le plus tragique, c’est que celui qui se faisait passer pour le sage de l’Afrique, le conseiller de ses pairs, n’était en fait qu’un imbécile heureux. Le mépris de Wade pour ses congénères montre bien le genre de langage qu’il tenait dans les salons privés de ses amis occidentaux qui continuent de voir l’Afrique comme un vaste champ d’esclaves. Macky Sall a certainement trop d’honneur pour se rabaisser au niveau du déchet humain qu’est Wade. Vivement que la dame à la faucille nous débarrasse de cette chose puante et infecte qui continue de polluer l’air au pays de la Teranga.

 

 

Procès de Dramane contre Mme Gbagbo: Faut-il en rire ou en pleurer?

Dramane

Procès de Simone Gbagbo: Temoignage du temoin Cissé

-Juge: Monsieur que reprochez vous à Mme Gbagbo?
-Temoin: Monsieur, moi Mme Gbagbo c’est ma maman, je suis venu parler à ma maman. Moi j’aime ma maman, c’est notre maman à tous. Mais elle a envoyé nos enfants nous tuer. Moi je suis le papa de Lamté, Lamté c’est mon fils, je suis l’ami à son papa. Mais monsieur le juge Lamté voulait me tuer. Lamté voulais me tuer monsieur le juge.
-Juge: Qu’es ce que Mme Gbagbo vous a fait?
-Temoin: Monsieur Lamté voulait me tuer, Lamté c’est mon fils, moi je suis comme son père. Mais mon fils voulais me tuer.
-Juge: C’est qui Lamté?
-Temoin: Lamté c’est mon fils, il est a la gare, il est syndicat.
-Juge: Mais Mme Gbagbo a quoi a voir avec lamté? il travaille avec elle?
-Temoin: Monsieur le juge, c’est les Lamté la qui avait les armes et Lamté voulais me tuer.
-Juge: Mais vous, qu’est ce que Mme Gbagbo vous a fait?
-Temoin: Moi Mme Gbagbo m’a rien fait, je ne peux pas mentir.

Procès de Simone GBAGBO
Le juge demande de Faire entrer les témoins
4 individus entrent dans la salle. Ils ont tous des béquilles
Alors , le juge leur demande:
Vous êtes venu faire quoi ici ?
« Victimes » : On est venu témoigner contre Mme GBAGBO
Le Juge: Toi comment tu t’appelles
1ère « victime » : Koné mahadou
Le juge: Désolé tu n’est pas sur ma liste des victimes
2è victime: Diaby souleymane
Le juge: Désolé tu n’es pas sur ma liste des victimes
3è victime: Traoré issouffou
Le juge: Désolé tu n’es pas sur ma liste des victimes
4è victime : Doumbia mamadou
Le juge: Désolé tu n’es pas sur ma liste des victimes.
Ils sont tous sortis sans rien dire !

Procès de Simone Gbagbo : Ca se passe actuellement au palais de justice. Témoignage du Témoin Ibrahim
-Juge: Que reprochez vous a Mme Gbagbo ?
-Témoin: Moi je suis gardien du siège du RDR à Abobo. Mme Gbagbo est venue. Elle était dans une 4X4. Un long cortège. Elle passait, et elle est partie chez BAH BIENTO (comédien). Après ça tous les jeunes là ont eu des armes dans le quartier.
-Juge: Qui a donné ces armes là aux jeunes?
-Témoin: Quand Mme Gbagbo est venu elle a vu Bah Biento, Bah Biento même il est encore la au quartier.
-Juge: Tu as vu Mme Gbagbo donner des armes aux gens la?
Témoin: Oui Monsieur.
-Juge: Mais tu as dit qu’elle était dans une 4X4 et qu’elle passait dans un long cortège, comment tu l’a vu. Et c’était quand?
Témoin: Monsieur le juge, c’était le 16 décembre 2011, après tout le monde a eu des armes.
-Juge: Tu es sur que c’était le 16 décembre 2011?
-Témoin: Oui Monsieur c’était le 16 décembre 2011
Juge: Mais le 16 Décembre 2011, Mme Gbagbo était en prison, comment toi tu as fais pour la voir à Abobo?
Témoin : Silence radio

Ce qu’écrivait Venance Konan sur Dramane Ouattara

Venance KonanVenance Konan, cet écrivaillon du ventre, a bien la plume bavarde ces derniers jours. Et si nous revisitions tel quel son gribouillage d’il y a quelques années ? Peut-être que cela nous aiderait un peu à pénétrer les effluves épais qui enfument sa cervelle pour découvrir l’essence de ce qu’il est vraiment.

IVOIRIENS ET LEUR IVOIRITE  (Vendredi 13 Février 1998 )

De nombreuses personnes, souvent très proches du PDCI disent que ce qui les gènes dans ce code électoral en discussion en ce moment est qu’il semble dirigé contre Monsieur Alassane Ouattara. Les gens du PDCI s’en défendent. Pour ma part, je pense que si ce code électoral était dirigé contre Monsieur Alassane Ouattara ce serait une très bonne chose.

Pourquoi ne dit-on pas que ce code électoral est dirigé contre Monsieur Gbagbo Laurent (qui lui a déjà déclaré qu’il sera candidat à a Présidence et affirme avoir le plus grand parti de Côte d’Ivoire) ou Monsieur WODIE, ou Monsieur Gueu Dro, ou moi ? Pourquoi seulement Alassane Ouattara alors qu’il n’a jamais dit qu’il briguera la présidence de la république de la Côte d’Ivoire, c’est parce que ceux qui le soutiennent et ceux qui le soutienne et ceux qui ne le soutiennent pas savent qu’il est celui qui a un problème de nationalité. Alassane Ouattara affirme être un ivoirien. C’est sans doute vrai. Mais il est un fait qu’à une certaine période de sa vie, il porta la nationalité du Burkina Faso actuel. Fut-il d’abord ivoirien, puis burkinabé avant de redevenir ivoiriens ? Est-ce parce que l’un de ses parents était burkinabè, si c’est le cas, nous constatons simplement qu’il eut des liens et des sentiments très forts avec ce pays pour s’en réclamer ressortissant. Pourquoi les ivoiriens doivent-ils prendre le risque de confier leur destin à un homme dont le patriotisme n’est pas exclusivement ivoirien ? Au nom de quel principe ?

A-t-il pris la nationalité burkinabé simplement parce que ça lui permettait d’entrer au FMI et à la BCEAO ?, si c’est le cas c’est un aventurier dont le patriotisme fluctue au gré de ses intérêts. Pourquoi les ivoiriens devraient-ils prendre le risque de confier leur destin à un homme dont le nationalisme varie selon l’air du temps ? Au nom de quel principe ?

Gbagbo Laurent et Djeny Kobina disent que cette loi est raciste, xénophobe etc que tous ceux qui ont la nationalité ivoirienne même s’ils ont été naturalisés hier doivent être candidats à la Présidence. Ignorons-nous que de nombreux ivoiriens vivant en France font tout aujourd’hui pour avoir la nationalité française afin d’échapper aux foudres de la police de Pasqua, ceux-là seront-ils fondés à briguer un jour la présidence française ? Ignorons-nous que de nombreux Guinéens, burkinabè, Maliens, Camerounais, Zaïrois, Nigérians font tout pour avoir la nationalité ivoirienne pour aller travailler dans des organismes internationaux, pour entrer en Europe (parce que s’ils disent leur vraie nationalité ils sont aussitôt suspects) ou pour venir vivre et travailler chez nous, combien de fois ivoir’soir n’a-t-il pas parlé des trafics de fausses pièces d’identité,

Est-ce d’être raciste et xénophobe que de prendre un minimum de précautions pour que notre pays ne tombe pas aux mains d’aventuriers, est-ce aller trop long que d’exiger que le père et la mère au moins soient ivoiriens pour être sûr que celui qui dirigera notre pays n’aura pas un coeur qui balance ailleurs, les ivoiriens savent-ils qu’ailleurs on exige que les parents eux-mêmes soient de père et mère nationaux pour briguer la présidence. On a aussi beaucoup commenté la disposition qui dit qu’il faut avoir résidé de façon continue en Côte d’Ivoire pendant les cinq années qui précèdent la date des élections, pour déduire qu’elle vise Alassane Ouattara. On a oublié de lire le paragraphe suivant qui dit que cette disposition ne s’applique pas aux ivoiriens choisis par l’Etat de Côte d’Ivoire pour servir dans des organisations internationales. Rappelons que lorsque Monsieur Alassane Ouattara allait au FMI, le gouvernement avait dit que c’était lui qui l’avait choisi. Et c’était ceux qui le supportent aujourd’hui, à savoir Gbagbo Laurent et Djeny Kobina, qui disaient que c’étaient faux, qu’il y était par ses propres mérites. Qui dit vrai aujourd’hui ? S’il y a été envoyé par la Côte d’Ivoire il est évident qu’il n’est pas visé par cette disposition. Donc où est le problème, s’il a décidé tout seul aller se mettre au service du FMI ? Pourquoi cela nous sera-t-il opposable aujourd’hui ?

Pourquoi le candidat doit-il avoir résidé au moins 5 ans dans le pays avant les élections, ceux qui ont suivi les dernières élections en Pologne ont la réponse. Vous vous en souvenez, un polonais qui avait vécu toute sa vie au canada a débarqué et s’est présenté à la candidature. Il a distribué des millions, promis la lune aux polonais et a mis Lech Walesa en ballotage après avoir battu le Premier Ministre Tadeuz Mazowiescki. Il s’en est fallu de peu qu’il ne devienne Président. Et l’on s’est rendu compte après qu’il n’était qu’un escroc. Il a disparu de la circulation après. La Côte d’Ivoire peut-elle se permettre de prendre un tel risque, Je pense que nous devons arrêter de voir Bédié, Alassane ou Gbagbo dans cette affaire de code électoral. Nous devons arrêter de voir nos ethnies, nos régions et nos religions dans cette affaire. Nous ne devons voir que la Côte d’Ivoire. La nôtre, celle de nos enfants, de nos petits-enfants, de nos arrière-petits-enfants. La Côte d’Ivoire éternelle. Si nous confions notre pays à des mains peu sûres et qu’il se brise, il n’y aura aucune ethnie ou religion qui sera épargnée. Et c’est aujourd’hui que nous devons poser les règles de cette Côte d’Ivoire que nous voulons solide. Et je crois que nous devons aujourd’hui remercier Alassane Ouattara de nous avoir permis d’ouvrir les yeux sur notre réalité, notre ivoirité. Pendant longtemps nous avons tous baigné dans un certain laxisme, nous avons tous fermé les yeux, et tout le monde a fait ce qu’il voulait dans notre pays. Aujourd’hui nous ouvrons les yeux et nous constatons que notre pays a au moins 40% d’étrangers, que notre économie ne nous appartient plus, que des assassins libériens font la loi dans l’Ouest de notre pays et que si nous n’y prenons garde nous confierons notre pays à quelqu’un qui n’est pas ivoirien ou pas suffisamment pour souffrir ou mourir avec lui. Et Messieurs Gbagbo et Kobina veulent que nous continuions dans cette voie dangereuse, au mon de quel principe ?

Nous sommes panafricanistes. Nous sommes fermement convaincus que l’intégration est notre voie de salut. Mais l’intégration suppose que nous marchions tous du même pas. Toutes nos boutiques sont tenues par des Mauritaniens. Allez essayer d’ouvrir une boutique en Mauritanie. Ou au Nigeria. Ou au Ghana. Essayer d’aller au Gabon sans visa. L’intégration suppose que tous les pays candidats à cette intégration se fixent des règles communes et des objectifs à atteindre et que tout le monde respecte ces règles. Mais on ne peut pas demander à l’un de perdre son identité au profit des autres.

Alors ce code électoral vise Alassane Ouattara, Oui, et alors, il n’est pas le seul. Mais il y a aussi des millions d’ivoiriens de souche, de père et de mère et arrière grands-parents ivoiriens, qui n’ont jamais renoncé à leur nationalité et qui ont consacré toute leur vie à bâtir ce pays. Pourquoi ne parle-t-on pas de ceux-là ?

On dit aussi qu’Alassane Ouattara fut Premier Ministre. Et que cela lui donne une légitimité pour briguer la présidence. D’abord il n’a pas été élu Premier Ministre. Et le débat actuel porte sur la présidence. Et, rappelons-le-encore, ceux qui le combattirent le plus violemment parce qu’il était Burkinabè. Mais tout ça c’était une autre époque. Celle où les ivoiriens toléraient beaucoup de choses. Il y en a une autre qui commence où les ivoiriens veulent conduire eux-mêmes leurs affaires.

Venance KONAN Fraternité Matin / Vendredi 13 Février 1998

QUE RECHERCHE LE RDR ? (Vendredi 20 Mars 1998)

A Odienné le RDR est chez lui. C’est « son territoire ». Ne dit-on pas que la mère de leur gourou vient de là-bas, dans un village qui est la frontière avec la Guinée, N’est-ce pas dans la région d’Odienné que le RDR a eu plus de voix ? Alors la région d’Odienné est son “territoire” Aussi lorsque la première dame de Côte d’Ivoire veut se rendre à Odienné, le RDR considère cela comme une violation de domicile, un casus belli ; Il ne peut l’accepter. Madame Henriette Konan BEDIE n’est-elle pas l’épouse de Monsieur Henri Konan BEDIE ? Leur ennemi, celui qui a ravi la place qui, selon eux, devait revenir à leur “Bravetchê” au nom d’on ne sait qu’elle constitution ou loi de quel pays ? Pour ce qui nous concerne en côte d’ivoire, tous les ivoiriens savent qu’en 1993, la constitution prévoyait qu’en cas de décès du Président de la République, le Président de l’Assemblée Nationale lui succèderait aussitôt.

Puisqu’ils ne peuvent empêcher Madame la Présidente de se rendre à Odienné qui est sur le territoire ivoirien, l’ineffable Mamadou Ben Soumahoro et ses comparses ont tenté, par des formules alambiquées de faire échouer cette visite. Las ! La population d’Odienné est sortie massivement pour accueillir la Dame au grand cœur. Parce que cette population savait que Madame BEDIE était venue pou la servir, comme elle le fait à travers tout le pays. Même l’envoyé spécial d’un journal proche du RDR a dû, à son corps défendant, reconnaître que la visite de Madame La Présidente avait été un succès populaire. On ne peut pas cacher la forêt avec la main. Mais le Député-maire d’Odienné, sans craindre le ridicule a tenu à dire qu’il était là. C’est comme il lui plaît. La population d’Odienné, celle que Madame BEDIE était partie rencontrer était bien présente et c’est là l’essentiel.

Mais tout ceci nous amène à nous interroger sur les objectifs de ce parti appelé RDR. On se souvient tous des propos invitant à la haine tribale tenus par Djeni Kobina lors de sa récente tournée à travers notre pays. Des propos que l’on ne saurait tenir dans un autre pays, au Ghana par exemple, sans se retrouver en prison. On se souvient aussi des propos de Mamadou Ben Soumahoro qui demandait carrément que les Baoulé soient confinés dans leur terroir d’origine. C’est à peine s’il n’a pas demandé que l’on leur interdise de se déplacer sur le territoire ivoirien. On se souvient encore de tous les efforts du RDR pour faire croire à une partie des ivoiriens qu’ils étaient des martyrs. Que veut le RDR à la Côte d’Ivoire ? Au fond, le tort de la Côte d’Ivoire est d’avoir confié de hautes responsabilités à un travailleur immigré du nom d’Alassane Ouattara. Parce que feu Houphouët Boigny, vers la fin de sa vie a nommé Premier Ministre un homme dont la nationalité voltaïque a parfaitement été établie, certaines personnes veulent aujourd’hui que cet homme devienne le Président de la côte d’ivoire. Parce qu’il n’y a pas d’ivoiriens dignes de diriger la Côte d’Ivoire ? Nous voulons bien comprendre que certaines personnes qui ont bénéficié de substantiels avantages au temps d’Alassane Ouattara le regrettent aujourd’hui. Mais les ivoiriens ne peuvent accepter que ces personnes là tente de les diviser et mettent en péril leur pays.

Les Ivoiriens qui n’ont pas la mémoire si courte se souviennent encore des moments difficiles qu’ils ont vécus sous l’ère Alassane Ouattara. Ceux qui le suivent aveuglement aujourd’hui doivent se demander objectivement ce que cet homme a apporté à ce pays et ce qu’il pourrait lui apporter si nous le lui confions de nouveau. Monsieur Ben Soumahoro qui l’insultait dans les journaux savait bien ce qu’il lui reprochait. Aujourd’hui qu’il a retourné son boubou pour devenir son sofa, il pourrait peut-être nous expliquer son programme ?

Depuis 1994, la Côte d’Ivoire a renoué avec la croissance. Les populations en attendent légitimement les retombées. Elles ont commencé à les toucher à travers les routes, les écoles que l’on construit partout dans le pays, les village que l’on électrifie chaque jour, la valorisation du prix des matières premières, les enfant que l’on vaccine contre la polio, etc. les populations attentent plus. C’est légitime.

Mais, comme nous le répète inlassablement le Président Henri Konan BEDIE, pour avoir ce plus il nous faut faire preuve de rigueur, de persévérance dans le travail et il nous faut surtout maintenir la cohésion nationale. C’est pour cela que nous ne pouvons accepter les actions des dirigeants du RDR qui ne rêvent que de voir ce pays déchiré, ensanglanté. Parce qu’ils croient que leur « Bravetchê » pourrait profiter de ce chaos.

Aujourd’hui la Banque Mondiale et le FMI viennent de nous accorder 1200 milliard de francs. Quant de telles institutions débloquent une telle somme en faveur d’un pays, cela signifie qu’elles font confiance à ses dirigeants et à leur bonne gouvernance. Nous ivoiriens devons nous montrer digne de cette confiance en continuant dans l’effort et en refusant que des étrangers sabotent les actions menées par nos dirigeant pour notre bien-être.

Y a-t-il un ivoirien qui parcourt le Ghana ou le Burkina en insultant leurs dirigeant et en suscitant la haine tribale ?

Revenons à la réalité. On les a trop longtemps menés en bateau. Et beaucoup d’entre eux ont gâché leur vie pour rien. La réalité est que le RDR ne mène nulle part. Un petit groupe de personnes entretiennent des frustrations artificielles chez des milliers d’ivoiriens pour se faire une place au soleil. C’est tout. Djéni avait espéré entrer au gouvernement grâce au RDR. Il est furieux que ce soit Adama Coulibaly qui ait été choisi. Les tribulations de Djeni Kobina Jackson lors des dernières élections législatives montrent bien qu’il n’a aucune assise dans ce pays et que de ce fait, le suivre, c’est foncer dans le vide. N’avait-il pas promis aller à Korhogo pour « dire la vérité » aux populations sur l’entrée d’Adama Coulibaly au gouvernement ? Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Parce qu’il a compris que la population de Korhogo préférait suivre un de ses fils, qui est enraciné dans sa culture plutôt qu’un aventurier qui a tout le mal du monde pour dire simplement le nom de son village. Pourquoi des ivoiriens qui aimaient leur pays et sont fiers d’être ivoiriens, suivraient-ils un autre aventurier qui ne peut indiquer le village de son père, qui change de nationalité au grès de ses intérêts et qui ne montre aucun intérêt pour les problèmes des ivoiriens ? Si ADO veut croire que l’on peut faire de la politique par procuration et si Djéni veut attendre qu’un messie vienne réaliser son destin, laissons-les à leurs illusions. Mais il est temps que les ivoiriens comprennent que eux, n’ont pas deux pays et que s’ils laissent quelqu’un d’autre venir détruire celui qu’ils ont en y semant la haine, en montant des populations contre d’autres, ils seront les seuls à s’en mordre les doigts.

Venance Konan Fraternité Matin/Vendredi 20 Mars 1998

« OU EST TON VILLAGE ? » (30 Avril 1999)

Il y a quelque chose de pathétique dans les constantes références de Djéni Kobina à Alassane Dramane Ouattara. Surtout après l’entrée de Monsieur Adama Coulibaly au gouvernement. A l’entendre, ce qui lui a le plus fait mal, ce n’est pas qu’il n’ait pas été informé mais qu’ADO ne l’ait pas été. ADO, le messie, pour l’arrivée duquel il faut nettoyer les écuries, rendre droits les chemins tortueux, aplanir les collines, boucher les trous. Djéni Kobina, leader politique, chef d’un parti représenté au Parlement ne fait donc de la politique que pour préparer la voie à un homme miraculeux qui viendra guérir tous les maux de la Côte d’Ivoire, avec bien entendu lui-même à sa droite et sans doute l’impayable Ben Soumahoro à sa gauche. Et ADO, en homme providentiel qu’il est, ne parle pas. Pourquoi se fatiguerait-il ? Djeni parle pour lui. ADO est le père spirituel du RDR, disent les militants de ce parti. Le dieu de ce parti. Et en bon dieu qu’il est, il ne saurait s’adresser directement aux hommes. A-t-il jamais tenu un meeting ? A-t-il jamais montré un quelconque intérêt à l’égard de ceux qui sont prêts à mourir pour lui ? A-t-il jamais montré un quelconque intérêt pour ce pays qu’i dit être le sien avent d’être parachuté Premier Ministre, et depuis qu’il ne l’est plus ? Quant il arrive dans ce pays qu’i prétend vouloir diriger serait probablement trop salissant pour le grand fonctionnaire international qu’il est.

Ou alors, la réalité est tout autre. Il ne se sent pas chez lui ici. En Côte d’Ivoire tous les hommes politiques ont un fief. Houphouët avait Yamoussoukro, Bédié à Daoukro, Fologo à Sinématiali, Adama Coulibaly à Korhogo, Gbagbo Laurent à Ouragahio, Zadi Zaourou à Soubré, etc. Aujourd’hui, chaque ivoirien, qu’il soit en côte d’Ivoire ou à l’étranger, est fier d’avoir son village, fût-il petit ou grand, d’y aller aussi souvent que possible, de participer à son développement. C’est l’une des caractéristiques de la Côte d’Ivoire et qui a assuré son développement par rapport aux autres pays d’Afrique. Le rêve de tout cadre ivoirien est d’avoir sa maison au village. Et l’homme politique qui n’a pas usé de ses moyens personnels ou de son influence pour développer son village ou sa région est critiquée. Quiconque veut se lancer dans la politique sans avoir une maison chez lui part avec un gros handicap.

Djeni Kobina est en train de découvrir cette réalité aujourd’hui, la réalité que pour faire de la politique, il faut avoir un fief. « Djeni, où est ton village ? » lui demandent aujourd’hui ceux qui hier étaient ses plus proches compagnons. Posons aussi la question à son mentor : « ADO, où est ton village ? Si tu en as, pourquoi tu n’y vas pas ? Pourquoi restes-tu toujours à Abidjan quand tu viens en Côte d’Ivoire ? ».

Il faut que les militants du RDR, s’ils aiment ce pays

Venance Konan Fraternité matin du 30 Avril 1999

POURQUOI S’AGITE T-ON? (Vendredi 05 Juin 1998)

Où et le débat ? Nos amis du RDR crient à tous vent que leur candidat se présentera coûte que coûte en 2000. Oui, et alors ? Le PDCI sait aussi que son candidat se présentera en 2000 ? Mais a-t-il besoin de crier sur tous les toits ? le RDR dit que ADO, son champion, sera candidat. Où est le problème ? Quel Ivoirien n’empêcher un autre ivoirien remplissant les conditions exigées par le code électoral de se présenter à présidentielle ? Il y avait un code électoral. Un nouveau est en chantier. Pourquoi s’exciter avant qu’on ne le connaisse ? Le RDR veut-il nous dire qu’il est prêt à présenter un candidat qui ne remplit pas toutes les conditions exigées par le code électoral ? Et bien qu’il le fasse donc ! Nous sommes dans un pays de droit. Les structures compétentes de l’Etat examineront les différentes candidatures et décideront de celle qui sont acceptables et de celles qui ne le sont pas au regard du droit ivoirien.

C’est tout. On ne voit aucun autre parti, à part le RDR qui ait un candidat dont la nationalité pose problème. ADO est-il ivoirien ou non ? On n’a pas à s’agiter parce qu’il existe tout de même dans ce pays des structures capables de nous dire si oui ou non. Franchement il n’y a pas de quoi s’exciter. Même le FPI pour une fois est calme. Parce que son candidat potentiel n’a aucun problème avec sa nationalité. Le porte-parole du FPI n’a pas besoin de se fendre de deux pages dans un journal pour prouver que son candidat potentiel est « ivoirien à 100% » Ni celui du PDCI, ni celui du PIT, ni celui de l’USD… c’est le RDR seul qui a un problème avec la nationalité de son candidat. La girouette Ben Soumahoro a voulu nous prouver que celui qui lui donne à manger en ce moment est « ivoirien à 100% ». Il nous explique que ADO était vice-gouverneur de la BCEAO avec un passeport voltaïque parce que Houphouët l’avait envoyé en mission, avec la complicité du Président voltaïque de l’époque qu’il ne nomme pas.

On suppose qu’ Houphouët qui était visionnaire avait aussi envoyé ADO en mission lorsque la Haute Volta de l’époque lui donnait une bourse pour aller étudier aux Etats-Unis. Ou bien la Haute Volta était si généreuse en 1962 qu’elle a préféré laisser un ivoirien bénéficier de la bourse que lui offraient les Etats-Unis. Ou bien la Haute Volta était. C’est toujours parce qu’il était en mission commandée qu’ADO a étudié et commencé à travailler aux Etats-Unis sous la nationalité voltaïque. Monsieur Ben Soumahoro qui sait tout peut-il nous certifier que celui qui le nourrit n’a pas été aux Etats-Unis sous la nationalité voltaïque ? Qu’il n’était pas vice gouverneur de la BCEAO sous la nationalité Burkinabé ? Qu’ADO se soit par la suite naturalisé ivoirien, où est le problème ? La loi le permet. Sa mère n’est-elle pas ivoirienne d’après ce qu’on nous dit ? Tout le monde sait pourquoi Ben Soumahoro qui hier insultait ADO est accroché aujourd’hui à ses basques. Le ventre a ses raisons que la raison ignore. Ben Soumahoro qui n’a certainement pas la mémoire courte doit se souvenir de tout ce qu’il nous a dit, à moi-même et à ma consœur Dominique Mobioh sur Alassane, au moment où il nous raccompagnait, sur le pas de sa porte, un jour où nous avions été l’interviewer pour notre rubrique « l’Actualité vue par… ». C’était avant la mort d’Houphouët. Quand nous voyons aujourd’hui sa duplicité, sa versatilité, son avidité, ses délires tribalistes et ses mensonges nous ne pouvons qu’être tristes nous autres jeunes journaliste qui l’avions tant admiré et qui avons embrassé ce métier en partie parce que nous voulions être comme lui.

Mais le ventre de Ben Soumahoro a ses raisons que la raison ignore. Le peuple qui n’a pas la mémoire courte se souvient tout de même de l’époque très récente où il faisait tapisserie chez le Président BEDIE parce qu’il attendait une nomination. Mais en tout état de cause, que Ben Soumahoro arrête de distraire le monde. Les représentants du peuple ivoirien décideront bientôt qui peut être candidat à l’élection présidentielle et qui ne le peut pas. Et chacun prendra alors ses responsabilités. Les gens du RDR menacent à mots à peine voilés de mettre le feu à ce pays. Normal. Bon nombre d’entre eux ne sont ici que par intérêt. On a vu les Sidya Touré, Directeur de Cabinet du Premier Ministre être Premier Ministre en Guinée. Son Ministre de la Justice était enseignant et avocat ici sous la nationalité ivoirienne. Les exemples sont multiples. La Côte d’Ivoire n’a-t-elle pas toujours été le pays qui donne plus aux autres qu’à ses propres fils ? Mais que ceux qui veulent sachent qu’ils trouveront en face d’eux ceux qui n’ont que ce pays, qui n’aiment que ce pays et dont le patriotisme ne fluctue pas en fonction des intérêts.

Venance KONAN Fraternité Matin duVendredi 05 Juin 1998

GAOUSSOU NOUS ECLAIRE ENFIN ! (12 juin 1998)

Nous avons tous lu avec intérêt l’interview de Monsieur Gaoussou Ouattara, le frère aîné de Monsieur Alassane Ouattara parue dans le « le jour » du 22 Mai. Et ses propos appellent de notre part un certain nombre d’observations. Monsieur Ouattara dit qu’il ne se sent pas concerné par la balkanisation coloniale qui a partagé le royaume de ses ancêtres entre plusieurs Etats, et qu’il et autant chef traditionnel en Côte d’Ivoire qu’au Burkina Faso. Le royaume de Kong n’est pas le seul à avoir subi cet avatar de l’histoire. C’est le cas partout en Afrique, et à l’Est comme à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, on trouve aussi des chefs traditionnels qui exercent de part et d’autre de la frontière. Niera-t-on pour autant l’existence de nos Etats actuels ?

Quoi que l’on puisse penser de la colonisation, de ses effets négatifs sur nos sociétés et leurs organisations originelles, elle nous a légué nos Etats actuels, dans les limites qu’elle nous a imposées. Et nous sommes en train de bâtir nos nations dans ces limites, en dépit des liens historiques, familiaux, tribaux ou tout autre qui lient des habitants de deux pays. C’est ainsi que le Lobi de Doropo appartient à la même nation que le Kroumen de Tabou, et n’a plus le même destin que le Lobi du Burkina ou du Ghana. Parce qu’ils vivent désormais dans des pays différents. C’est comme cela et l’on doit faire avec.

Pour l’instant, le principe que tous les pays membres de l’OUA ont adopté est celui de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Jusqu’à ce que, grâce à l’intégration que nous souhaitons tous, nous arrivions à réformer les grands ensembles d’antan, que par exemple, les pays de la CEDEAO forment un jour, un seul Etat.

Nous n’y sommes malheureusement pas encoure et aujourd’hui, malgré les liens familiaux, historiques, traditionnel, un Ouattara du Burkina Faso est Burkinabé et un Ouattara de Côte d’ivoire est Ivoirien. Monsieur Gaoussou Ouattara nous dit : « A Bobo-dioulasso il y aujourd’hui un quartier de Kombougou où il y a environ 40 à 50.000 individus qui sont en fait originaires de Kong et qui se considèrent comme tels. » Sont-ils ivoiriens pour autant ? Il y a bien en Côte d’Ivoire des millions de personnes dont l’origine se situe quelque part au Ghana ou à Djénné au Mali. Sont-ils pour autant Ghanéens ou Maliens ? Il y a bien des Baoulé en Côte d’ivoire et au Togo. Ont-ils encore le même destin national ?

La colonisation a posé les frontières sans tenir compte de nos réalités. Et de nombreuses familles se sont trouvées divisées. Les Ouattara ne sont pas les seuls. Beaucoup n’ont pas eu à choisir. Cela s’est imposé à eux avec son lot de déchirement, de drames familiaux. D’autres par contre ont eu le choix. Et c’est le cas du père de Messieurs Gaoussou Ouattara et Alassane Ouattara. Monsieur Gaoussou Ouattara nous dit de leur père : « Il avait le choix entre s’installer à Linguêkro (Côte d’Ivoire ou résider à Sindou au Burkina Faso. Il a préféré s’installer à Sindou, et en partant, il a emmené les plus jeunes d’entre nos frères, dont Alassane ». C’est clair. C’était en 1949. Deux ans auparavant, en 1947, les colonies de Haute-Volta et de Côte d’Ivoire qui formaient un même ensemble territorial s’étaient scindées en deux colonies bien distinctes. Le père Ouattara avait choisi en toute conscience entre deux territoires. Le petit Alassane n’a pas choisi. Mais nous sommes tous tributaires des choix que font nos parents à certains moments de notre existence.

En 1960, la Côte d’Ivoire et la Haute Volta sont devenus deux Etats indépendants. Alors, que l’on arrête de vouloir noyer le poisson dans beaucoup d’eau. A partir de 1960, le père Ouattara se trouvait-il en Haute Volta en tant que voltaïque ou en tant qu’émigré ivoirien ? Le petit Alassane se trouvait-il là bas en tant que petit voltaïque ou en tant que petit ivoirien ? Signalons que le code de la nationalité ivoirienne comme c’était le cas en France jusqu’aux nouvelles lois Pasqua. Puisque le grand frère Gaoussou veut éclairer notre lanterne, qu’il nous dise franchement si son père et son frère étaient en Haute-Volta en tant qu’ivoiriens ou tant que Voltaïques ? Le fait que lui soit ivoirien n’induit pas forcément que son frère soit aussi ivoirien. Surtout maintenant que l’on connaît l’histoire de la famille, tout s’éclaire.

On glose aussi beaucoup sur le fait qu’ADO ait été gouverneur de la BCEAO, un poste réservé à la Côte d’ Ivoire, puis premier Ministre de la Côte d’ Ivoire. Jusqu’à ce poste de gouverneur, il avait toujours étudié et travailler comme Voltaïque ou Burkinabé. Alors pourquoi occupe t-il le poste réservé aux ivoiriens. Son frère nous donne la réponse : c’était un geste de reconnaissance d’Houphouët envers leur père qui lui aurait rendu des services. Et cela ne saurait étonner de la part d’Houphouët.

Mais cela autorise t-il ADO à prétendre aujourd’hui être le Président des Ivoiriens ? En tout état de cause, que Monsieur ADO sache ceci : lorsqu’on veut diriger un peuple, on vit avec lui, on apprend à la connaître, à le comprendre, à l’aimer. On ne prend pas un peuple comme on va prendre une prostituée, simplement en payant. On ne prend pas par la force, comme on viole une femme. Un peuple, on l’aime, on le courtise. Autant que nous sachions, Monsieur ADO n’a commencé à vivre avec nous qu’à partir de 1990, quand Houphouët l’a nommé Premier Ministre. Trois ans après, n’étant plus à ce poste, il est parti chercher mieux ailleurs. Aujourd’hui il veut revenir pour être notre Président. En nous proposant quel programme ? Quel rêve ? Simplement parce qu’il a de l’argent et qu’il peut acheter certaines personnes ? N’est-ce pas se moquer un peu de ce pays où il n’est même pas capable d’indiquer son village ? Son frère nous dit que le village où leur père a choisi de vivre à partir de 1949 avec ADO, le village où leur père est mort et enterré, le village avec lequel ADO entretient des relations mystiques se trouve au Burkina Faso. Et il veut que les ivoiriens se reconnaissent en lui ! Soyons sérieux de temps en temps.

Mr Gaoussou Ouattara dit qu’il ne se sent pas concerné par la balkanisation de l’Afrique. Nous si. Et nous ne pouvons pas accepter que le village de notre président se trouve au Burkina Faso.

Venance KONAN Fraternité Matin du 12 Juin 1998

NOTRE BIEN A TOUS (03 Juillet 1998)

Le débat sur l’origine de Monsieur Alassane Ouattara est désormais clos, puisque son frère aîné nous a expliqué qu’en 1949, lorsque la Côte d’Ivoire et la haute volta sont devenues deux colonies bien distinctes, leur père a choisi de retourner chez lui à Sindou, dans l’actuel Burkina Faso pour ne plus revenir en Côte d’Ivoire. On ne voit pas pourquoi il serait retourné à Sindou pour y être chef si ce n’était pas chez lui.

Le choix du père Ouattara était clair. Jusqu’en 1947, la Côte d’Ivoire et la Haute-Volta formaient une seule colonie. Les fonctionnaires de l’époque étaient indistinctement affectés dans les localités de cette colonie. Nous connaissons beaucoup d’ivoiriens qui sont nés sur le territoire de l’actuel Burkina Faso parce que leur père y était fonctionnaire. Beaucoup de personnes sont descendues de la Haute-Volta pour travailler dans ce que l’on appelait la Basse côte. Lorsque le territoire a été scindé en deux colonies distinctes, et que l’indépendance n’apparaissait plus comme un simple rêve depuis le discours du Général De Gaulle de Brazzaville, chacun est retourné chez lui, pour aider à la construction du futur Etat. Certains d’entre eux ont activement participé à la lutte pour l’indépendance de la Côte d’Ivoire, à la lutte pour le développement de la Côte d’Ivoire. Ils sont tous connus. Et il ne viendra à l’idée de personne de leur nier leur qualité d’ivoiriens. L’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante est récente et il reste encore beaucoup de témoins de la lutte émancipatrice encore vivants.

Le père Ouattara a choisi dès 1949 de rentrer en Haute-Volta. Au moment de l’indépendance, il n’est pas revenu en Côte d’ivoire pour se réclamer ivoirien. D’où vient-il qu’aujourd’hui son fils qui a vécu avec lui en Haute-Volta prétende vouloir régner sur les ivoiriens,

De 1960 à 1980, la Côte d’ivoire a connu une période de croissance qui a attiré beaucoup de ressortissants de pays voisins ou lointains. Tous les acteurs de cette période faste aux divers échelons de notre administration ou sur l’échiquier politique sont tous connus. Et nulle part n’apparaît le nom d’un certain Alassane Dramane Ouattara.

De 1980 à 1990, ça a été ce que l’on appelait la « conjoncture ». Comme partout sur le continent. Les ivoiriens se sont battus pour sortir de cette crise. Ils ont fait des sacrifices. Et personne ne se souvient avoir vu un certain Alassane Dramane Ouattara à cette époque. En 1990, le vent d’Est crée une nouvelle crise. C’est à ce moment qu’apparaît Alassane Dramane Ouattara. Houphouët lui fait appel pour une mission ponctuelle. Parce que Houphouët reste toujours à la barre. Ne jugeons pas les trois années de Monsieur Alassane Ouattara. Mais les ivoiriens se souviennent que peu de temps avant le décès d’ Houphouët, tous les clignotants étaient au rouge et que la menace d’une réduction des salaires était réapparue.

Fin 93. Houphouët meurt. Monsieur Alassane Ouattara part monnayer ses talents ailleurs. L’histoire de la Côte d’Ivoire continue, avec ses débats, parfois houleux, avec ses problèmes comme par exemple ceux de l’école, du code foncier, de la reforme des Institutions, de la négociation de la dette, de l’insécurité etc. A aucun moment Monsieur Alassane Ouattara ne participe à ces débats. A aucun moment il ne participe à la vie de la Côte d’Ivoire. A aucun moment on ne voit de quelle façon il apporte une pierre si petite soit-elle à la construction de la Côte d’Ivoire. Se refugiant derrière le très commode « droit de réserve », il ne se donne même pas la peine de donner ne serait-ce qu’un conseil, lui que l’on dit si brillant, pour la bonne marche de ce pays qu’il dit être le sien. D’où vient-il donc qu’il prétende aujourd’hui vouloir diriger ce pays ? Trois années. Trois petites années qu’il a passées dans ce pays qu’il veut diriger. Peut-il objectivement dire qu’il connaît ce pays, ce peuple ? Peut-il dire objectivement qu’il aime ce peuple ?

Que des ivoiriens qui soutienne Monsieur Alassane Ouattara se ressaisissent et comprennent que leur pays n’est pas une entreprise sur laquelle on fait une OPA (Offre Publique d’Achat) comme cela se fait dans le monde des affaires, où l’on achète des entreprises où on n’a jamais mis les pieds. Que ces ivoiriens-là se ressaisissent et comprennent que malgré nos différends, malgré ce que l’on peut reprocher aux uns et aux autres, notre pays est notre bien à tous, nous ivoiriens.

Que Monsieur Alassane Ouattara vienne, deux ans avant les élections créé des associations caritatives, distribuer de l’argent, critiquer ce que les autres ont fait ou n’ont pas fait, ne doit pas nous faire perdre de vue d’essentiel : cet homme n’a jamais été avec nous.

Venance KONAN Fraternité Matin du 03 Juillet 1998

PRINCIPES REFONDATEURS (Vendredi 27 août 1999)

L’article 49 du Code électoral qui avait fait couler tant de salive, d’encre et de sang en 1995 ressurgit. Cette fois sous une autre forme. Il est désormais incorporé dans la Constitution. Que dit-il ? Il dit pour l’essentiel, que pour être candidat à la présidence la Côte d’Ivoire il faut être ivoirien de père et de mère. Le débat récent avait porté sur la nécessité ou non de ne retenir que la nationalité d’un seul parent, et lequel. Les députés ont décidé que ce soit les deux. Et déjà l’on entend les mêmes mots qu’en 1995 : exclusion, xénophobie, affrontement. Qui est exclu par cette disposition ? L’Ivoirien dont un parent n’est pas Ivoirien. Exclu de quoi ? Du seul poste de Président de la République.

Certains en font un cheval de bataille, comme si la destinée normale de tout Ivoirien était de finir un jour Président de la République, Combien de Président y a-t-il à chaque fois dans un pays de plusieurs dizaines, voire de centaines de millions d’habitants ? Combien d’entre nous, Ivoiriens d’aujourd’hui, peuvent prétendre raisonnablement accéder au poste de Président de la République dans deux ans, dix ans, vingt ans, cinquante ans ?

Si c’est pour une question de principe que certains veulent affronter d’autres, eh bien parlons-en ! Qu’y a-t-il d’anormal à ce qu’un Ivoirien ayant un parent non Ivoirien ne puisse pas être Président des Ivoiriens ? Quel Ivoirien ne peut-il pas comprendre que celui qui a un parent ivoirien et un non-ivoirien a nécessairement une autre nationalité ou peut se prévaloir d’une autre nationalité ? Comment peut-on ne pas comprendre qu’un responsable ne peut se confier à un homme ou une femme qui a une autre nationalité, une autre allégeance, un autre patriotisme, d’autres obligations, sentimentales ou d’autres envers un autre pays ? Savez-vous qu’aux Etats-Unis, le simple fait de naître, même accidentellement dans un autre pays vous disqualifie automatiquement pour être Président de la République ? Quel que soit l’enracinement de votre famille dans le pays ? La raison est que les Etats-Unis ne veulent pas être dirigés par quelqu’un qui peut se réclamer d’une autre nationalité. Parce qu’il y a des pays, comme la France par exemple qui applique ce qu’on appelle le droit du sol c’est-à-dire que le simple fait de naître en France, même accidentellement, vous confère automatiquement la nationalité française. Ainsi de nombreux jeunes ivoiriens qui sont nés en France mais qui ont toujours vécu en Côte d’Ivoire ont-ils eu la désagréable surprise d’être convoqués pour le service militaire.

Je crois qu’au delà des passions, qui naissent parfois de la mauvaise compréhension des choses et des calculs politiciens, il faut regarder notre pays, et le situer dans son environnement. Pourquoi cette disposition soulève-t-elle tant de passions chez nous alors qu’elle existe dans tous les pays qui nous entourent sans que cela fasse l’objet d’un débat ? Lorsque nous discutons avec nos amis de ces pays, leur étonnement vient justement de l’absence d’une telle disposition dans notre constitution. Cela leur semble tellement surréaliste que nous nous affrontions sur une telle disposition !

On entend certains dire, « par le passé il y a eu ceci, ou cela, ils ont fait ceci, ou cela » si par le passé certaines erreurs ont été commises, sommes-nous tenus ad vitam aeternam de perpétuer ces erreurs ? Dans l’histoire de tout pays, de toute nation, il est des moments où il faut s’arrêter pour voir le chemin parcouru, celui qui reste à parcourir et se dire : « avons-nous raison de continuer sur cette voie ? ». N’est-il pas plus judicieux de changer de voie ? Aujourd’hui la France est en plein débat pour savoir s’il faut maintenir ou supprimer le droit de sol, ce droit vieux de plusieurs siècles. Dans les années soixante dix la même France importait par cargos des Maliens, des Sénégalais, des arabes. Aujourd’hui cette même France les renvoie par cargos entier et les Africains résidant illégalement en France vivent dans la terreur. L’ancien candidat à la présidence, Edouard Balladur, ancien Premier Ministre vient de proposer un débat sur la préférence nationale. Aux Etats Unis on construit des murs à la frontière pour empêcher les Mexicains d’entrer.

Pourquoi nous ivoiriens, au nom d’on ne sait quel principe nous voulons fermer les yeux sur nos réalités ? Pourquoi nous ivoiriens de naissance, ou d’adoption, pouvons-nous nos affronter sur la question de savoir si celui qui doit nous diriger doit être totalement de chez nous ? Certains partent du principe que ce pays n’appartient à personne et que par conséquent il appartient à tout le monde. Nous disons, nous que ce pays appartient aux ivoiriens. Et qu’il doit fonctionner sur un minimum de principes. Si ce pays s’est beaucoup donné aux autres, aujourd’hui il dit qu’il ne veut plus être la prostituée qui s’offre au plus offrant.

Si c’est aujourd’hui que les principes refondateurs doivent être arrêtés nous disons qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Pour peu que nous respections nous-mêmes nos principes, et que nous appliquions les lois et les décisions que nous prenons.

Par Venance Konan Fraternité Matin duVendredi 27 août 1999

C’EST QUEL IVOIRIEN CA ? (04 Septembre 1998)

Monsieur Alassane Ouattara est donc candidat à l’élection présidentielle de l’an 2000. Parce qu’il est ivoirien et éligible. Contrairement à 1995 où il avait reconnu ne pas être éligible. Qu’est-ce qui s’est donc passé ? Pour ce que nous savons, rien n’a changé au niveau des conditions d’éligibilité.

C’est donc au niveau de Monsieur Ouattara que quelque chose a changé. Lors du congrès de son parti, il a affirmé haut et fort qu’il est ivoirien. Et Balla Keïta l’a confirmé. Il a déclare dans « le jour » que Monsieur Ouattara est bien ivoirien, originaire de Kong. D’ailleurs, au moment ou Monsieur Ouattara devait être nommé Premier Ministre, le Président Félix Houphouët-Boigny l’avait envoyé, lui Balla Kéïta, annoncer aux habitants de Kong que Monsieur Ouattara était originaire de chez eux. Un bien drôle d’ivoirien que cet Ouattara, que Balla Keïta est obligé d’aller présenter aux gens de son village pour qu’ils sachent qu’il est effectivement de chez eux.

Et seulement au moment où, il va être nommé Premier Ministre. Il n’avait donc jamais mis les pieds dans son village auparavant ? Monsieur James Cenach, le grand journaliste que nous connaissons, est devenu grand enquêteur ès Ouattara. Il a annoncé sur RFI le 04 Août dernier qu’Alassane Ouattara était bien ivoirien puisque Kong était le foyer des Ouattara. Et il a précisé que les limites des royaumes traditionnels ne coïncident pas forcément avec les frontières, héritées de la colonisation. Mais Monsieur James Cenach, oublie sans doute que ce dont il est question actuellement n’est pas l’élection du roi ou de l’empereur ou du chef traditionnel de Kong, mais du Président de la République de Côte d’Ivoire. Et la Côte d’Ivoire ne va pas au-delà de Ouangolodougou.

Nous avons tous accepté les frontières héritées de la colonisation. Et c’est à partir de ce découpage que depuis l’indépendance le Ouatttara de Kong partage la même nationalité que le Ehui d’Adiaké, le Kipré de Gagnoa, le Tra Bi de Bouaflé, le Konan de Bocanda, le Kambiré de Bouna, le Beugré de Sassandra, mais pas avec le Ouattara de Bobo Dioulasso. C’est comme çà. Et nous l’avons accepté. Monsieur Gaoussou Ouattara, qui est depuis à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire sait que les lois qu’il vote ne concernent pas les Ouattara du Burkina Faso ou du Mali, même s’il est par ailleurs le chef traditionnel de tous les Ouattara. Le Kouamé dont le foyer originel se trouve quelque part vers Kumassi ne va pas pour autant avoir des prétentions au Ghana, même s’il y retrouve des parents.

Alors, arrêtons de jouer avec les mots, les formules, l’histoire. Monsieur Gaoussou Ouattara a bien déclaré dans « le jour » qu’en 1948 au moment où la Côte d’Ivoire et la Haute volta se séparaient pour devenir deux colonies distinctes, leur père est rentré en haute Volta avec les plus jeunes de ses frères, dont Alassane Ouattara, pour être chef traditionnel à Sindou ; c’est Sindou le village du père d’Alassane Ouattara et non Kong, si Kong était chez lui ? Pourquoi ne reconnaîtrions-nous pas simplement qu’en 1990, Houphouët-Boigny voulant le nommer Premier Ministre, il fallait absolument lui trouver une attache en Côte d’Ivoire ? Pourquoi ce « digne fils » de Kong, qui a exercé les plus hautes fonctions dans les institutions internationales, qui a été Premier Ministre de la Côte d’ivoire, n’a commencé que maintenant à construire une maison dans « son village » ? C’est quel ivoirien ça ? Lors du congrès de son parti, Monsieur Alassane Ouattara a exhibé sa carte d’identité ivoirienne et celle de sa mère. Et l’on s’est aperçu que la sienne n’a été établie qu’en 1982, alors qu’il avait déjà 40 ans. Sous quelle identité avait-il donc vécu jusque là ?

Que l’on ne dise pas qu’il s’agit d’un renouvellement. Parce que lorsque l’on renouvelle sa carte d’identité, elle garde toujours le numéro de l’année où elle a été établie pour la première fois. Et le numéro de la carte d’identité de Monsieur Alassane Ouattara indique bien qu’elle a été établie pour la première fois en 1982.

L’on s’est aperçu également que sur sa carte d’identité sa mère s’appelle Nabintou Ouattara. Et pourquoi, celle qu’il a présentée et dont il a montré les papiers s’appelle Nabintou cissé, née à Dabou. D’autre part, sur sa demande de carte d’identité formulée en 1990, il est précisé que son père est à Kong et sa mère à Odienné. Et pourtant sur leurs cartes d’identité ils sont nés respectivement à Dimbokro et Dabou. Que signifie tout cela ? Aujourd’hui, ce qui est en question est l’avenir de la Côte d’ivoire. Et cet avenir, personne n’a le droit de jouer avec. Surtout pas pour une question d’orgueil ou d’ambition personnelle. Puisque Monsieur Alassane Ouattara veut diriger les ivoiriens, dans la transparence, il leur doit des éclaircissements sur un certain nombre points.

A-t-il jamais porté la nationalité voltaïque ou Burkinabé ? Il a déclaré qu’il a servi la Haute Volta. A quel titre ? En tant que Voltaïque ou en tant que coopérant ivoirien. Après l’indépendance de la Haute Volta en 1960, est-il resté dans ce pays en tant que Voltaïque ou en tant qu’émigré ivoirien ?

Est-il vrai que sa vraie mère, Nabintou Ouattara, venue de sa Haute Volta natale rejoindre son mari est morte et qu’il a été élevé par la seconde épouse de son père, Nabintou Cissé ? Etait-il ou non le Président des cadres Burkinabé travaillant à Dakar, pourquoi est-ce seulement en 1982 qu’il a établi sa première carte d’identité ivoirienne ? Et pourquoi toutes ces confusions sur le nom de sa mère, sur les lieux de naissance de ses parents ?

Si Monsieur Alassane Ouattara veut vraiment être le Président des ivoiriens, il leur doit des réponses claires à toutes ces questions, et surtout à celle-ci : pourquoi, alors qu’il avait refusé de se présenter en 1995 à cause du code électoral, il décide de le faire maintenant sans que ce code n’ait changé ?

Aujourd’hui nous entendons ici et là des menaces à peine voilées du genre « si ADO n’est pas candidat on va voir ». « Nettoyez vos fusils, aiguisez vos machettes ». Certains se disent prêts à mettre ce pays à feu et à sang si la candidature d’ADO n’est pas retenue. C’est entendu. Ceux qui mourront, mourront. Et ceux qui doivent perdre leurs biens les perdront. Mais ce qui est sûr, ils se font peur à eux mêmes.

Il ne faut jamais forcer le destin. Et nous pensons que Monsieur Alassane Ouattara a eu un destin formidable. Il a été gouverneur de la BCEAO, Premier Ministre de la Côte d’Ivoire sous Houphouët-Boigny dont il assurait parfois l’intérim (comme il se plait à le répéter) et Directeur Général adjoint du FMI. Pourquoi veut-il à tout prix la seule chose qu’il sait qu’il ne peut obtenir ?

Par Venance KonanFraternité Matin /04 Septembre 1998

HOSPITALITE ET STUPIDITE

A propos du conflit Agnis-bozos à ayamé, un confrère du « Libéral » le journal qui soutient ADO, écrit ces lignes dans l’édition du Jeudi 3 Septembre : « pour nombre d’observateurs avertis et des moins privilégiés des dégâts causés, le conflit qui a opposé Agnis et Bozos à Ayamé trouve sa source dans la mauvaise interprétation par les autochtones de la nouvelle loi sur l’immigration et le projet de loi portant code foncier rural. L’un et l’autre de ces textes de loi soutiennent qu’une « certaine préférence » soit accordée aux seuls nationaux tout en préconisant que les ressources des terres et des eaux sur le territoire appartiennent en premier lieu aux nationaux. Mais à bien y réfléchir on en vient à déduire que le conflit Agnis-Bozo est la résultante directe des lois stupides et impopulaires aux conséquences imprévisibles votées récemment par la majorité parlementaire PDCI »

Plus loin notre confrère poursuit : « Il apparaît que les autochtones Agni ont délibérément voulu adopter une position d’auto-défense face au monopole de fait que détenaient les pêcheurs maliens sur les activités de pêche dans la région »

La première question qui nous vient en tête est de savoir si un Ivoirien peut écrire cela. Un ivoirien peut-il trouver stupides des lois ivoiriennes qui accordent une « certaine préférence » aux ivoiriens en Côte d’Ivoire ? Un ivoirien peut-il trouver stupides des lois ivoiriennes qui préconisent que les ressources des terres et des eaux sur le territoire ivoirien appartiennent en premier lieu aux Ivoiriens ?

Assurément non. Car l’Ivoirien, quelle que soit sa tendance politique, quelle que soit sa stupidité, aime son pays et veut s’y sentir chez lui. Dans quel autre pays l’Ivoirien peut-il jouir d’une « certaine préférence » ? Dans quel autre pays, l’Ivoirien pourra t-il posséder les ressources des terres et des eaux ?

L’hymne national ivoirien parle de « pays de l’hospitalité ». Et le comportement des Ivoiriens depuis l’indépendance a démontré que ces lignes de notre hymne national n’étaient pas que des mots, mais un comportement. Quel est le pays en Afrique, ou même dans le monde où le tiers de la population est composé d’étrangers, ou des étrangers ont le monopole sur les plus importants secteurs de l’économie. Dans quel pays d’Afrique des Ivoiriens pourront prétendre avoir le monopole sur les activités de pêche d’une région, au point de prétendre interdire cette activité aux natifs de la région ?

La Côte d’Ivoire est pionnière dans l’intégration de la sous-région. Elle est le pays qui offre le plus aux autres, quand ailleurs tout lui est refusé. Nous avons eu l’occasion de visiter tous les pays de la sous-région. De nombreux autres Ivoiriens également. Aussi nous savons de quoi nous parlons lorsque nous disons : « Allez essayer d’ouvrir un magasin ou un maquis au Ghana ou en Mauritanie et vous verrez ! » La première recommandation que nos diplomates donnent aux Ivoiriens en voyage dans les pays voisins est de se faire petits et d’éviter d’avoir des histoires avec les nationaux. Parce qu’ils en ressortiraient perdants.

Que se passe t-il en Côte d’Ivoire ? On traite nos lois (par conséquent ceux qui les ont votées) de stupides parce qu’elles accordent une « certaine préférence » aux Ivoiriens en Côte d’Ivoire. Dire que l’on est ivoirien et que ce pays appartient aux Ivoiriens c’est être xénophobe. Pendant combien de temps les ivoiriens vont assister passivement à leur spoliation accompagnée d’injures ? Pendant combien de temps les ivoiriens vont supporter que l’on insulte leurs institutions, leur chef d’Etat, leurs représentants et eux-mêmes au nom de la liberté d’expression, de la tolérance et de l’hospitalité ?

La Côte d’Ivoire a offert ce qu’elle pouvait à ses frères venus chercher le bonheur et la sécurité. Mais comme le disait feu Félix-Houphouët-Boigny : « la plus belle fille ne peut offrir que ce qu’elle a ». Nous avons donné ce que nous avons aux frères. Mais nous ne pouvons pas leur donner notre pays. Désolés ! Que l’on nous traite de xénophobes. Mais nous ne pouvons jouir d’une certaine préférence dans notre pays. La France, pays des droits de l’homme, de la fraternité et de l’égalité expulse chaque jour des centaines d’étrangers. Le Premier Ministre a dit récemment qu’il ne peut pas régulariser tous les étrangers en situation irrégulière dans son pays. Par conséquent, il faudra les expulser. C’est ce que la Côte d’ivoire indépendante n’a jamais fait. Et c’est probablement ce que l’on lui reproche.

Le Président BEDIE avait dit dans son premier discours de Chef d’Etat qu’il était intolérable que le commerce ivoirien soit entièrement aux mains des étrangers. Il nous appartient désormais, à nous ivoiriens de faire en sorte qu’il nous revienne.

Dimanche 8 Mai 2011
La Dépêche D’Abidjan

Articles 35 et 48 de la Constitution de la République de Côte d’Ivoire du 23 juillet 2000

RCI

Article 35
Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois. Le candidat à l’élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante quinze ans au plus. Il doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine. Il doit n’avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit s’être jamais prévalu d’une autre nationalité. Il doit avoir résidé en Côte d’Ivoire de façon continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de présence effective. L’obligation de résidence indiquée au présent article ne s’applique pas aux membres des représentations diplomatiques et consulaires, aux personnes désignées par l’Etat pour occuper un poste ou accomplir une mission à l’étranger, aux fonctionnaires internationaux et aux exilés politiques. Le candidat à la Présidence de la République doit présenter un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins désignés par le Conseil constitutionnel sur une liste proposée par le Conseil de l’Ordre des Médecins. Ces trois médecins doivent prêter serment devant le Conseil constitutionnel. Il doit être de bonne moralité et d’une grande probité. Il doit déclarer son patrimoine et en justifier l’origine.

Article 48 
Lorsque les Institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation obligatoire du Président de l’Assemblée nationale et de celui du Conseil constitutionnel. Il en informe la Nation par message. L’Assemblée nationale se réunit de plein droit.

Le silence Coupable de Wodié, M. Frindethie

WodiéFrancis Wodié a déjà trahi une fois la Constitution ivoirienne en cautionnant le coup d’Etat constitutionnel de Dramane Ouattara en 2011. Il la trahit une deuxième fois en 2015 en rendant le tablier de la présidence du Conseil Constitutionnel sans dénoncer publiquement les abus constitutionnels que concocte Dramane en vue des élections de 2015.

Wodié ne peut pas, de par le rôle qu’il a occupé au sein de cette haute institution, démissionner dans le silence, en suggérant que le CC n’est ni indépendant ni impartial, mais sans élaborer sur les origines des tares de l’institution ni proposer des solutions pour la restaurer.

Si en 2015 des Ivoiriens s’opposant à des tripatouillages de la Constitution par Dramane tombaient sous les balles de l’armée ethnocide de Dramane, alors Wodié, pour n’avoir pas tiré la sonnette d’alarme aujourd’hui, devra porter la responsabilité de leur mort.

Aujourd’hui, Wodié gagnerait à se racheter de sa déloyauté constitutionnelle de 2011 en épargnant aux Ivoiriens un nouveau bain de sang : Wodié gagnerait à parler ici et maintenant du cancer qui gangrène le Conseil Constitutionnel sous le régime des génocidaires, afin que les tricheurs soient dès maintenant démasqués et purgés du système, et que les prochaines élections présidentielles se passent dans le cadre vrai de la Constitution.

La Côte d’Ivoire à la merci de la violence d’un islamisme radical, M. Frindéthié

SrikiePartout où les interventions militaires euro-américaines entreprises « au nom de la démocratie » ont eu lieu, elles ont favorisé la montée d’un islamisme extrémiste. Aujourd’hui, l’Irak, la Libye, l’Egypte, la Syrie, etc. sont devenus l’aire de jeu des fous de Dieu qui ont décidé de soumettre le monde à leur confession.

La Côte d’Ivoire aussi a connu la longue kermesse d’un islamisme intolérant, qui avait fait de certaines mosquées ivoiriennes les caches d’armes de la rébellion de Dramane, et qui, avec l’intervention de la France pour l’intronisation de Dramane, s’était arrogé le droit de casser du Chrétien et du non Musulman.

A l’heure où—osons le dire !—la branche islamiste la plus violente et la plus explosive de par le monde—la congrégation sunnite—traverse une guerre interne de positionnement en Côte d’Ivoire (http://www.connectionivoirienne.net/107529/cote-divoire-rififfi-man-les-sunnites-divises-entre-mahoukas-et-guineens), il ne manquerait plus, comme l’ont si bien remarqué des observateurs, que Boko Haram, dont certains leaders religieux glorifient déjà silencieusement la cruauté, propose à l’une de ces factions sa légendaire méthode de « résolution des conflits par la politique de la terre brûlée » pour que la gangrène islamiste radicale s’infecte pour de bon en Côte d’Ivoire.

Oui ! La Côte d’Ivoire n’a jamais été plus à la merci de l’extrémisme musulman qu’aujourd’hui, que depuis la prise armée du pouvoir par Dramane.

Au Secours! On se noie à N’Zuébeach!

pont 3pont 2Pont1Le Pont HKB a tout simplement été rebaptisé Pont N’Zuébeach, parfois N’Zuébabeach ou Pont Saoulard, par les internautes ivoiriens. En vérité, il vaut mieux, parfois, en rire qu’en pleurer.

C’est à se demander si des ingénieurs ivres au Valpierre n’ont pas mésinterprété le cahier des charges, et cru comprendre qu’il fallait construire aux Ivoiriens une nouvelle plage plutôt qu’un pont.pont Nzuebeach

Une fois encore, ce jeudi 12 août, après une toute petite pluie, le pont dont l’inauguration épique fit sortir tous les griots, les vuvuzélas et les darboukas du Dozoland s’est transformé en une plage pour certains, un traquenard pour d’autres.

Il ne manquait plus que la sono, les maillots de bain, les parasols, un peu de sable jaune et du soleil pour que la « la java de Nzuébeach » fût totale. Mais ce furent plutôt les sapeurs-pompiers qui vinrent à la rescousse de ceux qui eurent le malheur de s’aventurer en ce lieu.

Et dire que la grande saison des pluies n’a même pas encore pointé du nez !

Et l’arnaque continue au Dozoland !

(Vidéo) Nous vous l’avions dit: le pont Nzueba, fissuré, immergé avant sa livraison

3epont

Voici ce que nous écrivions il y a quelques mois. Et voici le pont HKB; ivre, inondé, imbibé après une pluie de 45 minutes. Et dire que ce n’est pas encore la saison des pluies! Les Ivoiriens ne sont pas dupes. La bande numérique tourne et enregistre l’arnaque de la bande à Dramane

Que les automobilistes abidjanais se préparent au grand cataclysme ; car, pour qui connaît bien la Côte d’Ivoire, de juin à août, nzuéba tô (il tombera un déluge). Et à Abidjan, quand nzuéba, nzuéba trélélé (quand ça tombe, ça tombe abondamment et continuellement). Or, ce « pont Nzuéba », qui semble avoir été conçu et construit par des rattrapés ivres de pouvoir mais incultes de tout bon sens, est déjà à fleur d’eau, immergé même par endroits, avant d’avoir été livré. Après la couche de peinture de l’université à 110 milliards, les 2 (deux) bus électriques de Bolloré qui firent fitzzzz comme un pétard mouillé, les 5 universités invisibles, les 65000 emplois jeunes imperceptibles, les pluies de milliards transformées en endettements, réendettements et surendettements, admirez le pont Nzuéba, le pont sous-marin. Chaque année, de juin à août, Nzuéba tô. Et les automobilistes abidjanais qui s’aventureront sur ce pont à ce moment-là auront tout intérêt à se munir d’un gilet de sauvetage, car on ne sait jamais dans dans cé pei ki anvanche dans l’émerzance.

Menacé, le Professeur Francis Wodié se trouve sous protection des forces internationales, M. Frindéthié

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Poussé à la démission de la présidence du Conseil Constitutionnel par Dramane Ouattara, le Professeur Francis Wodié, qui a promis de s’expliquer sur son départ en temps opportun, est sous la protection des forces de l’ONU et des forces françaises.

Alors que des explications haletantes sur la « démission » de l’ex-président du Conseil Constitutionnel se relaient dans tous les médias au service de la dictature d’Abidjan, le Professeur Wodié ne s’est pour le moment pas encore ouvert sur les vraies raisons de son départ. Il n’a pas non plus confirmé la thèse divulguée par les médias de la dictature d’Abidjan ; et c’est précisément son silence qui dérange.

Selon nos sources, la dictature d’Abidjan s’inquiète de ce qu’une explication de toute dernière heure du constitutionnaliste vienne remettre à l’ordre du jour la question chuchotée de l’inéligibilité de Dramane Ouattara.

Pour les faucons du RDR, que Wodié confirme ici et maintenant la thèse du gouvernement, ou qu’il l’infirme et donne au RDR le temps nécessaire pour le déconstruire. Mais surtout, qu’il n’attende pas jusqu’au pénultième moment pour mettre Dramane en difficulté.

Aussi, comme ce fut le cas pour le prédécesseur de Wodié, Yao N’dré, pourchassé dans ses bureaux et forcé à l’exil par les loubards de Soro Alphonse aussitôt après avoir « confirmé » Dramane dans ses fonctions usurpées de président (http://news.abidjan.net/h/404920.html), ou comme ce fut le cas pour M. Konan Banny, assiégé à son domicile par les gros bras du RDR aussitôt après avoir remis à Dramane son rapport du CDVR (http://ivoirebusiness.net/?q=articles/c%C3%B4te-d%E2%80%99ivoire-manifestation-du-rdr-lundi-au-domicile-de-konan-banny-apr%C3%A8s-la-convocation-de), des loubards du RDR étaient annoncés en direction du domicile de Wodié, qui furent arrêtés dans leur élan destructeur par des soldats de l’ONU et des forces françaises, qui depuis hier soir assurent la protection du Professeur Wodié et de sa Famille.

Encore une fois, la dictature de la pensée unique étale au monde sa balourdise.

Maurice Kakou Guikahué, le connaissez-vous ? M. Frindéthié

GuikahuéMaurice Kakou Guikahué, après avoir traité les opposants à « l’appel de Daoukro » de candidats minables qui ne pourraient même pas réunir une poignée de votes, voyant désormais la posture difficile dans laquelle se trouve Dramane, fait la cour à ceux qu’il qualifiait hier de dispensables. Le voici, rampant aux pieds de Banny, Amara et KKB, afin que ceux-ci « comprennent l’appel de Daoukro » et qu’ils supportent la candidature de Dramane. Et nous qui avions cru que sans tricher, sans que le chef terroriste ne menace ni ne revienne ramper aux pieds de ses « ennemis » d’hier, le bilan de Dramane seulement suffirait à lui assurer un second mandat ! Ah Guikahué ! Quelle déchéance morale, ce Guikahué ! N’est-ce pas Guikahué qui fut à la base du détournement des 28 millions de l’Union Européenne, qui surfacturait des seringues médicales à l’Etat à 600.000 francs l’unité, dont on retrouvait dans ses cliniques privées du matériel médical dédié aux CHUs, dont des frigos censés équiper les hôpitaux publics se retrouvaient dans le village. Guikahué est un esprit corrompu qui ne pense qu’à ses borborygmes. C’est pourquoi, il suffit que Guikahué supporte une cause pour que l’on sache qu’elle est une cause corrompue qui n’est pas pour le bénéfice de la Côte d’Ivoire. Si je ne connaissais pas l’esprit corrompu de Dramane, la seule présence de Guikahué à ses côtés m’aurait fait comprendre que l’homme venu de Sindou n’est pas la « solution » qu’attend la Côte d’Ivoire. Guikahué ? Peuh !

Pourquoi Dramane Ouattara a-t-il tant de mal à gouverner démocratiquement ? M. Frindéthié

DramanePourquoi Dramane Ouattara a-t-il tant de mal à gouverner démocratiquement la Côte d’Ivoire ? Pourquoi depuis avril 2011 Dramane avance-t-il de mensonges en mensonges, de violations de la Constitution en violations de la Constitution, et de répressions en répressions ?

Tout simplement parce que Dramane est un chef terroriste, et qu’il gouverne selon les principes terroristes.

Imaginez un seul instant que Boko Haram arrive au pouvoir au Nigéria par les méthodes barbares que nous lui connaissons. Croyez-vous vraiment que Cette organisation terroriste puisse gouverner le Nigéria ? Qu’elle puisse offrir aux populations nigérianes qu’elle a passé des années à massacrer un minimum de bien-être ? Non ! Dramane Ouattara est le chef d’une organisation terroriste qui n’a aucune culture démocratique. De ce fait, il ne peut se défaire de ses réflexes naturels de terroriste et poser le moindre acte démocratique. C’est plus fort que lui : pour Dramane, la propension à tricher, menacer, brutaliser, emprisonner, torturer et tuer l’emporte sur tout autre effort humain.

Dramane n’est pas lui s’il ne terrorise. Voyez un peu comment ses ministres se crispent en sa présence. Voyez comment ils se font tout petits au point de vouloir se rendre invisibles en sa présence. Ce n’est pas du respect que les collaborateurs de Dramane éprouvent pour lui. C’est de la peur ! Une anxiété qui leur tord les boyaux à la seule pensée qu’à tout moment un de ses loubards d’Abobo ou de la Riviéra—car depuis avril 2011, « loubard a gagné coupou »–pourrait leur demander des comptes, pourrait débarquer devant leurs domiciles pancartes à la main, déblatérer des menaces. Comme les ministres d’Idi Amin, Les collaborateurs de Dramane savent tous que les tueurs qui l’entourent peuvent à tout moment, sur un tic épileptique de Dramane, débarquer chez eux et les enlever à leurs familles vers des destinations inconnues.

Dramane est l’exemple même qu’un corps nomade peut être plus obtus qu’un corps sédentaire, et que le voyage n’est pas toujours formateur ; que l’on peut en revenir plus limité qu’auparavant. Dramane est allé aux Etats-Unis, mais il en est revenu borné, obtus, violent, antidémocratique, et terroriste malgré ses beaux souliers et ses costumes bien repassés.

Dramane ne partira pas par des élections. Il le montre chaque jour. Les élections sont faites pour les esprits démocratiques. Dramane est un terroriste. C’est par une action de force populaire que ce terroriste sera défait.

Francis Wodié « se fait démissionner » par Dramane dans la perspective des élections de 2015, M. Frindéthié

Wodié

Dramane Ouattara continue de se préparer une « élection » certaine pour 2015 en plaçant à la tête des institutions des hommes dont il est absolument assuré de la loyauté.

Ce n’est un secret pour personne—même si aux dernières élections, un certain Monsieur « il n’est pas encore minuit » intellectuellement malhonnête s’est fait porter au QG de Dramane par des chancelleries étrangères pour y proclamer des résultats erronés, certifiés ensuite par une ONU corrompue—seul le Conseil Constitutionnel est habilité à valider les résultats électoraux proclamés par la Commission électorale. Aussi, après avoir fait des pieds et des mains pour reconduire à la tête de la Commission électorale un président commis à la triche en sa faveur, Dramane a réussi à « démissionner » Wodié, afin de le faire remplacer à la tête du Conseil Constitutionnel par un juge plus loyal à l’ethnie qu’à la déontologie.

Les rumeurs attribuant la loyauté de Wodié beaucoup plus à un Banny ou à un Amara qu’à Dramane, il était donc de bon ton, afin que la triche en faveur de Dramane fût totale, qu’intervînt une fois de plus le principe du rattrapage, et que Mamadou Koné remplaçât Wodié au Conseil Constitutionnel dépendant de la rue Lepic, qui validerait la triche que Bakayoko concocterait à la Commission électorale dépendante ; surtout en ces temps où « l’appel de Daoukro » s’avère de plus en plus être « le délire de Daoukro ». Le premier acte de Koné sera de permettre la modification de l’article 35 par voie parlementaire, rendant ainsi Dramane éligible.

Dramane, par sa propension à la traque aux opposants, au bâillonnement de la presse, et à la triche éhontée, raffermit de plus en plus la conviction des Ivoiriens que seule une vigoureuse « action de force antiforce » saura ablater la Côte d’Ivoire du kyste antidémocratique qui l’affecte depuis 2002, et remettre le pays sur la voie de la démocratie.

Cote d’Ivoire: Ritual Killings: 21 Children Found Dead, their Heads or Genital Organs Severed; Authorities Seem unimpressed, M. Frindéthié

bredouCote d’Ivoire is gripped with fear as an increasing number of kidnapped children have turned up in several locations, decapitated, disemboweled, or their genital organs severed.

According to Police Chief Brédou Mbia, 21 out of 25 children, who were kidnapped in the last three to four months, were found dead, their bodies gruesomely mutilated, in ways that point to ritualistic murders. These slayings, first denied by the police, were finally admitted as more and more parents took to the social Medias to denounce them. Many people in the country suspect these grisly murders of young children to be the work of local marabouts (Muslim soothsayers) or dozo féticheurs (animist shamans), commissioned by politicians or fortune seekers to ensure them success.

The number of murders (21) given by the police chief is being disputed by a population that has lost faith in the Force Républicaine de Côte d’Ivoire (FRCI), a heavily corrupt security force that is better known for bullying, racketeering and summarily executing than protecting the populations. The FRCI are staffed with the traditional Dozo hunters, clansmen of the president and the interior minister, through a politics coined rattrapage ethnique by the authorities (a policy rewarding Muslim Northerners supposedly discriminated against in the past). In fact, recruited in a rebellion that started in November 2002, the Dozos are the main constituents of the rebel troops that have supplemented the French army in bringing Dramane Ouattara to power on April 11, 2011. The Dozos-FRCI have been cited in many occasions by human rights organizations for their continued human rights violations in Cote d’Ivoire.

The Dozos-FRCI are legendary for their proclivity for human sacrifices, as they are convinced that they wield mystical power that requires human blood. There is explicable suspicion in Cote d’Ivoire that the authorities know and protect the killers. Last week, a protest march organized by concerned parents to draw attention to the danger stalking the children in Cote d’Ivoire was unexpectedly prohibited by the government. On January 30, the Minister of interior, Ahmed Bakayoko, accused those who expressed concern about the horrific killings of being “jealous opponents overstating a [trivial] case to tarnish the image of the government.” For Bakayoko, the horrific murders and mutilations of these 21 children do not warrant much agitation. Bakayoko promised to legally hunt anyone suspected of stirring up unnecessary fear. To prevent the horrific news from getting the kind of exposure the Boko Haram Kidnapping received, and sullying the government, the Ivorian police has been cracking down on internet cafés, arbitrarily arresting clients or simply closing businesses in the populous quarters of the capital Abidjan, where household internet accessibility is scarce and the cyber cafés remain the privileged means of connecting to the world wide web. There is a conscious effort by the authorities to hush the horrors, which risks leaving them unaddressed, and thus likely to be repeated.

The hypocrisy here is just mindboggling. Hitherto, when in the opposition, these same politicians were so much concerned about the alleged abuse of children in cocoa plantations as to commission a fake reportage that caused a journalist to lose his job. And the so conspicuously garrulous first lady, whose children of Africa is known for her yearly hurly-burly of VIP parties, has curiously remained tepid on the situation that should interpellate her, as her husband, as usual, was flying around the world, offering condolences.

While, on the one hand, the Minister of the Interior, fearful of a coup against his president, had deployed 15,000 security forces around the perimeter of Abidjan on the eve of New Year 2015, for the protection of the children of Cote d’Ivoire, on the other hand, it is no more than 1,500 forces that Ahmed Bakayoko promises to dispatch in the whole country of 22,000,000 people; which is clear indication of where the government’s priorities really reside.

As the Ivorian authorities show very little motivation to meaningfully protecting the populations, the children of Cote d’Ivoire continue to be in grave danger.

Enlèvements et mutilations d’enfants: Ahmed Bakayoko, c’est désespérant !

Dozo

C’est à se demander s’il y a vraiment une seule once de jugeote dans ce gros machin imprécis posé sur ce gros corps lourdaud.

Selon le balourd grossier du Dozoland, les vives émotions suscitées par les enlèvements et mutilations d’enfants sont orchestrées par « des esprits jaloux qui cherchent à ternir l’image » reluisante de l’Etat sauvage dont il fait office de « ministre de l’intérieur ». Il en a la preuve, pérore-t-il.

Peut-on l’avoir si épaisse et si vide de sens ? La nature est bien étrange !

Ainsi pour ce danseur de Batchingué, dont le chef, à l’ambassade de France, s’en est allé sangloter pour les victimes de Charlie Hebdo, pour ce mastiff dont la maîtresse a fait des enfants de Côte d’Ivoire son fonds de commerce macabre, le sort de 21 petits Ivoiriens enlevés, mutilés et jetés dans les rues n’est qu’accessoire et ne doit émouvoir personne.

Ainsi donc en parler, reviendrait à comploter pour la chute de l’Etat voyou de Dramane—comme s’il n’y avait pas un seul vrai Ivoirien qui ne souhaitât la chute de ce régime barbare. Et pour préserver sa république bananière, notre loubard a même osé revoir à la baisse les chiffres avancés par les autorités policières ? On voit bien ici que pour cette race d’attentistes qui ont transformé la Côte d’Ivoire en une plate tournante de toute la criminalité sous régionale, où l’imbécilité le dispute à la cupidité, ce qui importe le plus, c’est le pouvoir illégitime de l’homme venu de Sindou ; et ce pouvoir-là, la clique à Bakayoko est déterminée coûte que coûte à le protéger, quitte à passer par pertes et profits le bien-être des Ivoiriens.

Aussi, comme pour les 800 morts de Duekoué Carrefour, comme pour les charniers de Man, de Nahibly, de Dabou, de Yopougon, comme pour les 60 morts des feux d’artifice de Dame Dramane, etc., aucune conclusion d’aucune enquête ne verra le jour dans ce nouveau drame que vit la Côte d’Ivoire de Dramane. Shut ! Il faut protéger le pouvoir du boucher. Passez, jaloux ! Rien à signaler !

Mais faut-il vraiment s’en étonner ? Lorsque des cancres par la force des armes de l’armée française, et sur des milliers de charniers, arrivent au pouvoir, n’est-ce pas le penser et la décence humaine qui prennent le large pour que s’installent la balourdise et l’attentisme ? Qui veut-on protéger dans cette affaire ? Une question qui mérite d’être posée ; surtout lorsque les quelques vrais criminels appréhendés pour l’heure déclarent être « en mission commandée » et qu’aucune des autorités ivoiriennes ne semble vraiment vouloir savoir qui a ordonné leurs crimes.

Ivoiriens ! Le régime barbare du boucher de Sindou veut faire de vous des amnésiques, des ruminants sans mémoire broutant l’herbe fraiche qui recouvre ses innombrables charniers. Mais souvenez-vous, Ivoiriens ! Souvenez-vous de la brutalité du régime de Dramane, de ses carnages. Souvenez-vous des enfants jetés dans les puits, des femmes éventrées. Souvenez-vous des exilés, des propriétés occupées, des terres volées. Souvenez-vous de la déportation des fils du pays.

Mais surtout, souvenez-vous du péché originel qui ne doit jamais être pardonné : l’invasion de la Côte d’Ivoire et de la violation des institutions du pays par l’armée française.

Car l’imposition du cancer Dramane à la tête du pays, le rattrapage ethnique, la paupérisation des Ivoiriens, la justice expéditionnaire, la banalisation des enlèvements et des décapitations de vos enfants, tout cela n’aurait pas été possible sans l’intervention de l’armée française qui a favorisé l’avènement du cancer burkinabè et de sa barbarie à la tête de votre cher pays. C’est pourquoi il convient de se rappeler et de n’accepter sous aucune circonstance la mainmise de la France sur la Côte d’Ivoire. Souvenez-vous, Ivoiriens ! Car un jour très prochain, il faudra rendre compte.

Koné Bruno Nagbagné, l’autre génie du Dozoland: « Qu’est-ce que 10 ou 20 Ivoiriens torturés dans un pays qui en compte 22 millions ? » M. Frindéthié (30/10/2012)

Belles défenses que celles offertes par le ministre des droits de l’homme et des libertés publiques (Gnénema Coulibaly) ainsi que par le porte-parole du gouvernement (Koné Bruno Nabagné) suite au rapport d’Amnesty International accusant le régime de Dramane Ouattara de s’être rendu coupable d’enlèvements, d’incarcérations illégales, de rançonnements de plus de 400 civiles et de brûlures par électrocution et au plastique fondu sur plus de 200 civiles ivoiriens. Alors que nous pensions farfelue la défense de Monsieur Gnénéma, qui sur le plateau de la RTI s’offusquait des chiffres avancés par Amnesty International et leur préférait plutôt « l’insignifiant » chiffre de 10 torturés pour lesquels le régime ne mérite pas que le ciel lui tombe dessus, voici qu’arrive à sa rescousse Koné Nabagné, porte-parole du gouvernement, qui certifie l’aberration.  Se prononçant sur ONUCI-FM, le porte-parole du régime génocidaire réitère l’énormité de son congénère. 10 ou 20 Ivoiriens torturés, cela vaut-il la peine que l’on s’émeuve ? Qu’est-ce que 10 ou 20 torturés dans un pays qui en compte 22 millions ? : « Il y a 22 millions d’habitants dans ce pays et je déplore qu’on s’arrête malencontreusement sur le cas de 10 ou 20 personnes qui perturbent la vie de 22 millions d’Ivoiriens », a-t-il lancé à son interlocuteur. Au vu de la folie circulaire dans laquelle tourbillonne le régime Ouattara, il est tout de même loisible   de se demander à partir de quel chiffre commence l’indécence en Rattrapocratie. C’est à croire que tout le régime génocidaire patauge dans le petit bain de la piscine génétique et morale.

Who had something to gain in the fictitious story of child slave in Cote d’Ivoire’s cocoa plantations?

In 2002, New York Times’ reporter, Michael Finkel, made up a story about child slaves in cocoa plantations in Cote d’Ivoire. After being exposed by an independent NGO, Finkel admitted that he lied and was fired by the New York Times. Nevertheless, the stain on Cote d’Ivoire’s cocoa did not go away with Finkel’s confession. On the contrary, Cote d’Ivoire became known as « the country that exploits minors in cocoa plantations. In 2002, President Laurent Gbagbo had been in power for 2 years. In 2002, who could have profited from Finkel’s fertile imagination? Even better, who could have commissioned this journalistic falsification? This question deserves answer as CNN is revisiting the alleged in cocoa groves child slavery in Cote d’Ivoire.  

New York Times Feature Was Fiction

Michael Finkel Fired Over Slave Story

By Howard Kurtz

Washington Post Staff Writer
Friday, February 22, 2002; Page C01

A moving, richly detailed New York Times Magazine profile of a boy who became an Ivory Coast laborer turns out to have been a fabrication.

The Times acknowledged in an editor’s note yesterday that Youssouf Male, the teenager described as living an impoverished existence, hacking weeds on a cocoa plantation for mere pennies, was a composite. The paper said it has fired the author, Michael Finkel, a contributing writer to the magazine.

In a typical passage in « Is Youssouf Male a Slave?, » published Nov. 18, Finkel wrote: « Youssouf asked the man about his shoes. He asked how he might be able to get money to have a pair of shoes like that — shoes that made you look important. The man asked Youssouf how old he was, and Youssouf said that he was 14 or 15, though he didn’t know for sure. »

The deception was exposed when a group called Save the Children Canada located the boy pictured in the Times Magazine in a photograph identifying him as Male, and he was not Male. Times Editor Howell Raines said he regarded the falsehood as « a very serious matter » and, after learning of the problem nine days ago and deciding to publish an editor’s note, « we got it into the paper as soon as we could be certain of all the facts. »

« Certainly it’s a serious mistake, » Finkel, 33, said yesterday from his home in Bozeman, Mont., adding that he was trying to convey a larger reality about child slavery.

« I’m obviously concerned about my career, » he said. « I expect people to pick over my other stories, and I fully expect they’ll be found to be fine. . . . I almost always err on the side of caution. In this case I was reckless, but it was isolated. . . . There absolutely are no irregularities in any of the other pieces. »

Adam Moss, the magazine’s editor, said the Times will investigate Finkel’s other stories and expects critics to do so as well. « I’m not in a position to tell you they’re not going to find something, » Moss said. « I hope not. »

Moss said he felt « horrible » when he learned of the composite and was « angry » at Finkel, who he said did not initially acknowledge the lie.

« Particularly with stories of this kind, where the sources are unreachable except by getting on a plane to find them, there’s a certain amount of trust you have to place in the writer, » Moss said. « Our experience with Mike had been excellent. He was not the kind of person who would have raised suspicions. »

Finkel’s eight other stories for the Times Magazine are replete with colorful, down-on-their luck characters in remote corners of the globe, gripping anecdotes and hard-to-check details.

Finkel wrote in last Sunday’s magazine about an Afghan villager who sold his donkey for $80 so he could buy food. He has also written about a 28-year-old Taliban defector, an ailing Israeli man who bought a kidney and young Palestinians revolting against Israel.

In a piece about Haitian refugees traveling by boat to America, Finkel wrote: « Their stares conveyed the flat helplessness of fear. David, whose journey I had followed from his hometown of Port-au-Prince, buried his head in his hands. He hadn’t moved for hours. . . . He spoke beautiful English, spiced with pitch-perfect sarcasm. His name wasn’t really David, he said, but it’s what people called him. He offered no surname. » He wrote David once lived in Florida and had « a penchant for stealing 1964 Chevy Impalas. »

That article won a Livingston Award for Young Journalists, and Charles Eisendrath, theaward’s director, said he now plans to review it for accuracy.

Finkel is an adventure writer who chronicles such subjects as tree climbing and rough-terrain unicycling. He has written for Atlantic Monthly, Sports Illustrated, Outside, Skiing and National Geographic Adventure and in 1999 published a book on his skiing experiences around the world, « Alpine Circus. »

In an interview three years ago with the Montana weekly newspaper the Tributary, Finkel said: « I never do formal interviews. I don’t use a tape recorder. I take notes but occasionally. I mostly go home at night and write my impressions down. You can read my stuff; there are not very many quotes. It’s more impressionistic. »

Finkel said yesterday that he now takes copious notes. But the Times editor’s note said « the writer says that he wrote this article without consulting his notes. »

Finkel said he reviewed his notes but that « in order to break through a writer’s block, I put my notes aside and attempted to write what I knew . . . with a sense of flow and feeling. I know it sounds odd. »

Media critics compared Finkel’s transgression to that of Janet Cooke, the Washington Post reporter whose tale of an 8-year-old heroin addict in 1980 turned out to be invented, prompting the paper to return a Pulitzer Prize. They also cited the 1998 cases of Stephen Glass, who was found to have fabricated more than two dozen pieces for the New Republic, and Patricia Smith, who acknowledged making up four columns for the Boston Globe.

« This is not as bad as Janet Cooke, but near her end of the spectrum, » said Tom Rosenstiel, director of the Project for Excellence in Journalism. He said it was « amazing » that the Times Magazine had published Finkel’s piece without reviewing his notes. « This was not something that there’s no way they could have known. »

Bill Kovach, a former Times Washington bureau chief who went on to run the Atlanta Journal-Constitution, said: « The idea of using a composite character is pretty bad. The whole idea is for you as a reader to connect to this person, not this situation, and this person doesn’t exist. »

Yesterday’s editor’s note said Finkel’s 5,800-word rendering of Male — which used no direct quotes — « was a composite, a blend of several boys he interviewed, including one named Youssouf Male and another, the boy in the picture, identified by Save the Children as Madou Traore. Though the account was drawn from his reporting on the scene and from interviews with human rights workers, Mr. Finkel acknowledges, many facts were extrapolated from what he learned was typical of boys on such journeys, and did not apply specifically to any individual. »

Finkel said he regrets the harm to the Times’s reputation. « But I know that the article, at least in spirit, accurately reflects the situation among the young farm laborers of West Africa. »

Why, then, did he do it? « The story is complicated, and I didn’t want to inundate the readers with complexities and numbers. I wanted the whole to be greater than the sum of its parts and felt, wrongly, that a greater truth could emerge using this technique. »

Moss said the magazine will review its usual practice of not asking for the notes of writers « with whom there is a seemingly reliable relationship. » He said he reviewed the notes when « we smelled something funny here, » after Finkel notified the paper of the children’s group’s complaint about the photo.

« It was crystal clear in the notes that many of the things attributed to this Youssouf Male were actually told to him by other kids he interviewed and were their experiences, not Male’s experiences, » Moss said. In fact, despite the story’s depiction of Male having spent a year at the cocoa plantation, the real Youssouf Male ran away after less than a month.

Finkel dropped his denials when he flew to New York to confer with his editors last week. « I think his conscience got the better of him, » Moss said.

Côte d’Ivoire : Enlèvements d’enfants, défense de se lamenter ! M. Frindéthié

anne-oulotoPar la voix d’Anne Oulotto, Dramane Ouattara interdit aux mères et pères ivoiriens d’exprimer leur courroux contre les multiples enlèvements et mutilations d’enfants. « Silence ! Personne ne pleure son désarroi sans l’autorisation des Imams du gouvernement des Rattrapés ! ».

En interdisant la marche prévue par les Ivoiriens indignés des actes ignominieux de la Côte d’Ivoire version Dramane sous prétexte que cette marche n’a pas reçu l’onction des religieux, c’est en substance ce que vient de leur dire Anne Oulotto, notre peintre en bâtiment, notre distributrice d’enveloppes à Ivosep, la pileuse de foutou attitrée de Dame Dominique. En d’autres termes, en Rattrapocratie, tout baigne, et l’on ne pleure son infortune que sur autorisation de Dramane lui-même, grand imam de la République des rattrapés. Les Ivoiriens savent depuis 2011 à quoi revient l’euphémisme « religieux ».

Dans cette Côte d’Ivoire du tonitruant Children of Africa, où les griots et les danseurs de goumbé ne cessent de nous rabattre les oreilles des efforts qu’ils entreprennent pour, disent-ils « sortir les enfants de la misère, de l’illettrisme, de la maladie, des champs de café et de cacao », dans cette Côte d’Ivoire des « 1000 cadeaux de Noël », dans cette Côte d’Ivoire des grands discoureurs, des faroteurs et des brouteurs, dans cette Côte d’Ivoire des politiciens qui dès l’annonce d’un drame en France courent à l’ambassade de France pleurer à chaudes larmes au-dessus du cahier des doléances, qui dès l’annonce d’un décès en Arabie Saoudite y volent consoler les princes, dans cette Côte d’Ivoire qui aime l’autre plus qu’elle ne s’aime elle-même, les rapports sur les nombreux enlèvements d’enfants ont eu bien de mal à se frayer un passage dans le tintamarre du culte de la personnalité pour enfin confirmer que depuis des mois un incapable ministère de la sécurité, plus occupé à traquer des opposants politiques que d’assurer la sécurité des Ivoiriens, regarde dans un silence complice opérer des commerçants d’organes humains.

Et tant que Dramane n’aura pas sifflé le début des lamentations, interdiction formelle de pleurer.

Chère Oulotto, quand vous aurez fini de cuisiner le dernier pain de foutou de dame Dominique, allez donc dire à l’historienne Henriette Diabaté qu’elle l’a écrit faux, et que le 24 décembre 1949 les femmes n’ont pas marché sur Grand-Bassam pour exiger la libération de leurs époux ; car elles n’ont jamais reçu des missions coloniales l’autorisation de manifester leur ras-le-bol.

Mgr Marcellin Yao Kouadio, évêque de Yakro « 2015, une année électorale chargée de peur et d’angoisse »

Kouadio« L’émergence est chantée partout alors que les gens ont faim »

« En Côte d’Ivoire bourreaux et victimes sont au même niveau de culpabilité »

Les Archevêques et Evêques de Côte d’Ivoire ont tenu, du 19 au 25 janvier 2015, leur assemblée plénière à Abengourou au centre Saint-Kizito. La messe de clôture a eu lieu, le dimanche 25 janvier dernier, à l’église de la paroisse Notre Dame du Plateau (Abengourou).

Monseigneur Marcellin Yao Kouadio, évêque de Yamoussoukro, dans son homélie, a dénoncé les guerres économiques, les rebellions planifiées par les multinationales, les recours aux pratiques mystiques, la dictature et les facilitateurs, eux-mêmes, impliqués dans ces conflits. Selon l’homme de Dieu, «l’Afrique se présente comme un gâteau de guerre, l’émergence est chantée partout alors que les gens ont faim et n’ont même pas le minimum pour se soigner». En Côte d’Ivoire, poursuit-il, le mensonge, l’hypocrisie, la corruption et l’immoralité sont galopants. Le bourreau et la victime sont au même niveau de culpabilité. Ce sont autant de maux qui freinent la réconciliation vraie.

Selon l’évêque Marcellin Kouadio, «les Ivoiriens ont beaucoup parlé de la réconciliation après la crise post- électorale. Mais beaucoup de questions se posent. Où en sommes-nous ? Combien de personnes y croient encore ? Nos cœurs ont-ils cessé de faire la guerre ? Dieu attend de la Cote d’Ivoire une réconciliation vraie et sincère. Mais peut-on faire la paix ou la réconciliation par procuration ?», s’est-il interrogé. Avant d’ajouter que «2015 étant une année électorale, elle est chargée de peur et d’angoisse». C’est pourquoi, dans son homélie, il a prié Dieu afin que les Ivoiriens qui s’engageront dans la politique ne soient pas une malédiction pour la Côte d’Ivoire.

Aussi, a-t-il exhorté, les fidèles chrétiens à être les vainqueurs du mal sur le bien. «Le seigneur doit éclairer chaque Ivoirien afin de faire le meilleur choix en vue d’une Côte d’Ivoire réconciliée ». En effet, la crise a tristement marqué l’histoire de la Côte d’Ivoire et a mis à mal la cohésion sociale, selon Antoine Koné, évêque d’Odienné, qui a lu le message de la conférence des évêques de Côte d’Ivoire. Selon lui, l’heure est venue pour la reconstruction et la réconciliation du pays. «Mais malgré quelques avancées, il est urgent de continuer à cultiver la réconciliation par la vérité, le pardon et la justice équitable ».

Car poursuit-il, cela peut améliorer la qualité des relations afin de donner la chance à la Côte d’Ivoire d’exister comme une nation où il fait bon vivre sans discrimination ni exclusion. Aussi a-t-il invité les ivoiriens à rester vigilants. Parce que un problème négligé peut saper la cohésion sociale et la stabilité. Les Archevêques et les évêques catholiques ont attiré l’attention des Ivoiriens sur les phénomènes qui mettent à mal la cohésion sociale. Notamment la course effrénée vers le gain facile, le cas des enfants enlevés pour des rituels, les bradages des terres familiales, le cas des «microbes» et surtout l’impunité.

Il a invité les gouvernants à rendre plus visible la lutte contre la corruption et œuvrer pour une réconciliation vraie. Et d’inviter les hommes politiques à éviter la violence et les pratiques mystiques à but électoraliste n

Jean Goudalé
à Abengourou

Source: Notre Voie

Ouattara et Bédié boudent l’homélie de Monseigneur Marcellin Kouadio

froissesFroissés par la vérité des propos de Monseigneur Marcellin Kouadio, Ouattara et Bédié se mettent en mode « sit-in » pour protester contre son homélie.

Excellence Monsieur Alassane Ouattara président de la république de Côte d’Ivoire,
Monsieur le Président Henri Konan BEDIE,
Excellence Mgr Paul Siméon Ahouanan ; archevêque métropolitain de Bouaké,
Mesdames et messieurs les autorités en vos titres, qualités et grades,
Veuve maman Thérèse Houphouët Boigny,
Révérends pères, révérendes soeurs,
Chers fidèles laïcs,

Aujourd’hui, l’eglise universelle fait mémoire de Saint Ambroise, un homme au parcours exceptionnel. romain d’origine, alors qu’il était préfet de police à milan (Italie), il fut désigné par l’enthousiasme populaire évêque de la même ville. Ambroise n’avait pour tant pas encore reçu le baptême.
Baptisé, ordonné prêtre et sacré évêque en 374, il défendit les droits de l’eglise contre les ingérences du pouvoir impérial. comme laïc, Ambroise a servi son pays avec dévouement et comme clerc, il a aimé et servi l’eglise avec fidélité. Et dans sa double relation au monde et à l’eglise, Ambroise apparaît comme un citoyen exemplaire et un chrétien modèle. L’humanité, de tout temps, et de tous pays, a besoin de guides éclairés.

Saint Ambroise est, donc pour nous une référence, dans l’evangile, Jésus, en voyant les foules, en eut pitié, parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Par analogie, notre mère Afrique ne serait elle pas comparable à ces foules désenchantées, harassées qui n’ont pas, de vrais guides, de bons bergers, pour conduire aux bons pâturages ? J’en veux pour preuves les situations de misère dont nombre de pays d’Afrique sont le théâtre et qui ont pour nom:

-Souffrances provoquées et entretenues
-Guerres et rébellions planifiées
-Instabilité politique chronique
-démocratie armée
-Famine et maladies chroniques
-Pillage systématique des ressources naturelles
-Mondialisation au profit des seuls pays nantis
-Corruption généralisée et injustices
-Fuite des cerveaux
-Situation d’endettement chronique
-Violation massive des droits de l’homme.

Dans cette vallée de larmes, quelle est la situation de notre mère patrie, la côte d’Ivoire?

Malheureusement, notre pays ne connaît pas un sort autre que celui des autres pays africains au moins depuis la disparition du Père fondateur de notre nation. Oui, depuis la mort du Président
Houphouët boigny, la côte d’Ivoire a du mal à se retrouver.

Nous sommes rassemblés pour commémorer le 20è anniversaire du décès du Père fondateur de la côte d’Ivoire moderne. c’est le lieu pour moi et ce, au nom de l’eglise famille de Dieu qui est à
Yamoussoukro, d’exprimer ma proximité aux membres de la grande famille BOIGNY et d’une façon singulière à la veuve maman Thérèse Houphouët Boigny. merci pour cette messe que vous offrez au Seigneur afin qu’il repose en paix, nonobstant les problèmes que connaît le pays qu’il nous a laissé en héritage. Saint Ambroise que nous célébrons aujourd’hui a aimé son pays et servi l’eglise; Feu le Président Houphouët a, lui aussi, aimé son pays et servi l’eglise. Il a cultivé la paix, l’entente et l’amour; il a bâti plusieurs édifices religieux à la gloire de Dieu.

Le sacrifice de la messe, pour nous chrétiens, remplace tous les autres sacrifices de la RTA. Alors, en ce jour où nous rappelons la mémoire de Feu le Président Félix Houphouët boigny, permettez qu’à partir d’une méditation inculturée, je m’adresse à lui au nom des sans voix. car en Afrique, les morts ne sont pas morts. en outre, les familles de la terre communiquent avec celles de l’au delà, d’où la vénération des ancêtres. et cette foi des Africains ne contredit pas la foi chrétienne qui intègre la communion des saints, la résurrection de la chair et la vie éternelle.

Oui, depuis quelques années, ils sont nombreux ceux et celles qui regrettent Houphouët. Oui, Nanan, tu nous l’avais dit et je cite: «Le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu». Oui,
depuis le 07 décembre 1993, jour où tu nous a quittés, ton peuple a perdu le vrai bonheur. et depuis lors, la côte d’Ivoire, notre mère patrie, s’est asservie aux mensonges, à la violence et .aux crimes. La belle côte d’Ivoire jadis enviée parce que, prospère, est aujourd’hui défigurée et meurtrie par multiples crises militaro politiques dont les raisons profondes restent encore à élucider. La dernière en date a fait officiellement, semble t il, 3.000 morts. La rébellion de 2002 a fait une foule innombrable de victimes. curieusement, Nanan, ceux qui mentent et tuent croient servir ainsi la côte
d’Ivoire. Les innocents dont les droits sont bafoués sont déclarés, coupables d’où le nouveau concept de la culpabilité collective doublé de la culture de l’impunité où les médiocres sont célébrés, certains de nos jeunes revendiquent fièrement le statut d’ex combattants afin d’être récompensés. Et dans cette situation trouble, les ressources de notre pays sont livrées en pâture aux prédateurs. Notre mère patrie, humiliée et meurtrie, est traitée comme une fille de joie oui, la côte d’Ivoire est traitée, contre sa volonté, comme une péripatéticienne. Le temps, pour ainsi dire, vient de te donner raison: «La paix, ce n’est pas un vain mot mais un comportement». Malheureusement bon nombre de tes enfants qui prennent, ton nom mais n’ont pas ton esprit préfèrent la guerre à la paix, la vie, le mensonge à la vérité, l’aumône au travail, etc. Nanan, aujourd’hui, jouissant de ta double nationalité de citoyen du monde d’ici bas et de l’au delà, aide nous à renouer avec la paix. de là où tu es, prie pour nous.

Quant à vous, chers frères et soeurs, hommes et femmes de bonne volonté, demandons au Seigneur Jésus, le roi des rois, d’accorder à notre pays la grâce de la Paix par la réconciliation vraie; qu’il touche le coeur des bourreaux et prennent en pitié les victimes de ces multiples crises. Les Ivoiriens parlent de paix et de réconciliation. mais combien sont ils qui désirent vraiment la paix ? Jésus dit: «Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu» (mt5,9).

Pour que la côte d’Ivoire renoue avec la paix, je verrais humblement, pour ma part, les Présidents OUATTARA et GBAGBO faire la paix au sommet ; et une fois réconciliés qu’ils demandent pardon à leurs militants et aux Ivoiriens qui, à leur tour, feront la paix. en Dieu, cela est encore possible pour le bonheur de tous.

Puisse Jésus, le Prince de la Paix, par l’intercession de Notre dame de la Paix, les aider et nous aider à faire la paix maintenant et pour toujours.

Amen!
Mgr Marcellin KOUADIO
Evêque de Yamoussoukro

En Côte d’Ivoire au moins 21 enfants enlevés, retrouvés mutilés [Police]: Le mal vient de la rébellion

oiseaux-de-meme-plumageLe gouvernement de Dramane Ouattara essuie une larme hypothétique en déplorant la mort de 21 enfants enlevés en Côte d’Ivoire et retrouvés mutilés—décapités ou avec leurs parties génitales emportées. Comme le reconnaissent les autorités de la Rattrapocratie, ces meurtres s’inscrivent dans des rituels de sacrifices humains entrepris par des criminels voulant s’assurer une victoire facile aux élections prochaines ou par des « brouteurs » en quête d’enrichissement rapide. Mais d’où donc est venue cette nouvelle tendance à rechercher le couronnement éclair et sans labeur dans les sacrifices occultes ? D’où est venue aux Ivoiriens l’idée qu’en buvant et en se lavant du sang humain ou en consommant de la chair humaine et des organes humains le succès arrive, fulgurant ? Je suis bien tenté de renvoyer les Ivoiriens aux premières heures de la rébellion ivoirienne, où les leaders de la rébellion et autres brouteurs aujourd’hui au pouvoir se faisaient servir de la chair et du sang humains à Bouaké par leurs grands-prêtres dozo—Que cette vidéo, qui a longtemps circulé sur la toile avant d’être retirée, ait été un montage ou des images vraies, elle a certainement laissé une impression de « remède miracle à la pauvreté » à certaines âmes faibles qui n’ont pas hésité à associer la fortune illégale des Soro et autres rebelles à des rituels mystiques. Je suis bien tenté aussi de renvoyer les Ivoiriens à l’histoire bien répandue de ces soldats rebelles (FRCI) qui défèquent dans les tabernacles des églises (http://www.ivoirebusiness.net/?q=articles/urgent-%E2%80%93-%C3%A2mes-sensibles-s%E2%80%99abstenir-des-soldats-frci-chient-d%C3%A9f%C3%A8quent-dans-la-coupole-du) ou de ces ministres qui se sont convaincus qu’en évacuant sur des femmes au lit ils s’assuraient une inamovibilité dans le gouvernement de Dramane (https://fabbikouassi.wordpress.com/2009/04/07/alerte-les-gourous-de-la-mort-sevissent/). Je suis bien tenté de renvoyer les Ivoiriens aux découvertes macabres faites jusque dans les lieux de prière, où des corps se sont retrouvés enterrés sous des nattes (http://koaci.com/cote-d%E2%80%99ivoire-l%E2%80%99onuci-decouvre-corps-dans-mosquee-d%E2%80%99abidjan-88089.htmlà . Les sacrifices humains ont bien été introduits en Côte d’Ivoire par les brouteurs de la rébellion, fervents clients de la déferlante de marabouts et de vendeurs d’illusions qui depuis le 11 avril 2011 ont, comme dirait l’autre, « trouvé mangement » en Côte d’Ivoire.

Le comble de l’hypocrisie, c’est que le gouvernement de Dramane semble s’offusquer que la mode qu’il a créée trouve adulateurs. Montée exponentielle d’enlèvements et mutilations d’enfants : le mal vient de la rébellion. Il revient donc à ce gouvernement né de la rébellion de dire clairement et hautement aux criminels que la mode qu’ils ont introduite, loin d’être un « remède miracle », est en fait une supercherie ; et que ce ne sont pas les sacrifices humains qui les ont enrichis si rapidement, mais plutôt les casses des banques, le blanchiment d’argent, le détournement et la vente illégale des ressources géologiques et agricoles de la Côte d’Ivoire, et le racket ; et qu’en définitive, aucun sacrifice humain ne leur a jamais offert cette fortune injustifiée qu’ils exhibent, mais le vol. Le vol tout simplement.

Cet exercice de sensibilisation, cette confession, appuyée à une traque rigoureuse des criminels, sauvera indubitablement de nombreuses jeunes vies.

(Vidéos) Silence, on émerge!

 

Francopholie, Frindéthié

awful1Dans vos capitales vos peuples vivotent et se meurent

Et vos enfants en guenilles quémandent le long des trottoirs

Vos ponts et vos routes sont des pièges à hommes

Et vos rivières des réservoirs de contaminations

Vos écoles des usines d’imbécillités et de décadence

Qui avilissent bien plus qu’elles n’élèvent :

Et que faites-vous ?

Vous arrivez plutôt ballonnés comme des baudruches

Fagotés dans vos redingotes noires

Tels des choucas autour de la même mangeoire

Vous attendez transpirant et essoufflés

Sous l’impardonnable canicule et les sempiternelles balayures

Vous bousculant autour de quelque grand blanc

Qui vous juge et vous jauge et vous tapote le crâne

Tel le bon maîmaître et ses dogues obéissants

Il vous jette de petites friandises

Que vous vous fauchez pour saisir au vol

Et pour deux sous et un sourire de lui

Vous monnayeriez même votre génitrice

Il paraît que l’on vous a appris à faire beaucoup de choses

Sous la sempiternelle canicule

A japper à frétiller de la queue et à vous rouler par terre

Après avoir appris à rouler vos r

Et quand arrive le grand blanc dans ses colonies

De chaux blanche vous barbouillez fiévreusement vos cases

Votre peuple affamé vous rassemblez le long des routes

A s’égosiller et à battre des mains

Et vos bongos vous sortez

Pour lui offrir un folklore à sa hauteur

Qu’est donc devenue la dignité africaine ?

Votre cupidité a-t-elle des limites ?

L’on me dit que vous avez même appris à téter du postérieur

Allez chanter la francité

Alors que de frayeur vous frémissez à votre national-ITÉ

Allez chanter la Marseillaise

Quand votre hymne vous la connaissez à peine

Comme j’ai honte pour vous

Honte de votre folie circulaire

Honte de votre génuflexion

L’Afrique mérite beaucoup mieux que des choucas de votre espèce

Depuis les USA Tirbuce Koffi dit « Gbagbo Kafissa »

tiburce-koffi1Et voici un autre « intellectuel » qui ne reconnaît le symbole que représente Gbagbo que lorsque ses intérêts sont menacés par la dictature des rattrapés. Ainsi Tirbuce Koffi, dans un élan ethnocentrique s’était, malgré les qualités qu’il reconnaît aujourd’hui à Gbagbo, tout bêtement aligné derrière ses frères baoulé (Bédié et Banny), s’empiffrant à la table du diable Dramane Ouattara, jusqu’à ce que sa cuiller se trouvât trop courte pour le festin des traitres. Dans ces extraits d’une interview offerte à Jacques Roger, c’est un Tirbuce faussement éploré qui regrette l’ère Gbagbo. En vérité, je vous le dis, face à cette succursale de Boko Haram qui se joue les démocrates en Côte d’Ivoire, Gbagbo Kafissa!. 

Viré de l’INSAAC, Tiburce Koffi vide son sac [Audio]

Émission de webradio «The Jacques Roger Show».

Morceaux choisis

« Derrière M. Ouattara, il y a tout une génération, tout un groupe de politiciens qui a été nourri à une culture de la violence à un point que vous ne pouvez pas soupçonner. Or ce pays ne peut pas continuer comme ça avec des hommes qui incarnent la violence, la guerre et les palabres ».

« Je suis le frère que M. Banny n’a pas eu et il est le frère que je n’ai pas eu. Je suis très lié à M. Banny qui est aussi très lié à moi. Je ne suis pas certain que ce soit un délit, c’est même un privilège d’avoir quelqu’un comme lui dans ses relations. Un monsieur brillant, un monsieur généreux ».

« Venance Konan n’est pas un ami pour moi, c’est mon frère. (…) La langue est dans la bouche (…) Est-ce que la bouche refuse d’abriter la langue ? Est-ce que la langue n’habite pas la bouche ? »

« J’ai commencé à m’attaquer au régime de Laurent Gbagbo à partir du 23 mars 2004. (…) Et puis, quatre ou cinq mois après, un jour je vais à la banque, je vois que je n’ai pas de fric. Ils ne m’ont pas payé, quoi. Je comprenais : je m’attaque au président, il est tout à fait normal qu’on ne me paie pas. (…) Il paraît que quand Laurent Gbagbo a appris que les gens ont supprimé mon salaire depuis 4 mois, il les a appelés et il leur a dit : « en quoi ça vous regarde, les palabres entre Tiburce Koffi et moi ? Reversez lui son salaire ». Les gens m’ont reversé mon salaire avec rappel. Pour une fois, j’ai été millionnaire dans ma vie ! (…) Aujourd’hui, je regrette un peu, je me dis qu’est-ce que j’ai fait comme ça à Laurent ? Est-ce que ce n’est pas ce que je suis en train de payer ? Cet homme m’aimait, était prêt à me gâter, m’aurait couvert de millions, et rien que pour défendre des idées et une cause, je l’ai abandonné (…) [Ce qui lui arrive] est injuste. On ne va pas me dire que dans cette affaire, M. Laurent Gbagbo a pris un pistolet pour tuer ses partenaires à lui. Mais c’est Laurent Gbagbo, Blé Goudé et les partisans de M. Gbagbo qui sont en prison. (…) La rébellion a commis plus de crimes que le camp Gbagbo. Aucun d’entre eux n’est en prison. Moi, ça me fait mal. Il faut qu’on comprenne que Laurent Gbagbo en prison, c’est la Côte d’Ivoire qui est en prison chez les Blancs. Et ce symbole m’exaspère. Je ne peux plus le supporter. (…) C’est une capitulation pour l’Afrique, c’est une honte. »

«Cela fait trois messages que je reçois, d’amis qui sont de la police, qui disent : « M. Koffi ne venez pas. L’ordre nous a été donné de vous tuer (…) Je rentrerai dans mon pays. S’ils veulent me tuer, qu’ils me tuent».

«Banny était candidat, je voulais que Banny soit candidat en 2010. J’avais mis en place une structure pour que Banny soit candidat. Vous savez pourquoi il ne l’a pas été ? Parce qu’ils lui ont promis de passer en 2015. On lui a demandé de ne pas faire de vagues, de se retirer, de laisser la place à Bédié. Et quand Bédié a été battu, Banny a aidé Ouattara. (…) 2015 arrive, on dit « non, tu vas pas ». Mais ils sont malades ? Banny ira à l’élection. Il faut tenir parole. Qu’est-ce que c’est que ces dirigeants qui ne peuvent pas tenir parole ?»

La bande audio mise en ligne dans quelques minutes.

Extraits de Le Nouveau Courrier

En savoir plus sur http://nouveaucourrier.net/video-apres-avoir-ete-vire-de-linsaac-tiburce-koffi-vide-son-sac/#DK5WlUycMQxgp0xG.99

 

Burkina: Dramane Ouattara avait demandé le retour de Compaoré au palais de Kosyam

Kafando%20Michel%20ParleOuagadougou – Le président Kafando a émis mardi des réserves devant la classe politique sur le vote des Burkinabè de l’étranger au moment où l’ex président Compaoré est exilé en Côte d’Ivoire, pays regorgeant le plus grand nombre de Burkinabè.

« Il ya un problème qui nous perturbe un peu, le vote de nos ressortissants en Côte d’Ivoire qui risque d’être assez difficile. C’est la plus forte communauté et c’est aussi le pays où nous n’avons pas assez d’amis » a déclaré Michel Kafando mardi matin devant la classe politique nationale.

Il a exprimé ses craintes de voir que l’organisation des élections soit perturbée à cause de la participation des Burkinabè de Côte d’Ivoire.

Selon lui, certains pays comme la Côte d’Ivoire, « n’ont pas accepté tôt, la prise de conscience du peuple burkinabè », ils ont voulu « interpréter cela comme un coup d’état classique ».

Le président déchu Blaise Compaoré avait fortement contribué à la prise de pouvoir du président Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire en octobre 2010 au sortir d’une élection émaillée de violence et de contestation entre lui et le président sortant de l’époque Laurent Gbagbo.

Poussé à la démission par une insurrection populaire fin octobre, l’ex-président Blaise Compaoré avait rejoint la Côte d’Ivoire d’où est originaire son épouse, avec l’aide de la France.

« Nous avons travaillé à leur faire comprendre que cette situation est spécifique. C’est tout un peuple déterminé qui a dit non à un système dont il ne voulait plus et qui a accepté de braver les forces de l’ordre et toutes les difficultés pour se donner une nouvelle volonté de bâtir une nation à partir d’élections qui seront véritablement démocratiques » a-t-il déclaré.

Selon le président du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), Rock Marc Christian Kaboré, son parti est depuis opposé à la participation des Burkinabè de l’étranger pour l’élection de 2015 parce que les conditions pour une participation transparente ne sont pas réunies.

« Il était illusoire de penser qu’on pouvait organiser les élections transparentes et dans les conditions requises dans toutes les ambassades et les consuls du Burkina Faso. Nous avons pensé qu’il était sage dès maintenant de créer les conditions de cette élection pour 2020 » a-t-il déclaré notant sur le fait que le nombre de Burkinabè dans ce pays voisin n’était même pas connu.

« Nous allons attaquer la phase la plus difficile et la plus dangereuse qui consiste à aller vers les élections » a expliqué Michel Kafando.

Le Burkina Faso connait un régime de transition après la chute de Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par une insurrection populaire le 31 octobre après 27 ans de règne.

WIS/ndt

These are the Ivorian Victims of Sarkozy’s Bombardment of Abidjan on April 11, 2011. These are the crimes that Ocampo and his Plantation Court would rather sweep under the rug, M. Frindéthié

On April 11, 2011, Sarkozy ordered French military helicopters to massacre protesters in Abidjan, Cote d’Ivoire

On the night of April 11, 2011, hundreds of Ivorian youths camped in front of the presidential palace in Abidjan to prevent France’s arrest of President Gbagbo. Sarkozy ordered the helicopters of the French army to shoot down at these unarmed civilians. Sarkozy’s massacre of hundreds of Ivorian youths did not cause the slightest shudder in the world of those who like to think of themselves as « the chosen people of God. » These massacred civilians were just collateral victims of Sarkozy’s quest for the Ivorian geological and agricultural resources (Cote d’Ivoire is the world’s major cocoa producer, the world’s 3rd coffee producer, a major producer of tropical timber, fruit cotton. the country is  rich with oil, natural gas, gold, diamond, manganese, bauxite, and many other resources). Two days after this slaughter, while the victims’ families were still mourning, French soldiers were busy loading French ships with Ivorian cocoa and coffee at the port of Abidjan. A few weeks later, Sarkozy’s puppet president, Alassane Dramane Ouattara, was being sworn in office in a display of insolent pageantry. Sarkozy’s carnage in Abidjan is just an epiphenomenon upon which the Plantation Court pompously named International Criminal Court can shed no tears. Sarkozy will never appear at any court for his crimes. He is a member of the « chosen people of God. »

Let’s Not Forget Alassane Ouattara’s Victims: On April 10, 2011, Alassane Dramane Ouattara’s Militiamen Slaughtered 800 Civilians in five days in Duekoue (West Cote d’Ivoire) / Une pensée pour les victimes: Il y a 4 ans, la milice d’Alassane Dramane Ouattara massacrait 800 civils en cinq jours à Duekoué

Nearly 4 years Ago, Alassane Dramane Ouattara’s Militiamen Slaughtered 800 Civilians in five days in Duekoue (West Cote d’Ivoire) / Une pensée pour les victimes: Il y a Presque 4 ans, la milice d’Alassane Dramane Ouattara massacrait 800 civils en cinq jours à Duekoué

This man is a war criminal/Cet homme est un criminel de guerre

(Vidéo) Nahibly, après le passage de la meute meurtrière de Dramane Ouattara, M. Frindéthié

NahiblyLe 20 juillet 2012, la milice ethnique d’Alassane Dramane Ouattara, escortée par les FRCI et les chasseurs (dozos) convertis à l’épuration ethnologique de Dramane Ouattara, a fait irruption dans le camp de Nahibly, où 5000 Wê chassés de leurs terres avaient cru trouver refuge sous la « protection » des casques bleus. Là, sous le regard impassible des soldats de l’ONU, les miliciens de Ouattara ont détruit 90% des infrastructures du camp, massacré 13 réfugiés et blessé des dizaines d’autres. Dans la vidéo ci-dessous, deux femmes qui ont miraculeusement échappé au massacre des miliciens de Ouattara essaient de retrouver, l’une sa mère, et l’autre ses enfants dans les décombres encore fumantes du camp dévasté.

https://www.facebook.com/photo.php?v=132038450286753&set=vb.100004417961800&type=2&theater

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(Vidéo) Massacres au Camp de Réfugiés de Nahibly : Ils y étaient comme à un spectacle, M. Frindéthié

NahiblyL’évidence montre de plus en plus que non seulement l’attaque par la coalition FRCI-dozos du camp de réfugiés Wê de Nahibly était planifiée par les barons du RDR, mais aussi que, dans un élan des plus répugnants, dans un geste des plus inhumains, les autorités du régime génocidaire étaient aux premières loges pour assister en spectateurs privilégiés au massacre des Wê. Une vidéo postée récemment sur Facebook  (voir ci-dessous) montre comment des casques bleus, des FRCI,  et des autorités préfectorales sont restés bien en retrait, impassibles à la sauvagerie qui se jouait sous leur yeux, à regarder et commenter le massacre des Wê par des miliciens RDR, qui, ayant d’abord mis le feu au camp, l’ont ensuite encerclé pour équarrir à la machette et assommer au gourdin quiconque tentait de sortir de la fournaise.

https://www.facebook.com/photo.php?v=128446120645986&set=vb.100004417961800&type=2&theater

(Vidéo) Dernière production cinématographique de Dozowood

A l’annonce de la nouvelle année, Dozowood a l’honneur de vous présenter la primeur de sa toute dernière production cinématographique, financée et réalisée par les laboratoires de la rue Lepic. Pour ne pas trop dépayser son audience, Dozowood a choisi de garder la même intrigue, bien que les acteurs aient changé. Cette année, vous ne verrez ni l’Inspecteur « tout petit » débiter sa sempiternelle interrogation « tu es dedans ou bien tu n’es pas dedans ? », ni l’Inspecteur « Batchingué » se contorsionner au milieu de ses gnambros encagoulés. Pour les tout nouveaux venus aux productions Dozowood, il leur est recommandé, pour une meilleure appréciation des films de la rue Lepic, de suspendre toute intelligence et tout sens de discernement. Plus l’on est benêt, et mieux l’on se délecte des mises en scène de Dozowood.

Burkina Faso: Kafando a bien raison de craindre une immixtion ivoirienne, M. Frindéthié

untitledIl y a quelques jours, après avoir vainement exigé que les soldats burkinabè « en exil » retournent au bercail, un Michel Kafando inquiet déclarait : Le vote de nos ressortissants en Côte d’Ivoire risque d’être assez difficile. D’abord, c’est la plus forte communauté que nous ayons à l’étranger et ensuite, c’est aussi le pays où forcément, nous n’avons pas beaucoup d’amis… Et nous, nous avons peur aussi que vraiment le danger ne vienne de là. Il ne faut pas que nos propres élections soient perturbées ici, au Burkina, parce que de l’autre côté, on aura sciemment manigancé des choses ».

Kafando a bien raison de craindre une immixtion ivoirienne dans la politique burkinabè. C’est un secret de polichinelle que l’armée de Blaise Compaoré a contribué à installer, par la violence, l’imposture constitutionnelle qui règne en Côte d’Ivoire sous l’hégémonie ethnique du Boucher de Duékoué. En plus de près de 300 militaires burkinabè détachés par Compaoré auprès d’un Ouattara méfiant des soldats ivoiriens pour le protéger, ce sont aussi, Pour récompenser son frère en crime,  des milliers de mercenaires burkinabè qui sont aujourd’hui insérés par Dramane dans l’armée ivoirienne et payés par l’Etat ivoirien, ainsi qu’une déferlante de burkinabè à qui il a été permis de s’accaparer des biens et des terres de centaines de milliers d’Ivoiriens aujourd’hui éliminés ou en exil.

A l’heure où Compaoré, vomi des Burkinabé, a pris ses quartiers à Yamoussoukro, Il n’est point besoin d’être un génie pour comprendre que tous ces militaires et mercenaires engraissés par le contribuable ivoirien grâce aux manigances de Compaoré lui sont plus fidèles qu’à Kafando ou à tout autre président post-Compaoré. Il n’est pas non plus besoin d’être un génie pour comprendre que Dramane a tout intérêt à ce que Compaoré revienne aux affaires.

« Qui crache en l’air doit s’attendre à recevoir quelques gouttes sur le visage », dit l’adage africain. Les Burkinabé ont craché en l’air en applaudissant la propension déstabilisatrice de Compaoré en Afrique et en niant la main sur le cœur que Compaoré était blanc comme neige : Le fait que Kafando exprime son inquiétude quant à la présence de soldats burkinabè en Côte d’Ivoire ne fait plus de doute sur la fratrie séditieuse que forment le tueur de Ouaga et le Boucher de Duékoué. Ce que craint Kafando, en fait, c’est le retour du bâton ; et ce bâton-là pourrait être plus proche de lui qu’il ne s’en doute : c’est même la canne sur laquelle croit se tenir la révolution burkinabè de 2014 : Ce bâton-là, c’est Zida et tout l’entourage de Compaoré toujours en place dans la nomenclature du gouvernement de transition, qui ordonnaient à la garde rapprochée du tueur de Ouaga de tirer sur la foule de manifestants devant le Palais de Kosyam, et qui après la fuite du dictateur, ont réussi à s’inaugurer dans l’imaginaire burkinabè comme des anti-Compaoré.

C’est peut-être même sous la houlette de Zida que se constituera la déstabilisation du Burkina Faso pour le retour du tueur de Ouaga.

La Côte d’Ivoire des génocidaires à l’heure de l’épuration religieuse (11/11/2011) , Martial Frindéthié

Depuis sa prise de pouvoir par les armes, le régime génocidaire de Dramane Ouattara n’a jamais fait dans la dentelle quant à son intention d’instaurer, en lieu et place de la république laïque qui a toujours existé en Côte d’Ivoire, une république islamique. Déjà dans les années 90, alors que Dramane, croyant pouvoir se présenter aux élections ivoiriennes en faisant du faux et usage de faux, s’était fait pincer et disqualifier pour « nationalité douteuse » comme un vulgaire brouteur par le régime de Bédié, le Boucher d’Abidjan n’avait pas hésité une seconde à faire se fusionner géographie et religion dans sa pleurnicherie légendaire :  « On ne veut pas que je sois président parce que je suis musulman et nordiste ». A partir de cette jérémiade, Dramane Ouattara réussit à fédérer la majorité des musulmans nordistes qui menèrent son jihad contre les communautés en majorité chrétiennes du sud de la Côte d’Ivoire, auxquelles il reprochait, pour la plupart, d’avoir soutenu la candidature du Président Gbagbo.

Ainsi, le 17 avril 2011, ce dimanche des Rameaux, une semaine après l’arrestation du Président Gbagbo, 10 jours après l’assassinat des 8.000 habitants de Duékoué, les Chrétiens de Côte d’Ivoire persécutés jusque dans leurs lieux de culte, se terrèrent chez eux pour éviter les excursions assassines des soldats et milices de Dramane entraînés aux méthodes de Boko Haram, qui, enivrés de l’apothéose « du musulman nordiste », brûlaient églises et paroissiens dans une totale impunité.

On avait cru pourtant que la destruction martiale de la foi chrétienne par l’administration génocidaire allait s’estomper pour prendre une forme plus dissimulée, moins tapageuse ; comme la nomination de Musulmans à la place de Chrétiens dans l’administration publique, comme le remplacement des militaires chrétiens par des milices-dozos, comme la nominations d’incultes seigneurs de guerre de confession musulmane et du nord (tels Ben Laden, Zakaria, Wattao, Massemba, etc.), comme l’armement renforcé des rebelles musulmans du nord et le désarmement des gendarmes et policiers chrétiens, comme l’expulsion des enfants de familles chrétiennes de l’Ecole Militaire Préparatoire Technique (EMPT) de Bingerville et leur remplacement par des enfants de familles musulmanes  du Nord méticuleusement sélectionnées par le très remarquable général Soumaïla Bakayoko ; en fait on avait cru que la destruction brutale et officielle de la foi chrétienne par le régime génocidaire de Dramane Ouattara se ferait avec des gants. C’était sans compter avec la résolution manifeste du régime génocidaire à l’épuration ethnique et religieuse.

Ce mercredi 7 novembre 2012, après avoir tenté en vain de faire endosser aux pasteurs chrétiens les attaques des FRCI-rebelles par le Commando Mystérieux, le régime génocidaire a enfin joué cartes sur table. Le ministre de l’enseignement supérieur de Dramane Ouattara a lancé ses bulldozers à l’assaut de l’Eglise des Assemblées de Dieu de Cocody. Preuve que malgré les appels d’Amnesty International et de la FIDH à la retenue, le régime génocidaire de s’est jamais détourné de ses objectifs dont l’épuration religieuse demeure l’une des pièces maitresses. Aujourd’hui, c’est Kandia Camara, ce sinistre désert culturel qui fait office de « ministre de l’éducation » dans l’administration du boucher venu de Sindou, qui intègre 116 écoles islamistes dans l’éducation publique d’un pays laïc. Bonjour les dégâts!

Koné Bruno Nanagné: « Qu’est-ce que 10 ou 20 Ivoiriens torturés dans un pays qui en compte 22 millions ? » M. Frindéthié (30/10/2012)

Belles défenses que celles offertes par le ministre des droits de l’homme et des libertés publiques (Gnénema Coulibaly) ainsi que par le porte-parole du gouvernement (Koné Bruno Nabagné) suite au rapport d’Amnesty International accusant le régime de Dramane Ouattara de s’être rendu coupable d’enlèvements, d’incarcérations illégales, de rançonnements de plus de 400 civiles et de brûlures par électrocution et au plastique fondu sur plus de 200 civiles ivoiriens. Alors que nous pensions farfelue la défense de Monsieur Gnénéma, qui sur le plateau de la RTI s’offusquait des chiffres avancés par Amnesty International et leur préférait plutôt « l’insignifiant » chiffre de 10 torturés pour lesquels le régime ne mérite pas que le ciel lui tombe dessus, voici qu’arrive à sa rescousse Koné Nabagné, porte-parole du gouvernement, qui certifie l’aberration.  Se prononçant sur ONUCI-FM, le porte-parole du régime génocidaire réitère l’énormité de son congénère. 10 ou 20 Ivoiriens torturés, cela vaut-il la peine que l’on s’émeuve ? Qu’est-ce que 10 ou 20 torturés dans un pays qui en compte 22 millions ? : « Il y a 22 millions d’habitants dans ce pays et je déplore qu’on s’arrête malencontreusement sur le cas de 10 ou 20 personnes qui perturbent la vie de 22 millions d’Ivoiriens », a-t-il lancé à son interlocuteur. Au vu de la folie circulaire dans laquelle tourbillonne le régime Ouattara, il est tout de même loisible   de se demander à partir de quel chiffre commence l’indécence en Rattrapocratie. C’est à croire que tout le régime génocidaire patauge dans le petit bain de la piscine génétique et morale.

Modèle du Dozoland: Une intelligence lilliputienne et assassine à l’Assemblée Nationale : Rien de nouveau en République Rattrapocratique de Côte d’Ivoire (12 mars 2012), M. Frindéthié

Faut-il s’étonner de la « nomination » du chef rebelle, Soro Kigbafori Guillaume, comme président de l’Assemblée Nationale de la République Rattrapocratique de Côte d’Ivoire ? Absolument pas. Dans un pays où des illettrés sont nommés à la tête de structures étatiques, où d’anciens lieutenants de John Pololo le Loubard sont ministres d’Etat, et où des cambrioleurs et assassins sont d’abord nommés commandants et généraux avant de retourner en cours primaires du soir, tout cela sur la base de leur appartenance tribale, et selon une logique d’épuration présentée sous la fumeuse désignation de « politique de rattrapage ethnique », rien n’étonne plus.

Que l’on veuille comparer l’intelligence lilliputienne et l’impécuniosité instructive d’un Soro à la hauteur culturelle d’un Yacé Philippe, d’un Konan Bédié, ou d’un Mamadou Koulibaly – non pas que ces hommes ne nous aient maintes fois déçus – n’étonne plus personne. Le boucher d’Abidjan, Dramane Ouattara est bien décidé à transformer la Côte d’Ivoire en une cancrecratie (une république bananière dirigée par des cancres). Dans cette optique, il est tout à fait normal qu’à la présidence de l’Assemblée Nationale, Dramane impose aux Ivoiriens un cancre armé. Avec Dramane Ouattara, la Côte d’Ivoire a basculé 50 ans en arrière ; et elle continuera sa régression applaudie par une moutonnerie en liesse, jusqu’à ce que …

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