Comprendre le supplice du PDCI, M. Frindéthié (publié le 30 avril 2013)

schizoidC’est vers les premiers schizoanalystes que nous dûmes nous tourner, dans notre désir de comprendre le supplice du PDCI, ce grand enfant de soixante ans, qui se fait entuber, se fait violer, se fait  fouetter par ce tout jeune führer du RDR, et qui toujours, tel un mouton de panurge, suit tout bonnement le RDR, et continuera à suivre niaisement jusqu’en 2015. Et ce qu’il nous fut donné de voir, ce fut le programme bien élaboré de l’esclave et de sa dominatrice, lorsqu’immobilisé sur l’autel de son supplice, le PDCI en redemandait encore et encore :

« Maîtresse, 1) tu peux me ligoter sur la table, solidement serré, dix à quinze minutes, le temps de préparer les instruments ;

2) Cent coups de fouet au moins, quelques minutes d’arrêt ;

3) tu commences la couture, tu couds le trou du gland, la peau autour de celui-ci au gland l’empêchant de décalotter, tu couds la bourse des couilles à la peau des cuisses. Tu couds les seins, mais un bouton à quatre trous solidement sur chaque téton. Tu peux les réunir avec un élastique à boutonnière. Tu passes à la deuxième phase :

4) tu as le choix soit de me retourner sur la table, sur le ventre ligoté, mais les jambes réunies, soit de m’attacher au poteau seul, les poignets réunis, les jambes aussi, tout le corps solidement attaché ;

5) tu me fouettes le dos les fesses les cuisses, cent coups de fouets au moins ;

6) tu me couds les fesses ensemble, toute la raie du cul. Solidement avec du fil double en arrêtant chaque point. Si je suis sur la table, tu m’attaches alors au poteau ;

7) tu me cravaches les fesses cinquante coups ;

8) si tu veux corser la torture et exécuter la menace de la dernière fois, tu enfonces dans les fesses les épingles à fond ;

9) tu peux alors m’attacher sur la chaise, tu me cravaches les seins trente coups et tu enfonces les épingles plus petites, si tu veux tu peux les faire rougir au réchaud avant, toutes ou quelques-unes. Le ligotage sur la chaise devrait être solide, et les poignets dans le dos pour faire ressortir la poitrine. Si je n’ai pas parlé des brûlures, c’est que je dois passer d’ici quelque temps une visite et que c’est long à guérir – et 2015 n’est pas bien loin »

Peur, sadisme inversé, ou tout simplement « lo péi avanche » ?

Comprendre les origines de la crise ivoirienne (4e partie), M. Frindéthié

M. Guikahué, Ministre de la santé de Bédié qui fut au centre du scandale financier

Comment justifie-t-on un coup d’état ? En le conduisant au nom de la bonne gouvernance et de la  mondialisation.

En Côte d’Ivoire, le premier coup d’état a commencé avec la diabolisation de Bédié par les amis de Ouattara. Cette diabolisation s’est opérée à deux niveaux. Socialement et politiquement, Bédié fut présenté au monde comme un gouvernant inefficace, incapable d’être l’unificateur qu’était Houphouët. Economiquement, Bédié fut présenté au monde comme un administrateur hasardeux, un détourneur de deniers publics dont la mauvaise conduite était nuisible au peuple de Côte d’Ivoire. La notion d’ivoirité servit à salir Bédié, à l’exhiber comme un diviseur et un xénophobe.

L’Ivoirité, que Bédié définissait comme « la synthèse culturelle entre les ethnies habitant la Côte d’Ivoire … concerne en premier les peuples enracinés en Côte d’Ivoire mais aussi ceux qui y vivent et y travaillent en partageant nos valeurs »,  fut pervertie pour la circonstance. Une vigoureuse campagne médiatique orchestrée par les amis de Ouattara réussit à disséminer l’idée que l’Ivoirité était une recette de rapatriement des populations du Burkina Faso et du Mali. Et les organes de presse français s’évertuèrent à lier la moindre tension entre autochtones et allogènes en Côte d’Ivoire à une prétendue xénophobie initiée par Bédié, exacerbant de ce fait, des conflits mineurs en les politisant. Très bientôt, un pays composé à 27% d’immigrés fut indexé à tort dans la presse française comme étant xénophobe. En fait le but de la presse française était de jeter l’opprobre sur Bédié, afin que Ouattara, son rival, apparaisse comme un messie. L’électorat du Burkina Faso et du Mali sur lequel comptait Ouattara, et que la politique d’identification de Bédié empêchait de voter, était, bien sûr, du nord de la Côte d’Ivoire et en grande partie musulmane. Fidèle à sa politique de victimologie, Ouattara n’hésita pas à amalgamer pour son compte la géographie et la religion, inaugurant sa sinistre phrase «On ne veut pas que je sois président parce que je suis musulman et nordiste », instiguant de ce fait un pandémonium interethnique et interreligieux.

Ouattara n’avait aucune raison de lier sa disqualification – fondée sur sa propension au faux et usage de faux – au sort des 5 millions d’immigrants vivant sur le sol ivoirien. Dans le but de réussir la campagne de dénigrement amorcée contre Bédié, la presse française habituée à s’aligner aveuglément à la politique étrangère de la France, une politique étrangère toujours en quête de valets noirs disposés à aider l’Hexagone à piller l’Afrique, se fit le porte-voix de Ouattara, projetant de lui une image messianique : Dans la presse française, Ouattara condensa du coup tout ce qui était étranger et musulman ; et tout mal qui lui était fait devint automatiquement un mal fait aux étrangers et aux musulmans du monde. Et la sainte presse française ne trouva même pas nécessaire de relever les menteries et les mystifications qui fourmillaient dans le curriculum vitae de Ouattara. Le manque de rigueur journalistique de la presse française allait jusqu’à friser le plaidoyer en faveur de Ouattara. Ansi Vincent Hugueux de L’Express écrivait, sans même relever l’incongruité, « A Paris, dans ce bureau de l’agence immobilière que dirige son épouse française, Alassane Ouattara, qui admet avoir été boursier du gouvernement de Haute Volta et détenteur d’un passeport voltaïque, étale sur une tablette les copies des documents censés confondre ses détracteurs: cartes d’identité parentales, acte de naissance, certificat de nationalité ». L’objectivité était évidement le moindre souci d’une presse française commise au but de la France de mettre Ouattara à la présidence à la place de Bédié. Mais c’était aussi Bédié qui aiderait cette presse-là à le supplicier. 

Bédié n’était, comme tous les politiciens, qu’un être humain, avec ses défauts et ses qualités. Quiconque suit de près la politique africaine observera que les chefs d’état africains sont en grande partie des leaders corrompus encouragés par les pays industrialisés à détourner impunément, en guise de récompense pour des contrats juteux, les fonds de développement, et cela, jusqu’à ce que ces pays-là les trouvent moins coopératifs et pensent à leur trouver des remplaçants plus avenants. Bédié faisait partie de cette équipe-là. Nous nous rappelons encore comment Bokassa a été maintenu au pouvoir par Giscard aussi longtemps que ce dernier recevait sans trop de presse ses cadeaux en diamants, en uranium et en permis de chasse. Nous nous rappelons aussi comment Les chefs d’état français et américains ignorèrent, aussi longtemps que cela leur était convenable, les folies de Bongo, Eyadema, Mobutu, papa et bébé Doc. Les gouvernants de la Côte d’Ivoire, de Houphouët à Bédié, eurent leurs moments de gloire avec l’Hexagone. Vers la fin des années 1990, Bédié n’était plus en odeur de sainteté avec la France. En tant que premier ministre, Ouattara avait démontré à Chirac que la France ne pouvait avoir meilleur ami que lui, qu’en Côte d’Ivoire, tout était à vendre à la France et au business français, que rien n’avait de valeur sentimentale ou stratégique. Pour Paris, il était donc nécessaire que Ouattara, cet ami inconditionnel, revînt aux affaires. Il était donc nécessaire que Bédié fût exposé et qu’il tombât.

En effet, entre 1992 et 1997,  l’Union Européenne avait accordé plusieurs prêts à la Côte d’Ivoire dans le but d’améliorer le système de sante de la Côte d’Ivoire et de supporter le programme de décentralisation du pays. La plus grande partie des fonds alloués à cet effet fut détournée. De 92 à 97, deux gouvernements s’étaient succédés en Côte d’Ivoire : le gouvernement de Ouattara (90-93) – qui pendant la longue maladie de Houphouët vit Ouattara cumuler les postes de premier ministre, ministre des finances et président par intérim, et le gouvernement de Kablan Duncan (93-99), sous la présidence de Bédié. Bien que l’Union Européenne ait reconnu que les détournements des fonds alloués à la Côte d’Ivoire avaient eu lieu sur une période de 5 ans, ce qui incluait au moins une année sous le gouvernement de Ouattara, curieusement, cependant, aucune malversation ne fut imputée à Ouattara. Ouattara avait été un bon « garçon » pour la France, et bien que l’origine de sa fortune colossale accumulée en si peu de temps soit très suspecte, il n’était pas question qu’il fût inquiété. C’était Bédié que l’on voulait voir tomber ; c’était donc vers Bédié qu’il fallait orienter toute enquête. Aussi, à la tête de l’Union Européenne, la France ordonna un audit de la gestion des prêts couvrant la période allant de 1995 à 1997, une période qui ne couvrait que la gestion de Bédié, alors que, comme l’avaient souligné de nombreux observateurs, les malversations remontaient jusqu’à 1992, jusqu’au temps de l’administration Ouattara. D’ailleurs, Jérôme Dupuis, and Jean-Marie Pontaut de L’Express n’écrivaient-ils pas ceci ? «Où ont disparu les 180 millions de francs que l’Union européenne a versés à la Côte d’Ivoire? Cette aide, destinée essentiellement au programme de santé, a été systématiquement détournée entre 1992 et 1997, comme l’attestent plusieurs audits récents de la Commission européenne et un rapport accablant de l’Inspection des finances ivoirienne, dont L’Express a pris connaissance ».

              Bien que louable, l’audit de l’Union Européenne, conduit de novembre à décembre 1998 par la firme 2AC, était extrêmement réduit et biaisé contre Bédié. L’audit révéla ceci : plus de 30 millions des 88 millions de dollars alloués à la Côte d’Ivoire avaient mystérieusement disparus. Bédié, sa famille, et ses proches, et plus précisément le ministre de la santé de Bédié, Maurice Guikahué, furent indexés comme des criminels économiques. Cette révélation coïncida avec la révélation à Cologne (Allemagne) de la réduction de la dette des PPTE et l’annonce que l’Union Européenne gelait son aide budgétaire à la Côte d’Ivoire. L’histoire des détournements fit beaucoup de bruit. La presse française s’en fit le relais. Ouattara s’en frotta les mains. Cependant, certains politiciens français en gardèrent la tête froide, qui à l’instar du parlementaire Thierry Jean-Pierre en émirent des doutes quant au moment et à la période de l’audit : « Il est scandaleux que les députés européens n’aient pas été informés de ces détournements, qui concernent des secteurs aussi sensibles que la santé. Je ne comprends pas que la délégation sur place et les quatre experts du Fonds européen de développement détachés auprès de l’administration ivoirienne n’aient rien vu. Cela pose un problème de compétence. A moins qu’il n’y ait d’autres explications ».

La révélation de ce scandale financier vint au moment où la question de la nationalité douteuse de Ouattara devint pressante et où Ouattara s’exila en France. Ce qui fit que Bédié devait désormais gérer les manifestations pro-Ouattara en Côte d’Ivoire ainsi que les intimidations de la banque mondiale, du FMI et de l’Union Européenne qui menaçaient intempestivement, tout cela en prologue à un coup d’état. Quelques semaines après l’exile volontaire de Ouattara en France, le 24 décembre 1999, Bédié fut déposé par l’ex-chef d’état major de Ouattara, le général Robert Gueï. Bédié partit en exile en France via Lomé, et Ouattara retourna en Côte d’Ivoire, persuadé que le général Gueï lui réchaufferait le fauteuil présidentiel jusqu’à son inauguration officielle comme président de la République de Côte d’Ivoire. « Erreur de Gawa », comme le diraient les Ivoiriens. En d’autres termes, Ouattara s’était fourré le doigt dans l’œil.

Ivoiriens, voici la pitrerie qui fait office de ministre de l’intérieur depuis l’Occupation

Comprendre la crise ivoirienne (2e partie), M. Frindéthié

Henri Konan Bédié : pas exactement l’homme dont avait rêvé Paris

Le 7 décembre 1993 le président Houphouët, qui avait été tenu loin de la politique par sa longue maladie, mourut dans son village natal de Yamoussoukro. La constitution ivoirienne prévoyait un tel cas de vacance du pouvoir. L’article 11 de la constitution ivoirienne stipulait que le président de l’Assemblée nationale assumerait les fonctions de chef d’état jusqu’à l’organisation de nouvelles élections Bédié était donc l’héritier constitutionnel d’Houphouët. Cependant, contournant tout processus légal, Ouattara s’autoproclama Président de la République de Côte d’Ivoire. Ce holdup constitutionnel ne dura que quelques heures, le temps pour Bédié d’apparaître à la télévision pour revendiquer son droit et annoncer son intention de finir le mandat du président Houphouët dans le strict respect de la constitution.

            Dans le passé, en tant que président de l’Assemblée Nationale, Bédié s’était élevé contre le libéralisme béat de Ouattara, qui ouvrait grandement les portes aux multinationales étrangères désireuses de s’accaparer les sociétés d’état ivoiriennes. Pendant que les politiciens français avec à leur tête le ministre des finances d’alors, Nicolas Sarkozy, martelaient que jamais l’EDF (Energie de France) ou le GDF (gaz de France) ne seraient privatisés, car trop stratégiques pour la souveraineté de la France, Ouattara, le premier ministre ivoirien, privatisait et vendait aux amis de son épouse les sociétés d’état ivoiriennes d’eau et d’électricité. Pourquoi la position de Sarkozy était-elle tenable en France et récusable en Côte d’Ivoire ? Etait-ce parce que d’un côté l’on se trouvait en Europe et de l’autre en Afrique ? C’est ce manque de réciprocité morale que le mouvement patriotique de Côte d’Ivoire était décidé à combattre. De cette perspective, le combat des patriotes revenait aussi à dénoncer les collaborateurs locaux qui, succombant à la promesse de la lactification économique, avaient trahi leurs peuples. Car les vagues successives de coups d’état et d’instabilités politiques qui depuis 1999 endeuillent la Côte d’Ivoire sont aussi chargées de fortes odeurs de déloyautés organiques. Chaque fois que la Côte d’Ivoire était secouée par des coups militaires, Ouattara était l’insider   qui, pour se rapprocher d’un monde blanc qui l’a toujours fasciné, trahissait le pays qu’il prétendait aimer. Les antécédents à cette propension à l’autodestruction donnent des frissons. Rappelons-nous que dans le système du Congo léopoldien, les auxiliaires africains du roi belge avaient pour récompense de faire la razzia sur des villages, d’en violer les femmes, d’en piller les maisons, quand ils assuraient au roi une bonne récolte de caoutchouc. Là bas, dans le Congo léopoldien aussi, comme cela fut le cas pendant l’administration de Ouattara, les conséquences de cette déliquescence morale se révélaient désastreuses pour les femmes et les enfants.

            Tout comme Ouattara, Bédié croyait au libéralisme économique. Cependant, le libéralisme de Bédié accordait une certaine importance à la souveraineté nationale. C’était un libéralisme qui n’entendait pas brader les richesses nationales aux multinationales étrangères ; pour ce faire, Bédié entreprit un certain nombre de réformes dont les plus importantes étaient l’identification de la population ivoirienne par un programme de recensement systématique et la régulation de l’exploitation et de l’appropriation anarchiques des terres ivoiriennes. En effet, au milieu des années 1990, la Côte d’Ivoire était la seconde destination d’immigrants d’Afrique subsaharienne après l’Afrique du Sud, avec un taux d’immigration tournant autour de 27% pour 13 millions d’Ivoiriens. Les plus grandes communautés étrangères venaient du Mali (2 millions), du Burkina Faso (2 millions), du Ghana (1,5 millions), du Nigéria (500.000), et en plus petits nombres du Bénin et du Togo. Bien qu’un accord entre les pays de la CEDEAO permette la libre circulation de personnes de biens de tout état membre dans leurs zones, la migration vers la Côte d’Ivoire était presqu’unidirectionnelle. La grande population d’immigrants venant du Mali et du Burkina voisins pour l’exploitation des terres fertiles ivoiriennes et la fabrication et l’exportation vers les pays sahéliens de charbon de bois s’est plusieurs fois accrochée aux populations autochtones qui l’accusaient d’appropriation illicite de terres, de déforestation sauvage d’espaces classés, et d’incendie de forêts. En 1999, une telle dispute opposant des immigrants du Burkina Faso et des autochtones de la région de Tabou (sud-est de la Côte d’Ivoire) causa le départ d’au moins 12.000 Burkinabés de leurs champs. Cet événement, qui intervint un an après que la réforme foncière de Bédié interdisant la vente de terre aux étrangers fut adoptée par l’Assemblée nationale ivoirienne, dirigea des critiques plus acerbes à l’encontre de Bédié. La réforme foncière de Bédié seyait mal aux présidents malien et burkinabé dont les budgets de fonctionnement dépendaient énormément des immenses revenus que leurs émigrés en Côte d’Ivoire leur faisaient parvenir chaque année. Ces présidents virent la réforme de Bédié comme un prétexte pour déposséder leurs compatriotes de terres qu’ils exploitaient depuis de longues années, et donc une façon déguisée de démunir leurs pays de recettes nécessaires à leur développement. Dans leurs griefs contre Bédié, les Maliens et les Burkinabés reçurent le soutien de puissants alliés en la France dont certains citoyens propriétaires de terres illégalement acquises risquaient de se faire déposséder.

            Par ailleurs, les opérateurs économiques français avaient vu leurs dividendes baisser sous Bédié. Avec Ouattara, le premier ministre d’Houphouët, les opérateurs économiques français avaient vu le rôle de l’état passer de celui d’une institution gouvernementale à celui d’une institution non gouvernementale. Ouattara lui-même avait troqué ses habites de gouvernant contre ceux de businessman, faisant personnellement affaires avec les opérateurs économiques, leur proposant des bénéfices faramineux. L’administration de Bédié était tout autre. Pour le Burkina, le Mali, et surtout la France, il était impératif que l’état ivoirien retournât à son rôle d’ONG. Il était impératif que Ouattara retournât aux affaires. Tel était le challenge auquel Bédié était confronté au milieu des années 1990. L’on comprendra aisément, à la lumière de ce contexte sociologique, que la chute de Bédié ne vint pas d’une mauvaise de gestion de la Côte d’Ivoire ou même d’une certaine hostilité envers les investissements directs étrangers. Bédié était aussi libéral que Ouattara. Il était aussi ouvert que Ouattara aux investissements étrangers. Cela, même les détracteurs de Bédié le reconnaissent. Entre 1995 et 1999, la Côte ‘Ivoire a connu une belle croissance économique et une croissance du bien-être individuel des populations. D’ailleurs, la politique économique de la Côte d’Ivoire a été célébrée les 4 et 5 juillet dans un rapport de l’Organisation Mondiale du Commerce, qui félicitait l’administration de Bédié et projetait un avenir radieux pour la Côte d’Ivoire. La chute de Bédié vint de ce que son support timide du business français n’arrangeait pas vraiment Paris, qui lui préférait l’administration irresponsable de Ouattara. Bédié voulait mettre la France en compétition avec des pays comme la Chine, le Canada, le Japon, les Etats-Unis, et l’Afrique du Sud, pour ne citer que ceux-là. La France n’avait pas l’habitude de la compétition en Côte d’Ivoire. Dans la compétition, le business français s’enliserait. Pour les intérêts économiques de la France, il était impératif que Bedié fût déposé. Mais pour cela, il était nécessaire que l’on lui découvrît des péchés.

            En attendant, Ouattara, qui après son coup d’état constitutionnel manqué de 1993 s’en était retourné au FMI servir sous Michel Camdessus, préparait son retour à la politique ivoirienne. Il n’attendrait pas d’y revenir par les voies institutionnelles. Il comptait en grande partie sur l’électorat étranger massif (du Burkina et du Mali) qui, muni de cartes d’électeurs fournies par Houphouët, avait plusieurs fois réélu « le Vieux » dans la comédie électorale qu’organisait le parti unique. Or, voilà que le programme d’identification de Bédié, qui bien que permettant aux étrangers de voter au cours des législatives, leur enlevait le droit de vote aux présidentielles, menaçait aussi cette perspective. La réforme foncière et le programme d’identification de Bédié faisaient partie d’une vision d’ensemble que Bédié avait nommée l’ivoirité. Cette notion dont l’on attribuait trompeusement la paternité à Bédié avait déjà été utilisée par des étudiants en 1945 à Dakar au cours d’une conférence. Plus tard, des intellectuels ivoiriens tels le poète Niangoran Porquet (1974) et l’universitaire Kanvaly Fadiga (1997) l’avaient aussi utilisée pour signifier la conscience nationale et la volonté fraternelle des peuples de tous les horizons qui avaient choisi de vivre sur le sol ivoirien, partageant les mêmes joies et les mêmes espoirs. L’ivoirité fut le péché que l’on trouva à Bédié. (à suivre)

Comprendre la crise ivoirienne (3e partie), M. Frindéthié

flagPourquoi la Francité et pas l’Ivoirité?

L’ivoirité pour Bédié était une colle sociale pour les 60 communautés ethniques vivant en Côte d’Ivoire, un signifiant d’identification censé les unir en leur instillant une fibre patriotique, et par conséquent un attachement plus prononcé à l’Etat et à ses institutions comme incarnant la somme totale de toutes les expressions nationales individuelles. C’était un projet sociétal essentiel étant donné le manque d’enthousiasme que les Ivoiriens avaient naguère exprimé à l’endroit de l’Etat et des institutions étatiques. Pour la plupart des étrangers vivant en Côte d’Ivoire, le pays était un Etat-CEDEAO, une sorte d’eldorado où l’on venait chercher fortune par tous les moyens, sans attachement sincère à la terre. Le peuple de Côte d’Ivoire avait perdu foi en ses gouvernements successifs, qui semblaient se préoccuper plus du bien-être des étrangers que des Ivoiriens eux-mêmes. La situation était exacerbée par l’attitude du président Houphouët, qui n’hésitait pas à inclure dans ses gouvernements des ministres de nationalités étrangères. Par exemple, Raphaël Saller (un Français) avait été ministre des finances et du développement ; Mohamed Diawara (un Malien) avait été ministre du développement ; Abdoulaye Sawadogo (un Voltaïque) avait été ministre de l’agriculture ; Hamadou Thiam (un Sénégalais) avait été ministre de la communication. Dans les années 1980, une expression qui illustrait ce malaise ivoirien envers l’Etat était la fameuse phrase « on s’en fout ; ça appartient à l’Etat », qui accompagnait tout acte de vandalisme et de spoliation de la chose publique.

            L’ivoirité de Bédié entendait corriger ce cynisme ivoirien. Elle entendait réformer cet état d’esprit, en créant les conditions d’une allégeance, non plus fondée sur la base ethnique, comme cela était le cas dans la situation de l’Etat impersonnel et détaché du peuple, mais plutôt une allégeance fondée sur une identification à l’Etat-nation créé le 7 août 1960. Dans la sphère des contestations culturelles, les néologismes en -ité et –itude suggérant une allégeance à l’origine nationale, géographique, linguistique ou raciale étaient bien courants. Senghor, le premier Noir consacré dans l’élitiste Académie française disait lui-même, dans son discours du 11 décembre 1974 à la Sorbonne, qu’il était important de lutter, de souffrir et de mourir « plus volontiers pour une –ité ou une –itude que pour un –isme ». Curieusement, cependant, il semble que les chefs d’états africains sont plus prompts à lutter, à souffrir et à mourir pour la spécificité de la France que pour la leur. Un bel exemple de cet état d’esprit est l’assemblée annuelle humiliante qu’ils organisent autour de la notion de la francophonie, qui comme nous dit encore Senghor dans sa conférence de mai 1968 à l’Université de Beyrouth, n’est qu’un synonyme de la francité. Et ce même Senghor de nous dire, la main sur le cœur, que la francité ou la francophonie n’est pas une machine de guerre ni d’oppression construite par l’impérialisme français, mais plutôt un mode de penser, une façon particulière d’appréhender les problèmes et de leur trouver des solutions, un esprit de la civilisation française. Si la francophonie ou la francité n’est pas un instrument d’oppression, pourquoi voudrait-on donc que l’ivoirité en soit un ? Si les chefs d’état africains acceptent et célèbrent chaque année la francité, pourquoi ont-ils mis Bédié au pilori pour sa célébration de l’ivoirité ? Pourquoi les chefs d’état africains se font-ils les griots de la francité plutôt que ceux de leurs propres –ités ?

            Aujourd’hui, comme en 1968, le défenseur le plus passionné de la francité est un ex-chef d’état sénégalais, Abdou Diouf. Il est le démarcheur mondial du fromage, de la baguette, et de la civilisation française. Et partout où il va vendre sa francité, il est accompagné d’une pléthore de chefs d’état africains, qui se bousculent pour avoir une place d’honneur au premier rang. Cependant, le 13 mai 2006, Diouf, ce nouveau prosélyte de la Francité se fit dire à l’aéroport de Toronto, où il était en transit pour une conférence à Winnipeg, que Nègre il était, Nègre et inférieur il resterait. Diouf subit une fouille au corps, tel un vulgaire suspect. Mais qu’avait-il donc cru ? Qu’en chantant à longueur de journée la beauté de la France, ses zébrures noires se perdraient dans une rosée de lait ? L’humiliation de Diouf à l’Aéroport de Toronto était symptomatique de la duplicité dans les rapports Nord/Sud, une duplicité à laquelle les Africains n’ont jamais su répondre de manière coordonnée à cause de la politique réussie du  diviser pour régner, mais plus précisément à cause de leur complexe d’infériorité légendaire. Pendant que les Sénégalais, les plus fervents croyants de la francité, protestaient l’humiliation faite à leur ancien chef d’état, les Ivoiriens riaient sous cape, estimant qu’ils l’avaient bien mérité, à trop vouloir lécher du cul blanc. Car le Sénégal, avec le Mali et le Burkina Faso, fit partie de ceux qui le plus s’en prirent à Bédié pour sa politique d’ivoirité. L’événement de Toronto confirmait une chose. La francité n’était pas innocente. Elle avait une dimension idéologique, politique et impérialiste. L’on comprenait aisément pourquoi, à la suite de la France, les Africains s’attelaient à démanteler l’ivoirité.

L’ivoirité, comme la francité, avait une portée politique, que Bédié, en bon politicien, activa le 23 novembre 1994 par la modification du Code Electoral, lorsqu’il se rendit compte de l’amour un peu trop inhabituel que la France exhibait pour Ouattara juste avant les élections de 1995. Désormais, ne seraient candidats que les Ivoiriens de père et de mère ivoiriens.

Bédié connaissait bien Ouattara. Economiste lui-même, il avait suivi le parcours de Ouattara. Tous les deux avaient servi dans les mêmes institutions internationales ; et ils savaient tous les deux dans quelles circonstances s’étaient faites leurs ascensions. Bédié connaissait Ouattara autant que Ouattara le connaissait. Bédié savait—et cela, Ouattara lui-même l’avait admis dans une déclaration signée à la Cour Suprême de Côte d’Ivoire—qu’après ses études au Lycée de Bobo Dioulasso (Burkina Faso) et de Ouagadougou (Burkina Faso), Ouattara avait bénéficié d’une bourse américaine réservée aux étudiants voltaïques, en tant qu’étudiant voltaïque. Bédié savait qu’après ses études aux Etats-Unis, Ouattara était rentré au FMI en 1968 en tant que représentant de la Haute Volta, grâce au quota réservé à la Haute Volta. Bédié savait que Ouattara avait obtenu son premier poste à la BECEAO en tant que représentant de la Haute Volta, et que plus tard, entre 1982 et 1984, Ouattara avait servi à la même institution comme vice-gouverneur au titre de fonctionnaire de la Haute Volta. Apparemment, Bédié n’était pas le seul dans le secret, car le 8 août 1984, à la page 21 d’un article titré « Monsieur FMI », Béchir Ben Yamhed, l’éditorialiste de Jeune Afrique, rapportait que le département Afrique du FMI avait un nouveau directeur, le Burkinabé Ouattara, qui venait en remplacement du Zambien Justin B. Zulu. L’article de Jeune Afrique était même plus précis, qui spécifiait que Ouattara était né en Côte d’Ivoire, de parents immigrants de la Haute Volta. La nationalité voltaïque de Ouattara était un secret de polichinelle. Il la brandissait toutes les fois que cela l’arrangeait, mais s’empressait de la renier quand cela ne l’arrangeait pas. Bédié le savait. Il savait que Ouattara était un Voltaïque, qui avait étudié aux Etats-Unis grâce à une bourse réservée aux étudiants voltaïques, qui avait servi dans plusieurs institutions financières en tant que fonctionnaire voltaïques muni d’un passeport diplomatique voltaïque.

En 1985, après son coup d’état militaire, Thomas Sankara, le nouvel homme fort du Burkina Faso demanda à Ouattara d’être son tout nouveau ministre de l’économie et des finances. Ouattara refusa la proposition de son compatriote, préférant son poste plus stable et plus juteux de la BCEAO. Sankara exigea alors que Ouattara démissionne du poste qu’il occupait au nom du Burkina Faso. C’est alors que Houphouët, dédaigneux du gouvernement militaire de Sankara, offrit à Ouattara un passeport diplomatique ivoirien et, pour narguer Sankara, joua de son autorité pour que Ouattara conserve son poste. Bédié en parle dans Les chemins de ma vie, qui écrit : «Le président Houphouët lui avait accordé un passeport diplomatique quand il avait des difficultés avec les autorités du Burkina Faso. Il servait alors à la Banque centrale, commune aux sept États d’Afrique de l’Ouest. Un passeport diplomatique, vous savez, n’est pas une pièce d’état civil ». En 1988, lorsque Abdoulaye Fadiga, le patron de Ouattara à la BCEAO mourut, Houphouët tordit encore le bras aux autres chefs d’état pour que Ouattara le remplaçât comme le nouveau gouverneur de l’institution. Bédié savait, comme l’avait d’ailleurs rapporté un autre journaliste de Jeune Afrique, que Ouattara avait occupé plusieurs postes, à plusieurs endroits (Paris, Washington, Dakar), dans plusieurs institutions en tant que voltaïque. Bédié savait que Ouattara était voltaïque : «[Alassane Dramane Ouattara] était burkinabé par son père et il possédait toujours la nationalité du Burkina Faso, il n’avait donc pas à se mêler de nos affaires de succession ». Bédié savait qu’en réformant le Code électoral pour exiger que tout candidat aux présidentielles soit ivoirien de père et de mère ivoiriens, il éliminait la candidature de Ouattara, celui par qui la France entendait l’écarter. C’est ce qu’il fit.

            Bédié venait de changer les règles du jeu électoral en plein milieu du jeu. Ouattara avait raison de s’en plaindre. Mais il aurait été plus honorable que Ouattara challengeât Bédié en dénonçant en justice ses pratiques peu orthodoxes ou bien en produisant les preuves de sa nationalité ivoirienne sur le droit de sol. Au lieu de cela, Ouattara dit deux mensonges monumentaux qui ne faisaient pas honneur au fauteuil présidentiel qu’il voulait tant occuper : d’abord, Ouattara nia avoir jamais profité de la nationalité voltaïque ; ensuite il renia ses parents en leur niant la nationalité voltaïque, alors que son père était bien un chef de village bien connu en Haute Volta. Et lorsque les avocats de Bédié commencèrent à produire des preuves du parjure de Ouattara, il courut se réfugier à Paris. Bédié lança alors contre Ouattara un mandat d’arrêt international pour faux et usage de faux. C’est à ce moment que s’intensifia la campagne médiatique française anti Bédié. Dans le but de légitimer un coup d’état contre Bédié, les amis français de Ouattara ressuscitèrent les péchés de Bédié ou lui inventèrent simplement de nouveaux péchés. (à suivre)

C’est la foire à la cancraille

le burkinabeLa nuit où 60 Ivoiriens allés voir les feux d’artifice de notre Négresse blanche mouraient écrasés dans une bousculade au Plateau, Ahmed Bakayoko faisait la fête chez lui en compagnie de Chris  Brown, ce rappeur américain pour qui le contribuable ivoirien avait déboursé 500 millions de francs CFA.  Lorsque des heures plus tard, notre danseur de Batchingué arriva sur les lieux du drame, c’est encore enveloppé des effluves infects de sa cuite qu’il vint brailler aux pompiers des ordres contradictoires et stupides.

Le jour où, pour un téléphone portable, la jeune Larissa Abogny fut brutalement assassinée par les enfants-soldats de dramane wattra convertis en « microbes », Ahmed Bakayoko se trouvait à jouer les pitres dans un amusoire parisien, à plus de 7.000 km de ses responsabilités après avoir dansé le zouglou la veille à Yopougon en compagnie d’Asalfo, « l’artiste » officiel de la République Bananière de la Rattrapocratie ; et Anne Oulotto, la pileuse de foutou de dame dramane, accompagnait sa patronne dans ses courses hexagonales. En fait, la plupart des ministres de la Rattrapocratie étaient absents du territoire ivoirien.

Là où les ministres français en vacances sont sommés par Hollande de ne pas être à plus de deux (2) heures de vol de leurs bureaux, nos rattrapés jouisseurs, partisans du moindre effort, loubards incompétents hissés au summum du pouvoir grâce à une politique d’épuration des cerveaux du pays qui a fait place à une cancraille exaltée, sont à l’étranger à courir les boîtes de nuits et les boutiques de luxe.

Depuis le 11 avril 2011, il n’y a pas de gouvernement en Côte d’Ivoire. C’est la foire aux rattrapés, qui se prélassent imbécilement dans l’oisiveté pendant que leurs lieutenants—microbes et coupeurs de route–leur rapportent le butin des églises dévalisées, des maisons cambriolées, et des citoyens braqués.

Tout ce cauchemar ivoirien découle d’une logique ; celle de dramane wattra, l’apatride-en-chef, qui a décidé de faire payer aux Ivoiriens l’outrecuidance de lui avoir retracé sa provenance voltaïque … alors que tout en lui se réclame de cette origine.

νοσταλγία « Le temps qui était le temps n’est plus le temps qui est le temps », le vieux Ménékré

Côte d’Ivoire. Quand représailles et répression s’exercent sous prétexte de maintien de la sécurité, Amnesty International

Le camp de Nahibly après le passage de la meute de Ouattara

Le camp de Nahibly après le passage de la meute de Ouattara

Les violations généralisées des droits humains perpétrées par les forces armées à l’encontre de partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo compromettent encore davantage la réconciliation en Côte d’Ivoire, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public mardi 26 février 2013.

L’armée nationale, créée par le président Alassane Ouattara afin d’intégrer les forces loyales à l’ancien président au lendemain des violences postélectorales de 2010 qui avaient fait près de 3 000 morts, était censée assurer « la sécurité des personnes et des biens sans distinction » et « être un puissant instrument de cohésion nationale ».

Or, malgré les apparences, cette nouvelle armée nationale, accompagnée d’une milice armée composée de chasseurs traditionnels – les Dozos – se rend coupable d’exécutions extrajudiciaires, d’homicides délibérés et arbitraires, d’arrestations motivées par des considérations politiques et d’actes de torture. Elles jouissent en outre d’une impunité quasi-totale sous le prétexte qu’elles assurent la sécurité et luttent contre les auteurs d’agressions armées. 

« La Côte d’Ivoire doit briser le cycle des abus et de l’impunité. Pas un seul membre de l’armée nationale ni autre partisan du président Alassane Ouattara n’a pour l’instant été amené à rendre des comptes pour ses agissements, ce qui constitue un échec total sur le plan de l’établissement de l’état de droit et affaiblit gravement le processus de réconciliation entamé en juillet 2011 », a déploré Gaëtan Mootoo, chercheur d’Amnesty International sur l’Afrique de l’Ouest.

En septembre et octobre 2012, une délégation d’Amnesty International s’est rendue dans plusieurs lieux de détention, dont deux non officiels. Les délégués ont recueilli des témoignages de première main sur la manière dont les détenus, en grande partie incarcérés en raison de leurs affiliations politiques ou de leur appartenance ethnique, sont privés de liberté pendant des mois, sans pouvoir s’entretenir avec leur famille, ni consulter des avocats et des médecins.

Certaines familles n’ont appris où se trouvait un proche incarcéré qu’après en avoir été informées par la délégation d’Amnesty International.

Des détenus et d’anciens détenus ont décrit comment on les avait torturés à l’électricité ou avec du plastique fondu afin de leur arracher des « aveux » sur leur participation présumée à des attaques armées. Deux personnes, au moins, sont mortes des suites d’actes de torture.

La délégation d’Amnesty International a été en mesure de rencontrer tous les proches et collaborateurs de Laurent Gbagbo incarcérés dans cinq centres de détention du centre et du nord du pays. Certains d’entre eux ont été soumis à des traitements inhumains et dégradants.

Un homme a raconté à Amnesty International qu’il avait été détenu pendant 49 jours avec 27 autres personnes dans une cellule de 4 mètres carrés dépourvue de sanitaires.

« Nous devions faire nos besoins dans des sacs. On ne nous donnait qu’un repas par jour, vers 14 ou 15 heures. Et nous n’avions droit qu’à un litre d’eau pour 48 heures. »

Amnesty International a relevé de graves irrégularités dans les enquêtes ouvertes sur ces cas ; les autorités n’ont quasiment pris aucune mesure pour garantir des audiences équitables et ont gravement porté atteinte aux droits de la défense.

Le rapport revient par ailleurs sur l’attaque et la destruction, en juillet 2012, d’un camp de personnes déplacées à l’intérieur du pays, principalement issues de l’ethnie guérée, qui est généralement considérée comme partisane de Laurent Gbagbo. Au moins 14 personnes ont trouvé la mort, bien que de nombreux autres corps aient, semble-t-il, été jetés dans des puits.

Cette attaque a eu lieu à Nahibly (près de la ville de Duékoué) dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, région ayant été le théâtre de certaines des violations des droits humains les plus graves qu’ait connues le pays. Elle a été menée par des Dozos – qui sont particulièrement actifs dans l’ouest – accompagnés de membres armés de la population locale et de militaires.

« Certaines des pires atteintes aux droits humains perpétrées dans le cadre du conflit de 2011 ont eu lieu à Duékoué, et il est consternant de voir les mêmes acteurs commettre les mêmes violations et abus contre les mêmes populations, deux ans plus tard, a poursuivi Gaëtan Mootoo. Où est la justice dans tout cela ? »

Face aux manquements généralisés des autorités à leur devoir consistant à garantir justice et réparations, Amnesty International demande la création d’une commission internationale d’enquête sur cette attaque.

L’organisation exhorte par ailleurs les autorités ivoiriennes à mettre fin aux violations des droits humains et autres abus que des représentants de l’État ou des milices soutenues par celui-ci continuent à commettre en toute impunité.

« Cela fait déjà trop longtemps que les Ivoiriens attendent que justice soit faite, a ajouté Gaëtan Mootoo. Si des mesures ne sont pas immédiatement adoptées afin de contrôler les forces de sécurité, la Côte d’Ivoire risque de connaître des crises politiques à répétition, et la réconciliation nationale ne sera plus qu’un lointain espoir déçu. »

Sur le même sujet:

https://frindethie.wordpress.com/2012/12/01/video-massacres-au-camp-de-refugies-de-nahibly-ils-y-etaient-comme-a-un-spectacle-m-frindethie/

https://frindethie.wordpress.com/2012/10/21/reportage-video-de-france-24-ames-sensibles-sabstenir-duekoue-des-charniers-crees-par-les-soldats-et-milices-de-ouattara-frci-et-dozos-lors-de-lattaque-du-camp-de-refugies/

https://frindethie.wordpress.com/2012/11/01/rapports-accablant-damnesty-international-de-la-fidh-et-des-etats-unis-amadou-soumahoro-repond-ce-nest-pas-nous-cest-gbagbo-m-frindethie/

https://frindethie.wordpress.com/2012/10/30/cote-divoire-is-a-lawless-zone-of-human-rights-violations-the-international-federation-of-human-rights-league-corroborates-amnesty-internationals-accusations-martial-frindethie/

https://frindethie.wordpress.com/2012/10/26/cote-divoire-amnesty-international-confirme-etat-voyou-arrestations-arbitraires-enlevements-illegaux-ranconnements-tortures-executions-extrajudiciaires/

https://frindethie.wordpress.com/2012/09/10/there-is-a-genocide-going-on-in-cote-divoire-martial-frindethie/

Très bientôt dans vos librairies: From Lumumba to Gbagbo: Africa in the Eddy of the Euro-American Quest for Exceptionalism

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About the Book
In recent years, the Euro-American powers have made multiple armed incursions into Africa. The election of President Obama, greeted by most Africans as providential for their centuries-old troubled relations with the West, instead, inaugurated a destructive coalition against Africa. In places like Côte d’Ivoire, Egypt and Libya, the United Nations, the International Criminal Court, the World Bank and the International Monetary Fund have supported military intrusions, arbitrary imprisonments, deportations and political assassinations under the guise of bringing freedom and democracy to benighted Africa.

The destabilization of Africa, the dividing of the continent into lawless zones controlled by thuggish warlords, the displacement of millions of refugees and the systematic sacking of Africa’s resources are telling: In Africa, the West was not on a goodwill mission. This book examines the West’s policy of aggression in Africa over the last 50 years as a legacy of colonialism, with human and economic costs that are radicalizing African nationalists.

About the Author(s)
K. Martial Frindethie is a professor of Francophone studies at Appalachian State University in Boone, North Carolina. An award winning author, his research interests include literature and film and the intersection of literature and political-ideological imagination.

Audio: Le Cadeau de Wattra-Enquête sur les enfants «microbes» à Abidjan (RFI)

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Cliquez sur le lien ci-dessous: Le plus ridicule, c’est ce « sociologue » du nom de Koné qui tente de dédouaner le régime de Dramane Wattra en ramenant les causes du phénomène des « microbes » au choc pétrolier de 1970. Les messagers de Dramane n’ont pas fini de nous étonner.

http://www.rfi.fr/emission/20150515-enquete-microbes-abidjan/

Insécurité / Microbes : L’imam Diaby Almamy « De grosses têtes de la rébellion sont derrière ces enfants »

microbesImam de la Mosquée Ifpg au Plateau et président de l’Ong Nouvelle Vision contre la pauvreté, Diaby Almamy, mène plusieurs actions dans le cadre de la réinsertion des ex-combattants. Nous l’avons rencontré le samedi 2 août 2014 au Plateau. A cette occasion, le guide réligieux qui est également un collaborateur de l’Onuci, s’est prononcé sur le phénomène des ‘’microbes’’, ces enfants qui agressent à main armée dans des communes d’Abidjan.

Il est de plus en plus question à Abidjan du phénomène des »Microbes ». Qui sont-ils exactement ?

Diaby Almamy : Il faut le dire. C’est une affaire qui concerne trois types d’enfants. Il y a celui des ex-combattants, celui des enfants qui ont servi d’indicateurs pendant la crise et ceux qui ont intégré ces groupes juste par suivisme. Mais, le fond du problème est purement politique. Le politique a utilisé ces enfants pendant les heures chaudes où il fallait trouver le moyen de faire partir le président Laurent Gbagbo. Et, une partie de ces enfants brûlaient les pneus, participaient aux opérations ville morte. Ils paralysaient tout le système dans les communes d’Adjamé, d’Abobo et d’Attécoubé. Aujourd’hui, ils ont vu que la situation s’est normalisée. Et, ceux qui les mettaient dans la rue sont aujourd’hui à l’aise pendant qu’eux souffrent. C’est l’une des parties du problème. Il y a aussi le cas des ex-combattants. Des enfants se sont battus avec eux pendant la crise. Ils avaient entre 18 et 25 ans. Et maintenant qu’on doit s’occuper d’eux, on leur dit qu’ils ne savent ni lire, ni écrire. Ils ont donc décidé de constituer un bloc à Attécoubé.

Quand ces enfants attaquent des personnes, que font-ils des biens volés ?

D.A : Ils ont des ex-combattants derrière eux, à qui, ils reversent tout cela, une sorte de commandement.

Qui sont ces personnes, ces ex-combattants ?

D.A : A Attécoubé, ce sont les éléments de la Marine. Il y avait deux groupes. Un qui acceptait de travailler pour eux quand un autre groupe refusait. Ce qui faisait que lorsque les deux groupes s’affrontaient, au lieu de les séparer, ils choisissaient de tirer sur ceux qui ne travaillent pas pour eux. Attécoubé était devenue infréquentable. Je suis allé voir la commissaire (de police) pour lui demander les raisons de cette situation. Elle m’a fait savoir que quand on arrête ces enfants, des hommes en armes, en treillis, viennent les libérer sous prétexte que ces enfants ont combattu avec eux. Je suis allé à la Marine pour discuter avec le commandant. Il m’a dit que ce ne sont pas eux les responsables. Mais, après nos investigations, nous avons compris que ce sont ses éléments qui le faisaient. Pour aller plus loin, je vous informe que le chef des microbes de Boribana dormait à la Marine.

Ce chef-microbe est-il un soldat ?

D.A : Non, c’est un civil. Et, il dormait à la Marine au vu et au su de tous. Quand les gens de la Cie (Compagnie ivoirienne d’électricité, Ndlr) sont venus à Boribana pour couper le courant parallèle, ces enfants ont coupé le bras d’un élément Frci du ‘’commandant Barbu’’. Cela n’a pas été sanctionné. On constate que ces enfants font ce qu’ils veulent et personne n’en parle. Nous avons organisé une grande cérémonie pour proposer des solutions à ce problème. Ces enfants nous disaient tout. Après les échanges avec les enfants, nous avons compris que le problème à Attécoubé vient de la Marine. Celui d’Abobo vient des anciens ‘’syndicats’’ qui ont leur enfants parmi ces microbes.

Concernant ces éléments des ‘’syndicats’’, à quel niveau sont-ils impliqués dans cette affaire ?

D.A : Il y a 4 enfants que nous sommes allés trouver à la Maca (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). On leur a demandé pourquoi ils se sont retrouvés en prison. C’étaient des enfants de 15 à 17 ans maximum. Ils nous ont expliqué qu’ils étaient dans les gares. Ils prenaient ce qu’ils devaient prendre pour le remettre aux chefs des syndicats. A un moment, ils se sont rendus compte que les chefs ne s’occupaient pas bien d’eux. Ilsmicrobes 2 ont donc décidé d’arrêter. Quand ils ont arrêté, on les a envoyés de Cocody à Abobo. Après, ils se sont retrouvés à la Maca. Ces enfants n’y sont pour rien. C’est pour vous dire qu’il y a de grosses têtes qui ont combattu au niveau de la rébellion qui sont derrière ces enfants.

Des officiers supérieurs ?

D.A : Oui. Des gens bien connus aujourd’hui, qui ont participé à la rébellion. Ce sont aujourd’hui des haut gradés. Cela nous choque vraiment de voir cela. Parce que cela n’aide pas le président (de la république) à sortir le pays du trou. Il fait tout ce qu’il peut. Mais, ces gens créent toujours un blocage. Ils allument le feu et viennent après jouer les pompiers. Il y a des enfants de ‘’syndicats’’ bien connus, qui sont des microbes. Donc, ils ne peuvent jamais contribuer à arrêter ce phénomène. Puisque, quand ces enfants prennent des portables, des bijoux de valeur, ils viennent les remettre à ces soi-disant chefs. Et quand après le partage ils ne sont pas contents, ils retournent encore sur le terrain. Mais, il y a un fait qu’il faut souligner. La plupart de ces enfants sont des ressortissants des pays voisins. Pour beaucoup, ils ne sont pas Ivoiriens. Il y a des Maliens, des Guinéens, des Burkinabés. Le chef d’Attécoubé par exemple est Burkinabé. Son second est Malien. Nous avions décidé de rentrer en contact avec les Ambassades de ces pays pour qu’ils puissent aussi faire la sensibilisation à leur niveau. Tous ceux-là sont soutenus par des chefs de guerre. Il ne faut surtout pas oublier ce côté.

Qu’est ce qui motive aujourd’hui ces officiers supérieurs qui vivent quand même dans de bonnes conditions à encadrer ces enfants ?

D.A : Les syndicats par exemple sont soutenus par certains chefs de guerre parce que dans chaque gare, ils ont leur ration. De ce fait, ils ne veulent pas mettre fin à ce qu’on appelle le phénomène des Gnambros (membre de syndicats de transporteurs : Ndlr). Et, c’est le phénomène des Gnambros qui alimente celui des »Microbes ». Puisque, la plupart de ces enfants sont les fils des syndicats. Il faut le dire. Aujourd’hui, je me retrouve souvent menacé par des syndicats, des Frci. J’ai été mandaté par l’Onuci (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire : Ndlr) pour suivre le processus des ex-combattants. J’ai aidé plus de 300 à Abobo à avoir un emploi. Je sais donc de quoi je parle.

Ne craignez-vous pas pour votre vie à l’allure où vont les choses ?

D.A :Pas du tout. Je suis guide religieux. Imam de la mosquée Ifpg au Plateau, qu’on appelle la mosquée Aemci. Je me dis que c’est une mission de Dieu. Ils peuvent me tuer s’ils le veulent. Mais, qu’ils sachent que tout ce qu’ils sèment, ils le récolteront un jour.

Pour revenir à la question de ces bandes, comment fonctionne une équipe de »microbes » ?

D.A : Il y a ce qu’ils appellent ‘’Opération ville propre’’. Ils peuvent se mettre à près de cent. Ils occupent une voie. Et ce jour-là, tous ceux qu’ils rencontrent sur cette voie, sont dépouillés de tout. Il y a deux semaines à Attécoubé, il y a un microbe qui a foncé sur moi. Arrivé à mon niveau. Il a crié ‘’Eh vieux père, c’est toi’’ et il est parti. Il avait sa machette et son pistolet en main.

En plus des armes blanches, ils ont donc des armes à feu…

D.A :Oui, ils ont des armes à feu. Vous savez, ces enfants n’ont plus peur de rien. J’étais à Agboville, il y a quelque temps. A 23 h, »le commandant Barbu » qui est à la Sodeci à Attécoubé, m’a appelé. Il m’a dit que ces enfants ont même cassé sa voiture à Boribana. J’ai dit au commandant que »ceux qui te créent des problèmes sont au sein de ton groupe ». Ce qui se passe actuellement risque de ternir fortement l’image du président Ouattara. C’est pour cela que nous avons décidé de dire la vérité aux Ivoiriens.

Quelle est cette vérité ?

D.A :La vérité est que pour finir avec les »Microbes », il faut régler le problème des ex-combattants. Il y en a qui ont combattu et qui n’ont pas été pris en compte pendant que des autorités allaient chercher leurs frères au village pour les (…) Lire La suite sur Linfodrome

Cote d’Ivoire: Ouattara’s Former Child Soldiers Evolve into Vicious Criminals, M. Frindéthié

gang des microbes

“My name is H.T. I am a shoeshine boy. I belong to the gang of the Crazy Microbes. We mainly operate around the bus station of Abobo. During the civil war, the rebels recruited many of us from the street and outfitted us with weapons so we can fight on their side. Those of us who were too young to carry arms served as informers. Today, we mug unsuspecting passers-by to feed ourselves. Sometimes, we work as dock-hands to purchase drugs. Many among us would like to return to their parents, but they no longer know where to find them. Others just refuse to go back home.”

In this stunning confession published last Wednesday in Le Mandat, a paper close to the party in power, a teenager from Cote d’Ivoire explains how he and many other kids like him have morphed from former child soldiers of Alassane Ouattara’s rebel army to violent criminals. “The gang of the Microbes” is just one of several violent gangs of former child soldiers in Abidjan; others being the “the Machete gang” and “The Vonvons.” In the last few months, their activities have increased in intensity and violence. These former child soldiers turned gangsters are responsible for scores of brutal robberies and sadistic killings in Abidjan. Today, as the chickens have come home to roost, the very people who once sowed the seed of violence into these children in order to better exploit them for political power are now unable to contain them.

Articles 35 et 48 de la Constitution de la République de Côte d’Ivoire du 23 juillet 2000

RCI

Article 35
Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois. Le candidat à l’élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante quinze ans au plus. Il doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine. Il doit n’avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit s’être jamais prévalu d’une autre nationalité. Il doit avoir résidé en Côte d’Ivoire de façon continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de présence effective. L’obligation de résidence indiquée au présent article ne s’applique pas aux membres des représentations diplomatiques et consulaires, aux personnes désignées par l’Etat pour occuper un poste ou accomplir une mission à l’étranger, aux fonctionnaires internationaux et aux exilés politiques. Le candidat à la Présidence de la République doit présenter un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins désignés par le Conseil constitutionnel sur une liste proposée par le Conseil de l’Ordre des Médecins. Ces trois médecins doivent prêter serment devant le Conseil constitutionnel. Il doit être de bonne moralité et d’une grande probité. Il doit déclarer son patrimoine et en justifier l’origine.

Article 48 
Lorsque les Institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation obligatoire du Président de l’Assemblée nationale et de celui du Conseil constitutionnel. Il en informe la Nation par message. L’Assemblée nationale se réunit de plein droit.

En Côte d’Ivoire, dramane détruit les églises alors que les mosquées se multiplient

islamisationLa politique de liberté religieuse prônée par le Président Houphouët depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire est fortement menacée sous la dictature de dramane wattra. Une islamisation sournoise de la Côte d’Ivoire, commencée avec une rébellion quasi ethno-religieuse, prend progressivement pied alors qu’une déchristianisation déguisée en opération d’assainissement s’opère sous le regard indifférent de certains Ivoiriens. A Yopougon, Abobo, Koumassi et Treichville, des églises et temples sont systématiquement détruits par la dictature d’Abidjan sous prétexte qu’ils sont installés dans des zones interdites, alors que des mosquées et des écoles coraniques poussent tous les jours comme des champignons à tout bon vent. Aucune de ces mosquées de fortune qui naissent jusque sur les trottoirs et le vendredi bloquent les rues et les chaussées aux piétons et aux automobilistes n’a jamais été inquiétée par le gouvernement BokoHaramiste de dramane. Au contraire, elles sont non seulement tolérées, mais s’organisent aussi à leur endroit des séances officielles de distribution de coran sous l’égide de dramane et du roi du Maroc. Les Ivoiriens en sont gênés, mais n’en parlent pas. Peur ou pudeur ? Ne soyons pas étonnés si un beau matin, la Côte d’Ivoire est officiellement proclamée Etat islamique, un projet que les guides islamiques caressent depuis l’arrivée au pouvoir de la rébellion ethno-islamique.

La Côte d’Ivoire à la merci de la violence d’un islamisme radical? M. Frindéthié

SrikiePartout où les interventions militaires euro-américaines entreprises « au nom de la démocratie » ont eu lieu, elles ont favorisé la montée d’un islamisme extrémiste. Aujourd’hui, l’Irak, la Libye, l’Egypte, la Syrie, etc. sont devenus l’aire de jeu des fous de Dieu qui ont décidé de soumettre le monde à leur confession.

La Côte d’Ivoire aussi a connu la longue kermesse d’un islamisme intolérant, qui avait fait de certaines mosquées ivoiriennes les caches d’armes de la rébellion de Dramane, et qui, avec l’intervention de la France pour l’intronisation de Dramane, s’était arrogé le droit de casser du Chrétien et du non Musulman.

A l’heure où—osons le dire !—la branche islamiste la plus violente et la plus explosive de par le monde—la congrégation sunnite—traverse une guerre interne de positionnement en Côte d’Ivoire (http://www.connectionivoirienne.net/107529/cote-divoire-rififfi-man-les-sunnites-divises-entre-mahoukas-et-guineens), il ne manquerait plus, comme l’ont si bien remarqué des observateurs, que Boko Haram, dont certains leaders religieux glorifient déjà silencieusement la cruauté, propose à l’une de ces factions sa légendaire méthode de « résolution des conflits par la politique de la terre brûlée » pour que la gangrène islamiste radicale s’infecte pour de bon en Côte d’Ivoire.

Oui ! La Côte d’Ivoire n’a jamais été plus à la merci de l’extrémisme musulman qu’aujourd’hui, que depuis la prise armée du pouvoir par Dramane.

Ordre du jour: De l’inéligibilité de dramane wattra

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Le Grand Talk: Jean-Jacques Bechio

Côte d’Ivoire – Une maternité pour rien chez le bouffon…dans le Zanzan (Pamphlet), Bécan Tiékpa Alice-Rosine

Adjoumani

Selon l’ornithologue (scientifique qui étudie les oiseaux) Vincent Battaglia, le toucan (Ramphastos toco) son nom scientifique, fait partie des plus beaux oiseaux du monde. Intelligent, le toucan s’apprivoise facilement et ses couleurs splendides en ont fait la star de nombreuses campagnes publicitaires. Atlas Nature : Les Plus Beaux Oiseaux du monde 2003. L’on peut s’informer sur cet oiseau aussi dans ‘’Le guide Ornitho’’, le plus complet des oiseaux d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient : 900 espèces, écrit par Lars Svensson.

Cela dit, j’en viens à la rencontre du chef de l’Etat avec les chefs traditionnels et religieux du district du Zanzan, en marge du dernier conseil des ministres (aux allures de foire à la gabegie) qui s’est tenu à Bondoukou. Lors de cette rencontre, un homme bourru gesticulant comme dans un cirque a gratifié ses parents et son maître d’un spectacle qui le disputait avec la cocasserie et la bouffonnerie. Il s’agissait de la parabole du toucan. Ce bouffon disait ceci : « …le toucan, c’est un oiseau qui se caractérise par une grosse tête, un long bec. Sa tête même est plus lourde que le reste de son corps. Il va se poser sur un fromager, pensant faire du mal au fromager, il y est resté pendant deux heures de temps. Au moment où il doit se lever, il dit :’’fromager, tiens-toi bien, il ne faut pas qu’il y ait du grabuge. Je veux me lever, le fromager qui répond : moi, je ne savais pas que tu étais là ». Et ce gueux de faire savoir à son maître du moment : « -avec vous, un part et mille arrivent- ». Quelle misère ; qui sont ces mille qui arrivent, certainement du Pdci version Henri Konan Bédié ? Pour ce qui est du PDCI-RDA originel de Félix Houphët-Boigny, la famille reste entière dans la maison du père et se reconnait en Charles Konan Banny et en la CNC.

Cible de la parabole

Selon un journal de la place, cette parabole était adressée au Président de la CNC, monsieur Charles Konan Banny. En tant que femme et mère, je suis triste. Au nom de quoi, monsieur Charles Konan Banny peut-il mériter de telles paroles ordurières, sorties devant le président de la République, et de la bouche d’un ministre de la République encore en fonction, et à la face du monde ? Où met-on, sous ce régime, le principe d’obligation de réserve qui s’applique aux ministres ? Parce que monsieur Charles Konan Banny s’est jeté dans la saine compétition de la candidature à la candidature de la présidentielle, on se donne loisir de le comparer à un être de la faune (toucan) et même à rien du tout (je ne savais pas que tu étais là) ? Le président de la République accepte de tels dérapages qui écorchent la civilité diplomatique, liée aux hautes fonctions de l’Etat et, qui plus est, de la part de son ministre contre une haute personnalité comme monsieur Charles Konan Banny (Gouverneur honoraire de la BCEAO, Ex-premier ministre, Ex-président de la CDVR et président de la CNC) ? Les plus jeunes ministres Cissé du Budget et Sidi Touré, par leur fougue et leur jeunesse pouvaient s’offrir à ce genre d’inélégances qu’on comprendrait. Je leur voue d’ailleurs mon admiration ainsi aux ministres Ally Coulibaly, Gaoussou Touré, Mamadou Sanogo, Jean-Louis Billon, Jean Claude Brou, Patrick Achi et Roger Kakou qui s’embarrassent de beaucoup de scrupule et d’élégance dans le respect de leur qualité. En voici un autre Mamadou Sangafoa Coulibaly qui veut prendre toute la terre des Ano de N’Groumangna, Famienkro, Sérébou pour y planter de l’hévéa. Devant le refus des populations, il a fait tuer deux villageois par la gendarmerie des brigades de Prikro et Daoukro. La cérise sur le gâteau, il a fait mettre tous les villageois y compris leur Roi, en prison à M’Bahiakro en ce moment. Où allons-nous avec ces excès diaboliques alors qu’on nous dit que tout baigne ?

Education Akan

Chez les Akan, lorsqu’une personne ne veut entendre raison dans sa détermination à découvrir le fond d’un terrier, on l’y aide à force raide. C’est dans cette optique que, avec toute ma lucidité, je veux accompagner l’auteur de la parabole du toucan dans sa bouillasse. Lorsque quelqu’un approche de la soixantaine et qu’à travers son comportement, on lui donne un âge mental de 10 ans, c’est qu’il est plus qu’un idiot, c’est un cancre. C’est le cas de cet instructeur (moins qu’un maître) de Collège pour emprunter le terme du planteur. Il n’a jamais imaginé devenir ministre, il l’est et ce depuis près de 15 ans. A ce point, il est dans un encerclement éblouissant total qui lui a fait perdre la tête.

Nullité du personnage

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Depuis de longues années, ce ‘’lard’’ est ministre chargé du mode de vie, de la reproduction, de la migration des animaux et des types de maladies qui peuvent les attaquer. Malheureusement, il n’y arrive pas ; la preuve, il ne sait rien du toucan. De plus, l’arbre ou sa branche a toujours été le perchoir naturel des oiseaux. En s’y perchant donc un oiseau n’a nullement l’intention de faire mal au perchoir. La volaille ne se lève pas de l’arbre, elle s’envole de l’arbre plutôt. Au surplus, en prévenant l’arbre ou la branche qui lui a permis un confortable repos relève de la reconnaissance, de la modestie, de l’intelligence et par-dessus tout, du maintien des bonnes relations afin qu’il n’y ait aucun écueil chaque fois que l’oiseau voudra s’y percher. Si un oiseau sauvage, une bête, a une telle notion des convenances entre êtres vivants alors qu’un homme pensant et réfléchissant en ignore, c’est qu’il démontre la pire des sottises. Houphouët-Boigny est vraiment mort et des zozos sont faits ministres, payés à ne rien foutre que d’être des insulteurs publics et maladroits. Insulter aussi est un art habile qui ne se prête pas aux imbéciles.

Destin lié aux déplacements de la mangeoire publique

Dans la perspective des échéances présidentielles de 2005 à 2010, les rois et chefs traditionnels du Zanzan sont allés solliciter le ministre d’Etat Essy Amara pour qu’il postule. A cette occasion, c’est l’auteur de la parabole du toucan qui était le porte parole. Lors de la gouvernance du Président Charles Konan Banny, en qualité de 1er Ministre, c’est le même bouffon qui jouait des coudes autour de lui. Il était devenu le chien-couchant du maître chez monsieur Charles Banny. Il y était devenu si assidu et ponctuel aux différents repas qu’il quittait la Résidence à 23 heures et à 5heures du matin du lendemain, l’homme était déjà dans la mezzanine pour cirer les chaussures du 1er ministre. Chers lecteurs, que Dieu vous fasse grâce, un jour, de voir ce personnage veule manger. Il mange à sa forme de sac de jute plein. Une fois, les animaux de compagnie qui décorent la Résidence du Premier ministre on fixé bizarrement l’intrus de leur regard. Ils pourraient certainement se demander si l’individu à la démarche de pachyderme ne venait pas leur disputer leur place. Ainsi, le destin de cet homme se lie aux déplacements de la mangeoire publique. Il y a fort à parier que cette hyène en armure humaine sera le premier à trainer le chef de l’Etat actuel dans la boue, si demain celui-ci n’était plus au pouvoir.

Disparition des charognards emblématiques de Bondoukou

Depuis qu’il est ministre des animaux, les charognards qui étaient une spécificité emblématique et touristique de Bondoukou ont disparu. Cela inquiète les habitants de cette cité. Les anciens religieux comme chefs traditionnels et occultistes ont fait beaucoup de recherches pour en savoir les causes. Est-ce une calamité écologique qui se prépare à s’abattre sur la cité ? Le résultat de leur recherche est implacable et sans appel. Il révèle que l’auteur de la parabole du toucan ne fait que les manger. Dès lors, ces charognards ont trouvé en ce dernier, leur remplaçant du fait qu’il est plus avide de charogne et plus puant qu’eux.

Maternité pour rien

La conscience est une caractéristique de la condition humaine. Elle commande au travail de la pensée, de la compréhension et de l’éthique. Elle doit inspirer, à tous les niveaux, l’éducation à l’environnement par notre relation avec la terre, avec les autres êtres humains et avec tous les êtres vivants. C’est donc une éthique de la solidarité, de la participation démocratique, de la reconnaissance du changement, du pluralisme, du respect des droits des minorités et de la diversité des traditions, des cultures et des environnements naturels. En cela, la conscience nous définit le bien, le juste et le beau, par lequel quelqu’un rend compte de lui-même, de ce qui le fait exister et agir. Elle est la manière de dire comment l’individu se doit de vivre et à partir de quoi il doit juger et décider. Il s’agit en conséquence, d’un système explicite et argumenté de valeurs qui induisent des comportements ou des pratiques sociales. Elle est donc universelle à toutes les personnes. Hélas ce triste personnage est dépourvu de conscience et d’intelligence discursive. Il ne peut donc s’imaginer que la roue peut tourner, il croit le Président Charles Konan Banny fini et lui donne le coup de pied de l’âne de Jean De la Fontaine. Il ne décode rien des ingrédients de la fin de ses imbéciles fonctions ministérielles dans deux mois. Sa forme buissonne n’est guerre un signe d’embonpoint, c’est le stigmate de la malnutrition, donc ce paquet de chair qui fait le personnage ne contient aucune mèche allumée susceptible de l’éclairer. Le Président Charles Banny ne répond pas aux mécréants et aux saltimbanques. Il est occupé à fignoler le contenu de son contrat social qu’il va passer avec les populations ivoiriennes. Il laisse donc cet énergumène gambader comme un primate qui joue les fous du roi, les bouffons de la cour, les perroquets de la reine et les charognards d’Amanvi-Bondoukou à la fois. Les blessures se réveillent en mon sein, mes douleurs d’enfantement me crampent le bassin qu’un fruit de nos entrailles soit aussi vil ! Une vraie maternité pour rien !

Bécan Tiékpa Alice-Rosine

Accidents meurtriers sur les routes; immeubles qui s’écroulent: Y a-t-il des ministres du transport, de la construction et de la sécurité dans cette foutue république bananière ?

DramaneNon contents d’avoir déversé des hordes de tueurs armés sur la Côte d’Ivoire pour se saisir du pouvoir d’Etat, les rattrapés ont équipé leurs maquisards de permis de conduire et de permis de construction immérités, qui chaque jour font des morts dans leurs cercueils roulants et dans leurs immeubles construits à la va vite et hors-normes dans la précipitation de blanchir l’argent indument acquis dans les casses des banques et dans le vol de la chose d’autrui.

Jamais les routes ivoiriennes n’ont autant tué que depuis l’arrivée au pouvoir des incultes de la Rattrapocratie. Hier encore un autre immeuble s’écroulait endeuillant des familles. Hier encore, 44 Ivoiriens mouraient sur une route entre Odienné et Touba

C’est à se demander s’il y a vraiment des ministres du transport, de la construction et de la sécurité dans cette foutue République bananière de la Rattrapocratie. C’est à se demander si au-delà de l’enrichissement illicite et de la chasse à l’opposition politique les alchimistes de la Rattrapocratie ont le moindre programme de protection et de développement du potentiel humain du pays qu’ils continuent de balafrer depuis 2002.

C’est à se demander si quelqu’un est vraiment au gouvernail de ce bateau ivre qu’est devenue la Côte d’Ivoire ; car depuis 2011, emprunter un car de transport ou se loger dans un nouvel immeuble, c’est jouer à la roulette russe.

Ecole obligatoire ou prison ; mais où sont les classes et les instituteurs ?

écoliers ivoiriens - conséquences de la guerre de Dramane contre la Côte d'Ivoire

écoliers ivoiriens – conséquences de la guerre de Dramane contre la Côte d’Ivoire

Prison ! Prison ! Prison ! Et nous voilà revenus aux fondamentaux de la politique de dramane et de ses maquisards. Prison ! Prison ! Prison ! L’on n’entend que ça ces 4 dernières années. L’on ne vit et ne se nourrit que de ça depuis que le falsificateur et ses déserts culturels ont décidé de s’essayer à la politique.

Le programme des rattrapés ne se résume-t-il qu’aux menaces, à la violence et à la mort ? Voici qu’après avoir jeté des bombes sur la Côte d’Ivoire et transformé les écoles déjà insuffisantes en dortoirs pour ses dozos et ses maquisards, le faussaire qui hier promettait 65000 nouvelles salles de classes mais à ce jour n’en a pas encore construit une seule dizaine, menace de jeter les parents d’élèves en prison si leur progénitures ne sont pas scolarisées dès l’âge de 6 ans.

Mais Dramane qui a atterri par accident en Côte d’Ivoire en 1990 sait-il au moins que la scolarisation à 100% a toujours été une priorité en Côte d’Ivoire depuis l’indépendance ? Sait-il au moins qu’avant que lui et ses troupes d’aventuriers armés ne déferlent sur la Côte d’Ivoire, ne détruisent les infrastructures existantes, ne jettent les parents d’élèves dans des fosses communes, ne fassent des centaines de milliers d’orphelins sans repères, et ne se logent illégalement sur les sites scolaires et dans les campus, ce pays s’acheminait doucement vers l’école gratuite et obligatoire ; et ceci, sans menaces, sans violence, sans emprisonnement, mais par une politique systématique de sensibilisation, de création de sites d’accueil, et de recrutement d’éducateurs ?

dramane wattra croit-il qu’en Côte d’Ivoire, c’est de gaieté de cœur que certains parents gardent leurs enfants à la maison, et qu’il suffit de leur brandir le spectre de la prison pour que tous courent inscrire leurs enfants dans ces écoles qui, depuis sa prise de pouvoir par les armes, sont apparues par milliers comme par enchantement ? Pourquoi faut-il toujours que la solution que ce faux-monnayeur trouve aux questions ivoiriennes ne se résume qu’à la violence ? Et les feuilles de chou du RDR de reprendre avec ravissement les stupidités de leur dictateur  – «  dramane sort la chicotte ; les parents seront jetés en prison, etc. » – plutôt que de demander à l’escroc de Sindou s’il a construit assez de salles de classe ou recruté assez d’enseignants pour « l’école obligatoire » avant de songer à jeter les parents d’élèves en prison.

N’est-ce pas cet apprenti politicien de dramane qui au début des années 1990 mettait l’école ivoirienne en péril en gelant le recrutement d’enseignants, en instaurant le salaire à deux vitesses pour les enseignants, en mettant à la retraite anticipée plus de 5000 enseignants, en supprimant la carte de bus scolaire et l’assurance-maladie scolaire, en supprimant les cantines scolaires ? Depuis quand dramane a-t-il été un champion de l’école ivoirienne? N’est-ce pas sous sa dictature que les étudiants ivoiriens ont commencé à prendre des cours en plein air, assis à même le sol ? D’ailleurs, le fait que dramane ait choisi de mettre au poste de ministre d l’éducation nationale la plus vulgaire et la plus inculte de ses amazones n’atteste-t-il pas de son mépris pour l’école ivoirienne ?

A ce falsificateur, qui n’a jamais rien initié de lui-même mais est toujours prompt à s’approprier la chose des autres, nous conseillons ceci, s’il tient à nous convaincre de sa préoccupation pour l’école ivoirienne :

  1. Qu’il commence d’abord à déloger ses dozos et autres aventuriers armés des salles de classe et des campus transformés en dortoirs.
  2. Qu’il restaure les édifices scolaires, dépouillés par ses dozos de tout ce qui peut se monnayer.
  3. Qu’il les rééquipe de leurs portes, fenêtres et tables-bancs que ses dozos ont vendus comme bois de chauffe.
  4. Qu’il réinstaure sur tout le territoire ivoirien la sécurité en désarmant ses aventuriers armés et en redonnant leur place régalienne à la police et à la gendarmerie afin que la confiance retrouvée ramène les enseignants qui ont été chassés de leurs postes et de leurs logis.
  5. Et puis, qu’il songe enfin à la question de son inéligibilité, qui est une question de respect de la constitution et donc de leçon de civisme ; l’une des premières leçons qu’il faudra inculquer aux nouveaux scolarisés dont les parents auront échappé aux geôles de sa dictature.

Il n’est pas tout d’emprisonner. Pour trouver solution adéquate, de temps en temps, il est bon de faire usage d’un peu de matière grise.

De l’inéligibilité de dramane wattra

bictogoIl est tout de même curieux que les seules réponses que les « ingénieurs juridiques » de la rue Lepic puissent trouver à ceux qui évoquent la légitime question de l’inéligibilité de wattra aux prochaines joutes électorales soient les menaces et les invectives.

Après avoir menti sur la question de sa nationalité, triché aux élections de 2010, sabordé la Constitution ivoirienne, refusé d’assumer ses promesses de campagne, saboté la réconciliation, et érigé la Côte d’Ivoire en l’un des plus grands Etats voyous qui soient, n’est-il pas temps que dramane wattra soit soumis à un minimum de rigueur ?  wattra passera-t-il toute sa vie dans l’imposture et le mensonge ? Pourquoi faut-il toujours que wattra appose sa signature sur un document pour l’ensuite renier la minute qui suit ?

Au lieu de se lancer dans l’invective bictogo, Joël N’Guessan, Venance Konan et autres constitutionnalistes de circonstance gagneraient à répondre si oui ou non, en présence du Président Gbagbo, du Président Bédié et du Président Mbéki, wattra a apposé sa signature sur le document dont la disposition principale le faisait exceptionnellement candidat pour la seule élection de 2010, après laquelle il devait, s’il était élu, demander par référendum que les Ivoiriens remanient l’orientation de l’article 35 qui le faisait inéligible.

Quel est ce « fonctionnaire international » dont la signature est toujours matière à palabres ? Quel est ce « fonctionnaire international » qui a passé sa vie dans la falsification ?

wattra est bel et bien inéligible. Rien n’a changé. L’article 35 de la Constitution ivoirienne n’a pas encore été modifié. Il ne peut l’être que par voie référendaire. Et aussi longtemps que l’article dans sa mouture présente demeure, wattra ne peut être candidat à aucune élection présidentielle en Côte d’Ivoire au-delà de 2010.

Le RDR a beau aboyer, ses aboiements ne changeront pas la condition d’inéligibilité de wattra. Qui plus est, les aboiements de bictogo et compagnie en défense de wattra ne sauraient effacer le fait que les victimes des déchets toxiques dont bictogo a détourné les milliards de dédommagement réclament toujours leur argent. Que bictogo arrête de jaspiner et conserve son énergie pour répondre aux interrogations des victimes des déchets toxiques.

Quant à wattra, il est inéligible, et les prochaines élections présidentielles  ivoiriennes, lorsqu’elles auront lieu, se feront sans lui. Pour le moment, tous ceux qui ont une once de bon sens savent très bien qu’il n’y aura pas d’élections en octobre 2015. Les menaces de wattra n’y changeront rien.

Articles sur bictogo:

https://frindethie.wordpress.com/2015/04/20/adama-bictogo-ou-le-symptome-dune-degenerescence-morale-pernicieuse-au-sein-de-la-rattrapocratie-m-frindethie/

https://frindethie.wordpress.com/2014/03/14/cote-divoire-gestion-familiale-tribale-et-corruption-le-clan-des-ouattara-pille-le-pays/

https://frindethie.wordpress.com/2013/11/15/ou-est-donc-passee-la-pluie-de-milliards-le-tresor-ivoirien-a-la-recherche-de-91-milliards-fcfa-par-emprunt-obligataire-avec-6-3-dinteret/

Obama Gives Nigerian President Buhari Names Of Oil Thieves, Goodluck Jonathan Administration Accused Of Corruption, Morgan Winsor

U.S. President Barack Obama meets with Nigerian President Muhammadu Buhari in the Oval Office of the White House in Washington, DC, on July 20, 2015.   SAUL LOEB/AFP/Getty Images

U.S. President Barack Obama meets with Nigerian President Muhammadu Buhari in the Oval Office of the White House in Washington, DC, on July 20, 2015. SAUL LOEB/AFP/Getty Images

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The U.S. government allegedly gave Nigeria’s President Muhammadu Buhari the names of Nigerian oil thieves who have been stealing and illegally stockpiling the West African nation’s oil. U.S. President Barack Obama’s administration provided Buhari with the names last week when the Nigerian leader was visiting the White House, according to a Nigerian newspaper that cited presidential sources.

A member of the Nigerian president’s entourage told the Punch that Buhari was shocked by the names, and it could prompt him to probe the administration of former Nigerian President Goodluck Jonathan, who was widely accused of corruption. “I can tell you that the president already has the list of names of the people engaging in the stealing of Nigeria’s oil. The list, when released by the president, will shock Nigerians,” the source, who reportedly spoke on condition of anonymity, told the newspaper on Tuesday.

The Nigerian leader, who took office on May 29, has vowed to clean up corruption from previous administrations and to hold perpetrators fully accountable. Last week, Buhari said about 250,000 barrels of crude oil are stolen each day in Nigeria, Africa’s largest oil producer, and that some former ministers sold as much as 1 million barrels per day. He had asked Obama to help locate and return $150 billion believed to have been stolen by corrupt government officials, according to Bloomberg. The two leaders met at the White House in Washington last week for talks on Nigeria’s economy, corruption and Islamist militant group Boko Haram, among other topics.

“The amount involved is mind-boggling,” Buhari said of the oil scandal on July 21, according to a statement from his office. “A lot of damage has been done to the integrity of Nigeria with individuals and institutions already compromised.”

Jonathan conceded power to Buhari immediately after losing the March presidential election, marking the first time an incumbent didn’t declare victory in Nigeria. But some members of Jonathan’s administration were slow to provide handover notes to Buhari’s incoming government, making the transfer of power less smooth.

Jonathan’s political faction, the once-ruling Peoples Democratic Party, said it supports Buhari’s commitment to fight corruption but that due process must follow.

“The PDP supports the decision of the federal government to fight corruption in our country. However, we make bold to state that it should not be disguised to victimize innocent citizens. Democracy has come to stay in Nigeria and no citizen, irrespective of political, religious or ethnic affiliation should be denied access to due process and the rule of law in the process,” PDP spokesman Olisa Metuh said in a statement on Tuesday. “Furthermore, we make bold to state that he who comes to equity must come with clean hands.”

Source: http://www.ibtimes.com/obama-gives-nigerian-president-buhari-names-oil-thieves-goodluck-jonathan-2029472

Morceaux choisis de la leçon d’Obama à son ami l’autocrate dramane wattra et aux autres dictateurs africains

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Le progrès de l’Afrique dépendra également de la démocratie. Les Africains, comme tous les peuples dans le monde, aspirent à la dignité de disposer d’eux-mêmes. Nous savons tous que les ingrédients de la démocratie réelle sont des élections libres et justes, la liberté d’expression et de la presse, la liberté de se rassembler. Ces droits sont universels. Ils sont inscrits dans les constitutions africaines. La Charte africaine des droits de l’homme stipule que toute personne a droit au respect de la dignité inhérente à la personne humaine. De la Sierra Leone au Ghana, en passant par le Bénin, le Botswana, la Namibie, et l’Afrique du Sud, la démocratie a pris racine. Au Nigéria, plus de 28 millions d’électeurs ont voté courageusement et le pouvoir a changé de main comme il se doit – dans le calme.

Et pourtant, en ce moment même, ces mêmes libertés sont refusées à de nombreux Africains. La démocratie, il faut le dire, ne se résume pas seulement en des élections officielles. Lorsque des journalistes sont mis derrière les barreaux dans l’exercice de leur travail, lorsque des militants de l’opposition sont menacés, lorsque les gouvernements frappent la société civile, ce que vous avez, c’est une démocratie de façade, mais vide de substance réelle

Aucune nation ne peut réaliser pleinement les promesses de l’indépendance à moins de protéger pleinement les droits de ses citoyens.

La Constitution est la Constitution. Il faut la respecter. Nul n’est au-dessus de la Constitution. Même pas le président de la République.

J’ai l’extraordinaire privilège de servir mon pays comme président des États-Unis. Je ne peux pas imaginer un plus grand honneur ni un travail plus intéressant que celui-là. J’aime mon travail. Mais selon notre Constitution, je ne peux plus me présenter aux élections présidentielles. Je crois en fait que je suis un très bon président – Je pense que si je me présentais je pourrais gagner. Mais je ne peux plus me présenter. C’est la Constitution. Il faut la respecter.

La Constitution est la Constitution. Il faut la respecter. Nul n’est au-dessus de la Constitution. Même pas le président de la République.

Et je vais être honnête avec vous – je suis impatient de retourner à la vie de citoyen ordinaire. Cela signifie que je pourrai aller me promener seul, sans toute ma sécurité. Je pourrai passer plus de temps avec ma famille. Je trouverai d’autres moyens de servir mon pays. Je pourrai même visiter plus souvent l’Afrique. Je ne comprends pas pourquoi les gens s’entêtent à s’éterniser au pouvoir. Surtout quand ils ont eu l’occasion d’amasser autant d’argent.

Nigéria – corruption: un ministre de Jonathan a volé 6 Milliards de dollars US des coffres du Nigéria selon des officiels américains

Badluck-NigeriaLe gouverneur de l’Etat d’Edo (Nigéria) M. Adams Oshiomhole, qui faisait partie de la délégation officielle du président nigérian Muhammadu Buhari à Washington, a confié à un journaliste de l’agence de presse BBC qu’un ancien ministre de son pays, membre du gouvernement déchu de Jonathan Goodluck, a détourné la faramineuse somme de 6 milliards de dollars américains des coffres publics du Nigéria.

Cette révélation a été faite au Président Buhari par des officiels américains, qui caractérisent le vol de séismique.

Au cours de sa visite dans la capitale américaine, le président nigérian a demandé la coopération des Etats-Unis dans sa tentative de recouvrer 150 milliards de dollars US volés aux Nigérians par les membres du gouvernement de Goodluck Jonathan.

Cette divulgation des officiels américains est un premier pas vers la traque des milliards détournés.

 Une chose est sure : l’Amérique connaissait pertinemment bien les malversations du gouvernement de Jonathan, autant qu’elle connait celles du gouvernement des rattrapés de dramane. Aujourd’hui, Jonathan n’est plus aussi utile qu’il l’était aux Américains il y a quelques mois. On peut donc aisément sortir ses dossiers sales sous prétexte de lutter contre la corruption en Afrique.

En d’autres termes, cela devrait servir de leçon à nos voleurs en boubous : Il n’y a pas de paradis fiscaux !

Former Nigerian minister ‘stole $6bn of public money’

Buhari

A former government minister in Nigeria stole $6bn (£3.8bn) of public money, a state governor has alleged.

Adams Oshiomhole said US officials informed President Muhammadu Buhari of the alleged theft during his visit to Washington last month.

Mr Buhari took office in May, ending the rule of the People’s Democratic Party (PDP).

The PDP has repeatedly denied allegations of widespread corruption during its 16-year rule.

Mr Oshiomhole, who accompanied Mr Buhari to Washington, did not name the minister who allegedly stole the money.

During his visit to the US, Mr Buhari said he had asked the US to help recover $150bn « stolen in the past decade and held in foreign bank accounts ».

US officials described the theft during the PDP’s rule as « earth-quaking », Mr Oshiomhole, the Edo State governor, told journalists in the Nigerian capital, Abuja.

The PDP said Mr Buhari’s visit to Washington was a failure, in particular for failing to obtain « any sort of tangible gain for the fight against terrorism ».

Mr Buhari, a former military ruler, was invited to Washington shortly after becoming the first opposition candidate to win a national election in March.

He succeeded President Goodluck Jonathan.

Nigeria is Africa’s biggest oil producer, but the majority of its citizens live in poverty. Its oil sector has often been hit by allegations of corruption.

Source: http://www.bbc.com/news/world-africa-33689115

Le silence Coupable de Wodié, M. Frindethie

WodiéFrancis Wodié a déjà trahi une fois la Constitution ivoirienne en cautionnant le coup d’Etat constitutionnel de Dramane Ouattara en 2011. Il la trahit une deuxième fois en 2015 en rendant le tablier de la présidence du Conseil Constitutionnel sans dénoncer publiquement les abus constitutionnels que concocte Dramane en vue des élections de 2015.

Wodié ne peut pas, de par le rôle qu’il a occupé au sein de cette haute institution, démissionner dans le silence, en suggérant que le CC n’est ni indépendant ni impartial, mais sans élaborer sur les origines des tares de l’institution ni proposer des solutions pour la restaurer.

Si en 2015 des Ivoiriens s’opposant à des tripatouillages de la Constitution par Dramane tombaient sous les balles de l’armée ethnocide de Dramane, alors Wodié, pour n’avoir pas tiré la sonnette d’alarme aujourd’hui, devra porter la responsabilité de leur mort.

Aujourd’hui, Wodié gagnerait à se racheter de sa déloyauté constitutionnelle de 2011 en épargnant aux Ivoiriens un nouveau bain de sang : Wodié gagnerait à parler ici et maintenant du cancer qui gangrène le Conseil Constitutionnel sous le régime des génocidaires, afin que les tricheurs soient dès maintenant démasqués et purgés du système, et que les prochaines élections présidentielles se passent dans le cadre vrai de la Constitution.

Le délabrement des communes ivoiriennes est le reflet du délabrement moral des gouvernants

degueulasse!Les villes de Côte d’Ivoire sont sales ! Il n’y a pas de quoi s’étonner ; car elles ne sont que le reflet de la décrépitude spirituelle et de la saleté morale de ceux qui les gèrent.

De tous les temps, l’une des préoccupations premières des sociétés humaines, après celle de se nourrir, fut d’évacuer ses déchets, de les tenir loin de ses lieux d’habitation. Même chez certains animaux, la gestion des déchets est préoccupation quotidienne : Ainsi, le chat refuse d’exposer en spectacle ses excréments : Il enterre ses déchets ; le rat des champs refuse d’élever ses petits dans ses déjections : Il les évacue dans une section particulière de son terrier.

Dans de nombreuses communes de Côte d’Ivoire, cependant, des gouvernants ont choisi de travailler, de manger, de dormir, de marcher, de faire la fête, de jouer, de prier, et de baiser dans leurs propres déchets. Sans gêne aucune !

Surprenant ? Non ! C’est tout simplement qu’en dessous de leurs trois-pièces et de leurs pagnes wax derniers cris, ces hommes et ces femmes qui sont à la tête de ces communes dégoûtantes ne sont en définitive que des cervelles putréfiées, des âmes plus sales que des bestiaux, et qui n’ont pas encore compris qu’il y a une place pour les déchets et une autre pour l’habitat.

Sinon, comment peut-on prétendre gérer une commune, un Etat, sans avoir réussi à répondre à la question primordiale qui préoccupe même la gente animale : celle de savoir comment gérer ses rejets afin de vivre une vie humainement décente ? Surtout lorsqu’on fait payer aux populations des taxes et des prélèvements présumés améliorer leur quotidien ?

Comprendre les origines de la crise ivoirienne, M. Frindéthié (première partie)

crise

Crises et possibilités: la mondialisation à la française

Le général Charles de Gaulle, ce président aimé des Français, figure emblématique de la résistance et de la morale française, a formulé une pensée dont l’hideuse véracité n’a d’égale que l’ardeur avec laquelle la France l’a pratiquée à travers toute son histoire. « La France n’a pas d’ami ; elle n’a que des intérêts ». Cet idéal  gaulliste de désinformation philosophique, d’étranglement économique, de persécution militaire et de déstabilisation politique, qui a immensément enrichi la France au détriment de ses anciennes colonies, est aujourd’hui combattu par certains pays francophones. Il ne serait pas excessif d’affirmer qu’en ce nouveau millénaire, la résistance la plus farouche que connaît l’hégémonie française en Afrique est celle qui a lieu en Côte d’Ivoire depuis 2002, et que le cinéaste ivoirien Sidiki Bakaba a documentée dans son film La victoire aux mains nues. C’est une mobilisation des patriotes ivoiriens contre le néocolonialisme français déguisé sous les accoutrements de la mondialisation. L’objectif de la résistance ivoirienne est d’exposer et de tuer dans l’œuf la politique de génocide économique et politique de la France, qui, par un artifice séditieux perfectionné au cours des ans en Afrique, allume des feux multiples, les active, afin de s’inviter ensuite comme pompier par la manipulation des Nations Unies et des institutions financières internationales.

 La logique de l’intervention française en Afrique

Quel que soit le regard que l’on pose sur les interventions françaises en Afrique, l’on se rend compte que celles-ci n’ont jamais été motivées par un élan philanthropique. Les intrusions françaises en Afrique ont toujours été gouvernées par une logique du gain maximum par l’effort minimum. Historiquement, la France n’a jamais gagné de guerre. En fait la France a même perdu les guerres qu’elle a déclarées avec assurance à ses voisins. Et toutes les fois que la France se faisait humilier, c’était vers l’Afrique et les Caraïbes qu’elle se tournait, armée de projets destructeurs, pour restaurer son orgueil meurtri et renflouer son économie en désarroi. Afin d’appréhender la politique française en Côte d’Ivoire aujourd’hui, il convient de comprendre la politique de mondialisation à la française, cette exception française, qui prescrit la déstabilisation en Afrique comme remède à toute calamité politique et économique en Hexagone.

                En 1871, au soir de la guerre franco-allemande, une guerre que la France, certaine de sa victoire, avait déclarée au royaume de Prusse, la  France n’était plus qu’un pays physiquement diminué, moralement brisé, et financièrement asphyxié. L’alliance allemande avait donné une bonne raclée militaire à la France, lui avait arraché ses territoire d’Alsace et de Lorraine, et lui avait présenté une facture de réparation équivalente à un milliard de dollars de nos jours, que la France était sommée de payer dans un délai de trois mois. En dépit de ses réserves épuisées, la France ne perdit pas de temps pour payer à l’Allemagne cette facture honteuse, passant le plus clair de son temps à ruminer sa défaite et son humiliation. La promptitude avec laquelle la France a payé sa dette à l’Allemagne ne serait qu’une occurrence bien banale si, presque 50 ans auparavant, cette même France n’était allée en guerre contre un pays africain, l’Algérie, qui lui demandait de s’acquitter d’une dette restée trop longtemps due.

                En effet, les conséquences immédiates de la Révolution française de 1789 étaient catastrophiques. Au lendemain de la Révolution, les méthodes agricoles en France étaient demeurées archaïques, et, contrairement aux agriculteurs britanniques, les fermiers français n’arrivaient pas à développer des exploitations adéquates pour approvisionner les marchés locaux. Les prix des produits de première consommation étaient hors de portée pour la majorité des Français. Le pain, la nourriture quintessentielle des Français, se fit rare. La famine s’installa. Pire encore, en Italie et en Espagne, l’armée affamée de Napoléon grognait et menaçait de se révolter. Aussi, la France se tourna-t-elle vers deux maisons commerciales algériennes Bacri et Busnach, afin qu’elles lui prêtent de l’argent et des grains pour pallier sa catastrophe économique et sociale. Cependant, Bacri et Busnach devaient, eux aussi, de l’argent au souverain algérien, le Dey Kodja Hussein, qu’ils espéraient rembourser dès que la France leur aurait payé sa dette. En 1815, à la fin de la guerre perdue de Napoléon, la dette de la France envers l’Algérie s’élevait à 18 millions de francs, que Bacri et Busnach implorèrent le Dey Hussein de les aider à recouvrer. En 1827, au cours d’une conversation qu’il avait à ce propos avec M. Pierre Deval, le consul français en Algérie, le Dey fut excédé par l’insolence de celui-ci à son égard, et le souffla de son chasse-mouche. Le roi Charles X, qui n’était d’ailleurs pas disposé à régler la dette de la France, saisit cette belle occasion pour s’élever contre un geste qu’il interpréta comme un manque de respect à la couronne française. Et, malgré les explications du Dey Hussein, qu’il n’avait fait que répondre à une insolence personnelle faite à lui par M. Deval, 600 navires français débarquèrent 37.000 soldats en Algérie le 14 juin 1830, qui s’adonnèrent à des actes de vandalisme, de viols, de meurtres et d’exécutions sommaires. Le 5 juillet de la même année, le Dey fut destitué. Dès février 1831, l’Algérie devint une colonie française de peuplement. Les autorités françaises y invitèrent donc 4500 colons français à exploiter les terres fertiles des côtes algériennes. Cependant, l’occupation française de l’Algérie ne fut pas sans heurts. L’Algérie opposa à la France une résistance farouche, qui, en 1962, tendit à l’Hexagone l’une de ses défaites les plus humiliantes. L’Allemagne de 1870 n’était pas l’Algérie de 1830. C’est pourquoi la France paya rapidement sa dette à l’Allemagne et passa les années qui suivirent à ruminer sa revanche . . . ailleurs qu’en Europe. De nombreux ingénieurs sociaux en France suggérèrent que la France devrait penser à redorer son blason en se construisant un empire d’outre-mer, qui étendrait sa civilisation, ses idéaux et sa gloire chez les « races inférieures ».

                La France, il convient de le noter, avait été présente en Afrique depuis 1642 et avait participé au commerce triangulaire qui vendit plus de 28 millions de Noirs aux Amériques entre 1650 et 1800. En ce temps-là, les objectifs de l’Hexagone en Afrique étaient ouvertement pécuniaires, et personne ne parlait d’étendre aux races supposées inférieures la civilisation d’une prétendue race supérieure. Dès années 1804, cependant, un vent abolitionniste, initié par le Danemark, se mit à souffler sur l’Europe et l’Amérique. En 1848, la France abolit aussi la pratique officielle de l’esclavage. Parmi les personnes qui s’étaient opposées à l’esclavage, l’on notait aussi Olaudah Equiano, un ancien esclave, lui-même propriétaire d’esclaves, qui avait compris que la bonne foi seule ne pouvait pas arrêter la pratique de l’esclavage. Il fallait proposer aux esclavagistes une alternative économique. Aussi, Equiano suggéra-t-il aux esclavagistes que la pratique de l’esclavage les avait détournés des vraies richesses de l’Afrique ; qu’il y avait plus à gagner à exploiter les matières premières africaines et à transformer les Africains en civilisés consommateurs de produits manufacturés européens et  américains qu’à les maintenir en esclavage. La paire sémantique était ainsi lancée : commerce et civilisation. Suivant donc les conseils d’Equiano, les pays européens s’engagèrent à mondialiser autrement, se lançant dans une course effrénée vers les matières premières africaines. L’ivoire, l’or, le bois, le café, le cacao, le caoutchouc, l’huile de palme, les noix, les fruits tropicaux, et non plus les esclaves—bien que certains renégats continuèrent le commerce des esclaves 70 ans au-delà de l’abolition officielle de l’esclavage par les Danois en 1792—devinrent les nouvelles marchandises du commerce intercontinental. Vers la fin des années 1800, l’Afrique grouillait tellement de chercheurs de fortune que les conflits entre Européens devinrent monnaie courante. Afin de mieux réguler le commerce africain et d’éviter que n’éclate une guerre intereuropéenne, les puissances européennes tinrent une conférence à Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885, sous la présidence du chancelier allemand Otto Von Bismarck. La conférence de Berlin qui fut présentée au monde comme un colloque pour discuter de questions relatives à l’humanité, la paix, la civilisation et le bien-être des populations africaines, était en fait une réunion des grandes puissances occidentales pour se partager l’Afrique. La conférence de Berlin résolut la question des conflits en stipulant que toute nation européenne qui la première préviendrait les autres nations de son occupation d’un territoire africain serait officiellement reconnue comme propriétaire de ce territoire. Ayant donc défini les règles du jeu, les nations européennes se ruèrent sur le gâteau Afrique pour en mordre le plus gros morceau possible.

                Cependant, toujours hantée du spectre de sa défaite cuisante de 1870, la France hésitait à se lancer dans un autre aventure internationale. Par ailleurs, les colonies algériennes n’avaient pas généré les gains escomptés comme l’avaient fait l’Inde pour la Grande Bretagne, et de nombreux politiciens français disaient ouvertement qu’ils préféraient servir à leurs électorats un bon pot au feu plutôt que le pain rassis auquel ils eurent droit pendant le siège allemand de Paris. D’autre part, cependant, les plaies de l’humiliation infligée par les Allemands devaient se cicatriser. Il était nécessaire que la France brillât de nouveau en Europe et sur l’échiquier mondial. Cinq mois après la conférence de Berlin, se tint à l’Assemblée Nationale française un débat entre les opposants et les partisans de l’expansion coloniale. Les deux protagonistes mémorables de ce débat étaient Jules Ferry et Georges Clémenceau. Le 28 juillet 1885, cinq mois après s’être fait destituer de son poste de premier ministre pour avoir lamentablement perdu la guerre sino-française, Jules Ferry prenait la parole à l’Assemblée en faveur du colonialisme.

                Pour Ferry, la France gagnerait à se construire un empire d’outre-mer pour trois raisons principales : économiquement, la France devait se trouver de nouveaux marchés en dehors de l’Europe et des Etats-Unis, précisément à un moment où l’Amérique et l’Allemagne se faisaient de plus en plus protectionnistes en même temps qu’elles inondaient les marchés européens de produits agricoles et industriels bon marché. Dans leur élan d’enthousiasme, des économistes comme Leroy-Beaulieu, estimaient que la France s’enrichirait autant de ses colonies que la Grande Bretagne s’est enrichie des siennes. D’un point de vue humanitaire, arguait Ferry, en tant que membre de la « race supérieure », la France avait le devoir divin de civiliser les « races inférieures », de les parfaire, en leur apportant sa moralité supérieure. Finalement, d’un point de vue politique et patriotique, la France devait s’assurer une place honorable dans le monde en posant des actes de grandeur. A l’instar de toutes les grandes nations, la France devait exporter son drapeau, sa langue, sa civilisation et son génie dans toutes les contrées du monde. Répondant à Ferry, Clemenceau s’insurgea contre la dichotomie race supérieure/race inférieure. Cette distinction avait été aussi faite par les scientifiques allemands lors de la guerre franco-allemande, qui avaient maintenu que les Allemands battraient les Français parce qu’ils leur étaient ontologiquement supérieurs. Pour Clémenceau, il fallait se garder de répéter cet axiome allemand, qui servait de prétexte aux sociétés scientifiquement et militairement avancées pour déguiser la violence sous l’appellation charmante de civilisation. Les excuses de devoir et de droit divins de civiliser n’étaient, selon Clémenceau, rien de plus qu’un droit à la brutalité. Clémenceau conclut que justifier la colonisation par la civilisation revenait à adjoindre l’hypocrisie à la violence. En tout état de cause le début des années 1890 vit se développer des groupes de pressions pour le colonialisme, tels que Comité de l’Afrique française, le Comité de l’Égypte, le Comité de l’Asie française, ou le Comité de Madagascar, tous derrière le parti colonial, et qui revendiquaient que soit redoré le blason de la France dans le monde. Dès 1890, un consensus colonial fut établi en France, qui entendait moins vendre une entreprise africaine à des hommes d’affaires qu’un empire africain à l’Etat, et qui recommandait plus la voie de l’occupation forcée des territoires africains que celle de signature de traités avec les chefs locaux.

                Contre toute appréhension, la mondialisation martiale de l’Afrique subsaharienne par la France s’avéra bien fructueuse. Quand la poussière de la ruée vers l’Afrique se fut enfin tassée, le continent était parcellé en 50 territoires répartis entre les puissances européennes. La France, l’Allemagne, la Grande Bretagne et le Portugal s’offrirent les plus gros morceaux. La France se saisit d’un grand territoire comprenant la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Benin, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Togo, le Gabon, la république démocratique du Congo, la Centrafrique, le Cameroun, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, les iles Maurice, la Réunion, les Seychelles, Madagascar, les Comores, et Mayotte ; des territoires qui n’avaient pas tous le même statut et étaient, selon leur statut, régis par des lois différentes. Les territoires des Caraïbes étaient principalement des colonies d’esclaves. En Afrique subsaharienne, ces territoires constituaient des colonies d’exploitation dont la France tirait le maximum de profit des matières premières générées. La Tunisie était un protectorat avec un souverain local, le Bey ; et l’Algérie était une colonie de peuplement avec un Dey. Quel que soit le statut de ces diverses colonies, leurs populations locales devaient se soumettre à la juridiction d’un consul ou d’un gouverneur nommé par la France. L’injustice française révolta les populations locales qui combattirent l’envahisseur jusqu’à l’obtention de leurs indépendances politique au début des années 1960.

                Cependant, l’impulsion hexagonale pour le gain était si impérative que la France devisa des schémas biaisés de « coopération » pour rester le spéculateur privilégié des nouvelles nations indépendantes de l’Afrique francophone. Dans le système colonial, dans un emportement protectionniste, la France avait décidé d’imposer des tarifs élevés aux produits coloniaux qui entaient en métropole ; une décision qui appauvrissait les colonies tout en enrichissant la France. Cependant, dans les années 1930, la grande récession obligea la France, pour sa survie économique, à transformer les colonies en des marchés de consommation pour la vente de produits manufacturés français. La France relâcha donc un peu son système tarifaire, permettant ainsi aux colonisés de vendre facilement leurs produits sur les marchés français, de gagner de l’argent pour acheter des produits français et pour aussi payer des intérêts sur leurs dettes. Mais en même temps, afin d’éviter la compétition des autres puissances, la France imposa des quotas sur certains produits étrangers entrant en France et dans les colonies françaises. La France interdit aussi à ses colonies d’exporter certains produits chez ses compétiteurs, les forçant ainsi à n’acheter qu’à l’Hexagone des produits qui étaient pourtant disponibles dans les colonies. En plus de ces mesures protectionnistes déjà excessives, la France imposa des taxes sur les produits des colonies non françaises entrant en France. Ces taxes allaient de 11% pour la banane à 110% pour le cacao, en passant par 34% pour l’arachide, les graines de palmier et 91% pour le café. Bien que certains observateurs aient voulu attribuer à ce système économique préférentiel la résistance de l’Afrique francophone à la crise économique des années 1930, et le miracle économique de la Côte d’Ivoire des années 1980, il n’en est rien. En fait, l’économie de marché qu’a générée ce système colonial a pourvu les colonies françaises de capitaux qu’elles ont été obligées de retourner à la France au centuple. En outre, cette économie de marché que la France s’activa à maintenir dans ses anciennes colonies longtemps après leurs indépendances fut la source de nombreux chocs économiques ; elle plaça les pays francophones à la merci des spéculateurs internationaux.

                Le système préférentiel établi unilatéralement par la France, et plus tard avec la collaboration de la Communauté Européenne (qui deviendra plus tard la Communauté économique européenne), entendait en réalité, maximiser les profits de la France en jugulant ses pertes dans les colonies. Déjà en 1959, le système commercial français forçait les colonies africaines de la France à consommer 28,2% des exportations françaises, alors que les exportations de ces colonies vers la France ne constituaient que 20% des produits exportés en France. Ces chiffres sont passés 7,8% contre 5,9%. Les différentes conventions (Lomé, Yaoundé, Lomé 2) renforçant la « coopération » entre la France et ses anciennes colonies, et qui inclurent plus tard les pays anglophones et les pays ACP, ne créèrent pas de vraies conditions de développement dans les pays non européens. En fait, la France manœuvra pour exclure les anciennes colonies asiatiques des ACP, sous prétexte qu’elles pourraient être des concurrentes dangereuses en ce qui concerne un certain nombre de produits, et le petit état de l’île Maurice fut exclu par la France pour être un compétiteur sérieux en produits textiles. Les états de la C.E., et la France particulièrement, ne firent aucun effort pour développer l’activité de production en Afrique. Pour la C.E., l’Afrique devait demeurer éternellement le fournisseur de matières premières de l’Europe. Vers la fin des années 1980, le Consensus de Washington, avec son long menu de dépolitisation unilatérale de l’Etat, hostile à l’investissement de l’Etat dans le secteur social, dans la création de l’emploi, dans la protection de l’environnement, dans l’éducation, dans la santé et dans la réduction de la pauvreté, donna à la France la bénédiction officielle des institutions de Bretton Woods afin qu’elle continue son exploitation de l’Afrique.

                La mondialisation économique, telle que conçue par le Consensus de Washington, présuppose une violence internationale. Elle assume, parfois sur le fondement d’un sixième sens bureaucratique et sur aucune base scientifique, qu’afin d’améliorer le sort de leurs populations, les pays du Tiers Monde doivent adapter leurs économies aux conditions dictées par les multinationales européennes et américaines en libéralisant leurs marchés. Le résultat de cet exercice philosophico-économique est que, comme cela fut le cas pendant la colonisation, les crises économiques sont déplacées des pays du nord vers les pays du sud.

L’insistance de la Banque mondiale et du Fonds que les pays en développement ouvrent leurs économies aux investissements directs étrangers a favorisé la recolonisation des pays qui cinquante ans plus tôt avaient lutté pour leurs indépendances. Dans la plupart des cas, la mondialisation a réussi à installer l’impérialisme euro-américain en permettant aux capitalistes des pays industrialisés de devenir les nouveaux propriétaires de compagnies d’Etat (eau, électricité, communication) des pays en développement. Ce plan fonctionne parfaitement lorsque l’état impérial ‘achète’ les banques et les spéculateurs et exerce des pressions sur les états pour  ouvrir les marchés, et envoie des expéditions mercenaires et militaires pour réprimer toute résistance.

Dans ce grand design de recolonisation déguisée en mondialisation, toute opposition est impitoyablement réprimée par une variété de méthodes coercitives : Pour les pays en développement dont les gouvernants, s’opposant à l’exploitation occidentale, mènent une politique populiste et préconisent le contrôle des ressources nationales et qui, attentifs aux besoins de leurs peuples, refusent la corruption et le style de vie promis par les pays industrialisés, les tireurs à gage économiques possèdent tout un menu de dissuasion : la subversion du processus politique, le corruption des administrateurs, des officiers de l’armée, des médias, des syndicats, des universitaires, l’incitation à la guerre ethnique et religieuse ; un menu tiré tout droit du guide de la colonisation, et qu’illustrent les cas du Congo, d’Haïti et de la Côte d’Ivoire, ces pays qui ont osé s’opposer à la coalition tripartite des pays du nord, des Nations Unies et des institutions financières internationales.

                En Côte d’Ivoire, cette conspiration tripartite fonctionne grâce à un ancien fonctionnaire du Fonds, Alassane Dramane Ouattara, dans ses oripeaux de collaborateur, et à ses associations avec le gouvernement français et les multinationales françaises, qui mettront en place une nouvelle marque de mondialisation que nous baptiserons ici la mondialisation à la française.

La Côte d’Ivoire : de la prospérité économique à l’austérité

                Les années 1970 étaient une période de prospérité pour la Côte d’Ivoire. La hausse des prix du café et du cacao sur le marché mondial avait positionné la Côte d’Ivoire comme la première puissance économique de l’Afrique de l’ouest dont les signes de croissance étaient visibles dans tous les secteurs. Les observateurs n’hésitaient pas à comparer le miracle ivoirien au miracle japonais –nous nous souvenons encore que notre sujet de géographie au baccalauréat était ainsi libellé : « comparez le miracle ivoirien au miracle japonais ». Cette comparaison n’était nullement pas exagérée. Le taux de croissance ivoirien était le deuxième du monde après celui du Japon. Cependant le boom économique ivoirien dépendait énormément de capitaux étrangers, étant donné qu’il était amarré aux caprices des spéculateurs internationaux qui décidaient du prix des matières premières. Dans sa volonté de diversifier l’économie et de lancer des programmes de développement, la Côte d’Ivoire emprunta de l’extérieur des capitaux qu’elle manqua souvent de gérer avec sagesse. En outre, la chute des prix du café et du cacao du début des années 80 amplifia la dette extérieure du pays ; ce qui emmena le président Houphouët à se tourner vers la Banque mondiale et le Fonds monétaire pour des prêts de stabilisation de l’économie de son pays.

                La période s’étendant des années 80 aux années 90 fut un temps économiquement mouvementé. L’exploitation de nouveaux gisements de pétrole offshore aida le pays à parer à certaines difficultés économiques. Cependant, l’incertitude économique persistait toujours et des rumeurs de compression des fonctionnaires mirent des manifestants dans la rue pour protester contre le contrôle absolu du pouvoir par le parti unique (le PDCI-RDA). Afin de sauver son pouvoir, Houphouët se plia aux exigences de ses créanciers (principalement la Banque et le Fonds) et nomma un économiste du FMI, Alassane Ouattara, en avril 1990 comme président du Comité Interministériel de Coordination du Programme de Stabilisation et de Relance Economique, un comité chargé de trouver des solution à la crise économique—mais entendez plutôt un comité chargé de trouver des moyens des rembourser à la Banque et au FMI ce que lui devait la Côte d’Ivoire, en dépit de la crise. 5 mois plus tard, un président Houphouët agonisant nommait Alassane Dramane Ouattara premier ministre de Côte d’Ivoire. Ce qui se passa à partir d’avril 1990 est une série d’événements dignes d’un roman.

Dominique Nouvian Folleroux : femme fatale

                Le fait d’être proche du président Houphouët permit aussi à Ouattara d’être très proche de Mlle Nouvian Folleroux, la femme qui devint plus tard son épouse et son associée la plus écoutée dans l’intrigue rocambolesque qui se tissa au détriment du peuple ivoirien. Les circonstances dans lesquelles Dominique fut introduite à l’épicentre du pouvoir ivoirien demeurent encore floues. Ce qui est clair, cependant, c’est qu’elle devint la maîtresse officielle du président Houphouët et la gestionnaire exclusive de son immense domaine personnel et d’une grande partie du patrimoine ivoirien. Son nouveau titre donna à Mlle. Folleroux d’immenses pouvoirs financiers, alors même que déclinaient la sante et la popularité du président Houphouët en Côte d’Ivoire. En effet, au début des années 1990, le président Houphouët fut confronté à une opposition politique farouche, qui l’obligea, pour la première fois, à desserrer son contrôle du pouvoir. Sous la pression des institutions de Bretton Woods, le président Houphouët nomma Ouattara premier ministre, légalisa les partis d’opposition et promis des élections législatives ouvertes à toutes les tendances. Les élections présidentielles d’Octobre confirmèrent la force des partis d’opposition, et principalement l’influence du parti du plus grand opposant d’Houphouët, le Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo. Les observateurs internationaux estimèrent à 30% les votes pour Gbagbo (seulement 18,3% contre 81% pour Houphouët selon les chiffres officiels). Le 26 novembre 1990, 18 partis d’opposition se présentèrent aux législatives contre le PDCI d’Houphouët. Le parti d’Houphouët retint 163 des 175 sièges parlementaires. Une histoire s’écrivait : le pouvoir du PDCI n’était plus absolu. Houphouët, le Vieux comme l’on l’appelait affectueusement, était désormais un homme physiquement et politiquement diminué.

                Qu’à cela ne tienne, les affaires de Mlle. Nouvian Folleroux, quant à elles, marchaient à merveille : Elle sépara le président Houphouët de quelques uns de ses domaines français pour un montant de 19 millions d’euros, une transaction qui, bien que trouble, lui ouvrit les portes du business international. Elle acquit les salons Desanges aux Etats-Unis. L’Agence Internationale de la Commercialisation Immobilière qu’elle s’offrit grâce à sa nouvelle fortune lui attirait de gros clients dont Martin Bouygues, roi du béton français, Vincent Bolloré (partenaire de Bouygues) et roi des médias français et du papier d’emballage de tabac—c’était bien Bolloré qui avait payé des vacances de félicitations à Sarkozy à l’Ile de Malte sur son luxueux yacht après les présidentielles françaises de 2006 ; c’était encore lui qui avait prêté son avion privé à M. Sarkozy pour qu’il impressionne sa nouvelle girlfriend d’alors, Carla Bruni, pour leurs vacances de décembre 2007 en Egypte—et Dominique Strauss-Khan, ex-ministre des finances de Mitterrand et président du Fonds monétaire international depuis 2007, le président Bongo du Gabon, qui lui aussi confia la gestion d’une partie de son patrimoine à la branche gabonaise d’AICI, dirigée par le frère Philippe Nouvian, le président Blaise Compaoré du Burkina Faso, et le président Kadhafi de la Lybie. Tel est le réseau que Mlle. Folleroux se tissa depuis le jour où elle atterrit dans la chambre du président Houphouët. Et cette femme-là, Dominique Nouvian Folleroux, est la femme dont Alassane Ouattara, le premier ministre d’Houphouët, s’enticha.

« Ouattara ! Ouattara! C’est notre homme! S’il ne peut le faire, alors nul autre ne peut le faire! »

                Tel semblait être le chant des institutions de Bretton Woods, créancières de la Côte d’Ivoire depuis la mort du président Houphouët en décembre 1993. Excellent élève du FMI où il travailla de 1968 à 1973 avant d’occuper divers postes à la BCEAO, Ouattara était très attentif à la politique d’ajustement structurel prônée par le FMI en Afrique, bien que cette politique ait des conséquences catastrophiques pour l’Afrique. En tant que premier ministre de Côte d’Ivoire, ses solutions pour le redressement de l’économie firent plus de mal que de bien. Comme le lui avait recommandé l’O.M.C., M. Ouattara élimina les subsides aux planteurs ivoiriens, alors que l’Amérique et l’Union Européenne subventionnaient généreusement leurs agriculteurs. Il mit à la retraite anticipée plus de 10.000 fonctionnaires ; ceux qui avaient encore la chance de conserver leur emploi virent leur salaire chuter de 40% ; M. Ouattara réduisit l’accès à l’éducation en réduisant de moitié le salaire des enseignants ; il élimina la subvention aux restaurants universitaires, le transport des bus universitaires, la couverture médicale universitaire, et il imposa aux populations des frais d’accès aux premiers soins ; il initia la dévaluation du CFA et institua la carte de résidence très controversée qui fut à la base du harcèlement des étrangers. Ces échecs, comme il fallait s’y attendre, frustrèrent les populations, qui manifestèrent leur mécontentement par des marches de protestation. M. Ouattara réprima ces marches dans le sang, la torture et la mort ; et malgré les appels répétés pour une enquête indépendante, M. Ouattara demeura inflexible. Ouattara était un bon ami des institutions financières internationales et des multinationales. Etait-il aussi un ami de la Côte d’Ivoire ? Pour la Banque mondiale et le Fonds Monétaire international, cette question-là importait peu.

                Aussi, les institutions financières insistèrent-elles davantage pour que le premier ministre eût plus d’autorité. M. Ouattara cumula donc les postes de premier ministre, ministre des finances et président par intérim pendant la longue hospitalisation du président Houphouët en Europe en 1993. Il ordonna que toutes les recettes publiques lui soient versées directement à la primature dans un compte spécial, plutôt qu’au trésor, comme cela était de coutume. Ce style de gestion atypique mélangea très vite les comptes personnels du premier ministre aux comptes de l’Etat, et des millions de dollars disparurent des caisses de l’Etat, alors que M. Ouattara, en raison de deux vols internationaux par semaine, mettaient des fortunes à l’abri dans des comptes étrangers, intégrant prématurément le club des hommes les plus riches du monde. La fortune subite de Ouattara n’émut aucun des moralisateurs de la Banque mondiale et du Fonds si prompts pourtant à sermonner les dirigeants africains sur la sainteté et la « bonne gouvernance ». Pourquoi devraient-ils s’émouvoir que Ouattara fût l’un des plus grands acteurs de la fuite des capitaux ? N’était-il pas seulement juste qu’il fût récompensé, ce bon agent du Fonds ?

                Et pourtant la fuite des capitaux dont Ouattara était l’un des principaux acteurs constituait l’une des plus grosses sources d’appauvrissement de l’Afrique. En effet, les capitaux africains maintenus légalement ou illégalement dans les banques en dehors de l’Afrique s’élèvent à 22 milliards de dollars américains. Cette somme à elle seule constitue plus de la moitié de la somme dont l’Afrique a besoin pour ses programmes de développement. Si cet argent était investi en Afrique, il constituerait 64% du stock de capitaux privés de l’Afrique. Il n’y a pas de doute que de par sa participation à la fuite de capitaux, et proportionnellement au peu de temps qu’il a passé au pouvoir (3 ans et 1 mois), Alassane Dramane Ouattara fut l’un des dirigeants qui ont le plus siphonné les richesses du continent africain.

                Pendant qu’Alassane Dramane Ouattara passait de ses fonctions de premier ministre à celles de businessman et vice versa, mélangeant ainsi ses comptes personnels à ceux de l’Etat de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Folleroux—que M. Ouattara avait alors épousée au cours d’une cérémonie officiée par le maire de Neuilly d’alors, M. Nicholas Sarkozy—sans aucune décence éthique, faisait du lobbying afin qu’il soit vendu à Bouygues et Bolloré les compagnies d’état que son cher époux privatisait (EECI, SODECI, etc.). Ce qui fut fait. Ces compagnies d’état, stratégiques pour l’indépendance de tout pays, furent cédées parfois même au coût d’1 franc symbolique. En ce temps-là, même des leaders du parti de Ouattara (le PDCI) avait crié au scandale sans rien pouvoir faire. Henri Konan Bédié qui était président de l’Assemblée Nationale s’était farouchement opposé à la libéralisation sauvage et choquante de Ouattara. La libéralisation de Ouattara fit de la Côte d’Ivoire un pays économiquement assiégé par la France : 27% des actifs des entreprises ivoiriennes appartenaient à des français. 240 filiales et plus de 600 compagnies en Côte d’Ivoire étaient détenues par des Français. Les investissements louches que permirent monsieur et madame Ouattara firent couler beaucoup d’encre et de salive (à suivre)                                         

De l’inéligibilité de dramane wattra

bictogoIl est tout de même curieux que les seules réponses que les « ingénieurs juridiques » de la rue Lepic puissent trouver à ceux qui évoquent la légitime question de l’inéligibilité de wattra aux prochaines joutes électorales soient les menaces et les invectives.

Après avoir menti sur la question de sa nationalité, triché aux élections de 2010, sabordé la Constitution ivoirienne, refusé d’assumer ses promesses de campagne, saboté la réconciliation, et érigé la Côte d’Ivoire en l’un des plus grands Etats voyous qui soient, n’est-il pas temps que dramane wattra soit soumis à un minimum de rigueur ?  wattra passera-t-il toute sa vie dans l’imposture et le mensonge ? Pourquoi faut-il toujours que wattra appose sa signature sur un document pour l’ensuite renier la minute qui suit ?

Au lieu de se lancer dans l’invective bictogo gagnerait à répondre si oui ou non, en présence du Président Gbagbo, du Président Bédié et du Président Mbéki, wattra a apposé sa signature sur le document dont la disposition principale le faisait exceptionnellement candidat pour la seule élection de 2010, après laquelle il devait, s’il était élu, demander par référendum que les Ivoiriens remanient l’orientation de l’article 35 qui le faisait inéligible.

Quel est ce « fonctionnaire international » dont la signature est toujours matière à palabres ? Quel est ce « fonctionnaire international » qui a passé sa vie dans la falsification ?

wattra est bel et bien inéligible. Rien n’a changé. L’article 35 de la Constitution ivoirienne n’a pas encore été modifié. Il ne peut l’être que par voie référendaire. Et aussi longtemps que l’article dans sa mouture présente demeure, wattra ne peut être candidat à aucune élection présidentielle en Côte d’Ivoire au-delà de 2010.

bictogo a beau aboyer, ses aboiements ne changeront pas la condition d’inéligibilité de wattra. Qui plus est, les aboiements de bictogo en défense de wattra ne sauraient effacer le fait que les victimes des déchets toxiques dont bictogo a détourné les milliards de dédommagement réclament toujours leur argent. Que bictogo arrête de jaspiner et conserve son énergie pour répondre aux interrogations des victimes des déchets toxiques.

Quant à wattra, il est inéligible, et les prochaines élections présidentielles  ivoiriennes, lorsqu’elles auront lieu, se feront sans lui.

Articles sur bictogo:

https://frindethie.wordpress.com/2015/04/20/adama-bictogo-ou-le-symptome-dune-degenerescence-morale-pernicieuse-au-sein-de-la-rattrapocratie-m-frindethie/

https://frindethie.wordpress.com/2014/03/14/cote-divoire-gestion-familiale-tribale-et-corruption-le-clan-des-ouattara-pille-le-pays/

https://frindethie.wordpress.com/2013/11/15/ou-est-donc-passee-la-pluie-de-milliards-le-tresor-ivoirien-a-la-recherche-de-91-milliards-fcfa-par-emprunt-obligataire-avec-6-3-dinteret/

Menaces terroristes d’Ansar Dine en Côte d’Ivoire : N’est-ce pas ce que souhaitait dramane ?

Islamiste« On ne veut pas que je sois président, parce que je suis Musulman et du Nord », avait déclaré dramane sur les ondes. « Et si l’on refuse que je sois président, parce que je suis Musulman et du Nord, je rallierai tous les Musulmans du monde pour rendre ce pays ingouvernable ». Aujourd’hui, après avoir rallié les Musulmans de toute la sous-région et rendu le pays ingouvernable, dramane est enfin président. Aujourd’hui, les mêmes Musulmans qui ont prêté main forte à dramane pour le faire président réclament leur dû, ce que leur avait promis dramane, c’est-à-dire, un Etat ivoirien totalement débarrassé de toutes les autres confessions religieuses et islamisé.

C’est vrai que dramane a commencé sa politique d’islamisation de la Côte d’Ivoire, qu’il a sanctionné des distributions de corans à grande échelle, cassé du non Musulman et fait fermer des églises et des temples. Cependant, pour les Islamistes qui l’ont aidé à venir au pouvoir l’islamisation de dramane n’est pas assez rapide. Et voilà que les amis d’antan accusent dramane de rouler pour l’Occident, de les avoir trahis. Et pour se venger de dramane, Ansar Dine a décidé d’étendre à la Côte d’Ivoire, sa campagne terroriste ; de rendre la Côte d’Ivoire « ingouvernable ».

Le langage et la stratégie d’Ansar Dine sont empruntés en tous points à dramane. Ce sont ses frères islamistes radicaux qui ont décidé aujourd’hui de l’exposer, de lui enlever ses oripeaux de doux agneau pour montrer au monde que sous ses airs d’enfant de chœur, dramane n’est en fait qu’un islamiste radical doublé d’un malhonnête homme d’affaires qui refuse de payer ses bras armés.

dramane a osé cracher verticalement, et les gouttes lui reviennent au visage. Le seul dommage est que dramane ait choisi de cracher verticalement dans le ciel ivoirien pour faire subir à toute la Côte d’Ivoire son affairisme macabre.

La Côte d’Ivoire à la merci de la violence d’un islamisme radical? Ahmed Bakayoko Appelle les Musulmans de Côte d’Ivoire au Jihad

Pour les élections de 2015, les génocidaires affûtent déjà les armes de la violence.

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Le RDR et la Philosophie de Boko Haram, M. Frindéthié (19 avril 2014)

boko haramCette semaine les ingénieurs sociaux du RDR se sont encore surpassés en imbécilité en osant comparer à Boko Haram le FPI – le parti du Président Gbagbo, celui-là même qui a inauguré le multipartisme et la démocratie en Côte d’Ivoire. Pourquoi faut-il toujours que les partisans du RDR barbotent dans le p’tit bain de la piscine génétique ? Le FPI et Boko Haram ? Puisque le RDR tient tant à nous inviter à l’exercice comparatif, essayons-nous donc à ce jeu.

D’abord, qu’est-ce que Boko Haram ? Sinon qu’une organisation d’Islamistes sanguinaires, hostiles à toute forme d’éducation occidentale, partisans de la pensée unique, réfractaires à l’émulation d’idées et à la contradiction, et qui rêvent d’imposer par la force brutale et sauvage leur dieu conçu comme le plus beau et le plus juste ?

Or en Côte d’Ivoire, qui a exploité la fibre Islamiste et ethniciste – « on ne veut pas que je sois président parce que je suis musulman et du Nord » – pour se hisser au pouvoir, sinon que le RDR ? Or en Côte d’Ivoire, qui donc a pourchassé des opposants politiques jusque dans les nefs des temples et des églises, dans les camps de réfugiés, dans les pays frontaliers, pour les assassiner, les déposséder, les exproprier et les substituer par des islamistes exogènes qu’on essaie, par un recensement truffé d’irrégularités, de faire passer pour les maîtres des lieux, sinon que le RDR ? Or en Côte d’Ivoire, qui ose déclarer sur les ondes que toute personne qui émettrait une quelconque critique à l’encontre de Dramane Ouattara serait en train de fleureter avec la mort, sinon que le secrétaire général du RDR, Ahmadou Soumahoro ? Or en Côte d’Ivoire, qui, à l’image des islamistes, intimide et menace des journalistes pour de simples caricatures, sinon que le RDR ? Or en Côte d’Ivoire, qui enlève et assassine des journalistes pour avoir osé rechercher la vérité, qui manufacture des accidents de route et élimine des prêtres pour avoir critiqué la dictature de Ouattara, qui a utilisé sa pléthore d’imams pour sa rébellion politico-religieuse commencée en 2002 et continue de les utiliser pour imposer et rationaliser la dictature RDR, sinon que le RDR ? En Côte d’Ivoire, quel parti politique est-il si rebelle à l’éducation, si anti-intellectuel, au point de saturer l’administration de tout ce qu’il y a de plus mentalement désuet et de plus moralement dégénératif, sinon que le RDR ?

En Côte d’Ivoire, quelle organisation sanguinaire est-elle si hostile à toute forme d’éducation des masses, partisane de la pensée unique, réfractaire à l’émulation d’idées et à la contradiction, et qui rêve d’imposer par la force brutale et sauvage son dieu (Allah-San) conçu comme le plus beau et le plus juste, sinon que le RDR ?

En Côte d’Ivoire les sectateurs de quel parti politique méritent-ils vraiment d’aller retirer leurs cartes de membres chez Boko Haram, sinon que les partisans du RDR ?

Il y a là une comparaison toute évidente que nous nous sommes jusqu’ici interdit de faire ; cependant, puisque le RDR nous invite à le dire, nous le dirons sans ambages : Le RDR de Dramane Ouattara n’est rien d’autre que Boko Haram en trois-pièces et en souliers cirés.

Lessons from the Greek Tragedy, M. Frindéthié (From our archives, Nov. 4, 2011)

If anything, the latest Greek tragedy must now expose to those who still believe in the eumeneis elenkoi (the good will, the openness) of the Bretton Woods institutions the actual blackmail that Third World countries have been suffering under the gambit of the World Bank and the IMF from the very first. The arm twisting, the moral torture, and the blackmailing exercised by Sarkozy and Merkel on Papandreou for him to accept the rotten deal that ultimately saves a small number of countries, and especially agonizing France, by mortgaging the future of the Greek people are illustrative of a sheer bit of the routine terrorization that Third World countries have been enduring in their relationship with Western countries.

While Germany and France are seeking to pass for the saviors of the Greek people in the eyes of the world, the untold story, the real tragedy, is that very little is being said about the European credit rating machinery that has conspired to keep Greece and other marginal countries indebted ad infinitum; a financial mechanism that makes it impossible for Greece to pay off its debts to the European Central bank, but rather forces Greece to defer its bereavement and to keep fueling its resources in the French and German economic systems by eternally servicing a perennial debt. Indeed, while each euro borrowed from the Central Bank by its counterparts is reimbursed at a 3% interest rate, Greece has been paying back its debt to the European Central Bank at an unreasonable 25% interest rate. This is highly rapacious and must not be rationalize by any financial rhetoric. Greece is just an appendage of France and Germany in the Euro zone. By entering the EU, Greece has shifted from being an agricultural nation to a subsidized importer of agricultural goods from Germany and France in order keep these two so-called “core” economies alive. Even garlic, which is known as an essential in Greek cuisine, hitherto abundantly available in Greece, is today being shipped into Greece from other countries, using German trucks as conveyers, keeping Germans working while Greeks are losing their jobs at a soaring rate.

Papandreou was right to seek a way out of the Euro zone. His timing was not right, though. He attempted his exit at a moment when Greece, by its own fault, but mostly by the fault of its greedy “partners” did not have enough liquidity to survive even the next three months and was therefore forced to accept the tyranny of France and Germany and the usury of their surrogate financial ally—the IMF. Were Papandreou an African prime minister attempting such an exit, jeopardizing the re-elections of such ego-filled leaders as Sarkozy and Merkel, bombs would have been dropped on his countrymen to teach him a good lesson.

(Vidéo) Un Nègre, assis sur un rocher au bord de l’Atlantique, les coudes sur les genoux, le menton dans les mains, les yeux rivés sur un hypothétique Occident qu’il imagine loin au-delà de l’horizon, s’exclame pitoyable, M. Frindéthié

http://www.youtube.com/watch?v=fuEKtX8J-R8&feature=player_detailpage

Un Nègre, assis sur un rocher au bord de l’Atlantique, les coudes sur les genoux, le menton dans les mains, les yeux rivés sur un hypothétique Occident qu’il imagine loin au-delà de l’horizon, s’exclame pitoyable : « y a-t-il quelqu’un là-bas qui m’aime ? » Ce cri, cet appel de détresse, cette incertitude, est le mode primordial d’expression du névrosé abandonnique. Et à ce supplice, répond une voix du « là-bas », qui lui fait la fausse promesse d’un salut universel. Là où l’amour était naguère interdit au Nègre, là où les portes du « paradis blanc » étaient fermées à l’égo nègre, désormais, le Nègre abasourdi se voit promettre par l’Occident la possibilité d’une « jouissance blanche », à condition que l’égo nègre abandonne à l’Occident l’objet d’échange pour un peu d’amour opalin ; à condition que l’égo nègre abandonne à l’Occident ce qu’il aurait dû garder pour l’échange commercial. Et voilà que, pour l’assurance d’une amitié lactescente, où l’amour ne présuppose aucun échange d’objet, le Nègre, désormais névrosé abandonnique, abandonne tout objet d’échange ; pire, s’abandonne lui-même, dans sa course effrénée vers l’accumulation des signata de l’autre ; l’expérience de ceux qui l’ont précédé ne lui ayant jamais rien appris.

Pour Simone Ehivet Gbagbo, Première Dame de Côte d’Ivoire

simone1Simone Ehivet Gbagbo

Bravo

Bien qu’en ce jour auguste de la femme libre

Un régisseur colonial de haine ivre

Derrière ses barreaux à t’astreindre aspire

Afin d’annihiler le combat que tu inspires

Bien frêles sont les murs de ta geôle

Que le souffle de ton serment fore

Et mille autres compagnes d’ardeur arme

Pour que s’estompent un jour les larmes

Simone Ehivet

Femme à la raison affutée

Au sourire fidèle

Au parler honnête

As-tu écho des clameurs de la rue

Tes geôliers démoralisés s’entretuent

En ce jour auguste de la femme libre

Ton ardeur dans mille cœurs vibre

Simone

Chapeau

Côte d’Ivoire: le bombardement de Bouaké en 2004, dernier secret de la Françafrique

bouakeLe 6 novembre, une cérémonie à la mémoire des neuf soldats français morts à Bouaké en 2004 aura lieu à Poitiers. Dix ans après, retour sur les faits grâce aux récentes auditions inédites de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de Gildas Le Lidec, ambassadeur de France à Abidjan au moment du drame.

C’était il y a dix ans. Le 6 novembre 2004 en début d’après-midi, deux Sukhoi-25 pilotés par deux Biélorusses, secondés par deux copilotes ivoiriens, décollaient de l’aéroport de Yamoussoukro en direction de Bouaké, fief des Forces nouvelles dans le centre de la Côte d’Ivoire.

Après un premier survol du lycée Descartes, où l’armée française a établi un camp militaire, l’un des deux avions fait feu, tuant neuf militaires et un civil américain, et blessant 38 autres soldats. Le lendemain, Paris détruit l’aviation ivoirienne, provoquant une vague de manifestations antifrançaises à Abidjan dont l’une devant l’hôtel Ivoire, qui est réprimée dans le sang par les forces françaises (une vingtaine de tués selon Paris, au moins 57 selon Abidjan).

Qui a ordonné le bombardement du camp de Bouaké ? Pourquoi et sur ordre de qui ? La responsabilité directe de Laurent Gbagbo n’est pas établie, pas plus que le rôle réel joué alors par les Français. Dix ans plus tard, le mystère demeure presqu’entier – on ignore toujours par exemple pourquoi les deux pilotes des Sukhoi n’ont jamais été interrogés au moment de leur arrestation au Togo. En juillet 2014, la demande de Me Jean Balan, l’avocat de 22 partie civiles, de saisir la cour de justice de la République est rejetée. Pourtant l’instruction, menée par la juge Sabine Kheris, avance. Le 28 avril dernier, elle a auditionné l’ancien président Laurent Gbagbo à La Haye. Le 29 septembre, c’est Gildas Le Lidec, ambassadeur de France à Abidjan au moment des faits, qu’elle entendait. Des témoignages qui permettent de mieux décrypter ce qui reste sans doute l’un des secrets les mieux gardés de la Françafrique. Retour sur les faits, grâce aux documents inédits des auditions de Gbagbo et Le Lidec.

  • Bouaké au cœur des préoccupations de l’armée ivoirienne

En novembre 2004, la présence des Forces nouvelles à Bouaké est une source d’extrême tension au sein de l’armée régulière ivoirienne. « Vers octobre 2003, on m’appelle (pour me dire qu’une) unité de l’armée s’est approchée de Bouaké, où se trouvent les rebelles, sans ordres », déclare Laurent Gbagbo devant la juge, selon le procès-verbal de sa déposition que Jeune Afrique s’est procuré.

« Le ministre de la Défense m’annonce qu’il ne peut les faire changer d’avis et je prends un hélicoptère pour aller dans un village proche de Bouaké avec le ministre pour tenter de trouver une solution. On a discuté et finalement, ils ont accepté de redescendre. Après ça, j’ai parlé aux différents généraux français en leur disant de calmer les rebelles car la pagaille allait arriver. Ils n’ont rien fait. »

Gbagbo encore : « Au bout d’un moment, l’armée s’impatiente. Le ministre de la Défense m’indique que les soldats lui avaient dit qu’ils allaient prendre Bouaké. De surcroit, le drone avait repéré les caches d’armes et voulaient les détruire. Le ministre me donne comme avis qu’il est plutôt favorable à cette action. » Le bombardement de Bouaké sera validé « fin octobre 2004 ». Gbagbo décide d’en informer les « partenaires français », ce qui n’a jamais été démenti par Paris.

  • Un entretien Gbagbo – Chirac « très hard »

Grâce aux diverses auditions conduites depuis l’ouverture de l’enquête, on savait déjà que la France avait fait pression sur Gbagbo pour qu’il renonce à ce projet. Gildas Le Lidec et le général Poncet, patron de la force Licorne, le lui demandent expressément le 2 novembre 2004. À la fin de leur entretien, l’ancien ambassadeur de France demande une nouvelle fois à Gbagbo de reporter l’offensive. « Il m’a répondu qu’il ne pouvait pas car il avait une forte pression des militaires. Je lui ai conseillé de faire une annonce à la télé, il n’était pas d’accord. »

Notre entretien a été très hard. Je ne sais pas qui a raccroché le premier mais ça été très hard.

Laurent Gbagbo, Ancien président ivoirien

Pourtant, le soir-même à 21 heures, un des conseillers de Gbagbo s’exprime à la RTI. Il demande aux militaires d’être patients et annonce qu’il faut encore négocier. Coup de bluff ? Le Lidec ne se pose pas la question. « J’en conclus que le président était d’accord avec moi et qu’il avait compris », se souvient-il devant la juge.

Le lendemain, le 3 novembre, l’ancien président français appelle Gbagbo. Dans son audition, ce dernier en donne les détails : « Chirac me demande ce que je fais. Il me reproche que mon armée veuille attaquer les rebelles. Je lui dis ‘tu ne trouves pas ça normal ? Des gens qui nous étouffent, qui ne respectent pas les accords ?’ J’ajoute qu’il n’a rien fait pour les désarmer. »

« Notre entretien a été très hard. Je ne sais pas qui a raccroché le premier mais ça été très hard, poursuit-il. J’ai su par la suite que Barnier avait dit que Chirac avait été en dessous de tout et qu’il n’avait pas à me parler comme ça. » Le coup de fil de Chirac a-t-il précipité l’opération de l’armée ivoirienne ? Le Lidec estime en tout cas « qu’il y avait un vrai problème de communication entre les deux hommes. Je pense que l’histoire aurait été différente si Chirac avait plus communiqué avec Gbagbo qui n’était pas anti-français contrairement à ce que l’on disait. »

  • Que faisait la colonne de chars français devant la résidence de Gbagbo ?

Au lendemain du bombardement du 6 novembre, une colonne de blindés français commandée par le général Patrick Destremau arrive de Bouaké et prend position devant la résidence de Laurent Gbagbo, dans le quartier de Cocody. Les partisans de l’ancien président ivoirien accusent la France d’avoir pensé à le renverser. Les militaires affirment qu’ils étaient censés se rendre à l’hôtel Ivoire, et non à l’ambassade de France comme l’avait indiqué Michelle Alliot-Marie, mais se sont trompés de route.

Une version qui laisse l’ambassadeur Le Lidec perplexe. « Je ne comprends pas comment ils sont pu se perdre, ce n’est pas possible », dit-il s’interrogeant aussi sur la raison qui a poussé « une colonne de 30 chars à prendre un petite rue », comme celle qui mène à la résidence de Gbagbo, « opercules (des canons) ouvertes, ce qui est un signe de guerre en langage militaire ».

  • Qui décidait à Paris ?

Comment la crise a-t-elle été gérée à Paris ? Mystère. Les généraux Henri Bentegat et Emmanuel Beht se contredisent sur la tenue ou non d’un conseil restreint de défense comme le veut la Constitution française.

De son côté, Le Lidec semble avoir été tenu à l’écart du processus de décision. Il déclare avoir été informé par Michel De Bonnecorse, chef de la cellule Afrique de l’Élysée, « le 6 novembre à 14h30 » que le président français a ordonné la destruction des deux Sukhoï. Le Lidec s’étonne : « Je me demandais comment un samedi, il (Chirac) peut réagir ainsi aussi vite. Ma deuxième réaction est de dire :’vous êtes complétement fous à Paris, ils vont s’en prendre à la population française’. » De Bonnecorse réaffirme qu’il s’agit d’un « ordre du président ». Quelques heures plus tard, Le Lidec apprendra dans le bureau de Gbagbo que les troupes françaises occupent l’aéroport d’Abidjan…

  • Incontournable De Villepin

Un autre personnage central revient régulièrement dans le témoignage de Laurent Gbagbo. Il s’agit de Dominique de Villepin, alors sous-directeur Afrique au Quai. « On parle d’une cellule élyséenne avant le bombardement. Avez-vous une idée de qui avait une influence sur cette cellule ? » demande la juge à l’ex-président ivoirien. « Toute cette histoire, Chirac l’a sous traitée à Villepin, répond-il. Villepin a dû lui vendre l’idée qu’on pouvait me ‘dégommer’ et une fois que Chirac a accepté, c’est lui qui a fait ce qu’il voulait. »

Le Lidec, lui-même, explique avoir été plus d’une fois « contourné » par les canaux non-officiels utilisés par De Villepin en Afrique – « Il y avait une vingtaine de personnes, comme monsieur Bourgi, c’était un vrai puzzle », relève-t-il.

  • Que savait Gbagbo ?

Le lendemain de l’entretien avec Chirac, soit le 4 novembre – deux jours avant le bombardement – Gbagbo est, dit-il, informé par son chef de cabinet qu »’une opération militaire a été engagée vers Bouaké contre les infrastructures » rebelles. « Le ministre de la Défense m’avait indiqué que l’opération était limitée et serait terminée dans deux jours », précise-t-il à la juge Khéris.

« Le samedi, dernier jour de l’opération, j’étais à mon bureau dans ma résidence. J’écrivais un discours que j’allais lire le soir à la télévision en appelant les rebelles à la discussion et au désarmement. Mon chef d’état-major, Mathias Doué, vient me voir et me dit qu’il y a un problème, qu’il y a eu un bombardement aérien et un Français est mort à Bouaké. Je lui demande un rapport écrit. Il part, je continue à écrire mon discours. » C’est finalement les ambassadeurs français et américain qui annoncent à Gbagbo le bilan définitif.

Gbagbo est dans un état incroyable, il est livide, il tremble. Il n’est pas du tout dans son assiette.

Gildas Le Lidec, Ancien ambassadeur de France à Abidjan

À la question « avez-vous eu des échos par la suite de ce qui s’était passé réellement ? », Gbagbo répond : « Je n’ai jamais su mais je pense que Poncet le sait. Je pense que Doué sait quelque chose aussi. D’ailleurs il a fui le pays quand il a été suspendu temporairement. Il n’est revenu qu’en avril 2011 avec Ouattara, après mon arrestation. »

Le Lidec estime également que Gbagbo n’était pas au courant de ce qui allait se passer à Bouaké. D’ailleurs, lorsque ce dernier le reçoit au palais présidentiel le lendemain du bombardement, il « est dans un état incroyable, il est livide, il tremble. Il n’est pas du tout dans son assiette », raconte-t-il.

Pourtant, l’ancien ambassadeur est persuadé que les violences qui ont suivi le bombardement étaient attendues par certains membres du pouvoir. « Depuis plusieurs jours, il y avait eu des repérages des domiciles des français marqués à la croix blanche. Le saccage des journaux d’opposition et la rapidité de l’arrivée des foules m’ont conforté dans mon opinion », indique-t-il.

Qui les a orchestrées, si ce n’est pas Gbagbo ? Hypothèse la plus probable, selon l’ambassadeur : « Le général Mangou ou les chefs militaires de son armée, voyant qu’ils ne réussiraient pas l’offensive contre les pro-Ouattara, auraient préféré s’en prendre aux Français en faisant ainsi une opération de diversion pour cacher leur défaite… »

Me Balan s’oppose à cette version. Il estime de son côté que « des indices graves et concordants démontrent que l’attaque ne fut pas à l’initiative des Ivoiriens », qu’il y a « de très fortes probabilités qu’elle fut une manœuvre pour se débarrasser de Laurent Gbagbo et que l’armée française s’est trouvée impliquée malgré elle dans une tentative de coup d’État ».

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Par Vincent DUHEM

Jeune Afrique

L’attiéké prend sérieusement du sable

avocattaubiraLes avocats ivoiriens sont tous devenus subitement souverainistes. Leur attiéké doit sérieusement prendre du sable ; car je ne me souviens d’aucune manifestation sérieuse organisée par nos gardiens du droit au moment où le droit le plus fondamental de la Côte d’Ivoire, la Constitution ivoirienne, bafoué par dramane wattra et ses maîtres, demandait à être défendu. Je ne me souviens d’aucune protestation sérieuse de nos gardiens du droit au moment où wattra, interprétant le droit selon son évangile démente, arrêtait qui il voulait, emprisonnait qui il voulait, et torturait qui il voulait dans ses camps de concentrations. En fait, pour nombreux de nos gardiens du droit, la vie continuait comme si de rien n’était, et l’on fermait les yeux sur tous les abus hitlériens de wattra tant que l’attiéké restait propre. Aujourd’hui, il me vient que nos avocats font beaucoup de bruit au passage de Taubira en Côte d’Ivoire, dénonçant un certain « impérialisme français » qu’ils viennent de découvrir. Taubira, pas très habituée à lever le pas au bord de la Lagune ébrié, a dû souiller l’attiéké de nos gardiens du droit, qui rugissent, pancartes à la main. Pourquoi faut-il toujours que nous ne réagissions vraiment que lorsque nos intérêts mesquins sont menacés. Au cas où nos gardiens du droit ne l’auraient pas remarqué, je tiens à leur dire que la Côte d’Ivoire brûle depuis le 11 avril 2011 et même avant. C’est le mal qu’il convient de traiter et pas le symptôme. Taubira n’est que le symptôme.

Portrait du Dictateur, M. Frindéthié

Le  dictateur, qu’il soit du Nazisme ou de la Rattrapocratie,  a ce déséquilibre psychologique, qu’il est un névrosé abandonnique. Intellectuellement inculqué de la toxine de l’infériorité, il est d’abord un persécuté mental parce qu’éduqué à se désavouer, à renier ses origines, à rechercher une jouissance étrangère considérée comme un état de grâce à atteindre au prix fort d’une totale aliénation, d’un total abandon de soi.

 S’étant donc fui, ayant décampé de lui-même pour se couvrir des oripeaux de l’autre, ayant fait le grand écart par lequel il a effacé toute trace de son passé, et déchiré toute carte de son ascendance, le névrosé abandonnique, qui n’a plus de commencement dans un monde où tout est question de commencement, dans un monde où ceux-là même qui lui ont appris à s’abjurer célèbrent leurs originalités, se réjouissent de leurs spécificités culturelles, commémorent leurs nationalités acquises,  le névrosé abandonnique, haïssant ceux qui lui rappellent son esclavage mental, ne rêve en permanence que de devenir un persécuteur.

Aussi, le dictateur, ce névrosé abandonnique, qui, pour se hisser au pouvoir, a massacré femmes et enfants et balafré constitutions, est habité d’une fébrilité qui n’a d’égale mesure que sa propension à la sédition. Chez le névrosé abandonnique, tout songe, toute imagination, toute insinuation, a valeur épiphanique. Ses anxiétés, c’est sur les autres que le dictateur, le névrosé, l’abandonnique les condense et les transfère. Sa vision déformée du monde ne lui donne à voir que des ennemis et des conspirations autour de lui. Et pour s’en protéger, il suit ses pulsions et massacre davantage. Et plus il massacre, plus il se sent vulnérable, s’entoure de neuf armées de défense,  transforme son palais en terrier où aucune chambre ne sert deux fois de suite, ne dort que d’un sommeil vaporeux, ou s’exile dans un ailleurs où il espère exister.

Le dictateur, ce névrosé abandonnique n’a ni ami ni collaborateur. Lui seul décide et insiste que l’on lui obéisse. Ses décisions impromptues et farfelues ont force de loi. . Derrière la fausse vitrine de démocratie, le névrosé abandonnique s’achète la loyauté politique en utilisant les ressources de l’Etat. Ceux qu’il ne peut pas acheter, il les convainc avec les muscles de l’Etat.

L’Avenir hitlérien de wattra : ou pourquoi nous n’avons pas peur de nous targuer de notre intelligence

wattra

Si un jour nous racontions wattra à nos petits-enfants, nous leur dirions ceci, qui est la réalité de tous ceux qui ont décrié la descente aux enfers de la Côte d’Ivoire :

Qu’un pays aux immenses potentialités était sur la voie de son développement matériel, social et humain, lorsqu’y apparut sous les oripeaux d’un agneau un homme aux impulsions hitlériennes. Dès le premier jour de sa prise de pouvoir, wattra découvrit ses desseins de führer, et le ton d’agneau victime qui lui valut la compassion des militants à la recherche de « causes justes » se transforma rapidement en une verve haineuse et baveuse. La doctrine de watra se résuma en ces mots du secrétaire général du RDR : « Tous ceux qui s’opposent à wattra se retrouvent au cimetière », pour dire qu’aucune opposition, d’où qu’elle vînt et de  quelle sorte qu’elle fût ne serait tolérée. Et les cachots s’emplirent de corps tuméfiés ; et les puits se remplirent d’anatomies putréfiées, et les rivières charrièrent des chairs démembrées ; et dans les rues s’empilèrent d’enfants décapités, sans qu’il ne fût permis de les pleurer.

De mains de maître, l’Himmler personnel de wattra au « ministère de l’intérieur » menait la politique d’épuration ethnique et religieuse. Ceux qui supportaient wattra par conviction se virent obligés de le supporter par peur. Les rattrapés s’habituèrent à applaudir même lorsqu’il n’y avait aucune raison d’applaudir. Et, comme les habitants aux abords des camps de de concentration de Dachau et d’Auschwitz, qui prétendaient ne voir ni la fumée des crématoires ni n’entendre les cris des suppliciés, ni ne sentir les effluves de mort, les rattrapés prétendirent ne rien voir ni ne rien entendre des cris et des pleurs qui émanaient des donjons de tortures de wattra à Abidjan, à Korhogo,  à Séguéla, à Man, à Bouaké, à Bouna. Et les yeux et les oreilles des rattrapés se fermèrent aux atrocités de Dramane menées contre des Ivoiriens avec qui hier seulement ils riaient et partageaient le pain.

Pour certains Ivoiriens, la survie demanda que l’on s’alignât, que l’on passât pour un rattrapé. La peur prit le dessus. Aucune lettre, aucun coup de fil, aucune conversation, aucun rassemblement n’était innocent. Tout était épié. Et il fallut que l’on passât pour autre chose, afin de ne pas passer de vie à trépas : Un boubou bien repassé, un coran sous le bras—il y en avait à foison qui se distribuait plus que le pain–l’on était sûr de vivre un autre jour. Pour sa renaissance ethno-religieuse, wattra éleva une jeunesse commise à sa cause dirigée par des hommes rompus à la haine ethnique et religieuse mais incultes de penser, et qui organisaient à coups de milliards de francs des « assises » qui en fait endoctrinaient et abrutissaient plus qu’elles n’offraient de perspectives d’avenir.

Or, si ce qui diffère l’homme de l’animal c’est d’avoir une mémoire, ce qui diffère l’idiot des autres hommes, c’est que l’idiot a une mémoire historique lilliputienne. Arriva donc le jour, où, comme Hitler, wattra ne fut plus. Et dans la débandade, les malles se rouvrir afin que tout au fond se dissimulassent les vestiges de son passage et de son idolâtrie.

Quand la poussière se sera tassée, nous autres, qui n’avons pas honte d’être intelligents, saurons dire à nos petits-enfants, que lorsque c’était la mode de détourner le regard aux atrocités hitlériennes de wattra pour mieux manger, nous eûmes l’intelligence de les dénoncer et de les combattre ; car un jour, il fera jour !

Au pays du « blaguer-tuer »

Ces derniers mois ont été riches en « blaguer-tuer ».

Les plus flagrants, ce sont les blaguer-tuer auxquels se livre le RDR contre lui-même et contre les Ivoiriens, aussi bien que les « blaguer-tuer » que les Ivoiriens rendent très bien à ce parti bokoharamiste qu’est le RDR.

C’est d’abord du blaguer-tuer de dramane wattra que s’inspirent tous les autres blaguer-tuer : Je sais où trouver de l’argent : Blaguer-tuer !!! C’est dans vos poches que j’irai le chercher !!! Et dans l’augmentation du coût du ciment !!! Et dans l’augmentation du coût de l’électricité !!! Et dans l’augmentation du prix du carburant !!! Et dans l’augmentation du prix du gaz !!! Et dans les détournements !!!

Bictogo, lui, était bien inspiré de promettre 200.000 militants pour l’investiture de dramane wattra. Un blaguer-tuer de 2 milliards de francs CFA du contribuable !!!

plastiqueAu Félicia, Bédié devait investir ao (alassane ouattara), mais blaguer-tuer !!! C’est dw (dramane wattra) qu’il introduisit : comme pour faire un clin d’œil aux militants PDCI restés chez eux bien au frais et qui ont fait un gros blaguer-tuer à »l’appel de Daoukro).

Le lendemain, pour camoufler l’arnaque du Félicia, le détrousseur des victimes des déchets toxiques fit un gros blaguer-tuer au militants du RDR : un couper-coller que les feuilles de chou du RDR placardèrent à leur une : des images d’un rassemblement du FPI qu’on faisait passer pour des images de l’évènement foiré du RDR.

Au cours de ses visites électoralistes suivies de promesses de plusieurs milliards commis au développement des contrées où il a fait massacrer des milliers d’Ivoiriens présumés être des pro-Gbagbo, Ouattara, qui dit avoir la mémoire courte, avait certainement cru que les Ivoiriens avaient déjà oublié ses blaguer-tuer de 65000 classes, 5 universités en 5 ans, l’école gratuite jusqu’à 16 ans, l’assurance universelle, des logements sociaux à 5.000.000 CFA, le dédommagement des déguerpis (984.000 francs par foyer annoncés sur CNN), le décrochage des enseignants, des médecins, des fonctionnaires dès l’obtention du statut de PPTE, l’université nouveau départ, les primes des éléphants, l’allègement du panier de la ménagère, la réforme des secteurs de l’électricité, de l’énergie, du cacao, la réduction du coût du gaz et du carburant, etc., etc. la liste des blaguer-tuer est trop longue à énumérer.

… sans oublier le blaguer-tuer de « la mémoire courte » de wattra, qui du côté gauche de sa bouche dit ne se souvenir de rien, alors que du côté droit de sa bouche, incite ses militants du parti bokoharamiste (RDR) à plus d’abus « Il n’y a jamais eu de justice de vaincus. Si c’était eux, ils nous auraient tués tous », disait-il.

Venance konan demande à dramane où se trouve son village ? Eh bien voilà un gros blaguer-tuer !!! On baptise toutes les bourgades du nord : « place dramane wattra », « rond-point dominique wattra », « maternité X wattra », etc. On verra bien ce que dira venance konan après ce badigeonnage wattracien.

En attendant, augmentons un peu le coût de l’électricité, car les Ivoiriens qui ont la mémoire courte ne se souviendront pas que réduire le coût de l’électricité était aussi une promesse de campagne. Et s’ils s’en plaignent, vlan ! Un autre blaguer-tuer pour leur dire que cela ne concerne que « les grands consommateurs ». Après tout, les Ivoiriens ne savent pas lire leurs factures et ne verront pas la différence.

Monsieur ayant fait son plein de blaguer-tuer, vient maintenant madame, qui, après avoir avec son mari vidé les caisses de l’Etat et fait des veuves et des orphelins, revient en philanthrope sur les lieux du crime offrir ses sempiternels mèches, seaux, et gobelets, de plastique aux femmes. Peut-être est-elle actionnaire dans une société de plastique, sinon, comment comprendre la propension de dame dominique wattra à distribuer des seaux et gobelets de plastique partout où elle va ?

Dame Bédié ne voulant pas laisser Dame wattra lui voler la vedette avec ses dons de seaux en plastique se jette dans la danse : elle n’offre pas que des cuvettes en plastique ; dame Bédié va plus loin. Des cuvettes de plastique chargées defetemeres_servir-0009 tomates et de piments. Quand les Ivoiriennes se rabaissent à accepter tous ces gobelets en plastique, une chose est sure : la pauvreté a atteint son summum en Dozocratie. 70% de la population serait pauvre selon la Banque mondiale ? Blaguer-tuer ! C’est beaucoup plus que ça !

Puisqu’à chacun son blaguer-tuer : Pourquoi donc pas mabri, qui après avoir offert de sa poche ( ?) un chèque de 20 millions à wattra « au nom des Wê »–blaguer-tuer !!!– promet maintenant 100% des voix des électeurs à wattra dans la région même ou les milices du génocidaire ont fait leurs plus grands carnages. Les Wê doivent vraiment avoir la courte mémoire de dramane pour être si prompts à fortifier l’emprise de leur bourreau !

Notre blaguer-tuer à dramane ? Les élections auront bien lieu avec toi ! Blaguer-tuer !!!

« Lo péi anvanche » dans l’arnaque: l’échangeur de la Riviéra après 2 jours de pluie

Echangeur de la Riviera

War Criminals Among Us: Bush, Cheney, and the Eyes of the World

landscape-1433183744-gwbcheneyLast week, Richard Clarke, the man to whom nobody in the administration of C-Plus Augustus listened because what did he know, anyway?, had a chat with Amy Goodman in which he minced no words regarding his former employers.

« I think things that they authorized probably fall within the area of war crimes. Whether that would be productive or not, I think, is a discussion we could all have. But we have established procedures now with the International Criminal Court in The Hague, where people who take actions as serving presidents or prime ministers of countries have been indicted and have been tried. So the precedent is there to do that sort of thing. And I think we need to ask ourselves whether or not it would be useful to do that in the case of members of the Bush administration. It’s clear that things that the Bush administration did — in my mind, at least, it’s clear that some of the things they did were war crimes. »

And, something that most of us missed, there was a court on the other side of the world that agreed.

In what is the first ever conviction of its kind anywhere in the world, the former US President and seven key members of his administration were… found guilty of war crimes. Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld and their legal advisers Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes, Jay Bybee and John Yoo were tried in absentia in Malaysia…At the end of the week-long hearing, the five-panel tribunal unanimously delivered guilty verdicts against Bush, Cheney, Rumsfeld and their key legal advisors who were all convicted as war criminals for torture and cruel, inhumane and degrading treatment. Full transcripts of the charges, witness statements and other relevant material will now be sent to the Chief Prosecutor of the International Criminal Court, as well as the United Nations and the Security Council.

At the very least, this court parceled out the blame for the torture program in a fair manner and all the way up the chain of command. The testimony of the victims was as horrible as you might expect:

The court heard how Abbas Abid, a 48-year-old engineer from Fallujah in Iraq had his fingernails removed by pliers; Ali Shalal was attached with bare electrical wires and electrocuted and hung from a wall; Moazzam Begg was beaten, hooded and put in solitary confinement, Jameelah was stripped and humiliated, and was used as a human shield whilst being transported by helicopter. The witnesses also detailed how they have residual injuries till today.

In related news, Ed Kilgore notes that Cheney continues to glory in his status as the most inexcusable American who ever lived. It’s like giving Pol Pot a late-night TV gig.

At times, Mr. Cheney seems to relish his villainous public persona. Outside the rodeo arena, he took a moment to show off the latest feature on his truck, a Darth Vader trailer-hitch cover, a nod to his alter-ego from the Bush days. « I’m rather proud of that, » he said, flashing his signature uneven grin.

To paraphrase Rick Blaine, I don’t object to a vampire, I object to a gutless one. I’ll buy the stake if someone else buys the garlic.

By Charles P. Pierce

Source: http://www.esquire.com/news-politics/politics/news/a35397/bush-cheney-war-crimes/

(Vidéo) M Banda Kani: « Dramane Ouattara est la plus grande catastrophe de l’Afrique »

Tais-toi, menteur!

Un Manager de Fast-Food Gérerait Mieux que Dramane Wattra.

electricityDramane Wattra a décidé d’augmenter le coût de l’électricité en Côte d’Ivoire pour faire face à son déficit budgétaire; une mesure qui intervient seulement quelques semaines après l’augmentation du coût du carburant, du gaz butane, du riz et du sucre.

Le Warifatchè est devenu Waribana, un brouteur, un arnaqueur, un leveur de poussière qui fait plus de bruit qu’il ne produit de résultats, qui promet plus qu’il ne peut en donner. En un mot, un menteur !

N’est-ce pas Dramane qui vociférait qu’il savait où trouver de l’argent ? Qu’en 5 ans il transformerait la Côte d’Ivoire en une oasis de bonheur et de prospérité ?

Mais en vérité, qu’a donné cet affabulateur à la Côte d’Ivoire en 4 ans de dictature à part la pénurie, les délestages, le chômage, la paupérisation, la cherté, la vulgarité, la saleté, l’indiscipline, le désordre, l’immolation, la persécution religieuse et ethnique, la bokoharamisation, la déscolarisation, l’incarcération arbitraire, la criminalité, l’insécurité, le  racket, la corruption, l’incivisme, la dépossession, la vente de postes, et l’incompétence ?

Aujourd’hui, selon la Banque mondiale, 70% des Ivoiriens sont pauvres. Aujourd’hui, l’indice Mo Ibrahim place la Côte d’Ivoire derrière l’île Maurice (1er), le Sénégal (9e), le Ruanda (11e), le Bénin (18e), le Burkina Faso (21e), le Gabon (27e), le Mali (28e), le Niger (29e), les Comores (30e), Madagascar (30e), le Cameroun (33e), la Mauritanie (39e), etc.

La Côte d’Ivoire des brouteurs, des salamandres, des microbes et des gnambros arrive à la queue, en 40e position sur 52 pays. Et pendant ce temps, le génocidaire en chef bat campagne sur une plateforme de réussite.

Mais de quelle réussite parle Dramane, quand il vient de prouver à la Côte d’Ivoire toute entière qu’un petit manager dans un fast-food comme McDonald ferait un bien meilleur gestionnaire que lui. Dramane Ouattara est peut-être un bon dictateur, mais en gestion, il est sans le moindre doute un piètre écolier !

(Vidéo) Massacres au Camp de Réfugiés de Nahibly : Ils y étaient comme à un spectacle, M. Frindéthié

NahiblyL’évidence montre de plus en plus que non seulement l’attaque par la coalition FRCI-dozos du camp de réfugiés Wê de Nahibly était planifiée par les barons du RDR, mais aussi que, dans un élan des plus répugnants, dans un geste des plus inhumains, les autorités du régime génocidaire étaient aux premières loges pour assister en spectateurs privilégiés au massacre des Wê. Une vidéo postée récemment sur Facebook  (voir ci-dessous) montre comment des casques bleus, des FRCI,  et des autorités préfectorales sont restés bien en retrait, impassibles à la sauvagerie qui se jouait sous leur yeux, à regarder et commenter le massacre des Wê par des miliciens RDR, qui, ayant d’abord mis le feu au camp, l’ont ensuite encerclé pour équarrir à la machette et assommer au gourdin quiconque tentait de sortir de la fournaise.

https://www.facebook.com/photo.php?v=128446120645986&set=vb.100004417961800&type=2&theater

Que croyais-tu, mon cher Lobognon?

alain-lobognonQue croyais-tu, mon cher Lobognon ? Que tu étais un rattrapé authentique ? Non ! Pour ça, tu aurais dû te nommer Bictogo, Bacongo, Soro, Gon, Diallo ou Ouattara. Dans la nomenclature de la Rattrapocratie, tu n’étais qu’un figurant, un rabatteur, censé amener du gibier godié à la dozocratie. Cela, tu ne l’as jamais compris ; et tu as passé ton temps à te prendre pour un rattrapé. Bictogo, lui, peut se permettre d’empocher l’argent des victimes du Probo Koala et être ensuite promu directeur de Campagne de Dramane. Gon, lui, peut faire disparaitre plus de 400 milliards d’un coup de baguette magique et demeurer ministre d’Etat. Bacongo, lui, peut se permettre de facturer une couche de peinture à 110 milliards et demeurer ministre. Ahmed Bakayoko, lui peut se permettre de rançonner les opérateurs du pétrole (Gunvor entre autres) et demeurer ministre de l’intérieur. Ce sont de vrais rattrapés. Mais toi, pauvre petit Godié qui a vu le rattrapage te monter à la tête du fait de son rôle dans la rébellion,  croyais-tu vraiment être des leurs ? Tu aurais dû t’en rendre compte le jour où tu nommas « l’autre sœur » Mourad à la place de Salif Koné (DG de l’Ons), et que 48 heures après, il te fut sommé de remettre Koné à son poste. Tu aurais dû comprendre que tu n’étais pas un rattrapé bon teint, inamovible. Tu n’étais, tout comme Ouloto et bien d’autres, qu’un pantin en sursis.

Le cadeau de Wattra, M. Frindéthié

Child on a suitcaeEt voilà le fier Ivoirien d’antan, aujourd’hui la risée du monde, fuyant par tous les moyens son pays pris en otage par des vendeurs d’illusions et de morts.

Embarqué sur les bateaux migrants, cachés dans les valises, dissimulés dans les conteneurs sous les sacs de cacao, les Ivoiriens fuient cette déchirure qu’est devenue la Côte d’Ivoire de Dramane Wattra. Abidjan n’est plus « doux », comme se plaisaient à le dire les fiers Ivoiriens. Abidjan n’est plus vivable. Et l’on va voir ailleurs si on y respire mieux.

Où est donc passée cette croissance à deux chiffres ? Où sont ces emplois-jeunes ? Pourquoi l’Ivoirien préfère-t-il soudain la misère de l’ailleurs au bonheur que lui offre Wattra ici etmaintenant ?

En vérité, nul n’est besoin de chercher trop loin. La fuite de l’Ivoirien enfermé dans les bagages, embarqué sur les radeaux de la mort ou caché dans les cales des navires, les longues files humiliantes d’Ivoiriens à la recherche de visas devant les ambassades étrangères, les piles de dossiers d’Ivoiriens à l’étranger demandant l’asile politique en disent long. Le cadeau de Wattra à la Côte d’Ivoire, ce sont les escadrons de la mort, les tortures, les expropriations, la misère, le chômage, les microbes, les gnambros, les « Amara le gros », le nivellement par le bas des Wattao, des Loss ; des Soro, des Chérif Ousmane, des Ben Laden, l’indiscipline, la saleté, l’antiintellectualisme, les enlèvements, les mutilations.

Et à l’approche des élections annoncées–que nous, qui pensons gangasrotogati, savons se feront sans Dramane, car il sera parti, il sera chassé par la rue, dégurgité comme son frère Blaise–l’Ivoirien moyen voit encore pointer à l’horizon la dame à la faux ; et l’Ivoirien moyen « se cherche ». Le cadeau empoisonné de Wattra, il n’en veut pas.

Special Report: Why gold threatens Ivory Coast’s peace, Joe Bavier

Prospectors search for gold at a gold mine near the village of Gamina, in western Ivory Coast, March 18, 2015.   REUTERS/Luc Gnago

Prospectors search for gold at a gold mine near the village of Gamina, in western Ivory Coast, March 18, 2015. REUTERS/Luc Gnago

Nestled among the cocoa plantations of western Ivory Coast is a gold mine that does not feature on any official maps. It is not run by an industrial mining company, nor does it pay taxes to the central government.

The unlicensed mine is a key part of a lucrative business empire headed by the deputy commander of the West African nation’s elite Republican Guard, United Nations investigators allege. He is one of the principal players in a network of senior officers – former rebel commanders who have integrated into the Ivorian army – that has seized control of mines that generate tens of millions of dollars a year, and that engages in illegal taxation, smuggling and racketeering, they say.

Interviews with more than two dozen military insiders, diplomats, U.N. officials, local authorities, analysts and miners also reveal that the network of former rebels continues to maintain loyalist fighters under their exclusive control. A confidential U.N. arms inventory, reviewed by Reuters, showed that one former rebel commander possesses enough weapons – from surface-to-air missiles to millions of rounds of ammunition – to outgun the Ivorian army.

A senior Ivorian army officer said that the network represents a parallel force within the military that threatens the stability of the country, which has emerged from a 2011 civil war as one of Africa’s fastest growing economies.

Elections in October are expected to return President Alassane Ouattara for a second and final term. But some former rebel commanders are loyal to rival political figures. As politicians position themselves to follow Ouattara, they risk dragging the country back into turmoil.

« I don’t know how we’re going to sort this out, » said the senior army officer. « They (the former rebel commanders) are completely out of our control. »

« THE ONLY WORK THERE IS »

A hundred meters or so beyond a checkpoint manned by armed former rebel fighters outside the village of Gamina, a deep trench runs through what used to be rice fields. Thousands of men hack through the earth and rock with picks and chisels as a handful of soldiers look on from above.

Two years ago a rubber farmer here struck a vein of gold ore. Today, a sprawling system of pits, trenches and underground tunnels covers some 180 hectares (445 acres). The mine employs nearly 16,000 workers and produces gold worth nearly $97 million a year, according to U.N. investigators.

Laborers have flooded in and say that, with luck, they can make up to 250,000 CFA francs ($430) in a few weeks, about what they would earn in a season working on a cocoa plantation.

« This is the only work there is, » beamed Adama Bamba, a 26-year-old mud-caked miner. « It’s a dog’s life under the cocoa trees. »

The mining is backbreaking and dangerous. Miners and local villagers told Reuters that dozens of bodies, victims of regular cave-ins, are buried in unmarked graves beneath nearby coffee trees. Others have been left in the rubble at the bottom of the pits, some of which cut down 60 meters into the earth.

A U.N. expert panel charged with monitoring an arms embargo imposed on Ivory Coast by the Security Council, as well as military sources at the mine and within the Ivorian army, say the Gamina mine is controlled by Lieutenant-Colonel Issiaka Ouattara (no relation to President Ouattara). Issiaka Ouattara is a former rebel leader who is now the deputy commander of the Republican Guard and a man known ubiquitously by his three-syllable nom de guerre: Wattao.

A Reuters reporter witnessed soldiers loyal to Wattao in control of the mine and overseeing the miners. Those soldiers were also present inside the « comptoirs, » or offices where the miners sell the gold they find.

One of the soldiers based at the mine told Reuters that he was an ex-rebel who had gone through a donor-backed disarmament program but returned to his old unit. He said other soldiers in Gamina had done the same or were still waiting to go through the program. He named his two commanders and said those officers answered to Wattao. A senior army officer familiar with the operation confirmed to Reuters that Wattao controlled local fighters and the mine.

Wattao denies any involvement in the mining operation or the existence of a private force of loyalist fighters. « These are pure lies … I’ve never been involved in gold, » he told Reuters by telephone in April. « They’re looking to find some false problem at all costs in order to put Wattao under sanctions. »

Source: http://www.reuters.com/article/2015/05/07/us-ivorycoast-gold-army-specialreport-idUSKBN0NS0V620150507

Ce régime où tout s’annonce et rien ne s’accomplit !

Université de Cocody: les cours se prennent à même le sol

Université de Cocody: les cours se prennent à même le sol

  • Le vivre-ensemble : Annoncé, le rattrapage ethnique pratiqué
  • Déclaration des biens en conformité avec la Constitution : Annoncée, pas faite !
  • Construction de 5 nouvelles universités en 5 ans : Annoncée, pas faite (même pas une seule)
  • 65.000 classes en 5 ans : Annoncées, jamais construites
  • Equipement des universités existantes : Annoncé, jamais réalisé (même pas de toilettes fonctionnelles, les cours se prennent à même le sol)
  • Amélioration de l’éducation : Annoncée ; promotion de l’inculture et de l’illettrisme pratiquée (une belle métaphore à la tête du ministère de l’éducation : la Kandia nationale)
  • Assurance Maladie Universelle : Annoncée, à la place une arnaque appelée CMU et pilotée par Bictogo, le même Bictogo des 4 milliards des déchets toxiques détournés.
  • Allègement du panier de la ménagère : Annoncé ; quelle comédie !
  • Croissance à deux chiffres : Annoncée, vite oubliée après les railleries des économistes mondiaux
  • Réduction du coût du gaz : Annoncée, jamais réalisée
  • Réforme des secteurs de l’électricité, de l’énergie, du cacao : Annoncée ; rien que de la poudre aux yeux; plutôt une augmentation du coût de l’électricité.
  • Restitution des domiciles occupés par les rebelles : Annoncée, jamais réalisée; jamais voulue; à la place, une prolifération d’enfants-soldats convertis en « microbes » et des FRCI coupeurs de routes.
  • Restitution des terres occupées par les rebelles à l’ouest : Annoncée, aucune intention de le faire
  • Justice impartiale : Annoncée, justice des vainqueurs pratiquée; tortures et assassinats extra-judiciaires.
  • Démantèlement des coupeurs de routes : Annoncé, aujourd’hui, des voyageurs détroussés à Niakara, a Ferké, à Dabou, à Man et partout sur le territoire ivoirien par des coupeurs de route (FRCI)
  • 6 août 2014, libération de 3.000 prisonniers politiques : Annoncée, pas un seul détenu libéré. Au contraire, la dictature continue de remplir ses prisons.
  • Libération du Mont Péko : Annoncée, jamais entreprise; jamais voulue; pas question de renvoyer le bétail électoral de Dramane.
  • Enquête sur les massacres de Duékoué, Nahibly, etc. : Annoncée jamais réalisée; pas question d’inquiéter les chiens de guerre de dramane
  • Réconciliation des Ivoiriens : Annoncée : jamais faite ; jamais voulue
  • Logements sociaux : Annoncés jamais réalisés. Pardon, quelques poulaillers construits à Bingerville.
  • Dédommagement des déguerpis : Annoncé jamais réalisé
  • Décrochage des fonctionnaires dès l’obtention du statut de PPTE : Annoncé, pas fait !
  • La liste des annonces ? Très longue ; celles des réalisations ? pratiquement inexistante !

Comment le sait-il ?

 

DramaneEn campagne à Agboville, Dramane annonce, avant même le dépôt des candidatures, avant même que ne soit divulguée une éventuelle liste des candidats éligibles, qu’il y aura 14 candidats en compétition pour la « campagne électorale de 2015 ». Comment Dramane sait-il déjà le nombre de candidats aux élections à ce stade des choses ?

Le problème de Dramane, c’est qu’il n’est pas très intelligent. Et son manque d’intelligence fait qu’il s’oublie dans ses triches ; comme lorsqu’il se donne plus de voix qu’il n’y a de votants dans une circonscription. Youssouf Bakayoko a dû lui souffler des choses qu’il a été assez sot pour révéler avant l’heure. Avec un peu de patience, à sa prochaine réunion, Dramane nous révélera aussi les résultats des prochaines élections. Pas très futé, hein, le Dramane !

Je sais que certains griots de la dozocratie viendront me dire que ce monsieur qui a été nommé au FMI au moment où il était besoin de mettre un Nègre—quelle que fût sa compétence—pour faire figure de proue et donner une coloration noire à l’institution financière est un homme exercé. Mais nous qui avons appris à marcher gangasrotogati le savons très bien : Dramane Ouattara, cet « expert » qui n’a jamais produit un seul article d’expert depuis son premier poste, n’est pas très intelligent.

Tricher sans être pris demande un minimum d’intelligence qui manque à cet homme. Violent, il l’est certainement. Mais intelligent ? Peuh !

νοσταλγία « Le temps qui était le temps n’est plus le temps qui est le temps », le vieux Ménékré

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