Guerre des chiffres et falsifications: mystère et boule de gomme!

photo prise lors de l'investiture du Président Gbagbo en octobre 2010 au Félicia

photo prise lors de l’investiture du Président Gbagbo en octobre 2010 au Félicia

Par quelle magie la même image réapparaît-elle comme étant une photo prise le 25 avril à l'investiture de Dramane?

Par quelle magie la même image réapparaît-elle comme étant une photo prise le 25 avril à l’investiture de Dramane?

Observez bien ces deux images :

  • La première a été prise lors du meeting du Président Gbagbo en octobre 2010 au Félicia.
  • La seconde image est censée être une photo prise lors de l’investiture de Dramane le 25 avril 2015 au Félicia.

Non, vous n’avez pas la berlue ! Ce n’est pas l’éternel retour du même. C’est bien la même photo !

Pressés de rendre compte des 2.000.000.000 CFA du contribuable dépensés dans l’investiture foirée de Dramane, les alchimistes de la rue Lepic ont cru bon de faire du faux.

Ils ont tout bonnement fait du couper-coller, reprenant à leur compte des photos prises en 2010 lors de l’investiture du Président Gbagbo, qu’ils ont présentées comme étant des images de leur show manqué du 25 avril.

Décidément, Bictogo et compagnie prennent les membres du RDR pour des idiots !  

Rénovation du Félicia: ça vous met les larmes aux yeux !

a la dabaa la daba 2Quelles conditions faut-il vraiment remplir au Dozoland pour remporter un appel d’offres ? Après la construction des ghettos OPES à Bingerville confiée à …, voici nos ingénieurs paysagistes, dabas en mains, en pleine rénovation du Stade Félix Houphouët-Boigny.

Non, ce ne sont pas de buttes d’ignames ! On prépare plutôt le terrain pour la pelouse sous le regard bienveillant du « Boss ». Pourvu qu’on atteigne l’émerzance version Dramane !

Investiture de Dramane: malgré le convoyage des populations, le stade était vide, vide, vide!

Investiture-0001Les griots de la Rattrapocratie avaient annoncé 200.000 militants et 12 chefs d’Etat étrangers à l’investiture de Dramane ce samedi 25 avril 2015. Au final, malgré le convoyage des populations, Dramane n’a même pas pu faire le plein d’un stade prévu pour 50.000 personnes au plus. C’est devant une foule clairsemée et ennuyée que Dramane a débité son nouveau rosaire de promesses. En fait de chefs d’Etat étrangers, il n’y eut qu’Ali Bongo, qui, à Abidjan pour la messe des francs-maçons, fit une visite de courtoisie au Félicia. fiasco 3

Au vu de cet échec cinglant, la question reste plus que jamais pertinente : Qui a vraiment remporté les élections de 2010 ? la réponse est dans la vidéo ci-dessous. 

Le maire Adama Tougara d’Abobo vous présente son lieu de travail

Voici la salle des mariages de la mairie d’Abobo, la mairie du maire « choco » d’Abobo Adama Toungara. C’est ça la vitrine d’Abobo. Imaginez le reste!

AboboSalle de mariage Abobosalle de mariage d'abobo

(Vidéo) Michel Gbagbo: Dramane Ouattara pas éligible

La ghettoïsation de la Côte d’Ivoire continue, M. Frindéthié

Logements sociaux d'Houphouët: Imaginez un peu ce que c'était il y a 40 ans

Logements sociaux d’Houphouët: Imaginez un peu ce que c’était il y a 40 ans

Logements sociaux de Dramane: Imaginez un peu ce que ce sera dans 5 ans

Logements sociaux de Dramane: Imaginez un peu ce que ce sera dans 5 ans

40 ans après les premiers logements sociaux du Président Houphouët (Sicogi, Sogefia) la Côte d’Ivoire peine à offrir des habitations décentes aux Ivoiriens.

Au contraire, ce qui se donne à voir depuis l’arrivée des Rattrapés au pouvoir, c’est un nivellement par le bas, une ghettoïsation de la Côte d’Ivoire. Le standard des constructions qui sous l’égide du « ministère de la construction » de Dramane poussent comme des champignons ces dernières années fait honte. Ce n’est pas un standard digne de la Côte d’Ivoire.

Tout n’est pas de superposer des briques comme un angelot s’amusant au jeu du lego. Il faut savoir  proposer aux Ivoiriens quelque chose qui fait plaisir aux yeux et rehausse la dignité humaine. Ces poulaillers en construction que l’on nomme fièrement « logements sociaux » sont en deçà de ce qui se construisait il y a 40 ans ; et c’est inadmissible. Quel gâchis ! Et puisqu’une image vaut bien mille mots, nous vous offrons par images la comparaison suivante :

En haut, les logements sociaux d’Houphouët d’il y a 40 ans.

En bas, la version dramanique de 2015.

Oh oui, des locataires inconscients ont laissé se dégrader les « maisons d’Houphouët ». Mais même dans leurs décrépitudes, ces bâtiments d’il y a 40 ans sont loin d’être rattrapés par les poulaillers de nos Rattrapés.

Primes impayées des Eléphants : L’argent se trouve chez Incubus, M. Frindéthié

incubusDramane Ouattara a pompeusement déclaré avoir décaissé des millions pour les Eléphants victorieux de la Coupe d’Afrique des nations et leur a promis à chacun « une villa » dans ce nouveau ghetto « Cité OPES 1 » qui s’érige à Bingerville.

Mais pour les joueurs qui depuis le vuvuzela et les grelots de la dictature attendent de voir la couleur de leurs primes, c’est gbanzan, rien, nothing, nada, likéfi !

Au Trésor, à la FIF, au Ministère des sports, l’on s’entraccuse, mais personne n’ose accuser Dramane. Or la vérité vraie, c’est que Dramane a fait sa déclaration mais n’a jamais rien décaissé … comme les « 5 millions et une villa promis à ses mercenaires », comme « la pluie de milliards promise aux Ivoiriens » qui s’est plutôt muée en un déluge de mille misères, comme « le décrochage promis aux fonctionnaire après l’obtention du statut de PPTE », comme « l’université nouveau départ », comme les « 5 universités en 5 ans », comme « les maisons sociales à moins de 5 millions de francs CFA », comme les « 65,000 classes équipées »,comme tout ce que Dramane promet et va continuer de promettre à ses foules convoyées à son « investiture » de demain.

Dramane Ouattara est un affabulateur, un mythomane. Dramane n’est pas Dramane s’il ne ment. Les seules promesses qu’il ait pu tenir ont été de « frapper » les gouvernements respectifs de Bédié et de Gbagbo et de « rendre la Côte d’Ivoire ingouvernable ». Dramane Ouattara n’a jamais rien décaissé pour les Eléphants. La FIF, le Trésor, et le Ministère de Lobognon le savent. Ils peuvent s’entraccuser, mais personne n’osera pointer le doigt vers Dramane, car Amadou Cimetière les a prévenus : « tous ceux qui osent critiquer Dramane se retrouvent au cimetière ».

Dramane est un leveur de poussière. Dans les bals poussière, il y en a toujours un qui se trémousse plus que tout le monde, soulève plus de poussière qu’il ne danse bien. C’est ça Dramane : un leveur de poussière. Beaucoup de tapage pour pas grand-chose !

La prime se trouve encore chez Dramane. Mais il vaut mieux s’entraccuser que de le dire.

ANAKY KOBENA CONTRA DRAMANE OUATTARA

(Vidéo) KKB en meeting à Paris le 21 mars 2015

Côte d’Ivoire : Attention ! Poudrière Identitaire, M. Frindéthié

Depuis l’installation martiale d’Alassane Dramane Ouattara au Palais Présidentiel d’Abidjan par les troupes françaises, nous n’avons pas cessé d’interpeller le monde sur les dérives identitaires de son régime. Convaincu qu’il jouit d’une immunité internationale, Alassane Dramane Ouattara encourage personnellement une politique d’épurement ethnique qu’il théorise sans apologie aucune comme « politique de rattrapage ethnique ». Cette politique hitlérienne de purification déguisée en des termes si peu adroits – devrait-on s’en étonner ? – Ouattara la justifie de ce que, de tous les temps, les Nordistes auraient été mis en marge de la société ivoirienne. Ah ! Si mensonge avariait bouche !

Dans son application la moins monstrueuse, la « politique de rattrapage ethnique » de Ouattara consiste à épurer aussi bien les entreprises de l’Etat que les entreprises privées, les associations culturelles, les associations sportives et les organisations non gouvernementales des ressortissants des régions où le président Gbagbo a enregistré une majorité de votes pendant les dernières élections présidentielles, afin de les remplacer par des ressortissants du Nord, où Ouattara a enregistré des scores suspicieusement immesurés. Ainsi, des milliers de travailleurs sudistes sont-ils allés augmenter la pléthore de chômeurs occasionnée par la guerre importée de Ouattara, alors que des milliers de Nordistes les remplaçaient ou décrochaient des contrats publics sans en démontrer les compétences nécessaires.

Dans son application la plus barbare, la « politique de rattrapage ethnique » consiste à laisser faire l’escadron de la mort et les milices armées de Ouattara, de tourner le dos de l’indifférence pendant qu’ils assassinent et commettent des horreurs de toutes sortes sur les populations du Sud. Ainsi, ne se passe-t-il pas un seul jour sans que des civils non armés soient criblés  de balles dans le silence de l’impunité.

Aujourd’hui, la politique d’épurement ethnique de Ouattara semble avoir réussi à pousser la colère des souffre-douleurs à son paroxysme. Les nombreux foyers de tensions qui ont surgi ces derniers mois sont l’évidence que les populations du Sud ont décidé de ne plus se résigner à la mort que leur offre Ouattara. La Côte d’Ivoire est d’autant plus assise sur une poudrière identitaire que Ouattara n’a aucune intention de réviser sa politique ethnocentrique.

Pendant l’épuration nazie, alors que montaient des hauts fourneaux d’Auschwitz les fumées chargées d’effluves de souffrance, de nombreuses populations des villages environnants prétendaient ne rien sentir ni ne rien voir. Aujourd’hui aussi, en Côte d’Ivoire, nombreux sont ceux qui, bénéficiaires de la politique d’épuration ethnique de Ouattara, prétendent ne rien voir ni ne rien entendre … jusqu’au moment inévitable.

(Vidéo) Côte d’Ivoire: Les cités universitaires occupées par les milices de Ouattara sont devenues des ghettos méconnaissables

Adama Bictogo ou le symptôme d’une dégénérescence morale pernicieuse au sein de la Rattrapocratie, M. Frindéthié

Adama Bictogo

Suite à la dénonciation des medias  et au malaise généré dans les chancelleries étrangères par l’escalade de la pandémie de corruption au sein de l’administration de la Rattrapocratie, Alassane Dramane Ouattara s’est vu contraint de se séparer d’un de ses plus fidèles lieutenants, Adama Bictogo, qui lundi encore occupait la fonction de ministre de l’intégration africaine. Bictogo se serait rendu coupable de faux et usage de faux et de détournement de plus de 4 milliards de francs Cfa destinés à l’indemnisation des victimes de déchets toxiques déversés en août 2006 à Abidjan par le Probo Koala, et qui avaient fait des milliers de victimes. On rapporte aussi qu’au Mali, où il était mandaté par la CEDEAO pour négocier une issue à la crise malienne, Bictogo se serait compromis dans des transactions personnelles sur des mines d’or avec la junte militaire qui a renversé le président ATT. Bictogo a donc été lâché par Ouattara pour, dit-on, sa violation de la charte d’éthique imposée aux membres du gouvernement.

Le problème de Ouattara, et qui crève l’œil tel un abcès manifeste, c’est que Bictogo n’est que le symptôme de la moralité crépusculaire, qui foisonne depuis son entrée en politique ivoirienne, et qui a phagocyté une partie de la jeunesse ivoirienne, convaincue qu’elle est de ce que la mobilité sociale doit d’abord plonger ses racines dans la fange de l’insolence, du mensonge, du vol, de la corruption, du rançonnage, du pillage et de l’assassinat. L’entourage de Ouattara est pourri, qui ne peut se condenser dans le seul « nom propre » de Bictogo.

Bictogo s’en va vers d’autres horizons poursuivre ses tripotages ténébreux. Mais l’essentiel du dispositif de décrépitude morale demeure, avec à sa tête, un chef, qui, en contradiction avec ses propres prétentions d’honnêteté, n’a pas encore su trouver le moyen le plus amène d’expliquer sa subite fortune colossale et celle de son épouse, encore moins d’honorer à l’obligation constitutionnelle de déclaration de biens, à laquelle Macky Sall et François Hollande, arrivés bien après lui, ont satisfait.

Bictogo s’en va – peut-être ! -, mais il n’est que la manifestation extérieure de l’immense avilissement intérieur de la Rattrapocratie ; un avilissement à écraser !

2015: Le roi de la triche annonce 80% au premier tour

Dramane Ouattara ne sera pas aux prochaines élections, M. Frindéthié

Depuis bientôt deux semaines, les alchimistes de la rue Lepic ne cessent de faire publier dans les feuilles de chou du RDR que tricheDramane Ouattara remportera les élections présidentielles d’octobre 2015 à plus de 80% dès le premier tour. D’évidence, le boucher de Duékoué reçoit de très précieux conseils de son hôte, le boucher de Ouaga. Compaoré a dû conseiller à Dramane un de ces scores soviétiques dont il connaît si bien le secret, et qui au Burkina le faisaient toujours vainqueur des élections présidentielles à plus de 98%. Et depuis, les Bacongo, Bictogo, et Soro se sont fait griots de la forfaiture en préparation. Le rêve est permis ! Ce qui est certain, cependant, c’est que les prochaines élections présidentielles, quelle que soit leur date, se feront sans l’homme de Sindou. Dramane Ouattara n’y participera pas. Il aura déjà été évincé par la rue … comme son conseiller de Ouaga.

(Vidéo) Violence en Dozocratie: Amara (le Gros), le nouveau ministre de la sécurité de Dramane Ouattara, prend la parole

Des migrants chrétiens jetés par-dessus bord par des Musulmans

migrantsAu moins douze migrants africains sont morts après avoir été jetés à la mer par d’autres passagers, affirme la police italienne.

La police du port sicilien de Palerme dit avoir arrêté 15 migrants d’origines malienne, ivoirienne et sénégalaise soupçonnés d’avoir attaqué et jeté par-dessus bord d’autres passagers après une dispute à caractère religieux sur un bateau se dirigeant vers l’Italie. Accusés de multiples assassinats motivés par la haine religieuse, les 15 migrants musulmans ont été arrêtés à leur arrivée en Italie. Ces 15 personnes arrêtées sont toutes musulmanes alors que leurs douze victimes étaient des  Chrétiens du Ghana et du Nigéria.

Source: Al Jazeera et AFP

Migrants ‘thrown overboard’ as Mediterranean toll rises

migrants

A dozen African migrants have died after being thrown overboard by fellow passengers, Italian police say, as another 41 boat migrants were feared drowned in a separate incident.

Police in the Sicilian port of Palermo said they had arrested 15 migrants suspected of attacking other passengers after a religious row on a boat headed for Italy, which is struggling to cope with a huge spike in illegal migrants arriving on its shores.

The 15 men were accused of « multiple aggravated murder motivated by religious hatred, » police said in a statement.

The police said those arrested were Muslims while those thrown overboard were Christians.

The 12 victims were all Nigerians and Ghanaians while the 15 suspects came from Senegal, Mali and Ivory Coast.

Distraught survivors, who set off from Libya on Tuesday before being rescued by an Italian vessel on Wednesday, told a « dreadful » story of « forcefully resisting attempts to drown them, forming a veritable human chain in some cases, » police said.

41 missing

In another incident, 41 migrants were missing feared drowned after their dinghy sank en route to Italy, the International Organisation for Migration (IOM) said, days after 400 migrants are believed to have died in another shipwreck off the coast of Libya.

The four survivors of Thursday’s shipwreck, who came from Nigeria, Ghana and Niger, said their boat sank after setting sail from Libya with 45 people on board.

Their vessel was spotted by a plane, which alerted the Italian coastguard but by the time a navy ship arrived to help them only four passengers were found alive.

10,000 rescued in a week

The latest deaths bring the number of migrants killed while attempting to cross the Mediterranean this year up to 900, the IOM said, up from 96 between January and April last year.

The agency said some 10,000 people had been rescued off Italy since Friday alone, with recent good weather prompting a spike in the number of migrants attempting the risky crossing, many of them fleeing conflict and poverty in Africa and the Middle East.

The flood of people trying to reach Italy in recent days has been « extraordinary », IOM’s Giovanni Abbate said in the Sicilian port of Augusta, where more new arrivals were disembarking.

Al Jazeera’s Paul Brennan, reporting from Augusta, said volunteers were called in to assist doctors because of the enormous influx of people.

« What they have seen hauled from the water in recent weeks is harrowing, » our correspondent said.

A doctor told our correspondent: « We see people who have swallowed water and gasoline. It’s awful. »

Italy pleaded for more help on Thursday from other European Union countries to rescue the migrants and share the burden of accommodating them.

Source: Al Jazeera And AFP

Dramane Ouattara est-il l’assassin de Guy André Kieffer? Tout porte à le croire!

imagesL4OE0ZEXEn général, Guy-André Kieffer est présenté comme le journaliste d’investigation poil à gratter qui enquêtait sur les «affaires» réelles ou supposées dans lesquelles étaient mouillés les barons du régime Gbagbo.

Mais il est bon de se souvenir que, de tous ses fameux articles publiés sous pseudonyme dans la presse ivoirienne, celui qui a créé un vrai gros «buzz» international mettait en cause… Anthony Ward, le patron de la société Armajaro, notamment spécialisée dans le négoce de cacao, et dont le directeur Afrique est depuis quelques années Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara.C’était juste après le déclenchement de la rébellion ivoirienne, le 19 septembre 2002. Dans un article paru en dernière page de «Fraternité-Matin», signé «Laurent», Guy-André Kieffer dénonçait «Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation». Il met en relation l’achat de plus de 5% de l’offre mondiale de cacao par Armajaro et le lancement de la rébellion, qui permet une déstabilisation des approvisionnements, une hausse des cours et une grosse plus-value pour les spéculateurs encagoulés. A l’époque, l’évocation d’Armajaro par Kieffer divise les différents clans autour de Gbagbo, dans la mesure où lui-même a à coeur de faire payer ses déconvenues en affaires à certains d’entre eux. Notre Voie riposte à l’article.

La confusion s’empare de l’opinion ivoirienne qui oublie. La mort de Guy-André Kieffer enterre définitivement ce fameux dossier Armajaro. Jusqu’au mois d’août 2010, où il récidive dans une opération d’achat massif de cacao comme celle qui a précédé la «première guerre». Ministre du Budget sous le gouvernement Aké N’Gbo, Koné Katinan a confirmé, dans «Côte d’Ivoire : le coup d’Etat», la forte implication d’Armajaro dans le financement des assauts sur Abidjan par les forces pro-Ouattara.

« En ce qui concerne la suspension des exportations du cacao de janvier 2011, il est clair que sous le couvert des sanctions de l’Union Européenne, se cachait une vaste opération spéculative sur le cacao menée par Armajaro.

En effet, en juillet 2010, tout juste avant les élections de novembre, cette société a acheté un fort tonnage de cacao, au delà de ses achats habituels. Les services de la filière café cacao parlent de plus de 200 000 tonnes de produits achetés par ladite société. Ces énormes achats ont fait réagir les autorités chargées de gérer la filière
café cacao. La crise née des élections devait logiquement entraîner une augmentation des prix sur le marché international.

Cette embellie allait bénéficier à ladite société qui avait décidé d’écouler le cacao à prix d’or. Ainsi, la décision du 24 juillet, en provoquant une pénurie du produit sur le marché international, a donné l’occasion d’écouler à un prix ultra élevé le stock monumental constitué par la société Armajaro. Donc Loïc Folloroux, bénéficiant d’informations de première main de la part de ses parents (Dominique et Alassane Ouattara) sur les différentes actions de déstabilisation en cours dans le pays, a probablement informé ses partenaires et la société Armajaro a pu constituer des stocks à des fins spéculatives.

C’est exactement ce qu’elle avait fait en 2002, un an seulement après avoir obtenu son agrément en Côte d’Ivoire. Cette spéculation lui avait permis de financer la rébellion. Ce que je peux dire sur cette affaire, c’est que les achats et la constitution de stocks étaient des pratiques méconnues des sociétés d’exportation en Côte d’Ivoire jusqu’à l’avènement d’Armajaro. »

Au moment où l’affaire Kieffer se retourne spectaculairement contre le régime Ouattara, les informations qui précèdent permettent de comprendre que le journaliste et consultant franco canadien n’inquiétait pas que certains barons de la Refondation. Et qu’il avait été le premier à mettre en lumière une des plus grosses affaires de spéculation et de guerre économique de ces dernières années.

Phillipe Brou

Cote d’Ivoire: Ouattara’s Former Child Soldiers Evolve into Vicious Criminals, M. Frindéthié

gang des microbes

“My name is H.T. I am a shoeshine boy. I belong to the gang of the Crazy Microbes. We mainly operate around the bus station of Abobo. During the civil war, the rebels recruited many of us from the street and outfitted us with weapons so we can fight on their side. Those of us who were too young to carry arms served as informers. Today, we mug unsuspecting passers-by to feed ourselves. Sometimes, we work as dock-hands to purchase drugs. Many among us would like to return to their parents, but they no longer know where to find them. Others just refuse to go back home.”

In this stunning confession published last Wednesday in Le Mandat, a paper close to the party in power, a teenager from Cote d’Ivoire explains how he and many other kids like him have morphed from former child soldiers of Alassane Ouattara’s rebel army to violent criminals. “The gang of the Microbes” is just one of several violent gangs of former child soldiers in Abidjan; others being the “the Machete gang” and “The Vonvons.” In the last few months, their activities have increased in intensity and violence. These former child soldiers turned gangsters are responsible for scores of brutal robberies and sadistic killings in Abidjan. Today, as the chickens have come home to roost, the very people who once sowed the seed of violence into these children in order to better exploit them for political power are now unable to contain them.

L’Excuse est bien faible ! Martial Frindéthié (vendredi 20 septembre 2013)

Ehivet

Le scoop de ce vendredi 20 septembre 2013 est que le gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara a décidé, au sortir d’un conseil de ministres extraordinaire, de sursoir à la demande d’extradition par la Cour pénale internationale de Mme Ehivet Simone Gbagbo, Députée d’Abobo, 2e vice-président du Front Populaire Ivoirien (FPI), épouse du Président Laurent Gbagbo incarcéré à la Haye depuis le 29 novembre 2011 pour crimes allégués contre l’humanité. L’excuse qui veut justifier cette décision du gouvernement génocidaire d’Abidjan est que depuis la déportation du Président Gbagbo à la CPI, l’appareil judiciaire ivoirien, qui, du fait de la guerre postélectorale, se trouvait en désarroi, s’est reconstitué, et peut donc désormais juger Mme Gbagbo et les dizaines de milliers de prisonniers politiques qui croupissent dans les geôles de la dictature ouattariste : « A l’époque du transfèrement du président Gbagbo, nous avions dû prendre une décision dans l’urgence. Notre justice était pratiquement en déshérence. Les tribunaux étaient détruits, les juges en cavale ou introuvables. Il n’y avait pas de justice. Même la sécurité de M. Gbagbo n’était pas assurée … Mais aujourd’hui, la justice est en marche. Rien ne justifie le transfèrement à La Haye de Madame Gbagbo », tentait d’expliquer Koné Bruno.

La justice n’est pas moins en « déshérence » qu’en novembre 2011

L’excuse est bien faible et ne peut, à la rigueur, que convaincre la moutonnerie dévote qui s’est habituée à déceler dans tous les embrouillements des génocidaires les signes d’une virtuosité. La justice n’était pas moins en « déshérence » alors que des hommes politiques de renom, tels le Premier Ministre Aké Ngbo, le Président du FPI Affi Nguessan, le premier vice-président du FPI Abou Drahamane Sangaré, et la deuxième vice-présidente du FPI Simone Gbagbo, croupissaient dans les geôles de Ouattara dans l’attente de procès promis mais jamais exécutés. En outre, comment le gouvernement Ouattara peut-il continuer de parler d’une justice équitable en Côte d’Ivoire lorsque tous les observateurs sérieux, dont Amnesty International, Human Rights Watch, s’accordent à dénoncer une « justice des vainqueurs » appliquée à travers le prisme partisan, religieux et ethnique, qui encourage l’expropriation, les tortures et les tueries et récompense l’impunité et la sénescence morale ? A ce jour, aucun des acteurs directement responsables des mutilations, des viols, et du carnage de milliers d’Ivoiriens de Bouaké à Nahibly, en passant par Duékoué et Anokoua Kouté, n’a été inquiété par le régime en place ; au contraire, Ouattara a ouvertement récompensé ses lieutenants de basses besognes en les nommant à des postes de hautes responsabilités ou en instrumentalisant leur élection par des processus biaisés et antidémocratiques. Ainsi,  Soro Guillaume, le concepteur des tueries de 2002 est-il fait Président de l’Assemblée nationale ; Tuo Fozié, Ben Laden et Massemba, chefs de guerre impitoyables, sont-ils nommés préfets de régions, etc.

D’évidence, la justice ivoirienne n’est pas mieux lotie maintenant qu’elle ne l’était le 29 novembre 2011, et elle n’est pas plus adaptée aujourd’hui à juger les prisonniers politiques ivoiriens qu’elle ne l’était au moment où Ouattara faisait mains et pieds pour que le Président Gbagbo fût déporté à la Haye. Pourquoi donc cet empressement à déporter le Président Gbagbo et ce manque soudain d’alacrité et d’enthousiasme de la part des génocidaires à voir la vraie Première dame de Côte d’Ivoire en route pour la Haye, surtout à un moment où les Ivoiriens excédés semblent dire à Ouattara, « vas-y, déporte Mme Gbagbo et tous ceux qui sont sous mandat d’arrêt de la CPI ! » ?

Dramane Ouattara a le mérite d’avoir commencé le démantèlement de la CPI

Alassane Dramane Ouattara a le don de la destruction ; l’affirmer est une évidence logique. A la minute où le Président Houphouët offrit à Ouattara un passeport diplomatique ivoirien pour le soustraire du courroux de son président, Thomas Sankara, de qui il avait refusé un poste de ministre de l’économie et des finances, préférant son poste plus juteux et plus sécurisé de représentant de la Haute Volta à la BCEAO, Ouattara s’était résolument attelé à la destruction, non seulement de la vie privée de son bienfaiteur, mais aussi du pays de celui-ci. Aujourd’hui violée,  décousue, endeuillée, exilée, colonisée, la Côte d’Ivoire a bien fait les frais des desseins séditieux de Dramane Ouattara. La Côte d’Ivoire, dont le miracle économique avait alimenté les colonnes de bulletins internationaux, et qui, en compagnie du Japon, s’était lancée à la conquête du monde—nous nous souvenons encore de notre sujet de géographie au baccalauréat, qui était de comparer le miracle ivoirien au miracle japonais—se retrouve aujourd’hui à la traine des pays africains (46e sur 52 pays) du fait des violentes secousses guerrières que ne cesse de lui infliger Ouattara depuis 1999. S’il y a, cependant, une chose dont Dramane Ouattara peut vraiment être fier dans son élan nuisible et dévastateur, c’est le démantèlement entamé de la Cour pénale internationale, cet épouvantail que brandissent les Occidentaux pour faire chanter les Africains inflexibles.

Croyant avoir trouvé le moyen rêvé de se débarrasser du Président Gbagbo afin d’asseoir paisiblement son règne illégitime, Dramane Ouattara s’est empressé de faire déporter le Président Gbagbo à la Haye, puis de verser au dossier de ses patrons de la CPI contenant les charges contre le Président Gbagbo des témoignages farfelus, des déclarations biscornues et des preuves fantaisistes concoctés par les alchimistes du RHDP, qui s’en étaient allés même jusqu’au Kenya récolter des vidéos d’horreur à attribuer au Président Gbagbo. Et lorsque les séances de confirmation/infirmation des charges de février 2013 furent enfin entamées, et que la poudre-aux-yeux de Dramane se fut enfin tassée, de « preuves irréfutables », l’on ne retint rien d’autre que la gêne, les démangeaisons, les bougeottes, et les subites quintes de toux de l’accusation tentant de faire diversion et d’étouffer le réquisitoire de la défense qui pourfendait les « preuves » mensongères de Dramane Ouattara et de ses maîtres.

Obama, Sarkozy, Ban-Ki Moon et Ocampo avait tout mis en œuvre pour que Dramane Ouattara raffermisse son règne illégitime. Trouver des preuves un tant soit peu crédibles était tout ce qu’il lui était demandé. Au lieu de cela, Ouattara avait fini par détruire totalement aux yeux du monde la crédibilité déjà vacillante de la CPI et avait commencé le processus de démantèlement de ce tribunal de plantation avec le retrait contagieux du Kenya. Dans ces circonstances, avec la honte à peine digérée du premier faux procès, celui du Président Gbagbo, il n’était plus question que la CPI et les maîtres de Dramane s’affublent d’une autre mascarade, d’un deuxième déshonneur, d’un autre faux procès, qui viendrait ternir outre mesure leur cape de justicier déjà bien souillée. Aussi, Dramane Ouattara, l’enfant choisi d’antan, le messie d’hier, l’ami de tous les saints et de tous les grands de l’extérieur devint-il soudain infréquentable et innommable, sinon que pour se faire sommer de libérer les milliers de prisonniers politiques dont grouillent ses cachots. Affi Nguessan, qui avec d’autres leaders du RDR, recouvrait la liberté après deux ans d’incarcération dans les goulags du Nord, savait de quoi il parlait lorsqu’il affirmait que sa libération ne lui venait pas du régime mais d’une autre instance, des efforts des Ivoiriens de Côte d’Ivoire et de la Diaspora dénonçant le travestissement des maîtres de Dramane. Et ce n’est pas une coïncidence si l’annonce du « refus » du pouvoir de ne pas transférer la Première Dame ivoirienne à la CPI s’accompagne de l’annonce de la libération de 3000 prisonniers. Ah, que les prisons de Dramane fourmillent de monde ! En deux ans, Dramane le vassal de la « Communauté internationale » a réussi la difficile prouesse de détruire la Côte d’Ivoire, la « réputation » de la CPI et la confiance que les souverains occidentaux placent en leurs concierges noirs.

Mme Gbagbo n’ira pas à la CPI. Qu’en est-il de Soro et des chefs de guerre ?

Au sein de la moutonnerie partisane, d’aucuns se délectent déjà de ce que l’injonction faite à Ouattara par ses maîtres de libérer les prisons ivoiriennes et de surseoir à la requête de transférer la Première Dame de Côte d’Ivoire à la CPI impliquerait que, par ricochet, les chefs de guerre visés par des chefs d’accusation du Tribunal international seraient automatiquement épargnés de toute poursuite internationale. Peut-être ont-ils raison de jubiler ; car si la CPI consent que la Côte d’Ivoire est apte à juger Mme Gbagbo, pourquoi ne consentirait-elle pas, pour rester dans sa logique, que la Côte d’Ivoire détient aussi les instruments judiciaires adéquats pour juger les chefs de guerre à Abidjan. Ce raisonnement aurait tenu si les crimes contre l’humanité allégués à Soro et à sa clique bénéficiaient de la même contingence que les allégations contre la Première Dame. Seulement voilà : le document contenant les charges contre le Président Gbagbo est vide. Les séances de confirmation des charges n’ont causé qu’embarras et gênes à la CPI. D’évidence, les charges contre Mme Gbagbo, que même les alchimistes du RDR reconnaissent moins marquées que celles brandies contre le Président Gbagbo, ne résisteraient pas au test de la réfutation. Le Président Gbagbo a embarrassé la CPI ; Mme Gbagbo signerait la fin de ce truc burlesque qu’est la CPI si un procès contre elle s’y tenait. C’est pourquoi Madame Gbagbo n’ira pas à la CPI. Il n’est pas question de ridiculiser outre mesure les souverains de Dramane Ouattara.

 Par contre, pour ce qui est de Soro et de ses chefs de guerre, le doute sur la véracité de l’évidence ne leur serait pas aussi favorable qu’il le fut au Président Gbagbo et l’aurait été à la Première Dame, fût-elle jugée sur les planches de ce théâtre de l’absurde. Les preuves de la sauvagerie assassine de la bande à Soro pullulent comme les grains de sable sur la plage. Les témoignages des victimes sont pléthoriques ; les attestations filmées et audio sont surabondantes ; et les aveux filmés des chefs de guerre, qui dans leur euphorie n’ont jamais pensé que les choses reviendraient à la normale, sont nombreux. En dépit de tout cela, le gouvernement des génocidaires n’a jamais éprouvé le besoin d’interpeller ses tueurs. Au contraire, Dramane Ouattara les a tout simplement récompensés par des promotions insolemment irrationnelles ; prouvant par-là même, que contrairement aux contorsions du régime génocidaire, qu’il n’y a pas de justice en Côte d’Ivoire aujourd’hui, et donc pas de mécanisme crédible qui jugerait ceux qui ont commis l’un des plus gros carnages dans l’histoire de l’Afrique. La CPI, cet épouvantail auquel plus personne ne croit, ce croquemitaine contre lequel se mobilisent déjà une trentaine de pays africains, a besoin de se rendre pertinent, de redorer son blason terni, de dire qu’il compte encore dans l’imaginaire mondial. Pour ce faire, la CPI a besoin d’un procès qu’elle peut remporter, un procès dont les preuves contre les accusés sont inébranlables. Pour montrer qu’elle est pertinente, quelles preuves plus irréfutables la CPI peut-elle encore présenter à ses détracteurs que celles d’un Soro, d’un Wattao, d’un Fofié Kouakou ou d’un Koné Zakaria ordonnant aux dozos de violer, voler et tuer au nom d’Alassane Ouattara ? Mme Gbagbo n’ira pas à la CPI ; l’on ne peut pas en dire autant de la bande à Soro. C’est leur CPI, qu’ils la rendent crédible, au prix de s’y rendre en sifflotant.

Insécurité / Microbes : L’imam Diaby Almamy « De grosses têtes de la rébellion sont derrière ces enfants »

microbesImam de la Mosquée Ifpg au Plateau et président de l’Ong Nouvelle Vision contre la pauvreté, Diaby Almamy, mène plusieurs actions dans le cadre de la réinsertion des ex-combattants. Nous l’avons rencontré le samedi 2 août 2014 au Plateau. A cette occasion, le guide réligieux qui est également un collaborateur de l’Onuci, s’est prononcé sur le phénomène des ‘’microbes’’, ces enfants qui agressent à main armée dans des communes d’Abidjan.

Il est de plus en plus question à Abidjan du phénomène des »Microbes ». Qui sont-ils exactement ?

Diaby Almamy : Il faut le dire. C’est une affaire qui concerne trois types d’enfants. Il y a celui des ex-combattants, celui des enfants qui ont servi d’indicateurs pendant la crise et ceux qui ont intégré ces groupes juste par suivisme. Mais, le fond du problème est purement politique. Le politique a utilisé ces enfants pendant les heures chaudes où il fallait trouver le moyen de faire partir le président Laurent Gbagbo. Et, une partie de ces enfants brûlaient les pneus, participaient aux opérations ville morte. Ils paralysaient tout le système dans les communes d’Adjamé, d’Abobo et d’Attécoubé. Aujourd’hui, ils ont vu que la situation s’est normalisée. Et, ceux qui les mettaient dans la rue sont aujourd’hui à l’aise pendant qu’eux souffrent. C’est l’une des parties du problème. Il y a aussi le cas des ex-combattants. Des enfants se sont battus avec eux pendant la crise. Ils avaient entre 18 et 25 ans. Et maintenant qu’on doit s’occuper d’eux, on leur dit qu’ils ne savent ni lire, ni écrire. Ils ont donc décidé de constituer un bloc à Attécoubé.

Quand ces enfants attaquent des personnes, que font-ils des biens volés ?

D.A : Ils ont des ex-combattants derrière eux, à qui, ils reversent tout cela, une sorte de commandement.

Qui sont ces personnes, ces ex-combattants ?

D.A : A Attécoubé, ce sont les éléments de la Marine. Il y avait deux groupes. Un qui acceptait de travailler pour eux quand un autre groupe refusait. Ce qui faisait que lorsque les deux groupes s’affrontaient, au lieu de les séparer, ils choisissaient de tirer sur ceux qui ne travaillent pas pour eux. Attécoubé était devenue infréquentable. Je suis allé voir la commissaire (de police) pour lui demander les raisons de cette situation. Elle m’a fait savoir que quand on arrête ces enfants, des hommes en armes, en treillis, viennent les libérer sous prétexte que ces enfants ont combattu avec eux. Je suis allé à la Marine pour discuter avec le commandant. Il m’a dit que ce ne sont pas eux les responsables. Mais, après nos investigations, nous avons compris que ce sont ses éléments qui le faisaient. Pour aller plus loin, je vous informe que le chef des microbes de Boribana dormait à la Marine.

Ce chef-microbe est-il un soldat ?

D.A : Non, c’est un civil. Et, il dormait à la Marine au vu et au su de tous. Quand les gens de la Cie (Compagnie ivoirienne d’électricité, Ndlr) sont venus à Boribana pour couper le courant parallèle, ces enfants ont coupé le bras d’un élément Frci du ‘’commandant Barbu’’. Cela n’a pas été sanctionné. On constate que ces enfants font ce qu’ils veulent et personne n’en parle. Nous avons organisé une grande cérémonie pour proposer des solutions à ce problème. Ces enfants nous disaient tout. Après les échanges avec les enfants, nous avons compris que le problème à Attécoubé vient de la Marine. Celui d’Abobo vient des anciens ‘’syndicats’’ qui ont leur enfants parmi ces microbes.

Concernant ces éléments des ‘’syndicats’’, à quel niveau sont-ils impliqués dans cette affaire ?

D.A : Il y a 4 enfants que nous sommes allés trouver à la Maca (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). On leur a demandé pourquoi ils se sont retrouvés en prison. C’étaient des enfants de 15 à 17 ans maximum. Ils nous ont expliqué qu’ils étaient dans les gares. Ils prenaient ce qu’ils devaient prendre pour le remettre aux chefs des syndicats. A un moment, ils se sont rendus compte que les chefs ne s’occupaient pas bien d’eux. Ilsmicrobes 2 ont donc décidé d’arrêter. Quand ils ont arrêté, on les a envoyés de Cocody à Abobo. Après, ils se sont retrouvés à la Maca. Ces enfants n’y sont pour rien. C’est pour vous dire qu’il y a de grosses têtes qui ont combattu au niveau de la rébellion qui sont derrière ces enfants.

Des officiers supérieurs ?

D.A : Oui. Des gens bien connus aujourd’hui, qui ont participé à la rébellion. Ce sont aujourd’hui des haut gradés. Cela nous choque vraiment de voir cela. Parce que cela n’aide pas le président (de la république) à sortir le pays du trou. Il fait tout ce qu’il peut. Mais, ces gens créent toujours un blocage. Ils allument le feu et viennent après jouer les pompiers. Il y a des enfants de ‘’syndicats’’ bien connus, qui sont des microbes. Donc, ils ne peuvent jamais contribuer à arrêter ce phénomène. Puisque, quand ces enfants prennent des portables, des bijoux de valeur, ils viennent les remettre à ces soi-disant chefs. Et quand après le partage ils ne sont pas contents, ils retournent encore sur le terrain. Mais, il y a un fait qu’il faut souligner. La plupart de ces enfants sont des ressortissants des pays voisins. Pour beaucoup, ils ne sont pas Ivoiriens. Il y a des Maliens, des Guinéens, des Burkinabés. Le chef d’Attécoubé par exemple est Burkinabé. Son second est Malien. Nous avions décidé de rentrer en contact avec les Ambassades de ces pays pour qu’ils puissent aussi faire la sensibilisation à leur niveau. Tous ceux-là sont soutenus par des chefs de guerre. Il ne faut surtout pas oublier ce côté.

Qu’est ce qui motive aujourd’hui ces officiers supérieurs qui vivent quand même dans de bonnes conditions à encadrer ces enfants ?

D.A : Les syndicats par exemple sont soutenus par certains chefs de guerre parce que dans chaque gare, ils ont leur ration. De ce fait, ils ne veulent pas mettre fin à ce qu’on appelle le phénomène des Gnambros (membre de syndicats de transporteurs : Ndlr). Et, c’est le phénomène des Gnambros qui alimente celui des »Microbes ». Puisque, la plupart de ces enfants sont les fils des syndicats. Il faut le dire. Aujourd’hui, je me retrouve souvent menacé par des syndicats, des Frci. J’ai été mandaté par l’Onuci (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire : Ndlr) pour suivre le processus des ex-combattants. J’ai aidé plus de 300 à Abobo à avoir un emploi. Je sais donc de quoi je parle.

Ne craignez-vous pas pour votre vie à l’allure où vont les choses ?

D.A :Pas du tout. Je suis guide religieux. Imam de la mosquée Ifpg au Plateau, qu’on appelle la mosquée Aemci. Je me dis que c’est une mission de Dieu. Ils peuvent me tuer s’ils le veulent. Mais, qu’ils sachent que tout ce qu’ils sèment, ils le récolteront un jour.

Pour revenir à la question de ces bandes, comment fonctionne une équipe de »microbes » ?

D.A : Il y a ce qu’ils appellent ‘’Opération ville propre’’. Ils peuvent se mettre à près de cent. Ils occupent une voie. Et ce jour-là, tous ceux qu’ils rencontrent sur cette voie, sont dépouillés de tout. Il y a deux semaines à Attécoubé, il y a un microbe qui a foncé sur moi. Arrivé à mon niveau. Il a crié ‘’Eh vieux père, c’est toi’’ et il est parti. Il avait sa machette et son pistolet en main.

En plus des armes blanches, ils ont donc des armes à feu…

D.A :Oui, ils ont des armes à feu. Vous savez, ces enfants n’ont plus peur de rien. J’étais à Agboville, il y a quelque temps. A 23 h, »le commandant Barbu » qui est à la Sodeci à Attécoubé, m’a appelé. Il m’a dit que ces enfants ont même cassé sa voiture à Boribana. J’ai dit au commandant que »ceux qui te créent des problèmes sont au sein de ton groupe ». Ce qui se passe actuellement risque de ternir fortement l’image du président Ouattara. C’est pour cela que nous avons décidé de dire la vérité aux Ivoiriens.

Quelle est cette vérité ?

D.A :La vérité est que pour finir avec les »Microbes », il faut régler le problème des ex-combattants. Il y en a qui ont combattu et qui n’ont pas été pris en compte pendant que des autorités allaient chercher leurs frères au village pour les (…) Lire La suite sur Linfodrome

(Vidéo 1, jour 4) Coup de tonnerre à la CPI: bougeotte, toux, gêne, démangeaisons, et blocage quand la défense prend la parole

Pour la compréhension du contexte général de la crise, occulté par convenance par l’accusation,  la défense établit, preuves à l’appui, les faits suivants :

Dramane Ouattara est un putschiste chronique (coup d’état contre Bédié, contre Guéi, et contre Gbagbo) entouré de criminels invétérés.

Guillaume Soro : « C’est vrai, en 2002 nous avons tué. Mais nous avons été amnistiés. On ne doit donc plus se référer à nous comme des criminels ». Et pourtant Guillaume a bénéficié et continue de bénéficier des tueries et du système de racket institué depuis 2002.

Ibrahim Coulibaly (IB) : Bras droit et ancien garde du corps de Dramane Ouattara ; avec Guillaume Soro, il est l’un des principaux acteurs de la Rébellion de 2002. La rivalité Soro-IB est aussi à la base de nombreuses morts. IB , Cité par International Crisis Group pour déstabilisation. Son commando invisible agissant au compte de Dramane Ouattara a commis de graves exactions contre les civils à Abobo et ses environs.

Soumaïla Bakayoko : ex-CEMA des FAFN, présentement CEMA des FRCI nommé par Dramane Ouattara. Précédemment établi à Bouaké, Soumaïla Bakayoko était l’administrateur de l’armée et du gouvernement parallèles nés de la Rébellion de 2002. L’armée qu’il commandait a pillé, tué , racketté, volé, massacré, brûlé des populations civiles (hommes, femmes, enfants, vieillards).

Ousmane Coulibaly (alias Ben Laden) : Commandant de la faction rebelle de l’Ouest, puis ComZone d’Odienné. Soupçonné par Human Right Watch, Amnisty International, International Crisis Group de graves crimes contre l’humanité à Man et ses environs (exécutions systématiques, abus sexuels). Nommé commandant de la BAE en 2011 à Yopougon, il y tortura et exécuta de nombreux civils. En 2012, il dirige les opérations de « nettoyage » à Dabou et y extorque, torture et assassine de nombreux civils. Ousmane Coulibaly entretenait des rapports très étroits avec Charles Taylor et les mercenaires libériens, selon Human Rights Watch. Satisfait du travail de Ben Laden, Dramane Ouattara le promeut Préfet de la région de San-Pédro le 26 septembre 2012.     

Chérif Ouamane (le Nettoyeur) : Homme des basses œuvres de Ouattara. Accusé d’avoir directement ordonné l’assassinat de 29 personnes à Yopougon, selon HRW. Promu par Ouattara comme Commandant en second du groupe de sécurité de la force républicaine.

Issiaka Ouattara (Wattao) : Ex-Commandant de la Zone Rebelle 5 (Séguéla et Vavoua), ex-CEMA adjoint FAFN. Impliqué dans de nombreux trafics de diamants au Nord pendant toute la période de la Rébellion. Il travaillait aussi bien pour le financement de la Rébellion que pour son enrichissement illicite personnel, selon les renseignements français. Soupçonné par ICG d’avoir déstabilisé le processus de paix à multiple reprises et d’être responsable du massacre de Bouaké en 2007. Promu Commandant en second de la Garde Républicaine.

Losseni Fofana : Ex-Commandant des FAFN à Man, il était impliqué dans de nombreux trafics. En février 2009, dans un règlement de compte entre rebelles, Losseni Fofana monte des mitraillettes et des lance-roquettes sur des pickups et mitraillent une foule de civils de façon indiscriminée. En mars 2011, ses hommes prennent une part très active dans le massacre des Guérés à Duékoué. Satisfait de son travail, Dramane l’a fait un des responsables des Forces Spéciales.

Martin Kouakou Fofié : Commandant de la Compagnie Territoriale de Korhogo depuis 2002. Un indécrottable fidèle de Soro. Accusé par les Nations Unies d’voir tué par asphyxie dans des conteneurs au moins 84 personnes. Sous sanction du Conseil de sécurité des Nations Unies depuis 2006 pour « recrutements d’enfants soldats, enlèvements, impositions de travaux forcés, sévices sexuels sur les femmes, arrestations arbitraires, exécutions extra-judiciaires ». Et pourtant, les Nations Unies ont trouvé normal qu’il soit le geôlier du président Gbagbo et d’autres prisonniers politiques.

Koné Zakaria : Précédemment Com-Zone de la Zone 5 (Séguéla et Vavoua), il fut déposé par Wattao à la suite d’une guerre sanglante entre rebelles pour le contrôle du trafic de diamants. Il a commandé l’unité de 1500 dozos qui a participé à la Rébellion de 2002. Satisfait de son travail, Dramane Ouattara le nomme Commandant de la Police Militaire. Accusé de nombreux crimes à Adjamé par les organisations des droits de l’homme. Présentement Commandant de l’Artillerie solaire à Akouédo.

Et toute cette pègre, avec à sa tête Dramane Ouattara, quand elle n’est pas dans les tortures, le cannibalisme, les exécutions sommaires, et les charniers, fait du Burkina Faso, un pays qui n’a jamais planté un seul pied de cacao, un exportateur important de cacao, et du Mali et de la Guinée, des exportateurs mondiaux de diamants ivoiriens.

Marche d’Abobo: La mise en scène

Aichatou Mindaoudou est-elle impartiale dans la crise ivoirienne? NON!

L'autre concierge

En 2010, Aichatou Mindaoudou faisait partie d’un groupe d’intellectuels africains qui signaient une pétition très partiale pour soutenir le coup d’état constitutionnel contre la Côte d’Ivoire et demander le départ du Président Laurent Gbagbo (voir sa signature au bas de la pétition ci-dessous). Quelques mois plus tard, elle se retrouvait à la tête de l’ONUCI. Coïncidence ? Seulement pour qui croit à la danse de la pluie. La promotion d’Aichatou Mindaoudou à l’ONUCI n’est rien d’autre qu’une récompense pour service rendu à la Troika (France-ONU-EU). Elle n’est qu’une autre concierge censée assurer la mission partiale de l’ONU en Côte d’Ivoire. Et cela se voit bien : Depuis sa chute en Côte d’Ivoire, Aichatou Mindaoudou n’a rien fait d’autre que du tourisme de luxe, où reçue par la dictature ou des populations acquises à la dictature de Ouattara, l’on la voit quotidiennement vautrée dans de grands fauteuils recouverts de pagnes kita, assistant aux carnavals folkloriques et recevant des accolades d’autosatisfaction.

1. Arrivé au pouvoir en octobre 2000, Laurent Gbagbo a été confronté dès le 19 septembre 2002 à une crise militaro-politique à laquelle les accords de Linas-Marcoussis ont apporté une réponse révisée successivement lors des différents sommets d`Accra. En octobre 2005, arrive la fin légale de son mandat. Depuis cette date, la Côte d`Ivoire n`est plus régie seulement par sa constitution mais aussi par des Accords internationaux et des Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies dont l`Accord de Pretoria signé en 2005, l`accord politique de Ouagadougou intervenu en mars 2007. Adoptée par les principaux acteurs politiques ivoiriens dont Laurent Gbagbo lui-même, Guillaume Soro, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara à Pretoria, la certification des élections est adoptée par la Côte d`Ivoire et la communauté internationale en 2007 par la résolution 1765 des Nations Unies. En tant qu`accord international, il est réputé supra national.
2. Après six reports successifs, les élections présidentielles ivoiriennes qui auront coûté 3 milliards et demi de dollars US et apparaissent comme les plus chères au monde, se sont finalement déroulées le 31 octobre 2010 pour le 1er tour de scrutin. Ensemble les 14 candidats retenus ont motivé le vote de 84% des électeurs. En dépit des réclamations du Président Henri Konan Bédié qui estimait avoir été lésé de 525.000 suffrages exprimés en sa faveur, les résultats provisoires annoncés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) ont été proclamés par le Conseil Constitutionnel en l`état, puis certifiés par les Nations Unies.
Le 2ème tour de scrutin est intervenu le 28 Novembre 2010 à l`issue d`une campagne électorale émaillée de violences. Il a opposé le Président Laurent Gbagbo et l`ancien Premier Ministre du Président Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo, le président-candidat a unilatéralement décrété un couvre-feu le jour même du scrutin. Des mesures d`interdiction des médias étrangers viendront alourdir l`ambiance déjà surchauffée par les médias d`État qui affichent sans nuance leur parti pris.
3. Le mardi 30 novembre 2010, le porte-parole de la CEI qui procédait à la proclamation des résultats par régions a été interrompu par deux représentants du président Gbabgo au sein de la commission. Des PV de vote ont été arrachés et déchirés empêchant M. Yacouba Bamba, le Porte-parole de la CEI de continuer la proclamation des résultats. Finalement, le jeudi 02 décembre 2010, le Président de la CEI, M. Youssouf Bakayoko, proclamait le Candidat Alassane Ouattara comme vainqueur avec 54,10% des voix contre 45,90 % pour le candidat Laurent Gbagbo.
S`autosaisissant du dossier, le Président du Conseil Constitutionnel, après avoir invalidé les résultats de sept (7) départements (Bouaké, Korhogo, Ferkessédougou, Katiola, Boundiali, Dabakala, Séguéla) tous situés en zone Centre-Nord-Ouest, a proclamé M. Laurent GBAGBO vainqueur de l`élection présidentielle 2010 avec 51, 45 % contre 48,55 % pour M. Alassane OUATTARA. Intervenant en dernière instance, comme il l`avait fait déjà pour les validations des listes électorales et des résultats du premier tour des élections présidentielles, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a pour sa part certifié les résultats provisoires collectés par la CEI et rejeté ceux proclamés par le Conseil Constitutionnel après avoir rejeté ceux proclamés par le Conseil Constitutionnel, pour raison de  » non conformité à la réalité des faits « .
4. Depuis lors, la Côte d`Ivoire semble avoir un président de la République de trop. Laurent Gbagbo, le président sortant, revendique la victoire au nom du Conseil Constitutionnel et bénéficie du soutien d`une partie des forces armées. Considérant que les institutions internationales agissent sous l`injonction du président français, le camp de Laurent Gbagbo insiste sur le nécessaire respect de la souveraineté nationale et dénonce un complot de la France et des Etats-Unis. Le complot consisterait à évincer Laurent Gbagbo, le patriote et le héros de l`indépendance nationale et de l`indépendance africaine, pour installer Alassane Ouattara, présenté comme le candidat de l`étranger, qui facilitera le pillage des immenses richesses nationales. Dans le même temps, la télévision et la presse acquises au pouvoir sortant, protestent contre la  » politisation de l`UEMOA  » et considèrent que la CEDEAO a déclaré la guerre à la Côte d`Ivoire, mettant en danger leurs millions de ressortissants en Côte d`Ivoire.
Quant à Alassane Ouattara, déclaré vainqueur tour à tour par la Commission électorale indépendante, puis par le Représentant spécial des Nations Unies en Côte d`Ivoire, il bénéficie de la reconnaissance de la communauté internationale. Au nom de cette reconnaissance, il a obtenu l`exclusivité de sa signature et de ses mandants à l`Union Monétaire Ouest-Africaine, puis à la Banque des Etats d`Afrique de l`Ouest et procède à des remplacements d`ambassadeurs.
5. La situation prêterait à sourire si elle n`avait déjà ouvert un champ d`insécurité intérieure où s`activent différents opérateurs de la violence militaro-politique : milices locales, mercenaires libériens et angolais. Depuis le 28 novembre en particulier, les associations des droits de l`homme, dont Human Rights Watch, ont signalé des exactions graves dont des exécutions extrajudiciaires, des disparitions de personnes, des confrontations mortelles entre forces de défense et de sécurité et manifestants de l`opposition. Le HCR estime à plus de 20 000, le nombre des personnes dont une majorité de femmes et d`enfants, qui entre le 1er et le 27 décembre 2010, anticipant les violences qu`elles considèrent comme inéluctables, ont fui la Côte d`Ivoire pour se réfugier au Libéria. Dans les quartiers d`Abidjan, les partisans des deux camps redoutent chacun une attaque de l`autre, et chacun ne dort plus que d`un œil. Il y a urgence à préserver les vies humaines, à privilégier la paix, à promouvoir la justice et la légitimité.
6. Après le Prix Nobel Wolé Soyinka qui a déjà appelé le président Laurent Gbagbo à céder le pouvoir, les signataires du présent appel, des intellectuels relevant des nations africaines et ceux pour lesquels l`Afrique reste un engagement de vie, souhaitent contribuer à conjurer l`imminence de la confrontation. Vivement préoccupés de l`évolution de la situation en Côte d`Ivoire, ils restent néanmoins convaincus que les leaders politiques ivoiriens, en général, et le président Laurent Gbagbo, en particulier, peuvent par leur attitude respective, libérer les populations ivoiriennes et l`Afrique tout entière des angoisses qui les étreignent. Les signataires du présent appel considèrent que l`arrêt du ConseilConstitutionnel du 3 décembre 2010 n`a été inspiré ni par le droit, ni par la justice. Il n`est pas fondé en droit ; il compromet gravement l`unité nationale tout en rendant un mauvais service à celui qu`il entend servir. Il contribue à l`isolement politique et diplomatique de la Côte d`Ivoire
7. L`arrêt du Conseil Constitutionnel n`est pas fondé en droit car l`Article 64 du Code électoral ivoirien dispose :  » Dans le cas où le Conseil constitutionnel saisi (par le candidat malchanceux), constate les irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d`ensemble, il prononce l`annulation de l`élection et le nouveau scrutin dont la date est fixée par décret en Conseil de Ministres sur proposition de la CEI a lieu au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel « . En conséquence, la loi ne reconnaît pas au Conseil constitutionnel le pouvoir d`annuler les voix des électeurs d`une ou de plusieurs régions, pour un motif ou un autre. En revanche, elle lui reconnait le pouvoir de proclamer les résultats des élections telles qu`à lui transmises, et à défaut, d`annuler globalement lesdits résultats, appelant de ce fait à une reprises des élections.
8. L`arrêt du Conseil Constitutionnel compromet l`unité nationale dans la mesure où l`annulation des votes dans les 8 régions citées plus haut, prive les habitants de leur droit de vote et donc de leur qualité de citoyen. Comment peut-on concevoir une république en expulsant un sous-ensemble de la nation de l`exercice du suffrage universel ? Au surplus, en ce qu`elle frappe des régions relevant de la zone anciennement sous le pouvoir de la rébellion, la mesure d`annulation régionale des suffrages alimente le sentiment d`exclusion des citoyens relevant de ces régions qui, au demeurant, se plaignaient déjà de faits d`exclusion. Notons également que l`ensemble des rapports des préfets sur le déroulement du scrutin indique que les élections se sont passées partout dans des conditions acceptables, corroborant ainsi les conclusions des rapports des observateurs internationaux.
9. L`arrêt du Conseil constitutionnel rend un mauvais service à Laurent Gbagbo en ce sens que le renversement des voix auquel il procède se révèle expéditif et illogique. Laurent Gbagbo qui reconnait être arrivé au pouvoir en 2000 dans  » des conditions calamiteuses « , ne peut retirer aucune légitimité d`une décision qui vide les élections de leur sens et de leur fonction de régulation sociale. Au surplus, M. Choi, le Représentant spécial des Nations Unis en Côte d`Ivoire et le certificateur des élections, a démontré que même après l`annulation des votes dans les 8 départements mis à l`index, M. Alassane Ouattara reste le vainqueur des élections présidentielles.
10. Plus que jamais, la communauté internationale parle d`une même voix, et de manière de plus en plus ferme. Déjà des mesures coercitives ont déjà été adoptées par les Etats-Unis, l`Union Européenne, les Nations Unies contre des proches du Président Laurent Gbagbo. Les appels de la CEDEAO, de l`UA, de l`UE, des USA, des Nations Unies et des principales puissances de la planète (USA, Canada, Allemagne, France, Afrique du Sud, Nigeria…) se sont relayés pour réclamer une issue pacifique du conflit. Le sommet extraordinaire des chefs d`états de la CEDEAO sur la Côte d`Ivoire tenue à Abuja, le 24 décembre 2010, a dépêché à Abidjan une délégation de haut niveau à l`effet de négocier le départ de Laurent Gbagbo, tout en indiquant  » qu`en cas de rejet de la demande non négociable par Laurent Gbagbo, la Communauté n`aura d`autre choix que de prendre toutes mesures nécessaires, y compris l`usage de la force légitime pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien « .
11. Au regard de ce qui précède, les signataires du présent appel demandent aux acteurs politiques ivoiriens : combien de morts faut-il à une élection présidentielle pour qu`enfin le vainqueur puisse se mettre au travail et redonner confiance aux populations et espoir la Jeunesse ?
Ils invitent les leaders politiques ivoiriens à entendre l`immense besoin de paix et de justice qui monte des cœurs meurtris des populations ivoiriennes durement éprouvées depuis une dizaine d`années.
Ils demandent aux parties en conflit de se retenir de tout mot d`ordre susceptible d`ouvrir ou de rouvrir de nouveaux champs de violence et de conflits.
Ils en appellent aux forces de défense et de sécurité pour qu`elles protègent les biens et les personnes vivant en Côte d`Ivoire, en tâchant de préserver en priorité les vies humaines.
Cette crise postélectorale place Laurent Gbagbo dans la position de choisir le meilleur pour l`émancipation démocratique de la Côte d`Ivoire et de l`Afrique. Il n`est pas tard pour lui de respecter la souveraineté du peuple telle qu`elle s`est massivement exprimée dans les urnes, évitant ainsi à son pays de dériver dans une situation politique et sociale encore plus désastreuse,.
Les signataires de la présente déclaration en appellent au sens de l`histoire et à l`esprit démocratique de M. Laurent Gbagbo pour qu`en toute dignité, il respecte le résultat des urnes et la volonté du Peuple comme il l`a promis lors du débat télévisé du 25 novembre 2010 et par conséquent, qu`il cède le pouvoir au véritable vainqueur des élections: M. Alassane Ouattara.
Un échantillon des 150 intellectuels signataires

– Elikia M`Bokolo, Professeur des Universités à l`Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris) et à l`Université de Kinshasa (RDC)
– Abdoulaye Sangaré, Journaliste-éditeur de presse, Cote d`Ivoire
– Abib Kazdaghli, professeur universitaire d`Histoire, Tunis (Tunisie)
– Abioseh Michael Porter, Ph.D. Professor of English and Department Head, Editor, JALA (Journal of the African Literature Association), Department of English & Philosophy, Drexel University
– Abou B. Bamba, Department of History/Africana Studies, Gettysburg College Gettysburg, PA 17325
– Aboubacar Abdoulaye Barro, Chercheur/consultant, Sénégal
– Adama Diambourou Diarra, Consultant international, Bamako, Mali
– Adriana Piga Sapienza, Prof, Chaire de Systèmes politiques et sociaux, Université de Rome Italie
– Ahamed Mohamed Said Maouloud Sangaré, URD-Bénin
Aichatou Mindaoudou, Faculté des Sciences Economiques et Juridiques de Niamey, Niger
– Akissi Gbocho, Maître de Conférences, Abidjan, Côte d`Ivoire
– Alain Pascal kaly, Dr. en sociologie, Professeur d´Histoire et de cultures africaines, Universite Federale Rurale de Rio de Janeiro
– Alassane Diakité, Professeur, Bamako MALI
– Aliko Songolo, Professeur, University of Wisconsin à Madison
– Amadou ,Alginy Hama, Magistrat,Niamey, Niger
— Trutz von Trotha, Emeritus Dr. phil. Habil, Chaire de Sociologie, Université de Siegen, Allemagne

Discours de fin de règne.

chefs rebelles

Dans un embrouillamini censé rassurer ses chefs rebelles inquiets d’une possible interpellation de la CPI après l’énième justificatif de Bensouda, Dramane Ouattara n’a réussi qu’à confirmer la hantise qui trouble ses nuits : celle des dictateurs en fin de règne. Avant Dramane, les dictateurs comme Compaoré et Mobutu avaient fait montre de la même grossièreté intellectuelle au moment où leur barque prenait eau de toutes parts. Simple stupidité ou stratégie de défense ?

Dramane Ouattara, a déclaré samedi que « personne n’ira » à la Cour pénale internationale (Cpi), dans le cadre de la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011, après les transfèrements de l’ex-président Laurent Gbagbo et l’ancien leader des jeunes patriotes, Blé Goudé, lors d’une cérémonie à Abidjan.

« Nous allons continuer à juger ceux qui ont commis des crimes, personne n’ira à la CPI. Nous jugerons toutes les personnes ici en Côte d’Ivoire parce que nous en avons la capacité et (pour) montrer que nous sommes un pays moderne et un pays de droit », a dit M. Ouattara.

 « Tous ceux qui ont commis les atrocités seront jugés et continueront d’être jugés quelles que soient les opinions nationales et internationales », a affirmé M. Ouattara, devant des organisations de victimes de la crise postélectorale.

Si « tous ces bourreaux » veulent « la clémence de la Nation, par l’intermédiaire du président de la République, il faut qu’ils demandent pardon aux Ivoiriens (sinon) il n’y aura pas de grâces ou d’amnistie », a-t-il prévenu.

« J’entends ici et là des bêtises de justice des vainqueurs, est-ce qu’on a besoin d’une justice des vaincus? Si c’était les autres, ils nous auraient tués tous », a-t-il lancé, ajoutant: « nous sommes un pays de droit ».

Ce gouvernement où tout s’annonce et rien ne s’accomplit !

Université de Cocody: les cours se prennent à même le sol

Université de Cocody: les cours se prennent à même le sol

  • Le vivre-ensemble : Annoncé, le rattrapage ethnique pratiqué
  • Déclaration des biens en conformité avec la Constitution : Annoncée, pas faite !
  • Construction de 5 nouvelles universités en 5 ans : Annoncée, pas faite (même pas une seule)
  • 65.000 classes en 5 ans : Annoncées, jamais construites
  • Equipement des universités existantes : Annoncé, jamais réalisé (même pas de toilettes fonctionnelles, les cours se prennent à même le sol)
  • Amélioration de l’éducation : Annoncée ; promotion de l’inculture et de l’illettrisme pratiquée (une belle métaphore à la tête du ministère de l’éducation : la Kandia nationale)
  • Assurance Maladie Universelle : Annoncée, à la place une arnaque appelée CMU
  • Allègement du panier de la ménagère : Annoncé ; quelle comédie !
  • Croissance à deux chiffres : Annoncée, vite oubliée après les railleries des économistes mondiaux
  • Réduction du coût du gaz : Annoncée, jamais réalisée
  • Réforme des secteurs de l’électricité, de l’énergie, du cacao : Annoncée ; rien que de la poudre aux yeux
  • Restitution des domiciles occupés par les rebelles : Annoncée, jamais réalisée
  • Restitution des terres occupées par les rebelles à l’ouest : Annoncée, aucune intention de le faire
  • Justice impartiale : Annoncée, justice des vainqueurs pratiquée
  • Démantèlement des coupeurs de routes : Annoncé, aujourd’hui, des voyageurs détroussés à Niakara par des coupeurs de route
  • 6 août 2014, libération de 3.000 prisonniers politiques : Annoncée, pas un seul détenu libéré
  • Libération du Mont Péko : Annoncée, jamais entreprise
  • Enquête sur les massacres de Duékoué, Nahibly, etc. : Annoncée jamais réalisée
  • Réconciliation des Ivoiriens : Annoncée : jamais faite ; jamais voulue
  • Logements sociaux : Annoncés jamais réalisés
  • Dédommagement des déguerpis : Annoncé jamais réalisé
  • Décrochage des fonctionnaires dès l’obtention du statut de PPTE : Annoncé, pas fait !
  • La liste des annonces ? Très longue ; celles des réalisations ? pratiquement inexistante !

La Côte d’Ivoire à la merci de la violence d’un islamisme radical? Ahmed Bakayoko Appelle les Musulmans de Côte d’Ivoire au Jihad

Pour les élections de 2015, les génocidaires affûtent déjà les armes de la violence.

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Johnny Patcheko s’adresse à KKB, Essy Amara, et Charles Konan Banny

(Vidéo) Konan Banny: La Côte d’Ivoire doit sortir de la peur

(Vidéo) Quand Lamine Diabaté haranguait le Nord en préparation de la rébellion armée

Pont de Jacqueville: Désappointement des chefs locaux, M. Frindéthié

Inauguration_%20Pont_Jacqueville11Moins de deux semaines après le tapage qui a accompagné l’inauguration du Pont de Jacqueville, les langues se délient. Les chefs locaux que nous avons pu contacter ont exprimé leur profonde déception envers les autorités ivoiriennes. « Ce pont a été construit au rabais. Le plan initial était de livrer un pont de 4 voies aux populations de Jacqueville. Nous ne comprenons pas comment quelques années plus tard, au lieu d’un pont du futur comme convenu, le gouvernement de Ouattara nous livre une passerelle sans voie pour les piétons et les motocyclistes. En plus de nous avoir construit une passerelle, ils s’apprêtaient à nous en faire payer la traversée. Cela aurait été le comble ».

A la question de savoir pourquoi les chefs locaux n’ont pas exprimé leur mécontentement aux autorités dès les premiers moments de la modification des plans initiaux, M. Degny nous répond ceci: « Ce n’est pas tout qui se dit sur la place publique. Il y a eu des tractations. Ce n’était pas du tout facile. Nous aurions pu attendre que quelque chose de plus décent nous soit proposé une autre fois. C’était ou bien accepter cette chose-là ou bien continuer de soumettre nos populations aux caprices du bac. Un proverbe alladian dit serre bien sous l’aisselle ce que tu as aujourd’hui et reviens négocier demain. Nous reviendrons négocier une autre fois dans l’espoir de nous voir construire une deuxième structure, peut-être une traversée à partir de Vridi ; car ce pont étroit ne projette pas une vision latérale du futur. Jacqueville va se développer très vite ; et très vite, cette passerelle étroite, seule voie d’accès, sera dépassée ».

En attendant, les autorités locales ont déjà commencé une campagne de sensibilisation auprès des automobilistes pour éviter que ce pont semé d’embuches (virages inutiles, visibilité réduite, lampadaires plantés presque sur les artères, manque de passage piéton, absence de voie cyclable) ne soit un piège à désastres.

Chute de Trois Tirailleurs!

3 tirailleurs

L’évangile selon Philippe Mangou, M. Frindéthié

mangou(1)Dans une interview accordée à un journal gabonais, l’ex-CEMA Philippe Mangou se défend de ce que les Ivoiriens continuent de lui coller l’étiquette de traitre pour avoir fui le théâtre des combats lors de la « bataille d’Abidjan » : « Est-ce que c’est Laurent Gbagbo qui a payé mon école pour me faire rentrer à l’EFA … Est-ce que c’est Gbagbo qui a fait de moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire. Depuis l’époque de Bédié, moi je suis officier. Et puis je sers la Côte d’Ivoire, pas Laurent Gbagbo … Donc j’ai trahi aussi Bédié alors? Parce que Bédié a été président avant Gbagbo Laurent … Donc si Gbagbo Laurent n’est plus président, moi un officier de l’armée de Côte d’Ivoire, je dois arrêter mon travail pour le suivre … je suis désolé pour vous monsieur le journaliste. Voilà qui est claire! Quand on t’envoie, il faut savoir t’envoyer soi-même, disait-il …».

Le problème de Mangou, c’est qu’il n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Prenant pour prétexte la profession de pasteur de son père et sa soi-disant éducation familiale de pacifiste, Mangou, abandonnant les jeunes soldats sous son commandement sans aucune direction, s’était réfugié à l’Ambassade de l’Afrique du Sud au moment où les troupes rebelles sous escorte française et onusienne rentraient à Abidjan.

Ce que les Ivoiriens reprochent au CEMA déserteur, c’est moins de n’avoir pas défendu la personne du Président Gbagbo que d’avoir failli à la mission qui était la sienne en tant qu’officier de la République : Celle de défendre la Côte d’Ivoire. Or Mangou a pris la poudre d’escampette dès les premiers coups de feu, exposant des milliers de militaires sans commandement aux bombes françaises. Mangou ne savait-il pas que son père était pasteur, que son éducation familiale lui dictait une vie de pacifiste au moment où il entrait à l’école militaire ? Ne savait-il pas que le rôle premier du militaire est de défendre la nation, et que son outil de prédilection est le fusil ? Mangou aurait pu se faire pasteur, mais il a choisi plutôt d’être un officier déserteur pour le malheur des Ivoiriens. Mangou est un pilote de ligne qui saute en parachute avant de lancer délibérément son avion contre le flanc d’une montagne.

Oh honte ! Mangou devrait avoir honte. Mais il y a, comme le dirait ma mère, « des gens qui sont nés sans cils et ne connaissent pas la honte ». Mangou est de cette race-là. C’est un couard qui a cru venir à l’armée comme l’on va en kermesse—car il est vrai qu’au temps où cette majorette entrait à l’école militaire, l’armée ivoirienne n’était d’armée que de nom. C’était là où, assuré de d’un bon traitement, l’on allait prendre tranquillement du ventre. Le malheur de Mangou est d’avoir été promu au moment même où il fut nécessaire que l’officier ivoirien démontrât sa formation et défendît son pays. Et Mangou, le fils de pasteur, qui était entré à l’armée comme une jeune fille se joint à une équipe de majorettes, abandonna ses armes et son uniforme et, le premier de tous les Ivoiriens, s’enfuit chercher refuge dans une chancellerie étrangère.

Mangou n’a pas fait son travail. Il ne l’a jamais fait. Mangou est coupable d’avoir donné au peuple ivoirien la fausse assurance que leur Chef d’Etat-major des Armées était encore à leur côté pour défendre la nation agressée, alors que Mangou lui-même préparait sa sortie en catimini. Mangou est coupable de la mort de milliers d’Ivoiriens. Sous d’autres cieux, un déserteur de sa trempe serait passé en cour martiale. Mangou n’a ni servi Gbagbo, ni servi la Côte d’Ivoire. Mangou a trahi Gbagbo et Mangou a trahi la Côte d’Ivoire. L’histoire retiendra de Mangou qu’il fut un pleutre, un déserteur, un traitre pour son pays.

Qui a trahi une fois est bien susceptible de trahir une seconde fois. Même Dramane Wattra à qui la majorette Mangou a fait allégeance le sait, qui a préféré tenir ce traitre loin de lui, dans une retraite dorée au Gabon. Que Mangou se taise et bouffe ; car, en plus d’être un traitre, il a la mauvaise manie de parler la bouche pleine.

La Mission Permanente de la Côte d’Ivoire à L’ONU épinglée pour vente de postes humanitaires

Rien n’est sacré au Dozoland ! Tout s’y vend. La Mission Permanente de la Côte d’Ivoire à l’ONU vient de se distinguer sur la scène internationale pour corruption avérée. Le remplaçant de Youssoufou Bamba à la représentation de la Côte d’Ivoire à l’ONU, Bafétigué Ouattara vient de se faire prendre la main dans le sac par une enquête des Nations Unies à vendre des postes de missions humanitaires en Haiti, au Mali, et en République Centrafricaine. Pas moins de $4.000 ! Voici ce qu’exigeait Monsieur Bafétigué Ouattara par poste. Cet argent était versé sur le compte de sa petite amie Hubertine Foué, qui le reversait ensuite sur le compte de Bafétigué Ouattara à Abidjan. Apparemment, le circuit n’était pas assez labyrinthique pour échapper aux enquêteurs de l’ONU. Le commerce de Bafétigué Ouattara prospérait depuis qu’il était le Premier Conseiller de Youssoufou Bamba ; et c’est ce dernier, qui pour se venger de son limogeage « injuste » aurait alarmé les enquêteurs de l’ONU. Est-ce à dire que Youssouf Bamba s’était tu sur un commerce qu’il savait illégal ? Pour Matthew Russell de InnerCity Press, ce chapelet de corruptions au sein des pays francophones serait-il un legs de la culture française ? Quoi qu’il en soit, la Côte d’Ivoire des rattrapés s’est encore illustrée sur le plan international par sa propension à la dégénérescence morale. Visitez à ce propos le lien de InnerCity Press http://www.innercitypress.com/uncovered1dpkocorruptionicp020715.html

(Débat télévisé) Côte d’Ivoire: le Coup d’état

’60 Minutes Blasted For ‘Anachronistic Style’ Of Africa Coverage

Heart of Darkness Revisited

Heart of Darkness Revisited

by Lisa de Moraes

A group of academics and journalists is accusing 60 Minutes of turning black Africans into background extras in its recent segments from the continent.

60 Minutes has managed, quite extraordinarily, to render people of black African ancestry voiceless and all but invisible” in a series of recent segments, says a letter penned by Howard W. French and signed by more than 150 people that was emailed to 60 Minutes exec producer Jeff Fager and posted on the blog A Glimpse of the World. French, who spent most of his 23-year career at The New York Times as a foreign correspondent, now is an associate professor at the Columbia University Graduate School of Journalism, where he has taught journalism and photography since 2008.

In the letter, the signers most notably dinged the CBS newsmagazine for a segment in which Lara Logan went to Liberia last year to cover the ebola epidemic in that country. “In that broadcast, Africans were reduced to the role of silent victims. They constituted what might be called a scenery of misery: people whose thoughts, experiences and actions were treated as if totally without interest,” the letter scolds. “Liberians were shown within easy speaking range of Logan, including some Liberians whom she spoke about, and yet not a single Liberian was quoted in any capacity” though Liberians not only died of ebola, many of them contributed to the fight against the disease, including doctors, nurses and other caregivers, some of whom died in the effort. “Despite this, the only people heard from on the air were white foreigners who had come to Liberia to contribute to the fight against the disease.”

Back when that report aired in November, French tweeted: “Not a single African voice in @60Minutes piece from Liberia on ebola. Not remotely acceptable? We see a father whose son is dying. No quote.”

Today, in his letter to Fager, he complained:

“Taken together, this anachronistic style of coverage reproduces, in condensed form, many of the worst habits of modern American journalism on the subject of Africa. To be clear, this means that Africa only warrants the public’s attention when there is a disaster or human tragedy on an immense scale, when Westerners can be elevated to the role of central characters, or when it is a matter of that perennial favorite, wildlife.”

Speaking of wildlife, the letter also smacked the newsmag for two segments it said were “remarkably similar…featuring white people who have made it their mission to rescue African wildlife. In one case, these were lions, and in other, apes. People of black African descent make no substantial appearances in either of these reports, and no sense whatsoever is given of the countries visited, South Africa and Gabon.”

In all these segments, the letter said, “Africans themselves are typically limited to the role of passive victims, or occasional brutal or corrupt villains and incompetents; they are not otherwise shown to have any agency or even the normal range of human thoughts and emotions. Such a skewed perspective not only disserves Africa, it also badly disserves the news viewing and news reading public.”

In the letter, the group says American views of Africa, a continent of 1.1 billion people, “are badly misinformed” and blamed “the mainstream media.”

A 60 Minutes rep sent Deadline a statement, saying, “60 Minutes is proud of its coverage of Africa and has received considerable recognition for it. We have reached out to Mr. French to invite him to discuss this further and we look forward to meeting with him.”

The statement did not specify which of its reports about Africa it was referencing, but a Bob Simon report titled Joy In The Congo,” about the only all-black orchestra in Central Africa, won a Peabody Award and two Emmys in 2013, and Scott Pelley’s “Africa Mercy,” about a hospital ship that repaired Africans’ cleft palates and other problems relating to the jaw or face, won a News Emmy.

Here is the full list of signatories to the letter:

Howard W. French, Associate Professor, Columbia University Graduate School of Journalism; author of China’s Second Continent and A Continent for the Taking: The Tragedy and Hope of Africa

Fatin Abbas, Manhattanville College

Akin Adesokan, Novelist and Associate Professor, Comparative Literature and Cinema and Film Studies, Indiana University Bloomington

Anthony Arnove, Producer, Dirty Wars

Adam Ashforth, Department of Afroamerican and African Studies, University of Michigan

Sean Jacobs, Faculty, International Affairs, Milano, The New School and Africa is a Country.

Teju Cole, Distinguished Writer in Residence, Bard College/Photography Critic, The New York Times Magazine

Richard Joseph, John Evans Professor of International History and Politics, Northwestern University

Leon Dash, Swanlund Chair Professor in Journalism, Professor, Center for Advanced Study, University of Illinois at Urbana-Champaign

Michael C. Vazquez, Senior Editor, Bidoun: Art and Culture from the Middle East

Achille Mbembe, Professor, Wits University and Visiting Professor of Romance Studies and Franklin Humanities Institute Research Scholar, Duke University

M. Neelika Jayawardane, Associate Professor of English Literature at State University of New York-Oswego, and Senior Editor of Africa Is a Country

Adam Hochschild, author

Eileen Julien, Professor, Comparative Literature, French & Italian, African Studies, Indiana University Bloomington

Mohamed Keita, freelance journalist in NYC, former Africa Advocacy Coordinator of the Committee to Protect Journalists (CPJ)

Aaron Leaf, Producer, Feet in 2 Worlds, The New School

Dan Magaziner, Assistant Professor, History, Yale University

Marissa Moorman, Associate Professor, Department of History, Indiana University

Sisonke Msimang, Research Fellow, University of Kwazulu-Natal.

Achal Prabhala, Writer and Researcher, Bangalore, India.

Janet Roitman, Associate Professor of Anthropology, The New School

Lily Saint, Assistant Professor of English, Wesleyan University.

Abdourahman A. Waberi, writer and Professor of French and Francophone Studies George Washington University

Binyavanga Wainaina, Writer

Chika Unigwe, Writer

James C. McCann, Chair, Department of Archaeology, Professor of History, Boston University

Susan Shepler, Associate Professor, International Peace and Conflict Resolution, School of International Service, American University

Peter Uvin, Provost, Amherst College

G. Pascal Zachary, professor of practice, Arizona State University

Cara E Jones, PhD, Assistant Professor of Political Science, Mary Baldwin College

James T. Campbell, Edgar E. Robinson Professor of History/Stanford University

Nii Akuetteh, Independent International Affairs Analyst, Former Executive Director of OSIWA, the Soros Foundation in West Africa

Mary Ratcliff, editor, San Francisco Bay View National Black Newspaper

James Ferguson, Susan S. and William H. Hindle Professor, Stanford University

Alice Gatebuke, Rwandan Genocide and War survivor. Communications Director, African Great Lakes Action Network (AGLAN)

Max Bankole Jarrett, Deputy Director, Africa Progress Panel Secretariat

Mohamed Dicko, retired Computer Applications Analyst in St Louis, Missouri

Mojúbàolú Olufúnké Okome, Ph.D., Professor of Political Science, African & Women’s Studies, Brooklyn College, CUNY

Adam Ouologuem

John Edwin Mason, Department of History, University of Virginia

Dele Olojede, newspaperman

Dr. Jonathan T. Reynolds, Professor of History, Northern Kentucky University

Daniel J. Sharfstein, Professor of Law, Vanderbilt University

Claire L. Adida, Assistant Professor of Political Science at the University of California San Diego

Lisa Lindsay, University of North Carolina

Anne-Maria B. Makhulu, Assistant Prof. of Cultural Anthropology and African and African American Studies, Duke University

Karin Shapiro, Associate Professor of the Practice African and African American Studies, Duke University

Garry Pierre Pierre, Executive director of the Community Reporting Alliance, New York City

Lynn M. Thomas, Professor and Chair, Department of History, University of Washington

Martha Saavedra, Associate Director, Center for African Studies, University of California, Berkeley

Kathryn Mathers, Visiting Assistant Professor, International Comparative Studies, Duke University

Siddhartha Mitter, freelance journalist

Alexis Okeowo, Contributor, The New Yorker and The New York Times Magazine

Susan Thomson, Assistant Professor of Peace and Conflict Studies, Colgate University

Nicolas van de Walle, Maxwell M. Upson Professor of Government, Cornell University

David Newbury, Gwendolen Carter professor of African studies, Smith College

Charles Piot, Professor, Department of Cultural Anthropology & Department of African and African American Studies Co-Convener Africa Initiative, Duke University

Adia Benton, Assistant Professor of Anthropology, Brown University

Gregory Mann, historian of francophone Africa, Columbia University

Anne Pitcher, University of Michigan

Howard Stein, University of Michigan

Adam Shatz, London Review of Books

Peter Rosenblum, professor of international law and human rights, Bard College

Timothy Longman, African Studies Center Director, Chair of Committee of Directors, Pardee School of Global Studies, Associate Professor of Political Science, Boston University

Laura E. Seay, Assistant Professor, Department of Government, Colby College

Robert Grossman, Producer

Daniel Fahey, Visiting Scholar at UC Berkeley, and served on the UN Group of Experts on DRC from 2013-2015

Jennie E. Burnet, Associate Professor of Anthropology, University of Louisville

Kim Yi Dionne, Assistant Professor, Smith College

Lonnie Isabel, Journalist

Karen L. Murphy

Ann Garrison, Pacifica Radio reporter/producer and contributor to SF Bay View, Black Agenda Report, Black Star News, Counterpunch, Global Research

Ryan Briggs, Assistant Professor, Department of Political Science, Virginia Tech

Yolande Bouka, PhD, Researcher, Institute for Security Studies

Elliot Fratkin PhD, Gwendolen M. Carter Professor of African Studies, Department of Anthropology, Smith College

Gretchen Bauer, Professor and Chair, Department of Political Science and International Relations, University of Delaware

John Woodford, journalist

Frank Holmquist, Professor of Politics, Emeritus, School of Critical Social Inquiry, Hampshire College

Alice Kang, Assistant Professor, Department of Political Science, Institute for Ethnic Studies – African and African American Studies, University of Nebraska-Lincoln

Michel Marriott, journalist, author

Jennifer N. Brass, PhD, Assistant Professor, School of Public & Environmental Affairs, Indiana University

Séverine Autesserre, Department of Political Science, Barnard College, Columbia University

Jill E. Kelly, Assistant Professor, Clements Department of History, Southern Methodist University

Dr. Meghan Healy-Clancy, Lecturer on Social Studies and on Women, Gender, and Sexuality, Harvard University

Dayo Olopade, journalist, author

Mary Moran, Colgate University

Sharon Abramowitz, UFL

Rebecca Shereikis, Interim Director, Institute for the Study of Islamic Thought in Africa, Northwestern University

Barbara B. Brown, Ph.D., Director of the Outreach Program, African Studies Center, Boston University

Jeffrey Stringer

David Alain Wohl, MD, Associate Professor, The Division of Infectious Diseases, University of North Carolina at Chapel Hill

Andy Sechler, MD, Instructor in Medicine, Harvard Medical School

John Kraemer, Assistant Professor, Dept of Health Systems Admin. & African Studies Program, Georgetown University

Barbara Shaw Anderson, Associate Director, African Studies Center, Lecturer, Department of African, African American, and Diaspora Studies, African Studies Center, University of North Carolina

Adrienne LeBas, Assistant Professor of Government, American University, DC

Catharine Newbury, Professor Emerita of Government, Smith College

Ana M. Ayuso Alvarez, Epidemiology Programme applied to the Field, M. Art (Anthropologist)

Cynthia Haq MD, Professor of Family Medicine and Population Health Sciences, University of Wisconsin School of Medicine and Public Health

Aili Tripp, Professor of Political Science & Gender and Women’s Studies, University of Wisconsin-Madison

Gloria Ladson-Billings, Professor, Department of Curriculum & Instruction, Kellner Family Professor in Urban Education, University of Wisconsin

Anne Jebet Waliaula, PhD, Outreach Coordinator, African Studies Program, University of Wisconsin-Madison

Judith Oki, Salt Lake City, UT, former Capacity Building Advisor for Rebuilding Basic Health Services, Monrovia, Liberia

Sandra Schmidt, PhD, Assistant Professor of Social Studies and Education, Teachers College, Columbia University

Emily Callaci, Assistant Professor, Department of History, University of Wisconsin-Madison

Louise Meintjes, Assoc Prof, Departments of Music and Cultural Anthropology, Duke University

May Rihani, Former Co-Chair of the United Nations Girls’ Education Initiative (UNGEI), Author of Cultures Without Borders

Tejumola Olaniyan, University of Wisconsin-Madison

Selah Agaba, Doctoral Student, Anthropology & Education Policy Studies, University of Wisconsin

Casey Chapman, Wisconsin

Ted Hochstadt, Returned Peace Corps Volunteer (Lesotho)

Kah Walla, CEO – STRATEGIES!, Cameroon

Kofi Ogbujiagba, journalist, Madison, Wisconsin

Matthew Francis Rarey, Visiting Assistant Professor of Art History, University of Wisconsin-Milwaukee

David B. Levine, consultant in international development, Washington, DC

Claire Wendland, Medical Anthropologist, University of Wisconsin-Madison

Frederic C. Schaffer, Professor of Political Science, University of Massachusetts Amherst

Joye Bowman, Professor and Chair, Department of History, University of Massachusetts Amherst

Cody S. Perkins, Ph.D. Candidate, Corcoran Department of History, University of Virginia

Eric Gottesman, Colby College Department of Art

Lynda Pickbourn, Ph.D., Assistant Professor of Economics, School of Critical Social Inquiry, Hampshire College

Kate Heuisler, Phnom Penh, Cambodia

Henry John Drewal, Evjue-Bascom Professor of African and African Diaspora Arts, Departments of Art History and Afro-American Studies, University of Wisconsin-Madison

Sarah Forzley, lecturer in the English department at the University of Paris 10- Nanterre (France)

Laura Doyle, Professor of English,University of Massachusetts-Amherst

Ralph Faulkingham, PhD Emeritus Professor of Anthropology (and former Editor, The African Studies Review), University of Massachusetts Amherst

Dr. Jessica Johnson, University of Massachusetts Amherst History Department

Joseph C. Miller, University of Virginia ret.

Sean Hanretta, Associate Professor, Department of History, Northwestern University

Iris Berger, Vincent O’Leary Professor of History, University at Albany

Jackson Musuuza, MBChB, MPH, MS, PhD student in Clinical Epidemiology, University of Wisconsin Madison

Dr. Anita Schroven, Researcher, Max Planck Institute for Social Anthropology, Halle/Saale, Germany

Prof. Dr. Baz Lecocq, Chair of African History, Humboldt University of Berlin, Germany

Monica H. Green, Professor of History, Arizona State University

Sandra Adell, Professor, Department of Afro-American Studies, University of Wisconsin-Madison

Pamela Feldman-Savelsberg, Broom Professor of Social Demography and Anthropology Director, African and African American Studies Program, Acting Chair, Department of Sociology and Anthropology, Carleton College

Michael Herce, MD, MPH, University of North Carolina at Chapel Hill, Centre for Infectious Disease Research in Zambia (CIDRZ)

Satish Gopal MD MPH, UNC Project-Malawi (Director, Cancer Program), UNC Institute for Global Health & Infectious Diseases

Mina C. Hosseinipour, MD, MPH, Scientific Director, UNC Project, Lilongwe Malawi

Cliff Missen, M.A.

Director, WiderNet@UNC and The WiderNet Project, Clinical Associate Professor

School of Information and Library Science, University of North Carolina, Chapel Hill

Groesbeck Parham, Professor, UNC (working in Zambia)

Norma Callender, San Jose

Harry McKinley Williams, Jr., Laird Bell Professor of History, Carleton College

Robtel Neajai Pailey, Liberian academic, London

Rose Brewer, professor, University of Minnesota

Fodei J. Batty, Ph.D., Assistant Professor of Political Science, Quinnipiac University

Graham Wells, MS. PE, (Professor, Retired), Dept of Mechanical Engineering, Mississippi State University

CHOUKI EL HAMEL, Ph.D., Professor of History, School of Historical, Philosophical and Religious Studies Arizona State University

Obioma Ohia, Postdoctoral Fellow, University of Maryland Department of Physics

Paschal Kyoore, Professor of French, Francophone African/Caribbean Literatures & Cultures

Director, African Studies Program, Gustavus Adolphus College, Saint Peter, Minnesota

Preston Smith, Chair of Africana Studies. Professor of Politics, Mount Holyoke College

Catherine E. Bolten. Assistant Professor of Anthropology and Peace Studies. The Joan B. Kroc Institute for International Peace Studies, University of Notre Dame

Michael Leslie, associate professor of telecommunication, College of Journalism and Communications, University of Florida

Agnes Ngoma Leslie, Senior Lecturer and Outreach Director, Center for African Studies, University of Florida

Martin Murray, Urban Planning and African Studies, University of Michigan

Laura Fair, Associate Professor of African History, Michigan State University

Noel Twagiramungu, Post-doctoral Research Fellow, World Peace Foundation, The Fletcher School, Tufts University

PPTE, 3 ans après les promesses sont restées vains mots, M. Frindéthié

Soyez patients ; nous trouverons solution à tous vos problèmes lorsque nous serons reconnus par les institutions de Bretton Woods comme un pays pauvre très endetté. Voici la réponse que le régime de Ouattara, à travers son ministre de la santé, le Pr. N’Dri Yoman, offrait au professionnels de la santé à l’issue d’une réunion que ceux-ci avaient eue avec M. Ahoussou Jeannot dans le cadre de revendications syndicales en avril 2012. Voici là une façon très peu orthodoxe de répondre aux attentes des populations. Faut-il s’en étonner ? Pas du tout, surtout dans un pays ou le bizarre, le biscornu, le loufoque, ont été érigés en règle d’or.

Alassane Dramane Ouattara suppliait les Ivoiriens qui ployaient sous le fardeau de la maladie, de la cherté de la vie, du licenciement, du chômage, de l’insécurité, du délestage, du manque d’eau, d’attendre que le pays soit bien plus pauvre qu’il ne l’était déjà afin de remédier leurs souffrances. Ahurissant ! Et voilà 3 ans que le statut de PPTE fut accordé à la Côte d’Ivoire; et les Ivoiriens attendent toujours que les promesses se transforment en réalités.

N’est-ce pas Dramane Ouattara qui, pendant la campagne présidentielle, se vantait d’avoir sorti 15 pays de la misère lorsqu’il travaillait au FMI ? N’est-ce pas lui qui promettait de transformer la Côte d’Ivoire en un eldorado en 6 mois ? N’est-ce pas lui qui promettait aux Ivoiriens un déluge de milliards ? N’est-ce pas lui que les griots de la dictature glorifiaient d’être un Surhomme au carnet d’adresses exceptionnel ?

Ainsi donc les sceptiques avaient-il raison ? Ouattara n’est-il en fin de compte qu’un falsificateur, un brouteur, un arnaqueur dont les promesses ne valent même pas le papier sur lequel elles sont griffonnées ? Tout porte à le croire. Trois ans après, le gouvernement des rattrapés s’étonne de « l’impatience » des étudiants et des travailleurs.

BCEAO: les dessous d’un hold-up, Francis Kpatindé – Source: Jeuneafrique.com

 

 beceaoQui est derrière le casse de l’agence de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest à Bouaké ? Quel est le montant du butin ? Que fait-on pour retrouver les auteurs et les sommes dérobées ?

Il est midi passé, ce mercredi 24 septembre 2003, lorsque, soudain, des rafales d’armes automatiques retentissent dans Bouaké, deuxième ville de Côte d’Ivoire et fief des Forces nouvelles (rébellion). Rixe entre bandes rivales après une beuverie ? Attaque surprise des FANCI, les forces armées nationales de Côte d’Ivoire, fidèles au président Laurent Gbagbo ? Les tirs semblent provenir du quartier résidentiel et commercial, à l’entrée sud d’une agglomération qui comptait, avant le déclenchement de la guerre civile, en septembre 2002, quelque 760 000 habitants. Autour de l’agence locale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), située dans ce périmètre, règne une grande confusion. Des hommes puissamment armés affrontent des individus repliés à l’intérieur de l’établissement. Pour se dégager, ces derniers n’hésitent pas à balancer en l’air plusieurs liasses de billets, des coupures neuves de 10 000 F CFA, qu’ils viennent juste de dérober. Alléchés par cette manne inespérée, badauds, combattants et même quelques icônes de la rébellion (plusieurs témoins affirment ainsi avoir aperçu sur les lieux le chef de guerre Issiaka Ouattara, alias « Wattao ») s’en donnent à cœur joie.

Les échanges de tirs, d’abord nourris, puis sporadiques, dureront trois jours. « Débordé », le chef d’état-major des « forces armées » des Forces nouvelles, le colonel Soumaïla Bakayoko, appelle à la rescousse les troupes ouest-africaines d’interposition et les soldats français de l’opération Licorne, « des forces neutres, que tout le monde respecte et que l’on peut facilement identifier ». Ces derniers réussissent rapidement à sécuriser la zone et à ramener le calme. Les mystérieux braqueurs, eux, s’évanouissent dans la nature avec un joli pactole estimé, selon les sources, entre 16 et 20 milliards de F CFA (entre 24 et 30 millions d’euros), pendant que Bouaké compte ses victimes et panse ses plaies : vingt-trois morts et une trentaine de blessés.

Lorsqu’ils pénètrent, quelques jours plus tard, dans l’immeuble de la BCEAO, les militaires français, sénégalais, béninois, nigériens, togolais et ghanéens, ainsi que leurs accompagnateurs des Forces nouvelles, n’en croient pas leurs yeux. L’agence a été carrément mise à sac, les murs éventrés, les meubles brisés, les archives brûlées ou répandues par terre. La porte blindée d’accès aux caveaux est grande ouverte, tout comme certains coffres, défoncés au chalumeau ou à la dynamite. « Sur place, on a retrouvé des morceaux de pain moisi, des boîtes de sardines vides, des assiettes avec des restes de repas, des bouteilles de Coca-Cola et de Fanta, raconte, au téléphone, le porte-parole des Forces nouvelles, Sidiki Konaté. Il y avait même des lits de camp. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les malfaiteurs ont pris tout leur temps avant d’agir. Ils bénéficiaient sans doute de solides complicités. Un vrai travail de professionnels ! » Voilà pour les faits. Restent les questions.

La première s’impose d’elle-même : Qui ? Au moment des faits, fin septembre, le même Sidiki Konaté indiquait, avec un accent de sincérité, que le casse était l’oeuvre « d’hommes armés venus de Korhogo », autre ville rebelle, située plus au nord. Accusations aussitôt balayées du revers de la main par son camarade Messemba Koné, chef militaire de la zone incriminée et ministre des Victimes de guerre dans le gouvernement de réconciliation nationale : « Dès que j’ai été informé des événements qui se déroulaient à Bouaké, j’ai fait boucler ma zone, assure ce dernier. Personne n’est donc parti de chez nous pour Bouaké. Et nous ne sommes impliqués ni de près ni de loin dans l’attaque. »

Alors, si ce ne sont pas ceux de Korhogo, qui donc a fait le coup ? « Vos collègues de l’Agence France Presse ont mal interprété mes propos, se défend aujourd’hui, sans convaincre, Sidiki Konaté. Compte tenu de la situation d’insécurité qui prévalait autour de la Banque, nous avions demandé l’appui de nos camarades de Korhogo, qui ne sont d’ailleurs pas venus. Nous étions en présence d’une situation inédite. Nos hommes, après tout, n’ont pas été formés pour protéger des banques, mais pour faire la guerre. »

« Le cambriolage a été commis par des gangsters, affirme pour sa part, de façon sibylline, le chef d’état-major des Forces nouvelles, le colonel Soumaïla Bakayoko. Je ne connais pas leur identité parce que cette affaire est confuse, mais je me refuse à dire que ce sont mes éléments. Cela dit, notre organisation n’est pas parfaite. Il y a des difficultés, d’autant plus que certains d’entre nous sont très jeunes et peuvent être tentés d’ignorer les ordres. Mais ils sont globalement disciplinés, sinon c’est tout Bouaké qu’on aurait retrouvé à l’intérieur ou aux alentours de la BCEAO. […] La présence de l’argent a pu attiser les convoitises de nos populations et de certains de nos éléments. C’est compliqué, parce que cela se passe entre nous… » Une déclaration prudente, certes, mais qui sonne comme un aveu.

Qui donc, dans une zone tenue depuis plus d’un an par une rébellion armée, a pu organiser et réussir le cambriolage d’une succursale de la « Banque des banques », la deuxième opération du genre en Côte d’Ivoire en un an, après le spectaculaire hold-up de l’agence nationale de la BCEAO, le 27 août 2002, à Abidjan ? Qui, sinon un de ceux qui affirment contrôler la région ? De fait, même si l’enquête, ouverte sur plainte de la BCEAO et de l’État ivoirien, n’en est encore qu’à ses débuts, beaucoup d’observateurs pointent déjà du doigt le secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI), Guillaume Soro, fortement soupçonné d’être le cerveau de ce fric-frac. C’est, du moins, la conviction de certains responsables de la BCEAO proches du dossier. Celle des milieux de renseignement occidentaux, mais aussi, mezza voce, de la France officielle, qui maintient actuellement en Côte d’Ivoire quelque quatre mille soldats. « Tout laisse croire que cette opération a été montée de toutes pièces par Soro, indique-t-on ainsi de bonne source à Paris. On peut comprendre, dans ce cas, sa réticence, depuis plusieurs semaines, à aller à Abidjan. S’il se fait épingler dans le cadre de cette affaire, nous ne lèverons pas le petit doigt pour lui venir en aide. »

L’affaire de Bouaké intervient, il est vrai, alors qu’on note une criminalisation croissante de la rébellion ivoirienne et une recrudescence de l’insécurité dans le Nord, désormais qualifié par certains de « Far North ». Le monde entier est informé des exactions et autres violations des droits de l’homme commises dans le « Gbagboland ». Un voile opaque semble recouvrir celles qui le sont dans le « Soroland ». Rackets, intimidations, braquages se multiplient dans une zone de non-droit où toute manifestation de dissidence, même pacifique – le fait est insuffisamment signalé – est proscrite. Tout comme les agences de la BCEAO de Bouaké et de Korhogo, plusieurs établissements financiers et administrations de la deuxième ville de Côte d’Ivoire – la Caisse autonome d’amortissement et la Trésorerie publique, notamment – ont été attaqués ces dernières semaines. Idem pour la succursale de la BIAO, à Ferkessédougou, plus au nord. Des pillages, bien souvent, accompagnés de rixes entre les miliciens des Forces nouvelles, qui réclament chacun leur part du gâteau.

Il arrive même parfois à ces derniers de s’en prendre aux observateurs de l’ONU. Ainsi, le 24 octobre dernier, certains d’entre eux ont poursuivi en voiture un avion des Nations unies qui s’apprêtait à prendre son envol sur la piste de l’aéroport de Bouaké, et l’ont contraint à s’arrêter. L’un des soldats a alors tiré un coup de feu sur le tarmac, près de l’appareil. Dans le cadre d’un autre incident très grave, le 25 octobre, des éléments des Forces nouvelles ont détenu et menacé de tuer sept officiers de liaison de la Mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Minuci) qui étaient en mission de reconnaissance à Man. L’équipe a heureusement été délivrée par un autre groupe de miliciens, qui l’a escortée en dehors de la ville…

Une partie du butin du casse de Bouaké aurait ainsi servi pour la solde des combattants de plus en plus indisciplinés et furieux de ne pas être payés en retour des sacrifices qu’ils affirment avoir consentis dans la lutte contre le pouvoir d’Abidjan, alors même que certains de leurs chefs roulent désormais carrosse, fréquentent les palaces et sont reçus avec les honneurs par les chefs d’État africains. Le reste de l’argent dérobé aurait été placé en lieu sûr, notamment au Mali voisin. Une accusation rejetée avec force à Bamako : « Les gens ne savent pas de quoi ils parlent, s’insurge Ousmane Thiam, le ministre malien de la Promotion des investissements et du Secteur privé, lui-même banquier de profession. Il est impossible de recycler du franc CFA sale dans le circuit bancaire de l’un des pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine, pour la simple raison que ce type d’opération n’échappera pas au contrôle des fins limiers de la BCEAO. »

« Le secrétaire général a autre chose à faire que d’organiser des hold-up, souligne, pour sa part, Sidiki Konaté, en prenant la défense de Guillaume Soro. Dans cette affaire, on nous fait un mauvais procès. Il ne faut pas oublier que nous avons perdu plusieurs de nos hommes, une vingtaine, alors qu’ils cherchaient à protéger de l’argent qui n’est pas à nous ! Nous avons dû tirer sur nos propres hommes et sur la population parce que nous étions débordés. Même à Paris, si vous braquez une banque et que vous jetez une partie de l’argent dans la rue, les gens accourront pour se servir. Je vous le rappelle, nous n’avons pas pris les armes pour surveiller des banques, qui ne sont, après tout, qu’un détail dans notre combat pour la justice en Côte d’Ivoire. » La rébellion, dont les supposés parrains libyen et burkinabè sont devenus parcimonieux, a-t-elle braqué l’agence de la BCEAO à Bouaké pour payer ses troupes ? « Nos combattants ne sont pas payés, poursuit Konaté. Ils se débrouillent comme ils peuvent. Et nous n’avons pas de nouvelles recrues. Cet argument ne tient donc pas. Par ailleurs, nous avons nos fonds propres. Nous levons des taxes auprès des sociétés opérant dans les zones sous notre contrôle… »

Deuxième question d’importance : Le montant du casse. Seize milliards de F CFA ? Vingt ? Un peu plus ? Un peu moins ? Motus et bouche cousue, comme de tradition, au siège régional de la BCEAO, à Dakar. Joint au téléphone à Bissau, où il était en mission, le gouverneur (ivoirien) Charles Konan Banny fait dans l’esquive : « Quand bien même on n’aurait volé qu’un centime, je ne puis l’accepter. Cet argent appartient aux huit pays membres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Je ferai tout mon possible pour faire arrêter les responsables et les envoyer devant les tribunaux. » Mais quel est donc le montant de la somme que les malfaiteurs ont subtilisée ? « Tout ce qui touche à une Banque centrale est extrêmement sensible. Je ne suis tenu de rendre compte qu’aux seuls chefs d’État membres, et, sauf erreur de ma part, vous n’en êtes pas un. »

Et pourquoi la BCEAO a-t-elle laissé, depuis un an, des fonds aussi importants dans des agences installées dans une zone tombée aux mains d’une rébellion armée ? « Dès septembre 2002, nous avons entrepris des démarches aussi bien auprès des autorités de l’UMOA que du gouvernement ivoirien pour sécuriser nos agences dans une région devenue inaccessible aux forces de défense et de sécurité de la République de Côte d’Ivoire. » On n’en saura pas davantage. « Depuis novembre 2002, nous avons écrit à plusieurs reprises à la BCEAO pour qu’elle renvoie dans notre zone ceux de ses agents qui ont abandonné leurs postes depuis un an et pour lui demander de rouvrir les agences, affirme Sidiki Konaté. On ne nous a pas répondu. Faut-il, dans ces conditions, s’étonner de ce qui s’est passé ? Après tout, il n’y a pas de statut particulier pour une banque en zone de guerre. »

Il n’empêche ! Aussitôt informé du braquage de l’agence « auxiliaire » de Bouaké, Charles Konan Banny prend une série de décisions. Le 27 septembre 2003, il envoie sur place, grâce à l’appui des forces d’interposition françaises et ouest-africaines, une « mission exploratoire ». Trois jours plus tard, c’est au tour d’une « mission pluridisciplinaire » composée d’experts de faire le déplacement. Leur rapport est transmis, le 8 octobre, au président Laurent Gbagbo. Qui, tout comme la Banque, dépose une plainte contre X devant les tribunaux ivoiriens.

Dans une lettre adressée, le 14 octobre, aux huit chefs d’État membres de l’UMOA, et dont Jeune Afrique/l’intelligent a obtenu copie (voir fac-similé), le gouverneur affirme par ailleurs avoir « pris les mesures requises pour prévenir le risque de recyclage des fonds dérobés dans les circuits économiques et financiers normaux ». « J’ai en outre sollicité et obtenu des autorités ivoiriennes la mise à contribution, dans ce cadre, des polices économiques et des frontières, des services des douanes ainsi que des importantes sociétés commerciales et de commercialisation des produits agricoles. […] J’ai également invité les ministres des Finances des autres États membres à prendre des dispositions similaires… »

Cela suffira-t-il pour recouvrer les fonds dévalisés ? Plusieurs personnes ont été arrêtées, ces dernières semaines, du côté de Korhogo et de Ferkessédougou en possession de billets provenant du pillage. À la mi-novembre, un ressortissant béninois installé de longue date en Côte d’Ivoire a même été interpellé au Mali pour « recel de billets de banque frauduleusement soustraits », alors qu’il venait déposer dans une banque de Sikasso quelques millions de francs CFA, fruit de la vente de sa maison de Bouaké à un quidam qui l’a payé avec de l’argent volé. Maigre consolation pour l’UMOA, dont la BCEAO est l’institut d’émission ! Pour l’instant, le joli « matelas » de plusieurs milliards de F CFA reste introuvable.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : BCEAO : les dessous d’un hold-up | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Blanchiment de l’argent des casses de la BCEAO: Un ministre d’Etat sénégalais révèle comment Wade a procédé

Amath Dansokho, leader historique de la gauche sénégalaise, aujourd’hui ministre d’Etat dans le gouvernement Macky Sall, confirme ses accusations anciennes sur les collusions financières entre Wade et les ex-rebelles ivoiriens qui ont pillé les agences de la BCEAO à Bouaké et à Korhogo. Il récidive en disposant aujourd’hui des moyens de renseignement de l’Etat. Dans une interview accordée au site Seneweb, il évoque des mécanismes de blanchiment et promet une liste de «hautes autorités» sénégalaise impliquées. Il parle également de relations financières douteuses entre Karim Wade et des figures de la Sarkozie. Extraits.

Parlant d’argent sale, vous avez une fois soutenu que l’argent issu de la casse des banques de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) de Bouaké et de Korhogo a été blanchi à Dakar. Est-ce que maintenez vos propos ?

Je maintiens que l’argent a été blanchi ici à Dakar. Le ministre des Finances ivoirien de l’époque l’a dit ici, et personne n’a protesté. Il (N.d.l.r. : Wade) s’acharnait contre Banny (N.d.l.r. : ancien directeur de la banque) (…). Lors d’une conférence de presse à Dakar, Banny a dit qu’il ne sait pas si demain il sera encore vivant, évoquant une menace de mort, mais nous savons que de hautes autorités ont blanchi l’argent de Bouaké et Korhogo et nous rendrons la liste publique dans quelques jours. Dès le lendemain, Abdoulaye Wade est allé s’agenouiller devant lui pour le supplier de ne pas le faire.

Depuis ce jour, il ne parle plus de la banque centrale avec laquelle il avait toujours des difficultés. Pourquoi le procès qu’il avait intenté contre moi n’est pas allé loin ?

Me Diop, l’avocat de ma défense, avait mis dans le dossier un procès-verbal dans lequel un homme avouait avoir blanchi cet argent avec l’aide de hautes autorités de l’Etat sénégalais. Un agent secret italien est venu dans mon salon me raconter que Wade a été découvert parce que lorsqu’il voyageait, il amenait dans les soutes de l’avion présidentiel des milliards d’euros, de devises qu’il prenait à la Société générale qu’il échangeait avec des francs CFA qu’on reversait à la Banque centrale.

Les gens se sont rendus compte qu’il y avait des billets issus de casse des banques de la Côte d’Ivoire (N.d.l.r. : de Bouaké et Korhogo). Ils échangeaient 1 franc ivoirien, qui a la même valeur ici, avec 50 centimes sénégalais. Il a fait tellement de scandales financiers, et c’est d’ailleurs pourquoi il dit que son fils est un génie en ingénierie financière. C’est pour l’habillage…

Comment expliquez-vous l’attitude du président sortant qui, après avoir annoncé un voyage à l’extérieur, est tout de même resté au pays, et ne manque pas de faire preuve d’une certaine agitation de sa retraite des Almadies ?

(rires) Tout ce que Wade fait, c’est parce qu’il sait que le Sénégal est en mesure de faire rapatrier ses ressources. L’instrument existe, c’est un instrument de la Banque mondiale et de l’Onu qui s’appelle Star. Il suffit juste que l’on dépose les dossiers, que les enquêtes soient faites…On l’a fait pour Mobutu, et actuellement pour Nguema et son fils, pour Abacha, Babaginda. Il faut certes faire vite. Mais on sait où est l’argent. Depuis le 11 septembre, tout argent qui circule dans les banques, sauf cette partie que contrôlent les mafias, tous les dépôts ordinaires dans les banques, on sait d’où ça vient et où ça va. Quelqu’un m’a confié, alors que j’étais malade à Saly, le montant de la fortune de Karim (je me garde bien de vous le dire). (…) Madické Niang (N.d.l.r. : ancien ministre des Affaires étrangères sous Wade), on sait qu’il a des milliards dans sa maison, ce sont ses enfants qui l’ont révélé. On l’a pris en train de vouloir changer un milliard. L’argent est là. Ils ont construit des trous, des salles réfrigérées, parce qu’ils ne peuvent pas amener cet argent dans les banques. Une opération aux Almadies nous aurait permis de récupérer des milliards.

Et vous dites que l’Etat sénégalais a les moyens de cet argent mal acquis ?

Par des mesures de police, des mesures légales, l’Etat sénégalais est bien en mesure de récupérer cet argent. (…) Je ne sais pas jusqu’à quand on peut laisser l’argent des Sénégalais s’évaporer comme ça. On ne peut pas faire autrement, il faut ramener l’argent ici. C’est une question de réalisme. (…) Ils ont certes des alliés en Occident, comme l’a révélé Péan dans son livre. Ruffin (N.d.l.r. : ancien ambassadeur de la France au Sénégal) lui-même a dit publiquement que Karim a remis de l’argent à des gens de l’entourage de Sarkozy. Mais les opinions publiques occidentales, de plus en plus à droite, ne permettront pas qu’on leur demande de payer des impôts pour venir en aide aux pays pauvres, pendant que les dirigeants de ces pays financent les campagnes électorales de leurs politiciens.

Pont de Jacqueville : Ouf ! On s’est rebiffé ! M. Frindéthié

Motocyclistes, cyclistes et piétons, débrouillez-vous!

Motocyclistes, cyclistes et piétons, débrouillez-vous … entre les lampadaires!

Après nos nombreuses dénonciations, les racketteurs semblent être revenus à une meilleure éthique : le pont de Jacqueville, nommé paradoxalement après celui-là même qui n’a jamais souhaité qu’il fût construit, ne sera plus à péage ! Car ce pont, en vérité, était prévu, jusqu’au pénultième moment, être une autre escroquerie, comme l’atteste la vidéo ci-dessous.

Ouf ! Il ne sera pas à péage ! C’est du moins ce qu’aurait déclaré Dramane Wattra à l’inauguration du pont de Jacqueville, où, pour la première fois depuis son atterrissage sur la scène politique ivoirienne, il rendit à César ce qui est à César, et fit hommage à Gbagbo, qui avait commencé les travaux de ce pont.

Espérons que l’esprit des Alladians, qui semble avoir touché l’âme de Wattra, lui insufflera davantage d’humanisme, afin qu’il libère la pléthore de prisonniers politiques qui croupissent dans ses geôles, afin qu’il débarrasse les propriétés assiégées de ses bourreaux, afin qu’il permette que les enfants de la Côte d’Ivoire éparpillés de par le monde rentrent dans la sérénité, et qu’il soit restitué à la Côte d’Ivoire un peu de son sourire d’antan.

Espérons aussi que ce pont, construit en deçà de nos expectatives, sans voies cyclables ni piétonnes–dans une zone rurale où la moto et la bicyclette constituent des moyens de transport majeurs, ne connaitra pas, dès les premières pluies, le sort du 3e pont !

Dernière interview du Président Gbagbo avant son arrestation par les forces françaises

Modèle du Dozoland: Une intelligence lilliputienne et assassine à l’Assemblée Nationale : Rien de nouveau en République Rattrapocratique de Côte d’Ivoire (12 mars 2012), M. Frindéthié

Faut-il s’étonner de la « nomination » du chef rebelle, Soro Kigbafori Guillaume, comme président de l’Assemblée Nationale de la République Rattrapocratique de Côte d’Ivoire ? Absolument pas. Dans un pays où des illettrés sont nommés à la tête de structures étatiques, où d’anciens lieutenants de John Pololo le Loubard sont ministres d’Etat, et où des cambrioleurs et assassins sont d’abord nommés commandants et généraux avant de retourner en cours primaires du soir, tout cela sur la base de leur appartenance tribale, et selon une logique d’épuration présentée sous la fumeuse désignation de « politique de rattrapage ethnique », rien n’étonne plus.

Que l’on veuille comparer l’intelligence lilliputienne et l’impécuniosité instructive d’un Soro à la hauteur culturelle d’un Yacé Philippe, d’un Konan Bédié, ou d’un Mamadou Koulibaly – non pas que ces hommes ne nous aient maintes fois déçus – n’étonne plus personne. Le boucher d’Abidjan, Dramane Ouattara est bien décidé à transformer la Côte d’Ivoire en une cancrecratie (une république bananière dirigée par des cancres). Dans cette optique, il est tout à fait normal qu’à la présidence de l’Assemblée Nationale, Dramane impose aux Ivoiriens un cancre armé. Avec Dramane Ouattara, la Côte d’Ivoire a basculé 50 ans en arrière ; et elle continuera sa régression applaudie par une moutonnerie en liesse, jusqu’à ce que …

Modèle du Dozoland: WATTAO, UNE INSULTE A L’INTELLIGENCE, Bernard Houdin (15 novembre 2013)

wataoLe 6 novembre dernier, sur France Culture, le journaliste Emmanuel Leclère a dressé un portrait surréaliste d’Issiaka Ouattara, dit « Wattao », l’un des personnages centraux de la crise ivoirienne depuis la rébellion issue du Coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire.

Quand j’ai écouté la première fois ce billet « culturel » ( ?!), j’ai d’abord fait le rapprochement avec le récent reportage de Christophe Hondelatte où ce même Wattao joue la « vedette américaine » en exposant sans vergogne sa « belle gueule » et son « bling-bling » comme le répète Leclère. Puis je me suis posé la question : pourquoi une telle médiatisation d’un personnage falot qui ne doit sa « réussite » qu’à ses rapines de soudard éclaboussé du sang de ses compatriotes ?

En effet Wattao n’est ni un « ancien chef de guerre », ni un « ex-chef rebelle efficace », ni un « bon commerçant dioula » (pour les connaisseurs, c’est un pléonasme)….Non Wattao est un prédateur nourri de mutineries, de désertions et de rébellions, bras armé des vrais profiteurs de la
longue agonie de la démocratie en Côte d’Ivoire, qui n’aurait jamais atteint le sommet du Pouvoir sans l’intervention militaire française en 2011, comme le reconnaît benoîtement Monsieur Leclère.

Wattao est au niveau des autres chiens de guerre qui ont sévit et continuent de sévir un peu partout en Afrique, le plus souvent « commandités » par des mains « obscures » mais expertes à manipuler des pauvres bougres vite enivrés par un pouvoir « inespéré » et qui finit, toujours, par les dévorer.

J’ai connu Wattao petit kakaba du Coup d’Etat contre Bédié en 1999. Il errait dans les couloirs de la Primature (où le Général Guei avait pris ses quartiers au début de la Transition). Il réapparait au cours du Coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002, après avoir fui au Burkina à la suite de l’échec d’une mutinerie anti-Guei en 2000. Il fait rapidement partie des Commandants de Zones (les « Com’Zones ») mis en place par la rébellion qui s’installe dans le Nord du paysaprès l’échec du Coup lui-même. Il dirige la « compagnie »Anaconda (sans doute dénommée  ainsi d’après son surnom personnel : Saha Bélé Bélé – le gros serpent en dioula).Maître de la zone de Seguela, il organise tous les trafics possibles (or, diamant, braquages des agences de la BCEAO…) et n’hésite pas à étendre son territoire en « annexant » la zone de son complice et néanmoins adversaire « en affaires », Koné Zacharia, lors de la disgrâce de celui-ci prononcée par Guillaume Soro, après une énième exaction mal venue dans le contexte du rapprochement « tactique » entamée par le leader des rebelles qui, on le sait aujourd’hui, n’était que le début de la machination qui devait conduire au renversement du président Gbagbo par tous les moyens.

Ainsi, lors de la cérémonie pour la Fête Nationale le 7 aout 2007, le « Commandant » Wattao exhibe son bel uniforme d’officier et s’affiche, dans le sillage du président Gbagbo, entre le Général Mangou, Chef d’Etat Major des Armées et le Général Clément-Bollée, patron de la Force Licorne (celui-là même que Ouattara vient d’appeler pour « tenter » de recréer une armée nationale digne de ce nom…).

Wattao et ses coreligionnaires sont de retour dans la République. Mais, dès le début de la crise postélectorale, lui et les autres retournent à leur destin : mercenaires sans foi ni loi, à la tête d’une horde hétéroclite chargée de prendre Abidjan après avoir semé terreur et désolation dans tout le pays. Malgré l’apport logistique et l’ordonnancement tactique mis au point par les « donneurs d’ordre » occidentaux, ils seront mis en déroute les 31 mars et 1er avril 2011, contraints de se retirer de la majeure partie de la ville. Et si la Force Licorne n’avait pas, comme le dit Emmanuel Leclère, « fait le ménage », Wattao ne serait jamais arrivé à la Résidence le 11 avril (où, d’ailleurs, ni lui, ni personne, n’a « passé » les menottes au président Gbagbo).

Il fallait rappeler tout cela pour faire comprendre la réalité de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui. Plus de 30 mois se sont écoulés depuis que François Fillon, Premier Ministre à l’époque, a déclaré devant l’Assemblée Nationale française qu’il « était fier que l’armée française ait
participé au rétablissement de la démocratie en Côte d’Ivoire ». Quelle démocratie ? Celle qui érige en maitres du jeu des chefs de bandes qui n’obéissent qu’à leurs propres lois, celle qui piétine les libertés fondamentales au gré de ses humeurs, celle qui laisse mourir en prison les uns et contraint à l’exil les autres, celle qui pille l’économie nationale et étale insolemment le fruit de ses méfaits face à une population exsangue et meurtrie ?

Pour quelques observateurs des médias internationaux, des « sujets » comme Wattao sont, peut-être, une « source d’inspiration » pour des reportages « chocs », mais pour l’immense majorité des ivoiriennes et des ivoiriens, ainsi que pour tous ceux qui sont attachés au respect du Droit et des Libertés, où qu’ils soient, c’est une forme d’ « insulte à l’intelligence ». En effet, alors que le Procureur à la Cour Pénale Internationale (CPI) n’en finit plus d’essayer de se justifier dans sa tentative désespérée de trouver des charges contre le président Gbagbo, la Côte d’Ivoire s’enfonce, jour après jour, dans une spirale infernale. Aujourd’hui le pays du président Houphouët, père du « miracle ivoirien », le pays du président Gbagbo, qui avait réussi à atteindre, dans un climat de guerre larvée et de partition du pays, le Point de Décision de l’initiative PPTE (que Ouattara s’est « adjugé », comme beaucoup d’autres réalisations entamées
sous le président Gbagbo), ce pays-phare de l’Afrique, vient tendre piteusement la main, ici et là, pour faire « ses fins de mois »…. !

Il est temps que la « communauté internationale », ou du moins ceux qui s’en prévalent, comprennent enfin qu’une Nation ne peut pas être l’otage de « héros » de mauvais films confortés par la lâcheté d’une petite partie de la classe politique prête à toutes les compromissions pour assouvir une soif effrénée d’argent et de pouvoir. La Côte d’Ivoire est une grande nation qui ne se reconnaît pas dans des quelconques Wattao et qui aspire à se développer dans l’harmonie et la concorde, dans le respect des convictions des uns et des autres, dans le cadre d’un débat démocratique libre et pacifique. L’immense espoir qui commence à naître, dans le sillage des actions menées à travers le pays par les dirigeants du FPI, dans l’attente de l’élargissement, indispensable désormais du président Gbagbo, préfigure cette Côte d’Ivoire de demain où personne, quelques que soient ses choix politiques ou religieux, ne sera exclu de la communauté nationale.

La Côte d’Ivoire est un territoire pas encore autonome en Afrique, M. Frindéthié

Ahmed Bakayoko posing with his death squad

Ahmed Bakayoko posing with his death squad

La Côte d’Ivoire est un territoire pas encore autonome en Afrique. La Côte d’Ivoire est une colonie d’exploitation française acquise par la violence armée. La France y a placé un concierge noir qui n’a d’autorité que celle que lui confère la France.

De même que le fut l’Algérie, et de même que le fut l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire aujourd’hui se trouve sous occupation étrangère. La période que vivent les Ivoiriens doit être reconnue comme celle de l’Occupation, et se doit d’être nommée par les Ivoiriens comme « l’Occupation ». Aussi longtemps que durera l’ère du concierge Ouattara, cette ère doit être désignée comme « l’Occupation », référée dans nos livres comme « l’Occupation », enseignée à nos étudiants, par référence à la traitrise du gouvernement de Vichy, comme « l’Occupation » et expliquée à nos enfants comme « l’Occupation ».

Et comme ce fut le cas en Algérie sous l’occupation française, ou en Afrique du Sud sous l’occupation aryenne, des collaborateurs se bousculent à la porte de nos bourreaux, prêts à leur vendre leur âme pour un bout de bonheur. Nos enfants et nos étudiants ont le droit de comprendre la motivation de ces collaborateurs, comme la France résistante enseignait à ses enfants  les motivations des collaborateurs français pendant l’occupation allemande, qui pour un bout de pain vendaient leur âme au Nazis. Ce que la Côte d’Ivoire a vécu sous les bombardements français et onusiens, ce qu’elle a vécu à l’Ouest, ce qu’elle continue de vivre chaque jour sous l’Occupation est bien un programme d’extermination ethnique systématique. N’ayons pas peur des mots. La Côte d’Ivoire occupée est soumise à un holocauste qui ne dit pas son nom.  Ne nous méprenons pas, cependant : Les Ivoiriens dans leur grande majorité n’approuveront jamais de subir l’occupation française que l’on veut leur imposer par la force des armes, et garderont, comme une veilleuse, au fond de leur cœur l’idéal de liberté et de dignité.

La Côte d’Ivoire sera libre un jour, comme le furent l’Algérie de l’occupation française et l’Afrique du Sud de l’occupation aryenne. Ce ne sont pas les méditations et les alléluias qui libéreront la Côte d’Ivoire, de même qu’aucun alléluia n’aurait libéré l’Afrique du Sud ou l’Algérie pendant leur occupation. Les peuples libres nous ont donné la mesure de ce qu’il en coûte  d’être libre. Ce ne sont ni les alléluias ni la bonne foi des bourreaux qui libèrent les peuples assujettis.

Laurent Gbagbo: un homme, une vie

Petite Lettre Ouverte à Pascal Affi N’Guessan, M. Frindéthié

AffiCher Affi,

Il arrive un moment où le chasseur comprend que gibier, il n’y en a plus, que la nuit est tombée sur la forêt, et qu’au risque de s’égarer pour de bon dans les épais, il gagnerait à commencer à chercher le chemin du village.

Ne croyez-vous pas vraiment, cher Affi, que votre égarement ait assez duré ? Et qu’il soit temps que vous retourniez sur vos pas, aussi douloureux que cela puisse vous paraitre ?

Je lis aujourd’hui que vous convoquez vos amis du Front Populaire Ivoirien devant les tribunaux ? Quels tribunaux ? La justice ivoirienne s’est-elle dotée ces trois derniers jours de nouveaux instruments procéduriers crédibles qui seraient à même de rendre un jugement impartial à ceux que vous lui livrez ? Ou bien s’agit-il toujours de la caricature de Dramane et de Bakayoko, qui hier vous absolvait et condamnait à des peines démentes vos compagnons d’antan ? Est-ce à cette bouffonnerie hitlérienne que vous convoquez vos compagnons d’hier ? Votre intention est-elle de faire emmurer tous ceux qui refuseraient de couvrir de pétales de rose le chemin vers l’imposture de Dramane ?

Que vous arrive-t-il ? Au sortir de ce maquillage de procès ethnocide qui s’est soldé par la damnation de vos amis, votre réflexe de démocrate, si vous en aviez, vous aurait dicté de dénoncer les abus qui minent la cohésion sociale et conduisent irrémédiablement la Côte d’Ivoire vers d’inévitables belligérances. Au lieu de cela, et comme si vous aussi aviez gouté au nectar que sert Dramane à Bédié, vous sanctifiez la mystification juridique de Dramane en y convoyant vos compagnons ?

Avez-vous donc perdu toute décence humaine ? Je ne sais vraiment pas de qui vous prenez vos conseils, cher Affi, mais votre entêtement à détruire ce que vous aviez construit avec vos amis d’un temps ne vous fait pas gagner plus d’adeptes. Au contraire, il vous fait perdre des alliés.

Il est temps, et grand temps, que vous vous rendiez à l’évidence, et que vous mettiez fin à la folie circulaire dans laquelle vous tourbillonnez depuis bientôt un an. Affi, recouvrez vos esprits, car la condamnation de vos compagnons par le système répressif de Dramane ne durera que le temps où Dramane est encore au pouvoir, et pas plus.

Après, il faudra faire le bilan des coups reçus et des coups donnés. C’est dans cet après, très prochain d’ailleurs, que vous gagneriez à vous situer, pas dans ce maintenant très élusif dans lequel pataugent malheureusement trop d’attentistes.

Dramane Ouattara: « Je suis éligible en 2015″

DramaneGbagbo m’a fait candidat en 2010, je suis donc éligible en 2015. En droit, mes conseillers juridiques me disent qu’il y a ce qu’on appelle jurisprudence. A partir du moment où des dispositions ont été appliquées, telle que ma candidature exceptionnelle en 2010, alors elles seront applicables dans l’avenir. Si donc Gbagbo m’a fait candidat en 2010, je peux l’être aussi en 2015 sans que ne soit modifié l’article 35 de la Constitution.

Ainsi, tout en reconnaissant son inéligibilité, et conscient de la mise en garde que lui ont lancée les populations ivoiriennes sur son intention de fricoter avec la Constitution ivoirienne, Dramane Ouattara revendique son éligibilité par action rétroactive et entend se présenter aux élections de 2015 en dépit de son inéligibilité constatée.

(Vidéo) Interview avec Gildas LeLidec-Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire (2002-2005)

(Vidéo) Tirbuce Koffi avant et maintenant

Cote d’Ivoire: Ouattara’s Former Child Soldiers Evolve into Vicious Criminals, M. Frindéthié

gang des microbes

“My name is H.T. I am a shoeshine boy. I belong to the gang of the Crazy Microbes. We mainly operate around the bus station of Abobo. During the civil war, the rebels recruited many of us from the street and outfitted us with weapons so we can fight on their side. Those of us who were too young to carry arms served as informers. Today, we mug unsuspecting passers-by to feed ourselves. Sometimes, we work as dock-hands to purchase drugs. Many among us would like to return to their parents, but they no longer know where to find them. Others just refuse to go back home.”

In this stunning confession published last Wednesday in Le Mandat, a paper close to the party in power, a teenager from Cote d’Ivoire explains how he and many other kids like him have morphed from former child soldiers of Alassane Ouattara’s rebel army to violent criminals. “The gang of the Microbes” is just one of several violent gangs of former child soldiers in Abidjan; others being the “the Machete gang” and “The Vonvons.” In the last few months, their activities have increased in intensity and violence. These former child soldiers turned gangsters are responsible for scores of brutal robberies and sadistic killings in Abidjan. Today, as the chickens have come home to roost, the very people who once sowed the seed of violence into these children in order to better exploit them for political power are now unable to contain them.

Modèle du Dozoland: Une intelligence lilliputienne et assassine à l’Assemblée Nationale : Rien de nouveau en République Rattrapocratique de Côte d’Ivoire (12 mars 2012), M. Frindéthié

Faut-il s’étonner de la « nomination » du chef rebelle, Soro Kigbafori Guillaume, comme président de l’Assemblée Nationale de la République Rattrapocratique de Côte d’Ivoire ? Absolument pas. Dans un pays où des illettrés sont nommés à la tête de structures étatiques, où d’anciens lieutenants de John Pololo le Loubard sont ministres d’Etat, et où des cambrioleurs et assassins sont d’abord nommés commandants et généraux avant de retourner en cours primaires du soir, tout cela sur la base de leur appartenance tribale, et selon une logique d’épuration présentée sous la fumeuse désignation de « politique de rattrapage ethnique », rien n’étonne plus.

Que l’on veuille comparer l’intelligence lilliputienne et l’impécuniosité instructive d’un Soro à la hauteur culturelle d’un Yacé Philippe, d’un Konan Bédié, ou d’un Mamadou Koulibaly – non pas que ces hommes ne nous aient maintes fois déçus – n’étonne plus personne. Le boucher d’Abidjan, Dramane Ouattara est bien décidé à transformer la Côte d’Ivoire en une cancrecratie (une république bananière dirigée par des cancres). Dans cette optique, il est tout à fait normal qu’à la présidence de l’Assemblée Nationale, Dramane impose aux Ivoiriens un cancre armé. Avec Dramane Ouattara, la Côte d’Ivoire a basculé 50 ans en arrière ; et elle continuera sa régression applaudie par une moutonnerie en liesse, jusqu’à ce que …

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