Le Grand Talk: Jean-Jacques Bechio

Côte d’Ivoire – Une maternité pour rien chez le bouffon…dans le Zanzan (Pamphlet), Bécan Tiékpa Alice-Rosine

Adjoumani

Selon l’ornithologue (scientifique qui étudie les oiseaux) Vincent Battaglia, le toucan (Ramphastos toco) son nom scientifique, fait partie des plus beaux oiseaux du monde. Intelligent, le toucan s’apprivoise facilement et ses couleurs splendides en ont fait la star de nombreuses campagnes publicitaires. Atlas Nature : Les Plus Beaux Oiseaux du monde 2003. L’on peut s’informer sur cet oiseau aussi dans ‘’Le guide Ornitho’’, le plus complet des oiseaux d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient : 900 espèces, écrit par Lars Svensson.

Cela dit, j’en viens à la rencontre du chef de l’Etat avec les chefs traditionnels et religieux du district du Zanzan, en marge du dernier conseil des ministres (aux allures de foire à la gabegie) qui s’est tenu à Bondoukou. Lors de cette rencontre, un homme bourru gesticulant comme dans un cirque a gratifié ses parents et son maître d’un spectacle qui le disputait avec la cocasserie et la bouffonnerie. Il s’agissait de la parabole du toucan. Ce bouffon disait ceci : « …le toucan, c’est un oiseau qui se caractérise par une grosse tête, un long bec. Sa tête même est plus lourde que le reste de son corps. Il va se poser sur un fromager, pensant faire du mal au fromager, il y est resté pendant deux heures de temps. Au moment où il doit se lever, il dit :’’fromager, tiens-toi bien, il ne faut pas qu’il y ait du grabuge. Je veux me lever, le fromager qui répond : moi, je ne savais pas que tu étais là ». Et ce gueux de faire savoir à son maître du moment : « -avec vous, un part et mille arrivent- ». Quelle misère ; qui sont ces mille qui arrivent, certainement du Pdci version Henri Konan Bédié ? Pour ce qui est du PDCI-RDA originel de Félix Houphët-Boigny, la famille reste entière dans la maison du père et se reconnait en Charles Konan Banny et en la CNC.

Cible de la parabole

Selon un journal de la place, cette parabole était adressée au Président de la CNC, monsieur Charles Konan Banny. En tant que femme et mère, je suis triste. Au nom de quoi, monsieur Charles Konan Banny peut-il mériter de telles paroles ordurières, sorties devant le président de la République, et de la bouche d’un ministre de la République encore en fonction, et à la face du monde ? Où met-on, sous ce régime, le principe d’obligation de réserve qui s’applique aux ministres ? Parce que monsieur Charles Konan Banny s’est jeté dans la saine compétition de la candidature à la candidature de la présidentielle, on se donne loisir de le comparer à un être de la faune (toucan) et même à rien du tout (je ne savais pas que tu étais là) ? Le président de la République accepte de tels dérapages qui écorchent la civilité diplomatique, liée aux hautes fonctions de l’Etat et, qui plus est, de la part de son ministre contre une haute personnalité comme monsieur Charles Konan Banny (Gouverneur honoraire de la BCEAO, Ex-premier ministre, Ex-président de la CDVR et président de la CNC) ? Les plus jeunes ministres Cissé du Budget et Sidi Touré, par leur fougue et leur jeunesse pouvaient s’offrir à ce genre d’inélégances qu’on comprendrait. Je leur voue d’ailleurs mon admiration ainsi aux ministres Ally Coulibaly, Gaoussou Touré, Mamadou Sanogo, Jean-Louis Billon, Jean Claude Brou, Patrick Achi et Roger Kakou qui s’embarrassent de beaucoup de scrupule et d’élégance dans le respect de leur qualité. En voici un autre Mamadou Sangafoa Coulibaly qui veut prendre toute la terre des Ano de N’Groumangna, Famienkro, Sérébou pour y planter de l’hévéa. Devant le refus des populations, il a fait tuer deux villageois par la gendarmerie des brigades de Prikro et Daoukro. La cérise sur le gâteau, il a fait mettre tous les villageois y compris leur Roi, en prison à M’Bahiakro en ce moment. Où allons-nous avec ces excès diaboliques alors qu’on nous dit que tout baigne ?

Education Akan

Chez les Akan, lorsqu’une personne ne veut entendre raison dans sa détermination à découvrir le fond d’un terrier, on l’y aide à force raide. C’est dans cette optique que, avec toute ma lucidité, je veux accompagner l’auteur de la parabole du toucan dans sa bouillasse. Lorsque quelqu’un approche de la soixantaine et qu’à travers son comportement, on lui donne un âge mental de 10 ans, c’est qu’il est plus qu’un idiot, c’est un cancre. C’est le cas de cet instructeur (moins qu’un maître) de Collège pour emprunter le terme du planteur. Il n’a jamais imaginé devenir ministre, il l’est et ce depuis près de 15 ans. A ce point, il est dans un encerclement éblouissant total qui lui a fait perdre la tête.

Nullité du personnage

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Depuis de longues années, ce ‘’lard’’ est ministre chargé du mode de vie, de la reproduction, de la migration des animaux et des types de maladies qui peuvent les attaquer. Malheureusement, il n’y arrive pas ; la preuve, il ne sait rien du toucan. De plus, l’arbre ou sa branche a toujours été le perchoir naturel des oiseaux. En s’y perchant donc un oiseau n’a nullement l’intention de faire mal au perchoir. La volaille ne se lève pas de l’arbre, elle s’envole de l’arbre plutôt. Au surplus, en prévenant l’arbre ou la branche qui lui a permis un confortable repos relève de la reconnaissance, de la modestie, de l’intelligence et par-dessus tout, du maintien des bonnes relations afin qu’il n’y ait aucun écueil chaque fois que l’oiseau voudra s’y percher. Si un oiseau sauvage, une bête, a une telle notion des convenances entre êtres vivants alors qu’un homme pensant et réfléchissant en ignore, c’est qu’il démontre la pire des sottises. Houphouët-Boigny est vraiment mort et des zozos sont faits ministres, payés à ne rien foutre que d’être des insulteurs publics et maladroits. Insulter aussi est un art habile qui ne se prête pas aux imbéciles.

Destin lié aux déplacements de la mangeoire publique

Dans la perspective des échéances présidentielles de 2005 à 2010, les rois et chefs traditionnels du Zanzan sont allés solliciter le ministre d’Etat Essy Amara pour qu’il postule. A cette occasion, c’est l’auteur de la parabole du toucan qui était le porte parole. Lors de la gouvernance du Président Charles Konan Banny, en qualité de 1er Ministre, c’est le même bouffon qui jouait des coudes autour de lui. Il était devenu le chien-couchant du maître chez monsieur Charles Banny. Il y était devenu si assidu et ponctuel aux différents repas qu’il quittait la Résidence à 23 heures et à 5heures du matin du lendemain, l’homme était déjà dans la mezzanine pour cirer les chaussures du 1er ministre. Chers lecteurs, que Dieu vous fasse grâce, un jour, de voir ce personnage veule manger. Il mange à sa forme de sac de jute plein. Une fois, les animaux de compagnie qui décorent la Résidence du Premier ministre on fixé bizarrement l’intrus de leur regard. Ils pourraient certainement se demander si l’individu à la démarche de pachyderme ne venait pas leur disputer leur place. Ainsi, le destin de cet homme se lie aux déplacements de la mangeoire publique. Il y a fort à parier que cette hyène en armure humaine sera le premier à trainer le chef de l’Etat actuel dans la boue, si demain celui-ci n’était plus au pouvoir.

Disparition des charognards emblématiques de Bondoukou

Depuis qu’il est ministre des animaux, les charognards qui étaient une spécificité emblématique et touristique de Bondoukou ont disparu. Cela inquiète les habitants de cette cité. Les anciens religieux comme chefs traditionnels et occultistes ont fait beaucoup de recherches pour en savoir les causes. Est-ce une calamité écologique qui se prépare à s’abattre sur la cité ? Le résultat de leur recherche est implacable et sans appel. Il révèle que l’auteur de la parabole du toucan ne fait que les manger. Dès lors, ces charognards ont trouvé en ce dernier, leur remplaçant du fait qu’il est plus avide de charogne et plus puant qu’eux.

Maternité pour rien

La conscience est une caractéristique de la condition humaine. Elle commande au travail de la pensée, de la compréhension et de l’éthique. Elle doit inspirer, à tous les niveaux, l’éducation à l’environnement par notre relation avec la terre, avec les autres êtres humains et avec tous les êtres vivants. C’est donc une éthique de la solidarité, de la participation démocratique, de la reconnaissance du changement, du pluralisme, du respect des droits des minorités et de la diversité des traditions, des cultures et des environnements naturels. En cela, la conscience nous définit le bien, le juste et le beau, par lequel quelqu’un rend compte de lui-même, de ce qui le fait exister et agir. Elle est la manière de dire comment l’individu se doit de vivre et à partir de quoi il doit juger et décider. Il s’agit en conséquence, d’un système explicite et argumenté de valeurs qui induisent des comportements ou des pratiques sociales. Elle est donc universelle à toutes les personnes. Hélas ce triste personnage est dépourvu de conscience et d’intelligence discursive. Il ne peut donc s’imaginer que la roue peut tourner, il croit le Président Charles Konan Banny fini et lui donne le coup de pied de l’âne de Jean De la Fontaine. Il ne décode rien des ingrédients de la fin de ses imbéciles fonctions ministérielles dans deux mois. Sa forme buissonne n’est guerre un signe d’embonpoint, c’est le stigmate de la malnutrition, donc ce paquet de chair qui fait le personnage ne contient aucune mèche allumée susceptible de l’éclairer. Le Président Charles Banny ne répond pas aux mécréants et aux saltimbanques. Il est occupé à fignoler le contenu de son contrat social qu’il va passer avec les populations ivoiriennes. Il laisse donc cet énergumène gambader comme un primate qui joue les fous du roi, les bouffons de la cour, les perroquets de la reine et les charognards d’Amanvi-Bondoukou à la fois. Les blessures se réveillent en mon sein, mes douleurs d’enfantement me crampent le bassin qu’un fruit de nos entrailles soit aussi vil ! Une vraie maternité pour rien !

Bécan Tiékpa Alice-Rosine

Accidents meurtriers sur les routes; immeubles qui s’écroulent: Y a-t-il des ministres du transport, de la construction et de la sécurité dans cette foutue république bananière ?

DramaneNon contents d’avoir déversé des hordes de tueurs armés sur la Côte d’Ivoire pour se saisir du pouvoir d’Etat, les rattrapés ont équipé leurs maquisards de permis de conduire et de permis de construction immérités, qui chaque jour font des morts dans leurs cercueils roulants et dans leurs immeubles construits à la va vite et hors-normes dans la précipitation de blanchir l’argent indument acquis dans les casses des banques et dans le vol de la chose d’autrui.

Jamais les routes ivoiriennes n’ont autant tué que depuis l’arrivée au pouvoir des incultes de la Rattrapocratie. Hier encore un autre immeuble s’écroulait endeuillant des familles. Hier encore, 44 Ivoiriens mouraient sur une route entre Odienné et Touba

C’est à se demander s’il y a vraiment des ministres du transport, de la construction et de la sécurité dans cette foutue République bananière de la Rattrapocratie. C’est à se demander si au-delà de l’enrichissement illicite et de la chasse à l’opposition politique les alchimistes de la Rattrapocratie ont le moindre programme de protection et de développement du potentiel humain du pays qu’ils continuent de balafrer depuis 2002.

C’est à se demander si quelqu’un est vraiment au gouvernail de ce bateau ivre qu’est devenue la Côte d’Ivoire ; car depuis 2011, emprunter un car de transport ou se loger dans un nouvel immeuble, c’est jouer à la roulette russe.

Ecole obligatoire ou prison ; mais où sont les classes et les instituteurs ?

écoliers ivoiriens - conséquences de la guerre de Dramane contre la Côte d'Ivoire

écoliers ivoiriens – conséquences de la guerre de Dramane contre la Côte d’Ivoire

Prison ! Prison ! Prison ! Et nous voilà revenus aux fondamentaux de la politique de dramane et de ses maquisards. Prison ! Prison ! Prison ! L’on n’entend que ça ces 4 dernières années. L’on ne vit et ne se nourrit que de ça depuis que le falsificateur et ses déserts culturels ont décidé de s’essayer à la politique.

Le programme des rattrapés ne se résume-t-il qu’aux menaces, à la violence et à la mort ? Voici qu’après avoir jeté des bombes sur la Côte d’Ivoire et transformé les écoles déjà insuffisantes en dortoirs pour ses dozos et ses maquisards, le faussaire qui hier promettait 65000 nouvelles salles de classes mais à ce jour n’en a pas encore construit une seule dizaine, menace de jeter les parents d’élèves en prison si leur progénitures ne sont pas scolarisées dès l’âge de 6 ans.

Mais Dramane qui a atterri par accident en Côte d’Ivoire en 1990 sait-il au moins que la scolarisation à 100% a toujours été une priorité en Côte d’Ivoire depuis l’indépendance ? Sait-il au moins qu’avant que lui et ses troupes d’aventuriers armés ne déferlent sur la Côte d’Ivoire, ne détruisent les infrastructures existantes, ne jettent les parents d’élèves dans des fosses communes, ne fassent des centaines de milliers d’orphelins sans repères, et ne se logent illégalement sur les sites scolaires et dans les campus, ce pays s’acheminait doucement vers l’école gratuite et obligatoire ; et ceci, sans menaces, sans violence, sans emprisonnement, mais par une politique systématique de sensibilisation, de création de sites d’accueil, et de recrutement d’éducateurs ?

dramane wattra croit-il qu’en Côte d’Ivoire, c’est de gaieté de cœur que certains parents gardent leurs enfants à la maison, et qu’il suffit de leur brandir le spectre de la prison pour que tous courent inscrire leurs enfants dans ces écoles qui, depuis sa prise de pouvoir par les armes, sont apparues par milliers comme par enchantement ? Pourquoi faut-il toujours que la solution que ce faux-monnayeur trouve aux questions ivoiriennes ne se résume qu’à la violence ? Et les feuilles de chou du RDR de reprendre avec ravissement les stupidités de leur dictateur  – «  dramane sort la chicotte ; les parents seront jetés en prison, etc. » – plutôt que de demander à l’escroc de Sindou s’il a construit assez de salles de classe ou recruté assez d’enseignants pour « l’école obligatoire » avant de songer à jeter les parents d’élèves en prison.

N’est-ce pas cet apprenti politicien de dramane qui au début des années 1990 mettait l’école ivoirienne en péril en gelant le recrutement d’enseignants, en instaurant le salaire à deux vitesses pour les enseignants, en mettant à la retraite anticipée plus de 5000 enseignants, en supprimant la carte de bus scolaire et l’assurance-maladie scolaire, en supprimant les cantines scolaires ? Depuis quand dramane a-t-il été un champion de l’école ivoirienne? N’est-ce pas sous sa dictature que les étudiants ivoiriens ont commencé à prendre des cours en plein air, assis à même le sol ? D’ailleurs, le fait que dramane ait choisi de mettre au poste de ministre d l’éducation nationale la plus vulgaire et la plus inculte de ses amazones n’atteste-t-il pas de son mépris pour l’école ivoirienne ?

A ce falsificateur, qui n’a jamais rien initié de lui-même mais est toujours prompt à s’approprier la chose des autres, nous conseillons ceci, s’il tient à nous convaincre de sa préoccupation pour l’école ivoirienne :

  1. Qu’il commence d’abord à déloger ses dozos et autres aventuriers armés des salles de classe et des campus transformés en dortoirs.
  2. Qu’il restaure les édifices scolaires, dépouillés par ses dozos de tout ce qui peut se monnayer.
  3. Qu’il les rééquipe de leurs portes, fenêtres et tables-bancs que ses dozos ont vendus comme bois de chauffe.
  4. Qu’il réinstaure sur tout le territoire ivoirien la sécurité en désarmant ses aventuriers armés et en redonnant leur place régalienne à la police et à la gendarmerie afin que la confiance retrouvée ramène les enseignants qui ont été chassés de leurs postes et de leurs logis.
  5. Et puis, qu’il songe enfin à la question de son inéligibilité, qui est une question de respect de la constitution et donc de leçon de civisme ; l’une des premières leçons qu’il faudra inculquer aux nouveaux scolarisés dont les parents auront échappé aux geôles de sa dictature.

Il n’est pas tout d’emprisonner. Pour trouver solution adéquate, de temps en temps, il est bon de faire usage d’un peu de matière grise.

De l’inéligibilité de dramane wattra

bictogoIl est tout de même curieux que les seules réponses que les « ingénieurs juridiques » de la rue Lepic puissent trouver à ceux qui évoquent la légitime question de l’inéligibilité de wattra aux prochaines joutes électorales soient les menaces et les invectives.

Après avoir menti sur la question de sa nationalité, triché aux élections de 2010, sabordé la Constitution ivoirienne, refusé d’assumer ses promesses de campagne, saboté la réconciliation, et érigé la Côte d’Ivoire en l’un des plus grands Etats voyous qui soient, n’est-il pas temps que dramane wattra soit soumis à un minimum de rigueur ?  wattra passera-t-il toute sa vie dans l’imposture et le mensonge ? Pourquoi faut-il toujours que wattra appose sa signature sur un document pour l’ensuite renier la minute qui suit ?

Au lieu de se lancer dans l’invective bictogo, Joël N’Guessan, Venance Konan et autres constitutionnalistes de circonstance gagneraient à répondre si oui ou non, en présence du Président Gbagbo, du Président Bédié et du Président Mbéki, wattra a apposé sa signature sur le document dont la disposition principale le faisait exceptionnellement candidat pour la seule élection de 2010, après laquelle il devait, s’il était élu, demander par référendum que les Ivoiriens remanient l’orientation de l’article 35 qui le faisait inéligible.

Quel est ce « fonctionnaire international » dont la signature est toujours matière à palabres ? Quel est ce « fonctionnaire international » qui a passé sa vie dans la falsification ?

wattra est bel et bien inéligible. Rien n’a changé. L’article 35 de la Constitution ivoirienne n’a pas encore été modifié. Il ne peut l’être que par voie référendaire. Et aussi longtemps que l’article dans sa mouture présente demeure, wattra ne peut être candidat à aucune élection présidentielle en Côte d’Ivoire au-delà de 2010.

Le RDR a beau aboyer, ses aboiements ne changeront pas la condition d’inéligibilité de wattra. Qui plus est, les aboiements de bictogo et compagnie en défense de wattra ne sauraient effacer le fait que les victimes des déchets toxiques dont bictogo a détourné les milliards de dédommagement réclament toujours leur argent. Que bictogo arrête de jaspiner et conserve son énergie pour répondre aux interrogations des victimes des déchets toxiques.

Quant à wattra, il est inéligible, et les prochaines élections présidentielles  ivoiriennes, lorsqu’elles auront lieu, se feront sans lui. Pour le moment, tous ceux qui ont une once de bon sens savent très bien qu’il n’y aura pas d’élections en octobre 2015. Les menaces de wattra n’y changeront rien.

Articles sur bictogo:

https://frindethie.wordpress.com/2015/04/20/adama-bictogo-ou-le-symptome-dune-degenerescence-morale-pernicieuse-au-sein-de-la-rattrapocratie-m-frindethie/

https://frindethie.wordpress.com/2014/03/14/cote-divoire-gestion-familiale-tribale-et-corruption-le-clan-des-ouattara-pille-le-pays/

https://frindethie.wordpress.com/2013/11/15/ou-est-donc-passee-la-pluie-de-milliards-le-tresor-ivoirien-a-la-recherche-de-91-milliards-fcfa-par-emprunt-obligataire-avec-6-3-dinteret/

Obama Gives Nigerian President Buhari Names Of Oil Thieves, Goodluck Jonathan Administration Accused Of Corruption, Morgan Winsor

U.S. President Barack Obama meets with Nigerian President Muhammadu Buhari in the Oval Office of the White House in Washington, DC, on July 20, 2015.   SAUL LOEB/AFP/Getty Images

U.S. President Barack Obama meets with Nigerian President Muhammadu Buhari in the Oval Office of the White House in Washington, DC, on July 20, 2015. SAUL LOEB/AFP/Getty Images

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The U.S. government allegedly gave Nigeria’s President Muhammadu Buhari the names of Nigerian oil thieves who have been stealing and illegally stockpiling the West African nation’s oil. U.S. President Barack Obama’s administration provided Buhari with the names last week when the Nigerian leader was visiting the White House, according to a Nigerian newspaper that cited presidential sources.

A member of the Nigerian president’s entourage told the Punch that Buhari was shocked by the names, and it could prompt him to probe the administration of former Nigerian President Goodluck Jonathan, who was widely accused of corruption. “I can tell you that the president already has the list of names of the people engaging in the stealing of Nigeria’s oil. The list, when released by the president, will shock Nigerians,” the source, who reportedly spoke on condition of anonymity, told the newspaper on Tuesday.

The Nigerian leader, who took office on May 29, has vowed to clean up corruption from previous administrations and to hold perpetrators fully accountable. Last week, Buhari said about 250,000 barrels of crude oil are stolen each day in Nigeria, Africa’s largest oil producer, and that some former ministers sold as much as 1 million barrels per day. He had asked Obama to help locate and return $150 billion believed to have been stolen by corrupt government officials, according to Bloomberg. The two leaders met at the White House in Washington last week for talks on Nigeria’s economy, corruption and Islamist militant group Boko Haram, among other topics.

“The amount involved is mind-boggling,” Buhari said of the oil scandal on July 21, according to a statement from his office. “A lot of damage has been done to the integrity of Nigeria with individuals and institutions already compromised.”

Jonathan conceded power to Buhari immediately after losing the March presidential election, marking the first time an incumbent didn’t declare victory in Nigeria. But some members of Jonathan’s administration were slow to provide handover notes to Buhari’s incoming government, making the transfer of power less smooth.

Jonathan’s political faction, the once-ruling Peoples Democratic Party, said it supports Buhari’s commitment to fight corruption but that due process must follow.

“The PDP supports the decision of the federal government to fight corruption in our country. However, we make bold to state that it should not be disguised to victimize innocent citizens. Democracy has come to stay in Nigeria and no citizen, irrespective of political, religious or ethnic affiliation should be denied access to due process and the rule of law in the process,” PDP spokesman Olisa Metuh said in a statement on Tuesday. “Furthermore, we make bold to state that he who comes to equity must come with clean hands.”

Source: http://www.ibtimes.com/obama-gives-nigerian-president-buhari-names-oil-thieves-goodluck-jonathan-2029472

Morceaux choisis de la leçon d’Obama à son ami l’autocrate dramane wattra et aux autres dictateurs africains

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Le progrès de l’Afrique dépendra également de la démocratie. Les Africains, comme tous les peuples dans le monde, aspirent à la dignité de disposer d’eux-mêmes. Nous savons tous que les ingrédients de la démocratie réelle sont des élections libres et justes, la liberté d’expression et de la presse, la liberté de se rassembler. Ces droits sont universels. Ils sont inscrits dans les constitutions africaines. La Charte africaine des droits de l’homme stipule que toute personne a droit au respect de la dignité inhérente à la personne humaine. De la Sierra Leone au Ghana, en passant par le Bénin, le Botswana, la Namibie, et l’Afrique du Sud, la démocratie a pris racine. Au Nigéria, plus de 28 millions d’électeurs ont voté courageusement et le pouvoir a changé de main comme il se doit – dans le calme.

Et pourtant, en ce moment même, ces mêmes libertés sont refusées à de nombreux Africains. La démocratie, il faut le dire, ne se résume pas seulement en des élections officielles. Lorsque des journalistes sont mis derrière les barreaux dans l’exercice de leur travail, lorsque des militants de l’opposition sont menacés, lorsque les gouvernements frappent la société civile, ce que vous avez, c’est une démocratie de façade, mais vide de substance réelle

Aucune nation ne peut réaliser pleinement les promesses de l’indépendance à moins de protéger pleinement les droits de ses citoyens.

La Constitution est la Constitution. Il faut la respecter. Nul n’est au-dessus de la Constitution. Même pas le président de la République.

J’ai l’extraordinaire privilège de servir mon pays comme président des États-Unis. Je ne peux pas imaginer un plus grand honneur ni un travail plus intéressant que celui-là. J’aime mon travail. Mais selon notre Constitution, je ne peux plus me présenter aux élections présidentielles. Je crois en fait que je suis un très bon président – Je pense que si je me présentais je pourrais gagner. Mais je ne peux plus me présenter. C’est la Constitution. Il faut la respecter.

La Constitution est la Constitution. Il faut la respecter. Nul n’est au-dessus de la Constitution. Même pas le président de la République.

Et je vais être honnête avec vous – je suis impatient de retourner à la vie de citoyen ordinaire. Cela signifie que je pourrai aller me promener seul, sans toute ma sécurité. Je pourrai passer plus de temps avec ma famille. Je trouverai d’autres moyens de servir mon pays. Je pourrai même visiter plus souvent l’Afrique. Je ne comprends pas pourquoi les gens s’entêtent à s’éterniser au pouvoir. Surtout quand ils ont eu l’occasion d’amasser autant d’argent.

Nigéria – corruption: un ministre de Jonathan a volé 6 Milliards de dollars US des coffres du Nigéria selon des officiels américains

Badluck-NigeriaLe gouverneur de l’Etat d’Edo (Nigéria) M. Adams Oshiomhole, qui faisait partie de la délégation officielle du président nigérian Muhammadu Buhari à Washington, a confié à un journaliste de l’agence de presse BBC qu’un ancien ministre de son pays, membre du gouvernement déchu de Jonathan Goodluck, a détourné la faramineuse somme de 6 milliards de dollars américains des coffres publics du Nigéria.

Cette révélation a été faite au Président Buhari par des officiels américains, qui caractérisent le vol de séismique.

Au cours de sa visite dans la capitale américaine, le président nigérian a demandé la coopération des Etats-Unis dans sa tentative de recouvrer 150 milliards de dollars US volés aux Nigérians par les membres du gouvernement de Goodluck Jonathan.

Cette divulgation des officiels américains est un premier pas vers la traque des milliards détournés.

 Une chose est sure : l’Amérique connaissait pertinemment bien les malversations du gouvernement de Jonathan, autant qu’elle connait celles du gouvernement des rattrapés de dramane. Aujourd’hui, Jonathan n’est plus aussi utile qu’il l’était aux Américains il y a quelques mois. On peut donc aisément sortir ses dossiers sales sous prétexte de lutter contre la corruption en Afrique.

En d’autres termes, cela devrait servir de leçon à nos voleurs en boubous : Il n’y a pas de paradis fiscaux !

Former Nigerian minister ‘stole $6bn of public money’

Buhari

A former government minister in Nigeria stole $6bn (£3.8bn) of public money, a state governor has alleged.

Adams Oshiomhole said US officials informed President Muhammadu Buhari of the alleged theft during his visit to Washington last month.

Mr Buhari took office in May, ending the rule of the People’s Democratic Party (PDP).

The PDP has repeatedly denied allegations of widespread corruption during its 16-year rule.

Mr Oshiomhole, who accompanied Mr Buhari to Washington, did not name the minister who allegedly stole the money.

During his visit to the US, Mr Buhari said he had asked the US to help recover $150bn « stolen in the past decade and held in foreign bank accounts ».

US officials described the theft during the PDP’s rule as « earth-quaking », Mr Oshiomhole, the Edo State governor, told journalists in the Nigerian capital, Abuja.

The PDP said Mr Buhari’s visit to Washington was a failure, in particular for failing to obtain « any sort of tangible gain for the fight against terrorism ».

Mr Buhari, a former military ruler, was invited to Washington shortly after becoming the first opposition candidate to win a national election in March.

He succeeded President Goodluck Jonathan.

Nigeria is Africa’s biggest oil producer, but the majority of its citizens live in poverty. Its oil sector has often been hit by allegations of corruption.

Source: http://www.bbc.com/news/world-africa-33689115

Le silence Coupable de Wodié, M. Frindethie

WodiéFrancis Wodié a déjà trahi une fois la Constitution ivoirienne en cautionnant le coup d’Etat constitutionnel de Dramane Ouattara en 2011. Il la trahit une deuxième fois en 2015 en rendant le tablier de la présidence du Conseil Constitutionnel sans dénoncer publiquement les abus constitutionnels que concocte Dramane en vue des élections de 2015.

Wodié ne peut pas, de par le rôle qu’il a occupé au sein de cette haute institution, démissionner dans le silence, en suggérant que le CC n’est ni indépendant ni impartial, mais sans élaborer sur les origines des tares de l’institution ni proposer des solutions pour la restaurer.

Si en 2015 des Ivoiriens s’opposant à des tripatouillages de la Constitution par Dramane tombaient sous les balles de l’armée ethnocide de Dramane, alors Wodié, pour n’avoir pas tiré la sonnette d’alarme aujourd’hui, devra porter la responsabilité de leur mort.

Aujourd’hui, Wodié gagnerait à se racheter de sa déloyauté constitutionnelle de 2011 en épargnant aux Ivoiriens un nouveau bain de sang : Wodié gagnerait à parler ici et maintenant du cancer qui gangrène le Conseil Constitutionnel sous le régime des génocidaires, afin que les tricheurs soient dès maintenant démasqués et purgés du système, et que les prochaines élections présidentielles se passent dans le cadre vrai de la Constitution.

Le délabrement des communes ivoiriennes est le reflet du délabrement moral des gouvernants

degueulasse!Les villes de Côte d’Ivoire sont sales ! Il n’y a pas de quoi s’étonner ; car elles ne sont que le reflet de la décrépitude spirituelle et de la saleté morale de ceux qui les gèrent.

De tous les temps, l’une des préoccupations premières des sociétés humaines, après celle de se nourrir, fut d’évacuer ses déchets, de les tenir loin de ses lieux d’habitation. Même chez certains animaux, la gestion des déchets est préoccupation quotidienne : Ainsi, le chat refuse d’exposer en spectacle ses excréments : Il enterre ses déchets ; le rat des champs refuse d’élever ses petits dans ses déjections : Il les évacue dans une section particulière de son terrier.

Dans de nombreuses communes de Côte d’Ivoire, cependant, des gouvernants ont choisi de travailler, de manger, de dormir, de marcher, de faire la fête, de jouer, de prier, et de baiser dans leurs propres déchets. Sans gêne aucune !

Surprenant ? Non ! C’est tout simplement qu’en dessous de leurs trois-pièces et de leurs pagnes wax derniers cris, ces hommes et ces femmes qui sont à la tête de ces communes dégoûtantes ne sont en définitive que des cervelles putréfiées, des âmes plus sales que des bestiaux, et qui n’ont pas encore compris qu’il y a une place pour les déchets et une autre pour l’habitat.

Sinon, comment peut-on prétendre gérer une commune, un Etat, sans avoir réussi à répondre à la question primordiale qui préoccupe même la gente animale : celle de savoir comment gérer ses rejets afin de vivre une vie humainement décente ? Surtout lorsqu’on fait payer aux populations des taxes et des prélèvements présumés améliorer leur quotidien ?

Comprendre les origines de la crise ivoirienne, M. Frindéthié (première partie)

crise

Crises et possibilités: la mondialisation à la française

Le général Charles de Gaulle, ce président aimé des Français, figure emblématique de la résistance et de la morale française, a formulé une pensée dont l’hideuse véracité n’a d’égale que l’ardeur avec laquelle la France l’a pratiquée à travers toute son histoire. « La France n’a pas d’ami ; elle n’a que des intérêts ». Cet idéal  gaulliste de désinformation philosophique, d’étranglement économique, de persécution militaire et de déstabilisation politique, qui a immensément enrichi la France au détriment de ses anciennes colonies, est aujourd’hui combattu par certains pays francophones. Il ne serait pas excessif d’affirmer qu’en ce nouveau millénaire, la résistance la plus farouche que connaît l’hégémonie française en Afrique est celle qui a lieu en Côte d’Ivoire depuis 2002, et que le cinéaste ivoirien Sidiki Bakaba a documentée dans son film La victoire aux mains nues. C’est une mobilisation des patriotes ivoiriens contre le néocolonialisme français déguisé sous les accoutrements de la mondialisation. L’objectif de la résistance ivoirienne est d’exposer et de tuer dans l’œuf la politique de génocide économique et politique de la France, qui, par un artifice séditieux perfectionné au cours des ans en Afrique, allume des feux multiples, les active, afin de s’inviter ensuite comme pompier par la manipulation des Nations Unies et des institutions financières internationales.

 La logique de l’intervention française en Afrique

Quel que soit le regard que l’on pose sur les interventions françaises en Afrique, l’on se rend compte que celles-ci n’ont jamais été motivées par un élan philanthropique. Les intrusions françaises en Afrique ont toujours été gouvernées par une logique du gain maximum par l’effort minimum. Historiquement, la France n’a jamais gagné de guerre. En fait la France a même perdu les guerres qu’elle a déclarées avec assurance à ses voisins. Et toutes les fois que la France se faisait humilier, c’était vers l’Afrique et les Caraïbes qu’elle se tournait, armée de projets destructeurs, pour restaurer son orgueil meurtri et renflouer son économie en désarroi. Afin d’appréhender la politique française en Côte d’Ivoire aujourd’hui, il convient de comprendre la politique de mondialisation à la française, cette exception française, qui prescrit la déstabilisation en Afrique comme remède à toute calamité politique et économique en Hexagone.

                En 1871, au soir de la guerre franco-allemande, une guerre que la France, certaine de sa victoire, avait déclarée au royaume de Prusse, la  France n’était plus qu’un pays physiquement diminué, moralement brisé, et financièrement asphyxié. L’alliance allemande avait donné une bonne raclée militaire à la France, lui avait arraché ses territoire d’Alsace et de Lorraine, et lui avait présenté une facture de réparation équivalente à un milliard de dollars de nos jours, que la France était sommée de payer dans un délai de trois mois. En dépit de ses réserves épuisées, la France ne perdit pas de temps pour payer à l’Allemagne cette facture honteuse, passant le plus clair de son temps à ruminer sa défaite et son humiliation. La promptitude avec laquelle la France a payé sa dette à l’Allemagne ne serait qu’une occurrence bien banale si, presque 50 ans auparavant, cette même France n’était allée en guerre contre un pays africain, l’Algérie, qui lui demandait de s’acquitter d’une dette restée trop longtemps due.

                En effet, les conséquences immédiates de la Révolution française de 1789 étaient catastrophiques. Au lendemain de la Révolution, les méthodes agricoles en France étaient demeurées archaïques, et, contrairement aux agriculteurs britanniques, les fermiers français n’arrivaient pas à développer des exploitations adéquates pour approvisionner les marchés locaux. Les prix des produits de première consommation étaient hors de portée pour la majorité des Français. Le pain, la nourriture quintessentielle des Français, se fit rare. La famine s’installa. Pire encore, en Italie et en Espagne, l’armée affamée de Napoléon grognait et menaçait de se révolter. Aussi, la France se tourna-t-elle vers deux maisons commerciales algériennes Bacri et Busnach, afin qu’elles lui prêtent de l’argent et des grains pour pallier sa catastrophe économique et sociale. Cependant, Bacri et Busnach devaient, eux aussi, de l’argent au souverain algérien, le Dey Kodja Hussein, qu’ils espéraient rembourser dès que la France leur aurait payé sa dette. En 1815, à la fin de la guerre perdue de Napoléon, la dette de la France envers l’Algérie s’élevait à 18 millions de francs, que Bacri et Busnach implorèrent le Dey Hussein de les aider à recouvrer. En 1827, au cours d’une conversation qu’il avait à ce propos avec M. Pierre Deval, le consul français en Algérie, le Dey fut excédé par l’insolence de celui-ci à son égard, et le souffla de son chasse-mouche. Le roi Charles X, qui n’était d’ailleurs pas disposé à régler la dette de la France, saisit cette belle occasion pour s’élever contre un geste qu’il interpréta comme un manque de respect à la couronne française. Et, malgré les explications du Dey Hussein, qu’il n’avait fait que répondre à une insolence personnelle faite à lui par M. Deval, 600 navires français débarquèrent 37.000 soldats en Algérie le 14 juin 1830, qui s’adonnèrent à des actes de vandalisme, de viols, de meurtres et d’exécutions sommaires. Le 5 juillet de la même année, le Dey fut destitué. Dès février 1831, l’Algérie devint une colonie française de peuplement. Les autorités françaises y invitèrent donc 4500 colons français à exploiter les terres fertiles des côtes algériennes. Cependant, l’occupation française de l’Algérie ne fut pas sans heurts. L’Algérie opposa à la France une résistance farouche, qui, en 1962, tendit à l’Hexagone l’une de ses défaites les plus humiliantes. L’Allemagne de 1870 n’était pas l’Algérie de 1830. C’est pourquoi la France paya rapidement sa dette à l’Allemagne et passa les années qui suivirent à ruminer sa revanche . . . ailleurs qu’en Europe. De nombreux ingénieurs sociaux en France suggérèrent que la France devrait penser à redorer son blason en se construisant un empire d’outre-mer, qui étendrait sa civilisation, ses idéaux et sa gloire chez les « races inférieures ».

                La France, il convient de le noter, avait été présente en Afrique depuis 1642 et avait participé au commerce triangulaire qui vendit plus de 28 millions de Noirs aux Amériques entre 1650 et 1800. En ce temps-là, les objectifs de l’Hexagone en Afrique étaient ouvertement pécuniaires, et personne ne parlait d’étendre aux races supposées inférieures la civilisation d’une prétendue race supérieure. Dès années 1804, cependant, un vent abolitionniste, initié par le Danemark, se mit à souffler sur l’Europe et l’Amérique. En 1848, la France abolit aussi la pratique officielle de l’esclavage. Parmi les personnes qui s’étaient opposées à l’esclavage, l’on notait aussi Olaudah Equiano, un ancien esclave, lui-même propriétaire d’esclaves, qui avait compris que la bonne foi seule ne pouvait pas arrêter la pratique de l’esclavage. Il fallait proposer aux esclavagistes une alternative économique. Aussi, Equiano suggéra-t-il aux esclavagistes que la pratique de l’esclavage les avait détournés des vraies richesses de l’Afrique ; qu’il y avait plus à gagner à exploiter les matières premières africaines et à transformer les Africains en civilisés consommateurs de produits manufacturés européens et  américains qu’à les maintenir en esclavage. La paire sémantique était ainsi lancée : commerce et civilisation. Suivant donc les conseils d’Equiano, les pays européens s’engagèrent à mondialiser autrement, se lançant dans une course effrénée vers les matières premières africaines. L’ivoire, l’or, le bois, le café, le cacao, le caoutchouc, l’huile de palme, les noix, les fruits tropicaux, et non plus les esclaves—bien que certains renégats continuèrent le commerce des esclaves 70 ans au-delà de l’abolition officielle de l’esclavage par les Danois en 1792—devinrent les nouvelles marchandises du commerce intercontinental. Vers la fin des années 1800, l’Afrique grouillait tellement de chercheurs de fortune que les conflits entre Européens devinrent monnaie courante. Afin de mieux réguler le commerce africain et d’éviter que n’éclate une guerre intereuropéenne, les puissances européennes tinrent une conférence à Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885, sous la présidence du chancelier allemand Otto Von Bismarck. La conférence de Berlin qui fut présentée au monde comme un colloque pour discuter de questions relatives à l’humanité, la paix, la civilisation et le bien-être des populations africaines, était en fait une réunion des grandes puissances occidentales pour se partager l’Afrique. La conférence de Berlin résolut la question des conflits en stipulant que toute nation européenne qui la première préviendrait les autres nations de son occupation d’un territoire africain serait officiellement reconnue comme propriétaire de ce territoire. Ayant donc défini les règles du jeu, les nations européennes se ruèrent sur le gâteau Afrique pour en mordre le plus gros morceau possible.

                Cependant, toujours hantée du spectre de sa défaite cuisante de 1870, la France hésitait à se lancer dans un autre aventure internationale. Par ailleurs, les colonies algériennes n’avaient pas généré les gains escomptés comme l’avaient fait l’Inde pour la Grande Bretagne, et de nombreux politiciens français disaient ouvertement qu’ils préféraient servir à leurs électorats un bon pot au feu plutôt que le pain rassis auquel ils eurent droit pendant le siège allemand de Paris. D’autre part, cependant, les plaies de l’humiliation infligée par les Allemands devaient se cicatriser. Il était nécessaire que la France brillât de nouveau en Europe et sur l’échiquier mondial. Cinq mois après la conférence de Berlin, se tint à l’Assemblée Nationale française un débat entre les opposants et les partisans de l’expansion coloniale. Les deux protagonistes mémorables de ce débat étaient Jules Ferry et Georges Clémenceau. Le 28 juillet 1885, cinq mois après s’être fait destituer de son poste de premier ministre pour avoir lamentablement perdu la guerre sino-française, Jules Ferry prenait la parole à l’Assemblée en faveur du colonialisme.

                Pour Ferry, la France gagnerait à se construire un empire d’outre-mer pour trois raisons principales : économiquement, la France devait se trouver de nouveaux marchés en dehors de l’Europe et des Etats-Unis, précisément à un moment où l’Amérique et l’Allemagne se faisaient de plus en plus protectionnistes en même temps qu’elles inondaient les marchés européens de produits agricoles et industriels bon marché. Dans leur élan d’enthousiasme, des économistes comme Leroy-Beaulieu, estimaient que la France s’enrichirait autant de ses colonies que la Grande Bretagne s’est enrichie des siennes. D’un point de vue humanitaire, arguait Ferry, en tant que membre de la « race supérieure », la France avait le devoir divin de civiliser les « races inférieures », de les parfaire, en leur apportant sa moralité supérieure. Finalement, d’un point de vue politique et patriotique, la France devait s’assurer une place honorable dans le monde en posant des actes de grandeur. A l’instar de toutes les grandes nations, la France devait exporter son drapeau, sa langue, sa civilisation et son génie dans toutes les contrées du monde. Répondant à Ferry, Clemenceau s’insurgea contre la dichotomie race supérieure/race inférieure. Cette distinction avait été aussi faite par les scientifiques allemands lors de la guerre franco-allemande, qui avaient maintenu que les Allemands battraient les Français parce qu’ils leur étaient ontologiquement supérieurs. Pour Clémenceau, il fallait se garder de répéter cet axiome allemand, qui servait de prétexte aux sociétés scientifiquement et militairement avancées pour déguiser la violence sous l’appellation charmante de civilisation. Les excuses de devoir et de droit divins de civiliser n’étaient, selon Clémenceau, rien de plus qu’un droit à la brutalité. Clémenceau conclut que justifier la colonisation par la civilisation revenait à adjoindre l’hypocrisie à la violence. En tout état de cause le début des années 1890 vit se développer des groupes de pressions pour le colonialisme, tels que Comité de l’Afrique française, le Comité de l’Égypte, le Comité de l’Asie française, ou le Comité de Madagascar, tous derrière le parti colonial, et qui revendiquaient que soit redoré le blason de la France dans le monde. Dès 1890, un consensus colonial fut établi en France, qui entendait moins vendre une entreprise africaine à des hommes d’affaires qu’un empire africain à l’Etat, et qui recommandait plus la voie de l’occupation forcée des territoires africains que celle de signature de traités avec les chefs locaux.

                Contre toute appréhension, la mondialisation martiale de l’Afrique subsaharienne par la France s’avéra bien fructueuse. Quand la poussière de la ruée vers l’Afrique se fut enfin tassée, le continent était parcellé en 50 territoires répartis entre les puissances européennes. La France, l’Allemagne, la Grande Bretagne et le Portugal s’offrirent les plus gros morceaux. La France se saisit d’un grand territoire comprenant la Mauritanie, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Benin, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Togo, le Gabon, la république démocratique du Congo, la Centrafrique, le Cameroun, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, les iles Maurice, la Réunion, les Seychelles, Madagascar, les Comores, et Mayotte ; des territoires qui n’avaient pas tous le même statut et étaient, selon leur statut, régis par des lois différentes. Les territoires des Caraïbes étaient principalement des colonies d’esclaves. En Afrique subsaharienne, ces territoires constituaient des colonies d’exploitation dont la France tirait le maximum de profit des matières premières générées. La Tunisie était un protectorat avec un souverain local, le Bey ; et l’Algérie était une colonie de peuplement avec un Dey. Quel que soit le statut de ces diverses colonies, leurs populations locales devaient se soumettre à la juridiction d’un consul ou d’un gouverneur nommé par la France. L’injustice française révolta les populations locales qui combattirent l’envahisseur jusqu’à l’obtention de leurs indépendances politique au début des années 1960.

                Cependant, l’impulsion hexagonale pour le gain était si impérative que la France devisa des schémas biaisés de « coopération » pour rester le spéculateur privilégié des nouvelles nations indépendantes de l’Afrique francophone. Dans le système colonial, dans un emportement protectionniste, la France avait décidé d’imposer des tarifs élevés aux produits coloniaux qui entaient en métropole ; une décision qui appauvrissait les colonies tout en enrichissant la France. Cependant, dans les années 1930, la grande récession obligea la France, pour sa survie économique, à transformer les colonies en des marchés de consommation pour la vente de produits manufacturés français. La France relâcha donc un peu son système tarifaire, permettant ainsi aux colonisés de vendre facilement leurs produits sur les marchés français, de gagner de l’argent pour acheter des produits français et pour aussi payer des intérêts sur leurs dettes. Mais en même temps, afin d’éviter la compétition des autres puissances, la France imposa des quotas sur certains produits étrangers entrant en France et dans les colonies françaises. La France interdit aussi à ses colonies d’exporter certains produits chez ses compétiteurs, les forçant ainsi à n’acheter qu’à l’Hexagone des produits qui étaient pourtant disponibles dans les colonies. En plus de ces mesures protectionnistes déjà excessives, la France imposa des taxes sur les produits des colonies non françaises entrant en France. Ces taxes allaient de 11% pour la banane à 110% pour le cacao, en passant par 34% pour l’arachide, les graines de palmier et 91% pour le café. Bien que certains observateurs aient voulu attribuer à ce système économique préférentiel la résistance de l’Afrique francophone à la crise économique des années 1930, et le miracle économique de la Côte d’Ivoire des années 1980, il n’en est rien. En fait, l’économie de marché qu’a générée ce système colonial a pourvu les colonies françaises de capitaux qu’elles ont été obligées de retourner à la France au centuple. En outre, cette économie de marché que la France s’activa à maintenir dans ses anciennes colonies longtemps après leurs indépendances fut la source de nombreux chocs économiques ; elle plaça les pays francophones à la merci des spéculateurs internationaux.

                Le système préférentiel établi unilatéralement par la France, et plus tard avec la collaboration de la Communauté Européenne (qui deviendra plus tard la Communauté économique européenne), entendait en réalité, maximiser les profits de la France en jugulant ses pertes dans les colonies. Déjà en 1959, le système commercial français forçait les colonies africaines de la France à consommer 28,2% des exportations françaises, alors que les exportations de ces colonies vers la France ne constituaient que 20% des produits exportés en France. Ces chiffres sont passés 7,8% contre 5,9%. Les différentes conventions (Lomé, Yaoundé, Lomé 2) renforçant la « coopération » entre la France et ses anciennes colonies, et qui inclurent plus tard les pays anglophones et les pays ACP, ne créèrent pas de vraies conditions de développement dans les pays non européens. En fait, la France manœuvra pour exclure les anciennes colonies asiatiques des ACP, sous prétexte qu’elles pourraient être des concurrentes dangereuses en ce qui concerne un certain nombre de produits, et le petit état de l’île Maurice fut exclu par la France pour être un compétiteur sérieux en produits textiles. Les états de la C.E., et la France particulièrement, ne firent aucun effort pour développer l’activité de production en Afrique. Pour la C.E., l’Afrique devait demeurer éternellement le fournisseur de matières premières de l’Europe. Vers la fin des années 1980, le Consensus de Washington, avec son long menu de dépolitisation unilatérale de l’Etat, hostile à l’investissement de l’Etat dans le secteur social, dans la création de l’emploi, dans la protection de l’environnement, dans l’éducation, dans la santé et dans la réduction de la pauvreté, donna à la France la bénédiction officielle des institutions de Bretton Woods afin qu’elle continue son exploitation de l’Afrique.

                La mondialisation économique, telle que conçue par le Consensus de Washington, présuppose une violence internationale. Elle assume, parfois sur le fondement d’un sixième sens bureaucratique et sur aucune base scientifique, qu’afin d’améliorer le sort de leurs populations, les pays du Tiers Monde doivent adapter leurs économies aux conditions dictées par les multinationales européennes et américaines en libéralisant leurs marchés. Le résultat de cet exercice philosophico-économique est que, comme cela fut le cas pendant la colonisation, les crises économiques sont déplacées des pays du nord vers les pays du sud.

L’insistance de la Banque mondiale et du Fonds que les pays en développement ouvrent leurs économies aux investissements directs étrangers a favorisé la recolonisation des pays qui cinquante ans plus tôt avaient lutté pour leurs indépendances. Dans la plupart des cas, la mondialisation a réussi à installer l’impérialisme euro-américain en permettant aux capitalistes des pays industrialisés de devenir les nouveaux propriétaires de compagnies d’Etat (eau, électricité, communication) des pays en développement. Ce plan fonctionne parfaitement lorsque l’état impérial ‘achète’ les banques et les spéculateurs et exerce des pressions sur les états pour  ouvrir les marchés, et envoie des expéditions mercenaires et militaires pour réprimer toute résistance.

Dans ce grand design de recolonisation déguisée en mondialisation, toute opposition est impitoyablement réprimée par une variété de méthodes coercitives : Pour les pays en développement dont les gouvernants, s’opposant à l’exploitation occidentale, mènent une politique populiste et préconisent le contrôle des ressources nationales et qui, attentifs aux besoins de leurs peuples, refusent la corruption et le style de vie promis par les pays industrialisés, les tireurs à gage économiques possèdent tout un menu de dissuasion : la subversion du processus politique, le corruption des administrateurs, des officiers de l’armée, des médias, des syndicats, des universitaires, l’incitation à la guerre ethnique et religieuse ; un menu tiré tout droit du guide de la colonisation, et qu’illustrent les cas du Congo, d’Haïti et de la Côte d’Ivoire, ces pays qui ont osé s’opposer à la coalition tripartite des pays du nord, des Nations Unies et des institutions financières internationales.

                En Côte d’Ivoire, cette conspiration tripartite fonctionne grâce à un ancien fonctionnaire du Fonds, Alassane Dramane Ouattara, dans ses oripeaux de collaborateur, et à ses associations avec le gouvernement français et les multinationales françaises, qui mettront en place une nouvelle marque de mondialisation que nous baptiserons ici la mondialisation à la française.

La Côte d’Ivoire : de la prospérité économique à l’austérité

                Les années 1970 étaient une période de prospérité pour la Côte d’Ivoire. La hausse des prix du café et du cacao sur le marché mondial avait positionné la Côte d’Ivoire comme la première puissance économique de l’Afrique de l’ouest dont les signes de croissance étaient visibles dans tous les secteurs. Les observateurs n’hésitaient pas à comparer le miracle ivoirien au miracle japonais –nous nous souvenons encore que notre sujet de géographie au baccalauréat était ainsi libellé : « comparez le miracle ivoirien au miracle japonais ». Cette comparaison n’était nullement pas exagérée. Le taux de croissance ivoirien était le deuxième du monde après celui du Japon. Cependant le boom économique ivoirien dépendait énormément de capitaux étrangers, étant donné qu’il était amarré aux caprices des spéculateurs internationaux qui décidaient du prix des matières premières. Dans sa volonté de diversifier l’économie et de lancer des programmes de développement, la Côte d’Ivoire emprunta de l’extérieur des capitaux qu’elle manqua souvent de gérer avec sagesse. En outre, la chute des prix du café et du cacao du début des années 80 amplifia la dette extérieure du pays ; ce qui emmena le président Houphouët à se tourner vers la Banque mondiale et le Fonds monétaire pour des prêts de stabilisation de l’économie de son pays.

                La période s’étendant des années 80 aux années 90 fut un temps économiquement mouvementé. L’exploitation de nouveaux gisements de pétrole offshore aida le pays à parer à certaines difficultés économiques. Cependant, l’incertitude économique persistait toujours et des rumeurs de compression des fonctionnaires mirent des manifestants dans la rue pour protester contre le contrôle absolu du pouvoir par le parti unique (le PDCI-RDA). Afin de sauver son pouvoir, Houphouët se plia aux exigences de ses créanciers (principalement la Banque et le Fonds) et nomma un économiste du FMI, Alassane Ouattara, en avril 1990 comme président du Comité Interministériel de Coordination du Programme de Stabilisation et de Relance Economique, un comité chargé de trouver des solution à la crise économique—mais entendez plutôt un comité chargé de trouver des moyens des rembourser à la Banque et au FMI ce que lui devait la Côte d’Ivoire, en dépit de la crise. 5 mois plus tard, un président Houphouët agonisant nommait Alassane Dramane Ouattara premier ministre de Côte d’Ivoire. Ce qui se passa à partir d’avril 1990 est une série d’événements dignes d’un roman.

Dominique Nouvian Folleroux : femme fatale

                Le fait d’être proche du président Houphouët permit aussi à Ouattara d’être très proche de Mlle Nouvian Folleroux, la femme qui devint plus tard son épouse et son associée la plus écoutée dans l’intrigue rocambolesque qui se tissa au détriment du peuple ivoirien. Les circonstances dans lesquelles Dominique fut introduite à l’épicentre du pouvoir ivoirien demeurent encore floues. Ce qui est clair, cependant, c’est qu’elle devint la maîtresse officielle du président Houphouët et la gestionnaire exclusive de son immense domaine personnel et d’une grande partie du patrimoine ivoirien. Son nouveau titre donna à Mlle. Folleroux d’immenses pouvoirs financiers, alors même que déclinaient la sante et la popularité du président Houphouët en Côte d’Ivoire. En effet, au début des années 1990, le président Houphouët fut confronté à une opposition politique farouche, qui l’obligea, pour la première fois, à desserrer son contrôle du pouvoir. Sous la pression des institutions de Bretton Woods, le président Houphouët nomma Ouattara premier ministre, légalisa les partis d’opposition et promis des élections législatives ouvertes à toutes les tendances. Les élections présidentielles d’Octobre confirmèrent la force des partis d’opposition, et principalement l’influence du parti du plus grand opposant d’Houphouët, le Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo. Les observateurs internationaux estimèrent à 30% les votes pour Gbagbo (seulement 18,3% contre 81% pour Houphouët selon les chiffres officiels). Le 26 novembre 1990, 18 partis d’opposition se présentèrent aux législatives contre le PDCI d’Houphouët. Le parti d’Houphouët retint 163 des 175 sièges parlementaires. Une histoire s’écrivait : le pouvoir du PDCI n’était plus absolu. Houphouët, le Vieux comme l’on l’appelait affectueusement, était désormais un homme physiquement et politiquement diminué.

                Qu’à cela ne tienne, les affaires de Mlle. Nouvian Folleroux, quant à elles, marchaient à merveille : Elle sépara le président Houphouët de quelques uns de ses domaines français pour un montant de 19 millions d’euros, une transaction qui, bien que trouble, lui ouvrit les portes du business international. Elle acquit les salons Desanges aux Etats-Unis. L’Agence Internationale de la Commercialisation Immobilière qu’elle s’offrit grâce à sa nouvelle fortune lui attirait de gros clients dont Martin Bouygues, roi du béton français, Vincent Bolloré (partenaire de Bouygues) et roi des médias français et du papier d’emballage de tabac—c’était bien Bolloré qui avait payé des vacances de félicitations à Sarkozy à l’Ile de Malte sur son luxueux yacht après les présidentielles françaises de 2006 ; c’était encore lui qui avait prêté son avion privé à M. Sarkozy pour qu’il impressionne sa nouvelle girlfriend d’alors, Carla Bruni, pour leurs vacances de décembre 2007 en Egypte—et Dominique Strauss-Khan, ex-ministre des finances de Mitterrand et président du Fonds monétaire international depuis 2007, le président Bongo du Gabon, qui lui aussi confia la gestion d’une partie de son patrimoine à la branche gabonaise d’AICI, dirigée par le frère Philippe Nouvian, le président Blaise Compaoré du Burkina Faso, et le président Kadhafi de la Lybie. Tel est le réseau que Mlle. Folleroux se tissa depuis le jour où elle atterrit dans la chambre du président Houphouët. Et cette femme-là, Dominique Nouvian Folleroux, est la femme dont Alassane Ouattara, le premier ministre d’Houphouët, s’enticha.

« Ouattara ! Ouattara! C’est notre homme! S’il ne peut le faire, alors nul autre ne peut le faire! »

                Tel semblait être le chant des institutions de Bretton Woods, créancières de la Côte d’Ivoire depuis la mort du président Houphouët en décembre 1993. Excellent élève du FMI où il travailla de 1968 à 1973 avant d’occuper divers postes à la BCEAO, Ouattara était très attentif à la politique d’ajustement structurel prônée par le FMI en Afrique, bien que cette politique ait des conséquences catastrophiques pour l’Afrique. En tant que premier ministre de Côte d’Ivoire, ses solutions pour le redressement de l’économie firent plus de mal que de bien. Comme le lui avait recommandé l’O.M.C., M. Ouattara élimina les subsides aux planteurs ivoiriens, alors que l’Amérique et l’Union Européenne subventionnaient généreusement leurs agriculteurs. Il mit à la retraite anticipée plus de 10.000 fonctionnaires ; ceux qui avaient encore la chance de conserver leur emploi virent leur salaire chuter de 40% ; M. Ouattara réduisit l’accès à l’éducation en réduisant de moitié le salaire des enseignants ; il élimina la subvention aux restaurants universitaires, le transport des bus universitaires, la couverture médicale universitaire, et il imposa aux populations des frais d’accès aux premiers soins ; il initia la dévaluation du CFA et institua la carte de résidence très controversée qui fut à la base du harcèlement des étrangers. Ces échecs, comme il fallait s’y attendre, frustrèrent les populations, qui manifestèrent leur mécontentement par des marches de protestation. M. Ouattara réprima ces marches dans le sang, la torture et la mort ; et malgré les appels répétés pour une enquête indépendante, M. Ouattara demeura inflexible. Ouattara était un bon ami des institutions financières internationales et des multinationales. Etait-il aussi un ami de la Côte d’Ivoire ? Pour la Banque mondiale et le Fonds Monétaire international, cette question-là importait peu.

                Aussi, les institutions financières insistèrent-elles davantage pour que le premier ministre eût plus d’autorité. M. Ouattara cumula donc les postes de premier ministre, ministre des finances et président par intérim pendant la longue hospitalisation du président Houphouët en Europe en 1993. Il ordonna que toutes les recettes publiques lui soient versées directement à la primature dans un compte spécial, plutôt qu’au trésor, comme cela était de coutume. Ce style de gestion atypique mélangea très vite les comptes personnels du premier ministre aux comptes de l’Etat, et des millions de dollars disparurent des caisses de l’Etat, alors que M. Ouattara, en raison de deux vols internationaux par semaine, mettaient des fortunes à l’abri dans des comptes étrangers, intégrant prématurément le club des hommes les plus riches du monde. La fortune subite de Ouattara n’émut aucun des moralisateurs de la Banque mondiale et du Fonds si prompts pourtant à sermonner les dirigeants africains sur la sainteté et la « bonne gouvernance ». Pourquoi devraient-ils s’émouvoir que Ouattara fût l’un des plus grands acteurs de la fuite des capitaux ? N’était-il pas seulement juste qu’il fût récompensé, ce bon agent du Fonds ?

                Et pourtant la fuite des capitaux dont Ouattara était l’un des principaux acteurs constituait l’une des plus grosses sources d’appauvrissement de l’Afrique. En effet, les capitaux africains maintenus légalement ou illégalement dans les banques en dehors de l’Afrique s’élèvent à 22 milliards de dollars américains. Cette somme à elle seule constitue plus de la moitié de la somme dont l’Afrique a besoin pour ses programmes de développement. Si cet argent était investi en Afrique, il constituerait 64% du stock de capitaux privés de l’Afrique. Il n’y a pas de doute que de par sa participation à la fuite de capitaux, et proportionnellement au peu de temps qu’il a passé au pouvoir (3 ans et 1 mois), Alassane Dramane Ouattara fut l’un des dirigeants qui ont le plus siphonné les richesses du continent africain.

                Pendant qu’Alassane Dramane Ouattara passait de ses fonctions de premier ministre à celles de businessman et vice versa, mélangeant ainsi ses comptes personnels à ceux de l’Etat de Côte d’Ivoire, Madame Dominique Folleroux—que M. Ouattara avait alors épousée au cours d’une cérémonie officiée par le maire de Neuilly d’alors, M. Nicholas Sarkozy—sans aucune décence éthique, faisait du lobbying afin qu’il soit vendu à Bouygues et Bolloré les compagnies d’état que son cher époux privatisait (EECI, SODECI, etc.). Ce qui fut fait. Ces compagnies d’état, stratégiques pour l’indépendance de tout pays, furent cédées parfois même au coût d’1 franc symbolique. En ce temps-là, même des leaders du parti de Ouattara (le PDCI) avait crié au scandale sans rien pouvoir faire. Henri Konan Bédié qui était président de l’Assemblée Nationale s’était farouchement opposé à la libéralisation sauvage et choquante de Ouattara. La libéralisation de Ouattara fit de la Côte d’Ivoire un pays économiquement assiégé par la France : 27% des actifs des entreprises ivoiriennes appartenaient à des français. 240 filiales et plus de 600 compagnies en Côte d’Ivoire étaient détenues par des Français. Les investissements louches que permirent monsieur et madame Ouattara firent couler beaucoup d’encre et de salive (à suivre)                                         

De l’inéligibilité de dramane wattra

bictogoIl est tout de même curieux que les seules réponses que les « ingénieurs juridiques » de la rue Lepic puissent trouver à ceux qui évoquent la légitime question de l’inéligibilité de wattra aux prochaines joutes électorales soient les menaces et les invectives.

Après avoir menti sur la question de sa nationalité, triché aux élections de 2010, sabordé la Constitution ivoirienne, refusé d’assumer ses promesses de campagne, saboté la réconciliation, et érigé la Côte d’Ivoire en l’un des plus grands Etats voyous qui soient, n’est-il pas temps que dramane wattra soit soumis à un minimum de rigueur ?  wattra passera-t-il toute sa vie dans l’imposture et le mensonge ? Pourquoi faut-il toujours que wattra appose sa signature sur un document pour l’ensuite renier la minute qui suit ?

Au lieu de se lancer dans l’invective bictogo gagnerait à répondre si oui ou non, en présence du Président Gbagbo, du Président Bédié et du Président Mbéki, wattra a apposé sa signature sur le document dont la disposition principale le faisait exceptionnellement candidat pour la seule élection de 2010, après laquelle il devait, s’il était élu, demander par référendum que les Ivoiriens remanient l’orientation de l’article 35 qui le faisait inéligible.

Quel est ce « fonctionnaire international » dont la signature est toujours matière à palabres ? Quel est ce « fonctionnaire international » qui a passé sa vie dans la falsification ?

wattra est bel et bien inéligible. Rien n’a changé. L’article 35 de la Constitution ivoirienne n’a pas encore été modifié. Il ne peut l’être que par voie référendaire. Et aussi longtemps que l’article dans sa mouture présente demeure, wattra ne peut être candidat à aucune élection présidentielle en Côte d’Ivoire au-delà de 2010.

bictogo a beau aboyer, ses aboiements ne changeront pas la condition d’inéligibilité de wattra. Qui plus est, les aboiements de bictogo en défense de wattra ne sauraient effacer le fait que les victimes des déchets toxiques dont bictogo a détourné les milliards de dédommagement réclament toujours leur argent. Que bictogo arrête de jaspiner et conserve son énergie pour répondre aux interrogations des victimes des déchets toxiques.

Quant à wattra, il est inéligible, et les prochaines élections présidentielles  ivoiriennes, lorsqu’elles auront lieu, se feront sans lui.

Articles sur bictogo:

https://frindethie.wordpress.com/2015/04/20/adama-bictogo-ou-le-symptome-dune-degenerescence-morale-pernicieuse-au-sein-de-la-rattrapocratie-m-frindethie/

https://frindethie.wordpress.com/2014/03/14/cote-divoire-gestion-familiale-tribale-et-corruption-le-clan-des-ouattara-pille-le-pays/

https://frindethie.wordpress.com/2013/11/15/ou-est-donc-passee-la-pluie-de-milliards-le-tresor-ivoirien-a-la-recherche-de-91-milliards-fcfa-par-emprunt-obligataire-avec-6-3-dinteret/

Menaces terroristes d’Ansar Dine en Côte d’Ivoire : N’est-ce pas ce que souhaitait dramane ?

Islamiste« On ne veut pas que je sois président, parce que je suis Musulman et du Nord », avait déclaré dramane sur les ondes. « Et si l’on refuse que je sois président, parce que je suis Musulman et du Nord, je rallierai tous les Musulmans du monde pour rendre ce pays ingouvernable ». Aujourd’hui, après avoir rallié les Musulmans de toute la sous-région et rendu le pays ingouvernable, dramane est enfin président. Aujourd’hui, les mêmes Musulmans qui ont prêté main forte à dramane pour le faire président réclament leur dû, ce que leur avait promis dramane, c’est-à-dire, un Etat ivoirien totalement débarrassé de toutes les autres confessions religieuses et islamisé.

C’est vrai que dramane a commencé sa politique d’islamisation de la Côte d’Ivoire, qu’il a sanctionné des distributions de corans à grande échelle, cassé du non Musulman et fait fermer des églises et des temples. Cependant, pour les Islamistes qui l’ont aidé à venir au pouvoir l’islamisation de dramane n’est pas assez rapide. Et voilà que les amis d’antan accusent dramane de rouler pour l’Occident, de les avoir trahis. Et pour se venger de dramane, Ansar Dine a décidé d’étendre à la Côte d’Ivoire, sa campagne terroriste ; de rendre la Côte d’Ivoire « ingouvernable ».

Le langage et la stratégie d’Ansar Dine sont empruntés en tous points à dramane. Ce sont ses frères islamistes radicaux qui ont décidé aujourd’hui de l’exposer, de lui enlever ses oripeaux de doux agneau pour montrer au monde que sous ses airs d’enfant de chœur, dramane n’est en fait qu’un islamiste radical doublé d’un malhonnête homme d’affaires qui refuse de payer ses bras armés.

dramane a osé cracher verticalement, et les gouttes lui reviennent au visage. Le seul dommage est que dramane ait choisi de cracher verticalement dans le ciel ivoirien pour faire subir à toute la Côte d’Ivoire son affairisme macabre.

Côte d’Ivoire : le gouvernement des salamandres interdit le commerce des produits cosmétiques décapants : Faut-il en rire ou en pleurer ?

Affoussi avant

Affoussi avant

Affoussi après xessal

Affoussi après xessal

 

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Ouloto Avant Xessal

Ouloto Avant Xessal

Ouloto après Xessal

Ouloto après Xessal

C’est la salamandre en chef, Affoussi Bamba, notre négresse blanche, qui s’en est fait la porte-parole : la commercialisation des produits décapants sera désormais interdite en Côte d’Ivoire, parce que nuisible à la santé des utilisateurs.

Et je ne sus s’il fallait en rire ou en pleurer, tellement l’annonce était lourde de triste ironie.

Quel est le vrai motif derrière cette interdiction, est-on tenté de se demander, surtout lorsque l’on sait que depuis avril 2011, c’est la foire des rattrapés décapés et la course au « KHESS PETCH »?

Le gouvernement des salamandres est-il vraiment mû par le souci de protéger la population ivoirienne des dangers de ces produits abrasifs ?  Ou bien interdit-il ces produits parce-ce qu’il n’y en a plus assez sur le marché depuis que les rattrapés « ont gagné coupou » et qu’il préfère s’en assurer l’exclusivité?

Raymonde Goudou avant Xessal

Raymonde Goudou avant Xessal

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Ndri Yoman avant

Ndri Yoman avant

Yoman après xessal

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La go de Jah Gao pendant xessal

La go de Jah Gao pendant xessal

la go de jah Gao après

la go de jah Gao après

Au vu du mépris que la Dozocratie déploie depuis 2011 pour les populations ivoiriennes qu’elle torture et trucide, il est évident que c’est plutôt la seconde hypothèse qui apparaît logique.

La vérité est que nos négresses blanches, Affoussi Bamba, Kandia Camara, Raymonde Goudou et compagnie ont plutôt à cœur de protéger leur stock de « Xessal » contre la concurrence.

Depuis Avril 2011, ce n’est pas que l’inculture qui est entrée au gouvernement: C’est aussi la vulgarité !.

la 2e go de Jah Gao avant

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la 2e go de Jah Gao après xessal.

la 2e go de Jah Gao après xessal.

La Côte d’Ivoire à la merci de la violence d’un islamisme radical? Ahmed Bakayoko Appelle les Musulmans de Côte d’Ivoire au Jihad

Pour les élections de 2015, les génocidaires affûtent déjà les armes de la violence.

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Le RDR et la Philosophie de Boko Haram, M. Frindéthié (19 avril 2014)

boko haramCette semaine les ingénieurs sociaux du RDR se sont encore surpassés en imbécilité en osant comparer à Boko Haram le FPI – le parti du Président Gbagbo, celui-là même qui a inauguré le multipartisme et la démocratie en Côte d’Ivoire. Pourquoi faut-il toujours que les partisans du RDR barbotent dans le p’tit bain de la piscine génétique ? Le FPI et Boko Haram ? Puisque le RDR tient tant à nous inviter à l’exercice comparatif, essayons-nous donc à ce jeu.

D’abord, qu’est-ce que Boko Haram ? Sinon qu’une organisation d’Islamistes sanguinaires, hostiles à toute forme d’éducation occidentale, partisans de la pensée unique, réfractaires à l’émulation d’idées et à la contradiction, et qui rêvent d’imposer par la force brutale et sauvage leur dieu conçu comme le plus beau et le plus juste ?

Or en Côte d’Ivoire, qui a exploité la fibre Islamiste et ethniciste – « on ne veut pas que je sois président parce que je suis musulman et du Nord » – pour se hisser au pouvoir, sinon que le RDR ? Or en Côte d’Ivoire, qui donc a pourchassé des opposants politiques jusque dans les nefs des temples et des églises, dans les camps de réfugiés, dans les pays frontaliers, pour les assassiner, les déposséder, les exproprier et les substituer par des islamistes exogènes qu’on essaie, par un recensement truffé d’irrégularités, de faire passer pour les maîtres des lieux, sinon que le RDR ? Or en Côte d’Ivoire, qui ose déclarer sur les ondes que toute personne qui émettrait une quelconque critique à l’encontre de Dramane Ouattara serait en train de fleureter avec la mort, sinon que le secrétaire général du RDR, Ahmadou Soumahoro ? Or en Côte d’Ivoire, qui, à l’image des islamistes, intimide et menace des journalistes pour de simples caricatures, sinon que le RDR ? Or en Côte d’Ivoire, qui enlève et assassine des journalistes pour avoir osé rechercher la vérité, qui manufacture des accidents de route et élimine des prêtres pour avoir critiqué la dictature de Ouattara, qui a utilisé sa pléthore d’imams pour sa rébellion politico-religieuse commencée en 2002 et continue de les utiliser pour imposer et rationaliser la dictature RDR, sinon que le RDR ? En Côte d’Ivoire, quel parti politique est-il si rebelle à l’éducation, si anti-intellectuel, au point de saturer l’administration de tout ce qu’il y a de plus mentalement désuet et de plus moralement dégénératif, sinon que le RDR ?

En Côte d’Ivoire, quelle organisation sanguinaire est-elle si hostile à toute forme d’éducation des masses, partisane de la pensée unique, réfractaire à l’émulation d’idées et à la contradiction, et qui rêve d’imposer par la force brutale et sauvage son dieu (Allah-San) conçu comme le plus beau et le plus juste, sinon que le RDR ?

En Côte d’Ivoire les sectateurs de quel parti politique méritent-ils vraiment d’aller retirer leurs cartes de membres chez Boko Haram, sinon que les partisans du RDR ?

Il y a là une comparaison toute évidente que nous nous sommes jusqu’ici interdit de faire ; cependant, puisque le RDR nous invite à le dire, nous le dirons sans ambages : Le RDR de Dramane Ouattara n’est rien d’autre que Boko Haram en trois-pièces et en souliers cirés.

La Côte d’Ivoire à la merci de la violence d’un islamisme radical? M. Frindéthié

SrikiePartout où les interventions militaires euro-américaines entreprises « au nom de la démocratie » ont eu lieu, elles ont favorisé la montée d’un islamisme extrémiste. Aujourd’hui, l’Irak, la Libye, l’Egypte, la Syrie, etc. sont devenus l’aire de jeu des fous de Dieu qui ont décidé de soumettre le monde à leur confession.

La Côte d’Ivoire aussi a connu la longue kermesse d’un islamisme intolérant, qui avait fait de certaines mosquées ivoiriennes les caches d’armes de la rébellion de Dramane, et qui, avec l’intervention de la France pour l’intronisation de Dramane, s’était arrogé le droit de casser du Chrétien et du non Musulman.

A l’heure où—osons le dire !—la branche islamiste la plus violente et la plus explosive de par le monde—la congrégation sunnite—traverse une guerre interne de positionnement en Côte d’Ivoire (http://www.connectionivoirienne.net/107529/cote-divoire-rififfi-man-les-sunnites-divises-entre-mahoukas-et-guineens), il ne manquerait plus, comme l’ont si bien remarqué des observateurs, que Boko Haram, dont certains leaders religieux glorifient déjà silencieusement la cruauté, propose à l’une de ces factions sa légendaire méthode de « résolution des conflits par la politique de la terre brûlée » pour que la gangrène islamiste radicale s’infecte pour de bon en Côte d’Ivoire.

Oui ! La Côte d’Ivoire n’a jamais été plus à la merci de l’extrémisme musulman qu’aujourd’hui, que depuis la prise armée du pouvoir par Dramane.

Lessons from the Greek Tragedy, M. Frindéthié (From our archives, Nov. 4, 2011)

If anything, the latest Greek tragedy must now expose to those who still believe in the eumeneis elenkoi (the good will, the openness) of the Bretton Woods institutions the actual blackmail that Third World countries have been suffering under the gambit of the World Bank and the IMF from the very first. The arm twisting, the moral torture, and the blackmailing exercised by Sarkozy and Merkel on Papandreou for him to accept the rotten deal that ultimately saves a small number of countries, and especially agonizing France, by mortgaging the future of the Greek people are illustrative of a sheer bit of the routine terrorization that Third World countries have been enduring in their relationship with Western countries.

While Germany and France are seeking to pass for the saviors of the Greek people in the eyes of the world, the untold story, the real tragedy, is that very little is being said about the European credit rating machinery that has conspired to keep Greece and other marginal countries indebted ad infinitum; a financial mechanism that makes it impossible for Greece to pay off its debts to the European Central bank, but rather forces Greece to defer its bereavement and to keep fueling its resources in the French and German economic systems by eternally servicing a perennial debt. Indeed, while each euro borrowed from the Central Bank by its counterparts is reimbursed at a 3% interest rate, Greece has been paying back its debt to the European Central Bank at an unreasonable 25% interest rate. This is highly rapacious and must not be rationalize by any financial rhetoric. Greece is just an appendage of France and Germany in the Euro zone. By entering the EU, Greece has shifted from being an agricultural nation to a subsidized importer of agricultural goods from Germany and France in order keep these two so-called “core” economies alive. Even garlic, which is known as an essential in Greek cuisine, hitherto abundantly available in Greece, is today being shipped into Greece from other countries, using German trucks as conveyers, keeping Germans working while Greeks are losing their jobs at a soaring rate.

Papandreou was right to seek a way out of the Euro zone. His timing was not right, though. He attempted his exit at a moment when Greece, by its own fault, but mostly by the fault of its greedy “partners” did not have enough liquidity to survive even the next three months and was therefore forced to accept the tyranny of France and Germany and the usury of their surrogate financial ally—the IMF. Were Papandreou an African prime minister attempting such an exit, jeopardizing the re-elections of such ego-filled leaders as Sarkozy and Merkel, bombs would have been dropped on his countrymen to teach him a good lesson.

(Vidéo) Un Nègre, assis sur un rocher au bord de l’Atlantique, les coudes sur les genoux, le menton dans les mains, les yeux rivés sur un hypothétique Occident qu’il imagine loin au-delà de l’horizon, s’exclame pitoyable, M. Frindéthié

http://www.youtube.com/watch?v=fuEKtX8J-R8&feature=player_detailpage

Un Nègre, assis sur un rocher au bord de l’Atlantique, les coudes sur les genoux, le menton dans les mains, les yeux rivés sur un hypothétique Occident qu’il imagine loin au-delà de l’horizon, s’exclame pitoyable : « y a-t-il quelqu’un là-bas qui m’aime ? » Ce cri, cet appel de détresse, cette incertitude, est le mode primordial d’expression du névrosé abandonnique. Et à ce supplice, répond une voix du « là-bas », qui lui fait la fausse promesse d’un salut universel. Là où l’amour était naguère interdit au Nègre, là où les portes du « paradis blanc » étaient fermées à l’égo nègre, désormais, le Nègre abasourdi se voit promettre par l’Occident la possibilité d’une « jouissance blanche », à condition que l’égo nègre abandonne à l’Occident l’objet d’échange pour un peu d’amour opalin ; à condition que l’égo nègre abandonne à l’Occident ce qu’il aurait dû garder pour l’échange commercial. Et voilà que, pour l’assurance d’une amitié lactescente, où l’amour ne présuppose aucun échange d’objet, le Nègre, désormais névrosé abandonnique, abandonne tout objet d’échange ; pire, s’abandonne lui-même, dans sa course effrénée vers l’accumulation des signata de l’autre ; l’expérience de ceux qui l’ont précédé ne lui ayant jamais rien appris.

Audio: Le Cadeau de Wattra-Enquête sur les enfants «microbes» à Abidjan (RFI)

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Cliquez sur le lien ci-dessous: Le plus ridicule, c’est ce « sociologue » du nom de Koné qui tente de dédouaner le régime de Dramane Wattra en ramenant les causes du phénomène des « microbes » au choc pétrolier de 1970. Les messagers de Dramane n’ont pas fini de nous étonner.

http://www.rfi.fr/emission/20150515-enquete-microbes-abidjan/

Pour Simone Ehivet Gbagbo, Première Dame de Côte d’Ivoire

simone1Simone Ehivet Gbagbo

Bravo

Bien qu’en ce jour auguste de la femme libre

Un régisseur colonial de haine ivre

Derrière ses barreaux à t’astreindre aspire

Afin d’annihiler le combat que tu inspires

Bien frêles sont les murs de ta geôle

Que le souffle de ton serment fore

Et mille autres compagnes d’ardeur arme

Pour que s’estompent un jour les larmes

Simone Ehivet

Femme à la raison affutée

Au sourire fidèle

Au parler honnête

As-tu écho des clameurs de la rue

Tes geôliers démoralisés s’entretuent

En ce jour auguste de la femme libre

Ton ardeur dans mille cœurs vibre

Simone

Chapeau

Côte d’Ivoire: le bombardement de Bouaké en 2004, dernier secret de la Françafrique

bouakeLe 6 novembre, une cérémonie à la mémoire des neuf soldats français morts à Bouaké en 2004 aura lieu à Poitiers. Dix ans après, retour sur les faits grâce aux récentes auditions inédites de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de Gildas Le Lidec, ambassadeur de France à Abidjan au moment du drame.

C’était il y a dix ans. Le 6 novembre 2004 en début d’après-midi, deux Sukhoi-25 pilotés par deux Biélorusses, secondés par deux copilotes ivoiriens, décollaient de l’aéroport de Yamoussoukro en direction de Bouaké, fief des Forces nouvelles dans le centre de la Côte d’Ivoire.

Après un premier survol du lycée Descartes, où l’armée française a établi un camp militaire, l’un des deux avions fait feu, tuant neuf militaires et un civil américain, et blessant 38 autres soldats. Le lendemain, Paris détruit l’aviation ivoirienne, provoquant une vague de manifestations antifrançaises à Abidjan dont l’une devant l’hôtel Ivoire, qui est réprimée dans le sang par les forces françaises (une vingtaine de tués selon Paris, au moins 57 selon Abidjan).

Qui a ordonné le bombardement du camp de Bouaké ? Pourquoi et sur ordre de qui ? La responsabilité directe de Laurent Gbagbo n’est pas établie, pas plus que le rôle réel joué alors par les Français. Dix ans plus tard, le mystère demeure presqu’entier – on ignore toujours par exemple pourquoi les deux pilotes des Sukhoi n’ont jamais été interrogés au moment de leur arrestation au Togo. En juillet 2014, la demande de Me Jean Balan, l’avocat de 22 partie civiles, de saisir la cour de justice de la République est rejetée. Pourtant l’instruction, menée par la juge Sabine Kheris, avance. Le 28 avril dernier, elle a auditionné l’ancien président Laurent Gbagbo à La Haye. Le 29 septembre, c’est Gildas Le Lidec, ambassadeur de France à Abidjan au moment des faits, qu’elle entendait. Des témoignages qui permettent de mieux décrypter ce qui reste sans doute l’un des secrets les mieux gardés de la Françafrique. Retour sur les faits, grâce aux documents inédits des auditions de Gbagbo et Le Lidec.

  • Bouaké au cœur des préoccupations de l’armée ivoirienne

En novembre 2004, la présence des Forces nouvelles à Bouaké est une source d’extrême tension au sein de l’armée régulière ivoirienne. « Vers octobre 2003, on m’appelle (pour me dire qu’une) unité de l’armée s’est approchée de Bouaké, où se trouvent les rebelles, sans ordres », déclare Laurent Gbagbo devant la juge, selon le procès-verbal de sa déposition que Jeune Afrique s’est procuré.

« Le ministre de la Défense m’annonce qu’il ne peut les faire changer d’avis et je prends un hélicoptère pour aller dans un village proche de Bouaké avec le ministre pour tenter de trouver une solution. On a discuté et finalement, ils ont accepté de redescendre. Après ça, j’ai parlé aux différents généraux français en leur disant de calmer les rebelles car la pagaille allait arriver. Ils n’ont rien fait. »

Gbagbo encore : « Au bout d’un moment, l’armée s’impatiente. Le ministre de la Défense m’indique que les soldats lui avaient dit qu’ils allaient prendre Bouaké. De surcroit, le drone avait repéré les caches d’armes et voulaient les détruire. Le ministre me donne comme avis qu’il est plutôt favorable à cette action. » Le bombardement de Bouaké sera validé « fin octobre 2004″. Gbagbo décide d’en informer les « partenaires français », ce qui n’a jamais été démenti par Paris.

  • Un entretien Gbagbo – Chirac « très hard »

Grâce aux diverses auditions conduites depuis l’ouverture de l’enquête, on savait déjà que la France avait fait pression sur Gbagbo pour qu’il renonce à ce projet. Gildas Le Lidec et le général Poncet, patron de la force Licorne, le lui demandent expressément le 2 novembre 2004. À la fin de leur entretien, l’ancien ambassadeur de France demande une nouvelle fois à Gbagbo de reporter l’offensive. « Il m’a répondu qu’il ne pouvait pas car il avait une forte pression des militaires. Je lui ai conseillé de faire une annonce à la télé, il n’était pas d’accord. »

Notre entretien a été très hard. Je ne sais pas qui a raccroché le premier mais ça été très hard.

Laurent Gbagbo, Ancien président ivoirien

Pourtant, le soir-même à 21 heures, un des conseillers de Gbagbo s’exprime à la RTI. Il demande aux militaires d’être patients et annonce qu’il faut encore négocier. Coup de bluff ? Le Lidec ne se pose pas la question. « J’en conclus que le président était d’accord avec moi et qu’il avait compris », se souvient-il devant la juge.

Le lendemain, le 3 novembre, l’ancien président français appelle Gbagbo. Dans son audition, ce dernier en donne les détails : « Chirac me demande ce que je fais. Il me reproche que mon armée veuille attaquer les rebelles. Je lui dis ‘tu ne trouves pas ça normal ? Des gens qui nous étouffent, qui ne respectent pas les accords ?’ J’ajoute qu’il n’a rien fait pour les désarmer. »

« Notre entretien a été très hard. Je ne sais pas qui a raccroché le premier mais ça été très hard, poursuit-il. J’ai su par la suite que Barnier avait dit que Chirac avait été en dessous de tout et qu’il n’avait pas à me parler comme ça. » Le coup de fil de Chirac a-t-il précipité l’opération de l’armée ivoirienne ? Le Lidec estime en tout cas « qu’il y avait un vrai problème de communication entre les deux hommes. Je pense que l’histoire aurait été différente si Chirac avait plus communiqué avec Gbagbo qui n’était pas anti-français contrairement à ce que l’on disait. »

  • Que faisait la colonne de chars français devant la résidence de Gbagbo ?

Au lendemain du bombardement du 6 novembre, une colonne de blindés français commandée par le général Patrick Destremau arrive de Bouaké et prend position devant la résidence de Laurent Gbagbo, dans le quartier de Cocody. Les partisans de l’ancien président ivoirien accusent la France d’avoir pensé à le renverser. Les militaires affirment qu’ils étaient censés se rendre à l’hôtel Ivoire, et non à l’ambassade de France comme l’avait indiqué Michelle Alliot-Marie, mais se sont trompés de route.

Une version qui laisse l’ambassadeur Le Lidec perplexe. « Je ne comprends pas comment ils sont pu se perdre, ce n’est pas possible », dit-il s’interrogeant aussi sur la raison qui a poussé « une colonne de 30 chars à prendre un petite rue », comme celle qui mène à la résidence de Gbagbo, « opercules (des canons) ouvertes, ce qui est un signe de guerre en langage militaire ».

  • Qui décidait à Paris ?

Comment la crise a-t-elle été gérée à Paris ? Mystère. Les généraux Henri Bentegat et Emmanuel Beht se contredisent sur la tenue ou non d’un conseil restreint de défense comme le veut la Constitution française.

De son côté, Le Lidec semble avoir été tenu à l’écart du processus de décision. Il déclare avoir été informé par Michel De Bonnecorse, chef de la cellule Afrique de l’Élysée, « le 6 novembre à 14h30″ que le président français a ordonné la destruction des deux Sukhoï. Le Lidec s’étonne : « Je me demandais comment un samedi, il (Chirac) peut réagir ainsi aussi vite. Ma deuxième réaction est de dire :’vous êtes complétement fous à Paris, ils vont s’en prendre à la population française’. » De Bonnecorse réaffirme qu’il s’agit d’un « ordre du président ». Quelques heures plus tard, Le Lidec apprendra dans le bureau de Gbagbo que les troupes françaises occupent l’aéroport d’Abidjan…

  • Incontournable De Villepin

Un autre personnage central revient régulièrement dans le témoignage de Laurent Gbagbo. Il s’agit de Dominique de Villepin, alors sous-directeur Afrique au Quai. « On parle d’une cellule élyséenne avant le bombardement. Avez-vous une idée de qui avait une influence sur cette cellule ? » demande la juge à l’ex-président ivoirien. « Toute cette histoire, Chirac l’a sous traitée à Villepin, répond-il. Villepin a dû lui vendre l’idée qu’on pouvait me ‘dégommer’ et une fois que Chirac a accepté, c’est lui qui a fait ce qu’il voulait. »

Le Lidec, lui-même, explique avoir été plus d’une fois « contourné » par les canaux non-officiels utilisés par De Villepin en Afrique – « Il y avait une vingtaine de personnes, comme monsieur Bourgi, c’était un vrai puzzle », relève-t-il.

  • Que savait Gbagbo ?

Le lendemain de l’entretien avec Chirac, soit le 4 novembre – deux jours avant le bombardement – Gbagbo est, dit-il, informé par son chef de cabinet qu »’une opération militaire a été engagée vers Bouaké contre les infrastructures » rebelles. « Le ministre de la Défense m’avait indiqué que l’opération était limitée et serait terminée dans deux jours », précise-t-il à la juge Khéris.

« Le samedi, dernier jour de l’opération, j’étais à mon bureau dans ma résidence. J’écrivais un discours que j’allais lire le soir à la télévision en appelant les rebelles à la discussion et au désarmement. Mon chef d’état-major, Mathias Doué, vient me voir et me dit qu’il y a un problème, qu’il y a eu un bombardement aérien et un Français est mort à Bouaké. Je lui demande un rapport écrit. Il part, je continue à écrire mon discours. » C’est finalement les ambassadeurs français et américain qui annoncent à Gbagbo le bilan définitif.

Gbagbo est dans un état incroyable, il est livide, il tremble. Il n’est pas du tout dans son assiette.

Gildas Le Lidec, Ancien ambassadeur de France à Abidjan

À la question « avez-vous eu des échos par la suite de ce qui s’était passé réellement ? », Gbagbo répond : « Je n’ai jamais su mais je pense que Poncet le sait. Je pense que Doué sait quelque chose aussi. D’ailleurs il a fui le pays quand il a été suspendu temporairement. Il n’est revenu qu’en avril 2011 avec Ouattara, après mon arrestation. »

Le Lidec estime également que Gbagbo n’était pas au courant de ce qui allait se passer à Bouaké. D’ailleurs, lorsque ce dernier le reçoit au palais présidentiel le lendemain du bombardement, il « est dans un état incroyable, il est livide, il tremble. Il n’est pas du tout dans son assiette », raconte-t-il.

Pourtant, l’ancien ambassadeur est persuadé que les violences qui ont suivi le bombardement étaient attendues par certains membres du pouvoir. « Depuis plusieurs jours, il y avait eu des repérages des domiciles des français marqués à la croix blanche. Le saccage des journaux d’opposition et la rapidité de l’arrivée des foules m’ont conforté dans mon opinion », indique-t-il.

Qui les a orchestrées, si ce n’est pas Gbagbo ? Hypothèse la plus probable, selon l’ambassadeur : « Le général Mangou ou les chefs militaires de son armée, voyant qu’ils ne réussiraient pas l’offensive contre les pro-Ouattara, auraient préféré s’en prendre aux Français en faisant ainsi une opération de diversion pour cacher leur défaite… »

Me Balan s’oppose à cette version. Il estime de son côté que « des indices graves et concordants démontrent que l’attaque ne fut pas à l’initiative des Ivoiriens », qu’il y a « de très fortes probabilités qu’elle fut une manœuvre pour se débarrasser de Laurent Gbagbo et que l’armée française s’est trouvée impliquée malgré elle dans une tentative de coup d’État ».

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Par Vincent DUHEM

Jeune Afrique

En Côte d’Ivoire, dramane détruit les églises alors que les mosquées se multiplient

islamisationLa politique de liberté religieuse prônée par le Président Houphouët depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire est fortement menacée sous la dictature de dramane wattra. Une islamisation sournoise de la Côte d’Ivoire, commencée avec une rébellion quasi ethno-religieuse, prend progressivement pied alors qu’une déchristianisation déguisée en opération d’assainissement s’opère sous le regard indifférent de certains Ivoiriens. A Yopougon, Abobo, Koumassi et Treichville, des églises et temples sont systématiquement détruits par la dictature d’Abidjan sous prétexte qu’ils sont installés dans des zones interdites, alors que des mosquées et des écoles coraniques poussent tous les jours comme des champignons à tout bon vent. Aucune de ces mosquées de fortune qui naissent jusque sur les trottoirs et le vendredi bloquent les rues et les chaussées aux piétons et aux automobilistes n’a jamais été inquiétée par le gouvernement BokoHaramiste de dramane. Au contraire, elles sont non seulement tolérées, mais s’organisent aussi à leur endroit des séances officielles de distribution de coran sous l’égide de dramane et du roi du Maroc. Les Ivoiriens en sont gênés, mais n’en parlent pas. Peur ou pudeur ? Ne soyons pas étonnés si un beau matin, la Côte d’Ivoire est officiellement proclamée Etat islamique, un projet que les guides islamiques caressent depuis l’arrivée au pouvoir de la rébellion ethno-islamique.

L’attiéké prend sérieusement du sable

avocattaubiraLes avocats ivoiriens sont tous devenus subitement souverainistes. Leur attiéké doit sérieusement prendre du sable ; car je ne me souviens d’aucune manifestation sérieuse organisée par nos gardiens du droit au moment où le droit le plus fondamental de la Côte d’Ivoire, la Constitution ivoirienne, bafoué par dramane wattra et ses maîtres, demandait à être défendu. Je ne me souviens d’aucune protestation sérieuse de nos gardiens du droit au moment où wattra, interprétant le droit selon son évangile démente, arrêtait qui il voulait, emprisonnait qui il voulait, et torturait qui il voulait dans ses camps de concentrations. En fait, pour nombreux de nos gardiens du droit, la vie continuait comme si de rien n’était, et l’on fermait les yeux sur tous les abus hitlériens de wattra tant que l’attiéké restait propre. Aujourd’hui, il me vient que nos avocats font beaucoup de bruit au passage de Taubira en Côte d’Ivoire, dénonçant un certain « impérialisme français » qu’ils viennent de découvrir. Taubira, pas très habituée à lever le pas au bord de la Lagune ébrié, a dû souiller l’attiéké de nos gardiens du droit, qui rugissent, pancartes à la main. Pourquoi faut-il toujours que nous ne réagissions vraiment que lorsque nos intérêts mesquins sont menacés. Au cas où nos gardiens du droit ne l’auraient pas remarqué, je tiens à leur dire que la Côte d’Ivoire brûle depuis le 11 avril 2011 et même avant. C’est le mal qu’il convient de traiter et pas le symptôme. Taubira n’est que le symptôme.

Portrait du Dictateur, M. Frindéthié

Le  dictateur, qu’il soit du Nazisme ou de la Rattrapocratie,  a ce déséquilibre psychologique, qu’il est un névrosé abandonnique. Intellectuellement inculqué de la toxine de l’infériorité, il est d’abord un persécuté mental parce qu’éduqué à se désavouer, à renier ses origines, à rechercher une jouissance étrangère considérée comme un état de grâce à atteindre au prix fort d’une totale aliénation, d’un total abandon de soi.

 S’étant donc fui, ayant décampé de lui-même pour se couvrir des oripeaux de l’autre, ayant fait le grand écart par lequel il a effacé toute trace de son passé, et déchiré toute carte de son ascendance, le névrosé abandonnique, qui n’a plus de commencement dans un monde où tout est question de commencement, dans un monde où ceux-là même qui lui ont appris à s’abjurer célèbrent leurs originalités, se réjouissent de leurs spécificités culturelles, commémorent leurs nationalités acquises,  le névrosé abandonnique, haïssant ceux qui lui rappellent son esclavage mental, ne rêve en permanence que de devenir un persécuteur.

Aussi, le dictateur, ce névrosé abandonnique, qui, pour se hisser au pouvoir, a massacré femmes et enfants et balafré constitutions, est habité d’une fébrilité qui n’a d’égale mesure que sa propension à la sédition. Chez le névrosé abandonnique, tout songe, toute imagination, toute insinuation, a valeur épiphanique. Ses anxiétés, c’est sur les autres que le dictateur, le névrosé, l’abandonnique les condense et les transfère. Sa vision déformée du monde ne lui donne à voir que des ennemis et des conspirations autour de lui. Et pour s’en protéger, il suit ses pulsions et massacre davantage. Et plus il massacre, plus il se sent vulnérable, s’entoure de neuf armées de défense,  transforme son palais en terrier où aucune chambre ne sert deux fois de suite, ne dort que d’un sommeil vaporeux, ou s’exile dans un ailleurs où il espère exister.

Le dictateur, ce névrosé abandonnique n’a ni ami ni collaborateur. Lui seul décide et insiste que l’on lui obéisse. Ses décisions impromptues et farfelues ont force de loi. . Derrière la fausse vitrine de démocratie, le névrosé abandonnique s’achète la loyauté politique en utilisant les ressources de l’Etat. Ceux qu’il ne peut pas acheter, il les convainc avec les muscles de l’Etat.

L’Avenir hitlérien de wattra : ou pourquoi nous n’avons pas peur de nous targuer de notre intelligence

wattra

Si un jour nous racontions wattra à nos petits-enfants, nous leur dirions ceci, qui est la réalité de tous ceux qui ont décrié la descente aux enfers de la Côte d’Ivoire :

Qu’un pays aux immenses potentialités était sur la voie de son développement matériel, social et humain, lorsqu’y apparut sous les oripeaux d’un agneau un homme aux impulsions hitlériennes. Dès le premier jour de sa prise de pouvoir, wattra découvrit ses desseins de führer, et le ton d’agneau victime qui lui valut la compassion des militants à la recherche de « causes justes » se transforma rapidement en une verve haineuse et baveuse. La doctrine de watra se résuma en ces mots du secrétaire général du RDR : « Tous ceux qui s’opposent à wattra se retrouvent au cimetière », pour dire qu’aucune opposition, d’où qu’elle vînt et de  quelle sorte qu’elle fût ne serait tolérée. Et les cachots s’emplirent de corps tuméfiés ; et les puits se remplirent d’anatomies putréfiées, et les rivières charrièrent des chairs démembrées ; et dans les rues s’empilèrent d’enfants décapités, sans qu’il ne fût permis de les pleurer.

De mains de maître, l’Himmler personnel de wattra au « ministère de l’intérieur » menait la politique d’épuration ethnique et religieuse. Ceux qui supportaient wattra par conviction se virent obligés de le supporter par peur. Les rattrapés s’habituèrent à applaudir même lorsqu’il n’y avait aucune raison d’applaudir. Et, comme les habitants aux abords des camps de de concentration de Dachau et d’Auschwitz, qui prétendaient ne voir ni la fumée des crématoires ni n’entendre les cris des suppliciés, ni ne sentir les effluves de mort, les rattrapés prétendirent ne rien voir ni ne rien entendre des cris et des pleurs qui émanaient des donjons de tortures de wattra à Abidjan, à Korhogo,  à Séguéla, à Man, à Bouaké, à Bouna. Et les yeux et les oreilles des rattrapés se fermèrent aux atrocités de Dramane menées contre des Ivoiriens avec qui hier seulement ils riaient et partageaient le pain.

Pour certains Ivoiriens, la survie demanda que l’on s’alignât, que l’on passât pour un rattrapé. La peur prit le dessus. Aucune lettre, aucun coup de fil, aucune conversation, aucun rassemblement n’était innocent. Tout était épié. Et il fallut que l’on passât pour autre chose, afin de ne pas passer de vie à trépas : Un boubou bien repassé, un coran sous le bras—il y en avait à foison qui se distribuait plus que le pain–l’on était sûr de vivre un autre jour. Pour sa renaissance ethno-religieuse, wattra éleva une jeunesse commise à sa cause dirigée par des hommes rompus à la haine ethnique et religieuse mais incultes de penser, et qui organisaient à coups de milliards de francs des « assises » qui en fait endoctrinaient et abrutissaient plus qu’elles n’offraient de perspectives d’avenir.

Or, si ce qui diffère l’homme de l’animal c’est d’avoir une mémoire, ce qui diffère l’idiot des autres hommes, c’est que l’idiot a une mémoire historique lilliputienne. Arriva donc le jour, où, comme Hitler, wattra ne fut plus. Et dans la débandade, les malles se rouvrir afin que tout au fond se dissimulassent les vestiges de son passage et de son idolâtrie.

Quand la poussière se sera tassée, nous autres, qui n’avons pas honte d’être intelligents, saurons dire à nos petits-enfants, que lorsque c’était la mode de détourner le regard aux atrocités hitlériennes de wattra pour mieux manger, nous eûmes l’intelligence de les dénoncer et de les combattre ; car un jour, il fera jour !

Au pays du « blaguer-tuer »

Ces derniers mois ont été riches en « blaguer-tuer ».

Les plus flagrants, ce sont les blaguer-tuer auxquels se livre le RDR contre lui-même et contre les Ivoiriens, aussi bien que les « blaguer-tuer » que les Ivoiriens rendent très bien à ce parti bokoharamiste qu’est le RDR.

C’est d’abord du blaguer-tuer de dramane wattra que s’inspirent tous les autres blaguer-tuer : Je sais où trouver de l’argent : Blaguer-tuer !!! C’est dans vos poches que j’irai le chercher !!! Et dans l’augmentation du coût du ciment !!! Et dans l’augmentation du coût de l’électricité !!! Et dans l’augmentation du prix du carburant !!! Et dans l’augmentation du prix du gaz !!! Et dans les détournements !!!

Bictogo, lui, était bien inspiré de promettre 200.000 militants pour l’investiture de dramane wattra. Un blaguer-tuer de 2 milliards de francs CFA du contribuable !!!

plastiqueAu Félicia, Bédié devait investir ao (alassane ouattara), mais blaguer-tuer !!! C’est dw (dramane wattra) qu’il introduisit : comme pour faire un clin d’œil aux militants PDCI restés chez eux bien au frais et qui ont fait un gros blaguer-tuer à »l’appel de Daoukro).

Le lendemain, pour camoufler l’arnaque du Félicia, le détrousseur des victimes des déchets toxiques fit un gros blaguer-tuer au militants du RDR : un couper-coller que les feuilles de chou du RDR placardèrent à leur une : des images d’un rassemblement du FPI qu’on faisait passer pour des images de l’évènement foiré du RDR.

Au cours de ses visites électoralistes suivies de promesses de plusieurs milliards commis au développement des contrées où il a fait massacrer des milliers d’Ivoiriens présumés être des pro-Gbagbo, Ouattara, qui dit avoir la mémoire courte, avait certainement cru que les Ivoiriens avaient déjà oublié ses blaguer-tuer de 65000 classes, 5 universités en 5 ans, l’école gratuite jusqu’à 16 ans, l’assurance universelle, des logements sociaux à 5.000.000 CFA, le dédommagement des déguerpis (984.000 francs par foyer annoncés sur CNN), le décrochage des enseignants, des médecins, des fonctionnaires dès l’obtention du statut de PPTE, l’université nouveau départ, les primes des éléphants, l’allègement du panier de la ménagère, la réforme des secteurs de l’électricité, de l’énergie, du cacao, la réduction du coût du gaz et du carburant, etc., etc. la liste des blaguer-tuer est trop longue à énumérer.

… sans oublier le blaguer-tuer de « la mémoire courte » de wattra, qui du côté gauche de sa bouche dit ne se souvenir de rien, alors que du côté droit de sa bouche, incite ses militants du parti bokoharamiste (RDR) à plus d’abus « Il n’y a jamais eu de justice de vaincus. Si c’était eux, ils nous auraient tués tous », disait-il.

Venance konan demande à dramane où se trouve son village ? Eh bien voilà un gros blaguer-tuer !!! On baptise toutes les bourgades du nord : « place dramane wattra », « rond-point dominique wattra », « maternité X wattra », etc. On verra bien ce que dira venance konan après ce badigeonnage wattracien.

En attendant, augmentons un peu le coût de l’électricité, car les Ivoiriens qui ont la mémoire courte ne se souviendront pas que réduire le coût de l’électricité était aussi une promesse de campagne. Et s’ils s’en plaignent, vlan ! Un autre blaguer-tuer pour leur dire que cela ne concerne que « les grands consommateurs ». Après tout, les Ivoiriens ne savent pas lire leurs factures et ne verront pas la différence.

Monsieur ayant fait son plein de blaguer-tuer, vient maintenant madame, qui, après avoir avec son mari vidé les caisses de l’Etat et fait des veuves et des orphelins, revient en philanthrope sur les lieux du crime offrir ses sempiternels mèches, seaux, et gobelets, de plastique aux femmes. Peut-être est-elle actionnaire dans une société de plastique, sinon, comment comprendre la propension de dame dominique wattra à distribuer des seaux et gobelets de plastique partout où elle va ?

Dame Bédié ne voulant pas laisser Dame wattra lui voler la vedette avec ses dons de seaux en plastique se jette dans la danse : elle n’offre pas que des cuvettes en plastique ; dame Bédié va plus loin. Des cuvettes de plastique chargées defetemeres_servir-0009 tomates et de piments. Quand les Ivoiriennes se rabaissent à accepter tous ces gobelets en plastique, une chose est sure : la pauvreté a atteint son summum en Dozocratie. 70% de la population serait pauvre selon la Banque mondiale ? Blaguer-tuer ! C’est beaucoup plus que ça !

Puisqu’à chacun son blaguer-tuer : Pourquoi donc pas mabri, qui après avoir offert de sa poche ( ?) un chèque de 20 millions à wattra « au nom des Wê »–blaguer-tuer !!!– promet maintenant 100% des voix des électeurs à wattra dans la région même ou les milices du génocidaire ont fait leurs plus grands carnages. Les Wê doivent vraiment avoir la courte mémoire de dramane pour être si prompts à fortifier l’emprise de leur bourreau !

Notre blaguer-tuer à dramane ? Les élections auront bien lieu avec toi ! Blaguer-tuer !!!

« Lo péi anvanche » dans l’arnaque: l’échangeur de la Riviéra après 2 jours de pluie

Echangeur de la Riviera

War Criminals Among Us: Bush, Cheney, and the Eyes of the World

landscape-1433183744-gwbcheneyLast week, Richard Clarke, the man to whom nobody in the administration of C-Plus Augustus listened because what did he know, anyway?, had a chat with Amy Goodman in which he minced no words regarding his former employers.

« I think things that they authorized probably fall within the area of war crimes. Whether that would be productive or not, I think, is a discussion we could all have. But we have established procedures now with the International Criminal Court in The Hague, where people who take actions as serving presidents or prime ministers of countries have been indicted and have been tried. So the precedent is there to do that sort of thing. And I think we need to ask ourselves whether or not it would be useful to do that in the case of members of the Bush administration. It’s clear that things that the Bush administration did — in my mind, at least, it’s clear that some of the things they did were war crimes. »

And, something that most of us missed, there was a court on the other side of the world that agreed.

In what is the first ever conviction of its kind anywhere in the world, the former US President and seven key members of his administration were… found guilty of war crimes. Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld and their legal advisers Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes, Jay Bybee and John Yoo were tried in absentia in Malaysia…At the end of the week-long hearing, the five-panel tribunal unanimously delivered guilty verdicts against Bush, Cheney, Rumsfeld and their key legal advisors who were all convicted as war criminals for torture and cruel, inhumane and degrading treatment. Full transcripts of the charges, witness statements and other relevant material will now be sent to the Chief Prosecutor of the International Criminal Court, as well as the United Nations and the Security Council.

At the very least, this court parceled out the blame for the torture program in a fair manner and all the way up the chain of command. The testimony of the victims was as horrible as you might expect:

The court heard how Abbas Abid, a 48-year-old engineer from Fallujah in Iraq had his fingernails removed by pliers; Ali Shalal was attached with bare electrical wires and electrocuted and hung from a wall; Moazzam Begg was beaten, hooded and put in solitary confinement, Jameelah was stripped and humiliated, and was used as a human shield whilst being transported by helicopter. The witnesses also detailed how they have residual injuries till today.

In related news, Ed Kilgore notes that Cheney continues to glory in his status as the most inexcusable American who ever lived. It’s like giving Pol Pot a late-night TV gig.

At times, Mr. Cheney seems to relish his villainous public persona. Outside the rodeo arena, he took a moment to show off the latest feature on his truck, a Darth Vader trailer-hitch cover, a nod to his alter-ego from the Bush days. « I’m rather proud of that, » he said, flashing his signature uneven grin.

To paraphrase Rick Blaine, I don’t object to a vampire, I object to a gutless one. I’ll buy the stake if someone else buys the garlic.

By Charles P. Pierce

Source: http://www.esquire.com/news-politics/politics/news/a35397/bush-cheney-war-crimes/

(Vidéo) M Banda Kani: « Dramane Ouattara est la plus grande catastrophe de l’Afrique »

Tais-toi, menteur!

Un Manager de Fast-Food Gérerait Mieux que Dramane Wattra.

electricityDramane Wattra a décidé d’augmenter le coût de l’électricité en Côte d’Ivoire pour faire face à son déficit budgétaire; une mesure qui intervient seulement quelques semaines après l’augmentation du coût du carburant, du gaz butane, du riz et du sucre.

Le Warifatchè est devenu Waribana, un brouteur, un arnaqueur, un leveur de poussière qui fait plus de bruit qu’il ne produit de résultats, qui promet plus qu’il ne peut en donner. En un mot, un menteur !

N’est-ce pas Dramane qui vociférait qu’il savait où trouver de l’argent ? Qu’en 5 ans il transformerait la Côte d’Ivoire en une oasis de bonheur et de prospérité ?

Mais en vérité, qu’a donné cet affabulateur à la Côte d’Ivoire en 4 ans de dictature à part la pénurie, les délestages, le chômage, la paupérisation, la cherté, la vulgarité, la saleté, l’indiscipline, le désordre, l’immolation, la persécution religieuse et ethnique, la bokoharamisation, la déscolarisation, l’incarcération arbitraire, la criminalité, l’insécurité, le  racket, la corruption, l’incivisme, la dépossession, la vente de postes, et l’incompétence ?

Aujourd’hui, selon la Banque mondiale, 70% des Ivoiriens sont pauvres. Aujourd’hui, l’indice Mo Ibrahim place la Côte d’Ivoire derrière l’île Maurice (1er), le Sénégal (9e), le Ruanda (11e), le Bénin (18e), le Burkina Faso (21e), le Gabon (27e), le Mali (28e), le Niger (29e), les Comores (30e), Madagascar (30e), le Cameroun (33e), la Mauritanie (39e), etc.

La Côte d’Ivoire des brouteurs, des salamandres, des microbes et des gnambros arrive à la queue, en 40e position sur 52 pays. Et pendant ce temps, le génocidaire en chef bat campagne sur une plateforme de réussite.

Mais de quelle réussite parle Dramane, quand il vient de prouver à la Côte d’Ivoire toute entière qu’un petit manager dans un fast-food comme McDonald ferait un bien meilleur gestionnaire que lui. Dramane Ouattara est peut-être un bon dictateur, mais en gestion, il est sans le moindre doute un piètre écolier !

(Vidéo) Massacres au Camp de Réfugiés de Nahibly : Ils y étaient comme à un spectacle, M. Frindéthié

NahiblyL’évidence montre de plus en plus que non seulement l’attaque par la coalition FRCI-dozos du camp de réfugiés Wê de Nahibly était planifiée par les barons du RDR, mais aussi que, dans un élan des plus répugnants, dans un geste des plus inhumains, les autorités du régime génocidaire étaient aux premières loges pour assister en spectateurs privilégiés au massacre des Wê. Une vidéo postée récemment sur Facebook  (voir ci-dessous) montre comment des casques bleus, des FRCI,  et des autorités préfectorales sont restés bien en retrait, impassibles à la sauvagerie qui se jouait sous leur yeux, à regarder et commenter le massacre des Wê par des miliciens RDR, qui, ayant d’abord mis le feu au camp, l’ont ensuite encerclé pour équarrir à la machette et assommer au gourdin quiconque tentait de sortir de la fournaise.

https://www.facebook.com/photo.php?v=128446120645986&set=vb.100004417961800&type=2&theater

Que croyais-tu, mon cher Lobognon?

alain-lobognonQue croyais-tu, mon cher Lobognon ? Que tu étais un rattrapé authentique ? Non ! Pour ça, tu aurais dû te nommer Bictogo, Bacongo, Soro, Gon, Diallo ou Ouattara. Dans la nomenclature de la Rattrapocratie, tu n’étais qu’un figurant, un rabatteur, censé amener du gibier godié à la dozocratie. Cela, tu ne l’as jamais compris ; et tu as passé ton temps à te prendre pour un rattrapé. Bictogo, lui, peut se permettre d’empocher l’argent des victimes du Probo Koala et être ensuite promu directeur de Campagne de Dramane. Gon, lui, peut faire disparaitre plus de 400 milliards d’un coup de baguette magique et demeurer ministre d’Etat. Bacongo, lui, peut se permettre de facturer une couche de peinture à 110 milliards et demeurer ministre. Ahmed Bakayoko, lui peut se permettre de rançonner les opérateurs du pétrole (Gunvor entre autres) et demeurer ministre de l’intérieur. Ce sont de vrais rattrapés. Mais toi, pauvre petit Godié qui a vu le rattrapage te monter à la tête du fait de son rôle dans la rébellion,  croyais-tu vraiment être des leurs ? Tu aurais dû t’en rendre compte le jour où tu nommas « l’autre sœur » Mourad à la place de Salif Koné (DG de l’Ons), et que 48 heures après, il te fut sommé de remettre Koné à son poste. Tu aurais dû comprendre que tu n’étais pas un rattrapé bon teint, inamovible. Tu n’étais, tout comme Ouloto et bien d’autres, qu’un pantin en sursis.

Le cadeau de Wattra, M. Frindéthié

Child on a suitcaeEt voilà le fier Ivoirien d’antan, aujourd’hui la risée du monde, fuyant par tous les moyens son pays pris en otage par des vendeurs d’illusions et de morts.

Embarqué sur les bateaux migrants, cachés dans les valises, dissimulés dans les conteneurs sous les sacs de cacao, les Ivoiriens fuient cette déchirure qu’est devenue la Côte d’Ivoire de Dramane Wattra. Abidjan n’est plus « doux », comme se plaisaient à le dire les fiers Ivoiriens. Abidjan n’est plus vivable. Et l’on va voir ailleurs si on y respire mieux.

Où est donc passée cette croissance à deux chiffres ? Où sont ces emplois-jeunes ? Pourquoi l’Ivoirien préfère-t-il soudain la misère de l’ailleurs au bonheur que lui offre Wattra ici etmaintenant ?

En vérité, nul n’est besoin de chercher trop loin. La fuite de l’Ivoirien enfermé dans les bagages, embarqué sur les radeaux de la mort ou caché dans les cales des navires, les longues files humiliantes d’Ivoiriens à la recherche de visas devant les ambassades étrangères, les piles de dossiers d’Ivoiriens à l’étranger demandant l’asile politique en disent long. Le cadeau de Wattra à la Côte d’Ivoire, ce sont les escadrons de la mort, les tortures, les expropriations, la misère, le chômage, les microbes, les gnambros, les « Amara le gros », le nivellement par le bas des Wattao, des Loss ; des Soro, des Chérif Ousmane, des Ben Laden, l’indiscipline, la saleté, l’antiintellectualisme, les enlèvements, les mutilations.

Et à l’approche des élections annoncées–que nous, qui pensons gangasrotogati, savons se feront sans Dramane, car il sera parti, il sera chassé par la rue, dégurgité comme son frère Blaise–l’Ivoirien moyen voit encore pointer à l’horizon la dame à la faux ; et l’Ivoirien moyen « se cherche ». Le cadeau empoisonné de Wattra, il n’en veut pas.

Special Report: Why gold threatens Ivory Coast’s peace, Joe Bavier

Prospectors search for gold at a gold mine near the village of Gamina, in western Ivory Coast, March 18, 2015.   REUTERS/Luc Gnago

Prospectors search for gold at a gold mine near the village of Gamina, in western Ivory Coast, March 18, 2015. REUTERS/Luc Gnago

Nestled among the cocoa plantations of western Ivory Coast is a gold mine that does not feature on any official maps. It is not run by an industrial mining company, nor does it pay taxes to the central government.

The unlicensed mine is a key part of a lucrative business empire headed by the deputy commander of the West African nation’s elite Republican Guard, United Nations investigators allege. He is one of the principal players in a network of senior officers – former rebel commanders who have integrated into the Ivorian army – that has seized control of mines that generate tens of millions of dollars a year, and that engages in illegal taxation, smuggling and racketeering, they say.

Interviews with more than two dozen military insiders, diplomats, U.N. officials, local authorities, analysts and miners also reveal that the network of former rebels continues to maintain loyalist fighters under their exclusive control. A confidential U.N. arms inventory, reviewed by Reuters, showed that one former rebel commander possesses enough weapons – from surface-to-air missiles to millions of rounds of ammunition – to outgun the Ivorian army.

A senior Ivorian army officer said that the network represents a parallel force within the military that threatens the stability of the country, which has emerged from a 2011 civil war as one of Africa’s fastest growing economies.

Elections in October are expected to return President Alassane Ouattara for a second and final term. But some former rebel commanders are loyal to rival political figures. As politicians position themselves to follow Ouattara, they risk dragging the country back into turmoil.

« I don’t know how we’re going to sort this out, » said the senior army officer. « They (the former rebel commanders) are completely out of our control. »

« THE ONLY WORK THERE IS »

A hundred meters or so beyond a checkpoint manned by armed former rebel fighters outside the village of Gamina, a deep trench runs through what used to be rice fields. Thousands of men hack through the earth and rock with picks and chisels as a handful of soldiers look on from above.

Two years ago a rubber farmer here struck a vein of gold ore. Today, a sprawling system of pits, trenches and underground tunnels covers some 180 hectares (445 acres). The mine employs nearly 16,000 workers and produces gold worth nearly $97 million a year, according to U.N. investigators.

Laborers have flooded in and say that, with luck, they can make up to 250,000 CFA francs ($430) in a few weeks, about what they would earn in a season working on a cocoa plantation.

« This is the only work there is, » beamed Adama Bamba, a 26-year-old mud-caked miner. « It’s a dog’s life under the cocoa trees. »

The mining is backbreaking and dangerous. Miners and local villagers told Reuters that dozens of bodies, victims of regular cave-ins, are buried in unmarked graves beneath nearby coffee trees. Others have been left in the rubble at the bottom of the pits, some of which cut down 60 meters into the earth.

A U.N. expert panel charged with monitoring an arms embargo imposed on Ivory Coast by the Security Council, as well as military sources at the mine and within the Ivorian army, say the Gamina mine is controlled by Lieutenant-Colonel Issiaka Ouattara (no relation to President Ouattara). Issiaka Ouattara is a former rebel leader who is now the deputy commander of the Republican Guard and a man known ubiquitously by his three-syllable nom de guerre: Wattao.

A Reuters reporter witnessed soldiers loyal to Wattao in control of the mine and overseeing the miners. Those soldiers were also present inside the « comptoirs, » or offices where the miners sell the gold they find.

One of the soldiers based at the mine told Reuters that he was an ex-rebel who had gone through a donor-backed disarmament program but returned to his old unit. He said other soldiers in Gamina had done the same or were still waiting to go through the program. He named his two commanders and said those officers answered to Wattao. A senior army officer familiar with the operation confirmed to Reuters that Wattao controlled local fighters and the mine.

Wattao denies any involvement in the mining operation or the existence of a private force of loyalist fighters. « These are pure lies … I’ve never been involved in gold, » he told Reuters by telephone in April. « They’re looking to find some false problem at all costs in order to put Wattao under sanctions. »

Source: http://www.reuters.com/article/2015/05/07/us-ivorycoast-gold-army-specialreport-idUSKBN0NS0V620150507

Ils ont vidé les caisses de l’Etat : Warifatchè est devenu Waribana !

caisses videsEn moins de deux semaines, les ponctions effectuées sur les salaires des enseignants pour les punir de revendiquer leurs droits sont introuvables. L’argent s’est envolé ! Dépensé par l’Etat de Côte d’Ivoire.

Et c’est un Dramane Wattra sans vergogne qui vient dire ceci aux enseignants : « l’argent que je vous ai chapardé de vos salaires, je confesse que je ne l’ai plus. Je l’ai utilisé à d’autres fins. Vous savez, cette investiture ratée nous a coûté pas mal de milliards. Mais si vous me le permettez, je commencerai à vous le rendre à partir de de juillet 2015, et sur une période de 6 mois ».

Non seulement Dramane n’a plus sur lui l’argent volé aux enseignants de Côte d’Ivoire, mais en plus, contrairement à ce que trompétait Kandiarousse, Dramane n’a mentionné aucune des revendications insatisfaites qui ont conduit à la grève des enseignants et des étudiants.

Les caisses de L’Etat sont vides. Les arnaqueurs de la Dozocratie les ont vidées, qui sont toujours au FMI à solliciter des prêts qui disparaissent dans leurs comptes privés pendant que Kaba Nialé s’épanche à longueur de journées sur la nécessité de financements organiques.

Le Warifatchè est devenu Waribana, un brouteur, un arnaqueur, un leveur de poussière qui fait plus de bruit qu’il ne produit de résultats, qui promet plus qu’il ne peut en donner. En un mot, un menteur !

La poudre aux yeux ? 65000 classes, 5 universités en 5 ans, l’école gratuite jusqu’à 16 ans, l’assurance universelle, des logements sociaux à 5.000.000 CFA, le dédommagement des déguerpis (984.000 francs par foyer annoncés sur CNN), le décrochage des enseignants, des médecins, des fonctionnaires dès l’obtention du statut de PPTE, l’université nouveau départ, les primes des éléphants, l’allègement du panier de la ménagère, la réforme des secteurs de l’électricité, de l’énergie, du cacao, la réduction du coût du gaz et du carburant, etc., etc. la liste des annonces vides de contenu est trop longue à énumérer.

Que de promesses restées vaines quand en retour les Ivoiriens n’ont récolté en définitive que pénurie, délestages, chômage, paupérisation, cherté, vulgarité, saleté, indiscipline, désordre, immolation, persécution religieuse et ethnique, islamisation radicale, déscolarisation, incarcération arbitraire, criminalité, insécurité, racket, corruption, incivisme, dépossession, vente de postes, et incompétence !

Un vrai brouteur au sommet de l’Etat ! 

Ce qu’écrivait Venance Konan sur Dramane Ouattara

Venance KonanVenance Konan, cet écrivaillon du ventre, a bien la plume bavarde ces derniers jours. Et si nous revisitions tel quel son gribouillage d’il y a quelques années ? Peut-être que cela nous aiderait un peu à pénétrer les effluves épais qui enfument sa cervelle pour découvrir l’essence de ce qu’il est vraiment.

IVOIRIENS ET LEUR IVOIRITE  (Vendredi 13 Février 1998 )

De nombreuses personnes, souvent très proches du PDCI disent que ce qui les gènes dans ce code électoral en discussion en ce moment est qu’il semble dirigé contre Monsieur Alassane Ouattara. Les gens du PDCI s’en défendent. Pour ma part, je pense que si ce code électoral était dirigé contre Monsieur Alassane Ouattara ce serait une très bonne chose.

Pourquoi ne dit-on pas que ce code électoral est dirigé contre Monsieur Gbagbo Laurent (qui lui a déjà déclaré qu’il sera candidat à a Présidence et affirme avoir le plus grand parti de Côte d’Ivoire) ou Monsieur WODIE, ou Monsieur Gueu Dro, ou moi ? Pourquoi seulement Alassane Ouattara alors qu’il n’a jamais dit qu’il briguera la présidence de la république de la Côte d’Ivoire, c’est parce que ceux qui le soutiennent et ceux qui le soutienne et ceux qui ne le soutiennent pas savent qu’il est celui qui a un problème de nationalité. Alassane Ouattara affirme être un ivoirien. C’est sans doute vrai. Mais il est un fait qu’à une certaine période de sa vie, il porta la nationalité du Burkina Faso actuel. Fut-il d’abord ivoirien, puis burkinabé avant de redevenir ivoiriens ? Est-ce parce que l’un de ses parents était burkinabè, si c’est le cas, nous constatons simplement qu’il eut des liens et des sentiments très forts avec ce pays pour s’en réclamer ressortissant. Pourquoi les ivoiriens doivent-ils prendre le risque de confier leur destin à un homme dont le patriotisme n’est pas exclusivement ivoirien ? Au nom de quel principe ?

A-t-il pris la nationalité burkinabé simplement parce que ça lui permettait d’entrer au FMI et à la BCEAO ?, si c’est le cas c’est un aventurier dont le patriotisme fluctue au gré de ses intérêts. Pourquoi les ivoiriens devraient-ils prendre le risque de confier leur destin à un homme dont le nationalisme varie selon l’air du temps ? Au nom de quel principe ?

Gbagbo Laurent et Djeny Kobina disent que cette loi est raciste, xénophobe etc que tous ceux qui ont la nationalité ivoirienne même s’ils ont été naturalisés hier doivent être candidats à la Présidence. Ignorons-nous que de nombreux ivoiriens vivant en France font tout aujourd’hui pour avoir la nationalité française afin d’échapper aux foudres de la police de Pasqua, ceux-là seront-ils fondés à briguer un jour la présidence française ? Ignorons-nous que de nombreux Guinéens, burkinabè, Maliens, Camerounais, Zaïrois, Nigérians font tout pour avoir la nationalité ivoirienne pour aller travailler dans des organismes internationaux, pour entrer en Europe (parce que s’ils disent leur vraie nationalité ils sont aussitôt suspects) ou pour venir vivre et travailler chez nous, combien de fois ivoir’soir n’a-t-il pas parlé des trafics de fausses pièces d’identité,

Est-ce d’être raciste et xénophobe que de prendre un minimum de précautions pour que notre pays ne tombe pas aux mains d’aventuriers, est-ce aller trop long que d’exiger que le père et la mère au moins soient ivoiriens pour être sûr que celui qui dirigera notre pays n’aura pas un coeur qui balance ailleurs, les ivoiriens savent-ils qu’ailleurs on exige que les parents eux-mêmes soient de père et mère nationaux pour briguer la présidence. On a aussi beaucoup commenté la disposition qui dit qu’il faut avoir résidé de façon continue en Côte d’Ivoire pendant les cinq années qui précèdent la date des élections, pour déduire qu’elle vise Alassane Ouattara. On a oublié de lire le paragraphe suivant qui dit que cette disposition ne s’applique pas aux ivoiriens choisis par l’Etat de Côte d’Ivoire pour servir dans des organisations internationales. Rappelons que lorsque Monsieur Alassane Ouattara allait au FMI, le gouvernement avait dit que c’était lui qui l’avait choisi. Et c’était ceux qui le supportent aujourd’hui, à savoir Gbagbo Laurent et Djeny Kobina, qui disaient que c’étaient faux, qu’il y était par ses propres mérites. Qui dit vrai aujourd’hui ? S’il y a été envoyé par la Côte d’Ivoire il est évident qu’il n’est pas visé par cette disposition. Donc où est le problème, s’il a décidé tout seul aller se mettre au service du FMI ? Pourquoi cela nous sera-t-il opposable aujourd’hui ?

Pourquoi le candidat doit-il avoir résidé au moins 5 ans dans le pays avant les élections, ceux qui ont suivi les dernières élections en Pologne ont la réponse. Vous vous en souvenez, un polonais qui avait vécu toute sa vie au canada a débarqué et s’est présenté à la candidature. Il a distribué des millions, promis la lune aux polonais et a mis Lech Walesa en ballotage après avoir battu le Premier Ministre Tadeuz Mazowiescki. Il s’en est fallu de peu qu’il ne devienne Président. Et l’on s’est rendu compte après qu’il n’était qu’un escroc. Il a disparu de la circulation après. La Côte d’Ivoire peut-elle se permettre de prendre un tel risque, Je pense que nous devons arrêter de voir Bédié, Alassane ou Gbagbo dans cette affaire de code électoral. Nous devons arrêter de voir nos ethnies, nos régions et nos religions dans cette affaire. Nous ne devons voir que la Côte d’Ivoire. La nôtre, celle de nos enfants, de nos petits-enfants, de nos arrière-petits-enfants. La Côte d’Ivoire éternelle. Si nous confions notre pays à des mains peu sûres et qu’il se brise, il n’y aura aucune ethnie ou religion qui sera épargnée. Et c’est aujourd’hui que nous devons poser les règles de cette Côte d’Ivoire que nous voulons solide. Et je crois que nous devons aujourd’hui remercier Alassane Ouattara de nous avoir permis d’ouvrir les yeux sur notre réalité, notre ivoirité. Pendant longtemps nous avons tous baigné dans un certain laxisme, nous avons tous fermé les yeux, et tout le monde a fait ce qu’il voulait dans notre pays. Aujourd’hui nous ouvrons les yeux et nous constatons que notre pays a au moins 40% d’étrangers, que notre économie ne nous appartient plus, que des assassins libériens font la loi dans l’Ouest de notre pays et que si nous n’y prenons garde nous confierons notre pays à quelqu’un qui n’est pas ivoirien ou pas suffisamment pour souffrir ou mourir avec lui. Et Messieurs Gbagbo et Kobina veulent que nous continuions dans cette voie dangereuse, au mon de quel principe ?

Nous sommes panafricanistes. Nous sommes fermement convaincus que l’intégration est notre voie de salut. Mais l’intégration suppose que nous marchions tous du même pas. Toutes nos boutiques sont tenues par des Mauritaniens. Allez essayer d’ouvrir une boutique en Mauritanie. Ou au Nigeria. Ou au Ghana. Essayer d’aller au Gabon sans visa. L’intégration suppose que tous les pays candidats à cette intégration se fixent des règles communes et des objectifs à atteindre et que tout le monde respecte ces règles. Mais on ne peut pas demander à l’un de perdre son identité au profit des autres.

Alors ce code électoral vise Alassane Ouattara, Oui, et alors, il n’est pas le seul. Mais il y a aussi des millions d’ivoiriens de souche, de père et de mère et arrière grands-parents ivoiriens, qui n’ont jamais renoncé à leur nationalité et qui ont consacré toute leur vie à bâtir ce pays. Pourquoi ne parle-t-on pas de ceux-là ?

On dit aussi qu’Alassane Ouattara fut Premier Ministre. Et que cela lui donne une légitimité pour briguer la présidence. D’abord il n’a pas été élu Premier Ministre. Et le débat actuel porte sur la présidence. Et, rappelons-le-encore, ceux qui le combattirent le plus violemment parce qu’il était Burkinabè. Mais tout ça c’était une autre époque. Celle où les ivoiriens toléraient beaucoup de choses. Il y en a une autre qui commence où les ivoiriens veulent conduire eux-mêmes leurs affaires.

Venance KONAN Fraternité Matin / Vendredi 13 Février 1998

QUE RECHERCHE LE RDR ? (Vendredi 20 Mars 1998)

A Odienné le RDR est chez lui. C’est « son territoire ». Ne dit-on pas que la mère de leur gourou vient de là-bas, dans un village qui est la frontière avec la Guinée, N’est-ce pas dans la région d’Odienné que le RDR a eu plus de voix ? Alors la région d’Odienné est son “territoire” Aussi lorsque la première dame de Côte d’Ivoire veut se rendre à Odienné, le RDR considère cela comme une violation de domicile, un casus belli ; Il ne peut l’accepter. Madame Henriette Konan BEDIE n’est-elle pas l’épouse de Monsieur Henri Konan BEDIE ? Leur ennemi, celui qui a ravi la place qui, selon eux, devait revenir à leur “Bravetchê” au nom d’on ne sait qu’elle constitution ou loi de quel pays ? Pour ce qui nous concerne en côte d’ivoire, tous les ivoiriens savent qu’en 1993, la constitution prévoyait qu’en cas de décès du Président de la République, le Président de l’Assemblée Nationale lui succèderait aussitôt.

Puisqu’ils ne peuvent empêcher Madame la Présidente de se rendre à Odienné qui est sur le territoire ivoirien, l’ineffable Mamadou Ben Soumahoro et ses comparses ont tenté, par des formules alambiquées de faire échouer cette visite. Las ! La population d’Odienné est sortie massivement pour accueillir la Dame au grand cœur. Parce que cette population savait que Madame BEDIE était venue pou la servir, comme elle le fait à travers tout le pays. Même l’envoyé spécial d’un journal proche du RDR a dû, à son corps défendant, reconnaître que la visite de Madame La Présidente avait été un succès populaire. On ne peut pas cacher la forêt avec la main. Mais le Député-maire d’Odienné, sans craindre le ridicule a tenu à dire qu’il était là. C’est comme il lui plaît. La population d’Odienné, celle que Madame BEDIE était partie rencontrer était bien présente et c’est là l’essentiel.

Mais tout ceci nous amène à nous interroger sur les objectifs de ce parti appelé RDR. On se souvient tous des propos invitant à la haine tribale tenus par Djeni Kobina lors de sa récente tournée à travers notre pays. Des propos que l’on ne saurait tenir dans un autre pays, au Ghana par exemple, sans se retrouver en prison. On se souvient aussi des propos de Mamadou Ben Soumahoro qui demandait carrément que les Baoulé soient confinés dans leur terroir d’origine. C’est à peine s’il n’a pas demandé que l’on leur interdise de se déplacer sur le territoire ivoirien. On se souvient encore de tous les efforts du RDR pour faire croire à une partie des ivoiriens qu’ils étaient des martyrs. Que veut le RDR à la Côte d’Ivoire ? Au fond, le tort de la Côte d’Ivoire est d’avoir confié de hautes responsabilités à un travailleur immigré du nom d’Alassane Ouattara. Parce que feu Houphouët Boigny, vers la fin de sa vie a nommé Premier Ministre un homme dont la nationalité voltaïque a parfaitement été établie, certaines personnes veulent aujourd’hui que cet homme devienne le Président de la côte d’ivoire. Parce qu’il n’y a pas d’ivoiriens dignes de diriger la Côte d’Ivoire ? Nous voulons bien comprendre que certaines personnes qui ont bénéficié de substantiels avantages au temps d’Alassane Ouattara le regrettent aujourd’hui. Mais les ivoiriens ne peuvent accepter que ces personnes là tente de les diviser et mettent en péril leur pays.

Les Ivoiriens qui n’ont pas la mémoire si courte se souviennent encore des moments difficiles qu’ils ont vécus sous l’ère Alassane Ouattara. Ceux qui le suivent aveuglement aujourd’hui doivent se demander objectivement ce que cet homme a apporté à ce pays et ce qu’il pourrait lui apporter si nous le lui confions de nouveau. Monsieur Ben Soumahoro qui l’insultait dans les journaux savait bien ce qu’il lui reprochait. Aujourd’hui qu’il a retourné son boubou pour devenir son sofa, il pourrait peut-être nous expliquer son programme ?

Depuis 1994, la Côte d’Ivoire a renoué avec la croissance. Les populations en attendent légitimement les retombées. Elles ont commencé à les toucher à travers les routes, les écoles que l’on construit partout dans le pays, les village que l’on électrifie chaque jour, la valorisation du prix des matières premières, les enfant que l’on vaccine contre la polio, etc. les populations attentent plus. C’est légitime.

Mais, comme nous le répète inlassablement le Président Henri Konan BEDIE, pour avoir ce plus il nous faut faire preuve de rigueur, de persévérance dans le travail et il nous faut surtout maintenir la cohésion nationale. C’est pour cela que nous ne pouvons accepter les actions des dirigeants du RDR qui ne rêvent que de voir ce pays déchiré, ensanglanté. Parce qu’ils croient que leur « Bravetchê » pourrait profiter de ce chaos.

Aujourd’hui la Banque Mondiale et le FMI viennent de nous accorder 1200 milliard de francs. Quant de telles institutions débloquent une telle somme en faveur d’un pays, cela signifie qu’elles font confiance à ses dirigeants et à leur bonne gouvernance. Nous ivoiriens devons nous montrer digne de cette confiance en continuant dans l’effort et en refusant que des étrangers sabotent les actions menées par nos dirigeant pour notre bien-être.

Y a-t-il un ivoirien qui parcourt le Ghana ou le Burkina en insultant leurs dirigeant et en suscitant la haine tribale ?

Revenons à la réalité. On les a trop longtemps menés en bateau. Et beaucoup d’entre eux ont gâché leur vie pour rien. La réalité est que le RDR ne mène nulle part. Un petit groupe de personnes entretiennent des frustrations artificielles chez des milliers d’ivoiriens pour se faire une place au soleil. C’est tout. Djéni avait espéré entrer au gouvernement grâce au RDR. Il est furieux que ce soit Adama Coulibaly qui ait été choisi. Les tribulations de Djeni Kobina Jackson lors des dernières élections législatives montrent bien qu’il n’a aucune assise dans ce pays et que de ce fait, le suivre, c’est foncer dans le vide. N’avait-il pas promis aller à Korhogo pour « dire la vérité » aux populations sur l’entrée d’Adama Coulibaly au gouvernement ? Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Parce qu’il a compris que la population de Korhogo préférait suivre un de ses fils, qui est enraciné dans sa culture plutôt qu’un aventurier qui a tout le mal du monde pour dire simplement le nom de son village. Pourquoi des ivoiriens qui aimaient leur pays et sont fiers d’être ivoiriens, suivraient-ils un autre aventurier qui ne peut indiquer le village de son père, qui change de nationalité au grès de ses intérêts et qui ne montre aucun intérêt pour les problèmes des ivoiriens ? Si ADO veut croire que l’on peut faire de la politique par procuration et si Djéni veut attendre qu’un messie vienne réaliser son destin, laissons-les à leurs illusions. Mais il est temps que les ivoiriens comprennent que eux, n’ont pas deux pays et que s’ils laissent quelqu’un d’autre venir détruire celui qu’ils ont en y semant la haine, en montant des populations contre d’autres, ils seront les seuls à s’en mordre les doigts.

Venance Konan Fraternité Matin/Vendredi 20 Mars 1998

« OU EST TON VILLAGE ? » (30 Avril 1999)

Il y a quelque chose de pathétique dans les constantes références de Djéni Kobina à Alassane Dramane Ouattara. Surtout après l’entrée de Monsieur Adama Coulibaly au gouvernement. A l’entendre, ce qui lui a le plus fait mal, ce n’est pas qu’il n’ait pas été informé mais qu’ADO ne l’ait pas été. ADO, le messie, pour l’arrivée duquel il faut nettoyer les écuries, rendre droits les chemins tortueux, aplanir les collines, boucher les trous. Djéni Kobina, leader politique, chef d’un parti représenté au Parlement ne fait donc de la politique que pour préparer la voie à un homme miraculeux qui viendra guérir tous les maux de la Côte d’Ivoire, avec bien entendu lui-même à sa droite et sans doute l’impayable Ben Soumahoro à sa gauche. Et ADO, en homme providentiel qu’il est, ne parle pas. Pourquoi se fatiguerait-il ? Djeni parle pour lui. ADO est le père spirituel du RDR, disent les militants de ce parti. Le dieu de ce parti. Et en bon dieu qu’il est, il ne saurait s’adresser directement aux hommes. A-t-il jamais tenu un meeting ? A-t-il jamais montré un quelconque intérêt à l’égard de ceux qui sont prêts à mourir pour lui ? A-t-il jamais montré un quelconque intérêt pour ce pays qu’i dit être le sien avent d’être parachuté Premier Ministre, et depuis qu’il ne l’est plus ? Quant il arrive dans ce pays qu’i prétend vouloir diriger serait probablement trop salissant pour le grand fonctionnaire international qu’il est.

Ou alors, la réalité est tout autre. Il ne se sent pas chez lui ici. En Côte d’Ivoire tous les hommes politiques ont un fief. Houphouët avait Yamoussoukro, Bédié à Daoukro, Fologo à Sinématiali, Adama Coulibaly à Korhogo, Gbagbo Laurent à Ouragahio, Zadi Zaourou à Soubré, etc. Aujourd’hui, chaque ivoirien, qu’il soit en côte d’Ivoire ou à l’étranger, est fier d’avoir son village, fût-il petit ou grand, d’y aller aussi souvent que possible, de participer à son développement. C’est l’une des caractéristiques de la Côte d’Ivoire et qui a assuré son développement par rapport aux autres pays d’Afrique. Le rêve de tout cadre ivoirien est d’avoir sa maison au village. Et l’homme politique qui n’a pas usé de ses moyens personnels ou de son influence pour développer son village ou sa région est critiquée. Quiconque veut se lancer dans la politique sans avoir une maison chez lui part avec un gros handicap.

Djeni Kobina est en train de découvrir cette réalité aujourd’hui, la réalité que pour faire de la politique, il faut avoir un fief. « Djeni, où est ton village ? » lui demandent aujourd’hui ceux qui hier étaient ses plus proches compagnons. Posons aussi la question à son mentor : « ADO, où est ton village ? Si tu en as, pourquoi tu n’y vas pas ? Pourquoi restes-tu toujours à Abidjan quand tu viens en Côte d’Ivoire ? ».

Il faut que les militants du RDR, s’ils aiment ce pays

Venance Konan Fraternité matin du 30 Avril 1999

POURQUOI S’AGITE T-ON? (Vendredi 05 Juin 1998)

Où et le débat ? Nos amis du RDR crient à tous vent que leur candidat se présentera coûte que coûte en 2000. Oui, et alors ? Le PDCI sait aussi que son candidat se présentera en 2000 ? Mais a-t-il besoin de crier sur tous les toits ? le RDR dit que ADO, son champion, sera candidat. Où est le problème ? Quel Ivoirien n’empêcher un autre ivoirien remplissant les conditions exigées par le code électoral de se présenter à présidentielle ? Il y avait un code électoral. Un nouveau est en chantier. Pourquoi s’exciter avant qu’on ne le connaisse ? Le RDR veut-il nous dire qu’il est prêt à présenter un candidat qui ne remplit pas toutes les conditions exigées par le code électoral ? Et bien qu’il le fasse donc ! Nous sommes dans un pays de droit. Les structures compétentes de l’Etat examineront les différentes candidatures et décideront de celle qui sont acceptables et de celles qui ne le sont pas au regard du droit ivoirien.

C’est tout. On ne voit aucun autre parti, à part le RDR qui ait un candidat dont la nationalité pose problème. ADO est-il ivoirien ou non ? On n’a pas à s’agiter parce qu’il existe tout de même dans ce pays des structures capables de nous dire si oui ou non. Franchement il n’y a pas de quoi s’exciter. Même le FPI pour une fois est calme. Parce que son candidat potentiel n’a aucun problème avec sa nationalité. Le porte-parole du FPI n’a pas besoin de se fendre de deux pages dans un journal pour prouver que son candidat potentiel est « ivoirien à 100% » Ni celui du PDCI, ni celui du PIT, ni celui de l’USD… c’est le RDR seul qui a un problème avec la nationalité de son candidat. La girouette Ben Soumahoro a voulu nous prouver que celui qui lui donne à manger en ce moment est « ivoirien à 100% ». Il nous explique que ADO était vice-gouverneur de la BCEAO avec un passeport voltaïque parce que Houphouët l’avait envoyé en mission, avec la complicité du Président voltaïque de l’époque qu’il ne nomme pas.

On suppose qu’ Houphouët qui était visionnaire avait aussi envoyé ADO en mission lorsque la Haute Volta de l’époque lui donnait une bourse pour aller étudier aux Etats-Unis. Ou bien la Haute Volta était si généreuse en 1962 qu’elle a préféré laisser un ivoirien bénéficier de la bourse que lui offraient les Etats-Unis. Ou bien la Haute Volta était. C’est toujours parce qu’il était en mission commandée qu’ADO a étudié et commencé à travailler aux Etats-Unis sous la nationalité voltaïque. Monsieur Ben Soumahoro qui sait tout peut-il nous certifier que celui qui le nourrit n’a pas été aux Etats-Unis sous la nationalité voltaïque ? Qu’il n’était pas vice gouverneur de la BCEAO sous la nationalité Burkinabé ? Qu’ADO se soit par la suite naturalisé ivoirien, où est le problème ? La loi le permet. Sa mère n’est-elle pas ivoirienne d’après ce qu’on nous dit ? Tout le monde sait pourquoi Ben Soumahoro qui hier insultait ADO est accroché aujourd’hui à ses basques. Le ventre a ses raisons que la raison ignore. Ben Soumahoro qui n’a certainement pas la mémoire courte doit se souvenir de tout ce qu’il nous a dit, à moi-même et à ma consœur Dominique Mobioh sur Alassane, au moment où il nous raccompagnait, sur le pas de sa porte, un jour où nous avions été l’interviewer pour notre rubrique « l’Actualité vue par… ». C’était avant la mort d’Houphouët. Quand nous voyons aujourd’hui sa duplicité, sa versatilité, son avidité, ses délires tribalistes et ses mensonges nous ne pouvons qu’être tristes nous autres jeunes journaliste qui l’avions tant admiré et qui avons embrassé ce métier en partie parce que nous voulions être comme lui.

Mais le ventre de Ben Soumahoro a ses raisons que la raison ignore. Le peuple qui n’a pas la mémoire courte se souvient tout de même de l’époque très récente où il faisait tapisserie chez le Président BEDIE parce qu’il attendait une nomination. Mais en tout état de cause, que Ben Soumahoro arrête de distraire le monde. Les représentants du peuple ivoirien décideront bientôt qui peut être candidat à l’élection présidentielle et qui ne le peut pas. Et chacun prendra alors ses responsabilités. Les gens du RDR menacent à mots à peine voilés de mettre le feu à ce pays. Normal. Bon nombre d’entre eux ne sont ici que par intérêt. On a vu les Sidya Touré, Directeur de Cabinet du Premier Ministre être Premier Ministre en Guinée. Son Ministre de la Justice était enseignant et avocat ici sous la nationalité ivoirienne. Les exemples sont multiples. La Côte d’Ivoire n’a-t-elle pas toujours été le pays qui donne plus aux autres qu’à ses propres fils ? Mais que ceux qui veulent sachent qu’ils trouveront en face d’eux ceux qui n’ont que ce pays, qui n’aiment que ce pays et dont le patriotisme ne fluctue pas en fonction des intérêts.

Venance KONAN Fraternité Matin duVendredi 05 Juin 1998

GAOUSSOU NOUS ECLAIRE ENFIN ! (12 juin 1998)

Nous avons tous lu avec intérêt l’interview de Monsieur Gaoussou Ouattara, le frère aîné de Monsieur Alassane Ouattara parue dans le « le jour » du 22 Mai. Et ses propos appellent de notre part un certain nombre d’observations. Monsieur Ouattara dit qu’il ne se sent pas concerné par la balkanisation coloniale qui a partagé le royaume de ses ancêtres entre plusieurs Etats, et qu’il et autant chef traditionnel en Côte d’Ivoire qu’au Burkina Faso. Le royaume de Kong n’est pas le seul à avoir subi cet avatar de l’histoire. C’est le cas partout en Afrique, et à l’Est comme à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, on trouve aussi des chefs traditionnels qui exercent de part et d’autre de la frontière. Niera-t-on pour autant l’existence de nos Etats actuels ?

Quoi que l’on puisse penser de la colonisation, de ses effets négatifs sur nos sociétés et leurs organisations originelles, elle nous a légué nos Etats actuels, dans les limites qu’elle nous a imposées. Et nous sommes en train de bâtir nos nations dans ces limites, en dépit des liens historiques, familiaux, tribaux ou tout autre qui lient des habitants de deux pays. C’est ainsi que le Lobi de Doropo appartient à la même nation que le Kroumen de Tabou, et n’a plus le même destin que le Lobi du Burkina ou du Ghana. Parce qu’ils vivent désormais dans des pays différents. C’est comme cela et l’on doit faire avec.

Pour l’instant, le principe que tous les pays membres de l’OUA ont adopté est celui de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Jusqu’à ce que, grâce à l’intégration que nous souhaitons tous, nous arrivions à réformer les grands ensembles d’antan, que par exemple, les pays de la CEDEAO forment un jour, un seul Etat.

Nous n’y sommes malheureusement pas encoure et aujourd’hui, malgré les liens familiaux, historiques, traditionnel, un Ouattara du Burkina Faso est Burkinabé et un Ouattara de Côte d’ivoire est Ivoirien. Monsieur Gaoussou Ouattara nous dit : « A Bobo-dioulasso il y aujourd’hui un quartier de Kombougou où il y a environ 40 à 50.000 individus qui sont en fait originaires de Kong et qui se considèrent comme tels. » Sont-ils ivoiriens pour autant ? Il y a bien en Côte d’Ivoire des millions de personnes dont l’origine se situe quelque part au Ghana ou à Djénné au Mali. Sont-ils pour autant Ghanéens ou Maliens ? Il y a bien des Baoulé en Côte d’ivoire et au Togo. Ont-ils encore le même destin national ?

La colonisation a posé les frontières sans tenir compte de nos réalités. Et de nombreuses familles se sont trouvées divisées. Les Ouattara ne sont pas les seuls. Beaucoup n’ont pas eu à choisir. Cela s’est imposé à eux avec son lot de déchirement, de drames familiaux. D’autres par contre ont eu le choix. Et c’est le cas du père de Messieurs Gaoussou Ouattara et Alassane Ouattara. Monsieur Gaoussou Ouattara nous dit de leur père : « Il avait le choix entre s’installer à Linguêkro (Côte d’Ivoire ou résider à Sindou au Burkina Faso. Il a préféré s’installer à Sindou, et en partant, il a emmené les plus jeunes d’entre nos frères, dont Alassane ». C’est clair. C’était en 1949. Deux ans auparavant, en 1947, les colonies de Haute-Volta et de Côte d’Ivoire qui formaient un même ensemble territorial s’étaient scindées en deux colonies bien distinctes. Le père Ouattara avait choisi en toute conscience entre deux territoires. Le petit Alassane n’a pas choisi. Mais nous sommes tous tributaires des choix que font nos parents à certains moments de notre existence.

En 1960, la Côte d’Ivoire et la Haute Volta sont devenus deux Etats indépendants. Alors, que l’on arrête de vouloir noyer le poisson dans beaucoup d’eau. A partir de 1960, le père Ouattara se trouvait-il en Haute Volta en tant que voltaïque ou en tant qu’émigré ivoirien ? Le petit Alassane se trouvait-il là bas en tant que petit voltaïque ou en tant que petit ivoirien ? Signalons que le code de la nationalité ivoirienne comme c’était le cas en France jusqu’aux nouvelles lois Pasqua. Puisque le grand frère Gaoussou veut éclairer notre lanterne, qu’il nous dise franchement si son père et son frère étaient en Haute-Volta en tant qu’ivoiriens ou tant que Voltaïques ? Le fait que lui soit ivoirien n’induit pas forcément que son frère soit aussi ivoirien. Surtout maintenant que l’on connaît l’histoire de la famille, tout s’éclaire.

On glose aussi beaucoup sur le fait qu’ADO ait été gouverneur de la BCEAO, un poste réservé à la Côte d’ Ivoire, puis premier Ministre de la Côte d’ Ivoire. Jusqu’à ce poste de gouverneur, il avait toujours étudié et travailler comme Voltaïque ou Burkinabé. Alors pourquoi occupe t-il le poste réservé aux ivoiriens. Son frère nous donne la réponse : c’était un geste de reconnaissance d’Houphouët envers leur père qui lui aurait rendu des services. Et cela ne saurait étonner de la part d’Houphouët.

Mais cela autorise t-il ADO à prétendre aujourd’hui être le Président des Ivoiriens ? En tout état de cause, que Monsieur ADO sache ceci : lorsqu’on veut diriger un peuple, on vit avec lui, on apprend à la connaître, à le comprendre, à l’aimer. On ne prend pas un peuple comme on va prendre une prostituée, simplement en payant. On ne prend pas par la force, comme on viole une femme. Un peuple, on l’aime, on le courtise. Autant que nous sachions, Monsieur ADO n’a commencé à vivre avec nous qu’à partir de 1990, quand Houphouët l’a nommé Premier Ministre. Trois ans après, n’étant plus à ce poste, il est parti chercher mieux ailleurs. Aujourd’hui il veut revenir pour être notre Président. En nous proposant quel programme ? Quel rêve ? Simplement parce qu’il a de l’argent et qu’il peut acheter certaines personnes ? N’est-ce pas se moquer un peu de ce pays où il n’est même pas capable d’indiquer son village ? Son frère nous dit que le village où leur père a choisi de vivre à partir de 1949 avec ADO, le village où leur père est mort et enterré, le village avec lequel ADO entretient des relations mystiques se trouve au Burkina Faso. Et il veut que les ivoiriens se reconnaissent en lui ! Soyons sérieux de temps en temps.

Mr Gaoussou Ouattara dit qu’il ne se sent pas concerné par la balkanisation de l’Afrique. Nous si. Et nous ne pouvons pas accepter que le village de notre président se trouve au Burkina Faso.

Venance KONAN Fraternité Matin du 12 Juin 1998

NOTRE BIEN A TOUS (03 Juillet 1998)

Le débat sur l’origine de Monsieur Alassane Ouattara est désormais clos, puisque son frère aîné nous a expliqué qu’en 1949, lorsque la Côte d’Ivoire et la haute volta sont devenues deux colonies bien distinctes, leur père a choisi de retourner chez lui à Sindou, dans l’actuel Burkina Faso pour ne plus revenir en Côte d’Ivoire. On ne voit pas pourquoi il serait retourné à Sindou pour y être chef si ce n’était pas chez lui.

Le choix du père Ouattara était clair. Jusqu’en 1947, la Côte d’Ivoire et la Haute-Volta formaient une seule colonie. Les fonctionnaires de l’époque étaient indistinctement affectés dans les localités de cette colonie. Nous connaissons beaucoup d’ivoiriens qui sont nés sur le territoire de l’actuel Burkina Faso parce que leur père y était fonctionnaire. Beaucoup de personnes sont descendues de la Haute-Volta pour travailler dans ce que l’on appelait la Basse côte. Lorsque le territoire a été scindé en deux colonies distinctes, et que l’indépendance n’apparaissait plus comme un simple rêve depuis le discours du Général De Gaulle de Brazzaville, chacun est retourné chez lui, pour aider à la construction du futur Etat. Certains d’entre eux ont activement participé à la lutte pour l’indépendance de la Côte d’Ivoire, à la lutte pour le développement de la Côte d’Ivoire. Ils sont tous connus. Et il ne viendra à l’idée de personne de leur nier leur qualité d’ivoiriens. L’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante est récente et il reste encore beaucoup de témoins de la lutte émancipatrice encore vivants.

Le père Ouattara a choisi dès 1949 de rentrer en Haute-Volta. Au moment de l’indépendance, il n’est pas revenu en Côte d’ivoire pour se réclamer ivoirien. D’où vient-il qu’aujourd’hui son fils qui a vécu avec lui en Haute-Volta prétende vouloir régner sur les ivoiriens,

De 1960 à 1980, la Côte d’ivoire a connu une période de croissance qui a attiré beaucoup de ressortissants de pays voisins ou lointains. Tous les acteurs de cette période faste aux divers échelons de notre administration ou sur l’échiquier politique sont tous connus. Et nulle part n’apparaît le nom d’un certain Alassane Dramane Ouattara.

De 1980 à 1990, ça a été ce que l’on appelait la « conjoncture ». Comme partout sur le continent. Les ivoiriens se sont battus pour sortir de cette crise. Ils ont fait des sacrifices. Et personne ne se souvient avoir vu un certain Alassane Dramane Ouattara à cette époque. En 1990, le vent d’Est crée une nouvelle crise. C’est à ce moment qu’apparaît Alassane Dramane Ouattara. Houphouët lui fait appel pour une mission ponctuelle. Parce que Houphouët reste toujours à la barre. Ne jugeons pas les trois années de Monsieur Alassane Ouattara. Mais les ivoiriens se souviennent que peu de temps avant le décès d’ Houphouët, tous les clignotants étaient au rouge et que la menace d’une réduction des salaires était réapparue.

Fin 93. Houphouët meurt. Monsieur Alassane Ouattara part monnayer ses talents ailleurs. L’histoire de la Côte d’Ivoire continue, avec ses débats, parfois houleux, avec ses problèmes comme par exemple ceux de l’école, du code foncier, de la reforme des Institutions, de la négociation de la dette, de l’insécurité etc. A aucun moment Monsieur Alassane Ouattara ne participe à ces débats. A aucun moment il ne participe à la vie de la Côte d’Ivoire. A aucun moment on ne voit de quelle façon il apporte une pierre si petite soit-elle à la construction de la Côte d’Ivoire. Se refugiant derrière le très commode « droit de réserve », il ne se donne même pas la peine de donner ne serait-ce qu’un conseil, lui que l’on dit si brillant, pour la bonne marche de ce pays qu’il dit être le sien. D’où vient-il donc qu’il prétende aujourd’hui vouloir diriger ce pays ? Trois années. Trois petites années qu’il a passées dans ce pays qu’il veut diriger. Peut-il objectivement dire qu’il connaît ce pays, ce peuple ? Peut-il dire objectivement qu’il aime ce peuple ?

Que des ivoiriens qui soutienne Monsieur Alassane Ouattara se ressaisissent et comprennent que leur pays n’est pas une entreprise sur laquelle on fait une OPA (Offre Publique d’Achat) comme cela se fait dans le monde des affaires, où l’on achète des entreprises où on n’a jamais mis les pieds. Que ces ivoiriens-là se ressaisissent et comprennent que malgré nos différends, malgré ce que l’on peut reprocher aux uns et aux autres, notre pays est notre bien à tous, nous ivoiriens.

Que Monsieur Alassane Ouattara vienne, deux ans avant les élections créé des associations caritatives, distribuer de l’argent, critiquer ce que les autres ont fait ou n’ont pas fait, ne doit pas nous faire perdre de vue d’essentiel : cet homme n’a jamais été avec nous.

Venance KONAN Fraternité Matin du 03 Juillet 1998

PRINCIPES REFONDATEURS (Vendredi 27 août 1999)

L’article 49 du Code électoral qui avait fait couler tant de salive, d’encre et de sang en 1995 ressurgit. Cette fois sous une autre forme. Il est désormais incorporé dans la Constitution. Que dit-il ? Il dit pour l’essentiel, que pour être candidat à la présidence la Côte d’Ivoire il faut être ivoirien de père et de mère. Le débat récent avait porté sur la nécessité ou non de ne retenir que la nationalité d’un seul parent, et lequel. Les députés ont décidé que ce soit les deux. Et déjà l’on entend les mêmes mots qu’en 1995 : exclusion, xénophobie, affrontement. Qui est exclu par cette disposition ? L’Ivoirien dont un parent n’est pas Ivoirien. Exclu de quoi ? Du seul poste de Président de la République.

Certains en font un cheval de bataille, comme si la destinée normale de tout Ivoirien était de finir un jour Président de la République, Combien de Président y a-t-il à chaque fois dans un pays de plusieurs dizaines, voire de centaines de millions d’habitants ? Combien d’entre nous, Ivoiriens d’aujourd’hui, peuvent prétendre raisonnablement accéder au poste de Président de la République dans deux ans, dix ans, vingt ans, cinquante ans ?

Si c’est pour une question de principe que certains veulent affronter d’autres, eh bien parlons-en ! Qu’y a-t-il d’anormal à ce qu’un Ivoirien ayant un parent non Ivoirien ne puisse pas être Président des Ivoiriens ? Quel Ivoirien ne peut-il pas comprendre que celui qui a un parent ivoirien et un non-ivoirien a nécessairement une autre nationalité ou peut se prévaloir d’une autre nationalité ? Comment peut-on ne pas comprendre qu’un responsable ne peut se confier à un homme ou une femme qui a une autre nationalité, une autre allégeance, un autre patriotisme, d’autres obligations, sentimentales ou d’autres envers un autre pays ? Savez-vous qu’aux Etats-Unis, le simple fait de naître, même accidentellement dans un autre pays vous disqualifie automatiquement pour être Président de la République ? Quel que soit l’enracinement de votre famille dans le pays ? La raison est que les Etats-Unis ne veulent pas être dirigés par quelqu’un qui peut se réclamer d’une autre nationalité. Parce qu’il y a des pays, comme la France par exemple qui applique ce qu’on appelle le droit du sol c’est-à-dire que le simple fait de naître en France, même accidentellement, vous confère automatiquement la nationalité française. Ainsi de nombreux jeunes ivoiriens qui sont nés en France mais qui ont toujours vécu en Côte d’Ivoire ont-ils eu la désagréable surprise d’être convoqués pour le service militaire.

Je crois qu’au delà des passions, qui naissent parfois de la mauvaise compréhension des choses et des calculs politiciens, il faut regarder notre pays, et le situer dans son environnement. Pourquoi cette disposition soulève-t-elle tant de passions chez nous alors qu’elle existe dans tous les pays qui nous entourent sans que cela fasse l’objet d’un débat ? Lorsque nous discutons avec nos amis de ces pays, leur étonnement vient justement de l’absence d’une telle disposition dans notre constitution. Cela leur semble tellement surréaliste que nous nous affrontions sur une telle disposition !

On entend certains dire, « par le passé il y a eu ceci, ou cela, ils ont fait ceci, ou cela » si par le passé certaines erreurs ont été commises, sommes-nous tenus ad vitam aeternam de perpétuer ces erreurs ? Dans l’histoire de tout pays, de toute nation, il est des moments où il faut s’arrêter pour voir le chemin parcouru, celui qui reste à parcourir et se dire : « avons-nous raison de continuer sur cette voie ? ». N’est-il pas plus judicieux de changer de voie ? Aujourd’hui la France est en plein débat pour savoir s’il faut maintenir ou supprimer le droit de sol, ce droit vieux de plusieurs siècles. Dans les années soixante dix la même France importait par cargos des Maliens, des Sénégalais, des arabes. Aujourd’hui cette même France les renvoie par cargos entier et les Africains résidant illégalement en France vivent dans la terreur. L’ancien candidat à la présidence, Edouard Balladur, ancien Premier Ministre vient de proposer un débat sur la préférence nationale. Aux Etats Unis on construit des murs à la frontière pour empêcher les Mexicains d’entrer.

Pourquoi nous ivoiriens, au nom d’on ne sait quel principe nous voulons fermer les yeux sur nos réalités ? Pourquoi nous ivoiriens de naissance, ou d’adoption, pouvons-nous nos affronter sur la question de savoir si celui qui doit nous diriger doit être totalement de chez nous ? Certains partent du principe que ce pays n’appartient à personne et que par conséquent il appartient à tout le monde. Nous disons, nous que ce pays appartient aux ivoiriens. Et qu’il doit fonctionner sur un minimum de principes. Si ce pays s’est beaucoup donné aux autres, aujourd’hui il dit qu’il ne veut plus être la prostituée qui s’offre au plus offrant.

Si c’est aujourd’hui que les principes refondateurs doivent être arrêtés nous disons qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Pour peu que nous respections nous-mêmes nos principes, et que nous appliquions les lois et les décisions que nous prenons.

Par Venance Konan Fraternité Matin duVendredi 27 août 1999

C’EST QUEL IVOIRIEN CA ? (04 Septembre 1998)

Monsieur Alassane Ouattara est donc candidat à l’élection présidentielle de l’an 2000. Parce qu’il est ivoirien et éligible. Contrairement à 1995 où il avait reconnu ne pas être éligible. Qu’est-ce qui s’est donc passé ? Pour ce que nous savons, rien n’a changé au niveau des conditions d’éligibilité.

C’est donc au niveau de Monsieur Ouattara que quelque chose a changé. Lors du congrès de son parti, il a affirmé haut et fort qu’il est ivoirien. Et Balla Keïta l’a confirmé. Il a déclare dans « le jour » que Monsieur Ouattara est bien ivoirien, originaire de Kong. D’ailleurs, au moment ou Monsieur Ouattara devait être nommé Premier Ministre, le Président Félix Houphouët-Boigny l’avait envoyé, lui Balla Kéïta, annoncer aux habitants de Kong que Monsieur Ouattara était originaire de chez eux. Un bien drôle d’ivoirien que cet Ouattara, que Balla Keïta est obligé d’aller présenter aux gens de son village pour qu’ils sachent qu’il est effectivement de chez eux.

Et seulement au moment où, il va être nommé Premier Ministre. Il n’avait donc jamais mis les pieds dans son village auparavant ? Monsieur James Cenach, le grand journaliste que nous connaissons, est devenu grand enquêteur ès Ouattara. Il a annoncé sur RFI le 04 Août dernier qu’Alassane Ouattara était bien ivoirien puisque Kong était le foyer des Ouattara. Et il a précisé que les limites des royaumes traditionnels ne coïncident pas forcément avec les frontières, héritées de la colonisation. Mais Monsieur James Cenach, oublie sans doute que ce dont il est question actuellement n’est pas l’élection du roi ou de l’empereur ou du chef traditionnel de Kong, mais du Président de la République de Côte d’Ivoire. Et la Côte d’Ivoire ne va pas au-delà de Ouangolodougou.

Nous avons tous accepté les frontières héritées de la colonisation. Et c’est à partir de ce découpage que depuis l’indépendance le Ouatttara de Kong partage la même nationalité que le Ehui d’Adiaké, le Kipré de Gagnoa, le Tra Bi de Bouaflé, le Konan de Bocanda, le Kambiré de Bouna, le Beugré de Sassandra, mais pas avec le Ouattara de Bobo Dioulasso. C’est comme çà. Et nous l’avons accepté. Monsieur Gaoussou Ouattara, qui est depuis à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire sait que les lois qu’il vote ne concernent pas les Ouattara du Burkina Faso ou du Mali, même s’il est par ailleurs le chef traditionnel de tous les Ouattara. Le Kouamé dont le foyer originel se trouve quelque part vers Kumassi ne va pas pour autant avoir des prétentions au Ghana, même s’il y retrouve des parents.

Alors, arrêtons de jouer avec les mots, les formules, l’histoire. Monsieur Gaoussou Ouattara a bien déclaré dans « le jour » qu’en 1948 au moment où la Côte d’Ivoire et la Haute volta se séparaient pour devenir deux colonies distinctes, leur père est rentré en haute Volta avec les plus jeunes de ses frères, dont Alassane Ouattara, pour être chef traditionnel à Sindou ; c’est Sindou le village du père d’Alassane Ouattara et non Kong, si Kong était chez lui ? Pourquoi ne reconnaîtrions-nous pas simplement qu’en 1990, Houphouët-Boigny voulant le nommer Premier Ministre, il fallait absolument lui trouver une attache en Côte d’Ivoire ? Pourquoi ce « digne fils » de Kong, qui a exercé les plus hautes fonctions dans les institutions internationales, qui a été Premier Ministre de la Côte d’ivoire, n’a commencé que maintenant à construire une maison dans « son village » ? C’est quel ivoirien ça ? Lors du congrès de son parti, Monsieur Alassane Ouattara a exhibé sa carte d’identité ivoirienne et celle de sa mère. Et l’on s’est aperçu que la sienne n’a été établie qu’en 1982, alors qu’il avait déjà 40 ans. Sous quelle identité avait-il donc vécu jusque là ?

Que l’on ne dise pas qu’il s’agit d’un renouvellement. Parce que lorsque l’on renouvelle sa carte d’identité, elle garde toujours le numéro de l’année où elle a été établie pour la première fois. Et le numéro de la carte d’identité de Monsieur Alassane Ouattara indique bien qu’elle a été établie pour la première fois en 1982.

L’on s’est aperçu également que sur sa carte d’identité sa mère s’appelle Nabintou Ouattara. Et pourquoi, celle qu’il a présentée et dont il a montré les papiers s’appelle Nabintou cissé, née à Dabou. D’autre part, sur sa demande de carte d’identité formulée en 1990, il est précisé que son père est à Kong et sa mère à Odienné. Et pourtant sur leurs cartes d’identité ils sont nés respectivement à Dimbokro et Dabou. Que signifie tout cela ? Aujourd’hui, ce qui est en question est l’avenir de la Côte d’ivoire. Et cet avenir, personne n’a le droit de jouer avec. Surtout pas pour une question d’orgueil ou d’ambition personnelle. Puisque Monsieur Alassane Ouattara veut diriger les ivoiriens, dans la transparence, il leur doit des éclaircissements sur un certain nombre points.

A-t-il jamais porté la nationalité voltaïque ou Burkinabé ? Il a déclaré qu’il a servi la Haute Volta. A quel titre ? En tant que Voltaïque ou en tant que coopérant ivoirien. Après l’indépendance de la Haute Volta en 1960, est-il resté dans ce pays en tant que Voltaïque ou en tant qu’émigré ivoirien ?

Est-il vrai que sa vraie mère, Nabintou Ouattara, venue de sa Haute Volta natale rejoindre son mari est morte et qu’il a été élevé par la seconde épouse de son père, Nabintou Cissé ? Etait-il ou non le Président des cadres Burkinabé travaillant à Dakar, pourquoi est-ce seulement en 1982 qu’il a établi sa première carte d’identité ivoirienne ? Et pourquoi toutes ces confusions sur le nom de sa mère, sur les lieux de naissance de ses parents ?

Si Monsieur Alassane Ouattara veut vraiment être le Président des ivoiriens, il leur doit des réponses claires à toutes ces questions, et surtout à celle-ci : pourquoi, alors qu’il avait refusé de se présenter en 1995 à cause du code électoral, il décide de le faire maintenant sans que ce code n’ait changé ?

Aujourd’hui nous entendons ici et là des menaces à peine voilées du genre « si ADO n’est pas candidat on va voir ». « Nettoyez vos fusils, aiguisez vos machettes ». Certains se disent prêts à mettre ce pays à feu et à sang si la candidature d’ADO n’est pas retenue. C’est entendu. Ceux qui mourront, mourront. Et ceux qui doivent perdre leurs biens les perdront. Mais ce qui est sûr, ils se font peur à eux mêmes.

Il ne faut jamais forcer le destin. Et nous pensons que Monsieur Alassane Ouattara a eu un destin formidable. Il a été gouverneur de la BCEAO, Premier Ministre de la Côte d’Ivoire sous Houphouët-Boigny dont il assurait parfois l’intérim (comme il se plait à le répéter) et Directeur Général adjoint du FMI. Pourquoi veut-il à tout prix la seule chose qu’il sait qu’il ne peut obtenir ?

Par Venance KonanFraternité Matin /04 Septembre 1998

HOSPITALITE ET STUPIDITE

A propos du conflit Agnis-bozos à ayamé, un confrère du « Libéral » le journal qui soutient ADO, écrit ces lignes dans l’édition du Jeudi 3 Septembre : « pour nombre d’observateurs avertis et des moins privilégiés des dégâts causés, le conflit qui a opposé Agnis et Bozos à Ayamé trouve sa source dans la mauvaise interprétation par les autochtones de la nouvelle loi sur l’immigration et le projet de loi portant code foncier rural. L’un et l’autre de ces textes de loi soutiennent qu’une « certaine préférence » soit accordée aux seuls nationaux tout en préconisant que les ressources des terres et des eaux sur le territoire appartiennent en premier lieu aux nationaux. Mais à bien y réfléchir on en vient à déduire que le conflit Agnis-Bozo est la résultante directe des lois stupides et impopulaires aux conséquences imprévisibles votées récemment par la majorité parlementaire PDCI »

Plus loin notre confrère poursuit : « Il apparaît que les autochtones Agni ont délibérément voulu adopter une position d’auto-défense face au monopole de fait que détenaient les pêcheurs maliens sur les activités de pêche dans la région »

La première question qui nous vient en tête est de savoir si un Ivoirien peut écrire cela. Un ivoirien peut-il trouver stupides des lois ivoiriennes qui accordent une « certaine préférence » aux ivoiriens en Côte d’Ivoire ? Un ivoirien peut-il trouver stupides des lois ivoiriennes qui préconisent que les ressources des terres et des eaux sur le territoire ivoirien appartiennent en premier lieu aux Ivoiriens ?

Assurément non. Car l’Ivoirien, quelle que soit sa tendance politique, quelle que soit sa stupidité, aime son pays et veut s’y sentir chez lui. Dans quel autre pays l’Ivoirien peut-il jouir d’une « certaine préférence » ? Dans quel autre pays, l’Ivoirien pourra t-il posséder les ressources des terres et des eaux ?

L’hymne national ivoirien parle de « pays de l’hospitalité ». Et le comportement des Ivoiriens depuis l’indépendance a démontré que ces lignes de notre hymne national n’étaient pas que des mots, mais un comportement. Quel est le pays en Afrique, ou même dans le monde où le tiers de la population est composé d’étrangers, ou des étrangers ont le monopole sur les plus importants secteurs de l’économie. Dans quel pays d’Afrique des Ivoiriens pourront prétendre avoir le monopole sur les activités de pêche d’une région, au point de prétendre interdire cette activité aux natifs de la région ?

La Côte d’Ivoire est pionnière dans l’intégration de la sous-région. Elle est le pays qui offre le plus aux autres, quand ailleurs tout lui est refusé. Nous avons eu l’occasion de visiter tous les pays de la sous-région. De nombreux autres Ivoiriens également. Aussi nous savons de quoi nous parlons lorsque nous disons : « Allez essayer d’ouvrir un magasin ou un maquis au Ghana ou en Mauritanie et vous verrez ! » La première recommandation que nos diplomates donnent aux Ivoiriens en voyage dans les pays voisins est de se faire petits et d’éviter d’avoir des histoires avec les nationaux. Parce qu’ils en ressortiraient perdants.

Que se passe t-il en Côte d’Ivoire ? On traite nos lois (par conséquent ceux qui les ont votées) de stupides parce qu’elles accordent une « certaine préférence » aux Ivoiriens en Côte d’Ivoire. Dire que l’on est ivoirien et que ce pays appartient aux Ivoiriens c’est être xénophobe. Pendant combien de temps les ivoiriens vont assister passivement à leur spoliation accompagnée d’injures ? Pendant combien de temps les ivoiriens vont supporter que l’on insulte leurs institutions, leur chef d’Etat, leurs représentants et eux-mêmes au nom de la liberté d’expression, de la tolérance et de l’hospitalité ?

La Côte d’Ivoire a offert ce qu’elle pouvait à ses frères venus chercher le bonheur et la sécurité. Mais comme le disait feu Félix-Houphouët-Boigny : « la plus belle fille ne peut offrir que ce qu’elle a ». Nous avons donné ce que nous avons aux frères. Mais nous ne pouvons pas leur donner notre pays. Désolés ! Que l’on nous traite de xénophobes. Mais nous ne pouvons jouir d’une certaine préférence dans notre pays. La France, pays des droits de l’homme, de la fraternité et de l’égalité expulse chaque jour des centaines d’étrangers. Le Premier Ministre a dit récemment qu’il ne peut pas régulariser tous les étrangers en situation irrégulière dans son pays. Par conséquent, il faudra les expulser. C’est ce que la Côte d’ivoire indépendante n’a jamais fait. Et c’est probablement ce que l’on lui reproche.

Le Président BEDIE avait dit dans son premier discours de Chef d’Etat qu’il était intolérable que le commerce ivoirien soit entièrement aux mains des étrangers. Il nous appartient désormais, à nous ivoiriens de faire en sorte qu’il nous revienne.

Dimanche 8 Mai 2011
La Dépêche D’Abidjan

Côte d’Ivoire: Dramane, un fruit pourri qui s’ignore

Ces jours-ci, le gouvernement des salamandres a du mal à dissimuler son angoisse. La fébrilité de la dictature militaire de Ouattara trahit l’effroi qui l’habite. L’important détachement de dozos et FRCI  contre les manifestations de Mama, contre la grève des enseignants et contre les manifestations d’étudiants rappelle la fébrilité des dictatures en fin de parcours.

L’autocratie prétorienne de Dramane, sérieusement apeurée, fait feu de tout bois et réprime dans le sang le moindre éternuement d’un peuple ivoirien de plus en plus désabusé, qui émerge progressivement de sa stupeur du 11 avril 2011. Dramane est sur le départ ; et il le sait. Les élections de 2015 pour lesquelles il a placé aux postes stratégiques ses falsificateurs de 2010 n’auront pas lieu.

Dramane est un fruit pourri dans l’arbre et prêt à tomber. Et ce ne sont pas les vagues d’arrestations des leaders de l’opposition qui changeront quoi que soit à son destin. Les populations ivoiriennes ont décidé de mettre fin à la promotion de la médiocrité des dozocrates, de la  déliquescence morale et de l’impunité des FRCI, de l’absence totale de justice et de la conséquente aggravation de la criminalité, de l’arrestation arbitraire et de l’assassinat suprajudiciaire, du vandalisme de la presse d’opposition et de la condamnation extrajudiciaire de journalistes, du tribalisme et du clientélisme insultants, du chômage galopant, de la cherté de la vie, de la paupérisation des populations, de la transformation des hôpitaux en mouroirs, du vol, des détournements, et de l’anti-intellectualisme.

Le problème de Ouattara, nous ne cesserons de le dire, est son manque de tout discernement historique. Et pourtant, Compaoré est tout près de lui, qui devrait lui rappeler qu’aucune dictature n’est éternelle.

De gré ou de force, Dramane est sur le départ. Les prochaines élections ivoiriennes se feront, mais sans Dramane.

La cellule Afrique de l’Élysée au centre de l’affaire de Bouaké ?

bombardement-de-BouakeRetour sur la crise franco-ivoirienne de novembre 2004 (lire notre dossier dans Billets n°240, novembre 2014), dont le bilan tragique des morts fait état d’un Américain, neufs militaires français et environ 60 civils ivoiriens.

Les crimes commis contre les civils ivoiriens par l’armée française dans les heures et les jours qui ont suivi le bombardement d’un camp militaire français installé dans un lycée de Bouaké le 6 novembre 2004, imprescriptibles puisqu’il s’agit de crimes contre l’humanité, n’ont encore fait l’objet d’aucune enquête judiciaire. En revanche, l’instruction sur le bombardement lui­-même, ouverte suite aux plaintes des victimes et des familles des soldats français, continue d’avancer. Suite à une nouvelle audition du général Poncet par la juge Khéris début février, L’Humanité (24/02) a publié des extraits de notes de l’Élysée du 2 novembre 2004, quatre jours avant le bombardement de Bouaké. Pour le général Jean-­Louis Georgelin, chef d’état­-major particulier de Jacques Chirac, il est alors « impératif de tenter de dissuader le président Gbagbo » de lancer l’offensive aérienne contre la rébellion qui contrôle le nord du pays, y compris en le menaçant d’une « riposte des forces impartiales » et d’une « intervention possible du Liberia et du Burkina Faso au plan militaire ». Malgré ses dénégations, l’Élysée était donc décidé à protéger la rébellion ivoirienne et parfaitement infor­mé du soutien militaire que les présidents Blaise Compaoré – aujourd’hui accueilli en Côte d’Ivoire, après sa chute l’automne dernier – et Charles Taylor – condamné à 50 ans de prison pour une autre guerre, menée en Sierra Leone – avaient apporté dès le début à la rébellion ivoirienne.

Georgelin ajoute qu’il faut convaincre Guillaume Soro – qui dirige la rébellion – et Alassane Ouattara, que « la seule possibilité de renverser le président Gbagbo passe par les élections ». Quant au conseiller Afrique de Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse, il précise (toujours le 2 novembre 2004) qu’Alassane Ouattara « sait n’avoir aucune chance » d’être élu et « souhaite un effondrement général qui pourrait lui être profitable ». La cohérence avec ce qu’il s’est finalement passé lors de la crise électorale de 2010/2011 est pour le moins troublante : des élections dans une Côte d’Ivoire toujours coupée en deux, en présence d’une rébellion jamais désarmée, de larges fraudes sur lesquelles la « communauté internationale » a fermé les yeux, le passage en force d’Alassane Ouattara soutenu par la France et les Nations Unies, forces faussement désignées « impartiales », et celui de Laurent Gbagbo proclamé vainqueur par un Conseil constitutionnel manquant tout autant de neutralité, puis finalement le renversement de Gbagbo par l’armée française, alliée aux rebelles de Guillaume Soro.

Ces nouveaux éléments sont à rapprocher du témoignage clé de Jean-­Jacques Fuentès, mercenaire instructeur au sein de l’armée ivoirienne : « Le 5 novembre [2004] au soir, un officier ivoirien a reçu un coup de fil de la cellule Afrique. A priori, c’était une désignation de cible, qu’il aurait fallu bombarder pour finir la guerre […] à quelques centaines de mètres du lycée Descartes [devenu camp militaire français], où se tenait prétendument une réunion des chefs rebelles ». Bien qu’incroyable a priori, cette intoxication par la cellule africaine de l’Élysée que dirigeait Michel de Bonne­corse est jusqu’ici la seule explication rationnelle du bombardement du camp militaire français par l’armée ivoirienne.

En janvier 2007, le journaliste indépendant Alain Chabod avait recueilli une longue confession filmée de Jean-­Jacques Fuentès qui, bien qu’évoquée dans plusieurs articles de presse, n’a jamais été diffusée. En mai 2007, Fuentès était opportunément arrêté à Bordeaux, puis extradé vers Malte pour l’exportation illégale, en 2003, de deux avions militaires vers la Côte d’Ivoire. Une affaire d’où il sortit blanchi par la justice maltaise. C’est finalement en mars 2010 que la juge Florence Michon recueillit son témoignage, qui accrédite le rôle central de l’Élysée dans l’affaire du bombardement du camp militaire français de Bouaké.

Source: http://survie.org/billets-d-afrique/2015/244-mars-2015/article/la-cellule-afrique-de-l-elysee-au-4938

(Audio) des professeurs grévistes menacés à leurs domiciles par des membres du RDR

Primes impayées des Eléphants : Sidy Diallo prend-il les pots cassés pour Dramane ?

Sidy-Diallo-Bilan

Nous vous annoncions ici il y a une semaine que l’argent des primes impayées des Eléphants et de leurs encadreurs se trouvait à la Présidence ; que Dramane l’arnaqueur ne l’avait jamais décaissé en dépit de ses déclarations pompeuses à cet effet. D’ailleurs Sidy Diallo l’avait lui-même reconnu, qui avait demandé au directeur du Trésor de rendre disponible l’argent déboursé par Dramane.

Or, revirement étrange, voici qu’après trois mois de « je vous jure que je ne suis pas en possession de la prime des joueurs. J’attends que le Trésor s’exécute et décaisse les fonds promis par le chef de l’Etat », Sidy Diallo revient subitement déblatérer aux Ivoiriens ceci : « l’argent que le Chef de l’Etat dans sa clairvoyance a blablablabla, était en réalité en ma possession et que c’est plutôt la FIF qui tarde à le distribuer ».

Dans cette Dozocratie, quelqu’un cherche à protéger quelqu’un d’autre d’imposture, de mensonges, et de mystifications. Connaissant le goût prononcé qu’a Dramane pour les galéjades, moi idée que dans cette affaire-là, c’est encore une autre menterie du boucher que l’on cherche à couvrir. Dramane s’est-il enfin résolu à tenir cette promesse-là au moins, à payer les auteurs de la victoire qu’il s’évertuait à présenter comme émanant de la «politique gagnante » de la Dozocratie ?

Bientôt, c’est Kandiarousse qui viendra à son tour nous dire qu’en vérité, les arriérés à payer aux enseignants avaient été décaissés par Dramane « dans sa clairvoyance », et que c’était plutôt elle, qui tardait à les virer sur leurs comptes.

Balivernes !

Côte d’Ivoire: Teachers and Students on Strike Shot by Army

BakayokoThe Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) are taking no prisoners this morning. They have received a firm order by Interior Minister Hamed Bakayoko to ‘shoot to kill’ in order to send a clear message that the regime will tolerate no ‘disturbance’.

Bakayoko’s goal, as instructed him by his boss President Dramane Ouattara, is to silence any discordant voice by all means necessary, and especially put off the movements of teachers and students–on strike over the last three days for better wages and improved working conditions–and force them back into the classrooms.

The Government’s promises 4 years ago to renovate and equip the learning institutions of the country and improve teachers’ wages have not been fulfilled. The infrastructures destroyed by the rebels that supported the regime during the civil war have not been replaced or repaired. The university libraries are completely empty; the laboratories lack the most basic equipment; there are no chairs nor desks in the rooms; the faucets are out of order, and the student residences are squatted by Ouattara’s rebels. To call attention on the Government indifference, teachers and students launched a general strike three days ago; which the Government is determined to break at all costs.

Since his forced installation by the ‘international community’, Dramane Ouattara has marshalled in an autocratic regime that allows no room for dissension. Several members of opposition parties have been kidnapped and tortured by armed masked men in military uniforms before behind dropped in open fields a few days later. Over the last two years, two journalists whose articles were critical of the regime have met with death in mysterious circumstances.

In the wee hours of April 30, 2015, in the town of Mama (south-west Côte d’Ivoire), Dramane’s troops killed 2 and wounded 6 people in an effort to discourage a meeting organized by members of the largest opposition party, the FPI.

This climate of insecurity augurs nothing good for the upcoming presidential election (November 2015) whose democratic spirit has yet to be guaranteed.

Congrès du FPI à Mama : Hamed Bakayoko ordonne de tirer sur les congressistes ; 2 morts et 6 blessés par balles

Mama Le Congrès du FPI qui devait se tenir ce jeudi 30 avril 2015 à Mama, village du président Gbagbo, a été pris d’assaut par les FRCI. Arrivées à Mama hier sous prétexte de sécuriser le congrès, les forces d’Hamed Bakayoko ont fini par dévoiler leur vrai motif ; celui d’empêcher par tous les moyens que se tienne le congrès d’investiture du Président Gbagbo, élu à plus de 98% à la présidence de son parti, le FPI.

Et les soldats d’Hamed Bakayoko n’y sont pas allés de mains mortes. Usant de grenades et de balles réelles Durant l’intervention, la milice armée de Bakayoko a fait 2 morts et 6 blessés par balles parmi les congressistes; un bilan macabre qui vient s’ajouter à celui des élèves, étudiants et enseignants grévistes tailladés à la machette par les milices du RDR.

Dramane Ouattara, son ministre de l’intérieur et son parti (RDR) sont dans leur logique de dissuasion par la sauvagerie de toute voix discordante à la politique du RDR et à l’appel de Daoukro. Jusqu’où ira la folie meurtrière de Dramane qui a en face de lui une population ivoirienne déterminée à se libérer de sa dictature ?

UN aid worker suspended for leaking report on child abuse by French troops

1000Anders Kompass said to have passed confidential document to French authorities because of UN’s failure to stop abuse of children in Central African Republic

A senior United Nations aid worker has been suspended for disclosing to prosecutors an internal report on the sexual abuse of children by French peacekeeping troops in the Central African Republic.

Sources close to the case said Anders Kompass passed the document to the French authorities because of the UN’s failure to take action to stop the abuse. The report documented the sexual exploitation of children as young as nine by French troops stationed in the country as part of international peacekeeping efforts.

Kompass, who is based in Geneva, was suspended from his post as director of field operations last week and accused of leaking a confidential UN report and breaching protocols. He is under investigation by the UN office for internal oversight service (OIOS) amid warnings from a senior official that access to his case must be “severely restricted”. He faces dismissal.

The treatment of the aid worker, who has been involved in humanitarian work for more than 30 years, has taken place with the knowledge of senior UN officials, including Zeid Ra’ad Al Hussein, the high commissioner for human rights, and Susana Malcorra, chef de cabinet in the UN, according to documents relating to the case.

Analysis France’s poisoned legacy in the Central African Republic

Latest mission to the former colony in 2013 was to protect people displaced by sectarian conflict – now French troops are accused of engaging in child abuse

The abuses took place in 2014 when the UN mission in the country, Minusca, was in the process of being set up.

The Guardian has been passed the internal report on the sexual exploitation by Paula Donovan, co-director of the advocacy group Aids Free World, who is demanding an independent commission inquiry into the UN’s handling of sexual abuse by peacekeepers.

It was commissioned by the UN office of the high commissioner for human rights after reports on the ground that children, who are among the tens of thousands displaced by the fighting, were being sexually abused.

Entitled Sexual Abuse on Children by International Armed Forces and stamped “confidential” on every page, the report details the rape and sodomy of starving and homeless young boys by French peacekeeping troops who were supposed to be protecting them at a centre for internally displaced people in Bangui, capital of the Central African Republic.

Donovan said: “The regular sex abuse by peacekeeping personnel uncovered here and the United Nations’ appalling disregard for victims are stomach-turning, but the awful truth is that this isn’t uncommon. The UN’s instinctive response to sexual violence in its ranks – ignore, deny, cover up, dissemble – must be subjected to a truly independent commission of inquiry with total access, top to bottom, and full subpoena power.”

The UN has faced several scandals in the past relating to its failure to act over paedophile rings operating in the Democratic Republic of Congo, Kosovo and Bosnia. It has also faced allegations of sexual misconduct by its troops in Haiti, Burundi and Liberia.

The treatment of Kompass, a Swedish national, threatens to spark a major diplomatic row.

This month, the Swedish ambassador to the United Nations warned senior UN officials “it would not be a good thing if the high commissioner for human rights forced” Kompass to resign. The ambassador threatened to go public if that happened and to engage in a potentially ugly and harmful debate.

The abuses detailed in the internal report took place before and after Minusca was set up last year. Interviews with the abused children were carried out between May and June last year by a member of staff from the office of the high commissioner for human rights and a Unicef specialist. The children identified represent just a snapshot of the numbers potentially being abused.

Sex abuse poses ‘significant risk’ to UN peacekeeping, says leaked report

Internal UN research talks of a culture of impunity and underreporting on sexual abuse cases in peacekeeping missions

The boys, some of whom were orphans, disclosed sexual exploitation, including rape and sodomy, between December 2013 and June 2014 by French troops at a centre for internally displaced people at M’Poko airport in Bangui.

The children described how they were sexually exploited in return for food and money. One 11-year-old boy said he was abused when he went out looking for food. A nine-year-old described being sexually abused with his friend by two French soldiers at the IDP camp when they went to a checkpoint to look for something to eat.

The child described how the soldiers forced him and his friend to carry out a sex act. The report describes how distressed the child was when disclosing the abuse and how he fled the camp in terror after the assault. Some of the children were able to give good descriptions of the soldiers involved.

In summer 2014, the report was passed to officials within the office of the high commissioner for human rights in Geneva. When nothing happened, Kompass sent the report to the French authorities and they visited Bangui and began an investigation.

It is understood a more senior official was made aware of Kompass’s actions and raised no objections. But last month Kompass was called in and accused of breaching UN protocols by leaking details of a confidential report, according to sources.

Kompass’s emails have been seized as part of the investigation into the alleged leak. One senior UN official has said of Kompass that “it was his duty to know and comply” with UN protocols on confidential documents.

Bea Edwards, of the Government Accountability Project, an international charity that supports whistleblowers, condemned the UN for its witch-hunt against a whistleblower who had acted to stop the abuse of children.

“We have represented many whistleblowers in the UN system over the years and in general the more serious the disclosure they make the more ferocious the retaliation,” said Edwards. “Despite the official rhetoric, there is very little commitment at the top of the organisation to protect whistleblowers and a strong tendency to politicise every issue no matter how urgent.”

UN sources confirmed an investigation by the French was ongoing – in cooperation with the UN – into allegations of a very serious nature against peacekeepers in the Central African Republic.

On Wednesday the French government confirmed that authorities in Paris were investigating the allegations. A statement from the defence ministry said the government “was made aware at the end of July 2014 by the UN’s high commission for human rights of accusations by children that they had been sexually abused by French soldiers.”

An investigation was opened shortly after by Paris prosecutors, it said.

“The defence ministry has taken and will take the necessary measures to allow the truth to be found,” the statement added. “If the facts are proven, the strongest penalties will be imposed on those responsible for what would be an intolerable attack on soldiers’ values.”

The ministry said the abuse was alleged by around 10 children and reportedly took place at a centre for internally displaced people near the airport of the capital Bangui between December 2013 and June 2014.

The ministry said that French investigators had gone to the CAR from 1 August last year to begin their inquiry.

A spokesman for the UN office of the high commissioner for human rights confirmed an investigation was under way into the leaking of confidential information by a staff member.

Source: http://www.theguardian.com/world/2015/apr/29/un-aid-worker-suspended-leaking-report-child-abuse-french-troops-car

Des soldats français accusés de viols sur des enfants en Centrafrique, Tanguy Berthemet

centrafriqueUn rapport des Nations unies accuse des troupes internationales, et particulièrement les soldats français, d’avoir commis des viols sur des enfants en Centrafrique. Le ministère de la Défense français a ouvert une enquête interne et promet de faire toute la lumière.

Le texte, révélé par le quotidien britannique The Guardian, affirme que des militaires ont abusé de mineurs en «échange d’argent ou de nourriture». Les faits se seraient déroulés à Bangui en décembre 2013 et juin 2014. La capitale centrafricaine était alors la proie d’intenses combats entre les miliciens chrétiens anti-Balaka et musulmans de la Séléka. Des centaines de milliers de civils avaient alors fui leur maison pour se cacher sur l’aéroport de M’Poko à Bangui. C’est dans ce camp de réfugiés que les viols auraient eu lieu.

Des victimes âgées de 9 ans

Un agent du BINUCA (Bureau Intégré de l’Organisation des Nations Unies en Centrafrique) assisté de personnels de l’UNICEF a recueilli plusieurs témoignages d’enfants, dont certains âgés de 9 ans, racontant les sévices dont ils ont été victimes. Le rapport de la MINUSCA (Mission des Nations Unies en Centrafrique), estampillé «confidentiel» est extrêmement détaillé. Un garçon de 9 ans raconte ainsi avoir été agressé sexuellement par deux soldats alors qu’il était à un check point dans l’espoir de trouver quelque chose à manger. Les victimes, très choquées, ont néanmoins pu donner des descriptions précises de certains violeurs.

Rédigé à l’été 2014 par une équipe des Nations unies, le rapport est très longtemps resté secret. L’enquête semblait s’enliser laissant craindre qu’aucune sanction ne soit prise. «Les abus sexuels par les forces de maintien de la paix couverts par les Nations unies montre un mépris des victimes. Mais l’affreuse vérité est que ce n’est pas rare. Le manque de réaction de l’ONU aux abus sexuels commis par ses membres doit faire l’objet d’une enquête», assure Paula Donovan, de l’ONG Free World.

«Des cas isolés» selon la Défense

Anders Kompass, un travailleur humanitaire de l’ONU, en poste à Genève, lassé de ce manque de volonté, a finalement décidé de son propre chef de saisir les autorités françaises. Le ministère de la Justice français a annoncé mercredi que le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire à ce sujet en juillet 2014. Plus étonnant, Anders Kompass est lui aussi la cible d’une enquête de l’ONU. On lui reproche d’avoir diffusé le rapport, ce qui pourrait lui valoir un licenciement.

Le ministère de la Défense français explique que le dossier lui a été transmis par l’ONU le 29 juillet, et qu’il a saisi le jour même le parquet de Paris sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale. Les investigations ont été confiées au commandement de la gendarmerie prévotale, l’équivalent pour ce corps de la «police des polices». En parallèle, l’armée a ouvert une enquête interne, «une enquête de commandement». «L’ensemble des investigations n’ont pas permis d’identifier les éventuels responsables de ces actes. Il ne s’agit pas de quelque chose de systémique mais de cas isolés» explique-t-on au ministère. Toujours selon cette source, les enquêteurs se heurtent à des difficultés pour retrouver certains des enfants victimes et les témoignages ne sont pas assez précis pour permettre une identification claire des violeurs. Mais les investigations seraient toujours en cours.

Les Nations unies ont déjà dû faire face à plusieurs scandales de pédophilie dans ses rangs lors d’opération de maintien de la paix. La révélation de ces viols pourrait rendre plus difficile la mission de la France en Centrafrique où 1000 soldats français sont toujours stationnés.

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2015/04/29/01003-20150429ARTFIG00254-des-soldats-francais-accuses-de-viols-sur-des-enfants-en-centrafrique.php

Côte d’Ivoire – des enseignants grévistes « attaqués » à leurs domiciles par des militants du parti de Ouattara

dozosSoupçonnés d’être « les instigateurs de la grève des enseignants » dans leur localité, des enseignants dont Arnaud Boka Kouadio, secrétaire général du Syndicat pour la revalorisation des enseignants du secondaire (SYRES) de Côte d’Ivoire, professeur au lycée de Divo (191 Km au Nord-ouest d’Abidjan), affirment avoir été « attaqués » depuis mardi à leurs domiciles par des individus armés.

« Tout s’est passé hier (mardi) autour de 20H GMT (heure locale). J’allais être attaqué par une cohorte de personnes », mais « alerté (…) j’étais dans mon arrière-cour » où « j’ai sauté la clôture (de l’habitation) pour me mettre en lieu sûr », a raconté M. Boka, joint au téléphone:

Boka accuse des proches du pouvoir membre du Rassemblement des Enseignants Républicains (RER) d’avoir « organisé » cet assaut sur son domicile, indexant ouvertement M. Mamery Konaté, instituteur dans une école publique de la ville de Divo, d’en être le « commanditaire ».

« Je n’ai pas été touché physiquement » par ces individus qui ont par ailleurs « menacé mon enfant », la dizaine, et d’autres membres de la famille, qui ont pu être exfiltrés par la police plus tard.

Ces personnes « nous reprochent d’être des instigateurs » de cette grève, « diligentée contre le pouvoir et il faut nous mettre hors d’état de nuire », a-t-il ajouté.

Depuis, « on recevait des menaces », ce qui a amené des enseignants grévistes à se « cacher » et « plusieurs responsables syndicaux sont en cavale », a poursuivi le secrétaire général du SYRES, Boka Kouadio.

Ettien Félix, un autre enseignant à Divo raconte « Nous sommes dans une situation de terreur actuellement à Divo. Nous sommes en fuite de nos domiciles. Des individus armés de machettes, de gourdins et d’armes à feu circulent à moto à la recherche des domiciles des enseignants. Nous sommes refugiés dans des endroits. Faites passer l’info pour sauver nos vies »

Plusieurs syndicats d’enseignants ivoiriens sont en grève sur l’ensemble du territoire, depuis quelques semaines, pour réclamer au gouvernement le déblocage des salaires et des avancements indiciaires.

A Abidjan, la capitale économique du pays, quelques manifestations d’élèves sont observées depuis lundi, pour demander aux enseignants de reprendre les cours.

Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, avait promis le déblocage des avancements indiciaires au niveau des agents de la fonction publique. Il devrait rencontrer les confédérations syndicales des différents secteurs, le 1er mai.

En cas de non satisfaction de leurs préoccupations, le chronogramme des examens de fin d’année, prévu entre mai et fin juillet, pourrait connaître une perturbation.

Connectionivoirienne.net avec Alerte Info [Patrice ALLEGBE]

Guerre des chiffres et falsifications: mystère et boule de gomme!

photo prise lors de l'investiture du Président Gbagbo en octobre 2010 au Félicia

photo prise lors de l’investiture du Président Gbagbo en octobre 2010 au Félicia

Par quelle magie la même image réapparaît-elle comme étant une photo prise le 25 avril à l'investiture de Dramane?

Par quelle magie la même image réapparaît-elle comme étant une photo prise le 25 avril à l’investiture de Dramane?

Observez bien ces deux images :

  • La première a été prise lors du meeting du Président Gbagbo en octobre 2010 au Félicia.
  • La seconde image est censée être une photo prise lors de l’investiture de Dramane le 25 avril 2015 au Félicia.

Non, vous n’avez pas la berlue ! Ce n’est pas l’éternel retour du même. C’est bien la même photo !

Pressés de rendre compte des 2.000.000.000 CFA du contribuable dépensés dans l’investiture foirée de Dramane, les alchimistes de la rue Lepic ont cru bon de faire du faux.

Ils ont tout bonnement fait du couper-coller, reprenant à leur compte des photos prises en 2010 lors de l’investiture du Président Gbagbo, qu’ils ont présentées comme étant des images de leur show manqué du 25 avril.

Décidément, Bictogo et compagnie prennent les membres du RDR pour des idiots !  

Rénovation du Félicia: ça vous met les larmes aux yeux !

a la dabaa la daba 2Quelles conditions faut-il vraiment remplir au Dozoland pour remporter un appel d’offres ? Après la construction des ghettos OPES à Bingerville confiée à …, voici nos ingénieurs paysagistes, dabas en mains, en pleine rénovation du Stade Félix Houphouët-Boigny.

Non, ce ne sont pas de buttes d’ignames ! On prépare plutôt le terrain pour la pelouse sous le regard bienveillant du « Boss ». Pourvu qu’on atteigne l’émerzance version Dramane !

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